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Tension et provocation dans un jeu dangereux

Dans une atmosphère chargée de tension, deux personnages, Jared et Nyx, se confrontent à leurs émotions et désirs contradictoires. Alors qu'ils naviguent entre provocation et attraction, une série d'interactions intenses les pousse à franchir des limites, culminant dans une scène où l'humour et le désir se mêlent. La dynamique entre eux révèle une lutte de pouvoir et de vulnérabilité, laissant présager des conséquences imprévisibles.

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Ariel Ouedraogo
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Tension et provocation dans un jeu dangereux

Dans une atmosphère chargée de tension, deux personnages, Jared et Nyx, se confrontent à leurs émotions et désirs contradictoires. Alors qu'ils naviguent entre provocation et attraction, une série d'interactions intenses les pousse à franchir des limites, culminant dans une scène où l'humour et le désir se mêlent. La dynamique entre eux révèle une lutte de pouvoir et de vulnérabilité, laissant présager des conséquences imprévisibles.

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Je me redressai à mon tour, laissant un sourire en coin effleurer mes lèvres.

Ses réactions
étaient presque fascinantes à observer, comme une pièce de théâtre improvisée où elle
luttait pour garder la face. Mais ce qui m’intéressait le plus, c’était ce regard, ces yeux
flamboyants qui refusaient de céder, même face à moi. Elle ne savait pas quand
abandonner, et c’est bien ce qui m’intriguait chez elle.

Je pris le temps de remplir de nouveau mon verre, profitant du silence lourd qui s’était
installé entre nous. Elle ne me quittait pas des yeux, tendue, comme un animal prêt à
attaquer s’il se sent acculé. Je savais qu’elle attendait des réponses, et je savais aussi
qu’elle n’avait pas tort : la situation m’avait échappé. Je n’aurais jamais dû la prendre
sous les yeux de tout le monde, encore moins avec une arme à la main. Mais elle… elle
avait ce don de me faire perdre pied.

— Pourquoi ? finit-elle par murmurer, ses mots tranchant dans l’air comme une lame
fine. Pourquoi tu m’as amenée ici ?

Je serrai les doigts autour de mon verre, les yeux rivés sur l’ambre liquide qui tournoyait
au fond. Une part de moi avait envie de tout balancer, de lui dire ce qu’elle ne
comprendrait sûrement pas. Mais je me contentai de relever la tête, de poser mon regard
sombre sur elle et de laisser planer le silence quelques secondes de plus.

— T’es pas prête pour la réponse, princesse, dis-je enfin, ma voix grave et posée.

Elle fronça les sourcils, son irritation remontant en flèche. Je sentis un sourire s’étirer à
nouveau sur mes lèvres. Je savais que ça la rendrait folle, mais c’était mieux comme ça.
Si elle voulait des réponses, elle allait devoir les mériter. Et pour ça, il allait falloir qu’elle
comprenne dans quel monde elle venait de mettre les pieds.

Elle croit que je suis le problème. Mais le vrai danger, c’est qu’elle me fasse baisser ma
garde.

Je vidai mon verre d’une traite, sans la quitter du regard.

Je la fixai, incrédule, lorsqu’elle commença à retirer les bretelles de sa robe. Mon corps
entier se raidit face à l’absurdité de la situation.

— Qu’est-ce que tu fous ? demandai-je d’une voix sèche, la mâchoire serrée.

— J’ai chaud, me répondit-elle d’un ton désinvolte tout en continuant son geste, ses
doigts fins glissant lentement sur le tissu.
Le rire qui vibra dans ma gorge fut vite étouffé par la tension qui m’envahissait. Je me
levai d’un bond et saisis fermement ses bras, stoppant son geste net.

— Bordel, arrête ça tout de suite, l’ordonnai-je, mon regard accrochant le sien avec une
intensité menaçante.

Elle se stoppa enfin, mais ses yeux restèrent rivés aux miens, brillants d’une lueur que je
ne connaissais pas encore. Une chaleur déconcertante y brûlait, mêlant provocation et
quelque chose de plus troublant. Elle mordilla sa lèvre inférieure, un geste qui aurait
presque pu sembler innocent si son expression n’était pas aussi intense. Puis, d’un geste
brusque, elle ramena ses cheveux en arrière, ses mèches sombres tombant sur ses épaules.
Elle se hissa soudain sur la pointe des pieds et agrippa mon col, me tirant vers elle avec
une force surprenante pour sa taille.

— Est-ce que tu sais que tu es vraiment beau ? souffla-t-elle, sa voix presque rauque, les
mots traînant légèrement à cause de l’alcool. Tous les tueurs à gages sont aussi beaux ?

