0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues96 pages

Endocrinologie pédiatrique : diabète et hormones

Le document traite de l'endocrinologie pédiatrique, en se concentrant sur des conditions telles que le diabète sucré, l'hyperinsulinisme, le diabète insipide, et les troubles liés aux glandes surrénales et thyroïdiennes. Il décrit les types de diabète chez l'enfant, leur diagnostic, traitement, et complications, ainsi que l'importance de l'éducation thérapeutique pour une prise en charge multidisciplinaire. Enfin, il aborde les aspects cliniques et les traitements associés aux troubles endocriniens chez les enfants.

Transféré par

sanae.elmoudden90
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
8 vues96 pages

Endocrinologie pédiatrique : diabète et hormones

Le document traite de l'endocrinologie pédiatrique, en se concentrant sur des conditions telles que le diabète sucré, l'hyperinsulinisme, le diabète insipide, et les troubles liés aux glandes surrénales et thyroïdiennes. Il décrit les types de diabète chez l'enfant, leur diagnostic, traitement, et complications, ainsi que l'importance de l'éducation thérapeutique pour une prise en charge multidisciplinaire. Enfin, il aborde les aspects cliniques et les traitements associés aux troubles endocriniens chez les enfants.

Transféré par

sanae.elmoudden90
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Endocrinologie

de l’enfant
Dr Perge Kévin
Assistant – Chef de Clinique
Service de diabétologie et d’endocrinologie
pédiatrique
HFME – Hospices civils de Lyon
Endocrinologie = science des hormones

 L’hypophyse : insuffisance
antéhypophysaire, diabète insipide,
tumeurs hypophysaires
 La croissance : retard ou avance
 La puberté : retard ou avance
 La formation des organes génitaux
 Les glandes surrénales
 La glande thyroïde
 Le pancréas endocrine : diabètes,
hyperinsulinisme
 Les glandes parathyroïdes et le
métabolisme phosphocalcique
 L’obésité
Plan

I. Le pancréas endocrine
 Diabète sucré
 Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
 Diabète insipide
 Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
 Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Le pancréas endocrine

INSULINE
=
HORMONE
HYPOGLYCEMIANTE

1) Insuffisance de sécrétion et/ou


résistance
= diabète sucré
= hyperglycémie
2) Hypersécrétion
= hyperinsulinisme
= hypoglycémies
Le diabète sucré de l’enfant

Pas UN mais DES diabètes sucrés:


Le point commun = hyperglycémie au diagnostic
 Diabète de type 1 (DT1) : 90 % des diabètes de l’enfant ++
 Diabète de type 2 (DT2) : 5% : adolescent obèse
 Diabète gestationnel (femme enceinte)
 Diabètes monogéniques : rare
 Diabètes secondaires au maladies du pancréas (mucoviscidose)
Le diabète sucré de l’enfant

Pas UN mais DES diabètes sucrés:


Le point commun = hyperglycémie au diagnostic
 Diabète de type 1 (DT1) : 90 % des diabètes de l’enfant ++
 Diabète de type 2 (DT2) : 5% : adolescent obèse
 Diabète gestationnel (femme enceinte)
 Diabètes monogéniques : rare
 Diabètes secondaires au maladies du pancréas (mucoviscidose)
Le diabète de type 1

• Le DT1 est une maladie auto-immune


 IMMUNE : l’immunité
 AUTO : tournée contre soi-même
• Dans le DT1 : la cible = les cellules β du pancréas
productrices d’insuline
• DT1 = destruction progressive des cellules β sans
régénération
Le diabète de type 1

• Le DT1 est une maladie auto-immune


 IMMUNE : l’immunité
 AUTO : tournée contre soi-même
• Dans le DT1 : la cible = les cellules β du pancréas
productrices d’insuline
• DT1 = destruction progressive des cellules β sans
régénération
Le diabète de type 1
Le diabète de type 1

= manque d’insuline
Insuline

L’insuline sert à utiliser le sucre


qui arrive dans le sang par
l’alimentation pour :
- l’utiliser dans les tissus (muscles,
cerveau,..)
- Et le stocker dans le foie
Insuline

