ANTIDOTE
THROUGH THE RAYS
CHOUIA YASSINE
Généralités sur la radiographie
Introduction : La radiographie est une technique d’imagerie
médicale qui permet de prendre des images à base des rayons
X. C’est une technique peu couteuse, disponible et peut être
pratiquée en urgence.
Technique et réalisation :
1- Information du patient de l’examen à réaliser.
2- Le patient se tient debout, la plaque de capture accolée
sur sa partie antérieure du tronc, l’émetteur en
postérieure (projection postéro-antérieure).
3- Il est possible de faire la projection au lit du malade, on
parle de ce cas de projection antéro-postérieure.
4- Pour pouvoir interpréter une image radiologique il faut
savoir les différentes densités des tissus ainsi que leur
apparence. Cette image en résume :
Antidote - through the rays
LA
RADIOLOGIE
THORACIQUE
Les critères de lecture et de qualité
L’identification du patient : nom, prénom, sexe, date et heure
de l’examen ainsi que les conditions et les techniques de prise
du cliché.
Les critères de bonne qualité :
La symétrie, c’est à dire les
deux distances entre les deux
extrémités internes des
clavicules doivent être égaux.
La pénétrance, une Cliché de bonne qualité d’un homme
pénétrance optimale permet
de voir le parenchyme
pulmonaire et les corps
vertébraux sans être trop
pénétrant.
Le centrage, permet de voir le
parenchyme pulmonaire sans
être trop bas (l’abdomen) ou
trop haut (la nuque).
L’inspiration profonde, l’arc
costal antérieur de la 6ème
cote doit être au-dessus /
croiser le sommet de la
coupole diaphragmatique
droite.
Le dégagement des
omoplates, les bords internes
des omoplates doivent être
orienté en dehors de la cage Cliché de bonne qualité d’une femme
thoracique afin qu’ils ne
superposent pas sur le
parenchyme pulmonaire.
La position, le patient doit
être débout, on peut
distinguer si le cliché est en
position debout par la
présence de bulle d’air
gastrique.
Etapes d’étude : Pour pouvoir bien étudier un téléthorax, il faut
être systématique en passant par ces étapes :
1- Analyse du contenant : Il comprend l’analyse des
principales structures osseuses (omoplates, cotes,
rachis) ainsi que les deux coupoles diaphragmatiques
droites et gauche.
2- Analyse du contenu : comprend le cœur, médiastin et
les deux poumons.
Aspect normal :
1- Cœur et médiastin : Apparait entre les deux champs
pulmonaires, la silhouette cardiaque est une opacité
grossièrement triangulaire à base diaphragmatique qu’on
décrit ses bords droites et gauche selon des arcs :
Arc supérieur droit :
rectiligne ou légèrement
concave, il est constitué du
tronc vineux
brachiocéphalique et de la
veine cave supérieure.
Arc inférieur droit :
convexe, formé du bord
latéral de l’oreillette droite
et de la veine cave
inférieure.
Arc supérieur gauche :
correspond à l’artère
subclavière gauche et la
portion horizontale de la
crosse aortique.
Arc moyen gauche :
correspond au tronc de
l’artère pulmonaire (2/3
supérieurs) et l’auricule
gauche (1/3 inférieur).
Arc inférieur gauche :
correspond au ventricule
gauche.
2- L’axe trachéo-bronchique : la trachée descende
verticalement sous forme de bande claire et médiane de
diamètre uniforme (sauf au niveau de l’empreinte
aortique). Elle se divisent en deux bronches souches
séparées d’un angle de 45 à 75 dégrée.
3- Les hiles pulmonaires : de part et d’autre du médiastin,
formés par les branches des artères pulmonaires et des
bronches souches en bronches lobaires, le hile gauche est
plus haut que le hile droit (98% des cas).
4- Les hémi champs pulmonaires : de densité aérique, le
poumon droit est formé par 3 lobes (supérieur, moyen et
inférieur) séparés entre eux par 2 scissures (grande et
petite) ainsi que le poumon gauche est formé par 2 lobes
(supérieur et inférieur) séparés par une seule scissure.
Chaque lobe est subdivisé en segments.
5- Les plèvres : à l’état normal, la cavité pleurale est virtuelle
(les plèvres ne sont pas visibles).
Les critères d’orientation :
- La poche à air gastrique est à gauche.
- La coupole diaphragmatique droite est plus haut que la
coupole gauche.
- Le hile gauche est plus haut que le hile droit.
Comment interpréter un téléthorax : Devant une image
radiologique pathologique il faut préciser :
1- Le type d’image : opacité, clarté ou image mixte (opacité +
clarté).
2- Le nombre : unique ou multiple.
3- Le siège : axillaire, sus claviculaire, sous claviculaire, retro
claviculaire, hilaire, para hilaire, para cardiaque, para
aortique.
4- La taille : un espace intercostal est de 2 cm tandis qu’une
cote est de 1 à 1.5 cm.
5- La plage : homogène ou non.
6- Les contours : Régulières ou non.
7- Les limites : floues ou nettes.
Conclusion du syndrome radiologique puis suggestion des
diagnostiques les plus probables par ordre.
Nb: Ne jamais interpréter un cliché qui n’est pas de bonne
qualité ou sans identification du patient.
Le syndrome pleural
Introduction : C’est la présence dans la cavité pleurale de
liquide (on parle de pleurésie) ou d’air (pneumothorax) ou bien
un épanchement mixte (hydro pneumothorax). Cette définition
comprend aussi les tumeurs de la plèvre.
Les épanchements liquidiens :
- Opacité, non systématisée (non limitée), basale, dense et
homogène, sans bronchogramme aérique. Effaçant la
coupole diaphragmatique et les vaisseaux lobaires
inférieurs. Sa limite supérieure est concave vers le haut et
en dedans (courbe de Damoiseau en rouge).
- Si l’épanchement est de grande abondance, il refoule du
médiastin vers le côté opposé.
- Les signes de refoulement sont :
1- Déviation de la trachée.
2- Déviation du médiastin.
3- Déviation des structures cardiaques.
- L’épanchement de petite abondance se traduit par un
comblement de cul de sac latéral ou postérieur seulement
(visible sur cliché de profil).
- L’épanchement sous pulmonaire se traduit par une
surélévation de la coupole diaphragmatique, ainsi que la
diminution de distance séparant la coupole de poche à air
gastrique (si l’épanchement est gauche) qui devient
supérieure à 2cm.
Epanchement
pleural gauche de grande
abondance avec signes de
refoulement
Epanchement
pleural droite de petite
abondance
Epanchement
pleural gauche de moyenne
abondance avec courbe de
Damoiseau en rouge
Les épanchements gazeux :
- Hyperclarté aérique, avasculaire qui peut parfois s’associer
à une réaction pleurale liquidienne.
- Devant toute PNO, il faut :
1- Analyser le parenchyme pulmonaire collabé.
2- Rechercher les anomalies pleurales.