Je restai silencieux un instant, absorbant ses paroles, avant de laisser échapper un rire
bref, grave et amusé.

— Tu es beaucoup plus bavarde quand tu bois, murmurai-je en la fixant, un léger sourire


en coin. Et dire que c’est un seul verre qui t’a mise dans cet état.

Elle ne recula pas. Au contraire, ses doigts se crispèrent un peu plus sur ma chemise, et
elle se rapprocha davantage, son visage si proche du mien que je pouvais sentir son
souffle chaud caresser ma peau. Ses pupilles dilatées, ses joues rosies par l’alcool… Elle
était différente. Plus détendue. Plus provocante presque effrontée. Elle me testait, et elle
ne s’en rendait même pas compte.

— Je ne suis pas soûle ! répliqua-t-elle, son regard plongé dans le mien avec une intensité
presque brûlante. Dis-moi, est-ce que tu me trouves belle ?

Elle prononça les mots avec une lenteur étudiée, chaque syllabe semblant frôler la ligne
fragile entre défi et désir. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres, un sourire qui ne
demandait qu’à provoquer. L’air entre nous se chargea instantanément de quelque chose
de plus lourd, de plus électrique, comme si tout pouvait basculer à tout instant.

— Tu es… je m’arrêtai, les mots se coincèrent dans ma gorge, pris dans le tourbillon de
cette tension qui ne cessait de grandir.
Je sentis ma patience s’effriter un peu plus. Elle jouait avec le feu, et elle n’avait même
pas conscience de la braise qu’elle attisait. Son regard glissa lentement de mes yeux à ma
bouche, comme si elle hésitait à franchir une ligne qu’elle-même n’avait pas définie.

— Bordel ! je vais vraiment perdre la tête si ça continue comme ça, chuchotai-je d’une
voix basse, presque rauque, ma main toujours fermement agrippée à ses bras.

Elle frissonna légèrement, et pendant une fraction de seconde, son audace sembla
vaciller. Pourtant, elle ne reculait toujours pas mais resserra encore plus sa prise sur mon
col, se hissant un peu plus vers moi. Son souffle s’accéléra, ses lèvres entrouvertes
comme si elle cherchait à dire quelque chose, mais aucun mot ne sortit.

— J’ai rêvé de toi, chuchota-t-elle finalement, sa voix frémissante, comme suspendue


entre le désir et l’incertitude. Dans ce rêve, tes doigts effleuraient mon corps avec une
telle tendresse que c’en était irréel… Même après mon réveil, je pouvais encore le sentir,
encore le revivre.

Je serrai la mâchoire, sentant mon self-control s’effriter à chaque seconde. Ses mots
résonnaient dans ma tête : J’ai rêvé de toi… Bordel, elle ne savait vraiment pas ce qu’elle
disait. Pourtant, quand son regard s’était accroché au mien avec cette lueur vulnérable qui
me donnait de la posséder encore plus.

— Une douche froide va te désouler. Suis-moi, ordonnai-je d’une voix grave, presque
rauque, en me forçant à rester ferme.

D’un mouvement brusque, je relâchai son bras et reculai, mettant une distance salvatrice
entre nous. J’avais besoin de cette barrière, aussi invisible soit-elle. Elle vacilla
légèrement, surprise par la soudaineté de mon geste. Ses yeux, brillants d’une
incompréhension mêlée d’obstination, me fixèrent avec une intensité presque désarmante.

— Non ! s’écria-t-elle, sa voix vibrante de colère. J’en ai marre de tes ordres. “Nyx fais
ça”, “reste ici”… Je ne suis pas une gamine ! Arrête de me traiter comme ça !

— Et pourtant, tu agis comme une enfant en ce moment, lançai-je sèchement, le ton


cinglant.

Elle se rapprocha à nouveau, son visage aussi déterminé qu’exaspéré. Je n’eus même pas
le temps de réagir avant qu’elle ne s’agrippe à ma chemise pour me tirer vers elle. La
pression de ses doigts et la force de son geste déchirèrent le tissu fin dans un craquement
sonore. Je me retrouvai brusquement torse nu, exposé à son regard.
Le silence qui suivit fut presque palpable.

Je baissai les yeux sur les restes de ma chemise, puis remontai mon regard vers elle. Elle
venait de geler sur place, sa prise se relâchant progressivement alors que son regard
s’attardait sur mon torse. Ses pupilles s’écarquillèrent légèrement, et je sentis son souffle
se bloquer un instant. Une rougeur naissante couvrit ses joues, contrastant avec son air
défiant de tout à l’heure.

