🔹 Slide 1 – Titre
onjour, je m’appelleMohamed Ali Benrahalet je vaisvous présenter mon
B
TIPE intitulé :
"Récupération de l’énergie des ondes radios : étudeet optimisation d’un
circuit à pompe à charge Dickson."
e travail s’inscrit pleinement dans le thème de l’année : Transition,
C
transformation, conversion, ici à travers la conversion de l’énergie
électromagnétique ambiante en énergie électrique utile.
🔹 Slide 2 – Problématique
u cours de cette présentation, je m’attacherai à répondre à la
A
problématique suivante :
omment optimiser un circuit à pompe à charge Dickson pour maximiser la
C
récupération d’énergie des ondes radio ?
🔹 Slide 3 – Sommaire
our y répondre, j’ai structuré mon travail en six parties.
P
Je commencerai par justifier la pertinence technologique.
Puis, j’aborderai l’étude du circuit, sa modélisation, la simulation, le choix
des composants, puis l’adaptation d’impédance, avant de conclure.
ommençons donc par comprendre pourquoi il est aujourd’hui
C
intéressant de récupérer l’énergie des ondes radio.
🔹 Slide 4 – Pourquoi récupérer l’énergie des ondes RF ?
ous sommes constamment exposés à des ondes radiofréquences : Wi-Fi, antennes
N
4G, Bluetooth...
Ces ondes transportent uneénergie ambiante,gratuite, disponible partout.
écupérer cette énergie permettrait d’alimenterdesdispositifs de faible
R
puissance, de manièreautonome,sans batterie.
’est donc une solution prometteuse, notamment pour les objets connectés ou
C
les systèmes isolés.
🔹 Slide 5 – L’énergie disponible
oici une courbe qui montre lapuissance maximalerécupérableen fonction
V
de ladistance par rapport à un routeur Wi-Fi, pourdifférentes fréquences
typiques des communications RF.
n y observe que plus lafréquence augmente, plus lapuissance chute
O
rapidementavec la distance.
Cela s’explique par la formule P×S4πr2\frac{P \times S}{4\pi r^2}4πr2P×S, où
rrr est la distance : c’est une loi classique d’atténuationsphérique.
ar exemple, à 2,4 GHz, on peut espérer récupérer environ100 µW par m² à 1
P
mètre, ce qui estfaible mais exploitablepour desapplications ultra-basse
consommation.
ous allons donc voir plus précisémentquels typesde systèmes permettent
N
de convertir cette énergie.
🔹 Slide 6 – Besoin d’autonomie énergétique
es puissances sont faibles, mais elles sont parfaitement adaptées à des objets
C
comme desmontres, thermomètres électroniques, circuitslogiques, qui
consomment très peu.
e vrai enjeu est donc de concevoir un systèmesimple,sans batterie, qui
L
récupère l’énergie ambiantepour la convertir efficacement.
🔹 Slide 7 – But du TIPE
’est exactement ce que je me suis proposé de faire dans ce TIPE :
C
Étudiercomment l’énergie des ondes radios peut êtrerécupérée, et
comprendrele rôle central de la pompe à charge Dicksondans ce
processus.
ous allons maintenant entrer dans le cœur de l’étude :le fonctionnement du
N
circuit de conversion.
Slide 8 – Comment l’énergie des RF est récupérée ?
aintenant que nous avons vu pourquoi il est intéressant de récupérer l’énergie
M
des ondes RF,
nous allons voircommentcette énergie peut êtreconcrètement transformée en
tension continue exploitable.
Slide 9 – Les étapes de récupération de l’énergie
oici leschéma fonctionnel générald’un système derécupération d’énergie
V
RF.
L’onde est d’abord captée par uneantenne, puis transmiseà un circuit
d’adaptation d’impédance.
Cette étape est essentielle pourmaximiser le transfertde puissancevers le
circuit suivant : unmultiplicateur de tension, iciunepompe à charge
Dickson, qui alimente un système électronique.
’est ce dernier bloc — la pompe Dickson — que j’ai choisi d’étudier et
C
d’optimiser dans ce travail.
Slide 10 – La pompe à charge Dickson
oici le schéma d’unepompe Dickson à deux étages.
V
Elle est composée deutilise des diodes et des condensateurs pour élever
progressivement la tension de sortie à partir d’un signal alternatif.
haque étage élève la tension en stockant de l’énergie dans les condensateurs
C
lorsque les diodes conduisent.
Ce montage estentièrement passif, ce qui le rendtrès intéressant pour des
applications basse consommation.
our comprendre comment cette pompe fonctionne réellement, j’ai étudié son
P
comportement en simulation.
Slide 11 – Résultat de la pompe (deux étages)
Sur cette première simulation, on voit clairement la dynamique de la pompe :
● Lesignal d’entrée, sinusoïdal, est en orange,
● L
esignal de sortie, en bleu,augmente progressivement,atteignant
une tension continue stable.
Ce résultat confirme le rôle de la pompe commemultiplicateurde tension.
our mieux comprendre les étapes de cette élévation, j’ai modélisé
P
mathématiquement le comportement du circuit àun seulétage, ce que je vais
détailler maintenant.
