CM 4 : Suite
B) Formation contentieuse
- Section du contentieux : Il n’y en a qu’une. Cette section, unique
pour l'organisation du travail, est divisée en 10 chambres
(sous-sections). Elles ont un double rôle : elles instruisent les affaires
pour les formations de jugement et constituent la formation ordinaire
de jugement. Chaque chambre est composée de 3 juges : un président,
un assesseur et un rapporteur public. À côté de cette formation
ordinaire de jugement, il existe 4 autres formations de jugement.
Autres formations de jugements :
- Chambre réunie / sous-sections réunies : C’est la réunion d’au
moins deux sous-sections ou deux chambres. Cette formation juge les
affaires qui présentent une difficulté particulière. Elle comprend le
président de la section du contentieux ou l’un des trois présidents
adjoints, le président, deux assesseurs et le rapporteur de la chambre
qui a instruit l’affaire. À ces personnes s'ajoutent les membres d'une
seconde chambre : le président, deux assesseurs d'une autre chambre, et
enfin un conseiller d'État appartenant à une troisième chambre. Le
principe d'imparité s’applique.
- Section du contentieux : Elle désigne à la fois la division du Conseil
d'État traitant des affaires contentieuses (par opposition aux sections
administratives), et une formation de jugement particulière. Cette
formation est plus solennelle que les sous-sections, mais moins que
l'Assemblée du contentieux. Elle comprend 15 membres : le président de
la section du contentieux, les 3 présidents adjoints, les présidents des 10
sous-sections et le rapporteur de l’affaire. Cette formation de jugement
n'est pas une formation ordinaire, mais une formation de renvoi. Les
affaires présentant une importance particulière ou soulevant une
difficulté de principe y sont renvoyées.
- L'Assemblée du contentieux : C'est la formation la plus solennelle
du Conseil d'État. Elle comprend 17 membres et est présidée par le
vice-président du Conseil d'État. Les membres sont : le vice-président
du Conseil d'État, les présidents des sections (les cinq sections
administratives et la section du rapport et des études), le président de la
section du contentieux, les 3 présidents adjoints de la section du
contentieux, le président de la sous-section ayant instruit l'affaire, les 4
présidents de sous-sections les plus anciens dans leur fonction, et enfin
le rapporteur de l’affaire.
- Le juge unique : Il constitue une exception au principe de collégialité.
Aucune formation collégiale de jugement n’est réunie dans deux
hypothèses :
● Le juge des référés : C'est le juge de l’urgence, qui doit statuer
rapidement. Il ne prend que des mesures provisoires dans des délais
réduits, généralement le président de la section du contentieux. Il peut
déléguer ses fonctions.
● Les affaires simples ou très simples : Ce sont des affaires pour
lesquelles il n’y a pas vraiment de jugement à rendre. Ces hypothèses
sont énumérées par le Code de justice administrative (article R 122-12).
Par exemple, donner acte des désistements ou rejeter les requêtes
manifestement irrecevables. Ces affaires sont réglées par ordonnance du
juge, rendue soit par le président de la section du contentieux, soit par
les présidents des sous-sections. Ils peuvent statuer à juge unique dans
le cadre de l’article R 122-12.
II- Compétences juridictionnelles
Les traces de l'évolution du C.E. Encore aujourd’hui, le C.E. cumule les
fonctions :
A) Juge du 1er degré
Le C.E. a des compétences en tant que juge de 1er degré depuis l'arrêt Cadot
du 13 déc. 1889 → avait fait du Conseil d'État le juge de droit commun du
contentieux administratif. Aujourd’hui, on le sait, le C.E. n’est plus le juge de
droit commun en 1ère instance (c’est le tribunal administratif). Mais le T.A. est
juge du droit commun sous réserve des compétences attribuées à une autre
juridiction administrative. Le C.E. est l’une des juridictions qui s’est vu
attribuer des compétences pour statuer en tant que juge du 1er degré. Il a une
compétence d'attribution en 1er ressort. Selon les années, cette compétence
d’attribution représente 15 à 20% des affaires du C.E. Quand le C.E. est
compétent en tant que juge du 1er degré, il statue également en 1er ressort. Il
n’y a pas d’appel possible, et il n’y aura pas non plus de pourvoi possible.
Exemple : recours pour excès de pouvoir contre les ordonnances du Président
de la République et les décrets réglementaires ou individuels du Président de
la République, du 1er Ministre et des ministres.
Exemple : action en responsabilité contre l’État pour une durée excessive de la
procédure devant les juridictions administratives.
