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PREFACE
L’enseignement des techniques sociales, ayant pour mission
principale de former les futurs Assistants Sociaux (AS), capables
que les faits sociaux sont totaux et globaux, et caractérisent la vie
de chaque société humaine, afin d’organiser l’action sociale, dans
une société en pleine mutation, et ce que celle-ci revêt comme
problèmes nécessitant des solutions adéquates, par le biais des
techniciens assistants sociaux bien formés.
En effet, les futurs Assistants Sociaux devront, au cours de
leur formation, acquérir et développer des connaissances sur les
types des problèmes sociaux et les différentes institutions
chargées d’apporter, tant soi peu, des solutions idoines à ces
problèmes.
Comme il en est ainsi, il n’est pas étonnant, dès lors, de
constater un besoin pertinent d’animateurs et animatrices
professionnels pour assurer la qualité de vie des personnes, il est
important d’avoir un personnel formé et informé dans la
dynamique des problèmes sociaux, en vue de savoir les orienter
dans des institutions de prise en charge.
Ce besoin de formation des assistants sociaux apparait dans la
prolifération des problèmes sociaux qui nécessitent, non
seulement l’action sociale, mais aussi une réflexion approfondie
sur l’idéal d’une vie sociale harmonieuse.
Kilosho Muganza Trésor
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
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INTRODUCTION GENERALE
Notions :
Jeune discipline, la sociologie est parfois
considérée comme une science autonome qui se
fonde sur la spécificité d’un objet sociologique : « le
fait social ».
Longtemps apparentée à la philosophie, la sociologie
s’inscrit dans le domaine des sciences empiriques se
fondant sur les « méthodes d’investigation
empiriques », c’est-à-dire, les sciences empiriques.
Ces méthodes empiriques peuvent être de deux
types :
- Les méthodes quantitatives, qui sont basées sur la
collecte des données chiffrés.
- Les méthodes qualitatives, fondées sur l’entretien
et l’observation directe.
Objectifs du cours :
Ce cours s’inscrivant au programme de la troisième
année des Humanités Techniques Sociales, vise à :
- Initier les étudiants à l’objet et aux méthodes
sociologiques comme projet de connaissances
scientifiques.
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- Présenter le contexte sociohistorique d’émergence
de la pensée sociologique.
- Analyser les différents domaines d’étude en
sociologie et son articulation avec la société.
- Se familiariser à la problématique sociologique à
travers des recherches empiriques.
- Etc.
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Première Partie : GENERALITES SUR LA
SOCIOLOGIE
CHAP. I : NOTIONS DE LA SOCIOLOGIE
I. DEFINITIONS
1. Du point de vue étymologique :
Ce terme « sociologie » tire ses origines des deux
racines :
- Du latin : « socius » qui signifie membre ou
compagnon et « societas » qui signifie société.
- Du grec : « logos » qui, signifie société ou groupe
humain.
2. Du point de vue scientifique :
De manière générale, la sociologie est une science qui
étudie les groupes humains, leurs structures et leurs
rapports internes.
La sociologie est donc une science qui s’intéresse à la
société dans tous ses aspects : économie,
développement, droit, religion,…
Bref, la sociologie est une science qui s’intéresse aux
interactions entre les membres d’une société.
II. OBJET DE LA SOCIOLOGIE
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Pour Emile DURKHEIM, l’objet de la sociologie
est « la connaissance des faits sociaux ».
Ainsi, pour analyser un fait social, il existe trois
démarches ou étapes ou étapes scientifiques :
- La description concrète des faits, pour démanteler
les causes.
- L’explication complète des faits, pour analyser les
conséquences.
- La compréhension objective des faits, pour
proposer les pistes de solution.
NB : Les faits sociaux ne sont pas les faits de la
providence, ils sont plutôt scientifiques et logiques.
En sociologie, il n’existe pas de « déterminisme
absolu », selon lequel chaque fait produit
essentiellement les mêmes effets ; il existe plutôt le
« relativisme absolu », car les faits sociaux dépendent
d’une culture à une autre, d’une époque à une autre ;
ils sont donc dynamiques et changeants.
Les faits sociaux comprennent tout ce qui a trait à la
vie sociale, des faits qui se rapportent à des groupes
sociaux qui présentent une « extériorité » par rapport
aux individus.
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IV. RAPPORTS DE LA SOCIOLOGIE AVEC
D’AUTRES SCIENCES SOCIALES
La sociologie n’est pas la seule science sociale
qui s’intéresse à la vie sociale, elle a des liens étroits
avec les autres sciences dites « auxiliaires » ; mais ce
qui la différencie des autres sciences c’est sa
« méthode empirique » par la connaissance des faits
sociaux en trois étapes scientifiques ; car la sociologie
replace les faits sociaux dans leur « globalité » : les
faits sociaux sont totaux et globaux, ils n’excluent
aucun aspect de la vie sociale.
Ainsi, parler des rapports entre la sociologie et les
autres sciences auxiliaires, il faut d’abord retenir que
toutes ces sciences ont pour objet la « réalité
sociale », c’est-à-dire le « NOUS social », et sont donc
complémentaire.
Histoire
Santé Droit
SOCIOLOGIE
Politique Economie
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On parle, ainsi, de « l’interdisciplinarité des
sciences ».
Mais toutes ces sciences tirent, chacune dans son
domaine, un seul aspect de la vie sociale, mais la
sociologie, elle, s’intéresse à tous les aspects sociaux.
V. NOTIONS DU FAIT SOCIAL
1. Définitions :
Le fait social est toute manière d’être, d’agir, de
penser, de faire ou de ne pas faire qui exerce une
contrainte extérieure aux individus.
Ex : L’hymne national, la mort, le mariage,…
2. Caractéristiques du fait social :
Plusieurs sociologues ont déterminé différentes
caractéristiques du fait social, tout en convergeant sur
sa contrainte extérieure à l’individu. Parmi eux, on
peut citer :
a. Emile DURKHEIM
Pour lui, le fait social est :
- Contraignant : C’est-à-dire il oblige aux individus
une manière de vivre.
- Extérieur à l’individu : C’est-à-dire qu’il ne dépend
pas de la volonté des uns et des autres pour se
manifester.
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- Normal : C’est-à-dire il est conforme aux normes,
lois et principes de la société.
b. Maurice DUVERGER
Pour lui, le fait social est :
- Collectif : C’est-à-dire commun à plusieurs
individus dans la société.
- Matériel : C’est-à-dire palpable ou concret
- Général : C’est-à-dire il se réalise sous diverses
manières
- Positif : C’est-à-dire il ne dépend pas des préjugés
et des subjectivités.
c. Henri JANNE
Pour lui, le fait social est :
- Relationnel : Car la vie sociale est faite des
réseaux de communication, des relations
interpersonnelles.