Carence d’insuline =
- Accumulation du sucre
dans le sang=
hyperglycémie
- Manque d’énergie
 Utilisation des réserves
(protéines, lipides)
Diabète de type 1
Diabète de type 1

DIAGNOSTIC
=
GLYCEMIE CAPILLAIRE : glycémie > 200 mg/dL
=
URGENCES
Diabète de type 1

Acidocétose diabétique
Diabète de type 1
Diabète de type 1
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 – Objectif du traitement

• Glycémie pré-prandiale : 80-140 mg/dL +++


Diabète de type 1 - Traitement

14
Diabète de type 1 - Traitement

70g 0g 110g 40g 110g

14
Diabète de type 1 - Traitement

70g 0g35g 110g 40g 110g

14 4 UI
Diabète de type 1 - Traitement

Ration de glucide adaptée à l’âge


(matin/midi/gouter/soir)
1-2 ans : 35g/35g/20g/35g
2-6 ans : 40g/70g/20g/70g
6-10 ans : 50g/90g/30g/90g
> 10 ans : 70g/110g/40g/110g
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 – Traitement - IF

14 1,5 UI/10gr 1,2 UI/10gr 0,8 UI/10gr 1 UI/10gr


Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Traitement
Diabète de type 1 - Complications

 2 types de complications :
 Aigües
o Hyperglycémie
o Hypoglycémie
 Chroniques
o Microangiopathies : rétine, reins
o Macroangiopathies
o Neuropathie périphérique
Diabète de type 1 – Complications aigües

 Hyperglycémie
• Hyperglycémie >250mg/dL
Réflexe = contrôler l’ACETONE
• Hyperglycémie + acétonémie (>0,5mmol/L ou >++ BU)
= carence importante en insuline
= risque d’acidocétose
= urgence thérapeutique
= injection d’insuline
Diabète de type 1 - Complications

 2 types de complications :
 Aigües
o Hyperglycémie
o Hypoglycémie
 Chroniques
o Microangiopathies : rétine, reins
o Macroangiopathies
o Neuropathie périphérique
Diabète de type 1 – Complications aigües

 Hypoglycémie = manque de sucre = on se resucre


• Définition : G < 60 mg/dL
• Hypoglycémie sévère < 40 mg/dL ou trouble de conscience
• Conduite à tenir :
1. L’enfant s’arrête
2. Il contrôle sa glycémie
3. Il se resucre :
1 sucre (5g) /20 kg de poids (max 3 sucres) si G < 60 mg/dL
Double resucrage si hypo < 40 mg/dL
4. Il attend un peu au repos et contrôle la glycémie 10-15 minutes plus tard
5. Il repart
 Si perte de conscience : glucagon IM
Diabète de type 1 – Complications chroniques

 L’Hémoglobine glyquée ou HbA1c


• Marqueur pour évaluer l’équilibre global du diabète et le risque de
développer des complications chroniques
• HbA1c < 6% si pas de diabète
• Objectif HbA1c <7,5% chez l’enfant diabétique
• HbA1c < 7.5% : pas de sur-risque de complications.
• Surveillance apparition des complications chroniques dès l’enfance
Diabète de type 1 - Education thérapeutique

 Objectifs du traitement :
 Eviter les complications aiguës et chroniques
 Tout en gardant une bonne qualité de vie
 Le patient DT1 est un patient autonome
 Education thérapeutique
 Parcours de soins avec puéricultrices, auxilliaires de puériculture,
diététiciennes, psychologues et médecins.
Diabète de type 1 – Education thérapeutique

• Prise en charge multidisciplinaire


• Education Thérapeutique (ETP): apprentissage et
évaluation des connaissances de l’enfant et sa famille
• OBJECTIFS DE L’ETP:
 Comprendre la maladie et son évolution
 Bonne observance du traitement de fond et son contrôle
 Maitriser les modalités techniques: injections, autosurveillance
glycémique
 Détecter les symptômes d’hypo et acidocétose et prendre les
mesures adaptées
 Planification des consultations du suivi et des dépistages (et
résultats)
Diabète de type 1 - Education thérapeutique

