Permutations et Transpositions en Mathématiques
Permutations et Transpositions en Mathématiques
Muni de la composition des applications cet ensemble constitue un groupe (non commutatif si n ≥ 3),
contenant n! éléments. On dira « produit de permutations » au lieu de composée, et on notera σ1 σ2 la
composée σ1 ◦ σ2 .
A toute transposition on peut associer de manière unique la paire {a, b} des éléments qu’elle échange.
n
Il y a donc autant de transpositions que de paires, c’est-à-dire 2 = n(n − 1)/2. Nous noterons P
l’ensemble des paires.
Soit σ une permutation donnée. Construisons par récurrence une suite τ1 , . . . , τn−1 constituée de trans-
positions ou de Id, telle que, si l’on pose σk = τk · · · τ1 σ, on ait, pour 1 ≤ k ≤ n − 1,
σk (1) = 1 , . . . , σk (k) = k .
Si σ(1) = 1, on prend τ1 = Id ; dans le cas contraire, on prend pour τ1 la transposition qui échange
σ(1) et 1. On a dans les deux cas
σ1 (1) = τ1 σ(1) = 1 .
Supposons maintenant la suite construite jusqu’au rang k. On a donc
σk (1) = 1 , . . . , σk (k) = k .
En particulier, si k = n − 1,
Mais puisque σn−1 est bijective, on a nécessairement aussi σn−1 (n) = n, et donc σn−1 = Id. Alors
τn−1 · · · τ1 σ = Id ,
D’après le théorème précédent, il suffit de voir que ces transpositions engendrent les autres. Le pro-
blème ne se pose que si n ≥ 3.
En effet
a −→ j −→ b −→ b
b −→ b −→ j −→ a
j −→ a −→ a −→ j
Les autres éléments sont invariants dans les trois transpositions.
CW 3
ε(σ) = (−1)card D .
Pour les éléments de D, le signe de σ(j) − σ(i) est donc négatif, alors que pour les éléments tels que
1 ≤ i < j ≤ n qui ne sont pas dans D, il est positif. On peut donc écrire également
Y Y
ε(σ) = sign(σ(j) − σ(i)) = sign (σ(j) − σ(i)) .
{(i,j) | 1≤i<j≤n} {(i,j) | 1≤i<j≤n}
σ(j) − σ(i)
Enfin, en remarquant que pour une paire {i, j}, le signe de est le signe de σ(j) − σ(i) si
j−i
i < j et celui de σ(i) − σ(j) si j < i, on peut encore écrire
Y Y
σ(j) − σ(i) σ(j) − σ(i)
ε(σ) = sign = sign .
j−i j−i
{i,j}∈P {i,j}∈P
On a donc en particulier ε(Id) = 1, et pour une transposition τ , on aura ε(σ) = −1 puisque l’on a
a < b et τ (a) = b > a = τ (b) pour un couple et un seul.
Y Y Y
ϕ(j) − ϕ(i) ϕ(j) − ϕ(u) ϕ(j) − ϕ(v) ϕ(v) − ϕ(u)
ε(ϕ) = sign ,
j−i j−u j−v v−u
{i,j}∈P0 {u,j}∈P1 {v,j}∈P1
ou encore
Y Y Y
σ(j) − σ(i) σ(j) − σ(v) σ(j) − σ(u) σ(u) − σ(v)
ε(ϕ) = sign ,
j−i j−u j−v v−u
{i,j}∈P0 {u,j}∈P1 {v,j}∈P1
Y Y
σ(j) − σ(i) σ(j) − σ(v) σ(j) − σ(u) σ(u) − σ(v)
ε(ϕ) = sign ,
j−i j −u j−v v−u
{i,j}∈P0 j ∈{u,v}
/
Y Y Y
σ(j) − σ(i) σ(j) − σ(u) σ(j) − σ(v) σ(u) − σ(v)
ε(ϕ) = sign .
j−i j−u j−v v−u
{i,j}∈P0 j ∈{u,v}
/ j ∈{u,v}
/
On remarque alors que par rapport à la signature de σ, seul le dernier facteur a changé de signe. Ce
qui donne le résultat voulu.
n!
card(Sn+ ) = card(Sn− ) = .
