Exercice 1 :
Quelques propriétés de la fibre nerveuse sont étudiées à partir de la réalisation d’expériences.
Un axone géant de calmar est placé dans le dispositif expérimental représenté par le document 1.
Au temps t0, R1 est placé à la surface de l’axone. Au temps t 1, R1 est introduite à l’intérieur de
l’axone. Aux temps t2, t3, t4, t5 et t6, cinq stimulations isolées d’intensités croissantes sont
appliquées sur l’axone (R1 étant toujours introduite à l’intérieur de l’axone). Les enregistrements
apparaissant sur l’oscilloscope sont présentés sur le document 2.
Document 1 :
1. Décris les variations de potentiel obtenues en (a) de t 0 à t1 (t1 inclus) et en (b).
2. Compare les enregistrements (b), (c), (d), et (e) et dégage une propriété de la fibre
nerveuse.
Document 2 Document 3
Afin de comprendre les mouvements ioniques à travers la membrane de la fibre nerveuse, suite à
une stimulation efficace, les variations des concentrations intracellulaires des ions Na+ et K+ dans
cette fibre sont mesurées.
Les résultats sont représentés par les graphes du document 3.
3. A partir de la description des concentrations intracellulaires des graphes du document 3, et
en faisant appel à tes connaissances, explique les mouvements des ions Na+ et K+ et leurs
relations avec les phases du phénomène enregistré en (e) du document 2.
Exercice 2 :
Document 1 : liaison nerveuse entre la peau et la moelle épinière.
NB : l’exploitation du document 1
n’est pas attendue
Document 2 : expériences de stimulations
On implante au niveau des neurones de la corne dorsale de la moelle épinière (zone R) une
microélectrode servant à l’enregistrement de la réponse de ces neurones et une micropipette
utilisée pour l’injection éventuelle de substances actives. La microélectrode est reliée à un
oscilloscope. Diverses expériences réalisées à partir de ce dispositif expérimental ont donné les
résultats suivants.
Une forte stimulation électrique de la peau provoque une sensation douloureuse brève,
apparaissant rapidement, appelée « douleur rapide ». Puis survient une sensation douloureuse
plus tardive mais plus longue appelée « douleur lente ».
Le document 2a représente l’enregistrement obtenu; l’un des éléments de cette réponse amplifiée
correspond au document 2b.
Le document 2c montre l’enregistrement obtenu après application de morphine à l’aide de la
micropipette.
Interpréter les résultats du document 2.
Document 3 : relation entre la nature de la fibre et la vitesse de conduction de l’influx nerveux
Le nerf cutané intéressé dans cette expérience est dilacéré. Les résultats montrent une
observation au microscope optique de ce nerf dilacéré.
Par ailleurs, on a mesuré le diamètre des fibres nerveuses A et B et calculé la vitesse de
propagation de l’influx nerveux le long de ces fibres. Les résultats obtenus figurent dans le tableau
ci- dessous
Caractères Diamètre Vitesse
Fibres (µm) (m.s-1)
A 1à4 6 à 24
B 0.5 à 1 1à2
Quelle conclusion peut-on tirer à partir de l’exploitation du document 3.
Exercice 3 :
CONDUCTION DE L’INFLUX NERVEUX
I. Vitesse de conduction
Pour calculer la vitesse de conduction de l’influx nerveux,
on stimule un nerf avec deux excitations successives de même
intensité et de même durée. Soit d1 la distance entre les
électrodes excitatrices et R1 et d2 la distance entre les électrodes
excitatrices et R2. Les électrodes réceptrices sont R1-R0
et R2-R0. Lorsqu’on juxtapose, dans le temps, les artéfacts de
stimulation, on peut déterminer le temps mis par l’influx
nerveux (∆𝒕). La vitesse de conduction (m/s) se calcule à
partir de la formule suivante
II. Différents types de conduction
Propagation de l’influx nerveux le long d’une fibre nerveuse sans myéline (à gauche)
et d’une fibre nerveuse myélinisée (à droite)
1. Cas des fibres amyéliniques
A l’endroit où le potentiel d’action est déclenché, le Na + qui entre pendant la dépolarisation crée
un courant électrique, ce qui entraîne la dépolarisation de la région voisine de la membrane
plasmique. Ce processus se répète à de nombreuses reprises pendant que le potentiel d’action
se propage le long de l’axone de proche en proche : c’est la théorie des courants locaux. Après
son passage, la fibre retrouve sa polarité normale.
