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Réduction des endomorphismes en C.P.G.E.

red

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RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES

C.P.G.E Ibnghazi de Rabat

Dans cette fiche la lettre K désigne un sous corps de C et n est un entier Exercice 3 Solution
naturel non nul. Soient n ∈ N∗ tel que n ≥ 2, (a, b) ∈ R2 et :
 
a b ... b
. . . .. 
0.1 endomorphismes diagonalisables et trigo-

b a .
A=  ∈ Mn (K)
 
.
. .. ..
nalisables . . . b 
b ... b a
Exercice 1 Solution
1. Voir la solution Déterminer χA et montrer que A est diagonalisable.
Réduire dans M3 (R) les matrices :
2. Voir la solution Donner une C.N.S pour que A soit inversible et calculer
dans ce cas A−1 .
   
3 −1 2 8 −1 −5
A =  0 2 2  et B =  −2 3 1  3. Voir la solution Calculer Ap pour tout p ∈ N.
  

1 −1 4 4 −1 −1
Exercice 4 Solution Endomorphismes de rang 1
Soient E un K.e.v de dimension finie n ≥ 2, et f un endomorphisme de E de
Exercice 2 Solution  
rang 1
1 −2 −2a 1. Voir la solution Montrer que 0 est une valeur propre de f ; et détermi-
Pour tout réel a, on pose Ma =  0 3 2a  .

ner la dimension du sous-espace propre associé E0 . Que peut-on dire
2 2 2a + 3 de la multiplicité de cette valeur propre ?
1. (a) Voir la solution Montrer en justifiant vos calculs, que le polynéme 2. Voir la solution Justifier que f est trigonalisable et que sp(f ) =
caractéristique de Ma s’écrit : χa (X) = (X −1)(X −3)(X −2a−3) {0; tr(f )}.
(b) Voir la solution En déduire les valeurs de a pour lesquelles la 3. Voir la solution Montrer que f 2 = tr(f ).f . En déduire le polynôme
matrice Ma est inversible. minimal de f .
2. Voir la solution Justifier que pour a ̸= 0 et a ̸= −1, la matrice Ma est 4. Voir la solution Montrer que les propositions suivantes sont équiva-
diagonalisable. lentes :
3. Voir la solution Déterminer dim ker(M0 − 3I3 ) où I3 désigne la matrice (a) f est diagonalisable.
unité. La matrice M0 est-elle diagonalisable ? (on répondra sans aucun (b) tr(f ) ̸= 0.
calcul supplémentaire) (c) f 2 ̸= 0.
4. Voir la solution La matrice M−1 est-elle diagonalisable ? Montrer que, dans ce cas, si x0 est un vecteur de E vérifiant f 2 (x0 ) ̸= 0
alors f (x0 ) est un vecteur propre de f associé à tr(f ).

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5. Voir la solution Donner deux exemples de matrices de M3 (R) de rang Exercice 6 Solution
1, la premiére étant diagonalisable, et la seconde non diagonalisable. Pour tout entier n supérieur ou égale à 2 on note
0 1 0 ... 0
 
6. Voir la solution Diagonaliser dans Mn (R) les matrice :

1 . . . . . . . . . .. 
   .
a b ... b  .. .. .. 
An = . . . 0  ∈ Mn (C)
 
1 ··· 1  b a . . . ... 
  0

. .
..  . .. .. .. 
 ..
J =  puis A =  . . . . 1
 
.  .. . . ..  
1 ··· 1  . . . b

 0 ... 0 1 0
b ... b a
A1 = (0) et χn (x) = det(xIn − An ).
1. Voir la solution Montrer que :
∀n ≥ 3 , χn (x) = xχn−1 (x) − χn−2 (x).
5 Solution Matrice compagnon
Exercice 
0 . . . . . . 0 a0 2. Voir la solution Calculer χ1 (x) et χ2 (x).

 1 ...
 .. 
3. Voir la solution Pour tout x ∈] − 2, 2[, on pose x = −2 cos(α) avec
 . a1 

 . .
Soit A =  0 . . . .

 α ∈]0, π[. Montrer que :

 . .. 
 . .. .. sin(n + 1)α
 . . . 0 .  ∀n ∈ N∗ , χn (x) = (−1)n

0 ... 0 1 an−1 sin(α)

1. Voir la solution Montrer que deg(πA ) = n, puis en déduire une relation 4. Voir la solution En déduire que An est diagonalisable et calculer χn (X).
entre πA et χA .
Exercice 7 Matrice
 circulante

2. Voir la solution Déterminer χA , puis en déduire πA . Pour tout a = a0 , · · · , an−1 ∈ Cn on pose
3. Voir la solution Réciproquement, déterminer πA , puis en déduire χA . 
a0 an−1 an−2 · · · a2 a1

4. Voir la solution Pour quelle C.N.S A est-elle inversible ?



... ... ... 
 a1 a2
 


.. .. .. .. .. 
5. Voir la solution Donner une C.N.S pour que A soit diagonalisable.  a2

. . . . .


Ma =  .

.. .. .. ..

 ..

6. Voir la solution Déterminer le sous espace propre de A associe à une  . . . . an−2 

valeur propre λ ∈ sp(A).  ... .. .. 
a
 n−2 . . an−1 

an−1 an−2 ··· a2 a1 a0

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Pour a = (0, 1, · · · , 0), la matrice sera notée tout simplement J ; 1. Montrer que u est diagonalisable si, et seulement si ,il existe une
suite (λ1 , λ2 , . . . , λr ) de scalaires deux à deux distincts et une suite
0 ··· ··· 0 1
 
(p1 , p2 , . . . , pr ) d’endomorphismes non nuls de E telles que :
1 . . .
 
 0  k

J = ... ... ..  k
∀k ∈ N , u =
X
λki .pi
0 . 
. ..  i=1
. ..
. . ... .

0 ··· 0 1 0 2. Montrer que dans ces conditions ,{λ1 , . . . , λr } est le spectre de


u et (p1 , p2 , . . . , pr ) est la famille des projecteurs propres associée
1. Voir la solution Exprimer Ma en fonction des puissances de J.
2. Voir la solution Montrer que J est diagonalisable dans C. Qu’en est-il
dans R ? 0.2 polynômes annulateurs, polynôme mini-
3. Voir la solution En déduire que M est diagonalisable dans si C. mal
4. Voir la solution En déduire le déterminant de M.
Exercice 10 Solution
Donner le polynôme minimal des matrices suivantes :
Exercice 8 Solution 
1 2 −2

3 0 8
 
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et u un endomorphisme
A = 2 1 −2 et B =  3 −1 6 
   
de E. On note alors Φu l’endomorphisme de L(E) défini par : 2 2 −3 −2 0 −5
Φu : L(E) −→ L(E)
v 7−→ [u, v] = u ◦ v − v ◦ u
Exercice 11
1. Voir la solution Montrer que si u est diagonalisable, alors Φu est aussi
diagonalisable et préciser son spectre en fonction de celui de u On considére l’équation matricielle (E) : X 2 + X = A ou X ∈ Mn (C)
et  
2. Voir la solution Montrer que si u est nilpotent alors Φu est nilpotent. 1... ... 1
 . .. .. 
A =  ..
 . .
Exercice 9 1... ... 1
Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n et u un endomorphisme 1. Déterminer un polynôme annulateur de A puis un polynôme annulateur
de E. de X.