Le patient / Sa famille
 Qui est – il ?
 Que fait –il ?
 Qu’est ce qu’il sait ?
 Comment vit – il sa maladie ?
 Comment accepte – t –il son traitement ?
 Comment met – il en œuvre son traitement et sa surveillance dans sa vie ?
 Quels sont les points d’appui et les obstacles dans sa prise en charge ?
 Quels sont ses projets ?
 Etc…
EDUCATION PERSONNALISEE
Diabète de type 1 - Education thérapeutique

 Le rôle de la puéricultrice dans l’ETP :


 Faire le lien entre les bases théoriques vues avec les
médecins/diététiciens et l’accompagnement de l’enfant et sa famille
vers l’acquisition de l’autonomie :
 Plusieurs fois par jour
 Au début, fait puis progressivement laisse faire
 Explique chaque geste
 Aide à l’interprétation de la glycémie, explique le calcul des doses
d’insuline, aide au calcul des rations glucidiques, forme au glucagon,
aide au choix du matériel
 Alerte l’équipe médicale si besoin
Diabète de type 1 - Education thérapeutique

 Le diabète est une maladie chronique


o qui ne se voit pas
o mais qui nécessite une surveillance et des soins pluriquotidiens
o durant toute la vie

• Nombreux challenges psychologiques et éducatifs


o Schéma et organisation familiale
o Accès aux loisirs, au groupe.
o Accès à l’autonomisation, période d’adolescence
o Sur-risque de syndrome anxieux ou dépressif, de TCA
Diabète de type 1 - Education thérapeutique

 L’équipe paramédicale intervient :


 En hospitalisation
o Lors de la découverte du diabète
o Lors d’hospitalisations programmées
o Lors d’hospitalisations non programmées pour hospitalisation aiguë
 En ambulatoire
o En milieu scolaire
o En libéral

Aucune de ces situations n’a les mêmes objectifs


Notre discours doit s’adapter en fonction des situations
Le pancréas endocrine

INSULINE
=
HORMONE
HYPOGLYCEMIANTE

1) Insuffisance de sécrétion
= diabète sucré
= hyperglycémie
2) Hypersécrétion
= hyperinsulinisme
= hypoglycémies
Hyperinsulinisme

Une des portes d’entrées vers l’endocrinologie = l’hypoglycémie


 Définition : Glycémie veineuse < 0.5g/L
 Causes : maladies métaboliques ou endocriniennes
 Que faire ?
1. Bilan sang au moment de l’hypoglycémie (pourquoi ?)
2. Traiter l’hypoglycémie : resucrage PO ou IV

 L’hyperinsulinisme est une grande cause d’hypoglycémies


néonatales.
Hyperinsulinisme

 Le tableau typique
o hypoglycémies du nouveau-né
o qui persistent malgré la mise en alimentation entérale
o nécessitant des apports de glucides IV importants pour ne pas
faire d’hypoglycémie
 Diagnostic
o Insuline et peptide C dosables au moment d’une hypoglycémie
o Réponse au test au glucagon pendant une hypoglycémie
 Causes
o Transitoire : macrosomie, maman diabétique
o Génétique : hypersécrétion d’insuline anarchique par le pancréas
Hyperinsulinisme

 Traitement :
o Les apports de glucides :
enrichissement de l’alimentation
Alimentation entérale continue / discontinue
o Le traitement médicamenteux :
Le Proglycem (diazoxide)
La Sandostatine : pompe SC, injections SC, injections IM
 Les conséquences :
o Les troubles de l’oralité
o L’hypoglycémie sévère  risques sur le développement
psychomoteur liés aux hypoglycémies profondes répétées
Plan

I. Le pancréas endocrine
 Diabète sucré
 Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
 Diabète insipide
 Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
 Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Hypophyse = chef d’orchestre
Le diabète insipide