Le C.E. reçoit les recours contre l’excès de pouvoir, même si sa compétence
n’est pas énorme
B) Juge d’appel
Le C.E. a des compétences en tant que juge d’appel. Avant la création des
C.A.A. en 1987, le Conseil d'État était le juge d’appel de droit commun. Depuis
la création des C.A.A., le C.E. n’a plus qu'une compétence d'attribution
résiduelle en tant que juge d’appel, ce rôle s'est réduit à une peau de chagrin :
litiges municipaux ou départementaux, décisions des juges des référés, en
matière de sauvegarde d'une liberté fondamentale. Ici, le C.E. statue en juge
unique.
→ rôle très réduit.
C) Juge de cassation
Le C.E. est le seul juge de cassation de l'ordre administratif. Il est le seul
compétent pour statuer sur les recours formés contre les décisions rendues en
dernier ressort par les juridictions de l'ordre administratif. Concrètement, il va
statuer sur les recours formés à l'encontre des jugements des T.A. pour
lesquels l'appel sera fermé. Il statuera également sur les recours formés contre
les arrêts des C.A.A. Enfin, il sera aussi appelé à se prononcer sur les recours
formés contre les décisions des juridictions administratives spécialisées,
notamment lorsque aucune juridiction d’appel n’aura été instituée. En tant
que juge de cassation unique, le C.E. assure l’unité de la jurisprudence
administrative.
Le C.E. ne constitue pas un troisième degré de juridiction. Son rôle est de juger
le droit : déterminer si les juges de fond ont correctement appliqué le droit.
Face à une décision, que peut faire le C.E. ?
● Décision conforme au droit : il rejette le pourvoi.
● Décision non conforme : il casse la décision et, dans cette hypothèse, il
renvoie généralement l’affaire devant une juridiction de même degré et
de même nature que celle qui avait rendu la décision attaquée.
D) Filtre de la QPC
La loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a inséré un article 61-1 dans la
Constitution, instaurant un contrôle de constitutionnalité a posteriori baptisé
Question Prioritaire de Constitutionnalité (QPC). Certaines lois, après leur
promulgation, peuvent ne pas avoir fait l’objet de contrôle de
constitutionnalité, et donc être inconstitutionnelles. Ce contrôle est entré en
vigueur le 1er mars 2010.
Un justiciable, à l’occasion d’une instance devant un juge, peut soulever la
question de la constitutionnalité d’une disposition législative qui, selon lui,
porte atteinte à un droit ou une liberté garantis par la Constitution.
Le juge administratif joue un rôle de filtre en décidant s'il transmet ou non la
QPC au Conseil constitutionnel, selon le mécanisme de la question
préjudicielle. Selon que la QPC est soulevée devant le juge administratif ou
devant le C.E., le nombre de filtres ne sera pas le même. Si la QPC est soulevée
devant le T.A. ou la C.A.A., elle fera l’objet de deux filtres :
1. Par le juge du fond : soit le T.A., soit la C.A.A.
2. Par le C.E. si la question est transmise.
Mais une QPC peut être directement soulevée devant le Conseil d'État.
Lorsqu’il y a deux filtres, le premier a pour objet de déterminer si le juge du
fond transmet la QPC à sa juridiction suprême (C.E.). Il doit transmettre la
QPC si trois conditions cumulatives sont réunies :
1. La disposition législative contestée est applicable au litige ou à la
procédure ou constitue le fondement des poursuites.
2. La disposition contestée n’a pas déjà été déclarée conforme à la
Constitution.
3. La question de constitutionnalité n’est pas dépourvue de caractère
sérieux.
Si les trois conditions sont réunies, la question est transmise au Conseil
constitutionnel et au C.E. Dans le cas contraire, il y aura un refus de
transmettre.
Lorsque le juge du fond décide de transmettre, le C.E. exerce un second filtre.
Ces conditions relatives au second filtre sont les mêmes que lorsque la QPC est
soulevée pour la première fois devant le C.E. Elles doivent être
cumulativement réunies :
1. La disposition doit être applicable au litige ou à la procédure pour
constituer le fondement des poursuites.
2. La disposition contestée n’a pas déjà été déclarée conforme à la
Constitution.
3. Il faut que la question de constitutionnalité soit nouvelle (c’est-à-dire
que la question soulevée invoque une disposition constitutionnelle qui
n’a pas été appliquée par le Conseil constitutionnel ou qui n’a pas été
appliquée dans le sens invoqué par les requérants) ou présente un
caractère sérieux.
Chapitre 2 : Les juridictions administratives spécialisées
Ces juridictions sont subordonnées au C.E. car leurs décisions peuvent faire
l’objet d’un pourvoi devant le C.E., ce qui les rattache à l’ordre administratif.
