Méthodologie de recherche en soins infirmiers
Méthodologie de recherche en soins infirmiers
Cours:
METHODOLOGIE DE RECHERCHE,
30heures
RECHERCHE
« La science, c’est la connaissance » (Burns & Groves, 2000
La recherche en sciences infirmières génère des connaissances pour guider la pratique et pour
améliorer le soin et la qualité de vie des patients.
La discipline infirmière s’intéresse au soin, dans ses diverses expressions auprès des personnes,
des familles, des communautés, des populations, qui, en interaction continue avec leur
environnement vivent des expériences de santé.
4 Concepts centraux de la recherche en soins infirmiers
➢ Prédire et/ou contrôler: relations précises prédites sur les différences entre les groupes à la
suite d'événements provoqués dans la situation de recherche.
CARACTERISTIQUES DE LA RECHERCHE
• Nécessite un énoncé clair du problème
• La recherche doit être effectuée en fonction d’un plan (il ne s’agit pas de rechercher au hasard
en espérant « tomber » sur une solution)
Quantitatif
Selon ce paradigme, les phénomènes humains sont prévisibles et contrôlables (Burns et Grave,
2001) La méthode quantitative, qui met l'accent sur l'explication et la prédiction, repose sur la
mesure des phénomènes et l'analyse de données numériques.
Qualitatif
Selon le paradigme qualitatif, les phénomènes sont uniques et non prévisibles et les efforts sont
orientés vers la compréhension totale du phénomène étudié. Dans la méthode qualitative, l'accent
est mis sur la compréhension élargie des phénomènes.
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Les deux méthodologies envisagent différemment la réalité, mais toutes deux supposent une
démarche rigoureuse Souvent, les méthodes de recherche quantitative et de recherche qualitative
sont complémentaires
Phase méthodologique : sert à préciser les méthodes et les procédures utilisées pour obtenir des
réponses aux questions/hypothèses de recherche (PLANIFICATION).
Phase empirique : sert à collecter et à analyser les données, à concrétiser sur le terrain le plan
établi à la phase précédente (APPLICATION).
Phase analytique : sert à analyser les données et à interpréter ou discuter les résultats
(ANALYSE).
« Avant tout, il faut savoir poser des problèmes. Et quoi qu'on dise, dans la vie scientifique, les
problèmes ne se posent pas d'eux-mêmes. C'est précisément ce sens du problème qui donne la
marque du véritable esprit scientifique. Pour un esprit scientifique, toute connaissance est une
réponse à une question. S'il n'y a pas eu de question, il ne peut y avoir connaissance scientifique.
Rien ne va de soi. Rien n'est donné. Tout est construit ».
« Le réel n'est jamais « ce qu'on pourrait croire » mais il est toujours ce qu'on aurait dû penser. La
pensée empirique est claire, après coup, quand l'appareil des raisons a été mis au point ».
• Conclusion
• Recommandations / suggestions
• Références
• Annexes
PHASE CONCEPTUELLE
ENONCE DU PROBLEME
• Contexte, environnement du problème (bref)
Nouveau
Faisable
Urgent
Conforme à l’éthique et la déontologie
Les critères sont cotés de 1 à 3
✓ 1 pour faible
✓ 2 Pour moyen
✓ 3 Pour élevé
• L’hypothèse peut être définie comme une supposition, née d’une observation ou d’une
réflexion, qui conduit à des prédictions qu’on peut réfuter
• Question de recherche + hypothèse étude analytique
• Objectif général
• Objectifs spécifiques
Objectif général
Il énonce en termes généraux ce à quoi doit servir l’étude. Ce faisant pour le rendre opérationnel,
il est souhaitable de le décomposer en éléments reliés logiquement entre eux (les objectifs
spécifiques)
Objectifs spécifiques
• Ce sont des éléments reliés logiquement entre eux et avec l’objectif général.
