Endocrinologie
de l’enfant
Dr Perge Kévin
Assistant – Chef de Clinique
Service de diabétologie et d’endocrinologie
pédiatrique
HFME – Hospices civils de Lyon
Endocrinologie = science des hormones
L’hypophyse : insuffisance
antéhypophysaire, diabète insipide,
tumeurs hypophysaires
La croissance : retard ou avance
La puberté : retard ou avance
La formation des organes génitaux
Les glandes surrénales
La glande thyroïde
Le pancréas endocrine : diabètes,
hyperinsulinisme
Les glandes parathyroïdes et le
métabolisme phosphocalcique
L’obésité
Plan
I. Le pancréas endocrine
Diabète sucré
Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
Diabète insipide
Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Le pancréas endocrine
INSULINE
=
HORMONE
HYPOGLYCEMIANTE
1) Insuffisance de sécrétion et/ou
résistance
= diabète sucré
= hyperglycémie
2) Hypersécrétion
= hyperinsulinisme
= hypoglycémies
Le diabète sucré de l’enfant
Pas UN mais DES diabètes sucrés:
Le point commun = hyperglycémie au diagnostic
Diabète de type 1 (DT1) : 90 % des diabètes de l’enfant ++
Diabète de type 2 (DT2) : 5% : adolescent obèse
Diabète gestationnel (femme enceinte)
Diabètes monogéniques : rare
Diabètes secondaires au maladies du pancréas (mucoviscidose)
Le diabète sucré de l’enfant
Pas UN mais DES diabètes sucrés:
Le point commun = hyperglycémie au diagnostic
Diabète de type 1 (DT1) : 90 % des diabètes de l’enfant ++
Diabète de type 2 (DT2) : 5% : adolescent obèse
Diabète gestationnel (femme enceinte)
Diabètes monogéniques : rare
Diabètes secondaires au maladies du pancréas (mucoviscidose)
Le diabète de type 1
• Le DT1 est une maladie auto-immune
IMMUNE : l’immunité
AUTO : tournée contre soi-même
• Dans le DT1 : la cible = les cellules β du pancréas
productrices d’insuline
• DT1 = destruction progressive des cellules β sans
régénération
Le diabète de type 1
• Le DT1 est une maladie auto-immune
IMMUNE : l’immunité
AUTO : tournée contre soi-même
• Dans le DT1 : la cible = les cellules β du pancréas
productrices d’insuline
• DT1 = destruction progressive des cellules β sans
régénération
Le diabète de type 1
Le diabète de type 1
= manque d’insuline
Insuline
L’insuline sert à utiliser le sucre
qui arrive dans le sang par
l’alimentation pour :
- l’utiliser dans les tissus (muscles,
cerveau,..)
- Et le stocker dans le foie
Insuline
Carence d’insuline =
- Accumulation du sucre
dans le sang=
hyperglycémie
- Manque d’énergie
Utilisation des réserves
(protéines, lipides)
Diabète de type 1
Diabète de type 1
DIAGNOSTIC
=
GLYCEMIE CAPILLAIRE : glycémie > 200 mg/dL
=
URGENCES
Diabète de type 1
Acidocétose diabétique
Diabète de type 1
Diabète de type 1
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 – Objectif du traitement
• Glycémie pré-prandiale : 80-140 mg/dL +++
Diabète de type 1 - Traitement
14
Diabète de type 1 - Traitement
70g 0g 110g 40g 110g
14
Diabète de type 1 - Traitement
70g 0g35g 110g 40g 110g
14 4 UI
Diabète de type 1 - Traitement
Ration de glucide adaptée à l’âge
(matin/midi/gouter/soir)
1-2 ans : 35g/35g/20g/35g
2-6 ans : 40g/70g/20g/70g
6-10 ans : 50g/90g/30g/90g
> 10 ans : 70g/110g/40g/110g
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 – Traitement - IF
14 1,5 UI/10gr 1,2 UI/10gr 0,8 UI/10gr 1 UI/10gr
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Complications
2 types de complications :
Aigües
o Hyperglycémie
o Hypoglycémie
Chroniques
o Microangiopathies : rétine, reins
o Macroangiopathies
o Neuropathie périphérique
Diabète de type 1 – Complications aigües
Hyperglycémie
• Hyperglycémie >250mg/dL
Réflexe = contrôler l’ACETONE
• Hyperglycémie + acétonémie (>0,5mmol/L ou >++ BU)
= carence importante en insuline
= risque d’acidocétose
= urgence thérapeutique
= injection d’insuline
Diabète de type 1 - Complications
2 types de complications :
Aigües
o Hyperglycémie
o Hypoglycémie
Chroniques
o Microangiopathies : rétine, reins