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2. Montrer que X est diagonalisable sur C


3. Montrer que tout vecteur propre de X est un vecteur propre de A
4. Diagonaliser A. En déduire les solutions de (E). Exercice 15 Solution Le théoréme de Cayley-Hamilton
5. Qu’en est-il sur R Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n ≥ 1 et u ∈ L(E).

1. On suppose qu’il existe x0 ∈ E tel que la famille (ui (x0 ))i∈{0...n−1} soit
Exercice 12 n−1
ak uk (x0 ).
X
une base de E. On pose un (x0 ) =
k=0
Soit E un K-espace vectoriel et f un endomorphisme de E admettant
un polynôme minimale. Montrer que si f est inversible, alors f −1 est un (a) Voir la solution Calculer χu en fonction des ak .
polynôme en f (b) Voir la solution En déduire que χu (u) = 0L(E) .

Exercice 13 Solution 2. Pour x ∈ E tel que x ̸= 0E on pose


Soit n un entier non nul et A une matrice carrée d’ordre n a coefficients réels. n o
2
1. Voir la solution On suppose que A + A + In = 0. Montrer que n est Eu (x) = Vect uk (x) , k ∈ N
pair.
2. Voir la solution On suppose que A3 + A2 + A = 0, montrer que le rang (a) Voir la solution Montrer que Eu (x) admet une base de la forme
de A est pair. (x, u(x), . . . , up−1 (x)).
3. Voir la solution On suppose que A3 − 3A − 4In = 0, montrer que A (b) Voir la solution En déduire que χu (u)(x) = 0.
est de déterminant strictement positif.
3. Voir la solution Retrouver le théorème de Cayley Hamilton.

Exercice 14 Solution
Soient E un espace vectoriel de dimension finie non nul, on suppose qu’il
existe deux endomorphismes de E , f et g tels que Exercice 16 Solution
Soit E un R-espace de dimension finie non nulle et u ∈ L(E). On suppose
f og − gof = idE que u posséde un polynôme annulateur P vérifiant P (0) = 0 et P ′ (0) ̸= 0.
Montrer que
1. Montrer que : ∀P ∈ K[X] , f oP (g) − P (g)of = P ′ (g),
Imf ⊕ ker f = E
2. En déduire que g n’admet pas de polynôme minimal,
3. Conclure.

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0.3 Matrices par blocs Exercice 20


Soit A ∈ Mn (K). Donner une condition nécessaire et suffisante sur A pour
Exercice 17 Solution ! que la matrice par blocs
Ir 0r,n−r
Soient A et B deux matrices de Mn (C) et posons Jr =
!
0n−r,r 0n−r,n−r A A
B= ∈ M2n (K)
pour tout r ∈ [[0, n]] ; avec la convention J0 = 0 et Jn = In . 0 A

1. Voir la solution On suppose dans cette question seulement que A est soit diagonalisable.
inversible, montrer que χAB = χBA
2. Voir la solution Montrer que les matrices Jr B et BJr ont le même 0.4 Sous-espaces stables.
polynôme caractéristique.
Exercice 21
3. Voir la solution Montrer que AB et BA ont le méme polyôme carac- Déterminer les sous espaces stables par l’endomorphisme UA canoniquement
téristique. associé à la matrice réelle :
 
0 1 1
A = 1 0 1
 
Exercice 18 Solution
0 A
!
0 0 1
Soit A ∈ Mn (C) et B = ∈ M2n (C)
In 0
Exercice 22 Solution Diagonalisation simultanée
1. Voir la solution Déterminer le polynôme caractéristique de B en fonc- Soit f et g deux endomorphismes d’un espace vectoriel E de dimension finie,
tion de celui de A. diagonalisables qui commutent. Montrer que f et g admettent une base de
2. Voir la solution Discuter la diagonalisation de B en fonction de celle diagonalisation commune.
de A.
Exercice 23
Soit f un endomorphisme diagonalisable d’un K-espace vectoriel de dimen-
Exercice 19 Solution sion finie n ,on note par
Soit A une matrice de Mn (C). Montrer que la matrice par bloc : C(f ) = {g ∈ L(E) , f og = gof }

4A 2A
! 1. Montrer que : C(f ) est un sous espace vectoriel de L(E)
B= 2. Montrer qu’un endomorphisme g est un élément de C(f ) si et seulement
−3A −A
si chaque sous espace propre de f est stable par g .
(dim Eλ )2 .
X
est diagonalisable si, et seulement si, A l’est. 3. En déduire que dim(C(f )) =
λ∈Sp(f )

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4. On suppose que que les valeurs propres de f sont simples. Montrer que Sont de la forme Imuk pour k ∈ [[0, n]].
(ide , f, . . . , f n−1 ) est une base de C(f ).
4. Montrons réciproquement que tout endomorphisme u ne possédant
Exercice 24 qu’un nombre fini de sous espaces stables est cyclique.

Soit E un K-espace vectoriel de dimension finie n, et u un endomor-


phisme cyclique sur E, c’est à dire, il existe un vecteur x0 de E tel que la Exercice 25
famille uk (x0 ) engendre E.
k∈N
1. (a) Montrer que l’application Soit u un endomorphisme d’un K-espace vectoriel E dont le polynôme
 caractéristique est scindé. Montrer que u est diagonalisable si et seulement
K[X] −→ E si tout sous espace stable par u admet un supplémentaire stable par u.
φ:
P 7−→ P (u)(x0 )
est linéaire , surjective de noyau l’idéal πu .K[X]
(b) En déduire que (x0 , u(x0 ), . . . , un−1 (x0 )) est une base de E dans Exercice 26
laquelle la matrice de u est la matrice compagnon associe à πu Soit A et B deux matrices de Mn (C).
2. (a) Montrer que l’application : 1. Montrer que si AB = BA alors A et B ont un vecteur propre commun.
ψ : I 7−→ FI = {R(u)(x0 ) / R ∈ I} 2. Montrer que si AB − BA = αA avec α ∈ C∗ , alors A est nilpotente et
A et B ont un vecteur propre commun (On calculera Ak B − BAk pour
est une bijection de l’ensemble des idéaux I de K[X] contenant
tout entier k)
πu sur l’ensemble des sous espaces stables par u de E
(b) En déduire qu’il n’existe qu’un nombre fini de sous espaces stables 3. Montrer que si AB − BA = αA + βB avec (α, β) ∈ C2 , alors A et B
par u ont une vecteur propre commun.
3. Montrer que les sous espaces de Kn stables par l’endomorphisme u
canoniquement associé à la matrice triangulaire supérieure :
0 1 0 ... 0
 
Exercice 27 Solution

0 ... 
 0 1 0

.
. .. ..  Montrer que deux matrices A et B de Mn (C), ont un vecteur propre
A= . . . 0
.

commun si, et seulement si, il existe une matrice U non nulle de Mn (C) telle
. .. 
. . 1
 que l’on ait U A = BU .
0 ... ... 0

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0.5 Applications Exercice 30 Solution

Exercice 28 Soit n un entier supérieur à 2 et E un espace vectoriel sur R de dimension


n.