2
La propriété annoncée est vraie pour tout morphisme ε d’un groupe G dans {−1, 1}. L’ensemble ε−1 (1)
est l’image réciproque du sous-groupe {1} de {−1, 1}. C’est donc un sous-groupe de G. D’autre part
si ε−1 (1) 6= G, et si τ n’est pas dans ε−1 (1), on pose Φ(σ) = τ σ. Alors,
Si τ ′ est donnée dans Sn− . L’équation Φ(σ) = τ ′ équivaut à τ σ = τ ′ et a pour solution unique σ = τ −1 τ ′ .
Mais
ε(τ −1 τ ′ ) = ε(τ )−1 ε(τ ′ ) = (−1)(−1) = 1 ,
donc la solution est dans G+ . Il en résulte que Φ est bijective.
Orbite
Théorème 5 Soit σ une permutation. La relation définie dans {1, . . . , n} par i Rσ j si et seulement
si, il existe r ∈ Z tel que j = σ r (i), est une relation d’équivalence.
Enfin, si l’on a j = σ r (i) et k = σ s (j), on en déduit k = σ r+s (i) et la relation est transitive.
Définition 4 On appelle orbite de i pour σ, et l’on note Oσ (i), la classe d’équivalence de i pour
la relation Rσ .
Les orbites pour une permutation donnée forment donc une partition de {1, . . . , n}.
Par définition, si i appartient à O, les nombres i et σ j (i) sont équivalents donc se trouvent dans la
même orbite O. Il en résulte que la restriction de σ j à O est une application injective de O dans
lui-même, et comme O est un ensemble fini, on a donc l’égalité σ j (O) = O.
Théorème 7 Soit O une orbite pour σ. Les propriétés suivantes sont équivalentes :
(i) r est la longueur de O
(ii) Il existe i ∈ O, tel que r soit le plus petit entier pour lequel σ r (i) = i.
(iii) r est le plus petit entier tel que, quel que soit i ∈ O on ait σ r (i) = i.
De plus pour tout i ∈ O, on a O = {σ j (i) | 0 ≤ j ≤ r − 1}.
Soit i un élément de O. La suite (σ j (i))j≥0 est une suite de O. Il existe donc deux éléments de cette
suite qui sont égaux. Si l’on a
σ j (i) = σ k (i) ,
σ k−j (i) = i .
L’ensemble A des nombres entiers j > 0 tels que σ j (i) = i n’est donc pas vide. Soit r ′ son plus
′
petit élément. Les nombres i, σ(i), . . . , σ r −1 (i) sont tous différents. Sinon le même raisonnement que
ci-dessus conduirait à deux nombres k et j tels que 0 ≤ j < k ≤ r ′ − 1 vérifiant
σ k−j (i) = i .
Soit maintenant un élément j quelconque de O. Il existe un entier k tel que σ k (i) = j. En effectuant
la division euclidienne (dans Z) de k par r ′ , il existe u et v tels que 0 ≤ v < r ′ et k = r ′ u + v. Alors
′ ′
j = σ k (i) = σ r u+v (i) = σ v (σ ur (i)) = σ v (i) .
Il en résulte que O est inclus dans A. Comme la réciproque est vraie on a égalité, et r ′ est la longueur
de l’orbite O. De plus ce calcul est fait quel que soit i dans O.
Exemples
Théorème 8 Soit S un sous-ensemble de {1, . . . , n} stable par σ. Alors pour toute orbite O, ou
bien S ∩ O est vide, ou bien c’est O.
Mais comme S est stable par σ, les éléments σ j (i) sont dans S. Il en résulte que O est inclus dans S,
et donc que
S∩O =O.
En effet, comme l’ensemble des orbites forme une partition de {1, . . . , n}, on a
[
{1, . . . , n} = O(i) ,
i
et donc, [
S= S ∩ O(i) .
i
Alors, si S est stable par σ, l’ensemble S ∩ O(i) est vide ou vaut O(i), et S est bien réunion d’orbites.