o Macroangiopathies
o Neuropathie périphérique
Diabète de type 1 – Complications aigües
Hypoglycémie = manque de sucre = on se resucre
• Définition : G < 60 mg/dL
• Hypoglycémie sévère < 40 mg/dL ou trouble de conscience
• Conduite à tenir :
1. L’enfant s’arrête
2. Il contrôle sa glycémie
3. Il se resucre :
1 sucre (5g) /20 kg de poids (max 3 sucres) si G < 60 mg/dL
Double resucrage si hypo < 40 mg/dL
4. Il attend un peu au repos et contrôle la glycémie 10-15 minutes plus tard
5. Il repart
Si perte de conscience : glucagon IM
Diabète de type 1 – Complications chroniques
L’Hémoglobine glyquée ou HbA1c
• Marqueur pour évaluer l’équilibre global du diabète et le risque de
développer des complications chroniques
• HbA1c < 6% si pas de diabète
• Objectif HbA1c <7,5% chez l’enfant diabétique
• HbA1c < 7.5% : pas de sur-risque de complications.
• Surveillance apparition des complications chroniques dès l’enfance
Diabète de type 1 - Education thérapeutique
Objectifs du traitement :
Eviter les complications aiguës et chroniques
Tout en gardant une bonne qualité de vie
Le patient DT1 est un patient autonome
Education thérapeutique
Parcours de soins avec puéricultrices, auxilliaires de puériculture,
diététiciennes, psychologues et médecins.
Diabète de type 1 – Education thérapeutique
• Prise en charge multidisciplinaire
• Education Thérapeutique (ETP): apprentissage et
évaluation des connaissances de l’enfant et sa famille
• OBJECTIFS DE L’ETP:
Comprendre la maladie et son évolution
Bonne observance du traitement de fond et son contrôle
Maitriser les modalités techniques: injections, autosurveillance
glycémique
Détecter les symptômes d’hypo et acidocétose et prendre les
mesures adaptées
Planification des consultations du suivi et des dépistages (et
résultats)
Diabète de type 1 - Education thérapeutique
Le patient / Sa famille
Qui est – il ?
Que fait –il ?
Qu’est ce qu’il sait ?
Comment vit – il sa maladie ?
Comment accepte – t –il son traitement ?
Comment met – il en œuvre son traitement et sa surveillance dans sa vie ?
Quels sont les points d’appui et les obstacles dans sa prise en charge ?
Quels sont ses projets ?
Etc…
EDUCATION PERSONNALISEE
Diabète de type 1 - Education thérapeutique
Le rôle de la puéricultrice dans l’ETP :
Faire le lien entre les bases théoriques vues avec les
médecins/diététiciens et l’accompagnement de l’enfant et sa famille
vers l’acquisition de l’autonomie :
Plusieurs fois par jour
Au début, fait puis progressivement laisse faire
Explique chaque geste
Aide à l’interprétation de la glycémie, explique le calcul des doses
d’insuline, aide au calcul des rations glucidiques, forme au glucagon,
aide au choix du matériel
Alerte l’équipe médicale si besoin
Diabète de type 1 - Education thérapeutique
Le diabète est une maladie chronique
o qui ne se voit pas
o mais qui nécessite une surveillance et des soins pluriquotidiens
o durant toute la vie
• Nombreux challenges psychologiques et éducatifs
o Schéma et organisation familiale
o Accès aux loisirs, au groupe.
o Accès à l’autonomisation, période d’adolescence
o Sur-risque de syndrome anxieux ou dépressif, de TCA
Diabète de type 1 - Education thérapeutique
L’équipe paramédicale intervient :
En hospitalisation
o Lors de la découverte du diabète
o Lors d’hospitalisations programmées
o Lors d’hospitalisations non programmées pour hospitalisation aiguë
En ambulatoire
o En milieu scolaire
o En libéral
Aucune de ces situations n’a les mêmes objectifs
Notre discours doit s’adapter en fonction des situations
Le pancréas endocrine
INSULINE
=
HORMONE
HYPOGLYCEMIANTE
1) Insuffisance de sécrétion
= diabète sucré
= hyperglycémie
2) Hypersécrétion
= hyperinsulinisme
= hypoglycémies
Hyperinsulinisme
Une des portes d’entrées vers l’endocrinologie = l’hypoglycémie
Définition : Glycémie veineuse < 0.5g/L
Causes : maladies métaboliques ou endocriniennes
Que faire ?