Généralement, le législateur qualifie les organes qu’il crée de juridictions ou
non. Lorsque le législateur qualifie un organe de juridiction, le C.E. est lié par
cette qualification. Mais parfois, le législateur reste silencieux. Comment
identifier si un organe créé est ou non une juridiction ? Le C.E. a dû se
prononcer sur les critères d’identification des juridictions administratives
spécialisées, notamment pour déterminer si certaines autorités
administratives étaient ou non des juridictions. Le recours exercé contre les
décisions prises par les autorités administratives varie selon qu’elles sont
juridictionnelles ou non. Si l’autorité administrative n’est pas une juridiction,
le recours exercé sera un recours pour excès de pouvoir, une simple
appréciation de la légalité. Si l’autorité est une juridiction, le recours exercé
sera un pourvoi en cassation, et le C.E. sera dans son rôle de juge de cassation.
Le C.E. a dû poser des critères.
Section 1 : Identification des juridictions administratives
spécialisées
● Une juridiction (critère matériel et formel)
D’un point de vue formel, l’organisme, l’autorité considérée, doit pour être
qualifié de juridiction, obéir aux mêmes règles de composition et de procédure
qu’une juridiction : indépendance, collégialité, respect du principe du
contradictoire (chaque partie peut avancer ses arguments, la discussion) +
l’autorité doit rendre des décisions motivées.
D’un point de vue matériel, l’autorité considérée doit assurer une mission
juridictionnelle (trancher les litiges en appliquant les règles de droit).
● Administrative (nature du litige)
Le C.E. va examiner la nature du litige. Il faut que le litige relève de la
compétence de l’ordre administratif. Il en va ainsi par exemple lorsque le litige
concerne l’exercice de prérogatives de puissance publique.
● Spécialisée (domaine particulier)
L’autorité doit avoir une compétence dans un domaine particulier, précis,
limitée à certains litiges, une spécialisation dans un contentieux particulier.
Une autorité peut être qualifiée de juridiction administrative spécialisée : soit
qualifiée par le législateur, soit identifiée par le C.E. en fonction des critères de
la juridiction.
Section 2 : Diversité des juridictions asministratives
spécialisées
Trois marqueurs de diversité :
1. La structure, certaines juridictions administratives spécialisées ont
une structure à deux degrés, d’autres ne sont constituées que d’une
seule instance.
Ex : juridiction à deux degrés, pour avoir une instance départementale
et régionale (1er degré) puis instance nationale (2nd degré). Les
instances disciplinaires des ordres professionnels : conseil régional de
l’ordre des médecins et conseil national de l’ordre. Juridiction
administrative spécialisée qui va traiter du contentieux précis et ne
concerne ici que les médecins. On va avoir une juridiction qui est
organisée en deux degrés (régionaux et nationaux).
Elles ne sont pas toutes structurées de la même manière : les membres,
parfois, elles sont composées de juges non professionnels. D’autres fois,
des juges professionnels y sont nommés ; exceptionnellement, les juges
qui y sont nommés appartiennent à un corps qui leur est propre.
2. Le contentieux à traiter → Malgré la diversité, leurs missions
peuvent être regroupées en trois catégories :
○ Statuer sur la légalité d’une décision administrative.
○ Poursuite disciplinaire.
○ En dehors de tout litige, en l’absence de poursuite.
Certaines traitent du contentieux financier : la Cour des comptes, composée de
magistrats qui appartiennent à un corps spécifique. Vérifie la régularité des
comptes publics + gestion des organismes disposant de fonds publics. Elle va
statuer, juge d’appel des décisions rendues des chambres régionales des
comptes. À côté de la Cour des comptes, on a la chambre régionale des
comptes à voir comme le pendant de la Cour des comptes au niveau régional.
Elles vont statuer sur les comptes publics, les collectivités locales et les
établissements publics qui leur sont rattachés. Mission d'assistance du
parlement dans son rôle de contrôle de l’action du gouvernement quant à
l’exécution des lois de finances.
Contentieux des étrangers CNDA → présidée par un conseiller d’État, elle
statue sur les recours formés contre les décisions de l'Office français de
protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) qui accorde ou refuse le droit
d’asile. Si c’est refusé, on peut écrire un recours à la CNDA. Rendue en 1er et
dernier ressort, mais soumise au contrôle de cassation du CE si la proposition
a été acceptée et si le droit d’asile a été accepté.
Contentieux disciplinaire →
Sociale → structure à 2 degrés : tribunaux interrégionaux de la tarification
sanitaire et sociale → litiges relatifs aux décisions par lesquelles les autorités
publiques fixent les tarifs des prestations effectuées par les établissements de
santé, mais aussi aux litiges relatifs aux décisions concernant les ressources
accordées. En appel, la Cour nationale de la Tarification Sanitaire et Sociale
(CNTSS) statue. Le CE est compétent des décisions rendues en cours de
cassation. Le CE sera compétent pour contrôler les décisions juridictionnelles
prises par voie de recours en cassation.