• Les objectifs spécifiques représentent la forme la plus opérationnelle de l’objectif général.
• Doivent soulever les différents aspects du problème et les facteurs qui y contribuent de
manière cohérente et en ordre logique.
• Doivent être clairement formulés en termes opérationnels (quoi ? où ? dans quel but ?)
• Doivent être réalistes compte tenu de la situation locale
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GENERALITES
• Définitions de concepts
• Informations sur les programmes, projets, structures etc. en relation avec le sujet traité
ETAT DES CONNAISSANCES/REVUE DE LITTERATURE
• BUT: Montrer comment le problème de recherche s’inscrit dans le champ des connaissances sur
le sujet et comment les connaissances permettent de préciser les questions ou les hypothèses de
recherche
• La recension des écrits doit permettre de justifier la formulation du problème de recherche, d’en
préciser les questions ou les hypothèses, de choisir la démarche méthodologique la plus appropriée
Les travaux doivent porter sur:
• Sur les variables dépendantes, indépendantes ainsi que sur les relations entre elles
• Sur les travaux méthodologiques pertinents à la recherche entreprise
SOURCES:
• Articles scientifiques
• Livres
• Thèses et mémoires
• Documents officiels
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• Internet
• Tenir compte du phénomène de saturation
REVUE DE LA LITTERATURE
• OBJECTIFS
– identifier la frontière entre ce qui a déjà été fait et qui a besoin d’être étudié ;
– découvrir des variables importantes liées au sujet ;
– Identifier les méthodes et techniques de recherche qui ont déjà été utilisées pour traiter du
problème ;
– Replacer le sujet dans une perspective historique de manière à montrer que l’on maîtrise à la fois
l’histoire du problème et l’état le plus récent de son développement.
– Comment faire la revue de littérature
– La recherche documentaire
Il existe deux principaux systèmes pour citer et référencer d’autres ouvrages : le système
Harvard et le système Vancouver( numérique).
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Dans le système Harvard, les références sont citées dans le texte en indiquant le(s) nom(s)
du ou des auteur(s) suivi(s) de l’année de publication. Deux façons sont possibles :
Lorsque le document est cité plus d’une fois il garde la même numérotation dans le texte et en
bibliographie.
Présentation dans les références bibliographiques:
– Il est recommandé de «Numéroter les références dans l'ordre de mention dans le texte et [de] les
identifier, dans le texte, [dans] les tableaux et les légendes des illustrations, en chiffres arabes entre
parenthèse».
– Noms des auteurs (Noms de famille, premier initial du petit nom en majuscule); séparés par une
virgule et un point à la fin du dernier petit nom;
– Titre de l’article suivi d’un point;
– Nom de la revue
– Année d’édition;
-Mois et le jour suivi de point-virgule;
– Numéro du volume suivi du numéro de la revue en parenthèse, suivi de deux points
– Puis les numéros de pages
– Ex: Parkin DM, Clayton D, Black RJ, Masuyer E, Friedl HP, Ivanov E, et al. Childhood
leukaemia in Europe after Chernobyl: 5 year follow-up. Br J Cancer 1996;73:1006-12.
– Si moins de 6 auteurs: mentionner tous les auteurs.
– Ex : Vega KJ, Pina I, Krevsky B. Heart transplantation is associated with an increased risk for
pancreatobiliary disease. Ann Intern Med 1996 Jun 1;124(11):980-3.
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– On a les noms des auteurs suivis du titre. Le numéro de l’édition. Le pays: maison d’édition; et
l’année.
• Autres documents publiés
– Document juridique, Droit public : Preventive Health Amendments of 1993; Pub. L. No. 103-
183, 107 Stat. 2226 (14 déc. 1993).
– Dictionnaire et ouvrages de référence semblables Stedman's medical dictionary. 26e éd.
Baltimore: Williams & Wilkins; 1995. Apraxia; p. 119-20.
– Auteurs. Titre. Nom revue[ en ligne] année mois ( consultée le…); volume (N° revue).