X ′ = 4X − 3Y + 9Z 1. Soit p un projecteur de E.
Y ′ = −3X + 4Y − 9Z

(a) Démontrer que les sous-espaces vectoriels Ker(p) et Im(p) sont

1. Resoudre le systeme differentiel : supplémentaires dans E.


Z′ = −3X + 3Y − 8Z
(b) En déduire que la trace de p est égale au rang de p.

X(0) = Y (0) = 1, et Z(0) = −1


(c) Un endomorphisme u de E vérifiant Tr(u) = rg(u) est-il nécessai-
2. 
Determiner en fonction de n les valeurs de xn , yn , zn définis par
rement un projecteur de E ?
 xn+1 = 2xn
2. Donner un exemple de deux matrices A et B de M3 (R) de rang 1 telles



n+1 = xn + 3yn − zn
y

. que A soit diagonalisable et B ne soit pas diagonalisable. Justifier la




zn+1 = xn + yn + zn réponse.


x0 = y0 = z0 = 1 3. Soit u un endomorphisme de E de rang 1.
(a) Démontrer qu’il existe une base β = (e1 , · · · , en ) de E telle que la
matrice Matβ (u) de u dans β soit de la forme :
Exercice 29 Solution
0 ···
 
0 a1
Soit les suites réelles (un ), (vn ) et (wn ) définies par : 
 0 ··· 0 a2 
Matβ (u) =  ..  ∈ Mn (R) où a1 , · · · , an sont n nombres
.. .. 
. . . 


0 · · · 0 an

un+1 = un + 3vn


∀n ∈ N vn+1 = 3un + vn + 4wn et (u0 , v0 , w0 ) = (1, 0, 1).
 (b) Démontrer que u est diagonalisable si, et seulement si, Tr(u) ̸= 0.

wn+1 = 4vn + wn
(c) On suppose que Tr(u) = rg(u) = 1. Démontrer que u est un
1 3 0
 
projecteur.  
1. (a) Diagonaliser la matrice A =  3 1 4  ∈ M3 (R).
  1 1 −1
(d) Soit la matrice A =  1 1 −1  ∈ M3 (R). Démontrer que A
 
0 4 1
n
(b) Déterminer A pour tout n ∈ N. On pourra utiliser la calculatrice. 1 1 −1
est la matrice d’un projecteur de R3 dont on déterminera l’image
2. Expliciter les termes un , vn et wn en fonction de n. et le noyau.

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Solutions
 
x
En posant X = y  on a :
 

z
Réponse 1 énoncée


−x + y
− 2z = 0


1. AX = 2X ⇐⇒ −2z = 0


−x + y − 2z = 0

−x + y =0
X −3 1 −2 ⇐⇒
z =0
χA (X) = 0 X −2 −2
−1 1 X −4 
=y
x
⇐⇒ 
X −4 1 −2 z = 0,
= X −4 X −2 −2 C1 ← C1 + C2 + C3
X −4 1 X −4

X −4 1 −2
= 0 X −3 0 L2 ← L2 − L1 et L3 ← L3 − L1
0 0 X −2

= (X − 4)(X − 3)(X − 2) 
− 2z = 0
y


AX = 3X ⇐⇒ y − 2z = 0



−x + y − z = 0
χA est scindé à racines simples, donc A est diagonalisable, de plus, les 
sous espaces propres sont des droites vectorielles. Pour diagonaliser A,
y = 2z,
⇐⇒
on va résoudre dans M3,1 (R) les équations AX = λ.X pour λ = 4, 3, 2. x =z

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2.



− 2z = 0
x + y
AX = 4X ⇐⇒ 2y − 2z = 0



−x + y = 0
X −8 1 5
 χB (X) = 2 X − 3 −1
x + y
 − 2z = 0
−4 1 X +1

⇐⇒ y = z


x=y X −2 1 5
= X − 2 X − 3 −1 C1 ← C1 + C2 + C3
⇐⇒ x = y = z X −2 1 X +1

X −2 1 5
= 0 X −4 −6 L2 ← L2 − L1 et L3 ← L3 − L1
0 0 X −4

= (X − 4)2 (X − 2)
 
1
Donc, E2 = Vect(V1 ), E3 = Vect(V2 ) et E4 = Vect(V3 ) avec V1 = 1,
 

0
   
1 1
V2 = 2 et V3 = 1.
   

1 1
   
2 0 0 1 1 1
Conclusion : A = P DP −1 avec D = 0 3 0 et P = 1 2 1
   

0 0 4 0 1 1 χB est scindé, donc B est trigonalisable. Résolvons dans M3,1 (R) les

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     
x 1 1
équations BX = λ.X pour λ = 4, 2. En posant X = y  on a :
 
Donc, E2 = Vect(V1 ) et E4 = Vect(V2 ) avec V1 = 1 et V2 = −1
  
.
z 1 1
Puisque 4 est une valeur propre double de B et dim E4 < 2 alors B
n’est pas diagonalisable. pour trigonaliser B, il suffit de compéter la

−4x + y
 + 5z = 0
famille (V , V ) en une base (V1 , V2 , V3 ) de M3,1 (R).On peut prendre

BX = 4X ⇐⇒ 2x + y − z = 0  1 2 

 1 1 1 1 1 1 1

−4x + y + 5z = 0 V3 = 0, car 1 −1 0 = 2 ̸= 0. En posant P = 1 −1 0 alors
   
 0 1 1 0 1 1 0
−4x + y + 5z = 0  
⇐⇒ 2 0 a
2x + y −z =0 B est de la forme A = P T P −1 avec T =  0 4 b  avec a, b ∈ R tels


0 0 4
−4x + y + 5z = 0 que BV3 = aV1 + bV2 + 4V3 , ou encore (B − 4I3 )V3 = aV1 + bV2 . Or,
⇐⇒ 4 = a + b
6x − 6z = 0 (2) ← (2) − (1) (B − 4I3 )V3 = aV1 + bV2 ⇐⇒ 
−2 = a − b

= −z
y
⇐⇒ 

x=z
a =1
⇐⇒ .
b = 3
 
2 0 1
et 0 4 3.
Donc T =  

 0 0 4
−6x + y
+ 5z = 0 Remarque :Montrons que l’on peut choisir V3 de sorte à trouver



BX = 2X ⇐⇒ 2x − y − z = 0 2 0 0

T =0 4 1, c’est à dir BV3 = V2 + 4V3
 

−4x + y + 3z = 0
0 0 4

−6x + y

 + 5z = 0,
⇐⇒ −4x + 4z = 0, (2) ← (2) + (1)



2x − 2z = 0, (3) ← (3) − (1)

⇐⇒ x = y = z

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 
a
Si on pose V3 =  b , on se raméne au systéme :
 

c

4a − b − 5c =1
−2a − b + c = −1
 
0
 2 
2 −1  
On choisit a = 0, et alors b = et c = . On prend alors V3 = 
 3 

3 3  −1 
3
Réponse 2 énoncée

1.

