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Protection des installations électriques au Cameroun

Le document présente un aperçu historique de la production et de la distribution d'énergie électrique au Cameroun, soulignant l'évolution de la société SONEL à AES SONEL après sa privatisation en 2001. Il décrit les systèmes de production d'énergie, notamment les centrales hydroélectriques et thermiques, ainsi que les caractéristiques des principales installations et barrages du pays. Enfin, il aborde le transport de l'énergie électrique à travers des lignes à haute tension et les réseaux interconnectés.

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Protection des installations électriques au Cameroun

Le document présente un aperçu historique de la production et de la distribution d'énergie électrique au Cameroun, soulignant l'évolution de la société SONEL à AES SONEL après sa privatisation en 2001. Il décrit les systèmes de production d'énergie, notamment les centrales hydroélectriques et thermiques, ainsi que les caractéristiques des principales installations et barrages du pays. Enfin, il aborde le transport de l'énergie électrique à travers des lignes à haute tension et les réseaux interconnectés.

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Module Electricité

Formation CIMENCAM Protection des installations

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 1


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I. APERCU HISTORIQUE (L’héritage du passé)

En novembre 1973, le Président de la République annonce la création d’une société unique chargée de
la production, du transport et de la distribution de l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire
camerounais « La SONEL ».

Elle avait comme mission de fournir à sa clientèle une énergie électrique en quantité et en qualité avec
pour contrainte majeur la garantie de la continuité de service

Cette production , transport ,et distribution de l’électricité au Cameroun sont maintenant le monopole
de la société AES SONEL (Applied Energy Service ; SONEL ) , issue de la privatisation ( le 18 juillet 2001 ) de
la société nationale d’électricité ( SONEL ) au profit de la société américaine AES Sirocco.

Avant cette nouvelle société d’énergie électrique (AES SONEL), plusieurs autres ont existées au
Cameroun. Dans l’ordre décroissant on peut énumérer :

Partie du pays
Nom de Sociétés Année Principaux ouvrages
concernée
SONEL
L’ensemble de La SONEL hérite de leurs biens et ouvrages de production,
l’étendu du territoire 1974 transport et distribution. Mais L’essentiel de tous actuels ces
(société nationale
camerounais ouvrages a été réalisé par la SONEL
d’électricité)
 Centrales de Yoké et Malale ;
POWERCAM
 Les postes de transformation réseau MT /BT dans les
Dans l’ancien
1961 - 1975 centres de l’ex – Cameroun occidental ;
(Cameroun électricity Cameroun Occidental
 La délégation du Sud – Ouest à Limbe.
coorporation)

 Centrale hydroélectrique d’Edéa ;


ENELCAM
 Barrages réservoirs de Mbakaou , et Bamendjin ;
Dans l’ancien
1948  immeuble de la direction générale ;
(Energie électrique du Cameroun Oriental
 Cités d’habitation à Edéa, Mbakaou , et Bamendjin .
Cameroun )

 Lignes HT Edéa – Dla – et Edéa – Yde ;


E.D.C  Le CFP de Bassa ;
1963
Dans l’ancien  Les postes de transport de bassa et du BRGM ;
(électrique du Cameroun Oriental  Les réseaux MT/BT de l’ex – Cameroun oriental.
Cameroun)  Immeuble de Koumassi et la délégation du centre

C.C.D.E.E (Compagnie
coloniale de distribution - Certaines centrales thermiques Douala, Yaoundé et
Dans l’ancien
de l’énergie électrique) 1929 Nkongsamba
Cameroun Oriental

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 2


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II. PRODUCTION DE L’ENERGIE ELECTRIQUE :

1. RAPPELS :

a. Système de production

Un système de production est toujours constitué d’un alternateur et d’une turbine,

Seul le moyen d’entraîner la turbine change :

 Centrale hydraulique (turbine à eau) ;


 Centrale thermique (turbine à vapeur)

b. Schéma synoptique

 Système de production

VAPEUR
ENERGIE TURBINE ALTERNATEUR
EAU

c. Différentes systèmes de production

 Production d’énergie non renouvelable : Centrale thermique ; classique ou fossile


(charbon, gaz, fioul)
 Production d’énergie d’origine renouvelable : Centrales hydrauliques.

d. Principe des sources de production.

d.1- Hydraulique (Principe général)

Les usines hydroélectriques utilisent de l’énergie fournie par une masse d’eau en mouvement pour
produire de l’énergie électrique

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 3


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d.1.1- Diagramme spécifique de la production hydroélectrique :

Eau, sous pression Convertisseur intermédiaire :


Turbine : (KAPLAN)

ENERGIE MECANIQUE

Convertisseur final
ALTERNATEUR

ENERGIE ELECTRIQUE

d.1.2- Turbines

Elles sont choisies en fonction du débit et de la hauteur de la chute. On distingue trois sortes :

 Les turbines PELTON : centrales à haute chute ;


 Les turbines FRANCIS : centrales à moyenne chute ;
 Les turbines KAPLAN : centrales à basse chute

d.1.3- Fonctionnement

L’énergie potentielle de l’eau fournie par la conduite forcée du barrage se transforme en énergie
cinétique. Celle-ci frappe les pales de la turbine qui se met en rotation entraînant ainsi l’alternateur.

d.2- Les Centrales thermiques

Les usines thermoélectriques utilisent de l’énergie calorifique créée par des combustibles pour
produire de l’énergie électrique.

d.2.1- Les différents combustibles

Les différents combustibles sont :

 Le charbon ;

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 4


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 Le fuel-oil ;
 Les gaz combustibles

d.2.2Diagramme du processus de conversion thermoélectrique

CONVERTISSEUR PRIMAIRE
COMBUSTIBLE CHALEUR
HAUT FOURREAU + BOUILLEUR

CONVERTISSEUR

INTERMEDIAIRE

(TURBINE A VAPEUR)

ENERGIE MECANIQUE

CONVERTISSEUR

FINAL : (alternateur)

ELECTRICITE

d.2.3- Fonctionnement

La chaleur dégagée dans la chaudière par combustion (du fuel oil) provoque la vaporisation de l’eau
circulant dans les tubes serpentins pour faire tourner la turbine, qui est en liaison avec la partie tournante
de l’alternateur. Il y a production de l’électricité.

III. LA PRODUCTION DE L’ENERGIE AU CAMEROUN

Avant 2001 l’énergie camerounaise provenait à 95% des installations d’énergie hydroélectrique. Et à 5%
des installations d’énergie Thermique classique (charbon, gaz, fioul)

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 5


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L’AES SONEL exploite trois ouvrages hydroélectriques : centrale de Lagdo ; centrale de Songloulou et la
centrale d’Edéa.

III.1- Les centrales hydroélectriques du Cameroun

CENTRALEDE
CENTRALE D’EDEA CENTRALE DE LAGDO
SONGLOULOU

Nombre de groupes 14 8 4

Puissance installée 263MW 388 MW 72MW


Hauteur de chute nette
26.75 m 41.50 m 28.00 m
maximale

Hauteur de chute nette


18.00 m 36.50 m 18.00 m
minimale
Turbine KAPLAM FRANCIS KAPLAM
Région SUD SUD NORD

TABLEAU DETAILLE :

PUISSANCE
PUISSANCE
NOMBRE DE INSTALLEE PAR TOTAL EN
DESIGNATION APPARENTE EN
GROUPE GROUPE EN (KW)
(KVA)
(KW)

2 11360 14200 22 720


EDEA I
CENTRALE 1 11440 14300 11 440
D’EDEA EDEAII 6 20825 24500 124 950
EDEAIII 5 20825 24500 104 125
TOTAL EDEA 14 263 235
SONGLOULOU 8 48450 57000 387 600
LAGDO 4 18000 72 000
TOTAL 26 722 635

III.1.1- Puissance Fournie 𝑃 = 𝑞𝑣. 𝜌 . 𝑔. ℎ

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 P : Puissance fournie en watt


 qv : Débit volumique, en m³/s
 𝜌 : Masse volumique de l’eau en kg/m³
 g : L’accélération des forces de pesanteur (g = 9,81m.s-²)
 h : Hauteur de la chute en (m)

III.1.2- Caractéristiques des centrales hydrauliques


Les centrales hydrauliques sont caractérisées par :

 La hauteur de la chute (h) en mètre ;


 Le débit de la chute (qv) en m³ /s ;
 La quantité d’eau qui alimente annuellement la centrale.

III.2.- Barrages de retenue ou barrage réservoir (volume de stockage)

BARRAGE DE MAPE BARRAGE DE BAMENDJIN BARRAGE DE MBAKAOU

Stock maxi 3.3 milliards de m3 1.8 milliards de m3 2.6 milliards de m3

Stock mini 0.1 milliards de m3 0.1 milliards de m3 0.1milliards de m3

Volume utile maxi 3.2 milliards de m3 1.7 milliards de m3 2.5 milliards de m3

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III.2.1- Schéma de la densification des stations du bassin versant de la Sanaga

Pangar
MBAKAOU

Mbam
Bétaré
MAPE -Oya
Lom
Djerem

BAMENDJIN LOM PANGAR


Amont cm

Mapou
Goyoum
Kim

Sanaga
Noun

Nanga Eboko
Bayomen N
Mbam

Ngoro
Nachtigal amont

Stations exploitées Goura


Pont de l’enfance

Stations nouvelles ou réhabilitées Kikot

Aménagements en projet
Songmbengue

Barrage réservoir
Ouem SLL aval usine

Proposé par M. EBEN MOUKOKO SLL aval aménagement 8

Edéa E0
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Situation des barrages par rapport au fleuve

 BAMENDJIN sur le Noun ;


 MBAKAOU sur le Djerem ;
 MAPE sur le Mbam.

III.3- Centrales thermiques

III.3.1- Utilisation :

Les centrales thermiques sont utilisées principalement dans des applications dites de secours, c’est –à –
dire pour pallier les problèmes de coupures de courant. (En cas de déficit de puissance par rapport à la
demande d’énergie).Toutefois il peut être utilisé dans des endroits isolés comme source de courant
principale lorsque le réseau électrique n’est pas distribue.

Comme centrales thermiques de secours de AES SONEL, on a :

REGION SUD PUISSANCES INSTALLEES


CENTRALE DE LA MEFOU 10.28 MW 9.5MW
CENTRALE DE BASSA 18.12 MW 15MW
CENTRALE DE BAFOUSSAM 9.60 MW 10MW
TOTAL 38.00 MW

REGION NORD
CENTRALE DE DJAMBOUTOU 20.00MW
CENTRALE DE NGAOUNDERE 3.60MW
TOTAL 23.60 MW

II.3.2- Les centrales thermiques autonomes

Ce sont des centrales qui fonctionnent de manière autonome (indépendante) dans les centres raccordés
au réseau interconnecté.

Comme centrales thermiques autonomes, on peut citer :

 Bertoua ;
 Sangmelima ;
 Ebolowa ;
 Ambam etc.

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 Amélioration de l’offre en énergie électrique aujourd’hui (15 décembre 2009):

III.4- Amélioration en offre énergétique aujourd’hui au Cameroun

RESEAU PUISSANCE INSTALLEE (MW)


CENTRALE OBSERVATIONS
Hydro Thermique
Edea 263
Songloulou 384
HFO Limbe 85.3
Bassa 2 9
Bassa 3 9.2
Bafoussam 8.5+4.5
Logbaba 1 8
SUD
Logbaba 2 13

HFO Oyomabang 1 19.5

Oyomabang 2 12.8

Yassa_- Dibamba 86

Meyomessala 1

Lagdo 72

NORD Djamboutou 13.6

Kousseri 4

EST Bertoua 10

AUTRES 30 centrales isolées 12.8

Nouvelle apport en capacité thermique depuis la


232,8
privatisation

Total avant 720 64,4

Total aujourd’hui 720 297,2

Total offre (hydro + thermique) : Avant 784,4

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Total offre (hydro+thermique) : aujourd’hui 1017.2

IV. TRANSPORT DE L’ENERGIE ELECTRIQUE

IV.1- Les lignes de transport

Le transport de l’énergie électrique au Cameroun passe tout d’abord par des lignes hautes tension
225Kv, 110Kv, et 90Kv.

LIGNE LONGUEURE FONCTION Région dans le pays

Autoroute à énergie Relie les centrales entre elles.


480km SUD
HTB 225Kv Interconnexion entre les pays
 Dessert les régions
 Repartit les puissances au
Route régionale 90kv 1346 km (SUD)
niveau régional

 Dessert les régions


 Repartit les puissances au
Route régionale 90kv 201 km) NORD
niveau régional

 Dessert les régions


Route régionale  Repartit les puissances au
337km NORD
110kv niveau régional

 Dessert les consommateurs


moyennes puissances
Route
 Connecte les postes de
départementale 63kv
distributions

IV.2- Les réseaux interconnectés


L’interconnexion du réseau actuel s’organise autour trois réseaux d’interconnexion : Le
réseau interconnecte NORD, Le réseau interconnecte SUD et le réseau interconnecte EST.

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IV.3- Schémas unifilaire des réseaux interconnectés : (voir document AES SONEL)

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V. DISTRIBUTION

V.1- Classification des réseaux selon les tensions

Tension en
Alternatif ≤ 50V 50 <U≤ 500V 500 < U ≤ 1000V 1KV < U ≤ 50KV U > 50KV

Réseau TBT BTA (BT) BTB (MT) HTA HT B (THT)

Les distributions sous 230/400v sont harmonisées internationalement avec des tolérances de + 6% -
10% depuis juin 1996

V.2- Réseaux et postes de distribution


IV.2.1- Réseaux de distribution

L’AES SONEL distribue, l’énergie en HTB (90kv) ; en moyenne tension (1OKV ; 15KV, 30KV)
et en BT.

Tableau récapitulatif de niveau de tension distribue par AES SONEL :

NIVEAU DE TENSION Clients Nombre


Haute tension HTB 225kv Non commercialisée au Cameroun 00
Haute tension HTB 90kv et 110 kv
Haute tension (90kv) 05
(HTB U≥ 50kv)
Moyenne tension HTA (10kv, 15kv,
Moyenne tension (clients industriels)
30kv et 63 kv
Basse tension BTA 220 / 380V Basse tension
Taux de couverture actuel du pays 46%
15% dont 4% en
zone rural et
Taux d’accès total
Le niveau d’électrification 11% dans la
zone urbaine
ALUCAM (Principal consommateur de
55%
l’énergie vendue)
On distingue deux types de réseau moyen tension

 Le réseau MT aérien (surtout en zone rurale) ;


 Le réseau MT souterrain (en zone urbaine).

Ils sont disposés :

 En antenne ou simple dérivation ;


 En boucle ;
 En double dérivation.

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V.2.2- Ligne aérienne de distribution

Les principaux éléments constitutifs d’une canalisation aérienne sont :

- les conducteurs ;
- l’isolateur ;
- les ferrures ;
- le support ;
- le poste de transformation (réseau HTA/BT)

a. Postes de transformation

Un poste de transformation reçoit de l’énergie du réseau HTA, la transforme en BT et


assure la protection des personnes, du matériel, le comptage de l’énergie et ne doit pas
perturber le réseau amont distribution

- Différents types de postes

On distingue 3 types de postes de transformation HTA/BT

 les postes de transformation sur poteau ;


 les postes de transformation à cabine/basse ou haute ;
 les postes préfabriquées.

b. Conducteurs et câbles:

Ils peuvent être nus ou munis d’un revêtement résistant aux intempéries, homogènes ou avec âme
d’acier.

