Comptabilité de gestion : principes et objectifs
Comptabilité de gestion : principes et objectifs
Comptabilité
de gestion
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A) Généralités
1. Raison d’être de la comptabilité
Comptabilité générale
Objectif principal :
Comptabilité de gestion
Objectif principal :
Quel est le coût des différents produits fabriqués / services prestés ? Des fonctions et activités de
l’entreprise ?
- Non obligatoire, non légiféré (Classes 8 et 9 du PCMN libres), mais pourtant indispensable
- A destination d’utilisateurs internes Données non publiées
- Périodicité journalière, hebdomadaire, mensuelle, … (En fonction des besoins des
utilisateurs) Données historiques mais aussi actuelles, voire prédictives (Résultats
attendus, coûts à respecter)
- Les charges et produits sont classifiés selon leur destination (Les différents biens produits par
l’entreprise par exemple) et non selon leur nature comme en comptabilité générale (Achats
de matières 1ères Comptabilité de détail
Exemple : Airbus achète 100 sièges à monter dans un A-330-800 commandé par Brussel-Airlines. En
comptabilité générale, enregistrement en compte 60 (Approvisionnements). En comptabilité de
gestion, affectation au modèle A-330-800 et/ou au client Brussel-Airlines
- Permet de connaître les coûts et rentabilités partielles des différents produits ou services de
l’entreprise = Outil de gestion des coûts (Service de base de la comptabilité de gestion)
Rmq : L’absence d’un cadre légiféré, et donc de standardisation, implique que, même si l’information
sur les coûts de revient par produit était disponible, elle ne serait pas comparable.
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Objectif premier : Détermination et étude des coûts de revient (et donc de la rentabilité), le plus
souvent par produit fabriqué ou service presté, mais aussi par client, par canal de distribution, …
Ex : Editions Dupuis 5 axes analytiques : Période, destination (Ex : Largo Winch), affectation (Titre
précis), nature (coloration des planches), structure (Département concerné : production, marketing,
…)
Réflexion soulevée par cet exemple ? La mise en évidence d’un produit déficitaire qui a une fonction
d’alerte.
Peut-on diminuer le coût du produit, notamment les charges de rémunération ? (Maîtrise des coûts)
2ème objectif : Aide à la décision d’investissement en évaluant l’impact sur les coûts et recettes d’un
investissement donné (Nouveau produit, nouveaux équipements, …) ou en procédant à des analyses
comparatives si plusieurs investissements sont envisagés
3ème objectif : Etude des coûts de revient, par division, par département, par fonction, par activité, ce
qui peut permettre de prendre des décisions de sous-traitance (Par exemple, la gestion des salaires
peut être externalisée à un secrétariat social)
4. Conclusion
Comptabilité de gestion
= Outil indispensable de calcul et d’étude des coûts de revient (Par produit / investissement / activité
/ …)
= Outil important pour la prise de décision à différents niveaux (Composition de portefeuille produits,
fixation des PV, diminution des coûts, décisions d’investissement, sous-traitance, …)
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6. Applications
Compte de résultats
Autres charges externes répartie selon vente d’unités / produit : 7 500u pour A et 12 500u pour B
Comment réduire les coûts pour les produits A (Matières 1ères, les charges externes, …) ? Peut-on
modifier les prix de vente ?
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Compte de résultats
Charges de personnel relativement plus élevées pour A, peut-on les réduire ? Peut-on augmenter le
prix de vente du service A ? Faut-il abandonner le service A ? Le remplacer ?
B) La notion de coûts
7. Coût ou charge ?
compte
e Gestion
Coût Charge
Somme de charges engagées pour la Dépenses, hors acquisition d’éléments de
réalisation d’une certaine chose = l’objet de l’actif (classe 6 en comptabilité générale).