- Moyen ; Car dans toute société, l’homme a
toujours besoin d’un autre homme, pour être
complet.
d. Adolph QUETELET
Selon lui, le fait social est :
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- Structurel : Car les réseaux relationnels sont
hiérarchisés, les uns commandent les autres.
- Fonctionnel : Car la société est un système social,
C’est-à-dire ensemble d’éléments en interactions.
VI. CLASSIFICATION DES FAITS SOCIAUX
Georges GURVITCH, sociologue franco-suisse,
détermine quatre niveaux de classification des faits
sociaux.
Pour lui, les faits sociaux :
a. Relèvent de la « morphologie sociale » :
Ils dépendent de la masse d’individus et de la forme
de la société, mais aussi de la manière dont les
individus sont repartis sur le sol.
b. Sont « inhérents à la société » :
Ils englobent tous les rapports sociaux, c’est-à-dire
qu’on ne peut pas séparer une société des faits
sociaux.
c. Relèvent de « conduites sociales » :
Ils englobent toutes les pratiques et tous les rapports
sociaux dont la vie sociale a besoin.
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d. Relèvent de la « conscience collective » :
Ils sont faits des normes ou règles écrites, des
connaissances et des croyances sociales.
VII. NOTIONS DE LA CONTIGENCE
Toutes les structures sociales sont caractérisées
par les relations dites « contingentes », c’est-à-dire
qui doivent s’adapter selon le contexte social, dans le
temps et dans l’espace.
Tout est donc situationnel et par conséquent, tout fait
social est contingent ; il faut donc adapter et situer
chaque événement dans son contexte selon le temps
et l’espace.
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CHAP. II : BREF APPERCU SUR LES ETATES DE
LA PENSEE SOCIOLOGIQUE
I. LE DEBUT DE LA SOCIOLOGIE
1. Notions :
Fille de la modernité, la sociologie est née de la
volonté de comprendre la société dans sa globalité,
mais aussi le fait social et d’agir sur eux. Cette
nouvelle discipline s’est développée au fur et à mesure
des mutations sociales, politiques et culturelles.
La sociologie naît d’un bouleversement, de la
transition vers une nouvelle notion à trois temps de
révolution :
- Sur le plan politique, la révolution française
- Sur le plan économique, la révolution industrielle
- Sur le plan intellectuel, la révolution ou le triomphe
du rationalisme et du positivisme.
Par ailleurs, la notion de la sociologie est antérieure
au concept-même « sociologie ».
La pensée sociologique a évolué depuis l’antiquité
gréco-romaine avant d’être développée au 18e et 19e
siècle.
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2. Les précurseurs lointains :
Ils sont appelés ainsi, car ils ont parlé des faits
purement sociaux, sans parler de la sociologie et n’ont
pas été à l’école de la sociologie.
Parmi eux, on peut citer :
A. EN GRECE ANTIQUE :
Nous retenons :
PLATON (428-347) :
Penseur et philosophe grec de l’antiquité, disciple de
SOCRATE, auteur plusieurs ouvrages dont le principal
« RES PUBLICA », où il développe 5 thèmes
sociologiques, sans toutefois parler de la sociologie,
comme discipline :
a. Le monde des idées :
Comme disciple de Socrate, ayant vu et vécu les
atrocités dont était victime son maitre vis-à-vis du
gouvernement athénien, Platon pense que ce monde
est imparfait, matériel et injuste. Il projette alors un
monde des idées, un monde idéal, où règnera la
justice.
Pour Platon, après la mort, l’âme qui est immatérielle
devra vivre la justice, car n’ayant pas communié avec
le corps, dans ce monde matériel.
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Il est donc considéré comme philosophe « idéaliste »
s’opposant au matérialisme.
b. La trilogie de la stratification sociale :
Platon établit la subdivision des classes sociales en
trois groupes de société grecque :
- La classe des artisans ou prolétaires : c’est la
classe inferieure constituée essentiellement des
ouvriers.
- La classe des guerriers : qui sont chargés de
garantir l’ordre social et la sécurité. C’est la classe
médiane.
- La classe des philosophes : ce sont les penseurs
et les dirigeants.
Pour Platon, pour être dirigeant, il faut être penseur et
accepter la pauvreté matérielle.
c. La précarité du mariage chez les dirigeants :
Comme union permanente entre l’homme et la
femme, il n’est pas bon pour le dirigeant, car ce sont
les femmes qui dirigent les hommes, et donc ce
seraient les femmes qui dirigeraient le monde.
Pour Platon, le mariage devrait être réservé à la classe
inférieure et à celle médiane.
Il ajoute, disant que les dirigeants ne doivent pas
posséder des biens matériels, car ils sont au service
de la société.
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d. L’éducation cométaire :
Pour Platon, les enfants doivent recevoir une
éducation en dehors de leurs familles et ensemble, ils
doivent recevoir une éducation au sein d’une
institution et recevoir une éducation communautaire.
e. La théorie de la perturbation sociale :
Selon Platon, il y a des troubles (conflits) dans la
société, par ce qu’il y a des désaccords, des
mésententes entre les générations : les dirigés
s’opposent aux dirigeants, les jeunes s’opposent aux
aînés.
ARISTOTE (384-322) :
Dans son ouvrage « Politique », Aristote étudie
158 lois provenant des cités grecques et étrangères
pour déterminer les lois de la vie en société.
Pour Aristote, la société est une communauté
humaine, toute autre des autres animaux, non
seulement par échange des services et des biens.
Ainsi, Aristote a développé 6 thèmes sociologiques :
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- La nécessité de la vie en société :
Aristote détermine que l’homme est un animal social.
L’homme ne peut vivre que là où il y a les autres
hommes.
- L’influence du climat :
Pour Aristote, le « climat », c’est-à-dire le milieu ou
l’environnement social, influence le comportement
humain.
- La famille :
Pour Aristote, la famille est considérée comme la
« cellule de base » de toute société. Il n’il y a de
société que là où il y a des familles qui la composent.
- La division du travail :
Aristote détermine qu’il y a le travail pour chaque
catégorie des personnes. Pour lui, il y a le travail des
hommes bien différent de celui des femmes.
- La réduction des naissances :
Aristote détermine que plus on a beaucoup d’enfants,
plus on est déséquilibré économiquement ; par
conséquent, il faut limiter les naissances.
- L’organicisme :
Aristote considère la société comme l’organe humain,
constitué des parties en interaction ; qui naît, croît et
meurt.
NB : Disciple de Platon, Aristote enseigne une
discipline toute autre que son maitre : il est contre
l’idéalisme Platonien, et défend le « naturalisme ».
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Pour lui, c’est dans la nature qu’il faut rechercher la
vérité sociale et non dans les idées.
