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Exercices sur l'audition et la surdité

Svt première

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Partie 4 Chapitre 4

EXERCICES PAGE 271


Vérifier ses connaissances

1 Connaître les mots-clés


Consultez la liste des mots-clés du chapitre p 269.

2 Question à réponse unique


A-3. Le pavillon et le conduit auditif canalisent les vibrations de l’air vers le
tympan. Voir doc 1a de l’activité 1 page 260.
Les réponses 1 et 2 sont évidemment fausses. La réponse 4 est fausse car
l’oreille externe conduit les sons vers l’oreille moyenne et non au cerveau.
B-2. Seules les cellules ciliées de l’oreille interne sont plus ou moins
endommagées par des sons trop forts. Il s’agit en effet de cellules fragiles dont
la destruction est définitive. Les autres structures sont résistantes à l’exception
du tympan qui peut être percé.
C-1. La fréquence d’un son s’évalue en hertz. Ne confondez pas les unités Hz
et dB ! Attention également aux ordres de grandeur.

3 Vrai ou faux ?
3. a. Vrai. Les messages auditifs diffèrent par leur fréquence, c’est-à-dire le
nombre de potentiels d’action par unité de temps. Voir doc. 3b de l’activité 2
page 263.
b. Faux. Le tympan vibre avec les mêmes caractéristiques que les ondes
sonores reçues.
c. Faux. Chaque aire auditive cérébrale reçoit des messages nerveux auditifs
issus des deux oreilles.
d. Faux. Diverses surdités existent. On distingue, classiquement, les surdités
de transmission liées à la propagation défectueuse des ondes sonores au
niveau de l’oreille externe ou moyenne et les surdités de perception dues à un
dysfonctionnement de l’oreille interne ou à une lésion des nerfs auditifs.
Quelques rares surdités ont pour origine une lésion des aires cérébrales
auditives (surdités corticales).

4 Légender une photographie


Il s’agit des trois osselets de l’oreille moyenne, respectivement le marteau (3),
l’enclume (2) et l’étrier (1) qui est le plus petit os du corps humain. Les ondes
sonores en provenance du tympan sont amplifiées et transmises depuis le
marteau, collé au tympan par son « manche », jusqu’à l’étrier appliqué contre
l’oreille interne.

5 Ranger dans l’ordre chronologique


Sur les 7 étapes décrites, seules la première et la septième sont bien placées.
Les 5 intermédiaires doivent être mises dans l’ordre suivant :

Vous pouvez consulter le bilan du chapitre pages 268 et 269 ou/et le schéma-
bilan page 270.