3- Apprécier les signes de compression : Collapsus
important du parenchyme pulmonaire - refoulement
médiastinal vers le côté opposé - abaissement et
inversion de la coupole diaphragmatique homolatérale -
élargissement des espaces intercostaux.
- Lorsqu'un pneumothorax est partiel et peu abondant, le
cliché en expiration permet de confirmer le diagnostic.
Pneumothorax partiel droit
PNO total gauche avec des
signes de refoulement
PNO partiel gauche montrant
le poumon collabé (en
orange)
Les épanchements mixtes :
- C’est l’association d’une opacité liquidienne basale, dense,
homogène et à niveau horizontal, et une hyperclarté qui la
surmonte.
- Devant un épanchement mixte on évoque :
1- Un pyopneumothorax (présence de pus et d’un PNO).
2- Un hémopneumothorax (présence du sang et d’un
PNO).
Hydropneumothorax droit
Hydropneumothorax droit
Les calcifications pleurales :
- Densité hétérogène, à contour irrégulier mais bien limitée,
le long du gril costal, du diaphragme ou du médiastin.
L’aspect allongé le long des axes costaux est évocateur.
- Les deux étiologies les plus fréquentes sont :
1- La tuberculose (calcifications séquellaires - os de
seiche).
2- L’asbestose.
- Il peut parfois s’associer à des calcifications péricardiques
dans le cas d’une ancienne polysérite post-primaire.
Calcifications pleural
Le syndrome alvéolaire
Introduction : le syndrome alvéolaire traduit le comblement
des alvéoles par du liquide et/ou des cellules.
- Il se voit comme une opacité de densité hydrique (même
densité que le cœur) systématisée (correspond à un
territoire anatomique bien délimité) aux limites floues
(superposition des alvéoles remplis sur d’autres qui sont
encore aérés) et ayant tendance à confluer.
- On note parfois la présence d’un bronchogramme aérien.
Opacité en aile de papillon
Il s’observe dans l’œdème
aigu du poumon. Les images
alvéolaires sont de part et
d’autre des deux hiles
(opacités hilifuges), atteignant
la base mais respectant en
général la périphérie et les
sommets.
Atélectasie
Collapsus d’une partie du
poumon qui se vide d’air, elle
est fréquemment causée par
une obstruction des bronches.
Ce traduit par une opacité
dense et rétractile.
En cas d’association d’une
atélectasie et un
épanchement, il n’y a pas ni
attraction ni refoulement. Les
structures médiastinales sont
en place.
On note parfois la présence
d’un aspect en S inversé de
Golden, la partie externe de
l’opacité correspond à
l’atélectasie tandis que la
partie externe correspond à la
saille de la tumeur ou son
adénopathie satellite. S inversé de Golden
Pneumonie franche lobaire
aigue
Opacité dense systématisée à
limite scissurale, on note
parfois la présence d’un
bronchogramme aérien.
La limite bombée de l’opacité
doit faire évoquer une PFLA à
Klebsiella.
Le syndrome médiastinal
Introduction : le médiastin est la région de passage contenant
les viscères thoraciques sauf les deux poumons. Un syndrome
médiastinal est l’ensemble des signes qui indiquent la présence
d’air, de liquide ou bien d’une tumeur à l’intérieur du
médiastin. L’opacité médiastinale est grossièrement ovalaire,
de densité hydrique, à limites internes noyée dans le médiastin
et à limites externes nettes silhouettée par le poumon.
Limites du médiastin :
- En avant : le sternum et les cartilages costaux.
- En arrière : la colonne vertébrale de D1 jusqu’à L1.
- Latéralement : les deux plèvres médiastinales.
- En bas : le diaphragme.
- En haut : la première cote, la fourchette sternale et la
vertèbre D1.
Division du médiastin :
- Le médiastin antérieur : en avant du plan passant par la
face antérieure de la trachée.
- Le médiastin moyen : entre les deux plans passant par la
face antérieure et postérieure de la trachée.
- Le médiastin postérieure : en arrière du plan passant par
la face postérieure de la trachée.
Le médiastin est encore divisé en étages :
- L'étage supérieur : au-dessus de la crosse aortique.
- L'étage moyen : entre la crosse aortique et la bifurcation
trachéale.
- L'étage inférieur : au-dessous de la bifurcation trachéale.
Comment reconnaitre si l’opacité est médiastinale ?
- On reconnait l’opacité médiastinale à l’aide de l’angle de
raccordement, c’est l’angle qui se trouve entre la ligne
verticale du bord médiastinale et la ligne tangentielle de
l’opacité.
- Si l’angle est ouvert (> 90 dégrée) on dit que l’opacité est
médiastinale.
- Si l’angle est fermé (< 90 dégrée) l’opacité est donc
parenchymateuse.
Comment reconnaitre si l’opacité est ant/post ? :
- Le signe de silhouette :
o Si L’opacité efface les bords du cœur, cela veut dire
que cette opacité est en antérieure (les rayons ont
été bloqués par l’opacité).
o Si l’opacité n’efface pas les bords cardiaques on dit
que cette opacité est en postérieur (les rayons ont
traversés le cœur en premier temps).
- Signe de défilé cervico thoracique : Quand le contour
externe de l'opacité disparaît au-dessus de la clavicule, son
siège est antérieur, le plus souvent thyroïdien. Quand il
reste visible au-dessus de la clavicule, la formation est
postérieure, d'origine le plus souvent nerveuse, parfois
vasculaire. Ceci est une application du signe de la
silhouette.
- Signe de l’iceberg : Si une opacité thoracique inférieure a
un bord externe parfaitement visible "au travers du
diaphragme", c'est qu'elle est cernée totalement par du
poumon, donc elle est entièrement intrathoracique. A
l'opposé, si le bord externe de cette opacité est
brusquement interrompu, c'est que la masse est
intrathoracique pour sa partie supérieure et intra-
abdominale pour sa partie inférieure.
Le diagnostic topographique des pathologies médiastinales :
Région antérieure Région Région
moyenne postérieure
Goitres
Adénopathies
Etage Anévrysme Goitres
sup Aortique Tumeurs
thymiques
Tumeurs
nerveuses
Etage Adénopathies Kyste broncho Méningocèle
moy Dysembyome génique Pathologies
Tumeurs Adénopathies vertébrales
thymiques B ou M Pathologies
oesophagiennes
Kyste pleuro-
Péricardique Anévrysme de
Etage Léiomyome Hernie hiatale l’aorte
inf Hernie de la desecndante
fente de Larrey
T - thymiques
Le syndrome interstitiel
Introduction : Le tissu interstitiel comprend :
1- Le tissu conjonctif de soutien des axes broncho-
vasculaires.
2- Cloisons inter-lobulaires et intra-lobulaires.
3- Tissu sous pleural.