HERODOTE (484-420) :
Historien et géographique grec, surnommé et
considéré par Cicéron (Consul Romain), comme père
de l’histoire ; Hérodote est auteur d’une grande œuvre
historique « Les histoires » ou « Les enquêtes »,
centrée sur les guerres médiques(en Médine).
Hérodote expose les causes de la guerre sur l’histoire,
les coutumes et les peuples belligérants autour de la
Méditerranée.
Les récits de ses voyages le rangent aussi parmi les
premiers géographes et son exposé du dialogue entre
dirigeants, constitue l’un des premiers documents
authentiques qui distinguent les divers types de
gouvernements :
- Démocratie
- Oligarchie
- Monarchie
B. EN ROME ANTIQUE
On peut citer :
HIPPOLYTE DE ROME (170-235) :
Savant et théologien romain, antipape et
écrivain chrétien le plus prestigieux en Rome.
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Il s’opposa à au Pape CALIXTE 1er qu’il accusa
d’avoir introduit de nouvelles coutumes dans l’Eglise
en autorisant « l’union entre esclaves et patriciens »,
deux classes sociales radicalement opposées.
Hippolyte de Rome a posé le principe de la tradition
apostolique.
TACITE (55-120 pcn) :
De son vrai nom ‘’ Publius Cornelius Tacitus’’,
historien et avocat romain, après son service militaire,
et poursuivit la formation de l’ art ‘’oratoire’’.
Dans son ouvrage ‘’ dialogue des orateurs’’, Tacite
raconte l’histoire de son temps.
Attristé par la décadence historique de son époque qui
blesse sa conscience d’homme honnête, il s’agit de
l’impérialisme (absolutisme) qui s’était installé en
Rome.
Le but de Tacite est plus moral que scientifique,, car il
aborde plus les vertus sociales et exprime des
jugements sévères.
ETC.
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3. LES PRECURSEURS IMMEDIATS :
Notions :
Appelés ainsi, car ce sont les penseurs, en
majorité philosophes de lumière, qui envisagent
l’homme de façon autonome comme acteur libre et
rationnel, capable de choisir l’action en dehors de
toute influence extérieure et n’ont pas été à l’école du
positivisme.
Parmi eux, on peut citer :
Charles MONTESQUIEU (1689-1755) :
Il avait introduit les notions purement
sociologiques dans son ouvrage « Esprit des lois », où
il établit les relations stables entre les « institutions
juridiques et politiques », mais aussi des conditions de
vie en société.
Montesquieu se penche sur le pouvoir politique
avec l’idéal social dominant, et propose le principe de
séparation des pouvoirs. Il établit trois types de
pouvoir :
- Le pouvoir législatif, qui légifère les lois
- Le pouvoir exécutif, qui exécute les lois
- Le pouvoir judiciaire, qui contrôle les lois.
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Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778) :
Philosophe de lumière, JJ Rousseau croit en la
bonté originelle de l’homme.
Dans son ouvrage « Contrat social », il rappelle que
l’Etat-civil est souhaitable en ce qu’il substitue en
l’homme la justice à l’instinct, la raison à l’impulsion
physique.
Par ailleurs, dans son ouvrage « Emile »,
Rousseau détermine que « l’homme est naturellement
bon, mais c’est la nature qui le corrompt ». JJ
Rousseau démontre, ici, l’influence de la société face
à l’individu.
Il propose, ainsi, une nouvelle théorie pour fonder la
légitimité du pouvoir politique ; il s’agit de :
- La liberté
- L’égalité
- La fraternité.
David RICARDO :
Philosophe-économiste anglais, D. Ricardo a observé
deux lois dans le libéralisme sociologique :
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- « La loi du rendement décroissant de
l’agriculture » : Ricardo démontre que le travail
tend à devenir inutile au fur et à mesure que l’effort
augmente l’intensité.
- « La loi de la rente » : où il démontre que les gains
les plus importants sont les plus déshérités, c’est-
à-dire l’ouvrier travaille plus qu’il ne gagne.
NB : Cette loi de la rente fut complétée plus tard par
Karl Marx dans la loi de la « Plus-value », selon
laquelle ‘’les riches exploitent les pauvres’’.
P.V=V.P-S P= produit ; V= valeur et S= salaire
II. LES FONDATEURS DE LA SOCIOLOGIE
Appelés ainsi, car non seulement ils ont rendu
scientifique la sociologie, mais aussi ils ont été à
l’école du positivisme, pour rendre la sociologie une
discipline autonome, qui s’intéresse aux faits sociaux.
Il s’agit notamment de :
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1. Auguste COMTE (1798-1857) :
D’abord philosophe, puis sociologue français ;
A. Comte est reconnu comme celui qui a inventé le
néologisme « sociologie » en 1839 ; quand il a
constaté qu’il n’y avait pas jusqu’alors une seule
discipline qui parlait des interactions sociales, il cria
« EUREKA » pour dire, j’ai trouvé, enfin, une science
positive, science totale, science qui parle
objectivement de ce qui est, et non de ce qui doit être...
Avec lui, la sociologie est devenue une science
autonome, qu’il définit comme « étude positive des lois
fondamentales propres aux phénomènes sociaux ».
De ce fait, Comte est considéré comme père de la
sociologie appelée originellement « physique
sociale ».
La sociologie de COMTE se fonde sur deux
fondements :
- La statique sociale :
C’est la base de la théorie de « l’ordre social » qui est
l’étude fondamentale des conditions d’existence de la
société. Exemple, le fait de toujours à coté de ses
semblables ; quand on entre dans un groupe, on salue
tout le monde,…
- La dynamique sociale :
C’est la base de la théorie du « progrès social » qui
est l’étude des lois et du mouvement social continu,
c’est-à-dire le processus d’évolution d’une société.
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Bref, la dynamique sociale étudie les lois de la
succession pendant que la statique sociale étudie les
lois de coexistence sociale.
Auguste COMTE établit alors une loi progressive,
générale et linéaire d’évolution de l’esprit humain où
tous les domaines de la connaissance humaine sont
repartis en trois états ou stades évolutifs :
L’état théologique ou fictif :
C’est le pouvoir propre à chaque société qui permet
de relier les pouvoirs temporels et les pouvoirs
spirituels.
Ex : La politique et la foi
L’état métaphysique ou abstrait :
C’est l’état utopique, qui est une période de crise,
conçue comme une étape de transition
révolutionnaire.
L’état scientifique ou positif :
C’est la phase du recours à l’observation critique
(empirisme) et du raisonnement positif sur la théorie
des causes à effets. C’est le stade de réorganisation
sociale après la crise pour reformuler les lois.
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2. Karl MARX (1818-1883) :
D’abord philosophe, puis sociologue allemand, K.
Marx fut auteur de plusieurs ouvrages dont le principal
est « Le capital ».
