Recyclage des matériaux de construction
Recyclage des matériaux de construction
MATIÈRE :
RECYCLAGE DES MATÉRIAUX DE
CONSTRUCTION (RMC)
SOMMAIRE
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CHAPITRE I. GÉNÉRALITÉS SUR LES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION
RESUME
Le développement des activités industrielles s’est accompagné d’une nouvelle problématique, enjeu majeur
pour le XXIème siècle : la protection de l’environnement.
Citons par exemple la pollution industrielle ou agricole des cours d’eau et des nappes phréatiques. Les enjeux
sont multiples : sanitaires, politiques, énergétiques et financiers.
Une des facette importante en vue de la protection de l’environnement, est liée à la pollution, et donc à la
limitation et la surveillance des rejets générés par les activités humaines : rejets liquides, gazeux ou solides.
De tout temps, l’homme s’est débarrassé de ses déchets en les abandonnant. D’ailleurs, la définition d’un
déchet donnée par le législateur est « tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l’abandon »
La production de déchets augmentant, les risques pour l’environnement liés à leur entrepôt se sont développés. Les
déchets sont classés en plusieurs catégories, les déchets banals, dangereux ou ultimes. Le but est que, à terme, seuls
les déchets ultimes, qui sont « des déchets résultant ou non du traitement des déchets, qui ne sont plus susceptibles
d’être traités dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part
valorisable ou par réduction de leur caractère polluant ou dangereux pourront être acceptés en décharge.
Le traitement de ces déchets est appelé stabilisation.« Un déchet est considéré comme stabilisé quand sa
perméabilité à l’eau et sa fraction lixiviable ont été réduites et quand sa tenue mécanique a été améliorée ». La
solidification vise à donner aux déchets une structure physique. L’encapsulation (ou enrobage ou fixation physique)
permet d’enfermer les polluants dans une ″gangue étanche″. La fixation chimique consiste en l’immobilisation des
polluants au sein d’édifices par liaisons chimiques. Les procédés actuels existants peuvent être de deux natures : à chaud,
telle la vitrification, ou à froid, liants minéraux ou organiques.
Les déchets de démolition sont une sous catégorie des déchets du bâtiment qui regroupent les déchets de
construction, de réhabilitation et de démolition.
La démolition des ouvrages en béton et l’industrie des matériaux de construction sont toujours
accompagnées par des produits secondaires ou des déchets ; le stockage de tels déchets solides dans des dépôts favorise
la pollution de l’environnement et puisque les réserves en granulats vont s’épuiser, il est donc nécessaire de trouver
un moyen pour valoriser ces produits et les réutiliser de nouveau comme granulats dans les bétons et les mortiers.
Le béton recyclé est simplement du vieux béton broyé pour produire des granulats. Il peut être utilisé comme
seule source de remplacement partiel des granulats dans du béton neuf. Le béton fabriqué avec des granulats
provenant du recyclage, présente généralement de bonnes qualités du maniabilité, durabilité et résistance. La
résistance en compression varie selon la résistance du béton initial et le rapport eau/liants du nouveau béton. Le mortier
fabriqué avec des sables provenant de déchets de briques, présente généralement de bonnes résistances, à l’action du
séchage et aux eaux usées.
INTRODUCTION
En sciences des matériaux, il est possible de classer les matériaux de base en trois catégories (Les métaux, Les
polymères et Les céramiques), mais dans la construction, il est devenu courant de distinguer les matériaux selon les
domaines d’emploi et les caractéristiques principales:les matériaux de construction et les matériaux de protection.
Les matériaux de construction sont les matériaux qui ont la propriété de résister contre des forces importantes:
Pierres, Terres cuites, Bois, Béton, Métaux, etc.
Les matériaux de protection sont les matériaux qui ont la propriété d'enrober et protéger les matériaux de
construction principaux: Enduits, Peintures, Bitumes, etc.
Les propriétés principales des matériaux de construction peuvent être généralement divisées en plusieurs
groupes telles que:
1. Propriétés physiques: (la dimension; la densité; la masse volumique de différentes conditions; la porosité; l'humidité
etc..),
2. Propriétés mécaniques: (la résistance en compression, en traction, en torsion etc..)
3. Propriétés chimiques: (l’alcalinité, l’acide etc..)
4. Propriétés physico-chimiques: (l'absorption, la perméabilité, le retrait et le gonflement etc..)
5. Propriétés thermiques: (la dilatation, la résistance et comportement au feu, etc..)
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b) Pour les matériaux incohérents (ensemble de grains – sable ou gravier).
La détermination de la masse volumique apparente peut se faire en utilisant un récipient standart (de volume
connu).
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Vide
Si l’on connaît la masse volumique Δ et la masse spécifique γ0 d’un matériau, il est aisé de calculer sa compacité et
porosité.
I.1.4. L’humidité
L’humidité est une des propriétés importante des matériaux de construction. Elle est un indice pour déterminer la teneur
en eau réelle des matériaux au moment de l'expérience. En général l’humidité est notée W et s’exprime en pourcentage
(%). On peut déterminer l’humidité de matériaux quelconques en utilisant la formule suivante:
Où:
Gab– est la masse absorbante.
Gs– est la masse sèche d’échantillon.
V0 – est le volume apparent du matériau.
b) L’absorption calculée suivant la masse de l’échantillon notée Hp (%)
où
Gab – est la masse absorbante.
Gs – est la masse sèche d’échantillon.
I.1.6. Degré de Saturation (Teneur en eau)
Un des plus importants facteurs influençant la résistance est le degré de saturation. On a remarqué que les
matériaux absorbants de l’eau, ont une résistance certainement diminuée. C’est pourquoi on doit déterminer le degré de
saturation de matériaux.
Lorsque tous les vides d’un corps sont remplis d’eau, on dit qu’il est saturé. Le degré de saturation est le
rapport du volume de vide rempli d’eau au volume total de vide. Il joue un grand rôle dans les phénomènes de
destruction des matériaux poreux par le gel. En se transformant en gel, l’eau augmente de 9% en volume environ.
Le degré de saturation est l’absorption maximale de matériaux sous les conditions de pression et de
température. Il y a deux moyens pour réaliser la saturation dans les échantillons de matériaux: l’immersion des
échantillons dans l’eau bouillante et à la saturation en pression d’air .
Pour déterminer le degré de saturation en pression d’air, on a la démarche suivante:
Immerger les échantillons dans l‘eau ; Donner la pression de base de 20 mm Hg jusqu’au moment où on peut
éliminer toutes les bulles d’air ; Ensuite on fait baisser la pression de base de 20 mm Hg à la pression atmosphérique. À
ce moment là, presque tout le vide est rempli d’eau et dans ce cas-là on dit que les échantillons sont saturés.
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Gsat–est la masse d’échantillon au moment de saturation.
Gs – est la masse sèche d’échantillon.
V0 – est le volume apparent du matériau.
Mais de toutes façons, on ne peut pas remplir entièrement les vides de l’échantillon d’eau, c’est pourquoi il est
obligatoire de présenter cette valeur en une autre solution: "coefficient de saturation", notée CBH et exprimée en %. Ce
coefficient peut être calculé avec la formule suivante:
a=10; 15; 20
Béton
Prisme h=40; 60; 80
Bois
a=2; h=3
Moitié d'échantillon de
Ciment a=4; S=25 cm2
Mortier
P r i s m a ti q u e C im e n t 4x4x16
B r iq u e B r iq u e 15x15x15
B éto n 15x15x60
P r i s m a ti q u e
B ois 2x2x30
E s s a i d e r é s is t a n c e e n t r a c t io n p u r e
5x5x50
B éto n 10x10x80
C y li n d r i q u e
P r i s m a ti q u e
A r m a tu r e d 0= 1 ;
l 0 = 5 ; l? 1 0
d = 1 5 ; l= 3 0
C y li n d r i q u e B éto n
d = 1 6 ; l= 3 2
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II. LES CIMENTS
Le ciment est un produit moulu du refroidissement du clinker qui contient un mélange de silicates et
d’aluminates de calcium porté à 1450 – 1550 °C, température de fusion.
Le ciment usuel est aussi appelé liant hydraulique, car il a la propriété de s’hydrater et de durcir en présence
d’eau et par ce que cette hydratation transforme la pâte liante, qui a une consistance de départ plus ou moins fluide, en
un solide pratiquement insoluble dans l’eau. Ce durcissement est dû à l’hydratation de certains composés minéraux,
notamment des silicates et des aluminates de calcium.
L’expression de «pâte de ciment durcissant» sera utilisée pour désigner la pâte de ciment dans la
transformation d’un état plus ou moins fluide en un état solide.