- C'est l’ensemble des signes radiologiques qui témoignent
de l’atteinte d’un ou plusieurs compartiments du tissu
interstitiel pulmonaire. Le tissu interstitiel n’est pas
normalement visible sur le cliché thoracique.
- Un syndrome interstitiel témoigne l’augmentation
d’épaisseur des structures interstitielles à la suite d’une
infiltration liquidienne (OAP).
- Un engorgement (lymphangite carcinomateuse
métastatique).
- Prolifération cellulaire (granulomes, fibrose interstitielle
diffuse... etc.).
- Le syndrome interstitiel est fait par des opacités (nodules,
lignes, réticulations) diffuses et non systématisées,
bilatérales et symétriques dont l’évolution est lente en
générale.
Miliaire Micronodule Nodules Macronodule
< 3mm < 7 mm 7 – 10 mm 10 – 30 mm
- Si l’opacité est > 3 cm on parle donc d’une masse.
- On pense au syndrome interstitiel quand il y a trop
d’opacités mal définies, réparties symétriquement à droite
et à gauche.
- Pour pouvoir bien connaitre le syndrome interstitiel il faut
d’abord métriser la lecture des clichés normaux.
Miliaire tuberculeuse
Fibrose pulmonaire
Le syndrome des opacités rondes
Introduction :
- Devant une opacité ronde, il faut préciser :
1- Le siège.
2- La densité.
3- La forme et les dimensions.
4- Homogénéité, hétérogénéité.
5- Les limites et les contours.
6- Les rapports.
7- Les images associées.
- Les opacités peuvent êtres multiples ou uniques,
grossièrement ou parfaitement arrondies, denses,
homogènes ou non, à contours réguliers ou non, pouvant
s’excaver ou renfermer des calcifications.
Le diagnostic étiologique :
- Opacité unique :
1- Kyste hydatique sain unique.
2- Tumeurs malignes (cancer bronchique).
3- Abcès pulmonaire sain.
4- Tuberculome (attention ce n’est pas tuberculose).
5- Métastase unique.
6- Tumeurs bégnines.
- Opacités multiples :
1- Multiples kystes hydatiques (hydatidose).
2- Métastases multiples (aspect en lâcher de ballon).
3- Staphylococcie pulmonaire.
4- Causes rares (histoplasmose, polyarthrite rhumatoïde
Granulomatose de Wegener, Sarcoïdose,
Hamartochondrome multiples).
Opacité unique sous
claviculaire droite
Opacité retro-cardiaque
gauche mesurant
approximativement 3 à 5 cm
Multiples opacités denses (il
faut préciser la taille de la plus
petite et la plus grande).
Opacité droite à limites
externes spiculées (image
évocatrice d’un cancer
bronchique +++)
La tuberculose pulmonaire
Introduction : la tuberculose réalise des aspects très variés et
polymorphes souvent associés les unes aux autres. Les
principaux aspects rencontrés :
- Images nodulaires ou micronodulaires localisés ou diffuses
(miliaire hématogène) qui appartiennent au syndrome
interstitiel.
- Infiltrats et atteintes pneumoniques (syndrome
alvéolaire).
- Cavernes (syndrome cavitaire).
- Foyers denses, arrondies, tuberculomateux de taille et de
nombre variable.
- Adénopathies hilaires ou latéro-trachéales (primo
infection).
Les séquelles de tuberculose :
- Complexe primaire calcifiée (association de nodule
pulmonaire et adénopathie médiastinale satellite).
- Nodules parenchymateux calcifiés.
- Bronchectasies.
- Calcifications pleurales (os de seiche).
Tuberculose pulmonaire
évolutif
Caverne tuberculeuse retro-
claviculaire droite
Association d’une caverne
tuberculeuse et fibrose
pulmonaire
Lobite rétractile +
pachypleurite basale gauche
suite à une infection
tuberculeuse
Le syndrome cavitaire
Introduction :
- Une cavité est une hyperclarté parenchymateuse conscrite
(entourée par une paroi d’épaisseur variable).
- Un syndrome cavitaire est l’ensemble des signes
radiologiques traduisant la présence des cavités
néoformés au sein du parenchyme pulmonaire.
- La cavitation peut être secondaire à une perte de
substance par nécrose au sein d’une masse ou d’un nodule
pulmonaire dont l’origine peut être tumorale, infectieuse
ou ischémique.
- La cavitation peut être d’origine malformative : kyste
bronchogénique.
- Devant une image cavitaire pulmonaire, il faut préciser :
1- Le nombre.
2- La taille.
3- Le contenu de la cavité (aérique, hydro-aérique).
4- La paroi : fine lorsqu’elle est < 2 mm (bulle, kyste),
épaisse lorsqu’elle est > 2 mm (abcès, tumeur nécrosé).
5- Limite interne : régulière ou non (anfractueuse).
6- Limite externe : nette ou flou.
Étiologie :
- Infections non tuberculeuses : Staphylocoque, BGN,
klebsiella, germes anaérobies.
- Tuberculose.
- Mycoses (aspergillose : aspect en grelot).
- Parasitaires : Kystes hydatiques.
- Néoplasique.
- Autres causses : malformative, traumatique, vascularite.
Abcès pulmonaire : Image mixte hydro-aérique arrondie,
unique, parfois multiple, à paroi épaisse.
Abcès pulmonaire basal droit
Les mycoses : Une cavité contenant une masse opaque
arrondie ou ovalaire bien limitée en son pôle inférieur, dense et
homogène, déclive et mobile réalisant un aspect
caractéristique. C’est l’image en grelot.
Kyste hydatique :
- Si le kyste est sain, l’image produite est à type d’opacité
dense arrondie.
- Si le kyste est fissuré, il y aura l’apparition d’un croissant
gazeux fin à la partie supérieure du kyste (kyste flétri -
Image mixte à croissant gazeux).
- Si le kyste est rompu l’image est à type d’un niveau hydro-
aérique ondulé (signe du nénuphar - membrane flottante).
- Si le kyste est totalement évacué du liquide avec rétention
membranaire, on u une image radiologique en grelot.
- Devant une image arrondie à niveau hydro-aérique on
évoque les diagnostics suivants :
1- Cancer excavé.
2- Kyste hydatique rompu.
3- Abcès pulmonaire.
Kyste hydatique sain droit
Kyste hydatique rompu
gauche
Kyste hydatique à croissant
gazeux gauche (Kyste flétri)
Tumeurs : Images arrondies à limite externe spiculée et interne
anfractueuse (cancer excavé).
Cancer bronchique excavé
droit
Cancer bronchique à limites
anfractueuses gauche
Le diagnostic différentiel :
- Bulle d’emphysème : élargissement et destruction des
parois alvéolaires, associés à la réduction du calibre et
des nombres des vaisseaux au-delà bronchiole
terminale. Il se traduit par :
1- Des signes de destruction : hyperclarté diffuse par
hypovascularisation (contrairement au PNO qui est
avasculaire).
a. Des signes de distension thoracique : Thorax
quadrangulaire - aplatissement des hémi-
coupoles diaphragmatiques - élargissement des
espaces intercostaux - Horizontalisation des
côtes.