— Putain, Nyx, soufflai-je, incapable de retenir l’agacement dans ma voix.

Elle resta muette, les yeux toujours braqués sur moi ou plutôt sur mon torse. La tension
dans l’air s’épaissit dangereusement. J’aurais dû m’éloigner. J’aurais dû dire quelque
chose pour casser cet instant. Mais je ne bougeai pas, incapable de détourner les yeux
d’elle. Elle me fixait comme si elle voyait quelque chose de nouveau, de différent.

— Satisfaite ? demandai-je, ma voix rauque et ironique.

Elle leva enfin les yeux pour croiser mon regard, son expression oscillant entre surprise et
quelque chose de plus doux. Elle se mordit la lèvre, un geste inconscient qui m’arracha
un soupir silencieux.

— C’est pas ma faute si t’as décidé de porter des chemises aussi fragiles, murmura-t-elle,
tentant maladroitement de plaisanter.

Je haussai un sourcil, un rictus amusé étirant brièvement mes lèvres malgré moi.

— T’as une sacrée tendance à foutre le bordel, tu le sais ? répliquai-je en la fixant avec
intensité.

Elle se mordilla à nouveau la lèvre et murmura, la voix à peine audible :

— J’ai pas demandé à être ici…

Je sentis un frisson me parcourir malgré moi. Sa voix douce, presque hésitante, avait une
manière insidieuse de se faufiler sous ma peau. Je devais la repousser, mettre fin à cette
folie avant qu’elle ne s’enfonce encore plus loin.

— Suis moi dans la salle de bain, Nyx, lâchai-je finalement, le ton plus sec que je ne
l’aurais voulu.
— Et si je veux pas ? défia-t-elle, ses yeux s’accrochant aux miens comme pour tester
mes limites.

— Tu crois que je plaisante ? Mon regard se fit plus sombre. Suis. Moi. Dans. La. Salle.
De. Bain.

Son rire cristallin résonna dans la pièce, un rire à la fois léger et moqueur qui eut le don
d’attiser un peu plus ma frustration. Elle n’avait clairement pas conscience de la limite
qu’elle était en train de franchir. Ses provocations, son attitude désinvolte… Je sentis
mon self-control céder pour de bon.

— T’es vraiment le don de me foutre en rogne, grognai-je entre mes dents.

Sans lui laisser le temps de réagir, je fis un pas vers elle, saisis fermement sa taille et la
soulevai d’un coup sec, la faisant basculer sur mes épaules comme si elle ne pesait rien.
Elle poussa un cri de surprise qui se transforma rapidement en un mélange de rires et de
protestations.

— Lâche-moi, connard ! s’exclama-t-elle en se débattant, les poings tapant faiblement


contre mon dos. Jared, pose-moi tout de suite, j’te préviens !

— La ferme ou les gardes vont que je te fais mal, répliquai-je d’une voix grave, tentant
de masquer mon amusement alors que je marchais d’un pas ferme vers la salle de bain.

Elle continuait de gigoter, ses pieds battant l’air dans un effort désespéré pour se libérer.
Mais j’étais inébranlable. Je sentais sa chaleur contre moi, son rire vibrant dans l’air, et ça
m’agaçait presque autant que ça m’amusait.

— Tu vas regretter ça, j’te jure que tu vas le regretter ! cria-t-elle, presque hilare malgré
elle.

Je me stoppai net devant la porte de la salle de bain, la maintenant toujours fermement


sur mon épaule.

— Ah ouais ? Et qu’est-ce que tu vas me faire ? demandai-je, une pointe de sarcasme


dans la voix.

— Je sais pas encore, mais tu vas me le payer ! riposta-t-elle en tapant de plus belle sur
mon dos.
Je ne pus m’empêcher de sourire, amusé malgré moi par son entêtement. Puis, sans plus
de cérémonie, j’ouvris la porte d’un coup de pied et entrai dans la pièce. L’air frais et la
lumière éclatante de la salle de bain tranchèrent brutalement avec l’ambiance tamisée du
salon.

— Maintenant, prend une douche et ferme la, déclarai-je, ma voix laissant planer une
menace douce mais sans appel.

— Non, non, non ! protesta-t-elle en comprenant ce qui allait se passer.

Sans lui donner l’occasion d’en dire plus, je la déposai brutalement dans la baignoire, ses
pieds touchant le sol avec un bruit sourd. Elle s’agrippa au rebord pour ne pas tomber, me
lançant un regard assassin, ses cheveux légèrement en bataille.

— T’es malade ! hurla-t-elle en se redressant, le souffle court. T’es un putain de malade !

Je me contentai de m’appuyer contre le cadre de la porte, bras croisés, l’observant avec


un calme olympien.