CW 8
Réciproquement, comme les orbites sont stables par σ, il en est de même de leur réunion.
Corollaire 3 L’orbite de i est le plus petit sous-ensemble de {1, . . . , n} stable par σ contenant i.
Si S est un sous-ensemble stable par σ et contenant i, on a S ∩ O(i) = O(i), donc S contient O(i)
qui est lui-même stable par σ. Il en résulte que O(i) est bien le plus petit sous-ensemble de {1, . . . , n}
stable par σ et contenant i.
Commutativité
Si σ est une permutation, notons Iσ l’ensemble des nombres entiers i tels que σ(i) = i, et Jσ son
complémentaire. Comme σ est bijective et que σ(Iσ ) = Iσ , on en déduit, que σ(Jσ ), qui est l’image du
complémentaire de Iσ , est aussi le complémentaire de l’image de Iσ qui n’est autre que Jσ . Alors
σ(Jσ ) = Jσ .
Remarque : pour une permutation σ, l’ensemble Iσ est la réunion des orbites de longueur 1 et l’en-
semble Jσ est la réunion des orbites de longueur supérieure ou égal à 2.
Nous donnons maintenant une condition suffisante pour que deux permutations commutent.
Jσ1 ∩ Jσ2 = ∅ .
De plus
Iσ1 σ2 = Iσ1 ∩ Iσ2 .
Finalement
σ1 σ2 (i) = σ2 (i) = σ2 σ1 (i) 6= i.
Corollaire 4 Soit {σ1 , . . . , σk } un sous-ensemble non vide de Sn . Si les ensembles Jσj sont deux
à deux disjoints, le produit est commutatif dans l’ensemble {σ1 , . . . , σk }.
Cycle
Définition 6 On appelle cycle une permutation χ ayant une et une seule orbite O de longueur
supérieure ou égale à 2. Si k est la longueur de cette orbite, on dira que la permutation est un
k−cycle. En particulier les 2−cycles sont les transpositions.
Pour tout élément i de l’orbite de longueur supérieur ou égale à 2, on a χk (i) = i, mais les autres
orbites sont de longueur 1, donc, pour les autres nombres, on a χ(j) = j, et il en résulte que χk = Id.
Remarque : la condition χk = Id n’est pas suffisante pour avoir un k−cycle. Par exemple la permu-
tation σ : (1, 2, 3, 4) =⇒ (2, 1, 4, 3) vérifie σ 2 = Id mais n’est pas un 2−cycle.
Soit σ une permutation. Supposons que l’on ait la décomposition en produit de cycles
σ = χ1 . . . χj−1 χj χj+1 . . . χk .
mais, si i appartient à Oj ,
χj (i) = i ,
donc
σ(i) = χ1 . . . χj−1 χj χj+1 . . . χk (i) = i .
Finalement
χj (i) si i ∈ Oj
Sk
σ(i) = .
i si i ∈
/ Oj
j=1
Donc, si une décomposition existe, les cycles χj qui la composent sont associés à toute orbite Oj de σ
de longueur supérieure ou égale à 2 et vérifient
σ(i) si i ∈ Oj
χj (i) = .
i si i ∈
/ Oj
Il y a donc unicité de la décomposition.
Inversement si l’on définit les cycles par les relations précédentes, il reste à vérifier que leur produit
donne bien σ.
On a Jχj = Oj , et lorsque j varie de 1 à k, ces ensembles sont deux à deux disjoints : le produit des
χj est alors commutatif. Donc, si i appartient à Oj
mais
χ1 (i) = . . . = χj−1 (i) = χj+1 (i) = . . . = χk (i) ,
et donc
χj χ1 . . . χj−1 χj+1 . . . χk (i) = χj (i) = σ(i) .
Par ailleurs, si i appartient à Iσ , alors i ne se trouve dans aucun des Oj donc χj (i) = i, et l’on a
Finalement on a bien
χ1 . . . χj−1 χj χj+1 . . . χk = σ .