- Rayon de miel (nid d’abeilles) : Des petites formations
kystiques, à paroi épaisse situées dans les régions sous
pleurales sur une à deux rangées. Les lésions sont
accompagnées par une réduction plus ou moins
importante du volume pulmonaire.
- Bronchiectasie : Dilatation permanente et anormale du
calibre d’un segment ou d’un territoire de l’arbre
bronchique.
Volumineuse bulle
d’emphysème droite
Syndrome interstitiel en rayon
de miel
Bronchiectasie (dilatation des
bronches)
Antidote - through the rays
IT’S A
GAME OF
INTERPRETATION
Téléthorax de face, de bonne qualité
d’un homme objectivant une image
radiologique pathologique unilatérale
droite à type d’opacité dense et
homogène occupant la partie externe
du 1/3 inférieur du poumon droit,
mesurant approximativement 8 cm de
diamètre (vertical) et à limite externe
pariétale, interne est claire et nette. Il
n’y a pas de lyse costale.
On note la présence d’un petit
comblement de cul de sac
homolatéral.
Diagnostic : Cancer bronchique droit -
Kyste hydatique sain.
Téléthorax de face, de bonne qualité
d’une femme. La lésion radiologique
pathologie à type d’opacité
médiastinale moyenne (angle de
raccordement > 90 et signe de
silhouette) dense et homogène
grossièrement ovalaire de 6 cm de
diamètre. La limite externe est
convexe ver le parenchyme tandis que
la limite interne est noyée dans le
médiastin (efface le bord du cœur,
donc elle est antérieure). On note
aussi une surélévation de la coupole
diaphragmatique droite.
Diagnostic : Lymphome Hodgkinien et
non hodgkinien - Thymome.
RX de face de bonne qualité
objectivant une opacité de tonalité
hydrique se projetant sur la partie inf
de l’hémi thorax gauche, étendue sur 2
ou 3cm de hauteur, de plage
homogène, limite supérieure concave
en haut (courbe de Damoiseau) et se
continu par une ligne bordante
axillaire, la limite externe se confond
avec la paroi thoracique, la limite
inférieure effaçant l’hémi coupole
diaphragmatique gauche, le
parenchyme pulmonaire controlatéral
et homolatéral d’aspect radiologique
normal, cul de sac droit libre et ICT
respecté. Absence de signes de
refoulements visibles, trachée non
déviée et bord du médiastin non
déplacé.
Conclusion : syndrome pleural
évoquant un épanchement pleural
liquidien gauche libre de moyenne
abondance.
Diagnostic : pleurésie de moyenne
abondance gauche
RX de face objectivant : une opacité
dense, homogène, occupant la totalité
de l’hémithorax droit, limite
Inférieure effaçant la coupole
diaphragmatique et comblant les 2
culs de sac, limite interne noyée dans
le médiastin, limite externe en contact
avec la paroi thoracique, limite
supérieure coiffant l’apex. On note
aussi d’important signe de
refoulement à gauche de la trachée et
du médiastin.
Conclusion : hémithorax sombre
refoulant homogène droit.
Diagnostic: pleurésie droite de grande
abondance.
Image radiologique pathologique
réalisant une opacité arrondie
dense et homogène, sa limite interne
est convexe vers le parenchyme , elle
est suspendue à la paroi thoracique
qui en constitue la limite externe . Elle
est immobile aux changements de
positions, se raccordant à la paroi (au
gril thoracique) en pente douce.
Diagnostic : épanchement pleural
droite enkysté.
Hyperclarté avasculaire occupant
l’hémithorax droit dans son tiers
externe périphérique, sa limite externe
est en contacte avec la paroi, limite
supérieure coiffe l’apex, délimitée
dans sa partie interne par un fin liseré
opaque correspondant à la plèvre
viscérale la séparant d’une opacité peu
dense correspondant au poumon
refoulé, sa limite inférieure est
horizontale surmontant une opacité
dense et homogène de tonalité
hydrique comblant le cul de sac costo-
diaphragmatique droit. On note par
ailleurs les signes de distension
thoracique à droite à savoir :
élargissement des espaces
intercostaux, horizontalisation des
côtes, abaissement de l’hémicoupole
droite.
diagnostic : pneumothorax total droit
avec réaction pleurale associée.
RX de face objectivant une opacité
dense homogène du 1/3 inf de
l’hémithorax gauche, à limite interne
noyée dans le médiastin, limite
externe en contact avec la paroi, limite
inférieur éffaçant la coupole
diaphragmatique et les deux culs de
sac et limite supérieur nette
horizontale surmonté d’une
hyperclarté avasculaire allant jusqu’au
sommet, délimitant dans sa partie
interne une opacité peu dense
correspondant au poumon collabé,
réalisant un niveau hydroaérique. On
note des signes de refoulement du
médiastin vers le côté droit
Diagnostic : hydro-pneumothorax,
pyopneumothorax, hémoPNO gauche.
Rx de face objectivant des opacités
denses, opaques, homogènes,
bosselées, à limite nette, étagées sur
le long de la face pariétale et
médiastinale de l’hémithorax droit,
elles sont confluentes réalisant un
aspect mamelonné de la plèvre
engainant la totalité du poumon droit.
Diagnostic : Mésothéliome (tumeur
maligne primitive de la plèvre à
deux aspects : festonné - Aspect en
cadre).
Radiographie thoracique de face
objectivant : des opacités hilifuges
bilatérales, denses, homogènes,
confluentes à limites externes floues
réalisant l’aspect en ailes de papillon.
Index cardio-thoracique normal
Conclusion : opacités alvéolaires
hilifuges bilatérale en ailles de
papillon.
Diagnostic : OAP (œdème pulmonaire
aigu).
Radiographie thoracique de face
objectivant une opacité dense,
homogène, grossièrement triangulaire
du champ pulmonaire inferieur droit, à
base paracardiaque et sommet
axillaire, limite sup nette horizontale
scissurale.
Conclusion : opacité systématisée
homogène non rétractile du lobe
moyen droit.
Diagnostic : PFLA.
Radiographie thoracique de face
objectivant une opacité triangulaire,
limite inf nette, oblique,
scissurale, avec des signes de
rétraction, attraction de la trachée.
Conclusion : opacité homogène
systématisée rétractile du lobe sup
droit.
Diagnostic : atélectasie par
compression intrinsèque ou
extrinsèque de la lobaire sup droite.
Radiographie thoracique de face
objectivant une opacité du tiers
supérieur du champs pulmonaire droit
dense homogène de tonalité hydrique,
L Sup : coiffe l’apex, L interne : en
contact avec le médiastin, L Ext : en
contact avec la paroi, L inf : correspond
à la petite scissure qui est nette et en
Place.
Conclusion : Syndrome de comblement
alvéolaire systématisé du tier
supérieur du champ supérieur droit
systématisé.