Slide 12 – Simulation sur Python
’ai réalisé une simulation complète du circuit à l’aide dePython, en modélisant
J
finement les trois états du fonctionnement de la pompe à un étage.
Slide 13 – Modélisation des états de la pompe
Le fonctionnement repose surtrois états:
🔹
État 0: les deux diodes conduisent, la tensionintermédiaire suit l’entrée,
mais la sortie reste constante.
🔹
État 1: seule la première diode est passante.Le condensateur de sortie est
isolé.
🔹
État 2: seule la deuxième diode est passante,et la tension de sortie
augmente.
ette modélisation permet de prédire le comportement de la pompe dans
C
chaque phase du signal.
Slide 14 – Simulation finale
Le graphique issu de cette simulation montre trois courbes :
● En vert, Vn, la tension intermédiaire
● En bleu, Ve, la tension d’entrée
● Et en rouge, Vs, la tension de sortie
n voit clairement que Vsaugmente en escalier pour se stabiliser ensuite,
O
confirmant lavalidité de la modélisation et la cohérence physique du
comportement du circuit.
our aller plus loin, j’ai étudiécomment améliorerce rendementen jouant sur
P
deux éléments clés : les composants du circuit.
Slide 15 – Choix des constituants (intro)
’ai donc commencé par m’intéresser auxdiodes etcondensateurs, qui
J
influencent directement la tension finale.
Slide 16 – Paramètres clés des composants
Deux paramètres majeurs influencent le fonctionnement :
● Pour lesdiodes: latension de seuilet letempsde commutation
● Pour lescondensateurs: lacapacitéet lafréquencedu signal
Voyons maintenant les résultats expérimentaux sur différents types de diodes.
Slide 17 – Comparaison des diodes
signal d’entrée constant (2 V), on compare unediodenormaleà unediode
À
Schottky.
Résultat : la Schottky permet une tension de sortie plus élevée, 3,63 V contre
3,08 V.
ela confirme que satension de seuil plus bassepermetde limiter les pertes
C
de tension à chaque étage.
lide 18 – Loi de fonctionnement (montage
S
expérimental) (durée ~25 secondes)
our comparer le comportement réel des diodes, j’ai réalisé ce montage simple
P
: unediode en série avec une résistance, alimentéepar un signal alternatif.
ela me permet demesurer la tension aux bornes dela diodeainsi quele
C
courant, et donc d’obtenir lacaractéristique i=f(Ud)i= f(U_d)i=f(Ud)de
chaque diode testée.
droite, vous voyez unephoto du circuit réelque j’ai utilisé pour faire ces
À
mesures.
lide 19 – Loi de fonctionnement (résultats) (durée
S
~30 secondes)
Voici maintenant les résultats expérimentaux.
🔹
À gauche, ladiode Schottkycommence à conduiredès0,2 V, ce qui
confirme safaible tension de seuil.
🔹
À droite, ladiode normalereste bloquée jusqu’à environ0,6–0,7 V.
es courbes confirment ce qu’on a observé sur les tensions de sortie
C
précédemment :
ladiode Schottky est mieux adaptéeaux faibles signaux RF, car elle
minimise les pertes par conductionà chaque étage de la pompe.
lide 20 – Les condensateurs (durée ~30
S
secondes)
J’ai ensuite étudié l’impact de la capacité à fréquence constante (7 kHz).
gauche, avec1 nF, le condensateur est trop petit : la charge stockée est
À
insuffisante et la tension de sortie est instable.
À droite, avec un condensateur enmicrofarads, lasortie est plus stable et
monte davantage : le condensateur stocke plus d’énergie à chaque cycle.
ela montre que lacapacité influe directement sur le rendement, mais qu’il
C
faut trouver une valeur adaptée à la fréquence du signal.
“ Pour identifier cette valeur optimale, j’ai représenté l’évolution du rendement en
fonction de la capacité.”
🎤
Slide 21 – Les condensateurs (résultats
synthétiques) (durée ~30–35 secondes)
oici maintenant lerapport entre la tension de sortieet celle d’entréeen
V
fonction de lavaleur du condensateur, pour une pompeà un étage.
n observe que pour descapacités très faibles, lerapport est quasiment nul :
O
la pompe ne fonctionne pas.
À partir de quelquesnanoFarads, on atteint unplateauautour de 1,75, ce qui
correspond à unrendement optimal.
ela confirme qu’il existe unevaleur critique de capacité, à ajuster selon la
C
fréquence du signal, pour garantir uneconversion efficace de l’énergie.
ais malgré un bon choix de composants, j’ai constaté que la pompe ne
M
fonctionnait pas toujours correctement, ce qui m’a amené à m’intéresser à
un autre paramètre clé : l’impédance du circuit
🎤
Slide 22 – L’adaptation d’impédance (durée
~20–25 secondes)
ême avec des composants bien choisis, j’ai constaté que la pompe à
M
charge ne fonctionnait correctement qu’à certaines fréquences.
ela m’a conduit à étudier un aspect fondamental du transfert d’énergie :
C
l’adaptation d’impédance entre l’antenne captatrice et la pompe.
ette étape est essentielle pour maximiser la puissance transmise et
C
assurer un fonctionnement efficace du circuit, ce que je vais maintenant
analyser.