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Les gaz réchauffent la poudre crue qui circule dans les cyclones en sens inverse, par gravité. La poudre
s’échauffe ainsi jusqu’à 800 °C environ et perd donc son gaz carbonique (CO2) et son eau. La poudre pénètre ensuite
dans un four rotatif analogue à celui utilisé dans la voie humide, mais beaucoup plus court.
Le schéma de la fabrication du ciment par voie sèche est le suivant :
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II.3. LES PRINCIPALES CATÉGORIES DE CIMENT
Les ciments peuvent être classés en fonction de leur composition et de leur résistance normale.
II.3.1. Classification des ciments en fonction de leur composition
Les ciments constitués de clinker et des constituants secondaires sont classés en fonction de leur composition,
en cinq types principaux par les normes NF P15-301 et ENV 197-1. Ils sont notés CEM et numérotés de 1 à 5 en
chiffres romains dans leur notation européenne (la notation française est indiquée entre parenthèse):
1. CEM I: Ciment portland (CPA - dans la notation française),
2. CEM II: Ciment portland composé ( CPJ),
3. CEM III: Ciment de haut fourneau (CHF),
4. CEM IV: Ciment pouzzolanique (CPZ),
5. CEM V: Ciment au laitier et aux cendres (CLC).
La proportion (en masse) des différents constituants est indiquée dans le tableau 2.2. Les constituants marqués
d’une étoile (*) sont considérés comme constituants secondaires pour le type de ciment concerné; leur total ne doit pas
dépasser 5%. (Les fillers sont considérés comme des constituants secondaires).
Tableau 2.2: Désignation des différents types de ciment en fonction de leur composition
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III. LES GRANULATS
III.1. DÉFINITION
On donnera le nom de granulats à un ensemble de grains inertes destinés à être agglomérés par un liant et à
former un agrégat
En effet, un agrégat est un assemblage hétérogène de substances ou éléments qui adhérent solidement entre eux
(le mortier ou le béton par exemple).
Le terme granulat, au singulier, désigne un ensemble de grains d'un même type, quel que soit le critère de
classification utilisé.
Le terme granulats, au pluriel, sera utilisé pour désigner un mélange de grains de divers types.
Les granulats utilisés dans les travaux de génie civil doivent répondre à des impératifs de qualité et des
caractéristiques propres à chaque usage. Les granulats constituent le squelette du béton et ils représentent, dans les cas
usuels, environ 80 % du poids total du béton.
Les granulats sont nécessaires pour la fabrication des bétons; du point de vue économique, car ils permettent de
diminuer la quantité de liant qui est plus cher; du point de vue technique, car ils augmentent la stabilité dimensionnelle
(retrait, …etc) et ils sont plus résistants que la pâte de ciment.
Il faut par conséquent, augmenter au maximum la quantité de granulats, en respectant toutefois les deux
conditions suivantes:
1. Les granulats doivent satisfaire à certaines exigences de qualité;
2. La qualité de pâte liante doit être suffisante pour lier tous les grains et remplir les vides.
Les essais effectués en laboratoire portent nécessairement sur des quantités réduites de matériaux, ceux-ci
devant permettre de mesurer des paramètres caractéristiques de l'ensemble du matériau dans lequel on a fait le
prélèvement.
Il faut que l'échantillon utilisé au laboratoire soit représentatif de l'ensemble. Cette opération est généralement
difficile, prend du temps et, parfois, est coûteuse, mais elle est essentielle; souvent, les essais effectués sont sans valeur
car ils ne sont pas représentatifs.
En général le prélèvement d'échantillons se fait en deux temps:
a) Prélèvement sur le chantier, la carrière ou l'usine d'une quantité de matériaux nettement plus grande que celle qui sera
utilisée pour l'essai.
b) Au laboratoire, prélèvement de la quantité nécessaire à l'essai et qui soit également représentative de l'échantillon de
départ.
III.1.1. Prélèvement sur tas normaux
a) à la main, à l'aide d'une planche ou d'une plaque métallique.
b) à la main, sur tas d'éléments grossiers (gravier concassé) par ratissage dans un récipient.
c) au moyen d'une sonde, ouverture 4 ~ 6 cm, longueur 60 ~ 100 cm, extrémité taillée en sifflet.
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Le procédé peut être résumé par la (fig. 3.4) ci-dessous. Celle-ci permet de sélectionner une masse (m) à partir
d'un prélèvement de masse 3m.
Fig. 3.4: Schéma d'une opération de répartition des matériaux en utilisant de l'échantillonneur
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fig 3.6. Série de tamis
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La forme des courbes granulométriques apporte les renseignements suivants:
1. Les limites d et D du granulat en question;
2. La plus ou moins grande proportion d'éléments fins; par exemple la courbe située au-dessus de celle du sable normal
correspond à un sable à majorité de grains fins et c'est l'inverse pour celle située en dessous. En effet, ces trois sables
sont des sables 0/5 mm mais les proportions de grains fins (<0,5 mm par exemple ) sont pour chacun d'eux: 25%, 45%
et 60%;
3. La continuité ou la discontinuité de la granularité; par exemple, les courbes de sables sont continues mais la courbe
du gravier 5/31,5 présente une discontinuité; en effet le palier s'étendant de 10 à 20 mm signifie que le granulat en
question ne contient pas de grains compris entre 10 et 20 mm.
100
Rendement cumulatif (%)
80
60 T (%)
R (%)
40
20
12
1. Les fines 0/D avec D ≤ 0,08 mm,
2. Les sables 0/D avec D ≤ 6,3 mm,
3. Les gravillons d/D avec d ≥ 2 mm et D ≤ 31,5 mm,
4. Les cailloux d/D avec d ≥ 20 mm et D ≤ 80 mm,
5. Les graves d/D avec d ≥ 6,3 mm et D ≤ 80 mm,
Il peut être utile dans certains cas d'écrire la classification suivante:
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certain temps les cristaux d’hydrates prenant de plus en plus d’importance, le mélange se raidit, on dit qu’il fait prise, et
le matériau commence alors à s’apparenter plus à un solide qu’à un fluide.
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V. LES MORTIERS
Dans toute construction, il est indispensable de réunir entre eux les différents éléments (blocs de béton, briques,
éléments en béton préfabriqué, etc.) au moyen d’un mortier de ciment ou d’autre liant qui a pour but de:
1. Solidariser les éléments entre eux;
2. Assurer la stabilité de l’ouvrage;
3. Combler les interstices entre les blocs de construction.
Le mortier est obtenu par le mélange d’un liant (chaux ou ciment), de sable, d’eau et éventuellement
d’additions. Des compositions multiples de mortiers peuvent être obtenues en jouant sur les différents paramètres: liant
(type et dosage), adjuvants et ajouts, dosage en eau. En ce qui concerne le liant, tous les ciments et les chaux sont
utilisables; leur choix et le dosage sont fonction de l’ouvrage à réaliser et de son environnement. La durée de malaxage
doit être optimum, afin d’obtenir un mélange homogène et régulier.
Les mortiers peuvent être:
1. Préparés sur le chantier en dosant et en mélangeant les différents constituants y compris les adjuvants.
2. Préparés sur le chantier à partir de mortiers industriels secs prédosés et avant l’utilisation, il suffit d’ajouter la
quantité d’eau nécessaire.
2. Livrés par une centrale: ce sont des mortiers prêts à l’emploi.
V.2. COMPOSITION
Ils peuvent être très différents les uns des autres selon la nature et les pourcentages des constituants, le
malaxage, la mise en oeuvre et la cure.
Les mortiers sont constitués par des mélanges de: liant (ciment ou chaux); d’eau; du sable et d’adjuvants
V.2.1. Les liants: Généralement, on peut utiliser: les ciments normalisés (gris ou blanc); les ciments spéciaux
(alumineux fondu, prompt, ..); les liants à maçonner; les chaux hydrauliques naturelles et les chaux éteintes
V.2.2. Les sables: Normalement, les sables utilisés sont les sables appelés “sable normalisé”. Les sables de bonne
granulométrie doivent contenir des grains fins, moyens et gros. Les grains fins se disposent dans les intervalles entre les
gros grains pour combler les vides. Ils jouent un rôle important: Ils réduisent les variations volumiques, les chaleurs
dégagées et même le prix. Les dosages se feront en poids plutôt qu’en volume comme c’est souvent le cas, afin d’éviter
les erreurs de dosage, par suite de l’augmentation de volume de sable humide. Ils peuvent être:
1. Naturels et roulés (de rivières, de sablières, ..), de nature siliceuse ou silico-calcaire;
2. Naturels concassés (roches de carrières), comme des basaltes, porphyres, quartzites. Ils sont anguleux et durs.
3. Spéciaux (lourds, réfractaires, légers): sable de laitier; sable d’oxydes de fer, de chromite; corindon; sable de briques
concassées; liège torréfié; polystyrène expansé; vermiculite, ou de perlite.