- Caractéristiques
 Bonne conductivité ;
 Résistance mécanique élevée ;
 Légèreté.

Conducteurs en aluminium avec âme d’acier :

Cuivre ou aluminium et certains de leurs alliages

- Les câbles Torsades :

Les câbles torsades utilises en BTA ont généralement l’isolation en PR extrude de couleur noire
et sont constituent de 4 ou 5 conducteurs. Ils sont appelles pré- assemblé

Exemple :

Nombre et Types de conducteurs dans un câble torsade 5 conducteurs: 3 conducteurs de phases :


âme câblée en aluminium de 25mm2 de section ; 1 neutre porteur : âme câblée en aluminium de

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54.6mm2 de section ; 1 conducteur d‘éclairage public : âme câblée en aluminium de 16mm2 de section.
Les torsadés peuvent avoir une section allant jusqu’à 100 mm2.

(Croquis 10)

c. Isolateurs :

Ils servent à amorcer les conducteurs et à les isoler du support.

On emploie généralement la porcelaine pour les HTA et HTB et le verre pour les BTA et BTB.

Les formes et la dimension des isolateurs dépendent de la tension d’utilisation.

d. les ferrures :

Les ferrures maintiennent les isolateurs et les fixent mécaniquement au support elles sont
généralement en acier.

e. Supports :

On distingue :

 Les supports métalliques :

Ils sont présentés sous la forme de :

 Pylônes pour la distribution en 90kv ;


 Poteaux en profilés ou tubulaires pour les 10, 15,30kv ;
 Les consoles et de potolets pour la BT.

 Les supports en béton armé ;


 Les supports bois.
Ils trouvent leur utilisation pour :
Pour les lignes BT et MT, ils sont de l’essence eucalyptus et sont traités avec des substances
antiseptiques.
 Hauteurs des supports :
- 8m, 9m en BT.
- 11m pour des cas particuliers en BT.
- 12 à13m en MT.

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 La portée.
La portée de deux supports consécutifs du réseau BT est de 50m. Pour les supports
branchements, elle est fonction de l’emplacement de la maison de l’abonne AES SONEL.

Exécution d’une ligne aérienne :

La construction d’une ligne aérienne tienne compte des données électriques et


environnementales pour sa réalisation

Exemples de données :

 Données électriques : Tension, intensité du courant, puissance


 Données environnementales : Les obstacles naturels, les routes, les lignes existantes

a) Etapes de montage des câbles aériens.


 Le déroulage
 Le tirage
 Le réglage de la tension de traction (La flèche)
 La flèche :

- Définition : C’est la distance de courbures des câbles par rapport à l’horizontal. Elle se
mesure par une nivelette.

- Représentation d’une flèche :

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- Calcul de la flèche :

Equation

: masse du câble par unité de longueur (daN/m)

a : La portée ou distance entre 2 supports consécutifs (m)

T : L’effet de traction (daN)

Exercices d’application

a. Une ligne a pour portée 50m, l’effort de traction maximal est de 150 daN. Les câbles
sont en aluminium avec acier de section 25mm² et de masse 0,50 daN/m. Calculer la
flèche à une température de 15°C lorsqu’aucun vent ne souffle.
b. Dans la fiche technique de l’entreprise EBEN ET FILS chargée des travaux de l’extension
du réseau BT du quartier Logbessou sont marquées les indications suivantes :
a = 80m; f = 1,02m à 150°C

Câble pré assemblé: 3 x 25mm² + 2 x 16mm² + 54.6 mm²

La masse du câble est 0,605 daN/m

Le DRH de cette entreprise demande aux différents postulants de réponde aux


questions suivantes pour être recrutés :

 De quel type de canalisation s’agit-il ?


 Identifier les différents conducteurs de ce réseau en fonction des différentes sections
données.
 Parmi ces conducteurs, sur lequel arme-t-on la pince d’ancrage ?
 Calculer l’effort de traction qu’il faut pour que l flèche soit respectée à 1,02m.
 Donner la hauteur du support et le type que l’entreprise utilisera.
 Pourquoi précise-t-on la température,

VI. LES CANALISATIONS SOUTERRAINES

- Lorsque le passage des canalisations aériennes présente des inconvénients graves


(montage aux environs des aérodromes), on utilise des canalisations souterraines.

Comme pour les lignes aériennes, il existe cinq catégories de canalisations enterres : HTA,
HTB, BTA, BTB, TBT.

- Enterré les lignes électriques et une idée séduisante pour la basse tension et la
moyenne tension, mais pour les lignes HT et THT, l’enterrement n’est pratiquement pas
réalisable. Plusieurs facteurs font obstacle à cette solution à savoir

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 17


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V.1- Facteurs techniques :

Un câble souterrain se comporte comme un « condensateur » (échauffement exagéré


du câble) Après une certaine distance appelée distance critique, les câbles ne peuvent plus
assurer le transport de l’énergie. Ces distances sont :

 100km pour 63KV


 80 km pour 225KV
 40km pour 400KV

VI.2- Facteurs de sécurité

 Impossibilité d’une surveillance constante, d’un entretien préventif régulier


 Risque d’arrachement par des engins de terrassement
 Remise en service très long en cas d’avarie

V.3- Facteurs de servitude d’utilisation des sols

L’enterrement des câbles nécessite de greffer des parcelles de sols sur 5m de longueur à la
verticale du câble.
VI.4- Facteurs économiques

Le Coût d’une installation souterraine est selon les distances 12 à 20 fois plus onéreux que
celui d’une installation aérienne

a. Conditions de pose :
 Modes de pose.

Il existe 3 modes de poses :

 Conducteurs dans des conduits ou conduits profilés enterrés


 Conducteurs enterrés sans protection mécanique complémentaire
Conducteurs enterrés avec protection.

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NOTES DE COURS

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 19


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I. INTRODUCTION

Les systèmes actuels de production et de distribution de l’énergie sont principalement


équipés des circuits triphasés. Le transformateur triphasé est constitué de trois transformateurs
monophasés ayant le même support magnétique. Chaque transformateur monophasé est sur
une » colonne du circuit magnétique.

II. CONSTITUTION GENERALE

Le transformateur est une machine d’induction qui comporte principalement deux circuits :

 Un circuit magnétique : Qui canalise le flux d’induction ;


 Un circuit électrique : Qui comporte deux parties distinctes ? L’enroulement basse
tension (N2) et L’enroulement haute tension (N1).

Flux magnétique Colonne

Circuit magnétique

- Bobinage

Trois types d’enroulements sont généralement retenus :


 L’enroulement concentrique ;
 Les enroulements bis concentriques ;
 Les enroulements alternés

III. PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

Alimenté sous une tension alternative U1, le primaire crée un flux variable qui induit dans
l’enroulement secondaire une force électromotrice E2.

IV. CLASSIFICATION DES TRANSFORMATEURS :

 Petits transformateurs : P≤ 1kva en général en monophasé ;


 Transformateurs spécialisés : Puissances varient de 1 à 25kva soit en monophasé soit en
triphasé ;
 Transformateurs de distribution :
- Sur poteau (H61) de 25, 50, et 100kva ;

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 21


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- Dans les cabines (H58) de 100 à 2000kva.


 Transformateurs pour transport et l’interconnexion : Puissances varient de 2 000kva à
1350 MVA.
V. ROLES

Ils permettent :
 D’adapter la tension de l’énergie livrée aux besoins des consommateurs ;
 D’obtenir les meilleures conditions économiques du transport de cette énergie entre la
centrale de production et le point d’utilisation.

VI. PERTES

Les pertes dans un transformateur sont dues :

 Aux fuites magnétiques dans le primaire et le secondaire ;


 Aux impédances des enroulements ;
 Au courant magnétisant.

VII. Couplage des transformateurs

Pour des raisons de continuité de services, il est intéressant de pouvoir coupler deux ou
plusieurs transformateurs en parallèles.

VII.1- Conditions de couplage :

a. Puissances :

La puissance totale disponible est égale à la somme des puissances des transformateurs.

Si les puissances des transformateurs sont différentes, la puissance du plus gros ne doit pas
dépasser deux fois la puissance du plus petit.

b. Réseau

Les transformateurs sont alimentés par le même réseau

c. Connexion et indice horaire :

Même longueur de connexion surtout côté BT. Même indice horaire de couplage

d. Tension :

Tension de court-circuit également à 10% près de sa valeur nominale.

VII.2- Couplage des enroulements

a. Couplage étoiles (Y)

Il fait ressortir le point neutre, très utilisé en basse de tension, deux tensions sont
disponibles tension simple et tension composée (ex : 220/380V)

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b. Couplage zigzag :

A l’aide de celui-ci, on obtient une meilleure répartition des tensions en cas de réseau
BT déséquilibré.

c. Couplage triangle :
Il n’y a pas de neutre possible.
Exemple :

A B C

Couplage étoile
Couplage triangle
Couplage en zig-zag

N.B :

 Les trois enroulements primaire peuvent être couplés en étoile (Y) ou en triangle (∆) ;
 Les trois enroulements secondaires peuvent être couplés en étoile ou en triangle ou en
zig-zag.

VII.3- Désignation des couplages :

Elle s’effectue par un groupe de deux lettres et un nombre.

 La 1ère lettre (Majuscule) : indique le couplage des enroulements côté HT. Soit on a :
 La 2ème lettre (Minuscule) : indique le couplage des enroulements du côté BT. Soit on a :
 Le Chiffre (de 0 à 11) : Il indique l’indice horaire c’est-à-dire l’angle de déphasage entre
la tension primaire et la tension secondaire. Chaque angle horaire étant un multiple de
30°

Symboles conventionnels

Primaire (HT) Secondaire (BT)


(Majuscule) (Minuscule)

Etoile Y y
Triangle D d
Zig-zag Z z
Neutre sorti n
Le Chiffre (de 0 à 11) : Il indique l’indice horaire

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Exemples : Donner la désignation correspondante à : Dy11, Dy5, Yd11

D : Couplage des enroulements du côté HT en Triangle


y : Couplage des enroulements du côté BT en Etoile
11 : Indice horaire du couplage (11x30°= 330°).

VIII. RAPPORT DE TRANSFORMATION


𝑉20
Le rapport de transformation monophasé est 𝑚 = 𝑉1

𝑈20
Le rapport de transformation triphasé est 𝑀 = 𝑈1

Couplage Rapport de transformation


Yy 𝑉20 𝑈20
𝑀=𝑚= =
𝑉1 𝑈1
Dd 𝑉20 𝑈20
𝑀=𝑚= =
𝑉1 𝑈1
Dy 𝑀 = 𝑚√3
Yd 𝑚
𝑀=
√3

I.3- Schémas de connexion

b. Couplage étoile-étoile (Yy) :


A a
U1
B b
C c

c. Couplage triangle-étoile (∆𝒚)

N1
N2
A a
U1

B b

C c

d. Couplage étoile zig-zag (Yz)


N1 N2/2 N2/2
A a Va2
U1 Va1
B b Va2 Vb2
C b

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IX. PROTECTION DES TRANSFORMATEURS

IX.1- Protection en amont

- Protection externe :

On emploi souvent des parafoudres ou limiteurs de surtensions, éclateurs

- Protection interne :

On n’utilise un thermostat (pour l’élévation anormale de température), des relais du


type Buchholz (il détecte le dégagement gazeux) ;

Protection masse cuve (permet de détecter tout défaut interne entre le transformateur
et la masse).

N.B. :

Ces deux dernières protections sont surtout employées pour les transformations de très
grandes puissances. P >5000KVA

IX.2- Protection en aval (côté basse tension)

Il s’agit surtout d’une, protection contre les surcharges et les courts-circuits.

Elle comporte un disjoncteur avec relais magnétothermique

X- CARACTERISTIQUES D’UN TRANSFORMATEUR

Les transformateurs sont caractérisés par des grandeurs assignés qui sont :

- Tension (primaire et secondaire) ;


- Fréquence des enroulements ;
- Puissance.

XI- REPRESENTATION GRAPHIQUE (SCHEMA ET DIAGRAMME DE COUPLAGE)

Exemple de diagramme

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NOTES DE COURS

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I. INTRODUCTION

Pour concevoir une installation électrique intérieure il faut penser à certaines exigences.
PROMOTELEC nous propose 10 commandements pour dire qu’une installation est bonne ou
peut porter le LABEL PROMOTELEC .Ses dix commandements sont :

 Avoir un disjoncteur général de commande et de protection ;


 Avoir une protection et un sectionnement à l’origine de chaque circuit ;
(Un coupe circuit à fusible (unipolaire) calibré installé sur le conducteur de phase de
chaque circuit)
o Calibre maximal des dispositifs de protection :

Cartouches fusibles Disjoncteurs divisionnaires Section des conducteurs


10A 15A 1,5mm²
20A 20A 2,5mm²
25A 32A 4mm²
32A 38A 6mm²

 Séparation des fonctions : L’installation doit comporter des circuits pour prise confort,
les machines à laver le linge, les appareils de cuissons ; appareils d’éclairage.

Section minimales des circuits :

SECTION DES CONDUCTEURS


NATURE DU CIRCUIT

Circuit foyers lumineux fixes 1,5mm²

Circuit prise confort 16A 2,5mm

Circuit Chauffe-eau 2,5mm²

Circuit Lave-vaisselle 4mm²

Circuit de Cuisson 6mm²

 Nombre minimal de circuits par appartement

Nbre de pièces Foyers Prises Confort Prises Autres Prises


principales Lumineux fixes 16A Lavage du linge spécialisées 32A
1 1 2 1 1
2 1 3 1 1
3 2 3 1 1

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4 2 4 1 1
2 4 1 1

 Nombre de foyers lumineux fixes et prises de courant

Prises Confort Prises 16A ou


Pièces Foyer Lumineux Prises 32A
16A 20A
Séjour 1 5 / /

Chambre 1 3 / /

Cuisine 2 3 1 1

Salle d’eau 2 1 ou2 / /

Entrée 1 1 / /

Lavage du Linge / 1 / /

 Sécurité :
- conducteurs de terre ;
- Equipement électrique de la salle d’eau ;
- liaison équipotentielle principale.
 Prise de terre ;
 Qualité du matériel ;
 Exécution des travaux conformément aux normes de l’UTE.

II. EVALUATION DES PUISSANCES

Le bilan de l’énergie est en quelque sorte un audit de la consommation de l’énergie électrique dans
une installation.