Diagnostic : PFLA (pneumonie franche
lobaire aigue).
Une opacité du tiers supérieur du
champs pulmonaire droit dense
homogène de tonalité hydrique, LS
coiffe l’apex, LI en contact avec le
médiastin, LE en contact avec la paroi
Lymphe : correspond à la petite
scissure convexe (bombée) vers le
parenchyme
Conclusion : Syndrome de comblement
alvéolaire systématisé du tiers
supérieur du champ supérieur droit
systématisé.
Diagnostic : PFLA (Klebsiella qui donne
l’aspect bombé de la scissure au cours
des pneumopathies
Anomalies radiologiques bilatérales
faites à droite par une clarté arrondie
de 03 de diamètre, à paroi épaisse de
03 mm au niveau de la région retro
claviculaire à 01cm de la paroi
thoracique. Cette clarté est entourée
de multiples micronodules
satellites (caverne tuberculeuse
typique). A gauche on note de
multiples micronodules au niveau du
tiers moyen du champ pulmonaire,
plus marqués au niveau de la région
axillaire. Absence d’anomalies pleuro
péricardique.
Diagnostic : Tuberculose pulmonaire
bilatérale cavitaire et évolutive
Anomalies radiologiques bilatérales
occupant la ½ supérieure des deux
champs pulmonaires, faites par
des opacités denses et hétérogènes,
composées de nodules, micronodules,
des réticulations et de petites clartés
arrondies à parois épaisses, de taille
variable allant de quelques millimètres
à 01 cm. Absence d’anomalies pleuro
péricardique.
Diagnostic : Tuberculose pulmonaire
bilatérale cavitaire évolutive.
Anomalies radiologiques unilatérales
gauches occupant la quasi-totalité du
champ pulmonaire épargnant le
sommet. On retrouve une clarté
arrondie de 2.5 cm du diamètre au
niveau de la région axillaire et plaquée
contre la paroi thoracique, elle est
reliée à la région hilaire par une clarté
tubulaire ( bronche du drainage) de 04
mm d’épaisseur , réalisant l’aspect
typique de “ L’image en raquette “. On
note aussi de multiples nodules
occupant le reste du parenchyme
pulmonaire homolatéral et confluents
par endroits, essentiellement en sous
claviculaire et en para hilaire. Le
parenchyme pulmonaire controlatéral
semble indemne de lésions (qualité
pauvre du cliché). Absence
d’anomalies pleuro péricardique.
Diagnostic : Tuberculose pulmonaire
gauche cavitaire et évolutive
Anomalie unilatérale gauche fait par
une volumineuse clarté arrondie de
5cm de diametre, à paroi de 2mm,
occupant l’union tiers moyen-tiers
inférieur du champ pulmonaire. Pas
d’autre lésions homo/controlatéral.
Pas d'anomalies pleuro pericardiques.
Diagnostic : Anomalie kystique
intraparenchymateuse gauche (bulle
d’emphysème - cavité résiduelle) .
Anomalies radiologiques bilatérales
faites à droite par une clarté arrondie
de 3 cm du diamètre à paroi épaisse
de 05 mm au niveau de la région sous
claviculaire contre la paroi thoracique.
Cette clarté repose une opacité
linéaire correspondant à la petite
scissure ascensionnée. On note aussi
une opacité périphérique en bande
allant de la région sous claviculaire
jusqu’à la base thoracique, elle est
dense et homogène, mesurant 01 cm
au niveau de la région axillaire et 2.5
cm au niveau de la base, à limite
externe se confondant avec la paroi
thoracique, limite inférieure comblent
le cul de sac costo diaphragmatique et
effaçant le tiers externe de l’hémi
coupole diaphragmatique. Par ailleurs
on note des signes de rétraction à
savoir une surélévation de l’hémi
coupole diaphragmatique, ascension
du hile et de la petite scissure. A
gauche le champ pulmonaire est le
siège de multiples opacités nodulaires.
Diagnostic : Tuberculose pulmonaire
cavitaire bilatérale et évolutive
(Miliaire tuberculeuse bronchogène)
associée à une pleurésie enkystée de
faible abondance droite ou à un
épaississement pleural droit.
Anomalie radiologique faite par une
opacité dense, homogène, occupant le
médiastin moyen, allant de la région
hilaire droite jusqu’à la région latéro-
trachéale basse, grossièrement
arrondie de 05 cm du diamètre, à
limite externe nette à contours
réguliers, convexe vers le parenchyme
pulmonaire et se raccordant en pente
douce avec le médiastin (angle de
raccordement ouverte = nature
médiastinale), la limite interne efface
le médiastin. En appliquant le signe de
silhouette, cette opacité est de siège
antérieur (signe de silhouette).
Diagnostic : par ordre de fréquence :
Lymphome médiastinal (Hodgkinien ou
non Hodgkinien) - Tumeur thymique
(Thymome, carcinome thymique) -
Tératome (tumeur germinale).
Elargissement du médiastin supérieur
et moyen par des des opacités latéro-
trachéales bilatérales denses
homogènes grossièrement ovalaires
faisant à gauche 15 cm de grand axe
sur 05 cm de petit axe et à droite 08
cm de grand sur 02 cm de petit axe. La
limite externe des deux opacités est
nette régulière, convexe vers le
parenchyme et se raccordant avec le
médiastin en pente douce. La limite
interne efface le médiastin. Le signe de
défilé cervico thoracique, les deux
opacités sont de siège antérieur car les
limites supra claviculaires sont
invisibles. Le parenchyme pulmonaire
parait indemne de lésions.
Diagnostic : Opacité du médiastin
antérieur supérieur et moyen
(Lymphome médiastinal - Tumeur
thymique - Tératome).
Anomalie radiologique faite par une
opacité dense, homogène, latéro-
trachéale gauche et supra aortique
(médiastin supérieur), grossièrement
arrondie de 04 cm du diamètre, à
limite externe nette à contours
réguliers, convexe vers le parenchyme
pulmonaire et se raccordant en pente
douce avec le médiastin sans
effacement de la crosse de l’aorte, la
limite interne efface le médiastin.
Cette opacité refoule la trachée vers la
droite et responsable d’un aspect
laminé de sa lumière. Cette opacité
n’efface pas le bouton aortique
(siège antérieur). Le parenchyme
pulmonaire parait indemne de lésions.
Diagnostic : Opacité du médiastin
antéro- supérieur (Goitre plongeant -
Tumeur de la glande para thyroïde).
Anomalie radiologique faite par une
opacité en fuseau paravertébrale
bilatérale, dense et homogène, allant
du T6 à T10, mésurant à gauche 5cm
de grand axe sur 1.5 cm de petit axe et
à droite 03 cm de grand axe sur 01 cm
de petit axe. Les limites externes sont
nettes et reguliéres convexes et se
raccordant avec le médiastin en pente
douce, les limites internes se
confondant avec le rachis. Pas de lyse
vertébrale évidente. En appliquant le
signe thoraco-abdominal de l’iceberg,
cette anomalie est exclusivement intra
thoracique. Le parenchyme
pulmonaire parait sans lésions.
