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Correction Exam Final 2024 - Solutions

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Correction non officielle de l’exam final 2024

Le but de ce document est de présenter une solution possible de l’exam. Noter que la plupart des questions ci-dessous peuvent
être résolues de plusieurs autres méthodes non mentionnées dans ce corrigé. Faites attentions aux éventuelles erreurs de calcul
qui m’auraient échappé.
Pour plus de détails concernant certaines méthodes utilisées lors de cette correction, veuillez vous référer à mes mémos.
Ñ é Ñ é
2 4 4 2
Exercice 1. 1. Le système linéaire correspond à l’équation matricielle AX “ B où A “ 1 3 1 et B “ 1 .
1 5 6 ´6
Faisons alors un pivot sur les lignes.

Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é
2 4 4 2 1 3 1 1 1 3 1 1 1 3 1 1
1 3 1 1 ÝÝÝÝÝÝÝÑ 2 4 4 2 ÝÝÝÝÝÝÝÑ 0 ´2 2 0 ÝÝÝÝÝÝÝÑ 0 ´2 2 0
L1 ØL2 L ÐL ´2L L3 ÐL3 `L2
1 5 6 ´6 1 5 6 ´6 L23 ÐL23 ´L11 0 2 5 ´7 0 0 7 ´7
Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é Ñ é
1 3 1 1 1 0 4 1 1 0 0 5
ÝÝÝÝÝÝÝÑ 0 1 ´1 0 ÝÝÝÝÝÝÝÑ 0 1 ´1 0 ÝÝÝÝÝÝÝÑ 0 1 0 ´1 .
´L
L2 Ð 2 2 L1 ÐL1 ´3L2 L ÐL ´4L
L
0 0 1 ´1 0 0 1 ´1 L12 ÐL12 `L33 0 0 1 ´1
L3 Ð 3
7

On voit donc que A était inversible, et que donc l’équation AX “ B possède une unique solution, à savoir,
Ñ é Ñ é
x 5
X “ y “ ´1 .
z ´1

On aurait aussi pu anticiper que A était inversible en calculant son déterminant puis d’exhiber son inverse A´1 (par
exemple avec la formule de la commatrice) pour trouver l’unique solution de l’équation matricielle X “ A´1 B.
2. (a) La famille (e1 , e2 ) est clairement libre. La question revient donc à vérifier si e3 P Vect{e1 , e2 } ou pas. Soit λ, µ P R,
on a alors   

 3λ ` µ “ 7 
 3(2) ` 1 “ 7 
 7“7
  
 5µ “ 5  µ“1 µ “ 1
e3 “ λe1 ` µe2 ðñ ðñ ðñ .
λ “ 2
 λ “ 2
 λ “ 2


 
 

´2λ ´ µ “ 1 ´2(2) ´ 1 “ 1 ´5 “ 1
On trouve une contradiction, donc e3 R Vect{e1 , e2 } et, par conséquent, la famille (e1 , e2 , e3 ) est bien libre.
On pouvait aussi, à la place, calculer le rang de la famille par pivot.
(b) Notons F “ (v1 , v2 , v3 , v4 ). Une simple résolution de λv1 ` µv2 “ v3 nous donne que v3 “ 2v1 ` 3v2 , donc la
famille F est liée et 2v1 ` 3v2 ´ v3 “ 0 est une relation de dépendance linéaire vérifiée par F.
3. (a) Vrai : Posons v “ (1, 1, 0, 0)T . Il est clair que v “ v1 ` v2 , donc v P Vect{v1 , v2 }. Or, 2v1 “ v3 ´ 3v2 par ce qui
précède, donc v1 P Vect{v2 , v3 }. Par conséquent, v P Vect{v1 , v2 } Ă Vect{v2 , v3 } et, a fortiori, v P Vect{v2 , v3 , v4 }.
(b) Faux : On voit bien que F “ Vect{v1 , v2 } ` Vect{v2 , v3 , v4 } est inclus dans (même égal à) Vect{v1 , v2 , v3 , v4 } qui,
à son tour, est inclus dans H “ {(x, y, z, t)T P R4 , y “ x ` t}. Par conséquent, F ‰ R4 .
Remarquons que ce résultat était clair même sans trouver H. En effet, F étant liée, elle vérifie rg F ď 4 ´ 1 “ 3.
Par conséquent, dim Vect F “ rg F ď 3, et donc on ne peut pas avoir F “ R4 .
4. Supposons que A est inversible. Alors In “ AA´1 “ B(CA´1 ) nous assure que B (étant carrée) est inversible,
d’inverse B ´1 “ CA´1 . De même, In “ A´1 A “ (A´1 B)C nous assure que C (étant carrée) est inversible, d’inverse
C ´1 “ A´1 B.
Une autre méthode aurait été de remarquer que 0 ‰ det(A) “ det(B) det(C) oblige det(B) et det(C) à ne pas être
nuls et, par conséquent, les matrices B et C à être inversibles.
Ñ éÑ é Ñ é
2 0 1 1 1
Exercice 2. 1. On a M u “ 0 3 0 0 “ 0 . Ainsi, 1 est valeur propre de M et u est un vecteur propre
1 0 2 ´1 ´1
de M associée à la valeur propre 1.

