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Camara Laye : L'Enfant noir et son héritage

L'Enfant noir de Camara Laye, publié en 1953, est un roman autobiographique qui explore l'enfance de l'auteur en Guinée, tout en évitant les références directes à la colonisation. Laye met en avant les valeurs ancestrales, les rituels culturels et l'importance de l'éducation technique, tout en dépeignant une nostalgie pour son enfance heureuse. Ce livre est considéré comme un classique de la littérature africaine et a inspiré de nombreux écrivains tout en étant adapté en film.

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Camara Laye : L'Enfant noir et son héritage

L'Enfant noir de Camara Laye, publié en 1953, est un roman autobiographique qui explore l'enfance de l'auteur en Guinée, tout en évitant les références directes à la colonisation. Laye met en avant les valeurs ancestrales, les rituels culturels et l'importance de l'éducation technique, tout en dépeignant une nostalgie pour son enfance heureuse. Ce livre est considéré comme un classique de la littérature africaine et a inspiré de nombreux écrivains tout en étant adapté en film.

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Introduction

Lors de la publication de l’Enfant noir en 1953, la domination coloniale

Française en Guinée s’essouffle en raison de la contestation de la


population.

Des prises de position des leaders syndicalistes et des auteurs

Anticolonialistes. Alors que la quasi-totalité des auteurs africains << était

Presque unanimement orientée vers la dénonciation du fait colonial et du


choc

Culturel qu’il engendre »>, Camara Laye, lui, écrit un « livre intemporel qui
s’est

Imposé comme un classique de notre temps » grâce à l’exclusion de toute

Référence au colonialisme français et au choc des civilisations. Dès lors,


nous

Nous interrogerons dans un premier temps sur la finalité première du


roman et

Sur les objectifs poursuivis par l’auteur et la maison d’édition. Dans un


second

Temps, nous analyserons les éléments d’africanité qui s’opposent bien


souvent

A ceux hérités de la civilisation occidentale.

BIOGRAPHIE et bibliographie :

Né le 1er janvier 1928, fils d’un forgeron et orfèvre, à Kouroussa dans la


Haute-Guinée (à

L’époque sous domination française). Camara Laye fut toujours très


entouré durant son enfance

Par des apprentis de son père ou de ses frères. Comme tout enfant
musulman, il passe par

L’inévitable épreuve d’initiation de la circoncision. Cet évènement avait


lieu en brousse dans une

Atmosphère festive. Bien qu’excité, Camara Laye était anxieux en tant que
futur circoncis : << Ne

Dansions-nous pas que pour oublier ce que nous redoutions ? ». Après


avoir passé ce rite
D’initiation, il a le sentiment d’être un homme. Après la période de
convalescence due à sa

Circoncision, il rentre chez lui et découvre que sa propre case est


désormais séparée de celle de

Sa mère. Bien que triste, il éprouve la satisfaction d’être un homme,


d’avoir « l’âge de la raison »>.

Laye a reçu une éducation traditionnelle avant d’être envoyé à l’école


française à l’âge de 12

Ans.

A l’âge de quinze ans, il quitte sa famille pour Conakry, où il suit des


études d’enseignement

Technique à l’école de Georges Poiret et obtient un certificat d’aptitudes


professionnelles (CAP).

Grâce à sa scolarité encourageante, une bourse d’étude lui est donnée et


le jeune homme part

Etudier en France.

Laye convainc ses parents de le laisser aller en France pour y poursuivre


ses études.

Il part pour la France où il étudie à l’École centrale d’ingénierie automobile


à Argenteuil où II

Obtient un certificat de mécanicien. Après l’expiration de sa bourse, il se


prend lui-même en

Charge en faisant de petits boulots à l’usine automobile Simca puis dans


les transports en

Commun de Paris (RATP) et enfin à la Compagnie des compteurs de


Montrouge. Il continue ses

Etudes, le soir, au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et au


Collège technique de

L’aéronautique et de construction automobile. Cependant, entre temps,


une carrière d’écrivain va

S’ouvrir à lui. En effet, en 1953 Ayant créé la polémique d’entrée de jeux


dans la communauté

D’écrivains africains, le célèbre écrivain CAMARA LAYE a su se démarquer


avec une écriture
Novatrice qui ne mettait pas en scène la colonisation ou tout autre aspect
de la vie politique des

Pays africains ; Il finit obtenir

Le Prix CHARLES VEILLON à la suite de son œuvre : L’ENFANT NOIR.

Dans ce roman, il dépeint avec nostalgie son enfance heureuse, ses


parents, son éducation, le

Rituel de la circoncision qui est un élément important dans l’initiation à la


culture malinké et la fin

De sa jeunesse. Ce livre connut un tel succès qu’il fut adapté en film :


L’Enfant noir par Laurent

Chevallier, sorti en 1995.