1. Bilan sang au moment de l’hypoglycémie (pourquoi ?)
2. Traiter l’hypoglycémie : resucrage PO ou IV
L’hyperinsulinisme est une grande cause d’hypoglycémies
néonatales.
Hyperinsulinisme
Le tableau typique
o hypoglycémies du nouveau-né
o qui persistent malgré la mise en alimentation entérale
o nécessitant des apports de glucides IV importants pour ne pas
faire d’hypoglycémie
Diagnostic
o Insuline et peptide C dosables au moment d’une hypoglycémie
o Réponse au test au glucagon pendant une hypoglycémie
Causes
o Transitoire : macrosomie, maman diabétique
o Génétique : hypersécrétion d’insuline anarchique par le pancréas
Hyperinsulinisme
Traitement :
o Les apports de glucides :
enrichissement de l’alimentation
Alimentation entérale continue / discontinue
o Le traitement médicamenteux :
Le Proglycem (diazoxide)
La Sandostatine : pompe SC, injections SC, injections IM
Les conséquences :
o Les troubles de l’oralité
o L’hypoglycémie sévère risques sur le développement
psychomoteur liés aux hypoglycémies profondes répétées
Plan
I. Le pancréas endocrine
Diabète sucré
Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
Diabète insipide
Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Hypophyse = chef d’orchestre
Le diabète insipide
Pourquoi diabète ?
Car polyurie comme dans les « diabètes sucrés », mais pas
d’hyperglycémie
Origine : Défaut de sécrétion d’hormone anti-diurétique (ADH)
par la post-hypophyse
Il n’y a donc pas de message pour limiter la diurèse
Il y a donc une perte d’eau
Il y a donc un risque de déshydratation
Le diabète insipide
Signes cliniques :
o SPUPD, énurésie secondaire
o Irritabilité, fièvre inexpliquée
o Stagnation pondérale
Diagnostic :
o Bilan entrée-sortie
o Test de restriction hydrique : l’enfant continue à uriner alors qu’il ne
boit plus, sans concentrer ses urines. Son sang se concentre
(osmolarité). Il se déshydrate.
o Test au minirin (=ADH) -> stop diurèse
Etiologies : Idiopathique +++ / Tumeurs hypophysaires
(craniopharyngiome) / Histiocytose
Le diabète insipide
Traitement = le minirin
o Difficile chez l’enfant, lui laisser libre accès aux boissons
o IV / PO (melt) /intra-nasal
o Dans la prise en charge initiale hospitalière, surveiller le bilan
entrées-sorties
o Risque d’intoxication à l’eau si surdosage en minirin, donc ne
donner la dose de minirin que si l’enfant a uriné depuis
dernière prise.
Hypophyse = chef d’orchestre
Retard de croissance staturo-pondérale – Points clés
1. Paramètre T ou P inférieur à – 2 DS ;
2. changement de couloir (ralentissement de la vitesse de croissance)
3. croissance staturale ≤ – 1.5 DS par rapport à la taille cible.
• IGF-1 (Insulin Growth Factor 1) ± test de stimulation
de la GH (Growth Hormone) ;
• TSH et T4 ; • NFS, CRP, VS ;
• Cortisol 24H/ CLU • ionogramme sanguin (avec fonction rénale), bilan
• FSH et LH à l’âge habituel de la puberté ; phosphocalcique ; + BU
• âge osseux ; • bilan hépatique ;
• caryotype standard (chez la fille) ; • IgA antitransglutaminases.
• IRM cérébrale (en cas de cassure staturale).