Certains sables sont à éviter, notamment les “sables à lapin”, généralement très fins, les sables crus qui
manquent de fines et les sables de dunes ou de mer qui contiennent des sels néfastes pour les constituants des ciments,
par contre ils doivent être propres.
Le diamètre maximum des grains de sable utilisés pour les mortiers est: extra-fins: jusqu’à 0,8 mm (en tamis),
soit 1 mm (en passoire); fins: jusqu’à 1,6 mm; moyens: jusqu’à 3,15 mm; et gros: jusqu’à 5 mm.
V.2.3. Les adjuvants: Les adjuvants sont des produits chimiques que l’on utilise dans le cas des bétons. Ils modifient
les propriétés des bétons et des mortiers auxquels ils sont ajoutés en faible proportion (environ de 5% du poids de
ciment). Les mortiers peuvent comporter différents types d’adjuvants tel que:
Les plastifiants (réducteurs d’eau); les entraîneurs d’air; les modificateurs de prise (retardateurs, accélérateurs)
et les hydrofuges.
V.2.4. Les ajouts: Les ajouts que l’on utilise dans les mortiers sont: poudres fines pouzzolaniques (cendres, fumée de
silice..); fibres de différentes natures;
colorants (naturels ou synthétiques) ou polymères.
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Les mortiers peuvent contenir des liants et des sables variés ainsi que certains adjuvants et éventuellement des
colorants.
Les fabricants de mortiers industriels proposent une gamme complète de produits répondant à tous les besoins:
Mortiers pour enduits de couleur et d’aspect varié, mortiers d’imperméabilisation, mortier d’isolation
thermique, mortier de jointoiement, mortier de ragréage, mortier de scellement, mortier pour chapes, mortier-colle pour
carrelages, sur fond de plâtre ou de ciment, etc., mortier de réparation.
V.4 Caractéristiques principales
Les caractéristiques principales des mortiers sont:
1. Ouvrabilité;
2. Prise;
3. Résistances mécaniques;
4. Retraits et gonflements, etc.
V.4.1 Ouvrabilité
a) La table à secousses: le mortier, après avoir été mis en place et démoulé d'un moule tronconique, reçoit 15 chocs en
15 secondes. On mesure le diamètre de la galette ainsi obtenue. L'étalement en % est donné par la formule:
Avec
Dr = diamètre final et Di = diamètre initial.
Table à secousses
V.4.2 Prise
Le temps de prise se mesure habituellement sur une pâte pure de ciment de consistance normale (24 à 30%
d'eau) et conformément à la norme concernée (à l'aide de l'appareil de Vicat).
Il est possible d'obtenir (hors norme) le temps de prise d'un mortier avec le même appareillage mais en plaçant
une surcharge de 700 grammes sur le plateau supérieur. Le poids de l'aiguille pénétrant dans le mortier est de 1000
grammes. Le début de prise est l'instant où l'aiguille s'arrête à 2,5 mm du fond (taille des plus gros grains de sable) et la
fin de prise est l'instant où l'aiguille s'arrête à 2,5 mm du niveau supérieur.
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Les éprouvettes sont rompues en traction par flexion puis en compression. Les résistances, aussi bien en
traction par flexion qu'en compression, progressent à peu près comme logarithme du temps (entre 1 et 28 jours).
La rupture de chaque éprouvette en flexion est effectuée conformément au dispositif décrit sur la figure.
Si Ff est la charge de rupture de l’éprouvette en flexion, le moment de rupture vaut Ff l/4 et la contrainte de
traction correspondante sur la face inférieure de l’éprouvette est :
Cette contrainte est appelée la résistance à la flexion. Compte tenu des dimensions b et l , Si Ff est exprimée en
newtons (N), cette résistance exprimée en méga pascals (MPa) vaut :
Les demis-prismes de l’éprouvette obtenus après rupture en flexion seront rompus en compression comme
indiqué sur la figure.
Les demis-prismes de l’éprouvette obtenus après rupture en flexion seront rompus en compression comme
indiqué sur la figure.
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VI. LE BÉTON
Le béton est un matériau composite aggloméré constitué de granulats durs de diverses dimensions collées entre
eux par un liant. Dans les bétons courants, les granulats sont des grains de pierre, sable, gravier, cailloux et le liant est
un ciment, généralement un ciment portland. Les composants sont très différents: leurs masses volumiques vont, dans
les bétons courants de 1 (eau) à 3 (ciment) t/m3. Si le type de liant utilisé n'est pas un ciment, on parle alors, selon le
liant utilisé, de béton de résine, de béton d'hydrocarboné, de béton d'argile, etc.
Durcissement finition
VI.1.4. Vieillissement
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VI.2. PRINCIPAUX AVANTAGES ET INCONVÉNIENTS DU BÉTON
Ø Avantages du béton:
1. Il est peu coûteux, facile à fabriquer et nécessite peu d'entretien.
2. Il épouse toutes les formes qui lui sont données. Des modifications et adaptations du projet sur le chantier sont faciles
à effectuer.
3. Il devient solide comme de la pierre. Correctement utilisé, il dure des millénaires. Il résiste bien au feu et aux actions
mécaniques usuelles.
4. Il exige peu énergie pour sa fabrication.
5. Associé à des armatures en acier, il acquiert des propriétés nouvelles qui en font un matériau de construction aux
possibilités immenses (béton armé, béton précontraint).
6. Il convient aux constructions monolithiques. Les assemblages sont faciles à réaliser dans le cas de béton coulé sur
place. Dans la plupart des cas, les dimensions des ouvrages et éléments d'ouvrage en béton sont suffisants pour ne pas
poser de problème délicat de stabilité.
7. Les ressources nécessaires pour sa fabrication existent dans de nombreux pays en quantités presque illimitées.
Ø Inconvénients du béton:
Les principaux inconvénients du béton ont pu être éliminés grâce à son association à des armatures en acier. De
toutes façons, il reste les quelques inconvénients suivants:
1. Poids propre élevé
2. Faible isolation thermique
3. Le coût élevé entraîné par la destruction du béton en cas de modification d'un ouvrage.
VI.3. CLASSIFICATION DU BÉTON
Le béton fait partie de notre cadre de vie. Il a mérité sa place par sa caractéristique de résistance, ses propriétés
en matière thermique, sa résistance au feu, son isolation phonique, son aptitude au vieillissement, ainsi que par la
diversité qu'il permet dans les formes, les couleurs et les aspects. Le béton utilisé dans le bâtiment, ainsi que dans les
travaux publics comprend plusieurs catégories.
En général le béton peut être classer en 4 groupes, selon la masse volumique:
1. Béton très lourd: > 2500 kg/m3.
2. Béton lourd (béton courant): 1800 - 2500 kg/m3.
3. Béton léger: 500 - 1800 kg/m3.
4. Béton très léger: < 500 kg/m3.
Le béton courant peut aussi être classer en fonction de la nature des liants:
1. Béton de ciment (le ciment),
2. Béton silicate (la chaux),
2. Béton de gypse (le gypse) et
3. Béton asphalte.
Le béton peut varier en fonction de la nature des granulats, des adjuvants, des colorants, des traitements de
surface et peuvent ainsi s’adapter aux exigences de chaque réalisation, par ses performances et par son aspect.
a) Les bétons courants sont les plus utilisés, aussi bien dans le bâtiment qu'en travaux publics. Ils présentent une masse
volumique de 2003 kg/m3 environ. Ils peuvent être armés ou non, et lorsqu'ils sont très sollicités en flexion,
précontraints.
b) Les bétons lourds, dont les masses volumiques peuvent atteindre 6000 kg/m3 servent, entre autres, pour la
protection contre les rayons radioactifs.
c) Les bétons de granulats légers, dont la résistance peut être élevée, sont employés dans le bâtiment, pour les plates-
formes ou les ponts.
d) Les bétons cellulaires (bétons très légers) dont les masses volumiques sont inférieures de 500 kg/m3. Ils sont utilisés
dans le bâtiment, pour répondre aux problèmes d'isolation.
e) Les bétons de fibres, plus récents, correspondent à des usages très variés: dallages, éléments décoratifs.
VI.4. Sélection les éléments pour béton
Le béton est composé de granulats, de ciment, d’eau et éventuellement d’adjuvants. Parmi les quatre
constituants, les granulats jouent un rôle important, d’une part car ils forment le squelette et présentent, dans les cas
usuels, environ 80 % du poids total du béton et d’autre part car au point de vue économique, ils permettent de diminuer
la quantité de liant qui est le plus cher. En plus, du point de vue technique, ils augmentent la stabilité dimensionnelle
(retrait) et ils sont plus résistants que la pâte de ciment.