6 S’exprimer par des textes courts


1. Les cellules ciliées de l’oreille interne élaborent les messages nerveux
auditifs. Leurs cils vibratiles sont mis en mouvement par un liquide,
l’endolymphe, ce qui génère un message nerveux de nature électrique. Ce
dernier est ensuite transmis par la fibre nerveuse associée.
Conseil : Vous pouvez relire l’activité 3 page 264 qui présente leur organisation
et leur fonctionnement de manière plus détaillée.
2. Les causes de surdité possibles sont variées mais peuvent être rangées en
2 grandes catégories : d’une part, les surdités de transmission associées à une
perturbation de la propagation des ondes sonores, comme un canal auditif
obstrué par un bouchon de cérumen ou un tympan déchiré ; d’autre part, les
surdités de perception associées à une perturbation de la transformation des
ondes sonores en messages nerveux auditifs au niveau de l’oreille interne et à
une lésion des nerfs auditifs ou des aires cérébrales auditives.
3. Le champ auditif humain désigne l’ensemble des sons audibles. Chaque son
se caractérisant par une fréquence (Hz) et un niveau sonore (dB), le champ
audible humain correspond donc à l’ensemble des fréquences et niveaux
sonores que nous sommes capables de percevoir. Ce champ s’étend d’une
fréquence minimale de 20 Hz (pour 80 dB environ) à une fréquence maximale
de 20 000 Hz (pour 70 dB). Le seuil de perception minimal se situe vers 1 000
Hz (pour quelques dB) alors que le seuil maximal se situe vers 800 Hz (pour
plus de 120 dB).
Notre perception de l’univers sonore environnant est donc limitée : nous
n’entendons pas tout !
Réponses aux questions
1. Comparer les audiogrammes de l'être humain et du chat.
L'audiogramme du chat montre qu'il peut entendre des fréquences bien plus
élevées que l'être humain. Par exemple :
• L'être humain perçoit des sons jusqu'à environ 20 000 Hz, tandis que le
chat peut entendre des fréquences dépassant 60 000 Hz.
• À 20 000 Hz, le niveau sonore minimal perçu par le chat est plus bas
que celui de l'humain, ce qui signifie qu'il a une meilleure sensibilité à
cette fréquence.
• Aux fréquences plus basses (par exemple, autour de 100 Hz), les
niveaux minimaux de perception sonore sont assez proches pour les
deux espèces, mais le chat conserve souvent une meilleure
sensibilité dans les hautes fréquences.
2. Expliquer pourquoi le chat repère si bien ses proies.
Le chat peut repérer facilement ses proies, comme les souris, parce qu'il est
capable d'entendre des fréquences élevées, autour de 20 000 Hz, où les souris
émettent la majorité de leurs sons. Sa sensibilité auditive dans cette gamme de
fréquence permet au chat de détecter les sons faibles produits par les souris,
même à distance ou en présence d'autres bruits. Cette capacité est un
avantage évolutif, car elle aide le chat à chasser efficacement en localisant ses
proies grâce à leur bruit caractéristique.
Voici une réponse détaillée pour chaque question posée sur le réflexe
stapédien.
1. Rôle des osselets de l'oreille moyenne
Les osselets de l'oreille moyenne (marteau, enclume, étrier)
transmettent les vibrations sonores du tympan jusqu'à l'oreille interne.
Lorsque le son atteint le tympan, il le fait vibrer, et ces vibrations sont
amplifiées et transmises par les osselets vers la fenêtre ovale, une
membrane menant à la cochlée. Cette amplification est cruciale pour
que les vibrations atteignent l'oreille interne avec une force suffisante
pour être converties en signaux nerveux, qui seront interprétés par le
cerveau comme des sons.
2. Effet de l'immobilisation des osselets
L'immobilisation des osselets modifie leur rôle en réduisant la
transmission des vibrations sonores vers l'oreille interne. En effet,
lorsque le muscle stapédien se contracte, il limite les mouvements de
l'étrier, ce qui diminue l’intensité des vibrations transmises à la
cochlée. Ce mécanisme de protection réduit le risque de dommages
à l'oreille interne en présence de sons très forts, qui pourraient
causer des traumatismes sonores.
3. Utilité du réflexe pour des sons de plus de 90 dB
Le réflexe stapédien se déclenche pour des sons intenses de plus de
90 dB, ce qui correspond à des niveaux sonores élevés
potentiellement dangereux pour l'oreille. Ce réflexe diminue la
transmission des vibrations sonores en immobilisant partiellement les
osselets, réduisant ainsi l'intensité sonore qui atteint l'oreille interne.
Cela protège la cochlée et les cellules ciliées contre les dommages
que pourraient causer des sons trop puissants, contribuant ainsi à
prévenir une perte auditive due à des expositions sonores intenses.