Retard de croissance staturo-pondérale – Démarche
diagnostique – Causes endocriniennes
Effets de GH
- Effets métaboliques (≈ anti
insuline)
• Augmente la production
hépatique de glucose
• Favorise l'hydrolyse des TG
• Favorise la synthèse protéique
dans le muscle (comme
l’insuline)
- Effets mitogéniques
• Liés à IGF-1,
• Effet favorisant la croissance
(prolifération du cartilage de
croissance)
Retard de croissance staturo-pondérale – Traitement par GH
Injection sous cutanée quotidienne
A l’aide de stylo injecteur faite par les parents ou
l’enfant
Après éducation (1h)
Consultation tous les 6 mois: clinique, biologie (IGF1)
+/- AO
Plan
I. Le pancréas endocrine
Diabète sucré
Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
Diabète insipide
Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Les glandes surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
L’hyperplasie congénitale des surrénales
Circonstances de découverte
o Néonatale :
Virilisation d’une petite fille
Dépistage systématique par le test de Guthrie
Plus rare, insuffisance surrénalienne aigue quelques jours ou
semaines après la naissance
o Plus tard, enfance et adolescence :
possible virilisation seule (acné, transpiration, pilosité) ou grande
taille pour les formes « non classiques »
L’hyperplasie congénitale des surrénales
Cas particulier de la découverte néonatale = nouveau-né DSD
o Disorders of sex development
o Certaines filles HCS sont très virilisées et doute néonatal
o Quel discours adopter ?
Ne pas multiplier les intervenants.
Parler en termes indifférenciés « votre bébé ».
« Votre bébé a un sexe mais nous ne pouvons pas encore vous dire
lequel. Des examens sont nécessaires. »
Attendre pour déclarer le sexe
Poursuivre les soins de puériculture tels que tout autre enfant,
favoriser l’allaitement maternel
L’hyperplasie congénitale des surrénales
Risque à long terme
o Insuffisance surrénalienne aigue
Risque à court terme
o Pronostic de taille, puberté précoce, tumeurs testiculaires, SOPK
Insuffisance surrénalienne aigue
Urgence thérapeutique
Ne concerne pas que l’HCS
Déshydratation, choc, hypoTA, Douleurs abdominales,
vomissements, douleurs musculaires…convulsions, coma
Hypoglycémie, hyponatrémie, hyperkaliémie
PEC :
o Remplissage puis hydratation IV +/- resucrage IV
o Hydrocortisone IV
Autres causes d’insuffisance surrénalienne
IS Auto-immunes
Adrénoleucodystrophie
Post-corticothérapie au long cours
Chez ces enfants, attention +++ quand fièvre et/ou vomissements
Tripler les doses
Injection SC/IM hydrocortisone
Education thérapeutique
Plan
I. Le pancréas endocrine
Diabète sucré
Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
Diabète insipide
Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Glande thyroïde
L’hypothyroïdie de l’enfant
2 grands cadres diagnostiques :
o L’hypothyroïdie à révélation néonatale
o L’hypothyroïdie du plus grand enfant = Maladie auto-immune
L’hypothyroïdie à révélation néonatale
Le plus souvent, diagnostic par le dépistage néonatal
Test de Guthrie, élévation de la TSH
Signes cliniques :
o Hypotonie, hypothermie
o Ne réclame pas le biberon, difficultés de succion, anorexie,
constipation, stagnation pondérale
o Grosse langue, fontanelles larges
o Ictère retardé et prolongé
L’hypothyroïdie à révélation néonatale
Causes :
o Hypothyroïdie congénitale
Trouble de structure : agénésie thyroïdienne, dysgénésie, ectopie
Trouble de la synthèse des hormones thyroïdiennes
o Hypothyroïdie acquise néonatale
Pathologie thyroïdienne maternelle
Carence ou surcharge en iode
Traitements maternels
L’hypothyroïdie à révélation néonatale
Prise en charge :
o Urgence diagnostique car urgence thérapeutique
Les hormones thyroïdiennes ont un rôle important dans le
développement cérébral
Celui-ci est le plus important dans les 2 premières années de vie
Le principal objectif de traitement : ne pas limiter ce développement
DONC traitement précoce, pendant 2 ans au moins, puis réévaluation
en fonction de la cause pour arrêt ou non du traitement
L’hypothyroïdie à révélation néonatale
Prise en charge :
o Urgence diagnostique car urgence thérapeutique
o Objectif = débuter le ttt le plus tôt possible
o Traitement : L-Thyroxine
Solution buvable en gouttes
Donner dès le diagnostic posé
Puis le matin à jeun, 15 à 30 min avant l’alimentation
Ne pas mélanger au lait
Conserver la L-Thyroxine au frigo, jeter flacon /28 jours
Education des parents aux modalités de traitement
Plan
I. Le pancréas endocrine
Diabète sucré
Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
Diabète insipide
Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
« 1ère épidémie non infectieuse
de l’humanité »
Obésité : épidémiologie
Prévalence obésité + surpoids chez l’enfant:
o 5% en 1980, 19% en 2008
o Stable depuis une dizaine d’années
Obésité = 5ème facteur de risque de décès au niveau mondial
Obésité : problème de Santé publique
PNNS (Programme National Nutrition Santé) : 2001-2006-2011
Vise à améliorer l'état nutritionnel et donc la santé de la population
Objectif prioritaire = prévenir l’augmentation de la prévalence de
l’obésité
Obésité : Définition
OMS (2000) : surpoids et obésité = accumulation anormale ou excessive
de graisse corporelle qui peut nuire à la santé
IMC = reflet de la corpulence, utilisé pour estimer l’adiposité
Obésité : Définition
OMS (2000) : surpoids et obésité = accumulation anormale ou excessive
de graisse corporelle qui peut nuire à la santé
IMC = reflet de la corpulence, utilisé pour estimer l’adiposité
Obésité : Définition
Obésité : Définition
Obésité : Définition
Obésité : Définition
Obésité : principales étiologies
Obésité commune ++++++
Exceptionnellement :
o Obésité d’origine endocrinienne
o Obésité syndromique
o Obésité génétique
Pourquoi un enfant grossit-il ?