VI.4.1. Qualités exigées des granulats
Les granulats utilisés pour la fabrication des bétons doivent:
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b) posséder une certaine résistance et dureté:
c) être propre:
on a :
2. Le volume occupé par les constituants de 1 m3 de béton est égal à 1 m3. Si (C), (E) et (Gi) sont les volumes absolus
La résistance en compression peut atteindre 0,3 à 0,4 MPa tandis que celle en traction ne dépasse guère 1/100e
de ces valeurs, soit 0,004 MPa.
VI.6.2 La résistance du béton durcissant
La caractéristique essentielle du béton durci est la résistance mécanique en compression à un âge donné (28
jours). Le béton est un matériau travaillant bien en compression, dont la connaissance de ses propriétés mécaniques est
indispensable pour le calcul du dimensionnement des ouvrages.
Par ailleurs, la résistance du béton est fonction d'une quantité de facteurs autres que la classe de ciment et qui
sont à contrôler et à surveiller dès le choix de la qualité des granulats et tout au long de la chaîne de bétonnage. La
résistance d'un béton est une notion toute relative et elle dépend de la méthode d'essai utilisée (comprenant la forme des
éprouvettes).
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VI.6.2.1. La résistance en compression
La résistance en compression à 28 jours est désignée par fc28. Elle se mesure par compression axiale de
cylindres droits de révolution et d'une hauteur double de leur diamètre. Le cylindre le plus couramment employé est le
cylindre de 16 (d = 15,96 cm) dont la section est de 200 cm2. La normalisation européenne indique comme dimension
des cylindres d = 15 cm de H = 30 cm.
Les moules cylindriques, cubiques et les éprouvettes pour mesurer la résistance en compression
La résistance en compression est donc à associer à la méthode d'essai (ou à la référence à la norme utilisée) et à
l'échéance fixée.
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Ø La résistance en traction directe
La mesure se fait par mise en traction de cylindres identiques à celle de la résistance en traction par fendage, mais
l'essai est assez délicat à réaliser car il nécessite, après sciage des extrémités, le collage de têtes de traction parfaitement
centrées, l'opération devant avoir lieu sans aucun effort de flexion parasite.
Le retrait avant–prise est causé par l’évaporation d’une partie de Ils s’agit de s’opposer au départ brutal de l’eau par :
l’eau que contient le béton. Des fissures peuvent s’ensuivre car le - la protection contre la dessiccation.
béton se trouve étiré dans sa masse. - l’utilisation d’adjuvants ou de produits de cure.
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VI.7.5. Effet «Poisson»
En compression comme en traction, la déformation longitudinale est aussi accompagnée d’une déformation
transversale.
VI.7.6. Mécanisme de la fissuration
Le phénomène de retrait étire le béton de telle façon que l’allongement résultant compense le raccordement
imposé par le retrait, si l’élément était libre de se déformer. Le retrait augmente avec le temps, la tension interne aussi:
si elle dépasse la limite de rupture du béton, la fissuration se produit.
2. Brique poreuse
Les briques poreuses peuvent être fabriquées par la technologie traditionnelle en utilisant les argiles ordinaires,
auxquelles on ajoute des additions fusibles (sciure de bois, tourbe pulvérisée, charbon pulvérisé).
3. Briques d'argiles creuses à perforations
Les briques creuses qui comportent au moins quatre conduits non débouchant sont fabriqués par voie demi-
sèche. Ces briques doivent avoir les dimensions suivantes: 250 x 120 x 88 ou bien 65. On fabrique les briques à 8 et 18
conduits dont les diamètres sont de 35-45 mm et de 17-18 mm.
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Briques creuses comprimées par voie demi-humide.
VII.1.1. Principe de fabrication des briques
Les briques sont obtenues par cuisson de certaines argiles à une température de environ 1000 C°. Par
combinaison chimique à partir de 700 C°, l'argile en perdant son eau, se transforme en terre cuite. L'oxyde de fer des
argiles donne la coloration aux briques.
En général la fabrication des briques se compose des cinq opérations principales comme indiquées sur le
schéma ci-dessous.
24
Domaine d'utilisation des blocs en béton de granulats courants
25
3. éléments pour plancher : prédalles, poutrelles, dalles, alvéolées,
4. escaliers, béton à bancher,
5. dalles de couverture
La fabrication en usine de produits en béton permet de rationaliser la production, d'apporter la qualité d'une
fabrication industrielle et de réaliser une importante économie de main-d'œuvre sur le chantier. La gamme des éléments
élaborés en usine est très diverse, depuis l'élément standardisé comme le bloc jusqu'à des éléments qui ont plusieurs
avantages.
L'opération de la fabrication du béton préfabriqué généralement se compose de la préparation du béton frais, la
préparation des armatures (mailles, cadres, treillis soudé etc.), la mise en œuvre les armatures, le bétonnage et
compactage (par vibration) , le durcissement (cure), comme indiqué sur cette figure.
26
La fonte du haut-fourneau est divisée suivant la destination en trois groupes : Fonte d'affinage, Fonte de
moulage, Alliage ferrométallique.
Utilisations : La fonte grise trouve essentiellement son emploi dans la construction, spécialement pour la fabrication des
pièces travaillant à la compression (poteaux); ainsi que pour les produits sanitaires (tubes, radiateurs de chauffage).
Éléments de construction
a- semelle d’appui des poteaux, b- poteaux, c- radiateurs de chauffage, d- tuyaux, pièces de raccord pour les tubes
VIII.1.2. L’acier
Élaboration : L'acier (% C < 1,8) est obtenu en décarburant la fonte (% C = 2÷4), et éliminant le plus possible le
souffre et le phosphore tout en modifiant la teneur des autres éléments (Si, Mn).
Les procédés pratiques d'élaboration de l'acier sont :
1. Affinage liquide : l'affinage liquide, qui fournit la quasi-totalité de l'acier employé, le métal restant liquide à la fin de
l'opération,
2. l'affinage solide, qui donne un produit à l'état pâteux à la fin de l'opération.
Utilisation :
L'acier est transformé après sa production, en éléments de natures variées, nous citons :
• Différents profilés généralement utilisés dans la construction métallique, la voie ferrée, ...etc,
• Armatures pour béton armé et béton précontraint : lisse, ondulé, treillis, ...etc.
1- rond, 2- carré, 3- plat, 4- barres, 5- cornières: égales, 6- inégales, 7- profils: en Z, 8 & 9- en T, 10- en double T, 11-
de colonne, 12- d’auge, 13- de fenêtre, 14- de palplanche, 15- en U, 16- rail.
a- armature lisse en barre, b- lisse en fil d’acier, c- laminé à chaud ondulée, d & e- torons en fil d’acier, f- armature
aplatie à froid, g- treillis soudé
27
IX.1. ORIGINE ET CLASSIFICATION DES ROCHES
L’écorce terrestre est composée de masses minérales de composition plus ou moins uniforme dite: Roche.
Cette dernière est constituée soit d’un seul minéral (monominérale, tel que: Quartz, le gypse), soit de plusieurs
minéraux (polyminérale, tel que: le granit, le basalte, les porphyres). Conformément à la classification génétique, les
roches naturelles sont divisées en trois groupes
IX.1.1. Les roches éruptives:
Roches formées à partir de magma fondu et durci durant sont refroidissement; Parmi ces roches on distingue:
a) Le granit: quartz, feldspath et de mica
b) Le syénite: composées de feldspath (orthoclase) et d’un minéral de couleur foncée.
c) Les diorites: roches à composition minéralogique de plagioclase, de hornblendeet plus rarement de biotite et d’augite.
d) Le gabbro: est une roche cristalline composée principalement de plagioclases et de minéraux de couleur foncée
e) Le basalte: par sa composition chimique et minéralogique constitue également un analogue du gabbro.
IX.1.2. les roches sédimentaires: se sont formés par précipitation des matières d’un milieu. Selon les caractéristiques
de leurs formations on distingue
-Les sédiments chimiques: C’est les roches formées au cours de la précipitation des matières minérales en solution
dans l’eau et qui ont été ensuite tassées et cimentées; telles sont, par exemple, le gypse, l’anhydrite, les tufs calcaires.
-Les sédiments organogènes: se sont formées des restes de certaines plantes aquatiques et d’organismes vivants qui
ont été par la suite tassées et cimentées. La majorité des calcaires, la craie et les diatomites se rapportent aux roches
organogène.