coût (un produit, un service, une activité, Isolaire
etc.). On parle aussi de coût (ou prix) de
,
leyers ,
mative Premiu
revient
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Charges incorporables
Qui ne relève pas de l’exploitation normale de Qui doivent être rattachées à une autre période
l’entreprise comptable
Exemples :
Amortissements des frais d’établissement
Charges financières car indépendantes de la
rentabilité de l’entreprise sauf intérêts dus sur
des capitaux empruntés à LT et destinés à
assurer la production = Coût des stocks
Pertes non récurrentes car en-dehors de la
rentabilité normale de l’entreprise
Impôts sur le bénéfice car ne découle pas de
l’affectation des ressources de l’entreprise
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Charges qui Charges qui ne sont pas évaluées de la Tout élément non comptabilisé
n’apparaissent pas même manière en comptabilité générale mais devant être pris en
dans le compte de et en comptabilité de gestion compte en vue de l’évaluation
résultats de la de la rentabilité « normale » de
comptabilité l’entreprise
générale pouvant
néanmoins être
intégrées dans le
calcul du coût de
revient
Rémunération Amortissements : Ne correspondent pas Eventuels oublis/erreurs de
théorique de à la dépréciation réelle du bien en comptabilité générale
l’entrepreneur comptabilité de gestion, on utilise des Le non-paiement provisoire de
individuel (salaire amortissements « économiques » certains impôts et/ou taxes
qu’il percevrait s’il Basé sur la valeur de remplacement du d’exploitation Préférable de
était salarié) bien, prendre en considération le
Rémunération des X sur la valeur d’acquisition montant qui aurait été dû en
capitaux propres ET / OU l’absence d’exemption de
investis dans Basé sur la durée d’utilisation effective, manière à établir un coût de
l’entreprise : X sur une estimation revient stable , sans variation
Dividendes, mais Valeur de remplacement = Montant que injustifiée au terme de la
plus souvent, l’entreprise devrait investir pour période d’exemption.
estimation d’un coût remplacer le bien concerné par un autre
théorique (Sur base bien présentant les mêmes Exemples : Zones franches
du taux de caractéristiques (Estimation soit sur la wallonnes = Baisse d’impôt
rendement de titres base d’une expertise , soit par dans le bassin économique de
sans risque, du taux revalorisation de la valeur d’acquisition Charleroi durant 2 ans
moyen des intérêts au moyen d’un index, soit sur la base de
liés aux emprunts de la valeur de marché d’un matériel
l’entreprise équivalent, …)
Variations de stocks : Pour la partie de la
variation due à des variations de prix
exceptionnels
Provisions : En comptabilité de gestion,
des provisions peuvent concerner des
risques qui ne peuvent faire l’objet d’une
provision en comptabilité générale
(Risques de fabrication : rebuts,
remplacements ou réparations sous
garantie, …)
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C) Le coût de production
10. Spécificités sectorielles : Stocks ou non
Choix pour l’une ou l’autre = Impact sur l’évaluation des stocks de produits finis / en-cours
puisque évalués au cout de production
La plupart des réglementations comptables impose le choix du coût complet pour valoriser
les stocks dans les états financiers publiés
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Permettre au manager de comprendre où il peut agir pour maîtriser et réduire les coûts
Simplification de la démarche en excluant les coûts fixes qui, à court terme, ne peuvent être
modifiés, on se concentre sur les seuls coûts qui peuvent être contrôlés, à savoir les coûts variables.
Apport en termes d’aides à la gestion (Les frais fixes constituent un enjeu déterminant
Répandu au sein des groupes pour évaluer les coûts des filiales (Car la nature des charges
directes et indirectes est plus changeante (cfr : plus haut) que la nature des charges variables
et fixes)
Soit une prod. de 1 100 000 unités. Qté vendue = 1 000 000.
Prix de vente = PV = 17 €
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Pour calculer le coût de production unitaire, on soustrait les charges de distribution. Si le coût de
production est calculé selon la méthode « Coût complet » on compte dedans les coûts fixes.
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Charges directes
= MP consommées (SI + Achats – SF) + MOD = 11 000 + 73 000 – 8000 + 17 750 = 93 750 €
Charges indirectes
= 105 000 + (SI des EC – SF des EC) = 105 000 + (6 000 – 7 000) = 104 000
= 104 000 + (SI des PF – SF des PF) = 104 000 + (22 000 – 18 000) = 108 000
a. En coût variable : Distinction charges variables / charges fixes = Essentiel Marge sur coût
variable (Prenant en compte toutes les charges variables : Production, distribution, ...)