Le Regard du roi, publié en 1954, est un récit allégorique et initiatique,


avec comme héros un

Blanc qui, s’étant fait rejeter par ses compatriotes, tente d’accéder à la
sagesse profonde de

L’Afrique avec l’aide de maîtres spirituels [Link] (A Dream of


Africa) a été publié à Paris

En 1966, brisant ses douze années de long silence. Son dernier livre, Le
Maître de la parole,

Publié en 1978 est une transcription de l’épopée de Soundiata, une


épopée orale consacrée

A Soundiata Keita, l’empereur mandingue mort en 1255. Fruit d’une


enquête de vingt ans auprès

Des griots malinkés, l’ouvrage se fonde en particulier sur la récitation de


l’épopée faite à Camara

Laye par le griot Babou Condé ; mais Camara Laye la romance en partie
afin de la rendre

Accessible à un lectorat.

Dans une société traditionnelle qui est bouleversée par les changements
sociaux et politiques de

L’époque.

Il obtient le diplôme d’ingénieur en 1956 et retourne en Afrique, plus


précisément
Au Dahomey (actuel Bénin). La Guinée obtient son indépendance en 1958,
et Ahmed Sékou

Touré est élu président. Camara Laye est le premier ambassadeur au


Ghana. Il occupe ensuite

Différents postes dans d’autres pays avant d’être rappelé à Conakry, où il


travaille pour le

Département des accords économiques. Il est ensuite nommé directeur de


l’Institut National de la

Recherche et de la Documentation. Camara Laye se trouve de plus en plus


souvent en conflit

Avec la politique du président Ahmed Sékou Touré. Il est emprisonné pour


une courte période.

Finalement, dans le milieu des années 1960, il s’enfuit avec sa famille en


Côte d’Ivoire, avant de

S’installer au Sénégal où il travaille comme chercheur à l’Institut


fondamental d’Afrique noire (IFAN), tout

En participant au mouvement d’opposition à Sékou Touré.

En tant que chercheur à l’IFAN, il parcourt l’Afrique de l’Ouest afin de


recueillir les récits de l’histoire des

Peuples noirs que racontent les griots, poètes et musiciens d’Afrique.

Parmi ses autres œuvres importantes figurent : Dramous paru en 1966, et


qui dénonce la dérive du

Régime qui l’a contraint à s’exiler au Sénégal et le Maître de la parole en


1978, un recueil de contes griots

Qui dépeint la genèse du Mali, mais également. Camara Laye meurt à


Dakar le 4 février 1980.

Camara Laye reste aujourd’hui l’un des écrivains les plus importants de
l’Afrique francophone. Son travail

A inspiré de nombreux écrivains africains, et a été salué pour son


exploration de

L’identité et de la culture africaine, ainsi que pour sa critique de la


colonisation et de l’impérialisme.

L’Enfant noir est considéré comme un classique de la littérature africaine,


et continue d’être lu et étudié
Dans le monde entier.

Dans sa fameuse œuvre littéraire L’enfant Noir qui est une autobiographie
de l’auteur, il présente

L’harmonie entre l’homme et le mystique en utilisant un style de


communication particulier : le tam-tam

Qui annonce le début de l’initiation dans l’œuvre,

Les rêves (matérialisation de l’imagination) et la relation homme-animal


(l’homme parlant aux animaux

Utilisant un langage que seul les deux comprennent). Ainsi dans ses
œuvres, Camara Laye prône la

Nécessité d’entretenir des liens permanents avec les ancêtres, le sacré et


l’interdit qui sont typiques aux

Réalités de l’Afrique. Il présente également la vie en communauté, la


tradition et l’héritage culturel.

Contexte Historique et Littéraire

Nant qu’ils

Xquelles

Ecoles

Contexte Historique et Littéraire

a) Contexte Historique

Le contexte historique de l’enfant noir peut varier selon la région et


l’époque, mais généralement, il est

Influencé par des facteurs tels que l’esclavage, la colonisation, la


ségrégation, et les luttes pour les droits

Civils. Ces éléments ont façonné les expériences des enfants noirs,
influençant leur accès à l’éducation, à

La santé, et leur traitement dans la société.

b) Littéraire

Le contexte littéraire de l’enfant noir est lié au 19 ème siècle Romantisme,


qui comprend :

Réalisme.

Naturalisme.
Parnasse.

Symbolisme.

École romane.

Décadentisme.

Esthétisme.