Ceci dans le but de justifier la puissance, calibrer la source d’alimentation secours ou non, de
dimensionner les appareils de protection (disjoncteur, fusible, relais).
Le calcul des différentes puissances tient compte des coefficients d’évaluation de la
puissance :
- Les facteurs Ku (facteur d’utilisation maximale),
- Ks (facteur de simultanéité) ;
- Kr (coefficient de réserve).
Ils permettent de déterminer la puissance d’utilisation maximale prise en compte pour
le dimensionnement de l’installation.
La détermination de ces facteurs implique une connaissance détaillée de l’installation et
de ses conditions d’exploitation.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 29


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II.1- Comment utiliser ces facteurs ?


a. Facteur d’utilisation maximale (KU)
Le facteur d’utilisation s’applique individuellement à chaque récepteur :
𝑷𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔é𝒆 = 𝑲𝒖 × 𝑷𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒂𝒍𝒍é𝒆

Exemple :

DESIGNATION KU
Moteur 0.75
Eclairage 1
Chauffage 1
Prise courant Ku dépend du récepteur branché

b. Facteur de simultanéité (KS)

Le facteur de simultanéité s’applique à des groupements de récepteurs au niveau du


tableau terminal, du tableau divisionnaire ou de l’armoire de distribution.
-Exemple des valeurs de Ks selon NFC14-100.

Immeuble d’habitation
NOMBRE D’ABONNES SITUES EN AVAL KS
2à4 1
5à9 0.78
10 à 14 0.63
15 à 19 0.53
20 à 24 0.49
25 à 29 0.46
30 à 34 0.44
35 à 39 0.42
40 à 44 0.41
50 et au dessus 0.40

Armoire de distribution
NOMBRE DE CIRCUITS FACTEUR DE SIMULTANEITE
2 et3 0.9
4 et 5 0.8
6à9 0.7
10et plus 0.6
Ensembles partiellement testés choisir dans
1
tous les cas

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Ks en fonction de l’utilisation
UTILISATION FACTEUR DE SIMULTANEITE
Eclairage 1
Chauffage et conditionnement d’air 1
Prises de courant 0.1 + 0.9/N (N : nombre de prises)
Ascenseur et monte charge
- pour moteur le plus puissant 1
- pour le moteur suivant 0.75
- pour les autres 0.60

c. Coefficient de réserve (Kr)


 Une installation peut être modifiée ou étendue ;
 Lorsque des extensions sont envisagées, on utilise un facteur de réserve afin
de ne pas modifier l’ensemble de l’installation ;
 Le facteur de réserve s’applique généralement au niveau des armoires de
distribution principale.
Valeur usuelle de la réserve : 15 à 25%.
Kr = 1.15 à 1.25

II.2- Détermination de la puissance de dimensionnement et des courants d’emploi

Rappels :
a. Puissance installée ou puissance nominale ou puissance utile (en Kw) :

𝑃𝑛 = 𝑃𝑢 = 𝑃𝑖𝑛𝑠𝑡 = 𝑃𝑎 . ŋ

b. Puissance installée ou puissance Apparente (en KVA) :

𝑷𝒊𝒏𝒔𝒕
𝑺𝒊𝒏𝒔𝒕 = 𝜼𝒄𝒐𝒔𝝋

c. Puissance total installée (en KVA) :

𝑺𝑻 = √𝑷𝑻 𝟐 + 𝑸𝑻 𝟐
d. Puissance active :

𝑃 = 𝑈𝐼 𝐶𝑜𝑠𝜑 ∶ 𝑒𝑛 𝑚𝑜𝑛𝑜𝑝ℎ𝑎𝑠é

𝑃 = 𝑈𝐼 √3𝐶𝑜𝑠 𝜑 ∶ 𝑒𝑛 𝑡𝑟𝑖𝑝ℎ𝑎𝑠é
Puissance absorbé par une prise de courant : 𝑃 = 𝑈. 𝐼. 𝑐𝑜𝑠 𝜑 avec (cos 𝜑 la valeur
estimée).

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Puissance absorbé par un tube fluorescent : P = PTUBE + Pballast

e. Puissance réactive :

𝑄 = 𝑈𝐼 𝑆𝑖𝑛 𝜑 ∶ 𝑒𝑛 𝑚𝑜𝑛𝑜𝑝ℎ𝑎𝑠é
𝑄 = 𝑈𝐼√3 𝑆𝑖𝑛 𝜑: 𝑒𝑛 𝑡𝑟𝑖𝑝ℎ𝑎𝑠é
Puissance réactive absorbé par une prise de courant : 𝑄𝑝 = 𝑈𝐼 𝑆𝑖𝑛 𝜑 (𝑆𝑖𝑛 𝜑 la valeur
estimée).

f. Puissance apparente
𝑺 = 𝑼𝑰 ∶ 𝒆𝒏 𝒎𝒐𝒏𝒐𝒑𝒉𝒂𝒔é
𝑺 = 𝑼𝑰√𝟑 : 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒊𝒑𝒉𝒂𝒔é

 Puissance d’utilisée :

𝑷𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒖𝒕𝒊𝒍𝒊𝒔é𝒆 = 𝑲𝒖 × 𝑷𝒖𝒊𝒔𝒔𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒂𝒍𝒍é𝒆

 Puissance d’utilisation maximale :


Elle dépend : facteur de simultanéité de Ks d’un groupe de récepteur et du facteur
d’utilisation.
𝑷𝒖 = 𝑷𝒂. 𝑲𝒖. 𝑲𝒔
𝑸𝒖 = 𝑸𝒂. 𝑲𝒖. 𝑲𝒔

g. Puissance apparente installée avec extension

𝑺𝒊𝒏𝒕 = √(𝜮 𝑷𝒏)² + (𝜮 𝑸𝒏)² × 𝑲𝒓

∑ 𝑷𝒏 . 𝑲𝒓
=
𝒄𝒐𝒔𝝋

h. Intensité absorbée :
𝑷𝒂
𝑰= ∶ 𝑬𝒏 𝒕𝒓𝒊𝒑𝒉𝒂𝒔é
√𝟑𝑼𝒄𝒐𝒔𝝋
𝑷𝒂
𝑰= ∶ 𝑬𝒏 𝒎𝒐𝒏𝒐𝒑𝒉𝒂𝒔é
𝑼𝒄𝒐𝒔𝝋

i. Courant d’emploi IB avec extension :

𝑰𝑩 = 𝑰 . 𝑲𝒖. 𝑲𝒔. 𝑲𝒓
Les différents courants d’emploi (IB) sont calculés pour permettre de dimensionner les
câbles et l’appareillage.
j. Rendement
𝑷𝒖
𝜼=
𝑷𝒂

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EXERCICE :

On désire faire l’avant projet de l’installation électrique d’un atelier de fabrication


mécanique. Cet atelier est alimenté en 380V + N +T à partir d’un réseau de distribution de
L’AES SONEL. Les équipements de cet atelier sont repartis en 3 compartiments et décrits
comme suit :

Atelier A :
 4 tours triphasés de 5KW chacun
 2 perceuses triphasés de 2kw chacune
 4 lampes à incandescence de 100w chacune

Atelier B :
 1 compresseur de 15 kw
 3 prises mono de 10A
 10 lampes à incandescence de 100w chacune

Atelier C :
 Une fraiseuse 5kw
 2 ventilateurs de 2,5kw chacune
 5 prises de courant mono de 10A

N.B : Le réseau d’alimentation est : triphasé 380V+ N - 50Hz. Les moteurs de l’atelier sont de
type asynchrone triphasé, 380V ; cos φ = 0,9 : ŋ = 0,85 ;

En vous servant des différents tableaux remis au cours déterminer :

1) La puissance installée dans chaque atelier (A, B, C) en kw


2) La puissance totale d’utilisation en kw
3) La puissance nominale du transformateur de distribution si on admet des extensions
futures. Prendre Ka = 1,4 et le facteur de puissance global de l’atelier cos φ = 0,86
4) Quel type de distribution proposez-vous pour cette installation ? Justifier votre réponse
et représenter le schéma unifilaire de votre installation

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III. COMPENSATION DES INSTALLATIONS ELECTRIQUES


III.1- Introduction :
La puissance électrique en régime sinusoïdal possède deux composantes :
- La puissance active P exprimée en watt) ;
- La puissance réactive Q (exprimée en VAR)

 Seule la puissance active fournit du travail.


 La puissance réactive provenant essentiellement des circuits magnétiques
(moteurs…) est une puissance parasite facturée par EDF (AES SONEL) dans une
certaine limite (cos 𝜑= 0,93), pénalités EDF si WQ >0,4WP.

III.2- Inconvénient d’un mauvais facteur de puissance dans une installation :

- Diminution de la puissance active disponible au secondaire du transformateur


d’alimentation ;
- Intensité élevée ;
- Augmentation des chutes de tension en ligne ;
- Augmentation de la section des câbles ou échauffement de ceux-ci ;
- Pénalités pour consommation excessive d’énergie réactive (cos 𝜑 < 0,93 ou tg 𝜑 < 0,4).

III.3- Comment amélioration du facteur de puissance d’une installation

- Eviter la marche à vide des moteurs (commande individuelle) ;


- Eviter le surdimensionnement des moteurs et des transformateurs ;
- Installer une batterie de condensateurs

Rappel :
 La réactance capacitive :
𝟏
𝑿𝒄 =
𝑪𝝎

III.4- Amélioration de la puissance réactive


A. Puissance réactive fournie par le condensateur

𝑸𝒄 = 𝑸 – 𝑸’

Après compensation
Avant compensation
Avec :
𝑸𝒄 = 𝑼. 𝑰𝒄
𝑰𝒄 = 𝑼. 𝑪. 𝝎
𝑸𝒄 = 𝑼. 𝑼. 𝑪. 𝝎 = 𝑼². 𝑪. 𝝎

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a. Calcul de la capacité du condensateur nécessaire au relèvement du 𝒄𝒐𝒔𝝋

𝑸𝑪 𝑷(𝒕𝒈𝝋 − 𝒕𝒈𝝋′ )
𝑪 = =
𝑼𝟐 𝝎 𝑼𝟐 𝝎

En tenant compte du couplage, nous aurons:


 En triangle
𝑷( 𝒕𝒈𝝋– 𝒕𝒈𝝋’)
𝑪∆ =
𝑼𝟐 𝝎
 En étoile:
𝑷( 𝒕𝒈𝝋– 𝒕𝒈𝝋’)
𝑪𝒀 = 𝟑 ×
𝑼𝟐 𝝎

b. Où installer les condensateurs


L’installation des condensateurs peut se faire:
- Au niveau de la source BT;
- A l’entrée de chaque atelier ( solution interessante );
- Directement aux bornes du moteur ;
- Aux bornes du transformateur.

Figure ici

Exercice d’application :

Un atelier de construction mécanique comporte un banc d’essai de:


- 5 moteurs asynchrones triphasés: 5,5kw; cos 𝜑 =0,8;
- Une charge de 2 kw ;cos 𝜑 =0,8;
- Une charge de 3 kw ; cos 𝜑 = 1.
Il est desservit par une ligne triphasée 380V – 50Hz.
Travail à faire
1. Faites le bilan de puissances existant et en déduire le courant absorbé par
l’installation.
2. Determiner la valeur de la batterie des condensateurs à monter en étoile sur la ligne
pour relever le facteur de puissance à cos = 0,921 et en deduire la nouvelle valeur du
courant.
3. Verifier votre reponse à l’aide de (l’annexe)

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 35


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PROBLEME1 :
Partie 1 : Une installation triphasé 380v - 50Hz comportent :
 60 lampes : Une lampe 70W, 50Hz, 220V ;
 Un radiateur thermique triphasé ayant 3 résistances égales ; une résistance à 1700W ;
220V ;
 12 moteurs monophasés : Pun = 10CV (1CV = 735w), ŋ = 0,7, Cosφ = 0,6 ; Un = 220V –
50Hz efficace
 4 moteurs triphasés : Pun = 12kw, ŋ =0,9 ; Cosφ = 0,9 ; Un = 380V
Cette installation est alimentée par une ligne d’impédance Zn = (0,01 + j 0,02) Ω
Partie 2 : Schéma et câblage
1. Comment doit-on câbler le radiateur ?
2. Comment doit-on câbler les récepteurs de cette installation pour qu’elle se comporte
comme un récepteur triphasé équilibré ?
3. Faites une esquisse du schéma de câblage de cette installation
Dans la suite du problème, on considérera que U à l’entrée de l’installation est de 380V – 50Hz.
Partie 3 : Courant ; Bilan de puissance, facteur de puissance
1. Calculer le courant appelé par chaque récepteur.
2. Faire le bilan des puissances de cette installation.
3. En déduire le facteur de puissance de cette installation.
4. Calculer le courant total appelé par cette installation.
5. Quelle tension faut-il mettre à l’entrée de la ligne pour avoir 380V efficace ?
Déterminer les pertes réactives et actives dans la ligne et la chute de tension en ligne
Partie 4 : compensation de l’installation
1. Déterminer les caractéristiques de la batterie de condensateur qu’il faut mettre à
l’entrée de l’installation pour avoir un cosφ. qui est égale à l’unité. On spécifiera le
câblage (étoile ou triangle).
2. Calculer le courant total lorsque l’installation est compensée.
3. Calculer les nouvelles pertes en ligne.
4. Déterminer la nouvelle tension UO pour avoir 380V lorsque l’installation est compensée.
5. Conclure

PROBLEME 2
Une installation monophasée 220V-50Hz comporte 60 lampes de 75 watt et un moteur
de 8KW et de rendement 75% de facteur de puissance 0,68
Calculer :
1. L’intensité du courant traversant le moteur
2. L’intensité de courant absorbé par l’installation
3. Le facteur de puissance global
4. La capacité du condo relevant à 0,93le cos φ du moteur

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 36


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NOTES DE COURS

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INTRODUCTION

Le but est d’assurer la protection des lignes contre les échauffements risquant de les
détériorer ou de provoquer un incendie. Cet échauffement peut avoir deux origines :

 La surcharge : surintensité de longue durée,


 Len court-circuit : forte surintensité transitoire.

I- DETERMINATION DU CALIBRE NOMINALE DU DISJONCTEUR 𝑰𝒏 ≥ 𝑰𝑩

A partir d’un récepteur on détermine un courant d’emploi 𝐼𝐵 maximal.

Compte tenu du courant d’emploi 𝐼𝐵 , on détermine l’intensité maximale du disjoncteur 𝐼𝑛


((𝐼𝑛 ≥ 𝐼𝐵 ).

II- DETERMINATION DE LA SECTION DES CONDUCTEURS

- A partir de l’intensité nominale ainsi déterminée et en fonction des différents modes de


pose, du type de conducteur et des différents facteurs de correction :

 Température ;
 Groupement des câbles ou des circuits ;
 Groupement des conduits ;
 Résistance du sol,
On détermine une section des conducteurs S1.

NB : Pour les disjoncteurs, il convient de respecter l’inégalité suivante :

𝐼𝑁 ≤ 𝐼𝑍

Avec 𝐼𝑁 = courant nominal ou courant de réglage du disjoncteur ;

𝐼𝑍 = courant admissible dans le conducteur de section S1 en fonction des conditions de pose.