En effet
a1 −→ ak −→ ak−1 −→ · · · −→ a3 −→ a2
a2 −→ a2 −→ a2 −→ · · · −→ a2 −→ a3
··· ··· ··· ··· ··· ··· ··· ··· ··· ··· ···
ak −→ a1 −→ a1 −→ · · · −→ a1 −→ a1
et les autres éléments sont invariants dans le produit de transposition.
ε(σ) = (−1)n−m
ε(χj ) = (−1)ki −1 .
Donc
ε(σ) = (−1)k1 −1 · · · (−1)kr −1 = (−1)k1 +···+kr −r .
CW 12
Permutation circulaire
Définition 7 Une permutation circulaire π est une permutation pour laquelle il existe k dans
{1, . . . , n − 1} tel que
i+k si 1 ≤ i ≤ n − k
π(i) = .
i + k − n si n − k + 1 ≤ i ≤ n
Nous notons πk cette permutation circulaire. On peut remarquer que la définition précédente revient
à écrire,
πk (i) ≡ i + k mod n .
Il y a n − 1 permutations circulaires.
L’application πk ne dépend que de la classe de k dans Z/nZ . Cela permet de définir une application
de Z/nZ dans Sn , en associant à la classe [k] de k la permutation circulaire πk .
Théorème 13 L’application qui à [k] dans Z/nZ associe πk est un morphisme injectif du groupe
(Z/nZ , +) dans (Sn , ·).
Donc
πk πk′ = πk+k′ .
On a
πki (1) ≡ 1 + ik mod n .
Supposons que πk ne soit pas un n−cycle. Il existe j compris entre 0 et n − 1 tel que 1 ≡ 1 + jk mo-
dulo n, c’est-à-dire tel que jk soit divisible par n. Il en résulte que k et n ne sont pas premiers entre eux.
Par exemple, pour π2 : (1, 2, 3, 4) → (3, 4, 1, 2), on a π22 = Id, et π2 n’est pas un 4−cycle.
L’application linéaire est totalement définie par ses images sur les vecteurs de base.
On a
Φσ ◦ Φσ′ (Ui ) = Φσ (Uσ′ (i) ) = Uσ(σ′ (i)) = Uσσ′ (i) = Φσσ′ (i) .
Donc
Mσ Mσ′ = Mσσ′ .
En particulier MId = I et Mσ−1 = (Mσ )−1 .
Dans la formule précédente, si τ 6= σ un au moins des termes du produit mτ (1)1 · · · mτ (n)n est nul. Par
contre si τ = σ, tous les termes sont égaux à 1. Finalement
det Mσ = ε(σ) .
Centre de Sn
Soit σ une permutation différente de Id. Il existe a tel que σ(a) 6= a. Soit alors b n’appartenant pas à
{a, σ(a)}. Donc σ(a) est distinct de a et de b. Alors
et puisque a est distinct de b, on a σ(a) distinct de σ(b). Il en résulte que τa,b σ 6= στa,b . Le seul élément
qui commute à tout élément de Sn est Id. (Ceci montre en fait que le centralisateur de l’ensemble des
transpositions est Id).
I (Ai ) = Aσ(i) .
Si de plus A contient toutes les isométries I qui échangent deux des points et laissent invariants les
autres, alors l’image contient les transpositions, et les groupes A et Sn sont isomorphes. (C’est le cas
évidemment si n = 2).
Nous nous intéressons tout d’abord au cas où les points sont les n sommets d’un polygone régulier de
centre O du plan. Le groupe A contient les n rotations de centre O et d’angle 2kπ/n (k ∈ Z).
Si n est pair, on a également les n/2 symétries par rapport aux droites joignant deux sommets opposés,
et les n/2 symétries par rapport aux médiatrices de côtés opposés.
Si n est impair, on a n symétries par rapport aux médiatrices de chaque côté. Donc dans tous les cas,
card(A ) = 2n. On constate que, dans le cas du triangle équilatéral, on a A = S3 , et que l’on n’a pas
l’égalité si n > 3. Par exemple le groupe des isométries du carré est un sous-groupe à 8 éléments de S4 .