Disponible sur le site.
PHASE METHODOLOGIQUE
CADRE D’ETUDE
• Description du site de l’étude
• Il peut s’agir d’un département, d’une commune, d’un arrondissement, d’une structure de santé
etc.
• Veiller à ce que cette description mette en relief à chaque étape des éléments en relation avec le
thème de recherche
• Données géographiques: limites géographiques, relief, climat, cours d’eau, routes.
• Données administratives: cartes, subdivisions administratives (départements, communes,
arrondissements, villages).
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• Étude transversale
• Étude longitudinale
- rétrospective
- prospective
• Descriptive
• Analytique
• Quantitative / qualitative
• Epidémiologie descriptive : son but est de décrire un phénomène de santé sur une population
humaine en fonction du temps, de l’espace et des caractéristiques de cette population.
• Epidémiologie analytique : elle recherche les causes des maladies, établit les lois et conditions
de leur propagation et recherche les moyens de contrôle et de lutte.
L'identification des facteurs de risque des maladies est l'un des aspects les plus importants de
l'épidémiologie. Elle permet de déterminer les groupes de population à haut risque et donc de cibler
les interventions sanitaires (campagnes d'information, de dépistage...).L'épidémiologie analytique
repose toujours sur la comparaison de plusieurs groupes.
Etudes épidémiologiques
En fonction de l'objectif recherché, plusieurs types d'études sont utilisés en épidémiologie.
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Toutes les études épidémiologiques peuvent être classées selon qu'il s'agit d'une expérimentation
ou non. Cette distinction est importante car elle a des implications sur la mise en place de l'étude
elle-même, son analyse, mais aussi l'interprétation et la portée des résultats.
Les études expérimentales : l'équipe réalisant la recherche, maîtrise les conditions d'exposition
des sujets (qui sera exposé, à quoi, comment, quand, où). Il s’agit d’une expérimentation. Les
groupes exposés et non exposés à la caractéristique seront suivis puis comparés en ce qui concerne
l'incidence de l'événement étudié. L’affectation d'un sujet dans l'un ou l'autre des groupes
comparés peut être tirée au sort ou non . Il peut s’agir des essais thérapeutiques qui permettent
d'évaluer l'efficacité ou la tolérance de traitements médicamenteux. L’exposition étant, dans ce
cas, la prise d’un médicament.
Les études non expérimentales : l'équipe réalisant la recherche « observe » la réalité, sans
intervenir sur les conditions d'exposition des sujets étudiés. C'est la raison pour laquelle ces études
sont également appelées études d'observation.
Classiquement, on distingue :
• Les études de cohortes : ces études sont également appelées études exposés/non exposés car deux
groupes de sujets (au moins), l'un exposé, l'autre non exposé à la caractéristique, ne présentant pas
initialement la maladie étudiée, sont suivis puis comparés pour l'incidence (nombre de nouveaux
cas) de la maladie
• Les études cas-témoins : les deux groupes étudiés sont, d'une part, des sujets malades (les «cas
») et, d'autre part, des sujets non malades (les« témoins »). Ces deux groupes seront comparés pour
leur exposition antérieure à une ou plusieurs expositions.
Les études cas-témoins ne permettent pas de calculer l'incidence de la maladie parmi les sujets
étudiés puisque le nombre de cas et de témoins est fixé par l'équipe réalisant la recherche.
• Les études transversales
Leur principe est simple : il s'agit de mesurer chez les individus d'une population donnée un
ensemble de caractéristiques au même moment. Ce sont des études de courte durée, ne permettant
d'estimer que des mesures de prévalence (nombre de cas à un moment donné).Elles sont utilisées
généralement pour des objectifs descriptifs. Elles sont également souvent utilisées à visée
analytique, mais les résultats obtenus sont plus difficilement interprétables car l'exposition à la
caractéristique et la présence de la maladie sont mesurées au même moment.