🎤
Slide 23 – Le problème d’impédance (durée
~30–35 secondes)
ette courbe montre l’amplitude du signal d’entrée et celle de la tension
C
de sortie, en fonction de la fréquence, pour une pompe à un étage.
n remarque que la sortie est quasi nulle en dehors d’une plage étroite
O
autour de 7 kHz.
Cela signifie que la pompe ne fonctionne que lorsqu’elle reçoit un signal à
une fréquence précise, où le transfert d’énergie est optimal.
e phénomène s’explique par un désaccord d’impédance entre la source
C
(l’antenne) et la charge (la pompe).
our comprendre ce comportement, j’ai modélisé le circuit comme une
P
impédance équivalente ZpacZ_{pac}Zpacdépendant de la fréquence.
🎤
Slide 24 – Le problème d’impédance :
modélisation (durée ~35–40 secondes)
our analyser ce comportement, j’ai modélisé le circuit par une impédance
P
équivalente ZpacZ_{pac}Zpac, que j’ai estimée à partir d’un montage
expérimental.
e schéma montre un circuit où je mesure les tensions Y1Y_1Y1et
L
Y2Y_2Y2de part et d’autre d’une résistance connue RRR. Cela me permet
de déterminer ZpacZ_{pac}Zpacà l’aide de la relation :
_{pac} = \frac{R \cdot Y_2}{Y_2 - Y_1}
Z
]
ur le graphique, on voit l’argument de cette impédance en fonction de la
S
fréquence :
● Il est négatif à basse fréquence (comportement capacitif),
● positif à haute fréquence (comportement inductif),
● e
t passe par zéro autour de 7 kHz, ce qui correspond à un
comportement résistif pur, idéal pour le transfert.
Cette fréquence est donc le point optimal de fonctionnement de la pompe.
🎤
Slide 25 – Modélisation par un circuit LLL-CCC
(durée ~35 secondes)
our mieux comprendre ce comportement fréquentiel, j’ai modélisé le
P
circuit comme un dipôle RLC série : une capacité parasite CpC_pCp, une
inductance parasite LpL_pLp, et une résistance série RRR.
ette modélisation est classique pour représenter une charge complexe
C
avec des effets réactifs.
e module de l’impédance théorique est donné par la formule affichée, et
L
dépend de la fréquence d’excitation.
On retrouve ici un minimum d’impédance à la fréquence propre du circuit,
autour de 7 kHz, ce qui correspond à un maximum de transfert de
puissance.
e modèle me permet d’anticiper et de comprendre les plages de
C
fréquence
J’ai ensuite comparé cette modélisation théorique avec les résultats
“
expérimentaux pour en valider la pertinence.”efficaces pour le
fonctionnement de la pompe.
🎤
Slide 26 – Comparaison théorie / expérience
(durée ~30 secondes)
’ai comparé la courbe théorique issue du modèle RLC à la courbe
J
expérimentale de l’impédance mesurée.
n observe une bonne concordance :
O
les deux courbes présentent un minimum autour de 7 kHz, ce qui valide le
modèle et confirme que cette fréquence correspond bien à un
comportement résistif optimal.
e résultat prouve qu’une adaptation d’impédance bien maîtrisée permet
C
de maximiser le transfert d’énergie, et donc le rendement global de la
pompe Dickson.
ela clôt la partie sur les paramètres d’optimisation, et me permet de
C
passer maintenant à la synthèse des résultats.
🎤 Slide 27 – Introduction à la conclusion
présent, je vais aborder la dernière partie de cette présentation, qui
À
consiste à tirer un bilan de l’expérience et à montrer le comportement réel
du système dans un contexte de récupération d’énergie RF.
🎤 Slide 28 – Circuit global de récupération
oici maintenant le schéma global du système que j’ai étudié.
V
Un émetteur envoie un signal radio, capté par une antenne réceptrice. Ce
signal est ensuite envoyé vers la pompe à charge, dont le rôle est de
convertir l’énergie du signal RF en une tension continue.
Sur le graphique à gauche, on peut visualiser un extrait du signal mesuré
à l’entrée de la pompe : il s’agit d’un signal sinusoïdal de faible amplitude.
Toute la difficulté, c’est de valoriser cette énergie très faible, ce qui
nécessite une bonne adaptation du circuit.
🎤 Slide 29 – Résultat
Ici, on observe les résultats expérimentaux de la pompe à charge, dans
deux configurations différentes.
gauche, avec adaptation d’impédance, le signal de sortie est presque
À
constant et élevé : la pompe fonctionne correctement.
droite, sans adaptation, le signal est très faible : la pompe n’a quasiment
À
pas accumulé d’énergie.
e contraste confirme l’importance cruciale de l’adaptation d’impédance
C
pour permettre une récupération efficace de l’énergie RF.
🎤 Slide 30 – Remerciement
oilà qui conclut ma présentation.
V
Merci pour votre attention.
Je suis à votre disposition pour répondre à vos questions.