Structure de l’œuvre de Camara Laye

L’Enfant noir de Camara Laye est une œuvre autobiographique dans lequel
l’auteur nous raconte son

Enfance, son histoire, son parcours. Cette enfance partagée entre


Kouroussa et Tindican puis son

Adolescence et sa maturité entre Conakry et la France. Camara Laye nous


raconte à travers son histoire,

L’histoire de tous les enfants africains. Dans L’Enfant noir,. L’auteur


commence par rendre hommage à sa

Mère qu’il décrit comme une femme aimante, droite et généreuse. Il


débute ensuite son récit et relate

Ses propres souvenirs d’enfance.

Camara Laye fait part de ses expériences enfantines aux lecteurs africains

98 TEMPERED

Des

Ea

Allant de ses expériences quotidiennes et son vécu, il nous amène à


revivre notre enfance. L’enfance est

Une période au cours de laquelle, l’enfant est en pleine croissance donc sa


curiosité est de plus en plus

Aiguisée. Cette curiosité le pousse à poser des actes qui peuvent se


révéler dangereux.

On peut voir l’expression de cette curiosité à la page 3 de l’ouvrage


lorsque l’auteur nous raconte une de

Ses expériences avec un serpent :

<< J’avais ramassé un roseau qui traînait dans la cour -il en traînait
toujours, qui se détachaient de la
Palissade de roseaux tressés qui enclôt notre concession – et, à présent,
j’enfonçais ce roseau dans la

Gueule de la bête.>>

Cette illustration confirme également les propos de John Locke dans


Quelques pensées sur

L’éducation lorsqu’il dit que la curiosité est plus développée chez les
enfants. Si l’enfance est une période

De croissance et pleine d’expérience, c’est également une période où l’on


se sent le plus choyé, protégé

Et aimé.

L’auteur montre l’importance des valeurs ancestrales pour l’enfant

Camara Laye fait revivre de doux moments, à travers sa rencontre avec sa


grande mère. Il l’illustre à la

Page 22 de l’œuvre :

<< Elle me soulevait et me pressait contre sa poitrine, et moi, je me


pressais contre elle, l’entourant de

Mes bras, comme éperdu de bonheur. >>

L’auteur montre également dans son œuvre l’importance des valeurs


ancestrales notamment de nos

Traditions. Parlant de tradition, Camara Laye montre ce à quoi ressemblent


les rituels en Afrique. Ils

Constituent le fondement des traditions et permettent aux hommes


d’avoir plus confiance en eux-

Mêmes.

On peut voir cela à la page 71 quand il s’apprêtait à passer la cérémonie


de l’incision. Cérémonie qui dans

La tradition fera de lui un véritable homme. Il affirme :

<< Je savais parfaitement que je souffrirais, mais je voulais être un


homme. >>

L’auteur explique aussi les mythes et légendes avec lesquelles on


entourent ces rituels. Il pense que s’il

N'y avait pas de secret qui puisse suscité la crainte et la peur, les
cérémonies ou rituels perdraient leur
Effet. De plus, Camara Laye montre également l’amour des parents
notamment celui d’une mère.

Celle-ci est prête à tout pour satisfaire les besoins de ses enfants et aussi
de les voir s’épanouir. Cet

Amour se dévoile à la page 89 de l’ouvrage, lorsque sa mère préparait son


départ pour le lycée :

<< Une semaine plus tôt déjà, ma mère avait entamé la tournée des
marabouts les plus réputés, les

Consultants sur mon avenir et multipliant les sacrifices. >>

Camara Laye explique dans L’enfant noir l’importance des enseignements

Techniques

Plus loin l’auteur explique à la jeunesse, à travers le personnage de l’oncle


Mamadou, l’importance des

Enseignements techniques. Ces derniers contribuent à développer nos


aptitudes physiques. Mieux

Contrairement aux enseignements généraux, ils nous rendent dynamique


sur n’importe quel terrain.

C’est ce qu’explique l’oncle Mamadou à la page 100 de l’œuvre :

<<… : si j’avais vingt ans de moins, si j’avais mes études à refaire, je


n’eusse point été à l’École normale ;

Non ! J’aurais appris un bon métier dans une école professionnelle : un bon
métier m’eût conduit

Autrement loin ! >>

Camara Laye fait aussi transparaître dans son œuvre la souffrance des
parents quand le moment vient de

Se séparer d’eux pour des raisons professionnelles. Ayant vécu cela, il le


raconte de par les plaintes de sa

Mère lorsqu’il reçut une bourse pour la France :

<< Tant d’années déjà, il y a tant d’années déjà qu’ils me l’ont pris ! dit-
elle. Et voici maintenant qu’ils

Veulent l’emmener chez eux !...>>

L’auteur, à travers son expérience à école française, montre les


souffrances et les difficultés auxquelles
Sont confrontés les apprenants. Ces derniers sont maltraités par les
enseignants et directeurs :

<<… le directeur employait certains élèves comme boys pour ses


femmes…>>

Camara Laye dans L’enfant noir dénonce le manque de discipline dans les
écoles

Camara Laye dénonce l’indiscipline dans les écoles. Il le fait à travers


l’attitude de son père qui frappa le

Directeur de l’école. Il démontre que cette irresponsabilité de bon nombre


de dirigeants d’école fait que

Des élèves est intimidée ou même brimés par les autres.