𝐼𝐵
𝐼𝑧 ≥
𝐾1 𝐾2 𝐾3 …

Avec K1, K2,K3, …., Kn étant des coefficients de correction.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 39


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I.1- Méthode conseillé dans la détermination des sections des conducteurs

𝑃𝑢𝑖𝑠𝑠𝑎𝑛𝑐𝑒
𝑅𝑒𝑛𝑑𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 (𝜂)
Courant d’emploi IB { cos 𝜑
𝐹𝑎𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟 𝑑𝑒 𝑠𝑖𝑚𝑢𝑙𝑡𝑎𝑛𝑒𝑖𝑡é

Mode de pose et Tableau 1


méthode de référence

𝑇𝑒𝑚𝑝é𝑟𝑎𝑡𝑢𝑟𝑒 𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒𝑎𝑢 2
Facteurs de correction {
𝐺𝑟𝑜𝑢𝑝𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑒𝑠 𝑐ä𝑏𝑙𝑒𝑠 (𝑡𝑎𝑏𝑙𝑒𝑎𝑢 3𝑒𝑡 4)

𝑃𝑉𝐶 𝑜𝑢 𝑃𝑅𝐶
Section des { 2 𝑜𝑢 3 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠
conducteurs 𝑚é𝑡ℎ𝑜𝑑𝑒 𝑑𝑒 𝑟é𝑓𝑒𝑟𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑇𝑎𝑏𝑙𝑒𝑎𝑢 5

I.2- Exercice d’application :

II. DETERMINATION DE LA CHUTE DE TENSION

II.1- Définition

C’est la différence de tension qui existe entre son origine et son extrémité.

R X
I

∆U
Va
Vd

En effet, le bon fonctionnement d’un récepteur (de force motrice ou d’éclairage) est
conditionné par la valeur de la tension à ses bornes.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 40


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II.2- Limites maximales de la chute de tension :

La chute de tension maximale entre l’origine de l’installation BT et l’utilisation est


donnée par le tableau ci-dessous.

Autres usages
Conditions d’alimentation de
Eclairage (force motrice)
l’installation
Alimentation par le réseau BT de
3% 5%
distribution publique
Alimentation par un poste privé
6% 8%
HT/BT

Il est recommande de ne pas atteindre la limite de 8% car le bon fonctionnement en


régime permanent des moteurs est garanti pour leur tension nominale de ±5% Et lorsque la
chute augmente, les pertes en ligne augmente aussi.

N.B : Le tableau ci-dessus est donné que pour un service normal (l’appel de courant au
démarrage et le fonctionnement simultané ne sont pas prises en compte)
- Vérifier toujours la section de la canalisation après le calcul de ΔU

II.3- Calcul de la chute de tension en ligne en régime permanent

Le calcul de la chute de tension en régime permanent peut se faire


- Par application des formules ;
- Par l’exploitation du tableau de données du fabricant de câbles.

II.3.1- Par application des formules

a. Formule générale
𝑳
𝒖 = 𝒃 (𝝆𝟏 𝒄𝒐𝒔𝝋𝟏 + 𝝀𝑳𝒔𝒊𝒏𝝋) 𝑰𝑩
𝑺
Avec :
- b: coefficient dont la valeur est de :
𝟐 𝒆𝒏 𝒎𝒐𝒏𝒐𝒑𝒉𝒂𝒔é 𝒆𝒕 𝒆𝒏 𝒄𝒐𝒏𝒕𝒊𝒏𝒖
𝟏 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒊𝒑𝒉𝒂𝒔é (𝒕𝒆𝒏𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒆𝒏𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒉𝒂𝒔𝒆 𝒆𝒕 𝒏𝒆𝒖𝒕𝒓𝒆)
√𝟑 𝒆𝒏 𝒕𝒓𝒊𝒑𝒉𝒂𝒔é (𝒕𝒆𝒏𝒔𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒉𝒂𝒔𝒆 − 𝒑𝒂𝒉𝒔𝒆)

𝝆𝐶𝑢 = 0,0225Ω𝑚2 /𝑚
- 𝝆𝟏 ∶ 𝒓é𝒔𝒊𝒔𝒕𝒊𝒗𝒊𝒕é :
𝝆𝐴𝑙𝑢 = 0,0360Ω𝑚2 /𝑚

- L : longueur simple de canalisation en m ;


- S : section des conducteurs en mm2 ;
- λ : réactance linéaire des conducteurs. Leur moyenne est de 0,08.10 -3 ;
 λ = 0,08x10-3 𝜴.m-1 pour un câble multipolaire
 λ = 0,12x10-3 𝜴.m-1 pour un câble unipolaire
 λ = 0,15x10-3 𝜴.m-1 pour un jeu de barres.
- IB : courant d’emploi en ampère.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 41


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b. Expression de la chute de tension ∆U suivant le type de distribution

Monophasé Triphasé Continu


R X R X
1
U R X R
2
U R X R X U
3 R
N
𝚫𝑼 = 𝟐𝑰𝑩 (𝑹𝑪𝒐𝒔𝝋 + 𝑿𝑺𝒊𝒏𝝋) 𝚫𝑼 = √𝟑𝑰𝑩 (𝑹𝑪𝒐𝒔𝝋 + 𝑿𝑺𝒊𝒏𝝋) 𝚫𝑼 = 𝟐𝑹𝑰𝑩

𝚫𝑼 = 𝑰𝑩 (𝑹𝑪𝒐𝒔𝝋 + 𝑿𝑺𝒊𝒏𝝋)
CHUTE DE TENSION en% CHUTE DE TENSION en% CHUTE DE TENSION en%
(100 ∆U/Vn) (100 ∆U/Un)

- IB : Courant d’emploi dans le circuit en A ,


- L : Longueur du câble en (km) ,
- R: résistance linéique d’un conducteur en (Ω/km)
• Pour le cuivre : R=22,5/S ;
• Pour l’aluminium : R=36/S ;
- λ : La réactance linéique d’un conducteur (en Ω/km).
- Cos𝝋: Facteur de puissance avec pour valeur généralement retenue
• Eclairage Cos𝝋 = 1
• Force motrice :
o Au démarrage : Cos𝝋 = 0,35
o En service normal : Cos𝝋 = 0,5
- Vn : Tension nominale simple,
- Un : Tension nominale composée

N.B : En l’absence des valeurs précises pour λ, on peut prendre :


 λ = 0,1 Ω/km pour les câbles BT
 λ = 0,13 Ω/km pour les câbles MT

En pratique on considère que la chute de tension total est la somme de chutes de tension de
chaque canalisation. ∆Utotal = ∆U1 +∆U2 +∆U3+∆U4

- Charge caractérisée par P et cos𝝋;


- Us : tension à l’origine ;
- Uc : tension au point d’utilisation.

II.3.2- Détermination de la chute de tension par exploitation des données de Fabricants


LA CHUTE DE TENSION : elle est donnée par la relation suivante : ∆U = [Link].L
Où K est un Coefficient donné par le tableau … (de l’annexe …) donne avec une bonne
approximation la chute de tension par kilomètre de câble pour un courant de 1A en fonction :
- Du type d’utilisation :

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 42


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Pour la force motrice : Cos 𝝋= 0,8


Pour l’éclairage : Cos 𝝋= 0,
- Du type de câbles :(monophasé ou triphasé)

EXERCICES D’APPLICATIONS

I. Par utilisation de la formule

1. Un câble triphasé BT type U1000 R02V longueur 200m, section 70mm², âme en cuivre,
alimente un circuit équilibré sous une tension de 400V avec un courant I B = 150A et un
facteur de puissance de 0,8. Calculer La chute de tension en ligne en V et en %.
2. L’abonné est alimenté par un poste privé HT/BT. L’installation d’éclairage comprend :
- Un câble d’alimentation (3 phases + neutre) en cuivre, section 70mm² ; 50m,
parcouru par un courant de 150A ;
- Des circuits monophasés 2,5mm², 20m, parcouru chacun par 20A en régime normal.
La ligne d’alimentation en triphasé est considérée équilibrée.
Déterminer la chute de tension dans le câble tri phase et dans le circuit monophasé.
II. Par utilisation du tableau constructeur

3. Idem à l’exercice 1 et 2 précèdent


4. Un abonné est alimenté par un poste privé HT/BT par un câble triphasé en cuivre de
section 35 mm², 50m. alimenté sous 400V un moteur qui consomme :
- 100A avec Cos 𝝋 = 0,8 : en régime permanent
- 500A (5In) avec Cos 𝝋= 0,35 au démarrage on demande :
- Déterminer la chute de tension en régime normale et durant le démarrage.
Sachant que le circuit terminal du moteur est alimenté depuis le tableau général basse
tension par une canalisation parcourue par un courant 1000A et présentant entre ses deux
extrémités une chute de tension de 10V entre phases.

III. DETERMINATION DE LA SECTION MINIMALE ET LA LONGUEUR MAXIMALE DES


CONDUCTEURS

III.1- Exploitation du tableau


a. Paramètre à connaître
 La chute de tension acceptable (∆U%) ;
 Caractéristique du réseau (tension, cos𝝋) ;
 Longueur de la canalisation en m ou section en mm² ;
 La nature du conducteur (Aluminium ou cuivre) ;
 L’intensité en régime normal IB en (A)
b. Exemples (Utilisation du tableau … de l’annexe …)
1. Déterminer la section minimale des conducteurs en cuivre et en aluminium pour
ΔU = 5% ; U = 380V; triphasée ; cos𝝋 = 0,8 ; L = 270m ; IB= 140A.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 43


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2. Déterminer la section minimale pour ΔU = 5% ; U = 380V ; cos𝝋= 0,8


I = 380m; IB = 155A
3. Déterminer la longueur maximale pour = 3% ; U = 380V ; cos𝝋 = 0,8 S = 50mm² en
cuivre. IB = 150A
4. Installation électrique dans un établissement scolaire
Description

SOURCE LABO ‘’F3’’

ΔU = 5%
Le laboratoire « F3 » du [Link] dispose :
 D’un moteur asynchrone ;
 cos𝝋 = 0,8 ŋ= 0,7 ;
 60 lampes de 40w chacune ;
En supposant que la section du conducteur est de 25mm² en cuivre et que la chute de
tension est de 5%
On demande :
- Calculer la tension au niveau de la source si la tension au niveau du labo est de220v /
300V
- Quelle est la longueur de ce conducteur (de la source au labo)
- Déterminer la section du conducteur en aluminium que l’on pourra choisir.

5. Déterminer la section du conducteur en cuivre que l’on pourra choisir alimentant un


récepteur dont les caractéristiques sont les suivantes : P = 1500W ; U = 220V ; L=
200m.
6. On se propose de transporter une puissance de 300MW à une distance de 250km en
monophasé. On admet que la ligne est en cuivre et les pertes en lignes sont évaluées à
5%.
1. Déterminer la tension de la source
2. Déterminer le courant en ligne
3. La section de la ligne

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IV. DETERMINATION DU COURANT DE COURT-CIRCUIT

IV.1- INTRODUCTION

Le courant de court-circuit dépend de la longueur des câbles d’alimentation et de schéma


de liaison à la terre retenu (régime de neutre).

ZTransfo Zcable Zcâble

V20
ICC1 ICC2 ICC3

JB1 JB2
Le courant Icc est limité par l’impédance du transformateur et l’impédance des câbles.

IV.2- Courant de court-circuit maximal (𝑰𝒄𝒄𝒎𝒂𝒙 )

Il est utilisé pour la détermination du pouvoir de coupure du dispositif de protection.

IV.2.1- Méthode de calcul de Iccmax

 Faire :
 La somme Rt des résistances situées en amont de ce point
𝑹𝒕 = 𝑹 𝟏 + 𝑹𝟐 + 𝑹𝟑 + ⋯
 La somme Xt des réactances situées en amont de ce point
𝑿𝒕 = 𝑿𝟏 + 𝑿𝟐 + 𝑿𝟑 + ⋯
 Calculer l’impédance totale

𝒁𝑻 = √𝑹𝒕 𝟐 + 𝑿𝒕 𝟐
 Calculer Iccmax:
𝑼𝟎
𝑰𝑪𝑪𝒎𝒂𝒙 = 𝒌𝑨
𝟐 𝟐
√𝟑√𝑹𝒕 + 𝑿𝒕

Avec U0=410V ou 237V


Rt et Xt exprimées en m𝜴.
Important : U0=tension nominale entre phase (à vide) du transformateur (410V et 237V)

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IV.2.2- Autre méthode

Schéma du réseau HT/BT – Constituants

Schéma du réseau HT/BT Constituants


Réseau amont

Transformateur

Câble A

Disjoncteur général

Jeu de barres

A Câble B

Câble C
B

Moteur

Les constituants ci-dessus sont à prendre en compte dans la détermination des


courants de court circuit.

Formules

Faire l’application des relations du tableau des constituants ci-dessous.

Partie de l’installation Résistance (𝒎𝛀) Réactance en (𝒎𝛀)

Réseau Amont 𝑈2 𝑈2 𝑋1 = 𝑍1 . 𝑠𝑖𝑛𝜑 × 10−3


𝑍1 = = 𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑠𝑖𝑛 𝜑 = 0,93
𝑃 𝑃𝐶𝐶
𝑅1 = 𝑍1 . 𝑐𝑜𝑠𝜑 × 10−3
𝐴𝑣𝑒𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝜑 = 0,15
Transformateur 𝑃𝐶𝐶 𝑈 2 𝑈𝐶𝐶 𝑈2
𝑅2 = 2
× 10−3 𝑍2 = ×=
𝑆 100 𝑆
𝑋2 = √𝑍2 2 − 𝑅2 2
Liaison : 𝑋3 = 0,08𝐿
En câble (1) 𝜌𝐿 Pour le câble triphasé
𝑅3 =
𝑆(2) 𝑋3 = 0,12𝐿 (3)
Pour le câble unipolaire
L en m
En barre 𝜌𝐿 𝑋3 = 0,15𝐿
𝑅3 =
𝑆(2) L en m

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Disjoncteur (rapide ou sélectif) R=0 ; X=0

NB : partout ou on trouvera les constituants (câbles et jeu de barres) il faut calculer le courant
de court-circuit en KA
Moteur 𝑚 × 𝐶 × 𝑈𝑛
𝐼𝐶𝐶𝑚𝑎𝑥 =
√3 × √𝑅𝑡 2 + 𝑋𝑡 2
Un : tension nominale entre phase
m : facteur de charge à vide ;
c : facteur de tension

Impédance de Court – circuit


(Zcc) 𝒁𝑪𝑪 = √𝑹𝒕 𝟐 + 𝑿𝒕 𝟐

Courant de Court – circuit 𝑈0


𝐼𝐶𝐶 =
(Icc) √3𝑍𝐶𝐶

NB :
𝑚𝑚2
- 𝜌𝑐𝑢 = 22,5 𝑚Ω. 𝑚 ; 𝜌𝑎𝑙𝑢 = 36 𝑚Ω. 𝑚𝑚2 /𝑚 ; 𝜌𝑎𝑙𝑚𝑒𝑙𝑒𝑐 = 33 𝑚Ω. 𝑚𝑚2 /𝑚
- 𝑺 = 𝒔. 𝒏 avec (S : section totale du câble ; s : section d’un conducteur ; n : nombre de
conducteurs)
- (1)𝑠 ′ 𝑖𝑙𝑦 𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠𝑖𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑑𝑢𝑐𝑡𝑒𝑢𝑟𝑠 𝑒𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑎𝑙𝑙è𝑙𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑝ℎ𝑎𝑠𝑒 𝑑𝑖𝑣𝑖𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑎 𝑟é𝑠𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒
et la réactance d’un conducteur par le nombre de conducteurs
(2) R = 0 pour S > 240mm2
(3) le coefficient 0,12 peut varier de 1 à 2 en fonction de la disponibilité du câble.