Dans sa pensée sociologique, Marx fut révélé de la
misère ouvrière occidentale à côté de l’abondance des
riches, deux classes sociales pyramidales :
C’est ainsi qu’il va s’intéresser aux lois
inconditionnelles du « changement social » qui lui
donne une place considérable dans l’histoire de la
société.
Marx s’intéresse aux actions réciproques
qu’entretiennent « la base matérielle » et « le mode
d’organisation ou la structure sociale ».
a. La structure sociale ou mode
d’organisation :
Elle est faite de l’idéologie, de la conscience, des arts
et des droits sociaux. C’est le niveau institutionnel
supérieur de la société, composée essentiellement
des capitalistes.
b. La base matérielle :
C’est l’ensemble des forces productives sur les
besoins élémentaires de la société. C’est le niveau
psychosociologique de la société, composée
essentiellement des ouvriers.
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NB : Pour Marx, la base matérielle comprend deux
éléments :
- Les forces productives : Qui sont la capacité totale
d’une société de produire.
Ils s‘agit des richesses naturelles, des équipements,
des techniques matérielles, des modes d’organisation
du travail et des connaissances générales.
- Les rapports de production : C’est l’ensemble des
relations qui existent entre les hommes et qui
résultent des conditions de travail.
Il s’agit des rapports techniques et sociaux de
production.
Dans sa sociologie, Marx développe trois thèmes
sociologiques importants :
La lutte des classes :
Dans son ouvrage « Le manifeste du parti
communiste », Marx démontre que « l’histoire de toute
humanité, jusqu’à nos jours est celle de la lutte de
classes ». Pour lui, les problèmes sociaux
disparaitront quand les classes sociales disparaitront
aussi. Il met en cause les bourgeois qui constituent un
obstacle au progrès des forces productives.
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
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La théorie de l’aliénation :
Dans son ouvrage « Le capital », Marx aborde la
loi de la « Plus-value ».
Pour lui, les capitalistes ont tout au détriment des
ouvriers qui produisent et n’ont rien.
L’aliénation est donc le détournement du profit
qui, au lieu d’aller chez les travailleurs (ouvriers) va
chez les capitalistes, qui en consomment la part de
lion.
L’eschatologie du grand soir :
Pour Marx, la suppression des classes sociales
et de l’injustice sociale ne peut se faire que quand les
prolétaires prendront le pouvoir de renverser la
pyramide, par une révolution triomphale pour, ainsi,
créer une société sans classes sociales.
Ouvriers
Société sans
Capitalistes
Classes
Capitalistes
Ouvriers
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
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3. Emile DURKHEIM (1858-1917) :
Sociologue français, considéré comme père de
la sociologie moderne (scientifique).
C’est grâce à lui que la sociologie française a connu
une impulsion à la fin du 19e siècle et au début du 20e
siècle.
Formé à l’école du positivisme, courant qui
justifie que la connaissance et l’étude des faits sociaux
déterminent les phénomènes sociaux.
Notons que l’apport d’E. Durkheim à la sociologie
moderne constitue le fondement sociologique, car sa
« méthode » son « objet » et ses « principes »
constituent la base d’une étude sociologique. Pour lui,
le fait social constitue une « totalité» non réductible à
un « tout », et en détermine les caractéristiques.
Dans son ouvrage « Le suicide », Durkheim
expose le désordre social qui peut amener le
sociologue à se « suicider », non pas physiquement,
mais moralement.
Il distingue, ainsi, trois types de suicide :
- Le suicide anomique : Quand la société souffre
du manque de modèle social, les individus vivent
comme dans un jingle sans schème de
comportement, où les plus forts étouffent les
faibles.
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
27
- Le suicide altruiste : Quand un individu se sacrifie
pour la cause d’autrui ou de toute la société.
- Le suicide égoïste : Quand un individu se donne
la « mort » pour sa propre raison, pour de raisons
qui lui sont individuelles.
III. LES CONTINUATEURS DE LA SOCIOLOGIE
Ce sont les groupes des sociologues qui ont,
chacun dans sa théorie précise, ému des pensées
sociologiques à partir du 20e siècle jusqu’à nos jours.
Parmi eux, nous pouvons citer :
1. Max WEBER (1864-1920) :
Sociologue et philosophe allemand, Max Weber
a fait des études de droit, d’économie, d’histoire, de
philosophie, de théologie, disciplines qu’il enseigna
dans différentes universités allemandes.
Il est considéré comme l’un des fondateurs de la
sociologie contemporaine.
Selon lui, « le processus de rationalisation des
activités sociales » est la caractéristique la plus
significative de la société moderne et en particulier de
l’Occident moderne.
C’est un processus qui touche tous les domaines de
l’activité humaine (économiques, politiques et
sociaux).
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
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L’œuvre majeure de Weber est « Economie et
Société » qui, inachevée à sa mort en 1920, paraîtra
à titre posthume.
Max Weber est donc un précurseur de «
l’individualisme méthodologique » une approche
sociologique qui soutient que les phénomènes
sociaux résultent des actions individuelles.
Dans cet ouvrage, il y définit en particulier, « l’action
sociale », les différentes formes de « domination » et
la « bureaucratie ».
M. Weber fut l’un des premiers à systématiser
une réflexion sur cette question, en proposant une
typologie de trois formes de pouvoir ou domination:
- Le pouvoir rationnel légal : C’est un pouvoir basé sur
les lois et les principes. Ex : pouvoir acquis par les
élections.
- Le pouvoir traditionnel : C’est un pouvoir transmis
comme un patrimoine familial. Ex : être chef
coutumier.
- Le pouvoir charismatique : C’est un pouvoir informel,
qu’un individu acquiert par son sens de jugement et
son savoir-faire.
M. Weber a montré la voie, avec son analyse du
‘’processus de rationalisation’’ du monde moderne et
sa classification des formes de rationalité.
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
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La conception utilitariste importée de la théorie
économique (les gens n’agissent qu’en termes de
calculs coûts-bénéfices) fait son entrée dans la
sociologie, avec le courant du ‘’rational choice’’.
Ainsi, la « compréhension » d’un fait social ne
constitue pas une démarche qui relève uniquement du
travail scientifique, mais renvoie, selon Weber, à une
‘’expérience de la vie quotidienne’’.
La perception de la réalité quotidienne n’est jamais un
simple enregistrement de données factuelles, elle
implique une « interprétation », qui mobilise les
moyens les plus divers (raisonnement par analogie,
raisonnement probabiliste, recours à l’imagination et à
la « psychologie vulgaire », projection, empathie),
grâce auxquels se constitue un « savoir empirique »
tiré de la pratique de vie propre et de la connaissance
d’autrui.