Question 1
Estimer et expliquer le délai visible entre la stimulation et la réception de
l'oto-émission.
Pour estimer le délai, il faut observer le graphe. La stimulation sonore est
marquée par une flèche rouge sur l'axe des temps, indiquant le moment où le
son est émis. On peut observer un décalage entre ce moment de stimulation et
le début des oscillations de l'oto-émission enregistrée.
Sur les graphiques, ce délai semble être d'environ 2 ms. Ce délai représente le
temps que met le son pour atteindre la cochlée et générer une réponse sous
forme d'oto-émission. Cela correspond au temps nécessaire pour que le son
stimule les cellules ciliées dans l'oreille interne, provoquant l’émission des oto-
émissions. Ce délai inclut le temps de transmission de la stimulation sonore
jusqu’à la cochlée, et la réaction de celle-ci.
Question 2
Indiquer l'oreille qui semble présenter une anomalie.
En observant les tracés des deux oreilles, on constate que les réponses de
l'oreille gauche (tracé du bas) sont moins régulières et moins intenses par
rapport à celles de l'oreille droite (tracé du haut). Cela peut indiquer une
anomalie au niveau de l'oreille gauche, car les oto-émissions devraient être
similaires pour les deux oreilles si elles fonctionnent normalement. La moindre
intensité ou l'absence d'oto-émissions peut être le signe d'une perte auditive ou
d'une dysfonctionnement des cellules ciliées dans l'oreille gauche.
Question 3
Quelle serait l'allure du tracé en cas de lésion totale de la cochlée ?
En cas de lésion totale de la cochlée, on n’observerait aucune oto-émission. Le
tracé serait alors une ligne plate, sans aucune oscillation, car il n’y aurait pas de
réponse de la cochlée à la stimulation sonore. Cela signifie que les cellules
ciliées ne sont plus capables de produire les oto-émissions en réponse au son,
ce qui est typique en cas de surdité profonde ou de lésion cochléaire
importante.
Analyse du Document 1 : Test d’audiométrie tonale
1. Explication du test :
o Le test d’audiométrie tonale mesure le seuil d’audition de
Benoît en décibels (dB) à différentes fréquences (de 125
Hz à 8 000 Hz) pour chaque oreille. Plus le seuil est élevé,
plus il faut de volume pour que Benoît perçoive le son.
2. Interprétation des résultats :
o En comparant le graphique (b) des courbes de Benoît à la
zone des niveaux normaux indiquée dans le graphique (c),
on observe que ses courbes s’écartent des valeurs
normales, particulièrement aux fréquences élevées.
o Cela signifie que Benoît a besoin d’un niveau sonore plus
élevé pour entendre certaines fréquences, surtout dans les
hautes fréquences, ce qui peut indiquer une perte auditive
partielle.
3. Conclusion pour le test tonale :
o Les résultats montrent effectivement une certaine baisse
d’audition, particulièrement dans les hautes fréquences, ce
qui peut contribuer à une perception de "mal entendre"
dans les conversations, surtout lorsque le bruit ambiant
masque les sons aigus.
Analyse du Document 2 : Test d’audiométrie vocale
1. Explication du test :
o Ce test mesure la compréhension de Benoît en pourcentage
de mots compris en fonction du niveau sonore. Une
compréhension de 100 % à un niveau sonore inférieur à 20
dB est considérée comme normale (courbe A).
o Les courbes B et C représentent des niveaux de perte
d’intelligibilité : la courbe B pour une baisse partielle
(hypoacousie) et la courbe C pour une perte sévère avec
distorsions.
2. Interprétation des résultats :
o Le graphique (d) montre la compréhension de Benoît pour
les deux oreilles. La courbe de Benoît se situe entre la
courbe B et la courbe C, ce qui indique une perte
d’intelligibilité modérée.
o Il semble que Benoît ait besoin d’un niveau sonore plus
élevé pour comprendre correctement les mots, surtout
dans un environnement de bruit de fond.
3. Conclusion pour le test vocale :
o Les résultats montrent une perte d’intelligibilité qui pourrait
expliquer les difficultés de Benoît à suivre les
conversations, en particulier dans des environnements
bruyants.
Conclusion générale et réponse à la question
En tant que médecin ORL, je peux confirmer à Benoît que ses craintes sont
justifiées. Les tests montrent qu’il a une baisse d’audition, surtout dans les
hautes fréquences, ainsi qu’une perte d’intelligibilité modérée. Ces facteurs
peuvent expliquer pourquoi il ressent des difficultés à suivre les conversations.
Je lui recommanderais de prendre des mesures adaptées, comme le port
d’appareils auditifs, pour améliorer sa compréhension et réduire les effets de
cette perte auditive dans sa vie quotidienne.

1. Déterminer l'impact du traumatisme sonore sur les capacités


auditives du patient :
D'après le graphique, on constate que le seuil d'intensité minimale
perçue par le patient est plus élevé que celui d'un témoin sain,
surtout entre 3 kHz et 10 kHz. Cela signifie que le patient a besoin
d'un son plus fort pour entendre dans cette gamme de fréquences,
indiquant une perte auditive dans ces fréquences. Cette perte est
probablement due aux dommages causés par l'exposition sonore
traumatique de 6 kHz à 130 dB pendant 15 minutes.
2. Quelles sont les structures de l'oreille atteintes par ce type de
traumatisme ?
Ce type de traumatisme sonore affecte principalement les cellules
ciliées de la cochlée, situées dans l'oreille interne. Ces cellules sont
sensibles aux sons de haute fréquence, et une exposition à des sons
de forte intensité peut les endommager, entraînant une perte auditive
dans les fréquences touchées.