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Revenir à la question

X −1 2 2a
χa (X) = 0 X − 3 −2a
−2 −2 X − 2a − 3

X − 3 − 2a 2 2a
= −X + 3 + 2a X − 3 −2a , C1 ← C1 − C2 − C3
−X + 3 + 2a −2 X − 2a − 3

X − 3 − 2a 2 2a
= 0 X −1 0 ; L2 ← L1 + L2
0 0 X − 3 ; L3 ← L1 + L3

= (X − 1)(X − 3)(X − 2a − 3)

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(b)
(a) Revenir à la question Ma est inversible si et seulement si elle n’ad-
−3
met pas 0 comme valeur propre, donc, si et seulement si a ̸= .
2

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RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
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2. Revenir à la question Si a ̸= 0 et a ̸= −1 alors 2a + 3 ̸= 1 et 2a + 3 ̸= 3


et par la suite χMa est scindé à racines simples, puis la matrice Ma est
diagonalisable.

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RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
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3. Revenir à la question On a dans ce cas χM0 = (X − 1)(X − 3)2 et


 
−2 −2 0
rg(M0 − 3I3 ) = rg  0 0 0


2 2 0

=1

Donc, d’aprés le théoréme du rang, dim ker(M0 − 3I3 ) = 2, et par


conséquent M0 est diagonalisable.

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RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
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4. Revenir à la question Dans ce cas, χM−1 = (X − 1)2 (X − 3) et


 
0 −2 2
rg(M−1 − I3 ) = rg 0 2 −2


2 2 0
!
0 2 −2
= rg
2 2 0

=2

toujours, d’aprés le théoréme du rang, dim ker(M−1 − 3I3 ) = 1 < 2, et


par conséquent M−1 n’est pas diagonalisable.
Réponse 3 énoncée

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1. Revenir à la question rang, que rg (A − (a − b)In ) = 1. En effet,


 
b ... b
. .. 
X − a −b . . . −b  ..
rg (A − (a − b)In ) = rg  . 

... .. b ... b
−b .
χA (X) = .. ... ...
. −b =1
−b . . . −b X − a

X − a − (n − 1)b −b ... ... −b


... ..
X − a − (n − 1)b X − a .
n
= X − a − (n − 1)b ... ... .. ; C1 ←
P
Ci
−b .
i=1
.. .. .. ..
. . . . −b
X − a − (n − 1)b −b . . . −b X − a

X − a − (n − 1)b −b ... ... −b


0 X −a+b 0 ... 0
.. .. ..
= 0 0 . . . ; Li ← Li − L1
.. .. .. .. 2≤i≤n
. . . . 0
0 0 ... 0 X −a+b

= (X − a − (n − 1)b) (X − a + b)n−1

n o
Ainsi, Sp(A) = a + (n − 1)b, a − b . Remarquons que si b = 0
alors A = aIn , donc diagonale. Supposons que b ̸= 0. Dans ce cas,
a + (n − 1)b ̸= a − b, a + (n − 1)b est une valeur propre simple et a − b
est une valeur propre de multiplicité n − 1. Il suffit de montrer alors
que dim ker (A − (a − b)In ) = n − 1, ou encore, d’aprés le théoréme du

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2. Revenir à la question A est inversible si et seulement si 0 n’est pas


valeur propre de A, si et seulement si a − b ̸= 0 et a + (n − 1)b ̸= 0.
Et comme A est diagonalisable, alors son polynôme minimal πA est
scindé et à racines simples. ainsi, selon les cas, a + (n − 1)b ̸= a − b ou
a + (n − 1)b = a − b, on a πA (X) = (X − a − (n − 1)b) (X − a + b) ou
πA (X) = X − a + b. Dans les deux cas (X − a − (n − 1)b) (X − a + b)
est un polynôme annulateur de A. Ainsi A2 − (2a + (n − 2)b) A +
(a + (n − 1)b) (a − b) In = 0n et
1
A−1 = (A − (2a + (n − 2)b) In ) .
(a + (n − 1)b) (b − a)

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 
1 ··· 1
. .. 
3. Revenir à la question Si on pose J =   .. . alors A =
1 ··· 1
(a − b)In + bJ, et pour tout k ∈ N∗ on a J k = nk−1 J. Donc, pour
p ≥ 1 on a :
!
p p
p
(a − b)p−k bk J k
P
A =
k=0 k
!
p p
p
= (a − b) In + (a − b)p−k bk nk−1 J
P
k=1 k
! !
p 1 p p
= (a − b) In + −(a − b)p + (a − b)p−k (nb)k J
P
n k=0 k

1
= (a − b)p In + [−(a − b)p + (a − b + nb)p ] J
n
Réponse 4 énoncée

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1. Revenir à la question D’aprés le théoréme du rang, 0 est une valeur


propre de f et dim ker E0 = n − 1. La multiplicité m(0) est telle que
n − 1 ≤ m(0).

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2. Revenir à la question La matrice de f dans une base B = (e1 , · · · , en )


adaptée E0 est triangulaire supérieure et sp(f ) = {0; tr(f )}.
On peux remarquer aussi que X n−1 divise χf donc χf est de la forme
χf = X n−1 (X − λ), donc scindé et f est trigonalisable. Connaissant le
coefficient de X n−1 dans χf ; qui est −tr(f ), on conclut que λ = tr(f )

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3. Revenir à la question Soit a ∈ E tel que f (a) ̸= 0 et soit λ ∈ K tel


que f 2 (a) = λ.f (a). Soit x ∈ E. Il existe α ∈ K tel que f (x) = α.f (a).
D’où f 2 (x) = α.f 2 (a) = λα.f (a) = λ.f (x). Ceci montre que f 2 = λ.f .
Ainsi, X 2 − λ.X = X(X − λ) est un polynôme annulateur de f . comme
f ̸= 0 et f ̸= λ.idE alors X 2 − X = X(X − λ) est le polynôme minimal
de f et Sp(f ) = {0, λ}. Donc λ = tr(f ) et f 2 = tr(f ).f .

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4. Revenir à la question

(a) ((1) =⇒ (2)) : Car le polynôme minimal de f doit étre scindé à


racines simples.
(b) ((2) =⇒ (3)) : Car f 2 = tr(f ).f
(c) ((3) =⇒ (1)) : Dans ce cas tr(f ) ̸= 0, donc le polynôme minimal
de f doit étre scindé à racines simples
Si x0 est un vecteur de E vérifiant f 2 (x0 ) ̸= 0 alors f (f (x0 )) = f 2 (x0 ) =
tr(f ).f (x0 )

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 
1 1 1
5. Revenir à la question 1 1 1

 est une matrice de rang 1 et de trace
1 1 1
 
0 0 1
3, donc diagonalisable, et 0 0 0 est une matrice de rang 1 et de
 

0 0 0
trace 0, donc non diagonalisable.