2. Cas d’une fibre myélinisée
Dans un axone myélinisé, les canaux voltage-dépendants ou tensiodépendants se trouvent
seulement dans les nœuds de Ranvier. Le liquide extracellulaire n’entre en contact avec la
membrane de l’axone qu’à la hauteur des nœuds, si bien que les potentiels d’action ne peuvent
pas être enregistrés dans des régions qui se trouvent entre ces derniers. Les dépolarisations et
repolarisations se font donc d’un nœud de Ranvier à l’autre : ce mécanisme est appelée
conduction saltatoire.
3. Facteurs faisant varier la vitesse de conduction
La vitesse de propagation de l’influx nerveux varie avec un certain nombre de facteurs : plus le
diamètre de la fibre est grand, plus la vitesse de conduction de l’influx est élevée. Cette vitesse
est plus grande dans les fibres myélinisées que dans les fibres sans myélines. Elle augmente
aussi avec la température.
Remarque : Sur une fibre isolée, l’influx nerveux se prolonge dans les deux sens à partir du
point excité. Par contre, dans l’organisme, l’influx nerveux se propage dans le sens : dendrite-
soma-axone.
Exercice 4 : On dépose un nerf dans une cuve à nerf remplie de liquide
physiologique. Sur ce nerf, on place des électrodes reliées à deux oscilloscopes (O et O’) distants
de d ; d = 14,5 cm. On porte une excitation par le stimulateur S et on enregistre en O et O’ les
électroneurogrammes Eo et Eo’. Calculer la vitesse de propagation de l’influx nerveux le long du
nerf.
Exercice 5 : On utilise ensuite le montage représenté par le document 5 pour expérimenter,
soit avec des nerfs sciatiques entiers, soit avec des fibres isolées de ce nerf. L’expérience
consiste à augmenter la distance d indiquée sur le schéma en rapprochant R1 de R2.
Pour chaque valeur de d, on stimule en S et l’on obtient sur l’écran d’un oscilloscope, les
enregistrements (document 6) correspondants (l’intensité de la stimulation est supraliminaire).
1. Analysez les résultats obtenus avec une fibre isolée.
2. Quelle interprétation pouvez-vous en donner ?
3. a- Analysez les résultats obtenus avec un nerf entier et comparez les avec ceux obtenus
avec une fibre isolée.
b- Quelle interprétation pouvez-vous proposez pour expliquez le (s) différence (s) et (ou)
ressemblance (s) observée (s) ?
25 mm
45 mm
80 mm
Exercice 6 :
La myasthénie est une maladie caractérisée par une faiblesse musculaire : les patients n’arrivent pas à
contracter efficacement leurs muscles.
Exploiter l’ensemble des résultats expérimentaux pour proposer une hypothèse expliquant la
myasthénie.
Document 1 : sur un muscle d’un sujet sain et sur celui d’un sujet myasthénique, des électrodes réceptrices
sont placées à proximité des synapses neuromusculaires. On enregistre alors les potentiels d’action des
cellules musculaires suite à une stimulation du motoneurone.
Document 2 : l’α-bungarotoxine est une molécule toxique de venin de serpent, capable de se fixer sur des
récepteurs à acétylcholine. L’injection d’α-bungarotoxine à une souris la rend incapable de contracter ses
muscles.
Document 3 : on étudie par autoradiographie la fixation de l’ α-bungarotoxine radioactive sur les cellules
musculaires d’un sujet myasthénique ; le résultat est présenté dans le tableau suivant :
Fig. 1 : Schéma général du fonctionnement d’une synapse
neuro-neuronique
Fig. 2 : Chaînes de neurones et synapses
Fig. 3 : Potentiel d’action enregistré sur le neurone
post synaptique après stimulations du neurone présynaptique
Fig. 4