1
2. On a
X ´2 0 ´1
X ´3 0 0 0 0 X ´3
χM “ det(XI3 ´ M ) “ 0 X ´3 0 “ (X ´ 2) ´0 ` (´1)
0 X ´2 ´1 X ´2 ´1 0
´1 0 X ´2

“ (X ´ 2)(X ´ 3)(X ´ 2) ´ (X ´ 3) “ (X ´ 3)((X ´ 2)2 ´ 1) “ (X ´ 3)(X ´ 2 ´ 1)(X ´ 2 ` 1) “ (X ´ 1)(X ´ 3)2 .

3. Les valeurs propres de M sont λ1 “ 1 avec multiplicité algébrique β1 “ 1 et λ2 “ 3 avec multiplicité algébrique β2 “ 2.
4. Notons F1 “ Ker(M ´ I3 ) et F2 “ Ker(M ´ 3I3 ) les sous-espaces propres de M . Notons aussi α1 “ dim F1 et α2 “
dim F2 les multiplicités géométriques des valeurs propres de M .
ÑÑ éé
1
On sait d’avance que 1 ď α1 ď β1 “ 1, donc α1 “ 1. Ainsi, e1 “ 0 est une base de F1 (car famille libre à 1
´1
vecteur dans un espace de dimension 1).
Ñ é
´1 0 1
Pour F2 , écrivons d’abord A ´ 3I3 “ 0 0 0 et notons C1 , C2 , C3 ses colonnes. On voit alors clairement que
1 0 ´1 ÑÑ é Ñ éé
0 1
C2 “ 0 et C1 ` C3 “ 0, ce qui implique que (0, 1, 0)T , (1, 0, 1)T P F2 . Posons e2 “ 1 , 0 . Il est clair que
0 1
e2 est libre, donc α2 ě 2. Or, α2 ď β2 “ 2, donc α2 “ 2. Ainsi la famille e2 , étant libre de cardinal 2 dans F2 de
dimension 2, est une base de F2 .
5. étant donné que les valeurs propres (complexes) de M sont exactement λ1 et λ2 et que, pour chacune de ces deux valeurs
propres, les multiplicités géométriques et algébriques coı̈ncident (i.e. α1 “ β1 et α2 “ β2 ), alors M est diagonalisable.
ÑÑ é Ñ é Ñ éé
1 0 1
Plus exactement, dans la base e “ 0 , 1 , 0 (c’est clairement une famille libre car les espaces propres
´1 0 1
sont en somme directe et elle est de bon cardinal
Ñ égaléà dim R3 “ 3) formée par concaténation des bases des espaces
1 0 0
propres, on a que f s’exprime comme D “ 0 3 0 .
0 0 3
Exercice 3. 1. Il est clair que 0 P E Ă R3 (car u(0) “ 0) et que pour tout x, y P E et tout λ P R que l’égalité
u(x ` λy) “ u(x) ` λu(y) “ x ` λy nous assure que x ` λy P E. L’ensemble E est donc bien un sous-espace
u est xPE
linéaire yPE
3
vectoriel de R .
Ñ é
1 2 2
2. Notons P “ ´1 ´1 ´2 la matrice qui représente la famille β 1 “ (a, b, c) dans la base canonique. On remarque
1 1 1
´1 ´2 ´1 ´2 ´1 ´1
que det(P ) “ 1 ´2 `2 “ 1(´1 ` 2) ´ 2(´1 ` 2) ` 2(´1 ` 1) “ 1 ´ 2 “ ´1 ‰ 0, donc la
1 1 1 1 1 1
famille β 1 est bien une base de R3 .
Ñ é
1 2 2
3. La matrice P “ ´1 ´1 ´2 trouvée ci-dessus est la matrice de passage de β à β 1 .
1 1 1

4. On peut soit calculer R “ P ´1 AP , soit voir comment agit u sur la base β 1 , en exprimant les résultats dans la même
base. Remarquons alors que
Ñ éÑ é Ñ é
1 4 4 1 1
• u(a) “ ´1 ´3 ´3 ´1 “ ´1 “ a “ 1a ` 0b ` 0c.
0 2 3 1 1
Ñ éÑ é Ñ é
1 4 4 2 2
• u(b) “ ´1 ´3 ´3 ´1 “ ´2 “ c “ 0a ` 0b ` 1c.
0 2 3 1 1
Ñ éÑ é Ñ é
1 4 4 2 ´2
• u(c) “ ´1 ´3 ´3 ´2 “ 1 “ ´b “ 0a ` (´1)b ` 0c.
0 2 3 1 ´1
Ñ é
1 0 0
Ainsi, R, la matrice de u dans la base β 1 , est égale à R “ 0 0 ´1 .
0 1 0

2
Exercice 4. 1. On a ⟨f1 , f2 ⟩ “ 1 ¨ 1 ` (´2) ¨ 1 ` 0 ¨ 1 “ 1 ´ 2 “ ´1.
p √ √ √
2. On a ∥f3 ∥ “ ⟨f3 , f3 ⟩ “ 22 ` 12 ` 32 “ 4 ` 1 ` 9 “ 14.
3. On sait que ⟨f1 , f3 ⟩ “ 1 ¨ 2 ` (´2) ¨ 1 ` 0 ¨ 3 “ 2 ´ 2 “ 0. Ainsi, f1 et f3 sont orthogonaux.
4. Notons A cette matrice. On a alors
1 1 2 1 1 2
3 5
det(A) “ ´2 1 1 “ 0 3 5 “1 “ 9 ´ 5 “ 4.
L2 ÐL2 `2L1 1 3
0 1 3 0 1 3

5. Par la question précédente, on sait que la famille F “ (f1 , f2 , f3 ) est une base de R3 et, en particulier, est libre.

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