-Les sédiments mécaniques:(roches détritique) se sont formés par suite du dépôt ou de l’accumulation des produits
meubles de la désagrégation physique ou chimique des roches.
a) Le gypse: est une roche formée du minéral portant le même nom. Il est utilisé pour la production du liant aérien
appelé plâtre, ainsi que pour revêtir les intérieurs des bâtiments.
b) L’anhydrite: L’anhydrite est formée du minéral du même nom, anhydrite CaSO4. Elle est employée en qualité de
revêtement ou comme matière première pour la fabrication des ciments d’anhydrite
c) Le magnésite: est formée elle aussi du minéral de même nom —magnésite MgCO3. Elle contient parfois des
impuretés de carbonate ferreux et de carbonate de calcium. Elle sert de matière première pour la fabrication d’un liant
aérien appelé magnésite caustique et de matériaux réfractaire
d) La dolomite: elle contient essentiellement le minéral dolomite CaCO3 .MgCO3 et des impuretés argileuses, ferreuses,
siliceuses. On les utilise pour la production de pierres concassées, de plaques de revêtement, de matériaux réfractaires et
des Liants
e) Les calcaires: s’est formé dans les bassins d’eau de résidus organiques et fossiles; Les accumulations meubles ont
été cimentées par des carbonates de calcium. Le calcaire est principalement composé de calcite CaCO3 avec des
additions d’argiles, de dolomite, de quartz. On l’emploie pour la production de pierres concassées, de plaques de
revêtement et d’éléments d’architecture ou pour la fabrication de chaux et de ciment portland
f) La craie: est une roche terreuse, composée presque entièrement du carbonate de calcium et quelque fois de matières
argileuses et les grains de quartz. On l’emploie comme pigment blanc; elle est aussi utilisée pour la production des
mastics, de ciment portland et des verres.
IX.1.3. Les roches métamorphiques: se sont formées par transformation plus au moins profondes des roches éruptives
ou sédimentaires sous l’influence de hautes températures et pressions et, parfois, de réactions chimiques.
a) Les schistes argileux: Ils sont composés d’argiles schisteuses fortement comprimées.
b) Les marbres: C’est des roches cristallines formées de calcaires ou dolomite. On les emploie pour le revêtement des
intérieurs, car à l’extérieur le polissage s’altère rapidement, vu la faible stabilité chimique des marbres
Conclusion
Les matériaux de construction: un poids lourd du panier du consommateur!
28
La diversité des matériaux de construction
29
CHAPITRE II. POLITIQUES DE GESTION DES DÉCHETS DE CONSTRUCTION DEMOLITION ET
ASPECT ENVIRONNEMENTAL
3/ Réalisation
de l’ouvrage
5/ Fin de vie
de l’ouvrage
4/ Vie de
l’ouvrage
2. ETAPE 2.
Cette étape inclut:
• Tous les transports (aller et retour) nécessaires pour assurer toutes les livraisons, de la sortie de chaque site de
fabrication jusqu’au chantier :
1. Des divers matériaux structurants, des équipements et des matériaux nécessaires à la construction de l’ouvrage,
2. Des matériels,
3. Des engins.
• Cette étape prend en compte, en particulier, la production et la combustion du gazole consommé par les transports par
voie routière et les distances parcourues en charge et à vide.
3. ETAPE 3.
Cette étape couvre la période comprise entre la mise en place des installations de chantier et la réception de
l’ouvrage terminé. La réalisation de l’ouvrage est décomposée en différentes phases afin de distinguer :
30
• Les travaux réalisés par l’entreprise générale présente sur le site pendant toute la durée du chantier (structure de génie
civil : tablier et appuis),
• Les travaux réalisés, par les sous-traitants qui interviennent de manière ponctuelle au cours de la réalisation de
l’ouvrage. Ces travaux concernent les prestations suivantes :
- Fondations profondes; - Précontrainte; - Étanchéité; - Couche de roulement; - Appareils d’appui et joints de chaussée;
- Asphalte; - Remblais contigus; - Armatures passives; - Dispositifs de retenue; - Préparation de chantier
Cette phase intègre aussi :
• L’ensemble des moyens généraux spécifiques au chantier (installations de chantier, consommation d’eau, éclairage,
chauffage des installations de chantier…),
• Les impacts des véhicules lors des déplacements effectués par tous les intervenants sur le chantier, pendant toutes les
étapes de la construction,• les consommations en carburant et énergie de l’ensemble des matériels et engins utilisés sur
le chantier.
4. ETAPE 4.
La vie de l’ouvrage concerne sa surveillance, son entretien et sa maintenance pendant sa durée d’utilisation. Il
n'a pas été programmé de grosses réparations.
5. ETAPE 5.
Cette étape s’intéresse à la déconstruction de l’ouvrage en fin de vie, au transport des matériaux et à leur
traitement et stockage dans un site de valorisation.
31
Des matériaux qui évoluent ; corrosion, altération, dégradation
Les déchets d'emballage: Leur quantité pour un chantier varie entre 1 à 3 %. Les déchets d'emballage (ou
déchet d'approvisionnement), tels que les palettes, film plastique, etc., doivent être valorisés (décret du 13/07/1994).
Les déchets dangereux: Ce sont les résidus de peintures, de colles, le bois traité, l'amiante,…Ils sont classés
dangereux de par leur toxicité ou leur caractère polluant.
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ü Chimiques : Toute réaction chimique est régie par le principe de la conservation de la matière et dès que on
veut obtenir un produit à partir de deux autres on en produira un quatrième ;
ü Technologiques : Tout procédé industriel conduit à la production de déchet ;
ü Économiques : Les produits en une durée de vie limitée ;
ü Écologiques : Les activités de la dépollution (eau, air) génèrent inévitablement d’autres déchets qui
nécessiteront une gestion spécifique ;
ü Accidentelles : les inévitables dysfonctionnements des systèmes de production et de consommation sont eux
aussi à l’origine de déchets.
33
Réduire, qui regroupe tout ce qui concerne la réduction de la production de déchets,
Réutiliser, qui regroupe les procédés permettant de donner à un produit usagé un nouvel usage.
Recycler, qui désigne le procédé de traitement des déchets par recyclage.
Le recyclage apporte une contribution importante à la baisse des quantités de déchets à éliminer par enfouissement
et par incinération. Pour lutter contre l'augmentation des déchets, le recyclage est donc nécessaire, mais il doit être
inclus dans une démarche plus large.
II.2.2.2. techniques de recyclage
II.[Link]. Procédés du recyclage
Il existe trois grandes familles de techniques de recyclage : chimique, mécanique et organique. Le recyclage
dit « chimique » utilise une réaction chimique pour traiter les déchets. Le recyclage dit « mécanique » est la
transformation des déchets à l'aide d'une machine (concassage, broyage). Le recyclage dit « organique » consiste, après
compostage ou fermentation, à produire des engrais et du carburant tel que le biogaz.
II.[Link]. La chaîne du recyclage
II.[Link].1. Collecte de déchets
Les opérations de recyclage des déchets commencent par la collecte des déchets. Les déchets non recyclables
sont incinérés ou enfouis en centres d’enfouissement techniques. Les déchets collectés pour le recyclage sont à la
transformation. La collecte sélective est souvent appelée à tort tri sélectif. Le principe de la collecte sélective est le
suivant : celui qui crée le déchet le trie lui-même. À la suite de la collecte, les déchets, triés ou non, sont envoyés dans
un centre de tri où différentes opérations permettent de les trier de manière à optimiser les opérations de transformation.
Le tri manuel est une de ces opérations.
II.[Link].2. Transformation
Une fois triés, les déchets sont pris en charge par les usines de transformation. Ils sont intégrés dans la chaîne
de transformation qui leur est spécifique. Ils entrent dans la chaîne sous forme de déchets et en sortent sous forme de
matière prête à l'emploi.
II.[Link].3. Commercialisation et consommation
Une fois transformés, les produits finis issues du recyclage sont utilisés pour la fabrication de produits neufs
qui seront à leur tour proposés aux consommateurs et consommés. Pour être en fin de vie, à nouveau jetés, récupérés et
recyclés.
II.2.3. impact du recyclage dans l’industrie
II.2.3.1. Source d’approvisionnement alternative
Le recyclage des déchets offre une source d'approvisionnement en matières premières alternatives aux autres
sources. Par exemple, le recyclage de fil de cuivre permet d'obtenir du cuivre auprès des entreprises de recyclage et non
des entreprises d'extraction. Le recyclage offre aux entreprises les bénéfices de la multiplicité des sources
d'approvisionnements telles que la facilité de négociation des prix d'achat ou la sécurité des approvisionnements.
II.2.3.2. Création d’activités
Le recyclage est une activité économique à part entière. Elle est le moyen de création de richesses pour les
entreprises de ce secteur. En théorie, presque tous les matériaux sont recyclables. En pratique, l'absence de filière
rentable fait qu'ils ne sont pas tous recyclés. Ainsi, le recyclage est plus coûteux pour des appareils électroniques
comme les ordinateurs, car il faut séparer les nombreux composants avant de les recycler dans d'autres filières.