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6. Revenir à la question J est de rang 1 et de trace n, donc diagonali-


sable. Toutes les colonnes sont égales, donc si (e1 , · · · , en ) est la base
canonique de M3 (R), alors (e1 , · · · , en−1 ) est une base de ker J. Il est
facile de remarquer que J × en = nen ; donc en est un vecteur propre
associé à la valeur n. On en déduit que J = P DP −1 avec

10 ... 0 1
 
 . .. .. .. 
 0
 . . 0 
 . .. 
P =
 .
. ... ..
. 0 .
 0 ... 0 1 0
 

−1 . . . . . . −1 1

et  
0 ... 0 0
. .. .. 
 .. . .
D = . .
 
. ..
. . 0

0 ... 0 n
Remarquons que

A = b.J + (a − b)In = P ((a − b)In + b.D) P −1

Réponse 5 énoncée

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1. Revenir à la question Supposons que deg(πA ) ̸= n. Alors deg(πA ) < n


n−1
bk xk ; avec b0 , · · · , bn−1 ∈ K non
P
et πA s’écrit sous la forme πA =
k=0
n−1
bk Ak = 0. Notons B = (e1 , · · · , en ) la
P
tous nuls, et par la suite
k=0
base canonique de Mn,1 (K). Remarquant sue Ak × e1 = ei+1 pour tout
i ∈ [[1, n − 1]] on a
n−1 n−1
bk Ak = 0 =⇒ bk Ak × e1 = 0
P P
k=0 k=0
n−1
P
=⇒ bk ei+1 = 0
k=0
=⇒ b0 = · · · bn−1 = 0 ; car B est une base de Mn,1 (K)

Absurde. Donc deg(πA ) = n et alors πA = χA .

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2. Revenir à la question On applique l’opération élémentaire L1 ↔


n−1
P k
L1 + X Lk+1 et on développe suivant la premiére ligne. En posant
k=1
n−1
PA = X n − ak X k on trouve :
P
k=0

x 0 ... 0 −a0 0 0 ... 0 PA (x)


.. .. .. ..
−1 . . . −1 x . −a1
... ... = 0 . .
.. .. 0 ..
0 0 −an−3 .
.. ... ... .. . . . .
. x −an−2 . . . x −an−2
0 ... 0 −1 x − an−1 0 . . . 0 −1 x − an−1
−1 ∗ . . . ∗
.. .. ..
n+1 0 . . .
= (−1) PA (x) . . .
.. .. .. ∗
0 ... 0 −1
= (−1)n+1 (−1)n−1 P (x)
= PA (x)

Donc χA = πA = PA .

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n
bk xk ; avec bn = 1 et
P
3. Revenir à la question Posons πA =
k=0
b0 , · · · , bn−1 ∈ K. Comme précédemment, si B = (b0 , · · · , bn−1 ) est
la base canonique de Mn,1 (K) alors
n n
bk Ak = 0 =⇒ bk Ak × e1 = 0
P P
k=0 k=0
n−1
bk ei+1 + An × e1 = 0
P
=⇒
k=0
n−1
=⇒
P
bk ei+1 + A × en = 0 .
k=0
n−1
P n−1
P
=⇒ bk ei+1 + ak ei+1 = 0
k=0 k=0
=⇒ b0 = −a0 · · · bn−1 = −an−1 ; car B est libre dans Mn,1 (K)

Donc πA = PA et alors πA = PA .

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4. Revenir à la question A est inversible si et seulement si 0 n’est pas une


valeur propre de A, donc si et seulement si 0 n’est pas racine de PA .

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5. Revenir à la question Puisque πA = PA , alors A diagonalisable si et


seulement si PA est scindé à racines simples.

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 
x1
 . 
 .. .
6. Revenir à la question Supposons que AX = λ.X avec X =  
xn
Alors, par récurrence
 
λn−1 − an−1 λn−2 − · · · − a1
 n−2
λ − an−1 λn−3 − · · · − a2 

..
 
X = xn . 
 .


 

 λ − an−1 

1

Donc,  
λn−1 − an−1 λn−2 − · · · − a1
 n−2
λ − an−1 λn−3 − · · · − a2 

..
 
Eλ = Vect  .
 
 . 

 λ − an−1 

1
Réponse 6 énoncée

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1. Revenir à la question Soit n ≥ 3 dt x inC. Alors, en développant le


déterminant suivant la premiére ligne on a

x −1 0 . . . 0
. . . .
−1 . . . . . . ..
χn (x) = 0 . . . . . . . . . 0
.. . . . . . .
. . . . −1
0 . . . 0 −1 x

−1 0 . . . 0
x −1 −1 0 ... 0
.. .. .. .. .. . .
−1 . . . . 0 x . . . ..
=x 0 . . . . . . . 0 + ...
. . . .
−1 . . . . 0
.. . . . . . . .. .. .. ..
. . . . −1 . . . . −1
0 . . . 0 −1 x 0 . . . 0 −1 x

x −1 0 . . . 0
. . . .
−1 . . . . . . ..
= xχn−1 (x) − 0 . . . . . . . . . 0
.. . . . . . .
. . . . −1
0 . . . 0 −1 x

= xχn−1 (x) − χn−2 (x).

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2. Revenir à la question χ1 (x) = x et χ1 (x) = x2 − 1

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3. Revenir à la question C’est une récurrence sur n. pour n = 1 on a

χ1 (x) = −2 cos α
−2 cos α. sin α
=
sin(α)
sin 2α
=−
sin(α)
et pour n = 2 on a

sin 3α Im (cos α + i sin α)3


=
sin(α) sin(α)
3 cos2 α sin α − sin3 α
=
sin(α)
= 3 cos α − sin2
2

= 4 cos2 α − 1
= χ2 (x)

Supposons que ce résultat reste vrai jusqu’é un certain n ≥ 2. Alors

χn+1 (x) = xχn (x) − χn−1 (x)


sin(n + 1)α sin(n)α
= x(−1)n + (−1)n
sin(α) sin(α)
(−1)n
= (−2 cos α sin(n + 1)α + sin(n)α)
sin(α)
sin(n + 2)α
= (−1)n+1
sin(α)

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4. Revenir à la question D’aprés la question précédente, χA admet n ra-



cines deux à deux distinctes xk = −2 cos avec 1 ≤ k ≤ n, donc
n+1
A est diagonalisable et
n−1
!
Y kπ
χn (X) = X + 2 cos
k=1 n+1

Réponse 7 énoncée
Pour tout a = (a0 , · · · , an−1 ) ∈ Cn on pose
 
a0 an−1 an−2 · · · a2 a1

.. .. .. 
 a1

. . . a2 


... ... ... ... .. 
 a2 . 
 