NB : Pour weber, les actions sociales peuvent
prendre quatre formes (l’auteur définit donc quatre
idéaux-types d’actions en fonction du sens de ces
actions) :
Ces 4 orientations de l’action sont :
C. L’action sociale traditionnelle :
C’est un comportement guidé par la coutume ou
une croyance de longue date (EX : le signe de croix
pour un catholique).
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
30
D. L’action sociale affective :
C’est l’ensemble des réactions instinctives entre
individus. (EX : une gifle donnée sous le coup de
l’émotion).
E. L’action sociale rationnelle « en valeur » :
C’est une action fondée sur des valeurs et qui ne tient
pas compte des avantages ou inconvénient qu’elle
peut procurer. (EX : le respect de la parole donnée).
F. L’action rationnelle « en finalité » :
Elle est motivée par un calcul coûts / avantages.
L’individu se fixe un objectif et détermine les moyens
les plus efficaces pour y parvenir.
Les moyens mis en œuvre sont adaptés aux buts
recherchés (EX: l’entrepreneur qui divise le travail
pour améliorer la productivité, et à terme faire
augmenter son profit). L’individu a une forte
conscience du sens qu’il donne à son action.
2. Pierre BOURDIEU (1930-2002) :
Philosophe français du 20ème siècle qui a
échappé, de 1958 à 1960, à la formation militaire en
Algérie, commence à enseigner et décide de faire la
carrière de ‘’sociologue’’ jusqu’à sa mort.
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Parmi les sociologues contemporains, P.
Bourdieu est sans doute celui qui a creusé le plus
obstinément le sillon (trace) des mécanismes de la
« domination » comme phénomènes centraux de
l’organisation sociale.
Il a pour, ce faire, développé l’appareillage conceptuel
en deux thèmes importants :
L’habitus :
C’est le produit du travail d’inculcation et
d’appropriation nécessaire pour que les structures
objectives parviennent à se reproduire durablement.
C’est la manière d’être ensemble des habitudes ou
des comportements acquis par un groupe social.
La violence symbolique :
C’est une forme de ‘’violence légitime’’ qui fait
référence au monopole dont dispose l’autorité pour le
maintien ou le rétablissement de l’ordre social.
C’est la capacité de donner un ordre être et d’être
respecté sans recourir à la force.
La violence symbolique ou légitime peut se traduire
par une limitation des libertés individuelles.
Pour P. Bourdieu, la violence symbolique est la
condition nécessaire pour une société modèle.
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3. Alain TOURAINE (1925-) :
Sociologue français contemporain, A. Touraine
fut directeur d'études à l'École des Hautes Études en
Sciences Sociales.
Pour lui, la sociologie est la science de l'action sociale.
Elle ne peut prétendre englober toutes les formes de
connaissance scientifique de la réalité sociale.
L’action sociale n’existe que si en premier lieu elle est
orientée vers certains buts, orientation dont on
soulignera plus loin qu'elle ne doit pas être définie en
termes d'intentions individuelles conscientes, si en
deuxième lieu l'acteur est placé dans des systèmes de
relations sociales, si en troisième et dernier lieu
l’interaction devient communication grâce à l'emploi
de systèmes symboliques, dont le plus manifeste est
le langage.
La sociologie de l’action se présente d'abord
comme une sociologie du travail n'implique aucune
affirmation sur l'importance objective ou subjective du
travail comme déterminant, comme « facteur » des
conduites sociales, expression dont nous espérons
montrer qu'elle n'a même aucun sens dans notre
perspective.
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Le travail est la condition historique de l'homme,
c'est-à-dire l'expérience significative, ni naturelle, ni
méta-sociale, à partir de laquelle peuvent se
comprendre les œuvres de civilisation et les formes
d'organisation sociale.
L'étude des relations sociales, celle des expressions
symboliques requièrent d'autres méthodes et d'autres
notions, que nous nommerons fonctionnalistes et
structuralistes. La ‘’méthode actionnaliste’’ convient
d'abord à l’étude de l’action historique, c’est-à-dire
définie par le travail.
Ce n'est pas l’interaction sociale qui est source
d’orientations normatives de l'action ; les relations
sociales sont dominées par des valeurs, s'expriment
dans des notions comme : autorité, légitimité,
sanctions, etc., dans la mesure seulement où les
collectivités se définissent comme sujet collectif.
4. Herbert SPENCER (1820-1903) :
Très tôt, Spencer ait été résolu à abandonner sa
carrière d’ingénieur au profit de la littérature, avant de
devenir sociologue.
Sa première œuvre de quelque importance, des lettres
intitulée « The Proper Sphere of Government » [La
véritable sphère du gouvernement].
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L’originalité de Spencer réside dans la manière
dont il formula les « lois de l’évolution sociale » et dont
il les appliqua à l’étude scientifique de la psychologie,
de la sociologie, de la biologie, de l’éducation et de
l’éthique.
Sa reformulation au 19ème siècle a provoqué
d’énormes controverses, car elle allait complètement
à l’encontre de la conception chrétienne de l’histoire
de la création.
Lorsqu’il analyse l’idée de changement, Spencer
subordonne les lois de l’évolution aux changements
intervenant dans le système solaire, la structure et le
climat de la terre, les végétaux et les animaux, les
individus et la société. Il compare la société humaine
à un ‘’organe’’ : c’est l’organicisme.
Le changement, conformément à ces lois universelles,
comprenait des processus d’intégration et de
différenciation.
S’agissant de ‘’l’organisme social’’, Spencer donne
des exemples nombreux et précis de changement par
intégration ; « à preuve les sociétés non civilisées,
lorsque des familles nomades, notamment chez les
Bushmen, s’assemblent pour former des tribus
nombreuses ».
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35
Ainsi, le passage d’« outils » rudimentaires, petits
et simples à des machines parfaites, complexes et de
grandes tailles est un progrès dans l’ordre de
l’intégration.
C’est un processus universel. Cependant, il existe un
processus plus important pour la compréhension des
sociétés modernes, celui de la différenciation en tant
que progression de l’homogène à l’hétérogène.
Spencer détermine que chez l’être humain, « le
passage d’une homogénéité indéfinie, incohérente à
une hétérogénéité définie, cohérente » est illustré par
la transformation des bruits homogènes émis par le
nourrisson en sons de plus en plus différenciés et
définis.
Pour lui, la progression d’une société homogène vers
une société hétérogène est illustrée par le processus
civilisateur à l’œuvre dans chaque tribu, chaque
nation.
La société, sous sa forme première et primitive,
était un agrégat homogène d’individus. Le stade
suivant de l’évolution sociale fut caractérisé par
l’instauration de lois, d’usages et de rites. La
spécialisation du travail apparut. Les systèmes de
transport stimulèrent le développement des régions,
chacune ayant ses caractéristiques professionnelles
propres. Finalement, la société se différencia en
classes.