Question 1
Déterminer les zones de la cochlée captant les sons graves et les sons
aigus.
Dans la cochlée, les fréquences aiguës (sons de haute fréquence) sont captées
à la base de la cochlée, tandis que les fréquences graves (sons de basse
fréquence) sont captées à l'extrémité (l'apex) de la cochlée. Le schéma de
droite montre cette distribution : les sons graves autour de 20 Hz sont captés à
l’extrémité, tandis que les sons aigus comme ceux de 5 kHz sont captés près
de l'entrée de la cochlée.
Question 2
Montrer que chaque région de l’aire auditive primaire traite des
sensations sonores différentes.
Le schéma central (1) montre une carte de l'aire auditive primaire dans le
cerveau, où différentes zones s'activent selon les fréquences des sons perçus.
Par exemple, les zones de la cochlée captant des sons graves sont
représentées par des activations dans certaines zones de l'aire auditive
primaire, tandis que les zones de haute fréquence s’activent dans d’autres
parties. Cela indique que chaque région traite une gamme spécifique de
fréquences sonores.
Question 3
Conclure sur l’existence d’une topographie des fonctions auditives
primaires, c’est-à-dire une organisation des neurones cérébraux reflétant
l’organisation des récepteurs sensoriels dans la cochlée.
On observe une "tonotopie" dans l'aire auditive primaire, c’est-à-dire que
l’organisation de la cochlée est reproduite dans le cerveau. Les neurones sont
organisés de manière à représenter les différentes fréquences, en suivant la
disposition des capteurs sensoriels dans la cochlée. Les fréquences basses
activent certaines zones spécifiques, et les fréquences élevées activent
d’autres, ce qui montre une correspondance directe entre l'organisation des
récepteurs sensoriels dans la cochlée et l'organisation neuronale dans l’aire
auditive du cerveau.

1. Comment repère-t-on une zone cérébrale active sur une image


d'IRM fonctionnelle ? Sur une image d'IRM fonctionnelle, une zone
cérébrale active apparaît en couleur, souvent rouge, jaune ou orange.
Cela indique une augmentation du débit sanguin dans cette région,
ce qui correspond à une activité neuronale plus intense.
2. Où sont situées les aires cérébrales auditives dans le cerveau ?
Les aires cérébrales auditives sont situées dans le lobe temporal, de
chaque côté du cerveau, près des oreilles.
3. Quelles sont-elles ? Les principales aires auditives sont :
o L'aire auditive primaire (ou cortex auditif primaire), située
dans le gyrus temporal supérieur.
o L'aire auditive secondaire, qui entoure l'aire primaire et est
impliquée dans le traitement plus complexe des sons,
comme la reconnaissance de la parole et de la musique.
Ces régions sont essentielles pour la perception et le traitement des sons.
Cette expérience montre que la perception de la musique par le cerveau est
organisée de manière complexe, avec des zones cérébrales spécifiques qui
réagissent différemment en fonction des caractéristiques de la musique,
comme le rythme, la tonalité et le timbre. Cela signifie que chaque élément
musical active des régions cérébrales distinctes, et l'IRMf peut capturer ces
variations d'activité pour reconnaître une musique spécifique.
L'expérience révèle aussi que le cerveau décompose et analyse les différents
aspects de la musique de manière identifiable, suffisamment pour qu’un logiciel
puisse en déduire des informations précises. Cela suggère que la perception
musicale est un processus structuré où différentes aires cérébrales traitent des
caractéristiques spécifiques, permettant ainsi une "empreinte cérébrale" unique
pour chaque morceau.

Pour montrer que le génotype détermine le phénotype à différentes échelles


dans le cadre de l’audition, on peut examiner plusieurs aspects de cette étude :
1. À l’échelle génétique : Le gène TMC1 est situé sur le chromosome 9.
Chez certaines familles atteintes de surdité congénitale, une mutation
du gène TMC1 a été identifiée. Cette mutation correspond à un
changement d’un nucléotide G en A, ce qui modifie le code génétique
et donc la protéine produite.
2. À l’échelle moléculaire : La mutation du gène TMC1 entraîne une
modification de la protéine qu’il code. En particulier, au 572e acide
aminé, une asparagine remplace l’acide aspartique d’origine. Cette
modification change la structure de la protéine TMC1, insérée dans la
membrane des cellules ciliées.
3. À l’échelle cellulaire : Les cellules ciliées de l’oreille interne sont les
cellules sensorielles responsables de la détection des sons et de leur
conversion en signal électrique. La protéine TMC1 joue un rôle
essentiel dans cette fonction. Les études montrent que certaines
mutations de TMC1 perturbent son fonctionnement, voire le bloquent,
ce qui empêche les cellules ciliées de remplir correctement leur rôle.
4. À l’échelle organique (phénotype) : Lorsque la protéine TMC1 est
défectueuse à cause de la mutation, les cellules ciliées ne peuvent
pas transmettre le signal auditif efficacement. Cela conduit à une
perte d’audition, ou surdité, chez les individus portant cette mutation.
Le génotype (la mutation du gène TMC1) détermine donc le
phénotype (surdité) à travers ses effets sur la protéine, la cellule, et
l’organe.
En résumé, cette étude démontre que des modifications au niveau du gène
peuvent entraîner des dysfonctionnements au niveau de la protéine, ce qui
affecte les cellules auditives et provoque des troubles de l’audition au niveau de
l’organe entier, illustrant la relation entre génotype et phénotype à plusieurs
échelles.

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