Elles sont donc différentes des autres types d'étude utilisés en épidémiologie analytique car elles
ne tiennent pas compte de l'exposition ou de l'état de santé de chaque individu appartenant aux
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groupes comparés, mais du niveau moyen d'exposition et de l'état de santé des populations, ce qui
se traduit par l'emploi du terme « écologique ». On peut étudier la même population à différentes
périodes (variations temporelles) ou plusieurs populations e différentes zones géographiques au
cours de la même période (variations géographiques).
POPULATION D’ETUDE
• Personnes (membres de la communauté, ménages, mères d’enfants, agents de santé etc.)
• Cibles primaires
Ce sont les personnes directement concernées par l’enquête ou l’étude.
• Représentativité :
Pour pouvoir tirer des conclusions qui sont valables pour l’ensemble de la population, les
chercheurs doivent choisir un échantillon qui soit représentatif de cette population.
– aléatoire systématique
– stratifié
– en grappes à 1 degré
– en grappes à plusieurs degrés
Techniques d’Echantillonnage non probabiliste
– de commodité ou accidentel
– de boule de neige
• Critère de détermination
– disponibilité de ressources
• Dans cette section du protocole, le chercheur doit écrire en détail la méthode qui sera utilisée
pour la collecte de données.
Il existe trois grandes sources de données :
• L’activité humaine laisse presque toujours des traces: muettes (objets), sonores (disques, bandes),
visuelles (dessins, films) ou écrites (textes, données).
• Sources de renseignements déjà existante:
• Exemple : l’observation directe des habitudes sexuelles de l’être humain est impossible
(INTIME).
• L’information fournie oralement par le sujet peut être obtenue soit dans une entrevue libre, soit
dans une entrevue dirigée.
3. L’observation participante
Utilisation d’une grille d’observation (non systématique),
4. L’observation libre
• situation sans grille,
LA PROPORTION DE NON REPONDANT EST PLUS ELEVEE
LES VARIABLES
• Une variable est définie d’abord par son rôle dans la question de recherche
• Les études les plus simples ne rapportent que des variables descriptives
• Les études des relations entre deux variables peuvent explorer si les variables sont associées, ou
si une variable (la variable explicative, causale ou indépendante) agit sur l’autre (la variable
dépendante, de résultat ou d’effet)
RÔLE DES VARIABLES IMPORTANTES
• Une variable est mesurée sur une échelle qualitative (elle définit des catégories de sujets) ou
quantitative (elle reflète des quantités ou des comptes)
• Une variable qualitative est soit nominale (les catégories sont des groupes différents de sujets)
ou ordinale (il y a une hiérarchie entre les groupes)
• Une variable quantitative est discrète (seulement quelques valeurs, habituellement des nombres
entiers, peuvent être observées) ou continue (toutes les valeurs de l’étendue observable peuvent
être observées, au moins théoriquement)
2. Ils doivent être fiables, c’est-à-dire qu’ils doivent donner les mêmes résultats, quel que soit le
contexte
3. La validité et la fiabilité des principaux outils de mesure doivent être garanties par des références
ou en les évaluant formellement dans une étude pilote
4. Les résultats des outils de mesure doivent refléter de manière appropriée le type de variables
mesurées
5. Chaque fois que cela est possible, l’application d’un outil de mesure ne doit pas produire de
résultats ambigus
6. Quand un outil est utilisé pour classer des sujets ou des réponses, la classification doit être
exhaustive (toutes les réponses possibles doivent correspondent à une catégorie) et non redondante
(n’importe quelle réponse correspond seulement à une catégorie)
7. Quand l’outil produit des résultats indéterminés, le chercheur doit indiquer comment ces
résultats sont analysés (exclusion, mesure répétée, fondus avec une autre catégorie…) et doit
justifier sa décision
8. Chaque fois que le contexte de l’étude implique une baisse possible de fiabilité, l’application de