CA – Charges variables des produits vendus = Marge sur coûts variables – Charges fixes =
Résultat d’exploitation
Objectif du manager = Maximiser la marge sur coût variable (En agissant notamment sur les
charges variables) de manière à ce qu’elle couvre les charges fixes et dégage une marge de
profit.
b. En coût complet : Distinction charges de production / Autres charges = Essentiel Marge
sur coût de production
CA – Coût de production des produits vendus = Marge sur coût de production – Autres
charges = Résultat d’exploitation
Objectif du manager : Connaître la rentabilité de l’activité de production de l’entreprise
Coût de production unitaire : Méthode coût variable / Méthode coût complet => Résultat
d’exploitation différent car valorisation des stocks différente.
Observations :
En coût complet, une augmentation du nombre d’unités produites (mais non vendues) influe sur le
résultat d’exploitation or en coût variable, cela n’a aucun effet. Cependant, les deux méthodes
prennent en compte la quantité de produits vendus dans le résultat d’exploitation.
Jusqu’ici coût de prod. sur base de l’activité réelle. Inconvénient en coût complet : Coût de prod.
influencé par la variation du niveau d’activité. Il est alors possible de travailler avec un niveau
d’activité de référence.
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4 possibilités :
- Capacité de production théorique : Quantité maximale pouvant être produite pendant une
période donnée quand les moyens matériels et humains fonctionnent en permanence à leur
vitesse maximale (Rarement atteint)
- Capacité de production pratique : Quantité maximale pouvant être produite pendant une
période donnée en tenant compte des arrêts inévitables (entretien, congés, pannes, ...)
- Activité normale : Niveau d’activité « normal » en fct de la demande moyenne des clients
observée sur une période donnée (En général, 2 à 3 ans)
- Activité ajustée : Niveau d’activité « ajusté » pour la prochaine période budgétée en tenant
compte d’évènements particuliers (diminution de la demande, nouvelle concurrence, ...)
Méthode de l’imputation rationnelle : Imputer au coût de production une fraction de charges fixes de
manière à neutraliser l’incidence du niveau d’activité.
Si activité de référence = Inférieure à l’activité réelle Frais fixes supérieur à l’activité réelle Il
faut diminuer les coûts fixes affectés aux unités produites pour ne pas évaluer les stocks au-dessus
des coûts
Charges fixes indirectes sont donc exclues et comptabilisées comme des charges de la période.
CA – Charges variables – Charges fixes directes = Marge sur coûts directs - Charges indirectes =
Résultat d’exploitation La rentabilité est atteinte si la marge totale sur coûts directs est supérieure
aux charges fixes indirectes.
- Considérés comme fraction des produits finis (Par exemple : 100 en-cours considérés comme
finis à ¼ = 25 produits finis)
- Ou alors estimation précise (Coûts pris en compte : MP 100%, 40% de la MOD, ...)
- Directes : matières
- Principalement indirectes : Frais de transformation
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- Pas d’en-cours
Fabrication de 400 unités supplémentaires en février. 175 unités sont achevées et 225 en-cours en
fin-février. Matières directes : 32 000 €, frais de transformation = 18 600 €
Coût de revient des unités finies ? Coût de revient des en-cours ? (= Part des charges de chaque)
2) Convertir en EUF
Pour chaque ressource utilisée pour la production d’en-cours, on se pose la question : Combien
d’unités auraient pu être achevées avec ces mêmes ressources.
Matières directes : Utilisation de 100% des matières directes car, en général, elles interviennent en
tout début de fabrication.