Ma =  .

... ... ... ...

 ..

 an−2 

 .. .. .. 
a
 n−2 . . . an−1 

an−1 an−2 ··· a2 a1 a0

Pour a = (0, 1, · · · , 0), la matrice sera notée tout simplement J ;

0 ··· ··· 0 1
 

1 . . .
 
 0 

J = .. .. .. 
0 . . . 
. .. 
. .. .
. . .. .

0 ··· 0 1 0

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1. Revenir à la question Remarquons d’abord Ma × J = M(an−1 ,a0 ,··· ,an−2 ) .


on en déduit, en notant B = (e1 , e2 , · · · , en ) la base canonique de Cn ,
qu’on a

J = Me2 , J 2 = Me3 , · · · , J n−1 = Men , J n = Me1 = In .


n−1 n−1
ai .J i .
P P
Ainsi, Ma = ai .Mei+1 =
i=1 i=1

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2. Revenir à la question Comme J n = In alors J admet X n − 1 =


n−1
Q  
X − e2ikπ/n comme polynôme annulateur, qui est scindé à racines
k=0
simples dans C, donc J est diagonalisable dans C.
On pourra aussi calculer le polynôme caractéristique de J en dévelop-
pement suivant la première ligne ;

0 · · · 0 −1
X
... ...
−1 0
χJ (X) = 0 . . . . . . . ...
. .
.. . . . .
. . . 0
0 · · · 0 −1 X

X 0 ··· 0 −1 ∗ ··· ∗
... ... .. .. .. ..
∗ . 0 . . .
=X . .. + (−1)n+1 .(−1) . ..
.. . 0 .. . ∗
∗ ··· ∗ X 0 ··· 0 −1

= Xn − 1

Dans R, pour répondre à la question, déterminons le polynôme mi-


n
ak .X k avec
P
nimal de J dans R. Il est de la forme πJ (X) =
k=0
n
k
a0 , · · · , an ∈ R, et il vérifie la relation πJ (J) =
P
ak .J = 0, ou encore
k=1
M(a0 +an ,a1 ,a2 ,··· ,an−1 ) = 0. Donc a1 = a2 = · · · = an−1 = 0 et a0 + an = 0,
et puisque πJ est unitaire, alors πJ (X) = X n − 1. Ce dernier est scindé
dans R si et seulement si e2iπ/n ∈ R, si et seulement si n = 1 ou n = 2.

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3. Revenir à la question J s’écrit sous la forme J = P DP −1 où


P ∈ Mn (C) est une matrice inversible et D ∈ Mn (C) est une ma-
n
trice diagonale. D’où : Ma = P ∆P −1 avec ∆ = ak .Dk , qui
P
k=1
est visiblement
n
 si D = diag (λ1 , · · · , λ1 ) alors
diagonale ; En effet,
n
ak .λk1 , · · · , ak .λkn .
P P
∆ = diag
k=1 k=1

MP page 38 Nouira Redouane


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4. Revenir à la question D’après la question précédente, det M =


n n

al .λlk
Q P
. Notons que les valeurs propres de J sont exactement
k=1 l=1
les racines du polynôme minimal πJ qui sont e2ikπ/n , 1 ≤ k ≤ n, donc
n n
!
al .e2iklπ/n .
Y X
det M =
k=1 l=1

Réponse 8 énoncée

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1. Revenir à la question Supposons que u est diagonalisable et soit


B = (e1 , · · · , en ) une base de vecteurs propres de u associés aux valeurs
propres λ1 , · · · , λn ∈ K. Posons, pour tout i, j ∈ [[1, n]], vi,j l’endomor-
phisme de E défini sur la base B par

e ; si k = i
j
vi,j (ek ) = δi,k .ej = ;
0 ; sinon

δi,k étant le symbole de Kronecker. Les matrices des vi,j dans la base
B sont les matrices élémentaires de Mn K ; donc, la famille (vi,j )1≤i,j≤n
est une base de L(E). D’autre part, pour tout i, j, k [[1, n]] on a :

Φu (vi,j )(ek ) = u ◦ vi,j (ek ) − vi,j ◦ u(ek )


= δi,k .u(ej ) − λk vi,j (ek )
= δi,k λj .ej − λk δi,k .ej
= (λj − λk ) .δi,k ej
= (λj − λi ) .δi,k ej
= (λj − λi ) .vi,j (ek )

On en déduit que Φu (vi,j ) = (λj − λi ) .vi,j ; c’est à dire que (vi,j )1≤i,j≤n
est une base de L(E) de vecteurs propres de Φu dont la famille de
valeurs propres associées est (λj − λi )1≤i,j≤n . Donc Φu est aussi diago-
 
nalisable, et son spectre est λj − λi : 1 ≤ i, j ≤ n

MP page 40 Nouira Redouane


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2. Revenir à la question Supposons que u est nilpotent. Donc χu = X n


et par conséquent un = 0. Remarquons par ailleurs que pour v ∈ L(E)
on a
Φu (v) = u ◦ v − v ◦ u
Φ2u (v) = u2 ◦ v + v ◦ u2 − 2u ◦ v ◦ u
donc Φku (v) est de la forme
k
Φku (v) = ai ui ◦ v ◦ uk−i
X

i=0

Cette formule se démontre sans probléme par récurrence sur k. En


particulier, pour k = 2n, pour tout i ∈ n [[1, k]] on a soit i ≥ n soit
k − i ≥ n, donc
2n
Φ2n ai ui ◦ v ◦ uk−i = 0
X
u (v) =
i=0

D’où le résultat.
Réponse 10 énoncée
χA = (X − 1)(X + 1)2 . Donc, πA = (X − 1)(X + 1) = X 2 − 1 ou
πA = (X − 1)(X + 1)2 . Comme A2 ̸= I3 alors πA = (X − 1)(X + 1)2 .
χB = (X + 1)3 . Donc, πB = (X + 1), πB = (X + 1)2 ou πB = (X + 1)3 .
Comme B + I3 ̸= 0 et (B + I3 )2 = 0 alors πB = (X − 1)(X + 1)2 .
Réponse 13 énoncée

MP page 41 Nouira Redouane


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1. Revenir à la question Si n est impair alors le polynôme caractéristique


de A, qui est de degrés n admettrait au moins une racine réelle λ ∈ R.
Dans ce cas, λ serait une valeur propre de A et par suite racine du
polynôme P = X 2 + X + 1 ; car c’est un polynôme annulateur de A.
Or ce polynôme n’admet pas de racine réelle, donc n est pair.

MP page 42 Nouira Redouane


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2. Revenir à la question On pose B l’endomorphisme induit de A à


F = Im(A). Alors, P = X 2 + X + 1 est un polynôme annulateur de B.
On applique la premiére question pour conclure que la dimension de
F , qui n’est autre que le rang de B, est pair.