— Prends une douche, avant que je décide de t’arroser moi-même, dis-je d’un ton
menaçant, mais le coin de mes lèvres trahissait un léger sourire amusé.

Elle me fixa un instant, cherchant visiblement une répartie cinglante, mais elle n’en
trouva pas. Ses joues étaient rouges de colère, d’embarras ou de l’effet de l’alcool, je ne
savais pas. Enfin, elle lâcha un soupir résigné avant de marmonner quelque chose
d’incompréhensible.

— T’es complètement taré, souffla-t-elle en se retournant pour ouvrir le robinet.

— Et toi, t’es une plaie, répliquai-je calmement.

Soudain, je sentis une pression sur mon bras. Avant que je ne comprenne ce qui se
passait, elle m'avait tiré brusquement vers elle, et je perdis l'équilibre. Mon pied glissa sur
le rebord mouillé, et dans un bruit sourd, je me retrouvai avec elle dans la baignoire.

— Merde ! Je- commençai-je à crier, mais je n'eus pas le temps de finir.

Elle s'empara du pommeau de douche, ouvrit l'eau à pleine pression, et m'aspergea sans
aucune retenue. L'eau glacée me frappa de plein fouet, me coupant le souffle. Elle éclata
de rire, un rire qui résonna dans la petite pièce comme une provocation.
— Bordel, Nyx, je vais te- ! grondai-je, essayant d'esquiver le jet d'eau, mais elle ne me
laissa aucune chance.

— C'est toi qui voulais que je prenne une douche, non ? railla-t-elle, les yeux pétillants
d'amusement.

L'eau coulait déjà sur mon visage, imbibant ma chemise déchirée et rendant mes cheveux
poisseux. Je passai une main sur mon visage pour essuyer l'eau qui ruisselait, mais avant
que je ne puisse réagir, Nyx lâcha le pommeau, grimpa sur moi et se hissa à ma hauteur.
Ses mains s'agrippèrent fermement à mes épaules tandis que ses genoux pressaient contre
mes hanches pour se stabiliser.

Son visage se rapprocha dangereusement du mien, et je sentis son souffle chaud effleurer
ma peau, malgré l'eau froide qui continuait à couler autour de nous.

— Qu'est-ce que tu fous ? soufflai-je d'une voix rauque, incapable de bouger, hypnotisé
par la lueur malicieuse dans ses yeux.

Elle sourit lentement, un sourire à la fois innocent et provocateur. Puis, sans prévenir, elle
approcha ses lèvres de mon oreille, sa voix descendant en un murmure doux et presque
envoûtant :

— T'as perdu, Jared.

Son souffle chaud contre ma peau m'électrisa, me clouant sur place. Mon cœur
tambourinait dans ma poitrine, chaque battement plus fort que le précédent. L'espace
réduit entre nous, ses doigts s'accrochant à moi, son rire encore accroché à l'air... Elle
était incontrôlable. Et pourtant, je ne pouvais pas détourner le regard.

— Putain, murmurai-je entre mes dents, mon regard plongé dans le sien.

Elle s'éloigna doucement, ses lèvres toujours étirées en un sourire satisfait, puis elle
éclata de rire, comme si elle venait de gagner la bataille la nlus importante du monde.

J’y arrive plus.

Je ne peux plus me retenir.

Et, sans prévenir, elle captura mes lèvres, son baiser maladroit mais chargé d'une audace
désarmante. Je restai figé un court instant, choqué par son initiative. Son rire s'éteignit
instantanément, remplacé par un léger gémissement qui vibra contre ma bouche. Cette
femme... Elle ne faisait que me surprendre, franchissant des frontières que je m'efforçais
de maintenir.

Ses lèvres, douces et tremblantes, cherchaient les miennes avec une ardeur confuse,
comme si elle se battait contre ses propres hésitations. Je sentais son souffle rapide contre
ma peau, et l'odeur mêlée de son parfum et de l'alcool envahissait mes sens. Une chaleur
sourde s'empara de moi, comme un feu qu'on ne peut éteindre.

Elle me rend dingue.

C'était comme si le monde entier s'était effacé. Il n'y avait plus que le son de l'eau
ruisselant autour de nous, nos respirations haletantes et ce feu qui nous consumait peu à
peu. Mes doigts glissèrent sur ses hanches trempées, la rapprochant davantage, cherchant
à combler le moindre espace entre nous. Elle se laissa faire, agrippant mes épaules,
comme si c'était une évidence, comme si elle avait attendu ce moment tout autant que
moi.

Elle est saoule.

Je dois m’arrêter.