Si les points sont les sommets d’un tétraèdre régulier, les symétries par rapport au plan médiateur d’un
côté échangent deux sommets, et le groupe des isométries du tétraèdre est S4 .
Par contre le groupe des isométries du cube n’est pas S8 , car il n’y a pas d’isométrie échangeant seule-
ment deux sommets. Cependant, nous allons montrer que le sous-groupe A + des isométries directes
du cube est isomorphe à S4 . (Une telle isométrie “revient” en fait à faire une permutation sur les 4
diagonales).
On peut remarquer aussi qu’une isométrie directe du cube transforme la base orthonormée directe
−
→ − → − → −
→ − → − →
( i , j , k ) en une base orthonormée directe composée à partir des vecteurs (± i , ± j , ± k ). La ma-
trice de l’isométrie est une matrice (3, 3), comportant une nombre non nul et un seul dans chaque ligne
et dans chaque colonne, ce nombre étant +1 ou −1, et ayant un déterminant égal à 1. Remarquons que
les matrices sont orthogonales et ont donc pour inverse leur transposée. Elles forment un sous-ensemble,
noté M , de l’ensemble des matrices carrées d’ordre 3.
Nous donnons ci-dessous la liste des isométries du cube, avec la matrice et une permutation associée.
1 0 0
1 Identité 0 1 0 (1, 2, 3, 4) −→ (1, 2, 3, 4)
0 0 1
CW 16
0 1 0
−
→ −→
2 Rotation : i + j , π 1 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (2, 1, 3, 4)
0 0 −1
0 0 1
→ −
− →
3 Rotation : i + k , π 0 −1 0 (1, 2, 3, 4) −→ (3, 2, 1, 4)
1 0 0
−1 0 0
→ −
− → 0
4 Rotation : j + k , π 0 1 (1, 2, 3, 4) −→ (4, 2, 3, 1)
0 1 0
0 −1 0
−
→ −→ −1
5 Rotation : i − j , π 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (1, 2, 4, 3)
0 0 −1
0 0 −1
→ −
− → 0 −1
6 Rotation : i − k , π 0 (1, 2, 3, 4) −→ (1, 4, 3, 2)
−1 0 0
−1 0 0
→ −
− → 0
7 Rotation : j − k , π 0 −1 (1, 2, 3, 4) −→ (1, 3, 2, 4)
0 −1 0
0 0 −1
−
→ −→ − → −1
8 Rotation : i − j + k , −2π/3 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (2, 3, 1, 4)
0 1 0
0 −1 0
−
→ −→ − →
9 Rotation : i − j + k , 2π/3 0 0 −1 (1, 2, 3, 4) −→ (2, 4, 3, 1)
1 0 0
0 0 −1
−
→ − → − →
10 Rotation : − i + j + k , −2π/3 1 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (3, 2, 4, 1)
0 −1 0
0 −1 0
−
→ − → − → 0
11 Rotation : − i + j + k , 2π/3 0 1 (1, 2, 3, 4) −→ (3, 1, 2, 4)
−1 0 0
0 0 1
−
→ −→ − → −1
12 Rotation : i + j − k , −2π/3 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (4, 1, 3, 2)
0 −1 0
CW 17
0 1 0
−
→ −→ − → 0
13 Rotation : i + j − k , 2π/3 0 −1 (1, 2, 3, 4) −→ (4, 2, 1, 3)
−1 0 0
0 0 1
−
→ −→ − →
14 Rotation : i + j + k , 2π/3 1 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (1, 4, 2, 3)
0 1 0
0 1 0
−
→ −→ − →
15 Rotation : i + j + k , −2π/3 0 0 1 (1, 2, 3, 4) −→ (1, 3, 4, 2)
1 0 0
−1 0 0
−