IV.2.3- Méthode par lecture (Utilisation des tableaux)

Dans cette méthode, les paramètres suivants sont à connaître


 La puissance du transformateur MT/BT ;
 Le type câble ;
 La section du câble ;
 La longueur de la canalisation.

Exemple : Les abaques en annexe 1 et 2 (extrait du guide NFC 15.105) permettent de


définir rapidement le courant de court-circuit en un point connaissant le courant de court-
circuit amont (ou la puissance du transformateur) et le conducteur (type, section et longueur).

a. Détermination du courant de court-circuit minimal présumé

Il est utilisé pour la vérification des conditions de coupure du disjoncteur en cas de court-
circuit en bout de ligne ou de défaut.

Iccmin est obtenu par la méthode de tableau (l’abaque en annexe …). Cette méthode permet
de déterminer rapidement le courant de court-circuit au point considéré.

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NB : Le courant de court-circuit minimum au point le plus éloigné de l’installation est donné


par la relation suivante :

𝑼𝑺
𝑰𝑪𝑪𝒎𝒊𝒏 = 𝟐
𝑼 𝑼𝑪𝑪% 𝟐𝝆𝒍
( 𝑷𝑺 × 𝟏𝟎𝟎 )+ 𝑺

Us = tension secondaire du transformateur


P=puissance du transformateur
Ucc%=tension de court-circuit du transformateur
l=longueur de la ligne en m
s=section de la ligne en mm2
𝜌 cuivre =0,027 𝜴mm2/m.

IV.2.4- Vérification des compatibilités de contraintes thermiques entre conducteurs


et disjoncteur
A ce stade vous devez, si nécessaire, revoir les caractéristiques des conducteurs pour les
rendre compatible avec les protections. Cette vérification peut conduire à déterminer une
nouvelle section des conducteurs : S2.

Exemple :

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NOTES DE COURS

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PREAMBULE

La sécurité, va être traité en plusieurs chapitres, que vous aurez à consulter, tels que :

 Régime de neutre ;
 La prise de terre ;
 Dispositifs différentiels ;
 L’habilitation.

I. POURQUOI SE PROTEGER ?

Certaines situations souvent involontaires, risque de nous mettre en danger. Nous


pouvons, en tant qu’électrotechnicien non attentif aux risques, mettre d’autres personnes en
danger.

II. LES RISQUES

II.1 Contact directe

III.1.1 Définition

C’est le contact d’une personne avec une pièce nue sous tension.

Le contact peut être alors :

 Phase /terre
 Phase / neutre
 Phase /phase

Si la personne entre en contact par l’intermédiaire d’un accessoire (tournevis, mètre


métallique), le contact es toujours dit direct.

III.1.2 Protection

 Eviter qu’une personne entre contact avec l’énergie électrique :

- Matériel IP 2X ;
- Conducteur isolé.

 Utiliser une tension réputée non dangereuse appelée tension limite U L .

Tension U L Conditions
50V Normale
25V Enceinte humide
12V Salle de bains

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II.2 Contact indirects

II.2.1 Définition

C’est le contact d’une personne avec une masse métallique mise accidentellement Sous
tension par un défaut d’isolement. Normalement, si l’installation est conforme, un appareil doit
interrompre l’installation en cause. Figure

II.2.2 Protection

- Installation conforme.
- Matériel non modifié : si le conducteur dit « de terre » (appelé conducteur de
protection PE de couleur bicolore jaune/vert) existe, il ne doit pas être interrompu par
un accessoire.
- Contrôle régulier, des équipements. des appareils de protection, des installations.

II.3 Le court-circuit

Les risques corporels et matériels sont loin d’être négligeables.

- Projection de métal en fusion sur corps.


- Incendie.

Dans une installation conforme, un appareil (parfois plusieurs) doit interrompre le circuit
en cause. La caractéristique principale de cet appareil s’appelle le pouvoir de coupure (PC)

III. LES CONTROLES A REALISER PERIODIQUEMENT

III.1 Prise de terre des masses

Ce dispositif intervient dans tous les cas dans la chaîne de protection. Sa valeur varie au
cours du temps.

Dans le cas où la valeur serait incorrecte.

1. changer le calibre de l’appareil de protection.


2. améliorer la résistance de prise de terre.

III.2 Continuité du conducteur protection

Ce conducteur est le maillon qui est associé à la prise de terre des masses. Il ne doit pas
être interrompu.

Des défauts de câblage, de raccordement, peuvent être à l’origine d’accidents graves.

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A. REGINE DU NEUTRE

INTRODUCTION

La protection des personnes doit être adaptée aux différents régimes du neutre qui peuvent
exister dans une installation.

I- RAPPEL SUR LES DIFFERENTS REGIMES DE NEUTRE

Ph1
Ph2
Ph3
N

Impédance Z
(ou isolé)
PE

T T
PEN

I T
PE

T N

La 1ère lettre La 2ème lettre

Désigne la situation du Désigne la situation des


neutre du transformateur masses métalliques des
par rapport à la terre appareils

I --------------------------------------------------------------- T
T --------------------------------------------------------------- T
T ---------------------------------------------------------------- N

II- PROTECTION SELON LE REGIME DE NEUTRE TT

II.1- Définition

T : Liaison directe du neutre à la terre


T : Interconnexion des masses et liaison à une prise de terre disponible

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 54


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II.2- Schéma du régime TT


L1
L2
L3
PE

Rn Rm Récepteur

II.3- Détermination du courant de défaut

L1
L2
L3
PE

Rn Rm
Rn : Résistance de la prise de terre du neutre
Uc
Rm : Résistance de la prise de terre des masses

En couleur : Le parcourt du courant de défaut.

Schéma équivalent

R câble très inférieur à Rm et Rn

𝑽
𝑰𝒅 =
𝑹𝒎 + 𝑹𝒏
R
V Câble 𝑼𝑪 = 𝑹𝒎 . 𝑰𝒅

Exemple : Pour V=220V ; Rn=10𝜴 ; Rm=20𝜴.


Rn Rm Uc On obtient : Id=7,7A et Uc=154V
La tension de contacte est dangereuse pour les
utilisateurs.
Uc>UL (UL tension conventionnel de sécurité) : 50V
pour locaux sec et 25V locaux mouillés

II.4- Protection utilisée

Cette protection doit être réalisée par un différentiel dont la sensibilité (I∆n) est déterminée
par la résistance de la prise de terre des masses (Rm) et de la tension limite de sécurité (UL).

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 55


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Le seuil de sensibilité I∆n de ce dispositif est tel que :

𝑼𝑳
𝑰∆𝒏 ≤ 𝑜ù 𝑈𝐶 𝑑𝑜𝑖𝑡 ê𝑡𝑟𝑒 𝑖𝑛𝑓é𝑟𝑖𝑒𝑢𝑟𝑒 à 𝑙𝑎 𝑡𝑒𝑛𝑠𝑖𝑜𝑛 𝑈𝐿
𝑹𝒎

Résistance maximum de Rm
Calibre maximum du DDR
UL=50V UL=25V
3A 16 𝜴 8𝜴
1A 50 𝜴 25 𝜴
500mA 100 𝜴 50 𝜴
300mA 166 𝜴 83 𝜴
30mA 1660 𝜴 833 𝜴

III- PROTECTION SELON LE REGIME DE NEUTRE TN

III.1- Définition

T : Liaison directe du neutre à la terre.

N : Liaison des masses au neutre.

III.2- Régime TNC

 Neutre et conducteur de protection confondus en un seul conducteur appelé PEN.

L1
L2
L3
PEN

Rn
Récepteur

 Schéma interdit pour les sections inférieures à 10 mm2 en cuivre et 16 mm2 en


aluminium.
 Masse reliées au conducteur de protection PEN mis à la terre en différents points de
l’installation.
 Economise un pôle et un conducteur.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 56


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III.3- Régime TNS

 Neutre et conducteur de protection séparés.

L1
L2
L3
N
PE

Rn
Récepteur

 Schéma obligatoire si :
 Section < 10 mm2 en cuivre ;
 Section < 16 mm2 en aluminium ;
 Canalisations mobiles.
 Les masses sont reliées au conducteur de protection PE

III.4- Schéma TNC/S

 les schémas TNC et TNS peuvent être utilisés dans une même installation.

TN-C TN-S
L1
L2
L3
N
PE

16mm2 6mm2 16mm2 16mm2

Mauvais Mauvais

Schéma TN- C
Rn Interdit en aval d’un TN-S

 en schéma TN.C/S, on ne doit pas jamais utiliser le schéma TNC (4fuls) en


aval du schéma TNS (5fils).

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III.5- Détermination du courant de défaut

3x400 V Câble 1
v
PE ou
PN

Uc2

Rn
Uc1

En couleur : Le parcourt du courant de défaut (Id).

Schéma équivalent, courant et tension de défaut

𝟎, 𝟖𝑽
𝑰𝒅 =
𝑹𝒑𝒉 + 𝑹𝒑𝒆
Rph
𝑼𝑪𝟏 = 𝑼𝑪𝟏 = 𝑹𝒑𝒆 . 𝑰𝒅
0,8V
Exemple câble 1: HO7 RN4 GP 35 mm2 L1=40m
Rpe Uc1 Uc2 𝜌𝐿 0,0225 × 40
𝑅𝑝ℎ = 𝑅𝑝𝑒 = = = 26. 10−3 Ω
𝑆 35
0,8𝑉 0,8 × 230
𝐼𝑑 = = = 3570𝐴 = 3,6𝑘𝐴
𝑅𝑝ℎ + 𝑅𝑝𝑒 2 × 2610−3
Rn 𝑼𝒅 = 𝑹𝒑𝒆 𝑰𝒅 = 𝟐𝟔. 𝟏𝟎−𝟑 = 𝟗𝟐𝑽
92V : Tension dangereuse

III.6- Etude du courant de défaut

 le conducteur de protection PE n’est pas un conducteur actif, sa section ? SPE


peut être plus petite que la section d’un conducteur actif SPh pour des raisons
d’économie.

𝑆𝑃ℎ 0,8𝑉 0,8𝑉


𝑚= 𝑚≥1 𝑈𝑐 = 𝐼𝑑 =
𝑆𝑃𝐸 1+𝑚 𝜌𝐿(1 + 𝑚)

 Le défaut est équivalent à un court-circuit entre phase et neutre.

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 Le courant est limité que par la résistance du câble d’alimentation de la


machine en défaut.
 Elimination du défaut par protection classique contre les courts-circuits
(disjoncteurs ou fusible).

Le calcul du dispositif de protection est directement lié :

 Au courant de défaut ;
 A la longueur du circuit ;
 A la section des conducteurs de protection.

III.6- Vérification des conditions de déclenchement (TN)

On distingue deux méthodes de vérifications :

 La méthode par détermination directe (elle est donnée par la lecture de la longueur
maximale dans un tableau) ;
 La méthode simplifiée de calculs : (elle est donnée par la relation)

Lmax =

Lmax : longueur maximale de la canalisation (m)


Vo : tension simple nominale (v)
SPH : Section des conducteurs de phases (mm²)
SPE : Section des conducteurs de protection (mm²)
𝝆 : Résistivité des conducteurs à la température de fonctionnement (22,5x10-3 Ωmm² /m)
pour le cuivre ;( 36x10-3 Ωmm² /m) pour l’aluminium

m=

Imagn : courant de fonctionnement du déclencheur magnétique


If : Courant assurant la fusion du fusible :

IV- PROTECTION SELON LE REGIME DE NEUTRE IT

IV.1- Définition

I : Neutre isolé ou impédant.

T : Interconnexion des masses et liaison à une prise de terre.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 59


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IV.2- Neutre isolé

 Aucune liaison électrique n’est réalisée intentionnellement entre le point du du neutre


du transformateur et la terre.
L1
L2
L3
N

Récepteur

IV.2- Neutre impédant

 Une impédance ZS de l’ordre de 1000 à 2000 Ω est insérée entre le point du neutre du
transformateur et la terre.

L1
L2
L3
N

ZS

Récepteur

IV.3- Schéma

 tout réseau possède naturellement une impédance de fuite du aux capacités et aux
résistances d’isolement réparties entre les phases et la terre.
L1 L1
L2 L2
L3 L3

R1 R2 R3
C1 C2 C3 Zct

Dans un réseau triphasé de 1km,


l’impédance équivalente Z (des capacités
C1, C2, C3 et des résistances R1, R2, R3)
ramenée au neutre est de l’ordre de 3 à
4000 Ω.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 60


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 Capacité de fuite d’un câble : 𝐶 ≈ 0,3𝜇𝐹. 𝑘𝑚−1


 Résistance d’isolement : 𝜌 ≈ 10𝑀Ω. 𝑘𝑚−1
 𝑍𝑐𝑡 = 3500Ω. 𝑘𝑚−1

IV.3- Détermination du courant de défaut dans le cas du premier défaut

Schéma équivalent du circuit de défaut


V U

Rph Rd = 0

PE V

ZS Rpe Uc
M
Id ZS
Rd=0

M
Rn
Rn
Uc

En couleur : Le parcourt du courant de défaut (Id).

𝑽
𝑰𝒅 = 𝑼𝑪 = 𝑹𝑷𝑬 . 𝑰𝒅
𝑹𝑷𝒉 + 𝑹𝑷𝑬 + 𝒁𝑺

- M : Masse métallique ;
- Rn : Résistance de la prise de terre du neutre ;
- PE : conducteur de protection équipotentiel
- 𝑅𝑃ℎ + 𝑅𝑃𝐸 ≤ 𝑍𝑆 ,

230
Exemple : 𝑆𝑖 𝑍𝑠 = 4 000 Ω ⟹ 𝐼𝑑 ≈ 4 000 ≈ 0,06𝐴

S𝑖 𝑅𝑃𝐸 = 0,1Ω ⟹ 𝑈𝐶 = 6𝑚𝑉

𝒅′ 𝒐ù 𝒍𝒂 𝒕𝒆𝒏𝒔𝒊𝒐𝒏 𝑼𝑪 𝒏𝒆 𝒑𝒓é𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆 𝒂𝒖𝒄𝒖𝒏 𝒅𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍′𝒉𝒐𝒎𝒎𝒆

Le courant de défaut es trop faible pour enclencher un dispositif de protection (fusible,


relais magnétique …). L’installation n’est pas perturbée.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 61


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IV.4- Détermination du courant de défaut dans le cas d’un deuxième défaut

v
L1
L2
L3
PE

Câble 1 Câble 2

ZS

Uc3
Rn Uc1 Uc2

En couleur : Le parcourt du courant de défaut (Id).

IV.4- Etude du courant de défaut dans le cas d’un deuxième défaut

Schéma équivalent du circuit de défaut


𝟎, 𝟖𝑼
𝑰𝒅 =
Rph2 𝑹𝑷𝒉𝟏 + 𝑹𝑷𝑬𝟐 + 𝑹𝑷𝑬𝟏 + 𝑹𝑷𝒉𝟏
Uc2 Rpe2
Rn
𝑼𝑪𝟏 = 𝑹𝑷𝑬𝟏 . 𝑰𝒅
UAB=0,8U UC3
Uc1 Rpe1 𝑼𝑪𝟐 = 𝑹𝑷𝑬𝟐 . 𝑰𝒅
Rph1 𝑼𝑪𝟑 = (𝑹𝑷𝑬𝟏 + 𝑹𝑷𝑬𝟐 ). 𝑰𝒅

U : Tension entre Phases.