II.2.3.3. Coût de main-d’oeuvre
Le recyclage suppose de trier les déchets en fonction du mode de recyclage auquel chacun d'eux sera soumis.
Ceci exige une main-d'oeuvre abondante, même lorsqu'un tri sélectif est effectué en amont par la population. En effet,
il arrive qu'un second tri soit nécessaire dans un centre d'affinage pour éliminer les erreurs de tri.
Les bénéfices économiques et environnementaux du recyclage sont considérables : il permet de protéger les
ressources, de réduire les déchets, de créer des emplois, de protéger la nature et d'économiser les matières
premières.
Le recyclage permet de réduire l'extraction de matières premières :
ü L'acier recyclé permet d'économiser du minerai de fer ;
ü Chaque tonne de plastique recyclé permet d'économiser 700 kg de pétrole brut ;
ü Le recyclage de 1 kg d'aluminium peut économiser environ 8 kg de bauxite, 4 kg de produits chimiques et 14
kWh d'électricité ;
ü L’aluminium est recyclable à 100% ; 1 kg d'alu donne 1 kg d'aluminium (après avoir été fondu).
ü Chaque tonne de carton recyclé fait économiser 2,5 tonnes de bois ;
ü Chaque feuille de papier recyclé fait économiser 1l d'eau et 2,5 W d'électricité en plus de 15g de bois.
34
II.3. DECHETS DE DEMOLITION ET DECONSTRUCTION: GISEMENTS, CARACTERISATIONS,
FILIERES DE TRAITEMENT ET VALORISATION
RESUME
De par leur quantité produite et leur potentiel de valorisation, les déchets de déconstruction / démolition de
bâtiments constituent un des gisements les plus importants sur lequel des actions majeures en faveur de la valorisation
doivent être mises en place.
Les pratiques de déconstruction sélective, de regroupement, tri, prétraitement de déchets de démolition font
également partie des éléments du diagnostic de la gestion actuelle de ces déchets.
La gestion des déchets de déconstruction / démolition est un enjeu avoué comme majeur par la Commission
européenne comme en témoignent les objectifs imposés par la Directive cadre 2008/98/CE sur les déchets.
Les déchets issus de l’activité du bâtiment et des travaux publics présentent toutefois des caractéristiques
particulières, permettant de les distinguer de la catégorie « déchets ménagers et assimilés ». En effet, étant constitués
pour près de 70% de leur masse par des matériaux « lourds » à base minérale ainsi que d’autres déchets ayant un fort
potentiel de valorisation.
Les déchets de démolition et de construction sont composés des trois grandes catégories de déchets, à savoir
des déchets inertes, des déchets non dangereux (plastiques, métaux, bois, cartons,…) et des déchets dangereux. Certains
déchets sont caractéristiques de ces activités : déchets d’amiante, plâtres, déchets contenant du plomb, bois traités…
6% Démolition
6%
Génie civil
Rénovation
1995 Construction neuve
52%
36%
Figure * - Répartition en poids du gisement de déchets par activité source (1995) Source – PWD – Horizon 2010 1998
p.213
La deuxième source comprend les matériaux retirés lors de la rénovation. La troisième est formée par les
déchets des chantiers de construction composés de chutes, de matériaux excédentaires, de conditionnement et
d’emballages.
Le tableau suivant présente de manière synthétique les déchets produits par la déconstruction – démolition de
bâtiments par élément constructif:
35
i.1. Déchets inertes :
Les déchets inertes représentent l’essentiel des déchets de démolition, à savoir 94 %, mais en réalité, ce taux
est ramené à 60 % du fait que beaucoup de déchets non inertes ne peuvent être séparés facilement, par exemple comme
le plâtre, le bois ou les plastiques de second oeuvre. Les bétons, pierres, tuiles, céramiques, briques, déchets de verre,
terres, granulats et gravats non pollués comptent parmi les déchets inertes. En 2004, la moitié seulement des 29 M de
tonnes de déchets inertes était recyclée, le reste partant en centre de stockage, ce qui laisse une marge importante
d’évolution.
Concernant la mise en décharge des déchets, certains déchets sont admissibles sans essai dans des décharges
pour inertes. Ils sont répertoriés dans le tableau ci-dessous.
36
i.3. Déchets dangereux :
Certains constituants des bâtiments sont classés déchets dangereux, pouvant alors constituer la source de
problèmes sanitaires. Seuls les déchets de bois traités des Travaux Publics et les déchets amiantés de la démolition sont
précisément notés. Les principales sources de pollution identifiées sont résumées dans le tableau suivant.
En Floride, une équipe de chercheurs a dressé une liste des composants dangereux des bâtiments susceptibles
d'entraîner des problèmes sanitaires et environnementaux pendant et après la démolition [Sheridan et al, 2000]. Cette
liste est présentée dans le tableau qui suit.
Les déchets ayant un caractère dangereux sont indiqués par un astérisque (*). Ces déchets dangereux,
appartenant à la section 17, sont présentés dans le tableau suivant.
37
Synthèse des déchets dangereux potentiellement présents dans un bâtiment :
A l'aide de ce tableau, il est possible d’établir une liste simplifiée des principaux polluants les plus toxiques,
ainsi que des déchets dangereux qui leurs sont associés, susceptibles d'être trouvés dans les déchets de démolition :
- Les fibres d'amiante : tous déchets issus de matériaux amiantés,
- Le plomb : essentiellement la peinture au plomb et la tuyauterie,
- Le mercure : dans les tubes fluorescents ("tubes au néon"),
- L'arsenic (plus ou moins chrome et cuivre, CCA) : dans les bois traités,
- Le pentachlorophénol : dans les bois traités,
- Les HAP : dans les revêtements à base de goudron, éventuellement, la suie de cheminées et dans certains bois traités
(créosote).
38
II.3.2. Filières de traitement et de valorisation
II.3.2.1. La déconstruction sélective
L'opportunité de la récupération de matériaux dépend du type de technique de démolition utilisée à la fin de la
vie utile d'un bâtiment.
Il y a une vingtaine d’années, la démolition était attaquée par un engin unique dès la livraison du site : tout était
mélangé et partait en décharge de manière indifférenciée.
Aujourd’hui, la réglementation que ce soit en matière de déchets dangereux (amiante, plomb…) ou que ce soit
en matière d’objectifs de recyclage, a petit à petit imposé des pratiques beaucoup plus sélectives en matière de
démolition.
La déconstruction sélective peut se définir comme suit [P. Melquiot, 2003] : « Démontage sélectif
d'installations techniques et de certains éléments d'ouvrage afin d'en augmenter le taux de valorisation. Les techniques
de déconstruction des bâtiments peuvent en effet s’avérer plus performantes, plus simples et globalement moins
coûteuses que la réalisation d’un tri complet après démolition traditionnelle dans un centre de tri adapté. Elles peuvent
cependant n’être que partielles et complémenter un tri hors chantier ».
Une opération de déconstruction sélective peut se décomposer en plusieurs étapes [Bluteau, 2009 ; J-P. Gosset, 2001] :
- un audit préalable du bâtiment afin d’identifier et quantifier les matériaux qui doivent faire l’objet d’une dépose
spécifique ou d’un tri particulier
- un inventaire et une analyse des filières d’élimination afin de définir la nature et le degré du tri dans le respect de la
réglementation et un coût acceptable
- la déconstruction en tant que telle avec trois opérations successives, décontamination des éléments classés déchets
dangereux, dépose d’éléments du second oeuvre afin d’éviter le mélange avec des déchets inertes et démolition au sens
strict avec tri complémentaire au sol.
II.3.2.2. Techniques de déconstruction [E. Jayr, 2010]
Les techniques de déconstruction / démolition sont [Cormon, 1985 ; Benazet, 1997]:
- Déconstruction manuelle ou écrêtage - technique la plus ancienne, la « démolition à la main » trouve aujourd'hui
encore son domaine d'application.