 Pourquoi diabète ?
 Car polyurie comme dans les « diabètes sucrés », mais pas
d’hyperglycémie
 Origine : Défaut de sécrétion d’hormone anti-diurétique (ADH)
par la post-hypophyse
 Il n’y a donc pas de message pour limiter la diurèse
 Il y a donc une perte d’eau
 Il y a donc un risque de déshydratation
Le diabète insipide

 Signes cliniques :
o SPUPD, énurésie secondaire
o Irritabilité, fièvre inexpliquée
o Stagnation pondérale
 Diagnostic :
o Bilan entrée-sortie
o Test de restriction hydrique : l’enfant continue à uriner alors qu’il ne
boit plus, sans concentrer ses urines. Son sang se concentre
(osmolarité). Il se déshydrate.
o Test au minirin (=ADH) -> stop diurèse
 Etiologies : Idiopathique +++ / Tumeurs hypophysaires
(craniopharyngiome) / Histiocytose
Le diabète insipide

 Traitement = le minirin
o Difficile chez l’enfant, lui laisser libre accès aux boissons
o IV / PO (melt) /intra-nasal
o Dans la prise en charge initiale hospitalière, surveiller le bilan
entrées-sorties
o Risque d’intoxication à l’eau si surdosage en minirin, donc ne
donner la dose de minirin que si l’enfant a uriné depuis
dernière prise.
Hypophyse = chef d’orchestre
Retard de croissance staturo-pondérale – Points clés
1. Paramètre T ou P inférieur à – 2 DS ;
2. changement de couloir (ralentissement de la vitesse de croissance)
3. croissance staturale ≤ – 1.5 DS par rapport à la taille cible.

• IGF-1 (Insulin Growth Factor 1) ± test de stimulation


de la GH (Growth Hormone) ;
• TSH et T4 ; • NFS, CRP, VS ;
• Cortisol 24H/ CLU • ionogramme sanguin (avec fonction rénale), bilan
• FSH et LH à l’âge habituel de la puberté ; phosphocalcique ; + BU
• âge osseux ; • bilan hépatique ;
• caryotype standard (chez la fille) ; • IgA antitransglutaminases.
• IRM cérébrale (en cas de cassure staturale).
Retard de croissance staturo-pondérale – Démarche
diagnostique – Causes endocriniennes
Effets de GH
- Effets métaboliques (≈ anti
insuline)
• Augmente la production
hépatique de glucose
• Favorise l'hydrolyse des TG
• Favorise la synthèse protéique
dans le muscle (comme
l’insuline)
- Effets mitogéniques
• Liés à IGF-1,
• Effet favorisant la croissance
(prolifération du cartilage de
croissance)
Retard de croissance staturo-pondérale – Traitement par GH

Injection sous cutanée quotidienne


A l’aide de stylo injecteur faite par les parents ou
l’enfant
Après éducation (1h)
Consultation tous les 6 mois: clinique, biologie (IGF1)
+/- AO
Plan

I. Le pancréas endocrine
 Diabète sucré
 Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
 Diabète insipide
 Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
 Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Les glandes surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
Hyperplasie congénitale des surrénales
L’hyperplasie congénitale des surrénales

 Circonstances de découverte
o Néonatale :
 Virilisation d’une petite fille
 Dépistage systématique par le test de Guthrie
 Plus rare, insuffisance surrénalienne aigue quelques jours ou
semaines après la naissance
o Plus tard, enfance et adolescence :
 possible virilisation seule (acné, transpiration, pilosité) ou grande
taille pour les formes « non classiques »
L’hyperplasie congénitale des surrénales

 Cas particulier de la découverte néonatale = nouveau-né DSD


o Disorders of sex development
o Certaines filles HCS sont très virilisées et doute néonatal
o Quel discours adopter ?
 Ne pas multiplier les intervenants.
 Parler en termes indifférenciés « votre bébé ».
 « Votre bébé a un sexe mais nous ne pouvons pas encore vous dire
lequel. Des examens sont nécessaires. »
 Attendre pour déclarer le sexe
 Poursuivre les soins de puériculture tels que tout autre enfant,
favoriser l’allaitement maternel
L’hyperplasie congénitale des surrénales