Incident d’un deuxième défaut

 Le deuxième défaut est équivalent à un court-circuit entre phase.


 Le courant de défaut n’est limité que par la résistance des câbles d’alimentation des
machines, d’où possibilité d’élimination du défaut par protection classique contre
les courts-circuits (par fusible, disjoncteurs, relais magnétiques).
 La tension à l’origine du défaut (UAB) est égale à 80% de U nominale pour prendre en
compte :
 Les chutes de tension amont (exemple les jeux de barres) ;
 Les déséquilibres du transformateur lors du court-circuit.
 Les tensions de con de contact peuvent apparaitre sur plusieurs points de
l’installation : UC1, UC2, UC3.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 62


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Exemple :
- Câble 1 H07 RNF 4G 35 mm2 Longueur L1=40 m
- Câble 2 U1000 R02 UG 50 mm2 Longueur L2 = 25 m

𝝆𝑳𝟏 𝟎, 𝟎𝟐𝟐𝟓 × 𝟒𝟎
𝑹𝑷𝒉𝟏 = 𝑹𝑷𝑬𝟏 = = = 𝟐𝟔𝒎𝛀
𝑺𝟏 𝟑𝟓

𝝆𝑳𝟐 𝟎, 𝟎𝟐𝟐𝟓 × 𝟐𝟓
𝑹𝑷𝒉𝟐 = 𝑹𝑷𝑬𝟐 = = = 𝟏𝟏𝒎𝛀
𝑺𝟐 𝟓𝟎

𝟎, 𝟖𝑼 𝟎, 𝟖 × 𝟒𝟎𝟎
𝑰𝒅 = = ≈ 𝟒𝟑𝟎𝑽
𝑹𝑷𝒉𝟏 + 𝑹𝑷𝑬𝟐 + 𝑹𝑷𝑬𝟏 + 𝑹𝑷𝒉𝟏 𝟐 × 𝟐𝟔. 𝟏𝟎−𝟑 + 𝟐 × 𝟏𝟏. 𝟏𝟎−𝟑

𝑼𝑪𝟏 = 𝑹𝑷𝑬𝟏 . 𝑰𝒅 = 𝟏𝟏𝟐𝑽 𝑼 𝑪𝟐 = 𝑹𝑷𝑬𝟐 . 𝑰𝒅 = 𝟒𝟕𝑽 𝑼𝑪𝟑 = (𝑹𝑷𝑬𝟏 + 𝑹𝑷𝑬𝟐 ). 𝑰𝒅 = 𝟏𝟓𝟗𝑽


Au moins une des trois tensions est dangereuse

Protection des personnes

 Premier défaut :
 Courant de défaut et tension de contact très faible.
 Pas de risque pour les personnes.
 L’installation peut continuer à fonctionner.*
 La norme impose une signalisation au premier défaut (signalisation sonore et
lumineuse).
 La détection du défaut est réalisée par un contrôleur permanent d’isolement
(CPI).
 Deuxième défaut :

Pour assurer la continuité de service, il faut éliminer le premier défaut avant l’apparition du
deuxième défaut.

V- CHOIX DU REGIME DE NEUTRE

- Le choix est souvent imposé par la législation. (Exemple : La livraison en BT de l’AES


Sonel dans les domiciles est en régime « TT » par arrêté ministériel).

- Lorsqu’il est libre, ce choix se fait par le concepteur de l’installation en fonction des
conditions d’exploitations et les caractéristiques de l’installation

Il dépend donc des réponses aux questions suivantes :

 Les textes officiels n’imposent-ils pas un régime de neutre particulier dans l’installation
à considération ?
 La continuité de service est-elle prioritaire ? (Si oui le régime IT s’impose car pas de
déclenchement au premier défaut)
 Y a –t-il du personnel qualifié ? (Si non, le régime TT s’impose car le plus simple à
exploiter)
 Le budget consacré à l’installation est-il faible ? (Si oui le régime TN s’impose car le
moins coûteux)

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 63


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VI- CAS PARTICULIER LIE AU REGIME DE NEUTRE IT

a. Utilisation de disjoncteurs différentiels ou interrupteurs différentiels avec


disjoncteurs Ph+N en aval, entre régime de Neutre IT.

Si un différentiel est installé et si les neutres en aval du différentiel ne sont pas protégés
(ex : disjoncteur Ph+N), la sensibilité du différentiel doit être au plus égale à 0,15 fois le courant
nominal du disjoncteur Ph+N de plus faible calibre.

La sensibilité différentielle ne doit pas dépasser 1,5A.

b. Utilisation interrupteurs différentiels en régime de Neutre IT.


 Vérifier que l’interrupteur différentiel ne risque pas d’être mis en surcharge.
 Il doit être protégé contre les courts-circuits sur 4 pôles par un disjoncteur en amont
sous réserve de ne pas dépasser les valeurs de courts-circuits indiquées dans les
tableaux d’association disjoncteurs/interrupteur différentiel.

Dans la pratique nous recommandons d’utiliser directement un interrupteur différentiel.

QUESTIONS

1. Par quoi sont caractérisés les réseaux de distribution ?


2. Que caractérisent la 1ère et la 2ème lettre du régime de neutre ?
3. Citez 3 régimes de neutre et les expliquer.
4. Indiquez le régime de neutre utilisé par l’AES Sonel
5. Quelles sont les règles à observer pour le régime de neutre ?
6. Dans quelles conditions le fusible et le disjoncteur assurent-ils la protection ?
7. Donnez la formule qui nous permettra de calculer la longueur maximale du circuit
8. Y -a-t-il une autre méthode qui nous permet de calculer cette longueur maximale ? Si
oui laquelle ?
9. quelle différence existe-t-il entre un régime IT et TN ?
10. Dans le plan protection, existe-t-il une différence entre ces 3 régimes ?
11. Pourquoi utilise-t-on le CPI ?
12. Donnez les domaines d’utilisation des 3 régimes : TT ; TN ; IT !

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 64


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NOTES DE COURS

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Proposé par M. EBEN MOUKOKO 66


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B. PRISE DE TERRE

INTRODUCTION

La sécurité des personnes contre un défaut d’isolement survenant dans un matériel doit
être assurée. Il convient de canaliser le courant de défaut vers la terre et d’interrompre
automatique l’alimentation électrique dès que le contact devient dangereux. Pour cela, trois
éléments sont à voir :
 Masses ;
 Mise à la terre ;
 Prise de terre.

I- MASSE

1. Définition
Tous les éléments métalliques susceptibles d’être touchés et normalement isolés des
parties sous tension mais pouvant être mises accidentellement en contact avec celles-ci.

2. Symbole

3. Exemple de masse :
 Les corps métalliques d’appareils électrodomestiques tels que : chauffe- eau, cuisinière,
machine à laver etc.
 Canalisations blindés à isolant minéral ou à isolant imprégné de plomb

 Canalisation électrique sous conduits métalliques, huisseries métalliques.

II- MISE A LA TERRE

1. Rôle
La mise à la terre permet d’écouler des courants de fuite sans danger vers la terre et de
provoquer la mise hors tension de l’installation en association avec un dispositif de coupure
automatique (dispositif différentiel).

2. Principes :
Il consiste à relier à une prise de terre par un fil conducteur les masses métalliques
susceptibles d’être mises accidentellement sous tension par suite d’un défaut d’isolement
survenant dans un matériel électrique.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 67


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3. conducteur de terre
C’est un conducteur de couleur vert-jaune reliant à la prise de terre l’ensemble des masses
métalliques d’une installation électriques

4. Eléments à relier à la terre


 Les masses métalliques accessibles des appareils.
 Les broches de terre des prises de courant
 Les structures métalliques des bâtiments : Charpente métallique, huisserie etc.
 Les liaisons équipotentielles principales des bâtiments

5. Eléments constitutifs d’une mise à la terre


Une mise à la terre est constituée de :
 Une prise de terre
 Un conducteur de terre
 Une borne principale de terre
 Des conducteurs de protection
 Des liaisons équipotentielles

N.B :
Le couple « mise à la terre – protection différentielle » est obligatoire parce qu’une mise
à la terre n’est efficace que lorsqu’elle est associée à un dispositif différentiel.

III- PRISE DE TERRE

1. Définition
La prise de terre est l’ensemble des piquets, câbles ou grilles enfouis dans le sol
permettant d’assurer le passage des courants de fuite dans le sol

2. Symbole

3. Les différentes formes de prise de terre

 Par ceinturage ou boucle à fond de fouille (voir figure 1).


 Par conducteur en tranchée (voir figure 2) : Dimensions : (Profondeur : 1m,
Longueur de la tranchée : 10m minimum)
 Par grille métallique
 Par un ou plusieurs piquets de terre de dimension minimale (figure 3) : 2m

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 68


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Figure 1 : boucle à fond de fouilles

Figure 2 : piquet de terre

Figure 3 : Conducteur en tranchée

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IV. ETUDE DES ELEMENTS D’UNE PRISE DE TERRE

1. Prises de terre

 Boucle à fond de fouille (solution préférentielle)


Cette forme de prise de terre est réalisée pendant la construction des bâtiments et elle
est la plus efficace.
Conducteur : Cuivre nu S ≥ 25mm²

 Prise de terre à Feuillard (grille métallique) :


Acier S ≥ 100mm², épaisseur 3mm
Cuivre S ≥ 25mm², épaisseur 2mm
Le feuillard après sa pose doit être enrobé de 3 cm de béton.

 Piquet de terre :
Profondeur minimale de 2 m : en cuivre
 Soit un tube en acier galvanisé : Ø ≥25mm ;
 Soit une barre en cuivre ou en acier : Ø ≥ [Link]
 Conducteur en tranchée :
- profondeur 1m,
- longueur de la tranchée 10 à 20m,
- section du conducteur en cuivre 25 mm2
 Plaque mince

 plaque verticale
- Forme carrée ou rectangulaire (L  0.5 m) à au moins 1 m de profondeur
- Nature : cuivre
- épaisseur de 2 mm en cuivre ou 3 mm en acier galvanisé.

2. Conducteur de terre
Le conducteur de terre ou canalisation principale de terre relie la prise de terre à la
borne principale de terre, aux barrettes de mesure.
 Section du conducteur de terre
Sa section doit être au minimum de 16mm² pour cuivre maisons individuelles, 25mm² pour
des immeubles.

3. Conducteur de protection
De couleur vert-jaune. Il permet la liaison du tableau de répartition aux appareils
d’utilisations et aux prises de courant.
 La section doit être au moins de 2,5mm²
4. Borne principale de terre ou barrette de mesure

Celle-ci doit être :

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 70


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 Démontable seulement à l’aide d’un outil


 Mécaniquement serrée pour assurer la continuité électrique
L’ouverture d’une barrette permet de mesurer la résistance de la prise de terre

5. Liaison équipotentiel

C’est une liaison électrique destinée à mettre au même potentiel des masses
métalliques différentes.

Constitution d’une prise de terre

Tableau de répartition

Répartition de terre

Liaison équipotentiel Conducteur principale de protection (vert/jaune)


Principal (LEP)

Barrette de mesure
(borne principale de terre)
Barrette de séparation

Sol

Prise de terre

Figure 4 : Schéma du principe d’installation d’une prise de terre

II.4.5- Détermination de la résistance de la prise de terre


La résistance de la prise de terre dépend :
 de sa forme
 de la dimension de la prise de terre
 de la résistivité du terrain
1. Valeur de la résistance de prise de terre :
Cette valeur est donnée par la tension de sécurité UL en fonction de la sensibilisation du
disjoncteur installé.
𝑼𝑳
𝑹𝑨 =
𝑰∆𝒏

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 71


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Exemple :
Sensibilité du dispositif différentiel Résistance maximale de la prise de terre
I∆n
Local sec Local humide
(UL = 50 V) (UL=25 V)
I∆n = 1A  50 Ω  25 Ω
I∆n = 500m A  100 Ω  50 Ω
I∆n =300 m A  166 Ω  83 Ω
I∆n = 30mA  500 Ω  500 Ω
Tableau 1 : Valeur maximale de la résistance de la prise de terre
Elle peut aussi être calculée par les formules suivantes :

 Boucle à fond de fouilles


2
R
L
𝜌: Résistivité du sol (Ω.m) L : longueur de la boucle (m).
Conducteur en :
 Câble CU : de 25 mm2
 Al : S  35 mm2
 Acier galvanisé S  95 mm2
 Piquets
longueur du piquet : L  2 m
𝝆
𝑹=
𝑳
Pour n piquets : (avec l’espace des piquets l  3 m)

𝝆
𝑹=
𝒏𝑳
Piquet en Cu ou acier galvanisé Ø  1,5 mm

 Plaques verticales
L : périmètre de la plaque
𝝆
𝑹 = 𝟎, 𝟖 ×
𝑳
 Plaque en Cu (épaisseur = 2 mm) ou en acier galvanisé (épaisseur= 3mm)
II.4.6- Mesure de la résistance de prise de terre
Tout installateur doit mesurer la résistance de prise de terre avec un ohmmètre de terre
encore appelé « telluromètre ».
Pour mesurer la résistance de la prise de terre, il est aussi recommandé d’utiliser la
méthode des 62%.
Mode opératoire :
1. couper l’alimentation de l’installation

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 72


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2. déconnecter la terre en ouvrant la barrette de terre


3. relier la borne E à la terre à mesurer
4. vérifier que la barrette n’est pas installée entre H et S
5. enfoncer le piquet auxiliaire S et H à des distances 62% et 100% de la longueur L
6. raccorder les piquets à leurs bornes respectives au moyen des cordons
7. afficher sur le bouton poussoir jusqu’à l’affichage de la mesure ; s’assurer qu’aucun des
trois témoins ne clignote sinon vérifier le montage et recommencer
8. noter la valeur de la mesure
9. refaire la mesure après quelques instants
10. déplacer le piquet S vers H sur une distance égale à 10% de L, mesurer et noter le
résultat.
11. à partir de sa position initiale, déplacer le piquet S vers E sur une distance égale à 10%
de L, mesurer et noter le résultat

Barrette
de terre

E S H

S’’ S S’ H
E

Prise de terre 52% 72% 100%


0%
à mesurer
62%

L=10 à 20m

Figure 5 : Mesure par la méthode 62%


N.B :
Si les 3 mesures sont du même ordre de grandeur, la mesure est correcte sinon
augmenter L et recommencer toute l’opération.