Ses doigts glissèrent lentement de mes épaules à mes cheveux trempés. Son corps pressé
contre le mien, nos souffles s'entremêlaient, rapides, irréguliers. Ses lèvres avaient ce
goût alcoolisé, un mélange de whisky et d'audace, qui ne faisait qu'attiser cette envie
brutale et incontrôlable de franchir toutes les limites.

Elle poussa un gémissement plus profond contre ma bouche, et ce son... bordel, ce son
réveillait une chaleur presque insupportable dans chaque fibre de mon être.

— Fait chier, soufflai-je contre ses lèvres, ma voix rauque et tendue.

Mais ça... Ça n'allait pas le faire.

L'espace semblait rétrécir autour de nous, l'air devenait suffocant, saturé par cette tension
magnétique qui nous tenait captifs.

Nos lèvres toujours scellées dans un baiser timide et maladroit, je la saisis fermement par
les hanches, la soulevant sans effort. Ses jambes s'enroulèrent autour de ma taille dans un
mouvement presque naturel, son corps s'abandonnant complètement au mien. Sa poitrine
pressée contre mon torse.
Une de mes mains s'agrippa à la courbe de sa cuisse, l'autre glissa dangereusement bas,
effleurant le tissu humide de sa robe collée à sa peau. Un grondement monta dans ma
gorge, incapable de nier cette pulsion brutale. Ses ongles s'enfoncèrent dans ma nuque
alors que je m'avançais d'un pas décidé vers le lavabo.

Chaque mouvement que je faisais accentuait cette proximité insoutenable, le contact


brûlant entre nos corps. Le carrelage froid de la salle de bain contrastait avec la chaleur
qui montait, dévorante, prête à nous engloutir.

Je la posai contre le miroir du lavabo, mettant fin à ce baiser brûlant, le souffle court.
Pourtant, son regard accrocha immédiatement le mien, ces océans bleus si profonds que
j'avais l'impression de m'y perdre à chaque fois qu'elle me fixait.

— Ne t'arrête pas, chuchota-t-elle, ses mains toujours nouées autour de mon cou, ses
lèvres à quelques centimètres des miennes.

Je restai figé, mon cœur battant à tout rompre. Elle me dévisageait, et je pouvais sentir
son désir comme un feu qui montait.

Mais je savais que ce n'était pas elle, pas vraiment. Pas dans cet état. Je luttais contre
l'envie dévorante de céder, de la prendre contre ce lavabo.

Putain.

— Jared... ajouta-t-elle, sa voix douce, presque implorante.

Elle avait prononcé mon prénom avec une lenteur délibérée, chaque syllabe glissant sur
ma peau comme une caresse invisible.

Mon poing se serra contre le rebord du lavabo. Si elle continuait comme ça…

— Conti-

— La ferme, l'ordonnai-je brusquement, couvrant sa bouche avec ma main, le souffle


brûlant de ses paroles venant effleurer ma paume. Ne prononce plus un mot.

Je fermai les yeux un instant, ravalant ma frustration. Chaque mot qui sortait de sa
bouche, chaque regard qu'elle me lançait, était une invitation déguisée, un défi que mon
propre corps ne pouvait ignorer.

Voici une version légèrement étoffée pour renforcer la tension et le lien émotionnel :
— Tu as gagné, ma déesse, articulai-je, ma voix basse. On va considérer ça comme une
douche.

Elle me fixa, ses yeux bleus plantés dans les miens. Son souffle se calma lentement, et
son corps, auparavant tendu, sembla céder. Puis, sans prévenir, elle s’écroula doucement
contre mon torse, ses mains glissant faiblement sur mes épaules.

Un soupir m’échappa, mêlé d’exaspération et d’un reste de désir que je luttais à étouffer.
Je glissai un bras sous ses jambes, la soulevant avec facilité. L’eau de nos vêtements
trempés dégoulinait sur le sol, mais je n’y prêtais aucune attention.

En quittant la salle de bain, je sentais son souffle chaud contre ma peau, régulier, presque
apaisé. Elle avait les yeux mi-clos, murmurant des mots incohérents, des bribes de
phrases que je ne pouvais comprendre.

— Tu me rends fou, murmurai-je pour moi-même en franchissant le seuil de ma chambre.

Je la déposai délicatement sur le lit, veillant à ce qu’elle ne se cogne pas. Ses cheveux
mouillés s’étalaient en mèches désordonnées sur les draps, et son visage, malgré l’alcool,
semblait étrangement paisible.

Je me redressai, observant un instant la silhouette qui reposait devant moi, hésitant entre
la frustration et une étrange tendresse que je ne voulais pas nommer.

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