 Risque à long terme


o Insuffisance surrénalienne aigue
 Risque à court terme
o Pronostic de taille, puberté précoce, tumeurs testiculaires, SOPK
Insuffisance surrénalienne aigue

 Urgence thérapeutique
 Ne concerne pas que l’HCS
 Déshydratation, choc, hypoTA, Douleurs abdominales,
vomissements, douleurs musculaires…convulsions, coma
 Hypoglycémie, hyponatrémie, hyperkaliémie
 PEC :
o Remplissage puis hydratation IV +/- resucrage IV
o Hydrocortisone IV
Autres causes d’insuffisance surrénalienne

 IS Auto-immunes
 Adrénoleucodystrophie
 Post-corticothérapie au long cours

Chez ces enfants, attention +++ quand fièvre et/ou vomissements


 Tripler les doses
 Injection SC/IM hydrocortisone
 Education thérapeutique
Plan

I. Le pancréas endocrine
 Diabète sucré
 Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
 Diabète insipide
 Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
 Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
Glande thyroïde
L’hypothyroïdie de l’enfant

 2 grands cadres diagnostiques :


o L’hypothyroïdie à révélation néonatale
o L’hypothyroïdie du plus grand enfant = Maladie auto-immune
L’hypothyroïdie à révélation néonatale

 Le plus souvent, diagnostic par le dépistage néonatal


 Test de Guthrie, élévation de la TSH
 Signes cliniques :
o Hypotonie, hypothermie
o Ne réclame pas le biberon, difficultés de succion, anorexie,
constipation, stagnation pondérale
o Grosse langue, fontanelles larges
o Ictère retardé et prolongé
L’hypothyroïdie à révélation néonatale

 Causes :
o Hypothyroïdie congénitale
 Trouble de structure : agénésie thyroïdienne, dysgénésie, ectopie
 Trouble de la synthèse des hormones thyroïdiennes
o Hypothyroïdie acquise néonatale
 Pathologie thyroïdienne maternelle
 Carence ou surcharge en iode
 Traitements maternels
L’hypothyroïdie à révélation néonatale

 Prise en charge :
o Urgence diagnostique car urgence thérapeutique
 Les hormones thyroïdiennes ont un rôle important dans le
développement cérébral
 Celui-ci est le plus important dans les 2 premières années de vie
 Le principal objectif de traitement : ne pas limiter ce développement
DONC traitement précoce, pendant 2 ans au moins, puis réévaluation
en fonction de la cause pour arrêt ou non du traitement
L’hypothyroïdie à révélation néonatale

 Prise en charge :
o Urgence diagnostique car urgence thérapeutique
o Objectif = débuter le ttt le plus tôt possible
o Traitement : L-Thyroxine
 Solution buvable en gouttes
 Donner dès le diagnostic posé
 Puis le matin à jeun, 15 à 30 min avant l’alimentation
 Ne pas mélanger au lait
 Conserver la L-Thyroxine au frigo, jeter flacon /28 jours
 Education des parents aux modalités de traitement
Plan

I. Le pancréas endocrine
 Diabète sucré
 Hyperinsulinisme
II. L’hypophyse
 Diabète insipide
 Déficit en GH
III. Les glandes surrénales
• Insuffisances surrénaliennes et hyperplasie congénitale des surrénales
IV. La glande thyroïde
 Hypothyroïdie congénitale
V. L’obésité
« 1ère épidémie non infectieuse
de l’humanité »
Obésité : épidémiologie

 Prévalence obésité + surpoids chez l’enfant:


o 5% en 1980, 19% en 2008
o Stable depuis une dizaine d’années
 Obésité = 5ème facteur de risque de décès au niveau mondial
Obésité : problème de Santé publique

 PNNS (Programme National Nutrition Santé) : 2001-2006-2011


 Vise à améliorer l'état nutritionnel et donc la santé de la population
 Objectif prioritaire = prévenir l’augmentation de la prévalence de
l’obésité
Obésité : Définition