II.[Link]. Techniques mécaniques
o Démolition par traction : câbles – ce procédé consiste à faire passer un câble autour de la partie d’ouvrage à démolir,
puis tirer sur ce câble à l’aide d’un engin pour aboutir à l’écroulement;
o Démolition par sapement (il consiste à renverser un ouvrage par remplacement des parties porteuses par des cales de
bois) ou havage (ce procédé consiste dans l’enfouissement de l’ouvrage dans le sol ; il est pratiqué pour le cas des sols assez
meuble) ;
o Démolition par poussée: engins mécaniques à godets – ce procédé consiste à utiliser le godet d’un engin
généralement monté en retro comme moyen pour démanteler les partie d’ouvrage dont les résistances à la traction sont
faibles; cette technique n’est pas utilisable pour des ouvrages en béton ;
o Démolition par chocs répétés : boulet – cette technique consiste à utiliser une grosse boule métallique suspendue à un
câble que l’on fait agir soit par mouvement pendulaire, soit par chute verticale ; marteaux-piqueurs et perforateurs – ces
techniques permettent la démolition par chocs puissant et répétés ;
o Démolition par éclatement – ce procédé utilise les éclateurs hydrauliques ;
o Démolition par découpage – ce procédé utilise des outils diamantés ou un jet d'eau additionnée de sable de quartz
sous très haute pression afin de réaliser une découpe dans le pièces en béton ;
o Procédé Nibler – ce procédé utilise un très grand crochet suspendu à un câble de grue ou à une pelle mécaniques qui
sollicite le béton en traction en soumettant la pièce à détruire à un moment fléchissant important ;
o Pilons – cette technique utilise des masses des plusieurs tonnes que l’on laisse tomber de quelques mètres (en général
entre 1 et 3m)
39
II.[Link]. Procédés utilisant les explosifs et les détentes de gaz
o Explosifs - la démolition par explosif peut être réalisée selon différentes techniques [Benazet, 1997] :
1. le foudroyage lent, qui consiste à effondrer le bâtiment sur lui-même en une dizaine de secondes ;
2. foudroyage intégral (souvent appelé à tort : implosion) : il consiste à écrouler le bâtiment sur lui-même au moyen
d’une rafale de tirs rapides après allégements mécaniques importants des niveaux dynamités par bandes horizontales
(démolition mécanique des escaliers, cloisons et d’une partie des murs porteurs), pour ne laisser que des piliers
trumeaux à miner ;
3. le basculement : le basculement d’une construction est obtenu en dynamitant, en forme de coin, une partie basse de
celui-ci. Après ouverture, la partie supérieure, située au-dessus des explosions, bascule vers l’avant en s’appuyant sur
un talon arrière appelé « charnière ». Dans ce genre de démolition, le centre d’inertie et le centre de gravité de la
charnière doivent être bien définis ;
4. le basculement à charnière haute, qui n’a pu être appliqué aux bâtiments à démolir qu’après de longues simulations
de neutralisation de la force horizontale de recul inhérente aux lois physiques des basculements ;
o Procédé Cardox – ce procédé utilise la détente brusque d’anhydride carbonique fortement comprimé (tube Cardox) ;
o Procédé Rock-Breaker – ce procédé fait appel à un matériel appelé éclateur « Rock – Breaker ». Son action s’effectue
par l’intermédiaire d’un dégagement brutal d’un gaz entraînant une poussée d’un liquide (en l’occurrence l’eau) sur les
parois des trous ;
II.[Link]. Procédés thermiques
o Lance à oxygène – Cette technique consiste principalement en l’utilisation d’oxygène qui est injecté dans un tube
métallique composé de fils. L’extrémité de ce tube est allumée par chauffe, généralement par un poste oxyacétylénique
ou un arc électrique. La lance allumée permet la découpe et le perçage rapide de presque tous les matériaux car les
matériaux percés servent de combustible à l’oxygène de la lance. Le tube et les fils peuvent être composés d’alliages
métalliques divers en fonctions des matériaux sur lesquels la lance thermique est utilisée ainsi qu’en fonction de la
réaction chimique souhaitée.
o Chalumeau à poudre – son principe s’approche de celui à la lance à oxygène : il est fondé sur la combustion du
mélange de poudre de fer et d’aluminium dans une flamme chaude oxyacétylénique
o Chalumeau à plasma - Le fonctionnement d'un chalumeau à plasma implique l'application de la torche à plasma pour
couper les métaux (par exemple l’ossature métallique).
o Électrofracture – le procédé consiste dans la soumission de la structure à démolir à un courant haute fréquence ; les
matériaux deviennent conducteurs, s’échauffent à la suite de pertes diélectriques dans la masse, puis se fragilisent par
dilatation.
o Laser – cette technique est basée sur la propriété du laser qui consiste à transformer l’énergie lumineuse en énergie
thermique permettant ainsi la découpe des matériaux.
II.[Link]. Procédés chimiques
Ces procédés utilisent la pression d’expansion des produits chimiques à base de chaux vive hydratée (éclateurs
chimiques) qui peut atteindre de valeurs de 30 à 40 MPa
Nous pouvons constater qu’il existe de nombreux procédés de démolition / déconstruction, chacun avec des
avantages et des inconvénients.
Dans le choix de la technique à utiliser, plusieurs critères sont à prendre en compte : l’adaptabilité de la technique au type
d’ouvrage, la précision et le contrôle des opérations, la sécurité et le confort des travailleurs, les nuisances sur le chantier, la
qualification nécessaire de la main d’oeuvre, la durée des opérations, le coût intrinsèque des opérations de démolition /
déconstruction et le coût global qui prend en compte également la gestion des déchets. Le critère « précision et contrôle des
opérations de démolition / déconstruction influence fortement la « qualité » (e.g. mélange difficilement séparable ou pas) et la
quantité des déchets produits.
40
II.3.2.3. aperçu général de la valorisation de déchets de construction et démolition en Europe
Le terme recyclage comprend le broyage de briques et de béton réutilisés dans l’élaboration de nouveaux
matériaux de construction ou tout simplement comme matériau de remblais sous des constructions neuves pour
remplacer l'utilisation de graves naturelles.
Mesures de gestion des déchets de démolition dans les pays européens [DGXI, 1999] : Les principales
mesures particulières de gestion des déchets de démolition dans les pays européens peuvent être résumées ainsi :
o Restrictions / Interdictions de mise en décharge ;
o Stockage monospécifique (avec possibilité de réutilisation ultérieure) ;
o Suivi de la gestion des déchets ;
o Taxes sur la mise en décharge des déchets inertes ;
o Echange – Commercialisation de déchets ;
o Spécifications techniques et environnementales pour l’utilisation des déchets.
II.[Link]. Les installations de regroupement, de tri et de prétraitement
a- Définition et rôle des plates-formes
Les plates-formes de déchets du BTP sont des installations adaptées à la réception et au traitement de déchets
issus des activités du bâtiment et des travaux publics, dont les objectifs sont multiples :
• Offrir une solution de proximité (rayon d’attraction des déchets d’une vingtaine de km) ;
• Collecter les déchets en petite quantité ;
• Trier les déchets hors chantier, dans le cas où le tri sur chantier n’est pas possible ;
• De recevoir des quantités de déchets permettant de s’intégrer dans les filières de valorisation classiques ;
• Pouvoir optimiser les coûts d’élimination, par un négoce avec les filières d’élimination et de valorisation finales.
Les trois principaux types de plates-formes sont :
• Les plates-formes de regroupement,
• Les plates-formes de regroupement et de tri,
• Les unités de valorisation (recyclage ou pré-traitement).
41
II.[Link].3. La plate-forme de tri, de regroupement et de valorisation
Ces installations sont davantage axées sur la valorisation et le recyclage.
Le "prétraitement" permet le conditionnement des matériaux et leur mise en filières industrielles de production.
Il consiste à :
• Séparer les éléments complexes et composites du bâtiment (complexes de doublages, complexes d’étanchéité, baies
vitrées, volets,…) en éléments homogènes.
• Réduire les dimensions des déchets, opération nécessaire pour le recyclage, par exemple par concassage et criblage de
matériaux inertes, broyage de plastiques ou de bois.
En plus des éléments décrits pour les deux précédents types de plate-forme, ces installations nécessitent des
aménagements et matériels spécifiques au pré-traitement. En fonction des valorisations réalisées elles peuvent
comprendre une unité de concassage (mobile ou non), des cribles, broyeurs à bois, séparateur magnétique pour les
métaux, des équipements de compactage, des séparateurs aérauliques ou densimétriques.
42
v En limitant l'extraction des matières premières dans les carrières et en recyclant les déchets localement, ce type
d'installation contribue à rendre le secteur du BTP moins polluant et gaspilleur de ressources. Ceci est devenu
indispensable dans un contexte où la relance de la construction de logements et d'équipements est un impératif
avancé par l'ensemble de la classe politique.
II.[Link].2. Le bois
Parmi les déchets de démolition du bâtiment, le bois occupe une place significative, et son caractère dangereux
ou non est à prendre en compte pour désigner les filières de valorisation.
Lorsqu’ils ne sont pas traités [ADEME, CSTB, 2006], les déchets de bois peuvent subir un broyage puis un
compostage afin d’être valorisés en tant que compost agricole, ou en paillage d’espaces verts. Ils peuvent aussi servir en
papeterie, en fabrication de charbon de bois, ou utilisés en tant que bois énergie (granulés ou briquettes…),
Lorsqu’ils sont faiblement traités (palettes, ameublement…), les déchets de bois peuvent être valorisés
énergétiquement en incinération, ou alors rejoindre le circuit des bois traités en cas de quantités trop importantes [Balet
J.-M., 2008].