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Convaincu que tous les changements sont
d’ordre évolutif, Spencer, faute de preuve directe,
raisonne par analogie.
En fait, ses propres observations sociologiques
suffisaient à le convaincre, et avec lui, les sociologues
de l’époque en Amérique et en Europe, que des
communautés rurales homogènes se transformaient
en sociétés urbaines complexes.
5. Autres sociologues contemporains :
On peut citer :
- Georg Simmel
- Talcott Parsons
- Raymond Boudon
- Georges Balandier
- Georges Gurvitch
- David Easton
- Alexis de Tocqueville
- Etc.
( Travaux Pratiques et exposés).
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CHAP. III : QUELQUES NOTIONS DE BASE
EN SOCIOLOGIE
G. NOTIONS DE LA SOCIETE
1. DEFINITIONS :
La société (du latin « societas ») est une
collectivité organisée des personnes habitant
ensemble un territoire commun, coopérant en groupe,
en vue de satisfaire leurs besoins sociaux
fondamentaux, et partageant une culture commune et
qui fonctionne comme une unité sociale distincte.
2. CARACTERISTIQUES D’UNE SOCIETE :
Une définition plus complète de la société, comprend
les cinq éléments caractéristiques suivants :
a. Les personnes qui composent une société
constituent une « unité démographique ».
b. La société existe dans une « aire ou entité
géographique commune »
c. La société (macro) est faite de « six groupes
majeurs ».
Il s’agit, notamment des groupes :
- Familial : qui a pour rôle la reproduction et la
socialisation.
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- Politique : qui assure les besoins communautaire
par les instances judiciaires en vue d’instaurer
l’ordre et la sécurité.
- Educatif : qui assure la formation et la socialisation.
- Religieux : qui a pour fonction la formation morale
et spirituelle.
- Récréatif : qui a pour rôle le loisir et le
divertissement à travers les manifestations
culturelles.
- Economique : qui assure la production, la
consommation et la distribution des biens et
services.
d. La société est composée des groupes
similaires du point de vue culturel, et
ordinairement les gens parlent un « Langage
commun ».
e. La société agit comme « un tout social » et en
même temps comme une « unité séparée ».
3. FONCTIONS DE LA SOCIETE
En général, la société joue deux fonctions :
- Les fonctions générales
- Les fonctions spécifiques.
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A. Les fonctions générales :
- La société rassemble ses membres dans le temps
et dans l’espace
- La société procure à ses membres les moyens de
communication systématiques et adéquats
- La société établit un système de stratification, des
statuts et des classes sociaux.
B. Les fonctions spécifiques :
- La société a une manière organisée et efficace de
renouveler ses membres.
- La société pourvoit la socialisation de ses
membres par un système organisé.
II. NOTIONS DE LA FAMILLE
1. Définitions :
La famille est une institution sociale présente
dans toutes les sociétés humaines. Elle est la base de
toute société, mais les formes qu’elle revêt, les
fonctions qu’elle remplit et les significations dont elle
porte sont variables dans le temps et dans l’espace,
d’une société à une autre.
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2. Fondements de la famille:
On distingue deux fondements de la famille :
- La filiation
- L’alliance
Les systèmes de parenté définissent l’ensemble des
règles qui régissent les rapports de « filiation » et
d’ « alliance » au sein d’une société :
֍ La filiation :
Du latin « filius=fils » et « filia=fille » ; C’est un lien de
parenté qui détermine la manière dont s’établissent
les descendances entre parents et enfants.
On distingue trois types de filiation :
a. La filiation unilinéaire : qui relie chaque
descendant à un seul groupe de parents.
Elle peut être de deux natures:
« Matrilinéaire » ou « utérine », quand on
considère la progéniture du groupe familial, coté
mère ; elle peut être aussi
« Patrilinéaire » quand la transmission des noms,
des biens et des droits s’opère du père aux fils.
b. La filiation bilinéaire : C’est un lien de parenté qui
est reconnu des deux groupes des parents, c’est-
à-dire du côté père et mère à la fois.
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c. La filiation indifférenciée : C’est un système de
parenté dans lequel un même individu se trouve
simultanément membre et bénéficiaire de
plusieurs groupes de parenté ayant des
attributions similaires. Ainsi, un enfant peut jouir
des faveurs aux quatre groupes des parents.
֍ L’alliance :
C’est un système de parenté qui repose sur les
règles qui définissent les possibilités d’union entre
deux groupes de familles, par le mariage.
NB : Les règles de l’alliance sont dominées par la
prohibition de l’inceste qui interdit le mariage entre
membres de familles proches.
Certaines sociétés préconisent comme règles
d’alliance l’ « exogamie » qui est l’union entre
membres de sociétés différentes. D’autres sociétés
préconisent plutôt l’ « endogamie », qui est l’union
entre membre d’un même groupe familial.
3. Formes de conjugalité :
On distingue, essentiellement deux types de
conjugalité :
- La monogamie
- La polygamie.
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֍ La monogamie :
C’est une union conjugale entre un homme et une
seule femme et vice-versa. C’est la forme de
conjugalité la plus rependue dans nos sociétés
actuelles.
֍ La polygamie :
C’est une forme d’union qui implique plus de deux
conjoints à une personne. Ici, on distingue deux
formes de conjugalité :
La polygynie : quand un homme épouse plus
d’une femme.
La polyandrie : qui concerne la femme qui prend
en mariage plus d’un homme.
NB : Ce genre de conjugalité a été praticable chez le
peuple BASHILELE au Bandundu, et reste la forme de
conjugalité la moins rependue dans nos sociétés.
Notons qu’on distingue deux sortes de polygynie,
selon qu’il s’agisse de nombre d’épouses appartenant
à un seul homme.
Il s’agit de :
- La petite polygynie : quand un homme épouse un
nombre limité des femmes, 2 à 3 au maximum.
- La grande polygynie : quand un homme a un
nombre illimité des femmes qu’il épouse, 4 femmes
au-delà.
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43
III. LES ROLES ET STATUTS SOCIAUX :
La notion des rôles et statuts sociaux permet
d’opérer un lien entre l’individu et la société face à la
conduite sociale.
Ces deux concepts sont complémentaires, mais le
statut social se réfère aux « fonctions » occupées par
les individus dans la société.
Tandis que le rôle social se réfère aux
« comportements et taches » des individus qui
occupent ces fonctions.
Ex : - Statut = Préfet des études
- Rôle = Gérer les personnes et les biens de
l’institution.
1. Le rôle social :
C’est l’activité qu’exerce un individu dans la société.
C’est un schème de comportement qu’a un individu
face à son statut.
a. Types de rôles sociaux :
On distingue deux types de rôles sociaux :
Les rôles institués ou assignés :
Ce sont les rôles qui correspondent à des
différentiations socialement reconnues. Les modèles
de comportement sont prédéfinis par la société.