Un déséquilibre énergétique entre les calories
consommées et les calories dépensées :
L’ALIMENTATION : repas déstructurés
Les conditions :
o on mange 20% à 30% de plus devant la télévision
o Les horaires décalés
o Les repas ne se font plus en famille
La préparation (plats industriel car manque de temps)
Le rôle de la famille : parents, grands-parents,… « la peur qu’il ait
faim », « l’envie de faire plaisir », « le souhait de ne pas contrarier »…
Obésité : complications
Les complications sont possibles, même à l’âge pédiatrique
Complications respiratoires
o SAOS
o Asthme
Complications orthopédiques
Complications métaboliques
o Stéatose hépatique
o Insulinorésistance…intolérance au glucose…diabète
o Dyslipidémies
Complications morphologiques : gynécomastie, verge enfouie
Complications psychosociales +++
Obésité : prise en charge
Motivation du patient indispensable+++
Patient, parents et soignant : avoir le même objectif
Implication de toute la famille incontournable
Opter pour des changements modestes mais atteignables
Aborder la nécessité d’un suivi régulier et prolongé
Multidisciplinaire : Équipe « idéale » = médecin /
diététicienne / psychologue / éducateur
Obésité : prise en charge
Objectif =
o Stabiliser l’excès pondéral (et non l’IMC)
Stabiliser le poids d’une consultation à l’autre : ne pas grossir
tant qu’on grandit… c’est mincir…
o Et si possible réduire l’excès pondéral
o Modification DURABLE des comportements et habitudes de
vie de la famille et de l’enfant / ado
Lutter contre la sédentarité
Education diététique
Obésité : prise en charge
Education thérapeutique
Apprendre au patient à résoudre des problèmes
thérapeutiques personnels :
o Être conscient d’avoir un problème : j’ai un excès de poids…
o Être convaincu qu’on peut le résoudre : qui peut s’arranger…
o Penser pouvoir participer à sa résolution : parce que c’est moi qui
vais agir…
o Penser que ça en vaut la peine : parce que je le vaux bien…
o Et donc être prêt à demander de l’aide si ça ne marche pas :
mais j’ai besoin qu’on m’épaule…
Obésité : diététique = sensibiliser les parents
Alimentation familiale équilibrée
Même menu pour toute la famille
Éviter une trop grande restriction
Faire prendre conscience que leur comportement lors des
achats et des repas sont des repères importants pour l’enfant
Obésité : Augmenter l’activité physique de l’enfant
Choisie et/ou acceptée par l’enfant
Ludique et si possible pratiquée avec la famille ou les amis :
ballon, vélo, rollers…
Multiplier les occasions d’activité physique quotidienne
(escaliers vs ascenseur, école à pied, jeux extérieurs)
Réduire les activités sédentaires (nombre d’heures devant un
écran)
Activité physique régulière au moins 2 fois par semaine
Obésité : Accompagnement psychologique
Comporte :
Evaluation et renforcement de la motivation
Formulation positive des objectifs
Soutien et déculpabilisation
Renforcement positif
Renforcement des compétences parentales et de la cohérence
parentale
Merci de votre
attention
Dr Perge Kévin
Assistant – Chef de Clinique
Service de diabétologie et d’endocrinologie
pédiatrique
HFME – Hospices civils de Lyon