l’outil doit inclure des procédures d’application adéquates (insu par rapport aux caractéristiques
clés des individus, mesures répétées…)
9. Lors du développement d’outils de mesure, il faut bien prévoir comment gérer les sujets ayant
des valeurs absentes (données manquantes, survenue impossible, refus ou perte de vue)
10. Chaque fois que le contexte de l’étude implique une baisse possible de fiabilité, l’application
de l’outil doit inclure des procédures d’application adéquates (insu par rapport aux caractéristiques
clés des individus, mesures répétées…)
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11. Lors du développement d’outils de mesure, il faut bien prévoir comment gérer les sujets ayant
des valeurs absentes (données manquantes, survenue impossible, refus ou perte de vue)
PHASE EMPIRIQUE
Méthodes quantitatives de recueil de données
Les techniques de recueil de données (les essais, par exemple) et les dispositifs (les
questionnaires et les protocoles d’entretien, par exemple) sont parfois désignés par le terme
instruments. Les instruments les plus couramment utilisés dans le recueil des données quantitatives
sont :
✓ Essais et mesures (souvent utilisés dans les études expérimentales) ;
✓ Questionnaires et protocoles structurés d’entretien (souvent utilisés dans les enquêtes);
✓ Protocoles structurés d’observation.
Dans des études quantitatives bien conçues, les données sont enregistrées dans des formats
rigoureusement structurés, qui peuvent avoir la forme de questionnaires ou de protocoles
d’entretien/observation.
a. Questionnaire
Dans le cas des questionnaires, les formulaires de données sont remplis par les participants à la
recherche (parfois nommés les personnes interrogées), alors que dans d’autres cas, ce sont les
chercheurs qui remplissent les formulaires.
N.B : La bonne pratique consiste à inclure une copie du questionnaire de l’enquête, du protocole
d’observation ou d’un autre formulaire de données dans le document de recherche, mais pour les
articles de recherche, la nécessité d’être bref peut ne pas le permettre. L’inclusion du formulaire
de données peut aider à comprendre un document de recherche et permet aux lecteurs d’évaluer la
qualité des procédures de recueil de données, ainsi que la validité et la fiabilité de l’étude.
✓ Dans l’un ou l’autre cas, il faut tenter de préserver l’anonymat des personnes interrogées
(respect de l’éthique de recherche).
✓ Les questionnaires individuels sont généralement identifiés grâce à un numéro de code
plutôt qu’un nom et, même lorsque la distribution se fait en personne, les questionnaires
sont souvent renvoyés dans une enveloppe préaffranchie.
✓ Les questionnaires doivent être conçus avec une proportion élevée de questions fermées («
oui/non » ou « cases à cocher ») plutôt que de questions ouvertes (« donnez des détails ci-
dessous »).
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✓ Les questions doivent être présentées dans un ordre logique et doivent éviter la complexité
et l’ambiguïté.
Le travail pilote (comme évoqué ci-dessus) peut aider les chercheurs à trouver et éliminer les
défauts de conception des questionnaires.
b. Entretien
Les entretiens structurés sont semblables aux enquêtes par questionnaires, excepté que les
chercheurs (parfois nommés les « collecteurs de données ») obtiennent les données de participants
en lisant les questions et en enregistrant les réponses sur un protocole d’entretien.
Mode d’administration : l’entretien peut s’effectuer en face à face ou par téléphone.
Précautions :
✓ Pour préserver l’anonymat, les protocoles remplis portent généralement un numéro de
code plutôt qu’un nom.
✓ Les questions associées à la conception d’un protocole d’entretien sont très similaires à
celles qui accompagnent la conception d’un questionnaire.
✓ Bien que les collecteurs de données soient capables d’expliquer les questions que les
participants ne comprennent pas, ils doivent veiller à ne pas déformer les données
lorsqu’ils le font.