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44
C’est ainsi qu’on parle de « rôle masculin » et « rôle
féminin » : la différentiation sexuelle détermine le
modèle de comportements distincts entre l’homme et
la femme.
Les rôles acquis ou conquis :
Ce sont des rôles qui naissent au sein des rapports
sociaux, c’est-à-dire grâce aux efforts fournis par les
individus.
NB : Dans l’exercice des rôles sociaux, selon que
l’individu exerce l’une ou l’autre fonction contraire, on
assiste aux « conflits de rôles »qui naissent quand
un individu occupe des statuts dont les attentes sont
incompatibles, dans le temps et dans l’espace.
Ex : Un pasteur qui est à la fois serveur dans un
Ngada.
2. Les statuts sociaux :
C’est l’ensemble des fonctions qu’exerce un individu
au sein de la société. Ils peuvent être aussi de deux
formes :
Les statuts institués ou assignés :
C’est l’ensemble des fonctions prévues par la société
pour un individu occupant une position sociale.
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45
Les rôles acquis ou conquis :
C’est l’ensemble des fonctions qu’occupent les
individus vis-à-vis de leurs compétences, leurs
propres efforts :
Ex : Pour être chef d’entreprise, il faut avoir un diplôme
universitaire.
NB : La notion des statuts sociaux suppose cinq
éléments constitutifs qui peuvent faire accéder
l’individu à une fonction:
a. L’ascendance :
Elle donne à un individu une fonction privilégié ou
supérieure dans la société, par le fait de naitre dans
telle ou telle famille.
b. L’état de fortune :
Il s’agit des biens matériels tangibles qui permettent à
un individu de manifester le degré auquel il peut
accéder.
c. L’utilité fonctionnelle :
C’est quand l’individu est rangé selon ce qu’il fait dans
la société et que la société considère comme digne.
d. Le niveau et le genre d’instruction :
On range l’individu selon son niveau d’instruction et le
diplôme qu’il dispose.
e. Les caractéristiques biologiques :
Quand la société range un individu selon le sexe, l’âge
ou la couleur de la peau.
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Ainsi, le plus âgé plus considéré plus que le jeune, et
est donc sensé occuper le poste de responsabilité.
IV. LA MOBILITE SOCIALE
1. Définitions :
La mobilité sociale est un mouvement qui se rapporte
au passage d’une personne d’un état social à un autre
état, d’une classe sociale à une autre.
Ce concept « mobilité » désigne donc le changement
de la structure sociale.
2. Types :
On distingue essentiellement quatre types de mobilité
sociale :
La mobilité géographique ou physique
C’est un déplacement volontaire ou coercitif de
l’individu, d’un territoire à un autre.
La mobilité verticale
C’est le changement de statut social par un individu,
par rapport à son appréciation par la volonté de la
société.
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Ce changement permet à l’individu, non seulement de
« progresser » dans la société, on parle alors de
la « mobilité ascendante » ; mais aussi de
« régresser », dans ce cas on parle de la « mobilité
descendante ».
La mobilité horizontale
C’est un changement qui consiste à placer l’individu à
une position équivalente à son statut d’avant.
La mobilité automatique
Elle correspond à un changement de statut sans
aucune participation volontaire de l’individu.
V. LES FAITS DE CONSCIENCE
COLLECTIVE
Il existe essentiellement trois éléments des faits de
conscience collective :
- Les valeurs sociales
- La culture
- Les signes et symboles
1. Les valeurs sociales :
Ce sont les faits de conscience politique
générale, c’est-à-dire tout ce qui est utile et désirable
ou admirable pour l’individu et dicté par la société à
ses membres.
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La valeur sociale peut être définie comme l’ensemble
des critères par lesquels la société juge l’importance
d’un individu sur le plan socio-culturel.
C’est donc la manière d’être ou d’agir que la société
recommande à ses membres.
֍ Eléments d’une valeur sociale :
Une valeur sociale comporte trois éléments
essentiels :
- L’objet de la valeur, lui-même.
- La capacité de l’objet de satisfaire les besoins
sociaux
- L’appréciation que la société porte sur cet objet.
֍ Les critères d’évaluation d’une valeur sociale :
La valeur sociale porte sur quatre critères :
- Elles sont partagées par plusieurs individus
- Elles ne dépendent pas du jugement particulier
- Elles préviennent les besoins sociaux
- Elles impliquent les émotions collectives
֍ Les conflits de valeur sociale :
On parle de conflit de valeur sociale, quand il y a
disparité entre les valeurs sociales propre à la culture,
et le comportement des gens, et que les valeurs sont
en conflits. C’est-à-dire là où la culture est intégrée par
le consensus général apparait le conflit de valeur.
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49
2. La culture :
C’est le mode de vie d’un peuple. C’est
l’ensemble des données acquises et transmises à
l'intérieur d'un groupe social.
Les productions intellectuelles, artistiques,
religieuses, etc., de ce groupe.
Ainsi, une société est ce que sa culture l’a faite, et une
culture est ce que sa société la fait.
C’est-à-dire, la culture et la société sont inaliénable,
l’autre à l’autre.
3. Les signes et symboles :
Les membres de société communiquent à travers les
signes et symboles.
Un symbole c’est quelque chose qui tient lieu et place
d’une autre chose.
On distingue quatre éléments des signes et
symboles :
Le signifiant : c’est le symbole proprement-dit qui
tient place d’une autre chose.
Le signifié : c’est une chose dont le signifiant tient
lieu.
La signification : c’est le rapport entre le signifiant
et le signifié
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50
Le code : c’est l’élément qui définit le lien entre
signifiant et signifié.
VI. LES CONDUITES COLLECTIVES
C’est le schème de comportement propre aux
membres de la société.
Dans la conduite collective, on distingue trois
éléments :
- Les normes sociales
- Les modèles sociaux
- Le processus de socialisation.
1. Les normes sociales :
C’est l’ensemble des modèles de conduite préétablis
par la société, qui orientent les comportements des
individus dans la société.
2. Les modèles sociaux :
C’est tout ce qui sert d’exemple à suivre par tous les
membres de la société.
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3. Le processus de socialisation :
C’est une démarche d’apprentissage des valeurs
sociales à tous les membres de la société par cette
société.
Ce processus de socialisation se fonde sur le
« sentiment collectif » et deux fonctions essentielles :
- Favoriser l’adaptation des individus à la vie sociale
- Etablir la cohésion sociale
NB : On distingue trois processus de socialisation :
La socialisation primaire :
Elle sert à structurer la personnalité des individus par
la famille, l’école, l’église, les médias et les groupes
des pairs.