Unités finies :
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Total = 24 500 €
Début mars :
En-cours = 225 unités (Coût total = 26 100 €, dont 18 000 € de charges directes et 8 100 € de frais de
transformation)
Fin mars :
100 unités en-cours (Matières directes achevées à 100% et frais de transformation achevés à 50%)
Calculer le coût de revient des unités finies et celui des en-cours en considérant 2 méthodes
d’évaluation des stocks : CMP et FIFO
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Méthode FIFO
400 unités finies : Méthode FIFO = Distinction entre les travaux de la période précédente et ceux de
la période courante : 225 issus de l’en-cours initial et 175 unités nouvelles (Coûts différents)
En-cours final : 100 unités (275 unités mises en fabrication – 175 unités finies)
225 en-cours initiaux et finis en mars = 0 EUF pour mars puisque les matières directes pour
ces en-cours ont été consommées en février
100 en-cours finaux X 100 % = 100 EUF (+ 175 unités finies)
Frais de transformation de mars (Ces frais ont permis l’achèvement des en-cours initiaux à hauteur
de 40 % et l’achèvement des en-cours finaux à concurrence de 50%) :
225 en-cours initiaux et finis en en mars : Il manquait 40% des frais de transformation = 90
EUF
100 en-cours finaux x 50% = 50 EUF (+ 175 EUF)
4) Répartir les charges entre les unités finies et les en-cours (Distinguer les PF qui viennent des
EC initiaux et les autres PF)
Matières directes : 0 €
Total : 30 780 €
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Total : 21 700 €
Total = 9 800 €
400 unités finies (Pas de distinction entre les unités finies provenant des en-cours initiaux et les
nouvelles unités finies : On calcule un coût moyen Charges totales : 18 000 + 19 800 en matières
et 8 100 + 16 380 en frais de transformation)
Matières directes : Utilisation de 100% des matières directes car elles interviennent en tout début de
fabrication.
Unités finies :
Total = 52 000 €
En-cours :
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CMP FIFO
En-cours final mars 10 280 € 9 800 €
La méthode CMP a pour effet d’augmenter la valeur de l’en-cours final. L’en-cours initial
étant de 26 100 €, on constate une diminution du stock de 15 820 € en CMP et de 16 300 €
en FIFO (Produit en moins). La méthode de CMP maximise donc le résultat d’exploitation.
Intérêt de la méthode FIFO : On peut comparer les coûts de fabrication d’une période à
l’autre tandis que la méthode CMP mélange les ≠ coûts unitaires
Méthode CMP quant à elle = Plus simple
D) Le coût intégral
14. Répartition des charges indirectes
Si les normes comptables imposent de n’inclure que les charges de production dans
l’évaluation des stocks, les entreprises incluent les charges en aval et en amont de la fonction
de production dans leurs études du coût des produits (En général, des charges indirectes)
pour la fixation des PV notamment = Coût intégral, par produit, en coût complet
Les charges indirectes représentent souvent un pourcentage important des charges liées aux
objets de coût (Produits, clients, ...) Leur détermination et imputation correctes sont
fondamentales
Avantages d’un système sophistiqué de répartition des charges (Même s’il faut le comparer
au coût du système lui-même...)
o Maîtrise des coûts : Par ex., éviter le « subventionnement croisé » des produits
découlant de la sous-estimation de certains coûts au profit de la surestimation
d’autres : on dit alors que les produits surestimés subventionnent les produits sous-
estimés
o Fixation des prix
o Décider de faire ou de faire faire
o ...
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Principe d’analyse
= Rendre les charges qui sont indirectes par rapport à l’objet de coût, directes par rapport à des
centres d’analyse (Ex : Le salaire du directeur RH est indirect par rapport aux produits mais est direct
par rapport au centre d’analyse RH)
Le centre d’analyse doit être homogène = Centre regroupant des activités dont les ressources sont
consommées de la même manière par les différents produits fabriqués ou services prestés (Ex :
Services de calcul des salaires et des RH dont les ressources sont consommées proportionnellement
au nombre de travailleurs)
MAIS :
- La variété des biens produits ou des services prestés est telle qu’ils ne consomment pas les
ressources des centres d’analyse de la même manière Multiplier les centres d’analyse
pour qu’ils soient homogènes et reflètent fidèlement les charges indirectes
- L’évolution des techniques de collecte de l’information (Base de données intégrée comme
SAP) augmente les possibilités de gérer un grand nombre de centres d’analyse.