✓ Les questions doivent être posées à chaque participant d’une façon normalisée. Ceci est
très difficile à réaliser dans la pratique, en particulier lorsqu’il y a deux collecteurs de
données ou plus. Une formation peut aider à réduire certains de ces problèmes.
Elle existe sous deux formes principales : l’observation des participants, qui est généralement
utilisée dans les études qualitatives (traitées ci-dessous), et l’observation des non-participants,
qui est plus courante dans les travaux quantitatifs et qui peut être appelée « observation structurée
».
L’observation structurée peut prendre plusieurs formes, mais toutes associent l’attribution d’un
comportement à des catégories enregistrées sur un protocole d’observation. L’échantillonnage des
activités est une forme courante d’observation structurée : par exemple, toutes les 15 minutes,
l’observateur consigne ce que fait chaque membre du personnel du service.
Méthodes de recueil de données qualitatives
Les chercheurs en qualitatif, en particulier les ethnographes, « tirent souvent parti d’une large
gamme de sources d’informations » et recueillent « toutes les données disponibles pour permettre
de mieux comprendre les problèmes posés ».
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L’observation des participants est peut-être la technique de recueil de données la plus importante
dans la recherche ethnographique :
Les observateurs peuvent participer au travail, à l’activité sociale ou à la culture étudié (par
exemple, le travail infirmier) à divers degrés. En outre, le degré de leur participation en tant que «
observateurs en place » ou « observateurs en marge » dans ce cadre de recherche peut varier. Les
observateurs totalement en place étudient leur propre travail ou les cadres sociaux ; les
observateurs totalement en marge sont étrangers aux types de cadres qu’ils étudient. Les
chercheurs qui étudient des cadres similaires peuvent être considérés comme des observateurs en
place / en marge relatifs.
• Un moyen de communication
a) Définitions préalables
• Objectifs du questionnaire
• Population concernée
• Mode de consultation
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• Définir la structure
d) Enquête pilote
N.B.) La question est suivie d’un espace délimité destiné à recevoir la réponse, fournie librement
par enquêté.
b) Utilisation
• Analyse exploratoire
• Analyse qualitative
• Offre la possibilité d’exprimer tous les aspects d’une opinion, d’une motivation, d’une
conviction, d’une attitude, . . .
c) Avantages
• Utile quand on ne connaît pas le champ des réponses possibles ou qu’il est très vaste
d) Inconvénients
• Travail exigeant
N.B.) Recours à des méthodes d’analyse spécifiques (analyse de contenu, analyse de données
textuelles, . . . )
❖ Questions fermées
Sans opinion
• Une telle échelle peut comporter ou non une case ”sans opinion”.
Ex. :Les échelles d’évaluation permettent d’analyser à la fois le contenu et l’intensité de l’attitude
des répondants vis-à-vis d’un concept
Voiture
Vélo
Autobus
Train
Avion
Il s’agit ici de donner un certain nombre de propositions et de demander aux interrogés de les
classer par ordre de préférence.
Ex. : Voici une liste de façons de préparer un examen de première année d’université. Vous êtes
invités à les classer par ordre d’efficacité en écrivant 1 dans la case située à côté de la méthode
que vous jugez la plus efficace, puis 2 pour celle que vous jugez la plus efficace en deuxième
lieu et ainsi de suite.
N.B.) On peut ne demander d’indiquer que les 3 ou 4 premières méthodes de votre choix
b) Avantages
• Plus anonyme
• Moins coûteux
Oui
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Non
Cette année
L’an passé
Il y a deux ans
Il y a trois ans
Oui
Non
c) Inconvénients
• Les modalités proposées peuvent amener des non-réponses (liste non exhaustive, question
délicate, . . . )
Elles comportent des réponses proposées et offrent la possibilité d’ajouter des réponses libres.
Autres raisons :
1. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
2. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
3. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
• Caractéristiques :
Attention cependant à la tentation de se réfugier dans ces rubriques. Le choix des mots utilisés
dans une question et sa formulation sont importants.