Titre 1: Les juridiction internes/nationales
Sous titre 1: Les juridiction de l’OA
(voir madoc)
Sous titre 2 : Les juridiction de l’OJ
Chapitre 1 : Les juridictions civiles
Section 1 : Juridictions civiles du 1er degré
Cette expression recouvre toutes les juridictions qui traitent du contentieux
entre personnes privées. Les contentieux civils sont très divers, ce qui explique
que les juridictions civiles soient multiples. Toutefois, au gré des réformes,
cette multiplicité tend à s'appauvrir. Pendant un temps, on a eu des tribunaux
d’affaires de sécurité sociale et on ne les a plus désormais. Parallèlement à cet
appauvrissement, on observe un accroissement des compétences du tribunal
judiciaire (avant tribunal de grande instance). Création de pôles et de
chambres de proximité qui remplacent les anciens tribunaux d’instance. Le
tribunal judiciaire a absorbé de plus en plus de compétences. Il constitue la
juridiction de droit commun. À côté, il y a trois juridictions dites d’exception
qui vont traiter des contentieux propres :
● Le tribunal de commerce
● Le tribunal paritaire des baux ruraux
● Le conseil de prud’hommes
I- Tribunal judiciaire, juridiction de droit commun
Le tribunal judiciaire a remplacé le tribunal de grande instance en tant que
juridiction de droit commun depuis le 1er janvier 2020. Il y a au moins un
tribunal judiciaire dans le ressort de chaque cour d’appel. Le code de
l'organisation judiciaire prévoit qu’il y ait au moins un tribunal judiciaire dans
le ressort de chaque cour d’appel. En réalité, il y a beaucoup plus de tribunaux
judiciaires que cela. On va trouver au moins un tribunal judiciaire par
département. Il y en a 164 (article D 211-1 du COJ). Chaque tribunal judiciaire
a un ressort territorial, les cantons qui relèvent du ressort du tribunal
judiciaire sont listés. (voir madoc)
Il comprend un président qui a des fonctions administratives et des fonctions
juridictionnelles. Le président va faire partie des différentes formations
administratives du tribunal judiciaire.
Le président peut prendre des mesures par des ordonnances sur requête. Il y a
une grande différence entre la procédure des référés et l’ordonnance sur
requête.
Référé : partie adverse appelée ; dans l’autre cas, la partie adverse n’est pas
prévenue car le demandeur souhaite éviter que...
Le nombre de magistrats affectés à un tribunal judiciaire dépend du nombre
de contentieux qui est à traiter.
Le tribunal judiciaire peut comprendre des formes de proximité. Les tribunaux
d’instance qui se situaient dans des villes différentes des tribunaux de grande
instance sont devenus des chambres de proximité ou des tribunaux de
proximité. Une chambre de proximité peut dépendre d’un tribunal judiciaire
d’un autre département, peu importe. Ce qui compte, c’est le ressort de la cour
d’appel.
A) Les formations
1. Formation administratives
Elles sont dépourvues de pouvoirs juridictionnels ; elles ne vont pas trancher
de litiges entre justiciables. Ces formations administratives sont au nombre de
trois :
● Comité de gestion → mission de débattre de la gestion et du
fonctionnement de la juridiction. Il est composé du président, du
procureur et du directeur de greffe. Il doit se réunir au moins une fois
par mois.
● Conseil de juridiction → ce comité n’exerce aucune mission de
contrôle sur la juridiction. Il a pour objet d'être un lieu d'échange et de
communication entre la juridiction et la cité. Il a été mis en place par la
loi J21. Il comprend des membres de la juridiction et des personnes
extérieures à la juridiction, comme des représentants locaux, des
représentants d’autres professions du droit ou encore des représentants
d’associations. Ce conseil se réunit une fois par an, et la juridiction va
présenter son projet et son activité.
● Les assemblées générales (AG) → délibèrent sur l’administration
générale du tribunal, c'est-à-dire l'élaboration d’un règlement intérieur,
la répartition du personnel entre les chambres. Chaque AG a des
compétences qui lui sont propres.
○ L’AG des magistrats du siège
○ AG des magistrats du parquet
○ AG des magistrats du siège et du parquet
○ AG des fonctionnaires du greffe et du secrétariat du parquet
autonome
○ AG plénière
2. Formations juridictionnelle
Le principe c’est que le tribunal judiciaire fonctionne avec collégialité et
impartialité. La chambre va siéger en audience publique, mais par exception,
elle siégera en chambre du conseil. La première formation juridique du
tribunal judiciaire est soit le tribunal en lui-même, soit...
Autre formation : Chambres réunies → réunir deux chambres : il faut que
l'affaire soit complexe ou qu'elle soit susceptible de recevoir une solution
différente dans deux chambres du tribunal judiciaire.
Juge unique → un juge statue seul. Au sein d’un tribunal judiciaire, nous
allons rencontrer plusieurs juges qui statuent seuls au regard des compétences
qui leur seront conférées.