Diagnostic : Opacités du médiastin
postérieur para vertébrales
Bilatérales (Tuberculose osseuse
vertébrale thoracique - Tumeur de
l’œsophage - Tumeur nerveuse).
Anomalies radiologiques faites par des
opacités denses homogènes à
projection hilaire bilatérale,
grossièrement ovalaires, mesurant à
droite 06 cm de grand axe sur 02 cm
de petit axe et à gauche 04 cm de
grand axe sur 02 cm de petit axe. La
limite externe est nette, bilobée à
gauche et polycyclique à droite, la
limite interne efface le médiastin. Le
parenchyme pulmonaire parait sans
lésions. Pas d’anomalies
pleuropericardique.
Diagnostic : Opacités hilaires
bilatérales symétriques et
non compressives (Adénopathies
hilaires) sans atteinte
Parenchymateuse (Sarcoidose type 1).
Anomalies radiologiques bilatérales,
occupant la totalité des deux champs
pulmonaires, objectivant des multiples
opacités réticulo-micronodulaires
circonscrivant de petites clartés de
taille variable. Par ailleurs on retrouve
des signes de fibrose pulmonaire
étendue à type de : trachée élargie,
ascension des deux hiles, aspect
hérissé des bords cardiaques et une
perte du volume des deux poumons.
Diagnostic : Fibrose pulmonaire
etendue.
Anomalies radiologiques faites par des
opacités très denses de tonalité
calcique à projection hilaire bilatérale,
grossièrement ovalaires, mesurant à
droite 03 cm de grand axe sur 1.5 cm
de petit axe et à gauche 02 cm de
grand axe sur 01 cm de petite axe. La
limite externe est nette, bilobée à
droite et convexe vers le parenchyme
à gauche, la limite interne efface le
médiastin. On retrouve aussi de
multiples opacités micronodulaires de
densité calcique occupant les 2/3
supérieurs des deux hémi champs et
essentiellement en périphérie et en
para hilaire. Absence d’anomalies
pleuropéricardiques.
Diagnostic : Opacités hilaires
bilatérales calcifiées (Adénopathies
hilaires calcifiées) + syndrome
interstitiel bilatéral (silicose
médiastino-pulmonaire).
Multiples clartés arrondies de taille
variable allant de 1 cm à 10 cm, on
note : un aplatissement de la coupole
diaphragmatique droite, un thorax en
forme quadrangulaire, élargissement
des espaces intercostaux bilatéraux,
absence d’anomalies péricardiques,
pas d’autres anomalies visibles.
Diagnostic : emphysème bulleux
bilatéral.
Image radiologique pathologique
objectivant une opacité unilatérale
gauche allant de 3ème cote jusqu’au
7ème cote (approximativement) et
d’axe horizontal mésurant 3 cm, à
bord externe collé à la paroi
thoracique et bord interne noyée dans
le parenchyme pulmonaire. On note
un petit comblement de cul de sac
costo-diaphragmatique unilatéral, le
parenchyme pulmonaire controlatéral
apparait sain, cul de sac costo-
diaphragmatique droite libre, cul de
sac cardiophrénique libre, ICT normal.
Diagnostic : Epanchement pleural
enkysté, tumeur pleurale gauche
associée à une petite épanchement
pleural unilatéral.
Image radiologique pathologique
objectivant des opacités bilatérales
arrondies de taille variable allant de
0.5 cm jusqu’au 3 cm à droite, cette
dernière est à limite interne noyée
dans le médiastin, limite interne
convexe vers le parenchyme
pulmonaire, à paroi spiculée (aspect
en soleil évoquant une origine
maligne). Culs de sac costo-
diaphragmatiques et cardiophrénique
libres, ICT normal.
Diagnostic : Cancer bronchique
excavé.
Image radiologique pathologique
bilatérale faite de :
- À droite : une opacité dense,
homogène, à limite inférieure
comblant le cul de sac costo-
diaphragmatique, limite interne
comblant le cul de sac
cardiophrénique, limite externe
collée à la paroi thoracique,
limite supérieure concave vers le
haut réalisant une courbe de
Damoiseau.
- À gauche : multiples opacités
nodulaires non confluentes
occupant la totalité du champ
pulmonaire de haut en bas, de
droite à gauche réalisant
l’aspect de miliaire à petit
grains.
Diagnostic : Miliaire tuberculeuse
associée à une réaction pleurale à
droite (épanchement pleural).
Image radiologique pathologique
unilatérale droite faite d’une clarté
avasculaire occupant le 1/3 du plage
pulmonaire dont la limite externe est
collée à la paroi thoracique, la limite
interne est en nette liseré
correspondant au feuillet viscéral de la
plèvre du poumon collabé. On note
une absence des signes de
refoulement, absence de signes de
distension.
Diagnostic : PNO partiel droit.
Image radiologique pathologique
objectivant des multiples opacités
denses et homogènes bilatérales
occupant la totalité du parenchyme
pulmonaire allant de 1.5 cm (la plus
petite) jusqu’au 5 cm (la plus grande) à
droite, ces opacités réalisent un aspect
en lâcher de ballon.
Dignostic : Hydatidose (multiples
kystes hydatiques) - métastase
pulmonaire.
Image radiologique pathologique
objectivant une lésion grossièrement
ovalaire mésurant 12 cm d’axe vertical
et 9 cm horizontalement occupant les
2/3 inférieures champ pulmonaire
gauche, cette lésion est faite d’une
opacité dense, homogène et sans
bronchogramme aérique surmonté
d’une petite clarté en forme de
croissant, les limites externes de cette
lésion sont floues.
Diagnostic : Kysté hydatique rompu
(kyste flétri) - Cancer excavé.
Cliché de bonne qualité d’une femme.
On note :
- Absence des lésions osseuses.
- Cul de sac costo-
diaphragmatiques libres.
- Cul de sac cardio-phrénique
libre.
- Parenchyme pulmonaire
indemne des lésions.
- ICT normal.
- Trachée en place (pas de
déviation).
- Espaces intercostaux normaux.
Diagnostic : Cliché normal.
Image radiologique pathologique
objectivant une hyperclarté bilatérale
étendue avec raréfaction de la trame
vasculaire. On note un élargissement
des espaces intercostaux,
horizontalisation des côtes,
aplatissement des coupoles
diaphragmatiques réalisant un aspect
quadrangulaire du thorax.
Diagnostic : Emphysème pulmonaire
bilatéral.
Image radiologique pathologique
unilatéral objectivant une grande
opacité droite, dense, homogène sans
bronchogramme aérique de bord
inférieure effaçant la coupole
diaphragmatique et comblant les deux
culs de sac costo-diaphragmatique et
cardiophrénique, la limite externe est
collée à la paroi thoracique, la limite
interne efface le médiastin, la limite
supérieure est floue. On note une
absence des signes de refoulement
(cœur et structures médiastinaux en
place), ainsi qu’une absence des signes
de distension.