MP page 43 Nouira Redouane


RÉDUCTION DES ENDOMORPHISMES
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3. Revenir à la question L’étude de la fonction f (x) = x3 − 3x − 4


montre qu’elle admet une unique racine réelle λ > 1. Donc χA (X) =
(X − λ)p (X − γ)q (X − γ)r où γ est une racine complexe non réelle
de f et p, q, r ∈ N. Comme pour tout x ∈ R on a χA (x) = χA (x) =
(x−λ)p (x−γ)q (x−γ)r alors, q = r et par la suite det(A) = λp |γ|2q > 0.
Réponse 14 énoncée

1. L’application T : K[X] −→ L(E) est li-


P 7→ f ◦ P (g) − P (g) ◦ f − P ′ (g)
néaire. Pour montrer qu’elle est nulle, il suffit de le montrer qu’elle l’est
sur la base canonique de K[X] ; c’est à dire que ∀n ∈ N , f ◦g n −g n ◦f =
ng n−1 , chose facile par récurrence sur n.
2. En effet, si g n’admet pas de polynôme minimal P , alors P ′ (g) = 0.
Comme deg P ′ < deg P , alors P ′ = 0. Ceci signifie que P = 1 puis que
g = 0, absurde.
3. Un tel polynôme n’existe pas.
Réponse 15 énoncée

1.

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Revenir à la question La matrice de u dans cette base est une


matrice compagnon, dont le polynôme caractéristique a été déjé
n−1
ak X k (voir exercice ??).
X
calculé : χu = X n −
k=0

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(b)
(a) Revenir à la question Car χu (u) s’annule sur la base
(ui (x0 ))i∈{0...n−1} de E.
2.

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Revenir à la question L’ensemble des entiers p ∈ N∗ tel que la


famille (x, u(x), · · · , up−1 (x)) soit libre est une partie de N non
vide ( elle contient 1) et majorée par n. Elle contient alors un plus
grand élément p. On montre facilement que cette famille est une
base de Eu (x).

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(b)
(a) Revenir à la question D’aprés la question précédente, le polynôme
caractéristique de u|Eu (x) annule u|Eu (x) . Comme ce dernier divise
χu , alors χu annule à son tour u|Eu (x) , ce qui donne χu (u)(x) = 0.

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3. Revenir à la question On viens de prouver que χu (u)(x) = 0 pour


tout x ∈ E avec x ̸= 0, et pour x = 0 le résultat est évident, donc
χu (u) = 0L(E) .
Réponse 16 énoncée
n n
ak X k avec a1 ̸= 0. Ainsi, ak f k = 0. Soit f (x) ∈
P P
P s’écrit P =
k=1 k=1
Imf ∩ ker f avec x ∈ E. Alors f k (x) = 0 pour tout k ≥ 2, et comme
n
ak f k = 0 alors f (x) = 0. Ceci montre que la somme Imf + ker f = E est
P
k=1
directe, joint au théoréme du rang, on a

Imf ⊕ ker f = E.

Réponse 17 énoncée

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1. Revenir à la question

χAB = det (AB − XIn )


= det (A (B − XA−1 ))
= det (A) det (B − XA−1 )
= det (B − XA−1 ) det (A)
= det (BA − XIn )
= χBA

On peut le justifier aussi en remarquant que, dans ce cas, AB et BA


sont semblables puisque AB = A(BA)A−1 .

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! !
B1 B2 B1 0
2. Revenir à la question Car Jr B = et BJr = ont le
0 0 B2 0
même polynôme caractéristique.

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3. Revenir à la question Utiliser la question précédente


Réponse 18 énoncée

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1. Revenir à la question

xIn A
xn χB (x) =
xIn x2 In

xIn A
= 2
0 x In − A
= xn χA (x2 )

On en déduit que χB (x) = χA (x2 )

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r
2. Revenir à! la question Par récurrence,
! pour tout k ∈ N on a B 2 k = ⊕ ker (f − λi ). Comme f et g commutent, alors, pour tout i ∈ [[1, r]], le
i=1
Ak 0 0 A2k+1
et B 2k+1
= . s.e.v Ei = ker (f − λi ) est stable par g. Et puisque g est diagonalisable,
0 Ak Ak 0
alors, pour i ∈ [[1, r]], g|E l’est aussi, et par la suite Ei admet une base Bi
Soit P ∈ K[X] non nul. Il s’écrit P = Q(X 2 ) + XL(X 2 ) et on a alors formée de vecteurs propresi de g (donc de g). Comme f = id , alors tout
|Ei |Ei Ei
B
!
Q(A) AL(A) élément de E i (en particulier de tout élément de i ) est un vecteur propre
P (B) = r
L(A) Q(A) de f . Ainsi la famille B = Bi est base de E qui répond à la question.
S
i=1
Ainsi, P est un polynôme annulateur de B si et seulement si Q et L sont Réponse 27 énoncée
annulateurs de A, donc multiples du polynôme minimal πA de A ; donc Supposons que U A = BU . Alors par récurrence U Ak = BU k puis U P (A) =
si et seulement si P est de la forme P = (Q1 (X 2 ) + XL1 (X 2 )) πA (X 2 ). P (B)U pour tout polynôme P . On en déduit que U πB (A) = 0 et par la suite
On en déduit que πB (X) = πA (X 2 ), et que B est diagonalisable si et πB (A) n’est pas inversible. Si on note πB = (X − αi ) alors il existe αi tel
Q

seulement si A est diagonalisable et inversible. que A − αi In ne soit pas inversible. αi est une vecteur propre commune.
Réponse 19 énoncée Pour la réciproque, Supposons que A et B ont un vecteur propre commune
On montre facilement par récurrence que α ∈ K. Les polynômes minimaux de A et B s’écrivent πA = (X − α)m Q

! et πB = (X − α)m L avec Q(α) ̸= 0 et L(α) ̸= 0. Alors Mn (C) =
−2An + 3(2A)n −2An + 2(2A)n
n

ker(A − α.In )m ⊕ ker(Q(A)) = ker(B − α.In )m ⊕ ker(L(B)). Si on note
∀n ∈ N, B =
3An − 3(2A)n 3An − 2(2A)n f et g les endomorphismes de Mn (C) associés à A et B canoniquement alors
Par conséquent, pour tout polynôme P ∈ K[X] on a les endomorphismes induits f |ker(f −α.Id)m et g|ker(g−α.Id)m′ sont trigonalisables.
! Soient B = (e1 , · · · , ep ) une base de ker(f − α.Id)m dans
 la quellela matrice
−2P (A) + 3P (2A) −2P (A) + P (2A) de f |ker(f −α.Id)m est triangulaire supérieure, et B = e′1 , · · · , e′q une base

P (B) =
3P (A) − 3P (2A) 3P (A) − 2P (2A) ′
de ker(g − α.Id)m dans la quelle la matrice de g|ker(g−α.Id)m′ est triangulaire
et alors supérieure. On définit alors l’endomorphisme de Mn (C) ainsi :
P (B) = 0 ⇐⇒ P (A) = P (2A) = 0 
On en déduit que πB = ppcm(πA , π2A ). Donc, si B est diagonalisable, alors nul sur ker(Q(f ))
u