→ 0 −1
16 Rotation : k , π 0 (1, 2, 3, 4) −→ (2, 1, 4, 3)
0 0 1
−1 0 0
−
→ 0
17 Rotation : j , π 1 0 (1, 2, 3, 4) −→ (3, 4, 1, 2)
0 0 −1
1 0 0
−
→
18 Rotation : i , π 0 −1 0 (1, 2, 3, 4) −→ (4, 3, 2, 1)
0 0 −1
1 0 0
−
→
19 Rotation : i , π/2 0 0 −1 (1, 2, 3, 4) −→ (3, 1, 4, 2)
0 1 0
1 0 0
−
→
20 Rotation : i , −π/2 0 0 1 (1, 2, 3, 4) −→ (2, 4, 1, 3)
0 −1 0
0 0 1
−
→ 0
21 Rotation : j , π/2 1 0 (1, 2, 3, 4) −→ (2, 3, 4, 1)
−1 0 0
0 0 −1
−
→
22 Rotation : j , −π/2 0 1 0 (1, 2, 3, 4) −→ (4, 1, 2, 3)
1 0 0
0 −1 0
−
→
23 Rotation : k , π/2 1 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (4, 3, 1, 2)
0 0 1
CW 18
0 1 0
−
→ −1
24 Rotation : k , −π/2 0 0 (1, 2, 3, 4) −→ (3, 4, 2, 1)
0 0 1
– 1 application identique : 1
– 6 transpositions : de 2 à 7
– 8 cycles de longueur 3 : de 8 à 15
– 3 doubles transpositions : de 16 à 18
– 6 cycles de longueur 4 : de 19 à 24
les trois permutations échangeant 1 avec un autre élément ont été associées à une des rotations (2),
(3) et (4) d’angle π, puis les autres permutations ont été déduites à l’aide de la formule figurant dans
la démonstration du théorème 2 :
Ensuite les cycles ont été obtenus à l’aide de la formule figurant dans la démonstration du théorème 12.
Enfin les doubles transpositions sont obtenues par produit de transpositions d’orbites disjointes.
A partir de là, on peut former les tables d’opérations dans les deux groupes et constater que ce sont
les mêmes.
with(linalg) :
C :=[1,2,3,4],[2,1,3,4],[3,2,1,4],[4,2,3,1],[1,2,4,3],[1,4,3,2],[1,3,2,4],
[ 2,3,1,4],[2,4,3,1],[3,2,4,1],[3,1,2,4],[4,1,3,2],[4,2,1,3],[1,4,2,3],
[1,3,4,2],[2,1,4,3],[3,4,1,2],[4,3,2,1],[3,1,4,2],[2,4,1,3],[2,3,4,1],
[4,1,2,3],[4,3,1,2],[3,4,2,1] :
ta :=proc() global M ;for i to 24 do for j to 24 do for l to 24 do if
[C[j][C[i][k]]$k=1..4]= C[l] then f(j,i) :=l ;fi od od od ;
M :=matrix(24,24,f) ;end :
A(1) :=matrix(3,3,[1,0,0,0,1,0,0,0,1]) :
A(7) :=matrix(3,3,[-1,0,0,0,0,-1,0,-1,0]) :
A(5) :=matrix(3,3,[0,-1,0,-1,0,0,0,0,-1]) :
A(15) :=matrix(3,3,[0,1,0,0,0,1,1,0,0]) :
A(14) :=matrix(3,3,[0,0,1,1,0,0,0,1,0]) :
A(6) :=matrix(3,3,[0,0,-1,0,-1,0,-1,0,0]) :
A(2) :=matrix(3,3,[0,1,0,1,0,0,0,0,-1]) :
A(18) :=matrix(3,3,[1,0,0,0,-1,0,0,0,-1]) :
A(13) :=matrix(3,3,[0,1,0,0,0,-1,-1,0,0]) :
A(22) :=matrix(3,3,[0,0,-1,0,1,0,1,0,0]) :
CW 20
A(23) :=matrix(3,3,[0,-1,0,1,0,0,0,0,1]) :
A(12) :=matrix(3,3,[0,0,1,-1,0,0,0,-1,0]) :
A(10) :=matrix(3,3,[0,0,-1,1,0,0,0,-1,0]) :
A(24) :=matrix(3,3,[0,1,0,-1,0,0,0,0,1]) :
A(3) :=matrix(3,3,[0,0,1,0,-1,0,1,0,0]) :
A(11) :=matrix(3,3,[0,-1,0,0,0,1,-1,0,0]) :
A(17) :=matrix(3,3,[-1,0,0,0,1,0,0,0,-1]) :
A(20) :=matrix(3,3,[1,0,0,0,0,1,0,-1,0]) :
A(21) :=matrix(3,3,[0,0,1,0,1,0,-1,0,0]) :