Diagnostic : association d’un
épanchement pleural de grande
abondance et une atélectasie.
Image radiologique pathologique
objectivant une lésion droite mixte à
type de niveau hydro-aérique, on note
une opacité dense homogène
occupant les 2/3 inférieurs, à limite
inférieur effaçant la coupole
diaphragmatique et comblant les deux
culs de sac costo-diaphragmatique
droite et cardiophrénique, la limite
externe et collée au paroi thoracique,
la limite interne efface le médiastin et
la limite supérieure horizontale. Cette
opacité est surmontée d’une clarté
aérique avasculaire de limite
supérieure sus claviculaire, limite
externe pariétale et interne en fine
liseré correspondant au feuillet
viscéral du plèvre du poumon collabé.
On note aussi la présence des signes
de refoulement (déviation trachéale -
refoulement cardiaque et médiastinal)
ainsi que des signes de distension à
type d’élargissement des EIC.
Diagnostic : Hydropneumothorax de
grande abondance.
Antidote - through the rays
LA RADIOLOGIE
ABDOMINALE
Introduction :
L’abdomen sans préparation est un examen radiologique
simple, fait sans produit de contraste dont le but est
l’exploration de la cavité abdominale.
C’est un examen simple, peu couteux et peut être réalisé en
urgence.
Rappel anatomique :
Le feuillet pariétal du péritoine divise l’abdomen en 2 parties :
- Intra péritonéale : Grande cavité péritonéale et l’arrière-
cavité des épiploons.
- Extra péritonéale : Espace retro péritonéal (duodénum -
pancréas - reins - gros vaisseaux) et sous péritonéal (vessie
- rectum...).
Techniques de réalisation :
- ASP en décubitus dorsal : Rayon vertical, incidence
antéro-postérieure.
- ASP de face débout : Rayon horizontal, incidence antéro-
postérieure.
- Cliché centré sur les coupoles diaphragmatiques.
Indications : Les indications conditionnent la technique de
réalisation :
- La recherche des niveaux hydro-aériques ou de
pneumopéritoine (cliché en position débout).
- L’analyse des parties molles (recherche des
calcifications...), on réalise le cliché en position couchée de
face afin de respecter les repères anatomiques des
différents organes et leurs projections (notamment le
côlon).
Cliché en position couchée Cliché en position débout
Critères de qualité :
- Le centrage : on voit les coupoles diaphragmatiques en
haut et la symphyse pubienne en bas.
- La pénétration : elle doit être suffisante pour voir la
projection des différentes organes abdomino-pelviens.
Comment interpréter un ASP :
- Analyse du squelette : Rachis dorso lombaire, bassin,
dernières cotes, symphyse pubienne.
- Analyse du psoas : droit et gauche.
- Analyse des organes pleins : rein, foie, rate.
- Analyse des organes creux : Air (estomac, grêle, côlon).
La sémiologie radiologique : Cinq (5) anomalies radiologiques
fondamentales à rechercher sur tout ASP :
- Présence anormale d’air (pneumopéritoine - aérobilie).
- Présence d’épanchement péritonéale.
- Images hydro-aériques.
- Calcifications anormales.
- Présence des masses.
Pneumopéritoine :
- ASP débout de face + Coupoles diaphragmatiques visibles.
- Le diagnostic est confirmé devant la présence d’un
croissant aérique sous la coupole (se voit mieux à droite
qu’à gauche en raison de présence de bulle d’air
gastriques et l’angle colique gauche).
ASP de face en position
débout, de bonne qualité,
l’image radiologique
pathologique à type d’une
clarté en forme d’un petit
croissant gazeux sous
diaphragmatique droit.
Diagnostic : pneumopéritoine
de faible abondance.
Pneumopéritoine de moyen
abondance.
Syndrome de Chilaiditi, c’est
l’interposition des anses
intestinales entre le
diaphragme et le foie, il
représente un des diagnostics
différentiels du
pneumopéritoine.
L’aérobilie :
- Présence d’air dessinant les voies biliaires (fistule bilio-
digestive responsable du syndrome de Bouveret ou d’une
occlusion intestinale).
Les images hydro-aériques :
- Images en double tonalité, hydrique surmontée d’une
image aérique séparée par un niveau horizontal, dont
l’aspect et la localisation oriente vers le siège, on distingue
deux types :
1- Occlusion grêlique : Multiples, centrales, étagées de la
FID jusqu’à hypochondre gauche, plus larges que
hautes.
2- Occlusion colique : Peu nombreuses, périphériques,
plus hautes que larges.
Analyse des parties molles :
- Rechercher un fécalome chez les sujets âgés.
- Rechercher les calcifications ou les corps étrangers.
Stase stercorale (fécalome)
Volumineux calcul vésiculaire
Clips chirurgicaux
Calcul rénal gauche
Lithiase vésicale
Corps étrangers intra digestifs
Antidote - through the rays
LA RADIOLOGIE
DES MEMBRES
La radiologie du membre supérieur :
Introduction :
- Devant toute radiologie standard il faut chercher 2
éléments :
o Les signes positifs : un trait de fracture, le siège
pathologique, le déplacement, l’état de l’articulation,
le décalage rotatoire, l’angulation et le
chevauchement.
o Les signes négatifs : Absence d’atteinte
ostéoarticulaire en dehors des lésions décrites.
La radiologie de l’épaule :
- La radiologie de première intention est univoque (la
radiologie de face).
- En fonction de la clinique en demandera :
o Le profil axillaire qui peut donner des renseignements
utiles en cas de luxation postérieure.
o Le profil transthoracique.
o L’incidence de Bloom-Obata (luxation postérieure de
l’épaule).
Anatomie radiologique de l’épaule :
1- Tubercule majeur.
2- Tubercule mineur.
3- Apophyse coracoïde.
4- Cavité glénoïde.
5- Acromion.
6- Clavicule.
7- Espace acromio claviculaire.
8- Interligne scapulohuméral.
Rupture du ceinture Omo-humérale.
La tête humérale a perdue ses
rapports normaux avec la glène de
l’omoplate. Elle se projette en dedans
de celle-ci a l’aplomb de la coracoïde.
Absence de trait de fracture sur la
tête, le col et la diaphyse humérale.
L’analyse des autres éléments de
l’épaule est sans particularité.
Il s’agit donc d’une luxation antéro
interne sous coracoïdienne de la tête
humérale.
Luxation postérieure de l’épaule
Les fractures de l’humérus :
- Surviennent généralement après un accident ou un
traumatisme (grave chez le sujet jeune, parfois mineur
chez l’adulte).