L’objectif d’une question est d’obtenir une réponse traduisant exactement ou le plus fidèlement
possible une réalité.
– Elle doit être simple (utiliser des mots simples du langage courant parlé).
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– Elle doit être claire et précise (choisir des mots qui ont une seule signification et qui ne peuvent
être mal interprétés par enquête).
– Elle doit être courte et directe (craindre les négations et surtout ne pas utiliser de doubles
négations).
– Les questions ne doivent pas - dans la mesure du possible - contribuer à la production de non-
réponses (manque d’exhaustivité, questions délicates, . . . ).
❖ Agencement du questionnaire
b) Renseignements d’identification
c) Premières questions
Questions générales et simples, faciles à répondre. Il ne faut pas rebuter la personne interrogée
et lui faire renoncer à continuer.
2) Les premières questions d’un thème doivent être suffisamment larges pour que l’on soit certain
que la population visée soit incluse dans ce premier ensemble. Ensuite, par une série de questions
plus précises, on définit une partition de ce dernier et on délimite précisément la cible.
3) Intercaler entre les questions difficiles des questions plus faciles, dites questions ”de repos”.
4) Veiller à la cohérence, aux liaisons entre thèmes, aux redondances, aux contrôles.
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Nous considérons ici à la fois les erreurs réelles et les effets impliquant des réponses
”incorrectes”, ”biaisées”.
2) Questions incompréhensibles.
5) Biais de réponse sur liste : l’ordre de présentation des réponsesà une question fermée a un effet
sur les réponses.
– Défaillances de la mémoire
– Refus de répondre
–...
N.B.) Pour mieux apprécier la proportion de personnes qui possèdent une ”caractéristique
délicate”, c’est-à-dire telle que certaines d’entre elles n’osent pas (ou ne veulent pas) affirmer au
grand jour qu’elles possèdent cette caractéristique, on peut recourir à une méthode de réponses
aléatoires.
• Après avoir défini la population pour laquelle on a besoin d’informations et identifié ses unités,
il faut définir une technique de collecte des données en tenant compte des coûts, des délais et de
l’existence ou non d’une base de sondage.
• L’´étape de la collecte des données est une étape très importante, caractérisée par :
PHASE ANALYTIQUE
Les statistiques peuvent être divisées en deux types principaux : la statistique descriptive et la
statistique déductive. (Dans ce cours on abordera la statistique descriptive vue le volume horaire)
La statistique descriptive sert à décrire et à résumer les données recueillies. Les principales
façons de le faire sont :
• les pourcentages ;
• les mesures de la tendance centrale (la moyenne, la médiane et le mode) ; et
• les mesures de dispersion (l’écart, l’écart interquartile et l’écart-type (SD)).
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Par exemple, l’âge et le sexe des personnes interrogées lors d’une enquête peuvent être résumés
de la façon suivante : 114 (29%) des personnes interrogées étaient de sexe masculin et 276 (71%)
étaient de sexe féminin. L’âge moyen des personnes interrogées était de 58 ans (SD = 17,2, écart
21–92 ans).
Les mesures de la tendance centrale sont des types de moyenne.
• La moyenne, ou moyenne arithmétique, se calcule en additionnant toutes les valeurs et en
divisant par le nombre de cas, par exemple 2 + 4 + 3 + 4 + 7 + 4 = 24/6 = 4.
• La médiane est la valeur centrale exacte dans une distribution des valeurs, par exemple
pour 3, 5, 6, 9, 11, 11, 12, la médiane est 9 et pour 4, 6, 7, 10, c’est 6,5.
• Le mode est la valeur qui apparaît le plus fréquemment dans une distribution de valeurs,
par exemple pour 8, 12, 13, 13, 13, 17, 19, 19, 20 et 21, le mode est 13.
La présentation de ces données descriptives se sous forme des tableaux ou des graphiques