Répartition des
Répartition charges des centres
Répartition primaire
secondaire principaux entre les
objets de coûts
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= La plus répandue
Répartition secondaire : Les charges des centres auxiliaires sont réparties uniquement entre les
centres principaux
Exemple :
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Répartition secondaire : La méthode permet de prendre en compte une partie des prestations
fournies par les centres auxiliaires vers d’autres centres auxiliaires
Les charges du centre auxiliaire classé en premier sont réparties entre les autres centres auxiliaires et
les centres principaux ; les charges du centre auxiliaire classé en deuxième sont réparties entre les
centres auxiliaires non encore répartis et les centre principaux (Donc sans le 1er), etc... Les charges du
centre auxiliaire classé dernier sont réparties entre les centres principaux uniquement (Puisqu’à ce
stade, il n’y a plus de centre auxiliaire non classé)
Par ordre du pourcentage de leurs charges Par ordre du montant de leurs charges réparties
totales réparties aux autres centres auxiliaires aux autres centres auxiliaires
Exemple : Exemple :
- Entretien et rép. = 20% - Entretien et rép. = 20% X 600 000
- Système d’inf. = 10% = 120 000 €
- Système d’inf. = 10% X 116 000
= 11 600 €
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Répartition secondaire : La méthode tient compte des prestations mutuelles entre tous les centres
auxiliaires Méthode plus exacte que les 2 autres dans les situations où les centres auxiliaires se
fournissent mutuellement des prestations
Trois étapes :
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Méthode des prestations réciproques = Plus complète mais plus complexe, résultats peu différents
de la méthode des prestations en escalier
Royaume-Uni : Une enquête a prouvé que la méthode des répartitions secondaires des prestations
directes est la plus répandue, suivie des prestations réciproques (14%) et des prestations en escalier
(8%). Dans 8% des cas, les charges des centres auxiliaires n’étaient pas réparties
La difficulté est de choisir les unités d’œuvre appropriées pour répartir les charges contenues dans
les centres principaux entre les différents objets de coûts : idéalement, il faut que l’unité d’œuvre
reflète la relation de causalité entre les charges à répartir et leur consommation par les objets de
coût (Dans ce cas, on parle même d’inducteurs de coûts)
1) Opérations cadencées par le travail : Ce sont les ouvriers qui déterminent le rythme de
production, les machines sont seulement le support Les heures de main d’œuvre directe
sont une unité d’œuvre adéquate pour répartir les charges vers les produits
2) Opérations cadencées parles machines : Les machines déterminent le rythme de la plupart
des étapes de production (manutention des matières vers la chaîne de production, montage,
transfert des produits finis vers les aires de stockage et d’expédition, etc.). Les ouvriers
servent de support (Surveillance de la chaîne, prévention des incidents, ...) Les heures-
machines sont une unité d’œuvre plus appropriée.
UO = Unité d’œuvre
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Conséquence d’une UO non pertinente ? Exemple : Contexte de prod. cadencé par les machines où
l’on a pris les charges de main d’œuvre directe comme UO
Les charges (indirectes) de la division de production seront donc réparties entre les produits
selon les heures de main d’œuvre directe utilisée
Pour réduire les coûts de leurs produits, les chefs de production risquent de prêter une
attention excessive à la maîtrise des temps de main d’œuvre directe, alors que les
fournitures et équipements nécessaires aux machines ont un impact bien plus important sur
les coûts.
De manière générale, si les coûts calculés résultent d’unités d’œuvre non pertinentes, ceux-ci
risquent d’être faussés alors qu’ils sont utiles pour de nombreuses décisions importantes
(Abandon ou pas d’un produit, sous-traitance, etc.)
Considérations contradictoires
Dans certains cas, on choisit des UO qui ne sont pas de bons inducteurs de coûts. Pourquoi ?
L’amélioration de la précision des calculs des coûts est moins importante que d’autres objectifs :
- Réduction de l’effectif des salariés : Au Japon, certaines entreprises utilisent les heures de
main d’œuvre directe comme UO alors qu’elles savent qu’il ne s’agit pas d’un bon inducteur
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de leurs charges indirectes. Par contre, c’est un signal fort pour les responsables qui sont
incités à réduire la main d’œuvre, et donc les effectifs.
- Promotion du développement de l’automatisation : Dès la conception des produits, les
concepteurs qui savent que les coûts seront déterminés sur la base de la main d’œuvre
directe comme UO, étudient les produits de manière à réduire cette dernière.
- Il est aussi possible que l’entreprise ne dispose pas des moyens techniques pour mesurer les
UO les plus pertinentes (Heures-machines, etc.)