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 73


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II.4.7- CAS D’UNE MAUVAISE PRISE DE TERRE :


Lorsqu’un circuit est : sans terre ou mauvaise terre ou terre déconnectée ou cosses
desserrées le seul moyen de protection de l’utilisateur est le différentiel 30mA (différentiel à
haute sensibilité)

EXERCICE DE CONSOLIDATION
N°1 :
La prise de terre considérée dans cet exercice est réalisée par le boucle fond de fouille du
préau. Le sol est du type sol pierreux nu.
1) quelle formule permet de calculer la résistance de la prise de terre ? (voir cours)
2) en vous aidant du dossier technique, déterminer la résistivité  en .m correspondant à
notre installation.
3) Calculer la résistance de prise de terre de cette boucle à fond de fouille sachant que la
terrain a une forme rectangulaire de 30m x 20m de résistivité 2750 m
4) Quel doit être la sensibilité du dispositif différentiel à installer pour assurer une coupure
automatique dans cette installation avec risque particulier ?
N°2 :
En amont d’une installation, on place un disjoncteur différentiel I n = 500m A qui
protège des contacts indirects en association avec Ra. Est-ce que la valeur mesurée de 45
convient :
- pour des locaux secs ?
- pour des locaux humides ?
N°3 :
Si dans une installation électrique, vous venez à placer deux dispositifs différentiels : l’un de
300mA et l’autre de 30mA. Quel sera la valeur maximale de la prise de terre à considérer ?

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C. PROTECTION DIFFERENTIELLE
I. DISPOSITIFS DE PROTECTION

Tous les appareils à déclenchement automatique et réarmement doivent être contrôlés


régulièrement :

 Contrôle du seuil de déclenchement ;


 Contrôle du temps de déclenchement.

Dans certains cas le constructeur conseille un essai mensuel, par l’intermédiaire d’un
bouton de test qui assure une simulation de défaut.

II. PRECAUTION ELEMENTAIRE POUR UN ELECTROTECHNICIEN


a. Analyser les risques avant de commencer la tâche demandée.
b. Avoir la tenue, les équipements et les outils adaptés.
c. Mettre en œuvre tous les moyens pour assurer sa sécurité et celle des autres.
d. Apporter la formation (ou l’information) à ses collègues non électrotechniciens
sur les risques électriques.
III. LES DIFFERENTS DISPOSITIFS DE PROTECTION DIFFERENTIEL
1. Disjoncteur différentiel
Il remplit 3 fonctions :
- Fonction manuelle de commande ;
- Fonction automatique de protection des personnes
- Fonction de protection des circuits contre les surintensités.
2. Interrupteur différentiel
Il remplit 2 fonctions :
- fonction manuelle de commande (la mise en ou hors service de la partie d’installation
où il est placé)
- fonction automatique de protection des personnes.
3. Relais différentiel
C’est un détecteur de défaut qui émet un signal. Il est associé mécaniquement ou
électriquement à un disjoncteur classique dont il provoque l’ouverture.

IV. SYMBOLES DES DISPOSITIFS DIFFERENTIEL.


1. Disjoncteur différentiel

2. Interrupteur différentiel

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3. Capteur différentiel

V. SYNOPTIQUE D’UN RELAIS DE PROTECTION


Il se compose de deux éléments :
- Le déclencheur
- Le détecteur.

Détecteur Détecte le
défaut

Déclencheur Ouvre le
circuit

VI. STRUCTURE INTERNE D’UN DISJONCTEUR DIFFERENTIEL MONOPHASE


FIGURE ICI

(1) : Contact de puissance


(2) : Accrochage mécanique
(3) : Elément de déclenchement
(4) : Elément de réarmement
(5) : Tore magnétique
(6) : Bobinage principal
(7) : Bobine de détection
(8) : Relais thermique et magnétique
(9) : Relais sensible de détection
(10) : Bouton de test

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Fonctionnement

 En absence de défaut : I1 = I2
 En présence d’un défaut d’isolement nous aurons :
𝐼1 > 𝐼2 ⇒ 𝐼1 − 𝐼2 = 𝐼𝑓
Le circuit de détection du différentiel va enregistrer cet écart entre le courant «sortant » et
le courant « entrant » ouvrant ainsi les contacts. L’équipement sera automatiquement mis hors
tension.
VII. CARACTERISTIQUES DES DISJONCTEURS DIFFERENTIELS
 Calibre ;
 Type ;
 Tension d’emploi ;
 Pouvoir de coupure ;
 Référence des couples ;

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 77


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INDICATIONS PORTEES SUR UN DISJONCTEUR

VIII. CHOIX D'UN DISJONCTEUR DIFFERENTIEL


Elément de choix d’un disjoncteur :
- Tension d’emploi Ue ;
- Courant nominal In ;
- Pouvoir de coupure (PdC) ;
- Nombre de pôles protégé ;
- Type de récepteur à protéger.

Comment choisir un disjoncteur différentiel ?


Pour choisir un disjoncteur différentiel il faut définir deux valeurs.
1. Le calibre du disjoncteur différentiel
C’est la valeur de l’intensité maximale I passant dans le circuit protégé par le disjoncteur
différentiel (partie disjoncteur).
2. La sensibilité du disjoncteur différentiel
C’est la valeur de l’intensité de défaut Id pour laquelle le disjoncteur différentiel doit
déclencher (partie différentielle). Elle dépend de la résistance de la prise de terre et de la
tension limite. Cette valeur est exprimée en milliampère (mA).

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Exemple de sensibilités

Valeurs normalisées Lieu d’utilisation Catégorie

300mA, 500 mA Domiciles Sensibilité moyenne

6, 10, 30 mA Appareils sensibles (Appareils électroniques) Haute Sensibilité

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 79


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DOCUMENT RESSOURCE

UTILISATION DE LA TRES BASSE TENSION:

La protection des personnes est assurée contre les contacts directs et indirects lorsque la
tension est celle donnée dans le tableau ci-dessous.

CLASSE DE PROTECTION CONTRE LES CHOCS ELECTRIQUES


Le matériel électrique d'appareillage ou d'utilisation est réparti en quatre classes.

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INDICES DE PROTECTION

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QUESTIONS DE COURS
1) A quoi sert une commande en très basse tension ?
2) Quelle doit être la tension limite alternative pour un local pouvant être mouillé ?
3) Qu’est-ce qu’un appareil de classe 2 ?
4) Dessiner le symbole désignant un appareil de classe 2.
5) Que veut dire le premier chiffre d’un indice de protection ?
6) Que peut-on dire d’un appareil ayant un IP 55 ?
7) Pourquoi un appareil IP 2 représente-t-il une protection des personnes contre les chocs
électriques ?
8) A l’aide d’un manuel, compléter le tableau ci-dessous, écrire le nom de chaque appareil et
répondre par oui ou par non dans les autres cases.

Exercice d’application
1. Choisir le disjoncteur différentiel nécessaire à l’installation électrique du tour ayant les
caractéristiques suivantes :
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………..
2. Donner la référence complète du disjoncteur différentiel du tour (Catalogue LEGRAND)
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………….........

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NOTES DE COURS

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I. DEFINITION

C’est l’aptitude d’association de dispositifs de protection traversée par un même


courant défaut, à limiter le déclenchement en amont de l’origine du défaut.

II. INTERET

L’intérêt de la sélectivité est d’éviter la mise hors service de toute l’installation lors de
l’apparition d’un défaut.

Exemple :

B C D E

Défaut

Seule la protection en C déclenchera, le disjoncteur en A reste fermé et les autres


continuent à fonctionner.

S’il y a pas de sélectivité en C , les protections C et A agissent simultanément et toute


l’installation est hors circuit, avec les risque de perte de production, reprise de procédure ou de
programme, de dommage ou de sécurité que cela peut engendrer.

III. TYPES DE SELECTIVITE

1. Sélectivité ampère métrique

a. Totale
Seule la partie C déclenche pour courant de court-circuit inférieur ou égal au pouvoir de
coupure de celle-ci.
b. Partielle
Celle-ci est assurée jusqu’à un seuil ou seule la protection C déclenche. Au delà de ce
seuil, les deux protections déclenchent.
2. Sélectivité différentiel
Ce concept sera particulièrement utilisé pour éviter la mise hors circuit de toute
l’installation en cas de défaut à la terre (en régime de Neutre TT essentiellement).
Il existe deux solutions pour assurer cette sélectivité :

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a. Section du circuit

300 mA 300 mA 300 mA

Défaut

P.C. Récepteurs
Fixes

En cas de défaut, seul le circuit concerné est mis hors tension, les autres différentiels ne
sont pas concernés par ce défaut.

Conditions :

 Pas de fonction différentielle sur de tête ;


 Tous les départs doivent être équipés de dispositifs différentiels.

En réalité enfin de liter les coûts d’installation, plusieurs départ sont regroupés sous un
même différentiel, il s’agit dans ce cas de sélectivité différentiels partielle.

 La partie d’installation en amont des différentiels doit être réalisé en classe II.
b. Sélectivité

A
DPX
1A-retardé 1 seconde

B
300 mA
Type S (Sélectif)
300 mA
C

Défaut
30 mA

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Cette sélectivité différentielle doit être ampère métrique et chronométrique, soit :


𝑠𝑒𝑛𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓 𝑎𝑚𝑜𝑛𝑡
≥2
𝑠𝑒𝑛𝑠𝑖𝑏𝑖𝑙𝑖𝑡é 𝑑𝑢 𝑑𝑖𝑠𝑝𝑜𝑠𝑖𝑡𝑖𝑓 𝑎𝑣𝑎𝑙

Le temps du dispositif différentiel amont doit être supérieur au temps d’ouverture du


dispositif différentiel aval.

3. Différence entre différentiel sélectif et différentiel retardé

a. Différentiel retardé
Un différentiel retardé ou égal à 1 seconde est un appareil de tête d’armoire. Chaque
circuit ou groupe de circuit aval devant être protégé par un différentiel type S ou instantané (en
régime de Neutre TT).
Un différentiel retardé ne peut être utilisé seul. Il doit être complété par un différentiel
de type S ou instantané.
b. Différentiel sélectif
Un différentiel type S ou sélectif est un appareil retardé d’environ 50mS normalisé suivant
la norme NFC 62.411 (ou IEC 1008) afin d’être sélectif par rapport à un appareil installé seul en
aval. Par ailleurs, un tel appareil peut être installé seul pour :
 Assurer la protection contre les contacts indirectes ;
 Prémunir une installation contre les déclenchements intempestifs liés à des surtensions
transitoires.

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I. CHOIX DES SECTIONNEURS PORTE FUSIBLES


Pour choisir un sectionneur porte fusible, il faut savoir :
 Intensité ou courant d’emploi (par calcul), elle nous donne en valeur arrondie le calibre ;
 Taille (par lecture) ;
 Nombre de pôles (tripolaire ou tétra polaire).
Après les trois éléments ci-dessus nous avons la référence complète (bloc nu + poignée) du
sectionneur.
NB : Pour un circuit donc le moteur fonctionne en triphasé en puissance et monophasé en
commande, on choisira un sectionneur porte fusible tétra polaire.
Exercice d’application
1. A l’aide du document (2), faites le choix d’un sectionneur porte fusible pouvant être installé
dans un équipement de force motrice donc les caractéristiques sont les suivantes :
Moteur asynchrone triphasé : P = 22kw, U = 380V ; 50Hz, cos𝜑 = 0,8 ; ŋ = 0,85

2. A l’aide du document (2), faites le choix d’un sectionneur porte fusible pouvant être installé
dans un équipement de force motrice donc les caractéristiques sont les suivantes :
Moteur asynchrone triphasé : P = 2kw, U = 380V +N ; 50Hz, cos𝜑 = 0,86 ; ŋ = 0,9

II. RELAIS THERMIQUE


Etapes pour faire le choix :
 Puissance (kw ou en CV) ;
 Calculer l’Intensité (vérifier que nous sommes dans la zone de réglage ou plage de
réglage du relais) ;
 Prendre la valeur de réglage (Icalculée ≥ Iarrondie).
Après les trois éléments ci-dessus nous avons la référence du relais thermique.

Exemple :
1. A l’aide du document (3 et 3’), faites le choix du relais thermique pouvant être installé
dans un équipement de force motrice donc les caractéristiques sont les suivantes :
Moteur asynchrone triphasé : P = 2CV, U = 380V +N ; 50Hz, cosφ = 0,86 ; ŋ = 0,9
EXERCICE :
Idem à l’exercice 1

III. FUSIBLE
Pour choisir une cartouche fusible, il faut :
 Calculer l’intensité nominale du circuit a protégé
 Choisir le calibre
 Taille ;
 Type.
Questions à se poser pour choisir le type de cartouche fusible :
 Vous désirez : protéger un moteur ou un transformateur, choisissez des cartouches
fusibles du type aM ;

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 90


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 Vous désirez : protéger de l’éclairage, des fours ou les lignes, choisissez des cartouches
fusibles du type gl.
Après ses éléments ci-dessus nous avons la référence du fusible.

EXERCICE : Idem à l’exercice 1 (utilisation du document1).


N.B :
Si l’on demande de protéger un circuit par : le fusible, le sectionneur, et le relais, on
commencera par choisir le relais parce qu’il impose un calibre du fusible et le calibre impose la
taille du sectionneur et toutes les références seront alors connues.

Ordre de choix : (Dans un problème où il y a un fusible – un sectionneur – un relais thermique)


 Relais thermique (impose le calibre) ;
 fusible (impose la taille) ;
 Le sectionneur porte fusible
Exemple :
En utilisant les documents donnés, faites le choix des éléments de protection suivant :
fusible, sectionneur et relais thermique d’un moteur de : P = 2,2KW ; U = 380V + N ; Cos𝜑=
0,86 ; ŋ = 0,90.

IV. CHOIX D’UN CONTACTEUR :


Pour choisir un contacteur, il faut connaître :
 Tension de puissance ;
 Tension de commande ;
 Catégorie d’emploi.
Le choix peut se faire :
 Soit par la puissance si cos φ >0,8 et ŋ >0,8 ;
 Soit par le courant si cos φ < 0,8 et ŋ < 0,8 (de préférence travailler avec le courant de
réglage).
Exemple :
U = 380V ; P = 30kw ; Cos φ.= 0,9 ; ŋ = 0,86 ; UC = 48V, Catégorie AC3.
À l’ aide du document ( 4; 6 et 7 ) et des données ci - dessus, faites le choix de contacteur.

V. CHOIX DU TRANSFORMATEUR
 Calculer la puissance apparente S ;
 Déduire la puissance normalisée en fonction de la tension secondaire.
Exemple : Prendre le thème N°

VI. CHOIX DE LA SECTION DU CABLE


Paramètres à connaître :
 Puissance du transformateur d’alimentation MT/BT ;
 Type de câble ;
 Longueur de la canalisation ;

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 91


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 Intensité de court-circuit.
Connaissant ses paramètres, nous choisirons alors la Section du câble.

VII. CHOIX DES DISJONCTEURS


Paramètres à connaître :
Courant d’emploi : Ie (à calculer) ;
Les autres caractéristiques seront lues sur l’abaque à savoir :
 le courant assigné ou nominal en fonction de la température ;
 la tension d’emploi ;
 nombre de pôles ;
 pouvoir de coupure.
VIII. CHOIX DES DISJONCTEURS EN BT
Caractéristiques :
 puissance du transformateur ;
 tension.
Avec les deux Caractéristiques nous aurons la Référence du disjoncteur (lecture du document 8)

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 92


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INTRODUCTION
Le projet d’éclairage à pour but de déterminer, par calcul et le choix, les caractéristiques
des points lumineux (nombre, puissance, type d’appareil et leur meilleure répartition possible.
IL comporte trois étapes :
 Un cahier de charges : qui indique les données ;
 Le projet proprement dit : qui utilise une méthode de calcul ;
 L’implantation des lampes et L’alimentation électrique.

