La Reconquête chinoise de 1945 eut lieu tout à la fin de la guerre sino-
japonaise. Elle se composa de deux phases : la victoire alliée face à
l'offensive japonaise, à Chihkiang, dans l'ouest du Hunan (Bataille de l'ouest
du Hunan), et la contre-offensive chinoise débutée d'abord dans le Guangxi
(Seconde bataille du Guangxi), qui aboutit à la reconquête d'une partie des
territoires perdus lors de l'opération Ichi-Go, puis se poursuivit dans d'autres
provinces, repoussant les Japonais.
Échec de l'offensive japonaise dans le Hunan
Au printemps 1945, l'Armée nationale révolutionnaire chinoise, alimentée par
la route de Birmanie et le pont aérien de la « Bosse », et restructurée sous
l'impulsion du lieutenant-général américain Albert Wedemeyer, est enfin en
mesure de résister de façon coordonnée à l'invasion ennemie.
L'opération Ichi-Go ayant échoué à stopper les attaques aériennes, les
Japonais souhaitaient de leur côté neutraliser l'aérodrome chinois de
Chihkiang, qui servait notamment de base à l'US Air Force et permettait aux
Alliés de mettre en difficulté l'armée impériale dans la région. Un autre
objectif de l'offensive était de prendre le contrôle des lignes de voies ferrées
reliant le Hunan au Guangxi et Canton à Hankou et d'empêcher les Chinois
de préparer une offensive de grande ampleur.
La première partie de l'offensive, débutée le 21 mars par une attaque contre
l'ouest du Henan et le nord du Hubei, fut un succès : les Japonais parvinrent
à prendre le contrôle de