πB est scindé à racines simples, et puisque πA divise πB alors πB est aussi 
u(ep ) = e′1
scindé à racines simples, donc A est diagonalisable. Réciproquement, si A est


∀i ∈ [[1, p − 1]] , u(ep ) = 0
diagonalisable, alors 2A l’est aussi et par la suite πA et π2A sont scindés à
racines simples. Ainsi πB est, lui aussi, scindé à racines simples, donc B est On vérifie aisément que u ◦ f = g ◦ u ; donc, il suffit de prendre U la matrice
diagonalisable. de u dans la base canonique de Mn (C)
Réponse 22 énoncée Réponse 29 énoncée
Soient λ1 , · · · , λr les différentes valeurs propres de f ; donc E =

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1. (a) Le polynôme caractéristique de A est : .  


un
X −1 −3 0
2. D’après l’énoncé, pour tout n ∈ N, si l’on pose Xn =  vn , on a
 
χA = −3 X −1 −4
wn
0 −4 X −1 n
Xn+1 = AX  n , donc par récurrence, on montre que Xn = A X0 , où
= −4.4(X − 1) + (X − 1)((X − 1)2 − 9)(Sarrus ) 1
= (1 − X)(−16 + X 2 − 2X − 8) X0 =  0 .
 
= −(X − 1)(X − 6)(X + 4) 1
Il en découle que Sp(A) = {−4, 1, 6}. Après simplifications, on obtient :
Pour les sous-espaces propres, la résolutions des équations Ax = 1 −7
un = (8 + 21((−4)n + 6n )), vn = ((−4)n − 6n ) et wn =
λ.X donne : 50 10
1
(−3 + 14((−4)n + 6n )).
     
−4 3 3
25
E1 (A) =  0  , E6 (A) = 5 et E−4 (A) = Vect −5
     
Réponse 30 énoncée
3 4 4

1 0 0

1. (a) Commenéons par montrer que Im(p) = {x ∈ E/p(x) = x}.
On en déduit que A = P DP −1 avec D =  0 6 0  et En effet, si x ∈ Im(p), alors il existe y ∈ E tel que x = p(y), donc
 

0 0 −4 p(x) = p ◦ p(y) = p(y) = x.


 
−4 3 3 Et réciproquement si x = p(x), alors x ∈ Im(p).
P =  0 5 −5 

 p est annulé par le polynôme X 2 − X = X(X − 1) et X et X − 1
3 4 4 sont premiers entre eux, donc d’après le théorème de décomposi-
(b) Si A = P Dn P −1 , alors An+1 = (P Dn P −1 )(P DP −1 ) =
n
tion des noyaux,
P Dn+1 P −1 , or A0 = P D0 P −1 , donc d’après le principe de ré- E = Ker(X(X − 1))(p) = Ker(p) ⊕ Ker(p − IdE ) = Ker(p) ⊕ Im(p)
currence, pour tout n ∈ N, An = P Dn P −1 . d’après le lemme.
 
−8 0 6 (b) Notons (e1 , . . . , er ) une base de Im(p), où r = rg(p) et
1 
Le calcul donne P −1 =  3 5 4 , puis, (er+1 , . . . , en ) une base de Ker(p).
50
3 −5 4
Alors e = (e1 , . . . , en ) est une base de E et d’après le lemme,
n −1
An = P DP la matrice de p dans la base ! e se décompose par blocs selon
n n n n n n Ir 0r,n−r

32 + 9(−4) + 9 6 −15((−4) − 6 ) 12(−2 + (−4) + 6 )
1  n n n n n n
mat(p, e) = , où 0p,q désigne la matrice nulle
= −15((−4) − 6 ) 25((−4) + 6 ) −20((−4) − 6 )   0n−r,r 0r,r
50

12(−2 + (−4)n + 6n ) −20((−4)n − 6n ) 18 + 16((−4)n + 6n ) à p lignes et q colonnes.

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Ainsi Tr(p) = Tr(mat(p, e)) = r = rg(p). (b) Supposons d’abord que Tr(u) = 0. Alors an = 0 et la matrice de
(c) Prenons f une base de E et considérons l’endomorphisme u de E u étant triangulaire supérieure, χu (X) = X n , donc Sp(u) = {0}.
défini par : Alors si u était diagonalisable, il existerait une base dans laquelle

3 0

la matrice de u serait nulle, ce qui est faux car rg(u) = 1. Ainsi u
02,n−2  n’est pas diagonalisable.
mat(u, f ) = M =  0 −1  (on a bien n ≥ 2).

0n−2,2 0n−2,n−2 Supposons maintenant que Tr(u) ̸= 0. Alors an ̸= 0 et χu (X) =


Alors Tr(u) = 2 = rg(u), mais M 2 ̸= M , donc u n’est pas un pro- X n−1 (X − an ), donc il existe un vecteur propre fn associé à an .
jecteur. Ainsi un endomorphisme u de E vérifiant Tr(u) = rg(u) Les sous-espaces propres étant en somme directe, on sait alors que
n’est pas nécessairement un projecteur de E. (e1 , . . . , en−1 , fn ) est une base de vecteurs propres de E, donc u
est diagonalisable.
 
1 0 0
2. A =  0 0 0  est diagonale, donc diagonalisable, et son rang vaut

(c) Avec les notations de la question précédente, an = 1 ̸= 0
0 0 0 0 ··· 0 0
 
1.  . .. .. 
   .. . . 
0 1 0 et mat(u, (e1 , . . . , en−1 , fn )) =    = M . On a
 0 ··· 0 0 

Posons B =   0 0 0 . Ainsi B est aussi de rang 1.

0 0 0 0 ··· 0 1
M 2 = M , donc u est un projecteur.
Si B était diagonalisable, comme χB = X 3 , B serait semblable à la
matrice nulle, donc on aurait B = 0 ce qui est faux. Ainsi B n’est pas (d) Les trois colonnes de A étant  
2 à 2 colinéaires et non nulles,
diagonalisable. 1
rg(A) = 1 et Im(A) = Vect  1 .
 
3. (a) D’après la formule du rang, dim(Ker(u)) = n−1, donc il existe une
1
base de Ker(u) de la forme (e1 , · · · , en−1 ). On peut la compléter
De plus Tr(A) = 1, donc d’après la question précédente, A est une
en une base β = (e1 , · · · , en ) de E.
matrice de projecteur.
Pour tout i ∈ {1, . . . , n − 1}, u(ei ) = 0, donc en posant u(en ) =
n
X Par la formule du rang, dim(Ker(A)) = 2, oron vérifie que A
ai ei ,
  
1 1
i=1 −1
annule les deux vecteurs indépendants  et  0 , donc
  
 
0 ···
 
0 a1 0 1

 0 ··· 0 a2  
1
 
1

on a bien Matβ (u) =  .. .
.. .. 
. . .  Ker(A) = Vect  −1  ,  0 .
    

0 · · · 0 an 0 1

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