La socialisation secondaire :
Elle intervient à la fin de l’enfance et permet aux
individus de s’intégrer à des groupes particuliers,
notamment dans les entreprises, les associations, les
partis politiques, les syndicats,…
La resocialisation :
C’est le nouveau processus de socialisation qui se fait
dans des institutions globales en vue d’une
rééducation des déviants (armée, prison, asile,…).
La resocialisation se fait par une volonté découpée
brutalement de la vie antérieure des individus.
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52
VII. LA DEVIANCE SOCIALE
La déviance sociale revoit à la non-conformité
des normes socialement établies.
Ainsi, tout individu qui enfreint aux normes sociales
est considéré comme « déviant », « asocial » ou
« délinquant ».
La déviance sociale désigne donc un comportement
contraire à celui prévu par la société, et jugé contraire
aux règles sociales.
Toute société a ce qu’elle qualifie de déviance, et
relative à chaque société.
De manière générale, comme types de déviance
sociale, on peut citer :
- L’alcoolisme
- Le vagabondage sexuel
- La toxicomanie
- La délinquance sénile et juvénile
- Etc
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53
CONCLUSION
Grosso modo, nous avons présenté la sociologie
comme nouvelle discipline, jadis confondue à la
philosophie ; mais il fallait attendre le 19e siècle pour
qu’elle soit une discipline autonome, avec A. Comte,
K. Marx et E. Durkheim, qui en sont les principaux
pères.
Toutefois, il sied de signaler que la notion de la
sociologie est antécédente au concept-même
« sociologie », tant et si bien que les idées
sociologiques ont été émises par les auteurs, au fil du
temps, sans parler du concept « sociologie ».
Ainsi, reconnaissons-le, non seulement on ne peut
pas dissocier une société de sa culture, mais aussi
une société des faits sociaux. Nous vivons dans la
société, nous connaissons des faits sociaux qui
s’imposent sur nous.
Trésor KILOSHO [Link]@, Assistant Psychosocial
54
BIBLIOGRAPHIE
1. G. Rocher, Talcott Parsons et la sociologie
américaine, Montréal, Macintosh, 1988.
2. F. Gilles et N. Jean-Pierre, Introduction à la
sociologie, Paris, Armand Colin, 2003.
3. R. Quivy., Manuel de recherche en Sciences
Sociales, Paris, Dunod, 1995.
4. A. JOURNAUX, Géographie générale humaine et
économique, Paris, HATIER, 1979.
5. P. Bourdieu et F. Bourricaud, Dictionnaire critique
de la sociologie, Paris, PUF, 1982.
6. J. Etienne et al., Dictionnaire de sociologie, Paris,
Hatier, 2004.
7. A. TOURAINE, Sociologie de l’action, Paris, Les
Éditions du Seuil, 1965.
8. Max P., La vie affective des groupes : esquisse
d’une théorie de la relation humaine, Paris, DUNOD,
1968.
9. Georg S., Sociologie et épistémologie, Paris, PUF,
1981.
10. G. [Link], Phénomènes sociaux totaux et
dynamique sociale, Paris, PUF, 1961.
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55
TABLE DES MATIERES :
PREFACE ................................................................................ 1
INTRODUCTION GENERALE .............................................. 2
Notions : ................................................................................... 2
Objectifs du cours :................................................................. 2
Première Partie : GENERALITES SUR LA
SOCIOLOGIE.......................................................................... 4
CHAP. I : NOTIONS DE LA SOCIOLOGIE ......................... 4
I. DEFINITIONS.................................................................. 4
II. OBJET DE LA SOCIOLOGIE........................................ 4
IV. RAPPORTS DE LA SOCIOLOGIE AVEC
D’AUTRES SCIENCES SOCIALES ..................................... 6
V. NOTIONS DU FAIT SOCIAL......................................... 7
VI. CLASSIFICATION DES FAITS SOCIAUX .............. 9
VII. NOTIONS DE LA CONTIGENCE ........................... 10
CHAP. II : BREF APPERCU SUR LES ETATES DE LA
PENSEE SOCIOLOGIQUE ................................................. 11
I. LE DEBUT DE LA SOCIOLOGIE ............................... 11
1. Notions : ......................................................................... 11
2. Les précurseurs lointains :........................................... 12
A. EN GRECE ANTIQUE : ............................................... 12
PLATON (428-347) : .................................................... 12
ARISTOTE (384-322) : ................................................ 14
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56
HERODOTE (484-420) : .............................................. 16
B. EN ROME ANTIQUE.................................................... 16
HIPPOLYTE DE ROME (170-235) :........................... 16
TACITE (55-120 pcn) : ................................................. 17
3. LES PRECURSEURS IMMEDIATS : ......................... 18
Charles MONTESQUIEU (1689-1755) : .................... 18
Jean-Jacques ROUSSEAU (1712-1778) : ................ 19
David RICARDO : ......................................................... 19
II. LES FONDATEURS DE LA SOCIOLOGIE ............... 20
1. Auguste COMTE (1798-1857) : .................................. 21
2. Karl MARX (1818-1883) : ............................................ 23
3. Emile DURKHEIM (1858-1917) : ................................ 26
III. LES CONTINUATEURS DE LA SOCIOLOGIE .......... 27
1. Max WEBER (1864-1920) : ......................................... 27
2. Pierre BOURDIEU (1930-2002) : ............................... 30
3. Alain TOURAINE (1925-) : .......................................... 32
4. Herbert SPENCER (1820-1903) :............................... 33
5. Autres sociologues contemporains : .......................... 36
CHAP. III : QUELQUES NOTIONS DE BASE EN
SOCIOLOGIE........................................................................ 37
I. NOTIONS DE LA SOCIETE ........................................ 37
1. DEFINITIONS : ............................................................. 37
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57
2. CARACTERISTIQUES D’UNE SOCIETE : ............... 37
3. FONCTIONS DE LA SOCIETE .................................. 38
1. Définitions : .................................................................... 39
2. Fondements de la famille: ........................................... 40
3. Formes de conjugalité :................................................ 41
III. LES ROLES ET STATUTS SOCIAUX : ....................... 43
1. Le rôle social : ............................................................... 43
2. Les statuts sociaux : ..................................................... 44
IV. LA MOBILITE SOCIALE ................................................ 46
1. Définitions : .................................................................... 46
2. Types :............................................................................ 46
V. LES FAITS DE CONSCIENCE COLLECTIVE ............ 47
1. Les valeurs sociales : ................................................... 47
2. La culture : ..................................................................... 49
3. Les signes et symboles : ............................................. 49
VI. LES CONDUITES COLLECTIVES............................... 50
VII. LA DEVIANCE SOCIALE ............................................. 52
CONCLUSION ...................................................................... 53
BIBLIOGRAPHIE .................................................................. 54
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