A(9) :=matrix(3,3,[0,-1,0,0,0,-1,1,0,0]) :
A(8) :=matrix(3,3,[0,0,-1,-1,0,0,0,1,0]) :
A(4) :=matrix(3,3,[-1,0,0,0,0,1,0,1,0]) :
A(19) :=matrix(3,3,[1,0,0,0,0,-1,0,1,0]) :
A(16) :=matrix(3,3,[-1,0,0,0,-1,0,0,0,1]) :
A(i)$i=1..24 ;
tb :=proc() global N ;
for i to 24 do for j to 24 do for l to 24 do if convert(multiply(A(i),A(j)),listlist)=convert(A(l),listlist)
then h(i,j) :=l ; fi od od od ; N :=matrix(24,24,h) ;end :
ta() ;
tb() ;
evalm(M-N) ;
evalm(M-N) donne la matrice nulle et indique donc que les deux tables sont identiques.
Notons Bn l’ensemble des bijections de Z/nZ sur lui même. Nous avons en particulier le résultat sui-
vant :
Théorème 18 Si σ appartient à Bn , on a
X
σ([i]) = [n(n − 1)/2] .
0≤i≤n−1
CW 21
On peut se poser alors la question de la stabilité de Bn par les opérations de l’anneau Z/nZ . On
constate facilement que si σ appartient à Bn , il en est de même de −σ, et donc que la somme σ − σ = 0
n’est plus dans Bn . On peut donner les résultats suivants :
mais on a également
X X X
(σ + σ ′ )([i]) = σ([i]) + σ ′ ([i]) = 2[n(n − 1)/2] ,
0≤i≤n−1 0≤i≤n−1 0≤i≤n−1
donc
[n(n − 1)/2] = 0 .
Mais si n = 2p, on a
[n(n − 1)/2] = [p(2p − 1)] = [np − p] = [p] 6= 0 ,
d’où une contradiction.
Si n = 2s − 1, alors [2] a pour inverse [s] dans Z/nZ . Donc, si y est donné, l’équation
2σ([i]) = [y]
équivaut à
σ([i]) = [sy]
et a pour solution
[i] = σ −1 ([sy]) .
Il en résulte que 2σ est surjective, donc bijective.
CW 22
Théorème 21 Si n est pair, tout élément de Sn se décompose comme le produit d’une permutation
circulaire et d’une permutation ayant au moins deux points fixes.
Si n est impair, tout élément de Sn sans point fixe se décompose comme le produit d’une permutation
circulaire et d’une permutation ayant au moins deux points fixes.
Le résultat est vrai quel que soit l’ordre dans lequel on effectue le produit.
Soit σ un élément de Bn . D’après le théorème 19, l’application σ − Id n’est pas dans Bn si n est
pair. D’autre part si n est impair, le fait que σ n’ait pas de point fixe implique que l’on ne peut avoir
(σ − Id)([j]) = 0, donc que σ − Id n’est pas surjective : elle n’est pas dans Bn dans ce cas non plus. Il
en résulte que σ − Id n’est pas injective et il existe donc [i] et [j] distincts tels que
Si [k] = [i] − σ([i]) = [j] − σ([j]), soit πk la permutation circulaire qui vérifie pour tout u
πk ([u]) = [u + k] ,
on a alors
πk σ([i]) = [i] et πk σ([j]) = [j] ,
alors, si l’on pose τ = πk σ, la permutation τ possède deux points fixes i et j, et
Donc σ est le produit d’une permutation circulaire et d’une permutation ayant au moins deux points
fixes.
alors, si l’on pose τ ′ = σπk , la permutation τ ′ possède deux points fixes σ(i) et σ(j), et