 OMS (2000) : surpoids et obésité = accumulation anormale ou excessive


de graisse corporelle qui peut nuire à la santé
 IMC = reflet de la corpulence, utilisé pour estimer l’adiposité
Obésité : Définition

 OMS (2000) : surpoids et obésité = accumulation anormale ou excessive


de graisse corporelle qui peut nuire à la santé
 IMC = reflet de la corpulence, utilisé pour estimer l’adiposité
Obésité : Définition
Obésité : Définition
Obésité : Définition
Obésité : Définition
Obésité : principales étiologies

 Obésité commune ++++++


 Exceptionnellement :
o Obésité d’origine endocrinienne
o Obésité syndromique
o Obésité génétique
Pourquoi un enfant grossit-il ?
Un déséquilibre énergétique entre les calories
consommées et les calories dépensées :
L’ALIMENTATION : repas déstructurés

 Les conditions :
o on mange 20% à 30% de plus devant la télévision
o Les horaires décalés
o Les repas ne se font plus en famille
 La préparation (plats industriel car manque de temps)
 Le rôle de la famille : parents, grands-parents,… « la peur qu’il ait
faim », « l’envie de faire plaisir », « le souhait de ne pas contrarier »…
Obésité : complications

 Les complications sont possibles, même à l’âge pédiatrique


 Complications respiratoires
o SAOS
o Asthme
 Complications orthopédiques
 Complications métaboliques
o Stéatose hépatique
o Insulinorésistance…intolérance au glucose…diabète
o Dyslipidémies
 Complications morphologiques : gynécomastie, verge enfouie
 Complications psychosociales +++
Obésité : prise en charge

 Motivation du patient indispensable+++


 Patient, parents et soignant : avoir le même objectif
 Implication de toute la famille incontournable
 Opter pour des changements modestes mais atteignables
 Aborder la nécessité d’un suivi régulier et prolongé
 Multidisciplinaire : Équipe « idéale » = médecin /
diététicienne / psychologue / éducateur
Obésité : prise en charge

 Objectif =
o Stabiliser l’excès pondéral (et non l’IMC)
 Stabiliser le poids d’une consultation à l’autre : ne pas grossir
tant qu’on grandit… c’est mincir…
o Et si possible réduire l’excès pondéral
o Modification DURABLE des comportements et habitudes de
vie de la famille et de l’enfant / ado
 Lutter contre la sédentarité
 Education diététique
Obésité : prise en charge

 Education thérapeutique
 Apprendre au patient à résoudre des problèmes
thérapeutiques personnels :
o Être conscient d’avoir un problème : j’ai un excès de poids…
o Être convaincu qu’on peut le résoudre : qui peut s’arranger…
o Penser pouvoir participer à sa résolution : parce que c’est moi qui
vais agir…
o Penser que ça en vaut la peine : parce que je le vaux bien…
o Et donc être prêt à demander de l’aide si ça ne marche pas :
mais j’ai besoin qu’on m’épaule…
Obésité : diététique = sensibiliser les parents

 Alimentation familiale équilibrée


 Même menu pour toute la famille
 Éviter une trop grande restriction
 Faire prendre conscience que leur comportement lors des
achats et des repas sont des repères importants pour l’enfant
Obésité : Augmenter l’activité physique de l’enfant

 Choisie et/ou acceptée par l’enfant


 Ludique et si possible pratiquée avec la famille ou les amis :
ballon, vélo, rollers…
 Multiplier les occasions d’activité physique quotidienne
(escaliers vs ascenseur, école à pied, jeux extérieurs)
 Réduire les activités sédentaires (nombre d’heures devant un
écran)
 Activité physique régulière au moins 2 fois par semaine
Obésité : Accompagnement psychologique

Comporte :
 Evaluation et renforcement de la motivation
 Formulation positive des objectifs
 Soutien et déculpabilisation
 Renforcement positif
 Renforcement des compétences parentales et de la cohérence
parentale
Merci de votre
attention
Dr Perge Kévin
Assistant – Chef de Clinique
Service de diabétologie et d’endocrinologie
pédiatrique
HFME – Hospices civils de Lyon

Vous aimerez peut-être aussi