- Le choix de l’UO la plus appropriée est parfois couteux à mettre en place
La méthode s’est répandue en Europe continentale mais n’a pas traversé la Manche et encore moins
l’Atlantique
Méthode ABC
Jusqu’alors étaient utilisées des méthodes simplifiées (Toutes les charges indirectes dans un seul
centre d’analyse par ex.
L’engouement est également explicable du fait de la persistance à répartir des charges indirectes via
des UO classiques mais non pertinentes. Ex : La MOD n’est plus au goût du jour au vu de
l’automatisation.
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Problématique centrale = Répartir les charges indirectes entre les objets de coût (Les charges
directes étant directement imputées à ces mêmes objets de coûts
Méthode fondée sur l’identification d’activités qui expliquent au mieux les causes des charges
considérées comme indirectes.
Activité = Ensemble de tâches coordonnées dans un but particulier (Exemples : étudier un produit,
préparer une machine, distribuer un produit, ...)
Les coûts des activités sont ensuite répartis entre les objets de coût.
Ressources (Charges
Activités Objets de coûts
indirectes)
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: Nombreuses infos nécessaires. Méthode des centres d’analyse : imputation des charges pose moins
problème.
Exploitation des infos : aide au pilotage (Objectifs assignés aux activités, indicateurs par activité,
tableaux de bords, ...), visibilité et amélioration de l’activité (Activité en doublon, processus, ...)
Choisir des inducteurs d’activité (UO) avec un lien de causalité entre l’activité et l’objet de coût
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Influencé par :
- Le nombre d’activités
Exemple : Activité Etudes des produits et méthodes pourrait être subdivisé en Etude des produits et
Etudes des méthodes
Exemple : Pour l’activité Conduite des machines, on pourrait définir un coût de l’heure-machine
spécifique pour chaque ligne de fabrication
Prendre ces décisions en fonction du contexte et des moyens (financiers et techniques) disponibles
Attention ! De multiples activités peuvent contraindre à substituer aux UO préférables des UO plus
facilement disponibles... Trop d’approximations nuit à la précision des coûts
Notoriété de la méthode
Limites de la méthode
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17. Définition
Coûts standards = Coûts prévisionnels (Normes de coût), à priori, que l’on estime devoir s’appliquer à
une période future = Estimation prévisionnelle (Concept d’écart entre le coût prévisionnel et le
coût réel)
Tout coût standard pour une unité fabriquée comporte au moins 2 standards :
- Les quantités des ressources consommées par unité fabriquée (Charges directes : Quantité
de MP, de composants, temps de main d’œuvre et temps machine ; et charges indirectes :
Nombre d’unités d’œuvres, ...)
- Le coût unitaire prévisionnel des ressources consommées dans le processus de fabrication
(Charges directes : Coût unitaire des MP, des composants, de la MO, des machines et charges
indirectes : coût d’une unité d’œuvre, ...
Coût standard unitaire (pour une ressource donnée) = Quantité ressources prévisionnelles X
cout unitaire prévisionnelle
Coût standard total = Coût standard unitaire X Volume à fabriquer (Prévision également)
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Rappel : Coût standard total = Coût standard unitaire X Volume de production (Ventes) estimé
Se décomposent en 3 sous-écarts :
Sous-écart sur les quantités Sous-écart sur le coût unitaire Sous-écart sur le volume de
consommées standard production
Problèmes de productivité, de Problèmes de variation des Problèmes au niveau des
consommation – Responsable prix ou de négociation des prix ventes
de la production – Responsable des achats pour
les matières premières par
exemple
Se décomposent en 3 sous-écarts :
Sous-écart sur les quantités Sous-écart sur le coût standard Sous-écart sur le volume de
standards d’UO d’1 UO production
Problème de rendement, de Problème de prix, de coût Problème au niveau des ventes
productivité
19. Interprétation
En termes comptable :
- Un écart est favorable si le coût standard est surestimé par rapport au coût réel de la période
(Différence négative)
- Un écart est défavorable dans le cas contraire (Différence positive)
En termes de gestion, l’écart est l’indication d’une déviation dont les origines doivent être analysées.
Celles-ci sont variables :
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Exemple :
Cela permet de disposer d’une estimation intermédiaire entre le coût standard calculé en début de
période et le coût réel calculé en fin de période.
Illustration au moyen de l’application utilisée au chapitre 4 pour la méthode des centres d’analyse
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