Lorsqu’ils sont traités au CCA (Cuivre Chrome Arsenic), les déchets de bois sont classés parmi les déchets
dangereux et à ce titre, doivent soit être enfouis en Installation de Stockage de Déchets Dangereux (ex classe 1), soit
être incinérés dans des conditions techniques adéquates (traitement de fumées…) pour permettre une valorisation
énergétique [ADEME, CSTB, 2006]), soit être regroupés puis décontaminés. Pour le cas particulier des bois traités au
CCA, il existe le procédé CARBSTYL (broyage, caractérisation, broyage) qui permet de produire de la poudre de
charbon et donc du charbon actif à partir de bois traités.
D’autres filières de valorisation des déchets de bois de chantier de bâtiment sont la production de panneaux de
particules, ainsi que la vente occasionnelle de poutres à destinations de menuiseries [ADEME,CSTB, 2006].
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Enfin, une autre filière de valorisation des déchets de bois est la coincinération en cimenterie. En effet, les
déchets de bois ont en général un pouvoir calorifique suffisant pour être acceptés comme co-combustibles par les
industriels du ciment.
II.[Link].3. Le plâtre
Parmi les déchets de démolition, ceux à base de plâtre (et donc de gypse) posent le problème, pour leur
stockage, du relargage de sulfates (SO4 2) dans les eaux, ainsi qu’en milieu réducteur, de l’émission toxique de sulfure
d’hydrogène (H2S).
Les déchets doivent avoir été préalablement séparés des autres constituants d’un éventuel mélange afin que
l’usine n’ait à traiter qu’un déchet « pur » c’est-à-dire uniquement composé de carton et de plâtre. Le déchet est alors
traité (séparation du carton et du plâtre), puis le plâtre réinséré dans le procédé de production de plaques de plâtre, alors
que le carton est soit composté, soit inséré dans la filière de production de papier [cf. BPB Placo sur [Link]].
Par conséquent, les voies majoritaires d’élimination du plâtre sont les suivantes: stockage en Installation de
Stockage de Déchets Non Dangereux (classe 2) dans des alvéoles ou en Installation de Stockage de Déchets Inertes
(classe 3). D’autres part, des unités mobiles de broyage/concassage se déplacent sur les chantiers et permettent de
préparer du plâtre recyclé sur place.
II.[Link].4. Les plastiques
Pour les déchets plastiques en mélange, le broyage puis le compactage est possible avant co-ncinération en
cimenterie (à condition d’être sûr de l’absence de chlore), ou stockage en Installations de Stockage de Déchets Non
Dangereux (ex classe 2).
Pour les déchets de PVC (polychlorure de vinyle) et de PE (polyéthylène), il existe des filières de recyclage
par micronisation des déchets afin d’en tirer du PVC ou du PE neuf. Ces matériaux neufs permettent ensuite de réaliser
toutes sortes de produits neufs (revêtements, balises, clôtures, vêtements…).
Pour les déchets de polystyrène, il existe une filière de découpe dans l’objectif de produire du gravier
plastique pour drains.
Enfin, la valorisation énergétique par l’incinération et la co-ncinération sont possibles pour les plastiques.
Nb. Co- incinération: Production d'énergie (vapeur, électricité, …) à partir de l'énergie thermique dégagée par
l'incinération de produits
II.[Link].5. Les métaux
Les métaux font également partie des déchets présents sur un chantier de démolition. La principale filière de
valorisation de ces déchets consiste en la récupération pour réemploi, recyclage etc., étant donné le fort potentiel de
recyclabilité des métaux par la fonte.
II.[Link].6. Les terres excavées
Les chantiers de déconstruction et démolition peuvent être générateurs de terres dont l’excavation a été rendue
nécessaire pour l’atteinte de parties enterrées d’ouvrages. La majeure partie de la production de ces terres provient
toutefois probablement de la construction d’ouvrages enterrés tels que des parkings souterrains.
II.[Link].7. Les laines minérales
La seule filière identifiée pour les déchets de laine minérale est l’enfouissement en Installation de Stockage de
Déchets Non Dangereux (ex classe 2). Cependant, il faut savoir que le recyclage est techniquement possible pour ces
déchets incombustibles
II.[Link].8. Les papiers et cartons
Les déchets de papier et de carton de démolition peuvent être pressés (conditionnés) puis recyclés dans leur
propre procédé de production. Parmi les différents débouchés possibles d’un déchet de papier-carton, c’est la filière la
plus répandue dans ce marché établi [J.-M. Balet, 2008].
II.[Link].9. Le verre
Il est possible de trouver des déchets de verre sur un chantier de démolition (fenêtres, velux et autres…) qui
sont a priori recyclables par la filière établie de fonte des verres ménagers. Cependant, cette filière est encore mal
adaptée aux déchets du bâtiment et la valorisation du verre de fenêtres est à l’expérimentation [J.-M. Balet, 2008].
II.[Link].10. L’amiante
Les déchets contenant de l’amiante sont classés parmi les déchets dangereux. On doit cependant distinguer le
cas des déchets d’amiante liée (du type amiante-ciment) des déchets d’amiante friable. Dans le premier cas, bien qu’il
s’agisse de déchets dangereux, leur stockage en alvéole spécifique peut être aménagé sur une installation de stockage de
déchets inertes ou de déchets non dangereux.
Dans le cas des déchets d’amiante friable, les deux filières d’élimination de ces déchets sont : la vitrification
qui produit des vitrifiats valorisables en techniques routières, ou l’enfouissement en Installations de Stockage de
Déchets Dangereux après un traitement de solidification (ex classe 1).
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II.3.2.5. valorisation (préparation en vue du réemploi, recyclage et autres valorisations)- vue globale
Les filières de traitement existantes pour les déchets de construction et de démolition sont les suivantes :
Tri et Traitement :
regroupement Soufflage/lavage
Concassage/criblage
Figure * – Filière de traitement des déchets de construction et de démolition Sources – PWD horizon 2010 p.213,
actualisation ICEDD 2010
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CHAPITRE III. VALORISATION DES DECHETS ET SOUS-PRODUITS INDUSTRIELS
III.3. Mâchefer
Le mâchefer contient une proportion considérable de charbon non brûlé et d'autres impuretés. Il est utilisé
principalement pour la fabrication de blocs de béton. Étant donné que le mâchefer contient des sulfates et des chlorures,
il n'est pas recommandé pour le béton armé. Ce matériau risque de devenir de plus en plus rare à mesure que les
centrales électriques anciennes passent à la combustion de charbon pulvérisé.
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III.10. Pneus usages
L’incorporation de granulats en caoutchouc issus du broyage de pneus usagés dans un mortier confère au
composite obtenu une plus grande capacité de déformation avant localisation de la macro fissure.
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CHAPITRE IV. PROCEDES DE GESTION DES DECHETS
La gestion des déchets est la collecte, le transport, le traitement, la réutilisation ou l'élimination des déchets,
habituellement ceux produits par l'activité humaine, afin de réduire leurs effets sur la santé humaine, l'environnement,
l'esthétique ou l'agrément local. L'accent a été mis, ces dernières décennies, sur la réduction de l'effet des déchets sur la
nature et l'environnement et sur leur valorisation.
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IV.4. Traitement biologique et mécanique
Le traitement biologique et mécanique (TBM) est une technique qui combine un tri mécanique et un traitement
biologique de la partie organique des déchets municipaux.
La partie « mécanique » est souvent une étape de tri du vrac. Cela permet de retirer les éléments recyclables du
flux de déchets (tels les métaux, plastiques et verre).
La partie « biologique » réfère quant à elle à une fermentation anaérobique ou au compostage.
La partie « biologique » peut aussi faire référence à une étape de compostage.
NB:
Anaérobique: (biologie) relatif aux anaérobies, micro-organismes n'ayant pas besoin d'oxygène -
Aérobie: se dit des microbes qui ont besoin pour vivre de la présence d'air, d'oxygène libre
Compostage: Procédé biologique qui permet, sous l'action de bactéries aérobies (en présence d'oxygène), la dégradation
accélérée de déchets organiques pour produire du compost. Les réactions de compostage dégagent de la chaleur qui
hygiénise le compost, c’est-à-dire élimine les agents pathogènes contenus dans les déchets entrants.
Un matériau liant est utilisé pour atteindre les objectifs de stabilisation/solidification. Cependant le terme de
stabilisation est plus souvent retenu par les matrices qui interagissent chimiquement avec le déchet en immobilisant ses
polluants.
Ces procédés de stabilisation/solidification visent donc à améliorer les propriétés physico-chimiques des
déchets en vue de faciliter leur stockage.
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