I. CAHIER DE CHARGE
Celui-ci fournit toutes les informations sur les éléments suivants
1. Le local à éclairer
 La nature de l’activité prévue,
 Les dimensions ;
 La couleur des murs, plafond et du sol.
2. Le type des lampes préconisées
Incandescente ou fluorescente
Les choix peuvent être fonction des économies de l’énergie
3. Les appareils d’éclairage
Ils sont choisis en fonction des dispositions constructeurs (appareils à encastrés ou à
suspendre.
II. Le projet proprement dit
La réalisation d’un projet d’éclairage ne peut conduire aux résultats rassurants que si elle
est précédée d’une étude théorique dite avant projet d’éclairage qui vise à :
 Caractériser le local à éclairer ;
 Choisir les lampes ;
 Calculer le flux total des lampes à produire ;
 Implanter les luminaires.
1. Luminaires
a. Définition
Le luminaire est un appareil qui sert à repartir, filtrer ou transformer la lumière des
sources pour les relier au circuit d’alimentation.
Les luminaires sont rangés en 20 classes (de A à T).
b. Choix du luminaire
Le choix du luminaire tient compte de sa classe et de sa catégorie

Classe Catégorie/système d’éclairage


ABCDE F1 : Direct intensif
FGHIJ F2: Direct extensif
KLMN F3 : Sémi-direct
OPQRS F4 : mixte
T F5: Indirect

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 95


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c. Rendement du luminaire
ŋ =flux sortant du luminaire/flux émis par la source
Néanmoins, il est donné par le fabricant (voir annexe 4)
d. Choix des lampes
Le choix des lampes s’effectue en fonction de :
 La nature du local et l’ambiance souhaitée ;
 La puissance, tension, durée de vie, flux lumineux, forme et dimension ;
 La quantité du spectre lumineux désiré qui est un facteur caractéristique du confort
visuel (voir annexe 2 et 3).
Exercice d’application
En vous servant les annexes (1) et (3), déterminé :
1. L’éclairement nécessaire pour une salle des classes.
2. Les caractéristiques d’une lampe offrant une lumière du jour de flux lumineux
1400lm.
e. Calcul du flux lumineux total F ou (Ф)
Une source lumineuse est caractérisée par le flux lumineux qu’elle est capable de
produire. Son unité est le lumen (lm)
 Détermination du flux lumineux à produire
Le flux total qui doit être émis par l’ensemble de sources de lumière est donné par la formule
suivante :
𝑬. 𝑺. 𝒅
𝑭=
𝑼. 𝜼
F : Flux total en lumineux (lm)
E : Eclairement en lux (lx)
S : surface du plan utile en mètre carré (m²)
d : Facteur de dépréciation

 Facteurs de dépréciation (d) ou de déperdition


On admettra les valeurs suivantes
- d = 1,3 dans les conditions très favorables
- d = 1,4 dans la majorité des cas
- d = 2,5 dans les conditions défavorables
 L’utilance U
Elle est donnée par des tableaux constructeurs.
Elle dépend :
- Du système d’éclairage (F1, F2, F3, F4, F5) ;
- De l’indice du local (K)
La détermination de l’utilance se fait donc par lecture sur le document (…….) en fonction
du système d’éclairage et de l’indice du local (K) :
𝒂. 𝒃
𝑲= 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍′ é𝒄𝒍𝒂𝒊𝒓𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒆
𝒉(𝒂 + 𝒃)
𝒂. 𝒃
𝑲= 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍′ é𝒄𝒍𝒂𝒊𝒓𝒂𝒈𝒆 𝒔𝒆𝒎𝒊 − 𝒅𝒊𝒓𝒆𝒄𝒕𝒆
𝒉(𝒂 + 𝒃)

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Plafond

h’
a : Longueur du local

b : Largeur du local
h : Hauteur du plan utile au luminaire
h ht
hu : Hauteur du sol au plan utile

h' : Hauteur du plafond au luminaire

ht : Hauteur totale ou hauteur du sol au plafond


hu=0,85m

 Rapport de suspension (J)


C’est le rapport de la hauteur du luminaire au plafond à la distance du plan de travail.
ℎ′
𝐽=
ℎ + ℎ′
- J = 0 : luminaire au plafond
- J=1/3 : luminaire suspendu plus bas
 Facteur de réflexion du plafond, du mur et du sol
N.B :
Pour déterminer l’utilance, il faut avoir les quatre facteurs précédents
Exercices d’application
1- Un local présente les caractéristiques suivantes : L = 12m, l = 4m ; hu = 2m, luminaire au
plafond, éclairage mixte, facteur de réflexion des parois (plafond 70% ; mur 50% ; plan utile sol
30%), facteur de dépréciation 1,3 les luminaires sont de classe D. déterminer :
a. L’indice du local
b. Le rapport de suspension
c. L’utilance U
d. Le flux total si le local est une bibliothèque
III. IMPLANTATION DES SOURCES
La répartition des luminaires peut être fonction :
- de l’emplacement des postes de travail ;
- de la constitution des postes de travail ;
- du nombre de points lumineux.
1. Le calcul du nombre des luminaires
Le calcul du nombre des luminaires est fonction de :
• Flux total à produire ;
• Nombre de luminaires ;
• Flux lumineux d’une source.
𝑭 𝑭
𝑵= (𝟏) 𝑵= (𝟐)
𝒇 𝒏. 𝒇

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F : Flux total à produire ;


N : Nombre de luminaires ;
f: Flux lumineux d’une source
n : Le nombre de lampes

2. Répartition des luminaires


Pour répartir les luminaires, il faut tenir compte d’une interdistance maximale entre
deux luminaires ou appareil (voir le tableau ci- dessous).
𝒅𝟏 = 𝒆 = 𝒉 × 𝜹
δ : Coefficient de distance entre les luminaires
h : Hauteur entre le plan des luminaires et le plan utile (m).

 Le tableau d’interdistance (s) entre luminaires

Interdistance maximale entre 2


Classe
luminaires (d1)

A 1.h
B 1,1.h
C 1,3.h
D 1,6.h
E 1,9.h
F 2.h
G 2.h
H 1,9.h
I 2,3.h
 Nombre de luminaires dans un sens
𝒂
Dans le sens de la longueur : 𝑵𝒂 = 𝒅
𝟏
𝒃
Dans le sens de la largeur : 𝑵𝒃 = 𝒅
𝟏
Nombre de luminaires total : 𝑵 = 𝑵𝒂 × 𝑵𝒃

Exercices
1- Un luminaire encastré de classe C situé dans un local : de hauteur 3m, de Longueur 10m
et de largeur 7,5m. On demande de calculer la distance entre luminaires dans le sens
longitudinal et dans le sens transversal.
2- Soit à éclairer un bureau ayant les plans utiles à 0 ,75 m du sol. Longueur : 10 m ;
largeur : 5 m ; hauteur totale : 3 m.
Plafond : blanc brillant ; murs : vert clair ; plans utiles : gris foncé.
Facteur de dépréciation : d=1,3(valeur moyenne).
3- Une salle de classe à des dimensions suivantes : longueur 9,85 m, largeur 7,85 m ;
Eclairement recommande de 300 lux.
Facteur de dépréciation d=1,4.
Le rendement des luminaires 1.

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L’utilance 0,5.
Travail à faire :
1. Quel sera le nombre de sources ?
2. Si on utilise les tubes fluorescents de 1,2 - 40w - 220V avec un flux de 2200 lumens ;
3. Si on utilise les lampes à incandescence 100 w – 220V avec un flux unitaire de1200
lumens.
4. Quelle est la solution la fiable, justifier votre choix.

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NOTES DE COURS

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INTRODUCTION
Les relations d’ordre technico-commercial font appel à des notions d’administration
commerciale et de communication tels que : la gestion, la tarification, le devis et facturation.
I- NOTION ADMINISTRATIVE : GESTION
Gérer l’énergie électrique tient compte d’objectifs économiques importants :
 Pour le distributeur : Produire des kilowattheures au coût de revient le plus faible
 Pour l’abonné : Consommer les kwh dont il a besoin à un prix d’achat le plus bas
possible
 Pour la production : Les coûts de revient varient suivant la saison ; les heures ; le mode
de livraisons de l’énergie (BTA et HTA). Pour cela les tarifs seront adaptés aux catégories
des tarifs.
II- LES TARIFS
Les producteurs d’énergie électrique adaptent leurs tarifs pour permettre une meilleure
exploitation de leurs moyens de production.
a. Structuration tarifaire
Abonnement ou prime fixe (kVA) L’abonnement est fonction de la puissance souscrite.
La consommation dépend :
- Des horaires journaliers ;
Consommation de l’énergie (kWh)
- Des saisons (humide ou hiver et sèche ou été)
- Du nombre d’heures d’utilisation
Exemple :
EDF AES SONEL
Nbre de Prix du Nbre de Prix du
Saison Période Saison Période
mois KWh mois KWh
De De juillet
32 ,42
Hiver 5 novembre Humide 6 à 50 fCFA
euros
à mars Décembre
D’avril à 53,11 Janvier à
Eté 7 Sèche 6 >50 fCFA
octobre euros Juin

b. Catégories des tarifs


Catégorie Puissance Niveaux de tension
Bleu ≤ 36𝑘𝑉𝐴 BTA 230/400V (monophasé et triphasé)
Jaune ≤ 250𝑘𝑉𝐴 BTA 230/400V Triphasé
Vert ≤ 10𝑀𝑊 HTA 20kV triphasé

TARIF BLEU :
Différentes options :
Option observations
- Prix du kwh identique à toutes les heures et
Option de base
toute l’année ;

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 102


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- Puissance de 3 à 36KVA
- Abonnement plus cher ;
- Deux prix du KWh ;
Option heures creuses (1h à 7h et 13h à 15h - Puissance de 6 à 36 KWh.
soit 8h d’heures creuses) Exemple du prix du KWh :
Heures creuses Heures pleines
32,42ct/KWh 53 ,11ct/KWh
- 22 jours de pointe (tarif élevé)
- Tarif normal pour les autres jours
- Puissance ≥ 12KVA
Option effacement jour de pointe(EJP)
Exemple du prix du KWh :
Heures normales Pointes mobiles
36,93 ct /KWh 294,46ct/KWh

III- CALCUL DES COÛTS ET DEVIS


1. Définition
Un devis est une réponse chiffrée à un client, qui porte sur des travaux d’installation ou le
câblage d’un équipement. Le calcul des coûts s’effectue à partir des prix du matériel et des
heures de travail, ou à partir de listes de prix standard.
2. Devis estimatif du matériel
a. Prix du matériel
A partir du descriptif du cahier des charges, on établit la nomenclature du matériel
nécessaire et on chiffre la valeur de ce matériel.
EXEMPLE D’UN DEVIS ESTIMATIF :
PRIX UNIT PRIX TOTAL
DESIGNATION REFFERENCE NB
(HORS TAXE) (HORS TAXE)
Sectionneur LS D 253 1 256 256

PRIX TOTAL HT : ………………………………………………………………………………………


(hors taxe)

CALCUL DU PRIX DE LATVA : (TAUX DE TVA : 19,6%)


𝟐𝟓𝟔 × 𝟏𝟗, 𝟔
= 𝟓𝟎, 𝟏𝟕 𝒆𝒖𝒓𝒐𝒔
𝟏𝟎𝟎

𝟐𝟓𝟔 + 𝟓𝟎, 𝟏𝟕 = 𝟑𝟎𝟔, 𝟏𝟕𝒆𝒖𝒓𝒐𝒔


CALCUL DU PRIX TOTAL TTC A PAYER :
(Toue taxe comprise)

Proposé par M. EBEN MOUKOKO 103


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b. Calcul des coûts


Celle-ci prend en compte l’ensemble des coûts :
- coût prévisionnel du matériel ;
- coût de prévisionnel de la main d’œuvre ;
- coût des frais de déplacement.
Coût direct total = coût prévisionnel du matériel + calcul du coût de prévisionnel de la main
d’œuvre + calcul éventuel des frais de déplacement.
LE MONTANT TOTAL DU DEVIS = coût direct total x K1 x K2
Avec : K1 : Coût de revient total (sans impôts)
K2 : Frais des impôts + bénéfices

3. Devis avec prix standard


Dans cette méthode les listes des prix standard sont établies par les organismes
représentatifs de la profession.
Les prix tiennent compte :
 De la fourniture des matériels (tarifs des fournisseurs) ;
 Du coût de la main d’œuvre ;
 Des frais des entreprises.
Exemple :
Désignation unité Qté. matériel Main d’œuvre en Matériel +M.O
heures total
U total U total U total
(1) (2) (3) (4) (5) (6) (7) (8) (9)
Fil H07-VU 1,5 m 3 80 240 13 39 3 120
mm 2

Tube ICO 5 m 1 100 100


APE diam 20
Saignée dans m 1 50 50
mur
Rebouchage m 1 50 50
TOTAL

IV- BASE DE LA TARIFICATION


Toute tarification comprend une prime fixe ou abonnement qui dépend de la
puissance souscrite par l’abonner ; un coût de consommation qui est le produit de l’énergie
consommée en kwh par le prix de ces derniers.
NB :
La consommation dépend :
 Des saisons ;
 Du nombre d’heures d’utilisation.

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V- CHOIX D’UN CONTRAT EN TARIF BLEU EN FONCTION DE LA PUISSANCE NECESSAIRE


Quelle puissance est nécessaire ? Quel tarif choisir ?
3Kw
(Appareils d’éclairage + appareils électroménagers) Base
6Kw
Base
Avec ou sans eau chaude électrique
6Kw
Heures creuses
Avec eau chaude électrique plus de 100L
9Kw
Deux appareils (lampes ; chauffe eau ; appareil de cuisson) Heures creuses
fonctionnent simultanément avec chauffage électrique
36Kw
Habitation entièrement équipée à l’électricité (cuisinière, chauffage,
EJP
eau chaude..) sans chauffage électrique ou habitation occupée
temporairement ou chauffage Bi- énergie

Une commande est un ordre par lequel on demande à un fournisseur la livraison de


matériel, ou l’exécution d’un service. Le bon de commande matérialise cet ordre, il définit la
désignation des produits, la quantité, le montant, le mode d’expédition, les délais et le mode
de règlement.
La réception d’une livraison a pour rôle de contrôler la conformité du matériel, par
rapport au bordereau de livraison et au bon de commande.
La relation avec la clientèle font appel à des notions de communication :
Il s’agit de conseiller un client pour l’établissement du cahier des charges d’une
installation ou d’un équipement ;
Dans le cas d’intervention de maintenance, il faut tenir compte des contraintes
d’exploitation et interroger l’utilisateur sur les défaillances constatées.
Dans tous les cas, l’électricien doit effectuer un travail de qualité en respectant les règles
de sécurité, on peut dire alors que l’installation ou l’équipement électrique est réalisée selon
les règles de l’art

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VII. FACTURATION

Facture d’électricité de L’AES SONEL

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ANNEXE 2

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ANNEXE 6

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ANNEXE 7

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