Classification des fractures de l’humérus : On peut les diviser
en deux types :
- Fractures simples : peu déplacées dans la majorité des cas,
parfois difficile à visualiser sur la radiographie standard
(intérêt d’un scanner/une IRM).
- Fractures complexes : Déplacées, plurifragmentaires ou
avec atteinte du cartilage de la tête de l’humérus.
- Il existe plusieurs classifications, mais celle de Neer est la
plus utilisée. Elle est basée sur le nombre des fragments :
Neer 2 : Fracture à 2 fragments :
- Fracture du col anatomique.
- Fracture du col chirurgical.
- Fracture du trochiter.
- Fracture du trochin.
Neer 3 : Fracture à 3 fragments. Neer 4 : Fractures à 4 fragments. Fig 4
- Fracture du col anatomique + - Fracture du col de l’humérus
fracture d’un des deux tubérosités (chirurgical ou anatomique) +
- Fracture du col chirurgical + fracture des 2 tubérosités
fracture d’un des deux tubérosités
La radiologie du coude :
- Face et profil en première intention à la recherche de :
o Fracture, luxation de l’ulna-radius.
o Le siège.
o Le déplacement et son importance.
o Le type de fracture (simple, complexe, comminutif).
o Les signes négatifs.
La face : une perte du contact entre les
surfaces articulaires avec déplacement en
externe de avant-bras, pas de solution de
continuité concernant l’extrémité sup de
l’avant-bras et la palette humérale en dehors
d’une fr parcellaire de la tête radiale.
Le profil : La cavité sigmoïde déshabite avec
ascencionnement de l’olécrane entre les 02
pilier humérale, pas de solution de continuité
concernant l’extrémité sup de l’avant-bras et
la palette humérale en dehors d’une fr
parcellaire de la tête radiale .
le déplacement de face et en profil montre
une luxation postéro externe du coude avec
fr parcellaire de la tête radiale.
Une solution de continuité oblique,
articulaire, simple, siégeant à la partie BASE
de la grande cavité sigmoïde, sur le profil, la
confirmation de la simplicité du trait de
fracture est évidente, ce qui classe cette
fracture en type III selon la classification de
MERLE D’AUBIGNE, Rappelons rapidement
que cette classification comprend 03 types
- Type I : fracture haute extra-
articulaire, qui peut correspondre à
un arrachement osseux de l’insertion
du triceps.
- Type II : fracture de la parie moyenne.
- Type III : fracture de la base de la
cavité sigmoïde
La radiologie du poignet :
- Articulation accessible à l’examen clinique mais mal
connue.
- Incidence face, profil ainsi que d’autres incidences
éventuellement demandées (incidence de schnek,
incidence dynamique...).
La face : Plusieurs solution de continuité
extra articulaire oblique de l’EIR avec une
légère translation externe de l’épiphyse.
Bascule frontale de la glène radiale.
Ascension de la styloïde radiale.
Le profil : Bascule postérieure de l’épiphyse.
Glène radiale regarde en arrière.
Pas des lésions associées.
Fracture de GERARG MERCHAND.
Luxation semi lunaire
évidente sur le profil
La radiologie du membre inférieur :
Introduction :
- Grand pourvoyeur des lésions traumatiques.
- Une lésion bégnine ou ratée peut avoir des grandes
répercussions comme la douleur, troubles esthétiques,
impotence fonctionnelle, algoneurodystrophie,
pseudarthrose et le retard de consolidation.
La radiologie de la hanche :
- Incidences centrées sur la hanche de face et de profil.
Radio de face du bassin
- La cavité cotyloïdienne est vide
déshabitée.
- Le grand trochanter est ascensionné.
- Le cintre cervico-obturateur est
rompu ++++.
- La disparition du petit trochanter
confirme la rotation interne.
- Tous les autres éléments verticaux et
obliques du cotyle sont intacts et en
place.
- Clichés de qualité acceptable,
- Une solution de continuité cervicale
DROITE trans cervicale.
- Les travées spongieuses céphaliques
déplaces en coxa valga par rapport
aux travées cervicales, (les travées
sont verticalisée), engrenée, La tête
fémorale est en place.
- Il n’y a pas de lésions osseuses loco-
régionales sur le reste du bassin,
cavité cotyloïdienne et lignes
innominées intègres.
- Pas d’anomalies transitionnelles avec
sacro-iliaque et symphyse pubienne
d’aspect normal.
- Une fracture trans-cervicale du col de
fémur gauche de type I selon la
classification de Garden.
- Clichés de qualité acceptable,
- Une solution de continuité cervicale
DROITE trans cervicale.
- Les travées spongieuses céphaliques
ont une direction normale mais
décalée en dedans par rapport aux
travées cervicales.
- Le fragment distal est ascensionné.
- La tête fémorale est en place.
- Il n’y a pas de lésions osseuses loco-
régionales sur le reste du bassin,
cavité cotyloïdienne et lignes
innominées intègres.
- Pas d’anomalies transitionnelles avec
sacro-iliaque et symphyse pubienne
d’aspect normal.
- On doit compléter le bilan
radiologique par une incidence de
face en rotation interne pour une
meilleure analyse anatomo-
pathologique de la fracture.
- Une fracture trans-cervicale du col de
fémur gauche de type IV selon la
classification de Garden.
- Il existe une solution de continuité
intéressant le massif trochantérien.
Ce trait de fracture part de l’angle
supéro-externe du grand trochanter,
descend obliquement de haut en bas
et en dehors en dedans sur le massif
trochantérien, parallèlement à la ligne
inter trochantérien, et se termine au-
dessous du petit trochanter, qui est
détaché par un refond sagittal.
- Le fragment inférieur est légèrement
ascensionné, et la hanche est en coxa-
vara.
- De plus le grand trochanter est
également le siège d’un trait de
refond qui détache sa partie supéro-
externe.
- Par ailleurs : la tête fémorale, le col
fémoral, ne sont le siège d’aucunes
lésions. Le CCO est intégré, l’interligne
coxo-fémorale est régulière, et le
cotyle est indemne. La hanche
controlatérale n’est le siège
d’aucunes lésions.
Radiologie du cheville / pied :
- Siège des lésions fréquentes, d’où l’intérêt d’un examen
clinique complet.
- Plusieurs fractures à ce niveau passent inaperçues
(fracture d’astragale, base du 5ème métatarsien, fracture
du scaphoïde tarsienne).
- Toutes lésions de la cheville/pied qui paraissent banales
peuvent donner naissance à des conséquences graves sur
la marche (arthrose précoce, instabilité, troubles
cutanés...).
Fracture bi-malléolaire +
luxation de la cheville.
Fracture de l’astragale
Radiologie des os longs :
- Les radiologies standards demandées sont la radio de face
et de profil.
- On cherchera :
o La fracture, le siège.
o Le trait.
o Le déplacement.
o Les états des articulation sus et sous-jacentes.
Fracture spiroïde du tibia
Fracture de la diaphyse
fémorale
ANTIDOTE THROUGH THE RAYS
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