Mieux, ces dirigeants d’école semblent seulement portés le nom, ignorant


tout de ce qui se trame dans

Leur école. On peut voir cela quand le père de l’auteur demanda au


directeur à la page 55 :

<< Sais-tu ce qui se passe dans ton école ? >>.

Résumé de l’ouvrage L’enfant noir

RÉSUMÉ DE L’ENFANT NOIR DE CAMARA LAYE

L’Enfant noir est le premier roman de Camara Laye, publié à Paris en


1953. Considérée comme « l’un des

Textes fondateurs de la littérature africaine contemporaine», cette œuvre


largement autobiographique a

Reçu le prix Charles Veillon 1954 et inspiré en 1995 un film du même nom,
réalisé par Laurent Chevallier.

CHAPITRE 1

L’enfant qui fait l’objet du titre de l’ouvrage nous y est présenté pour la
première fois sous le signe du

Serpent, l’animal totem de son père et du clan des forgerons.

Outre la description des lieux de son enfance-la concession, l’atelier du


père, la case de la mère, celle du

Père et de la véranda attenante où il aime à jouer-, le chapitre évoque la


lente initiation de l’enfant aux

Significations du serpent, animal dangereux sauf à en adopter, comme son


père, le bon spécimen.
Le petit serpent noir que caresse son père à la fin du chapitre est l’animal
totem du clan des forgerons,

Dont l’enfant se demande s’il héritera, ou s’il lui préférera le chemin de


l’école.

CHAPITRE 2

Une femme ayant besoin d’un nouveau bijou pour une fête religieuse
arrive chez le père du narrateur,

Qui est orfèvre, avec un griot qui est censé inspirer l’artisan. Suivant les
exigences rituelles, le père s’est

Purifié le matin même, prévenu par son génie de la tâche qu’il aurait à
accomplir ce jour-là. L’enfant

Apprécie la transformation quasi magique de l’or en bijou et


l’extraordinaire travail de son père, qui est

Aidé dans sa tâche par la présence du petit serpent noir. La femme à qui le
bijou 8est destiné s’émerveille

Devant le spectacle elle aussi, mais la mère du narrateur ne partage pas


l’admiration de celle-ci, croyant

Au contraire que le travail de l’or ne peut que nuire à la santé de son mari.

CHAPITRE 3

La visite à la concession son oncle Lansana représente un moment


privilégié pour l’enfant, qui fait le

Voyage de Kouroussa à Tindican accompagné du frère cadet de celui-ci. Ce


voyage se caractérise par des

Dialogues enjoués qui aident l’enfant à supporter la difficulté de marcher


si longtemps et finit par

L’accueil de l’enfant par sa grand-mère.

L’enfant passe son séjour à Tindican à bien manger, à jouer avec les
autres enfants, et à aider ceux-ci à

Chasser les oiseaux et les autres bêtes des champs cultivés. Le narrateur
se distingue des autres enfants

Par ses habits d’écolier. La journée se termine par un repas de famille où


Lansana, enfin rentré des

Champs, se montre bienveillant vis-à vis du petit.

CHAPITRE 4
La moisson du riz du mois de décembre est un effort communautaire
puisque toutes les familles font la

Récolte générale le même jour. Les hommes sont responsables de la


moisson proprement dite ; les

Femmes, de leur côté, sont responsables de nourrir les travailleurs et les


enfants. La moisson est

Présentée comme un événement joyeux auquel la communauté participe


avec allégresse, chantant et

Travaillant au rythme du tam-tam.

Quant au narrateur, il participe à la moisson en aidant son jeune oncle.


Son travail consiste à prendre les

Bottes d’épis récoltées par son oncle, les débarrasser de leurs tiges, les
égaliser, et porter les gerbes au

Milieu du champ. Le narrateur reconnaît la dureté du travail et voudrait


bien manier à son tour la faucille,

Mais son oncle l’avertit que ce travail de faucheur ne sera sans doute
jamais le sien.

CHAPITRE 5

On apprend que, revenu à Kouroussa, le narrateur demeure chez sa mère,


à la différence de ses frères et

Sœurs, qui dorment chez leur grand-mère paternelle. C’est dans ce


chapitre que le narrateur nous fait le

Portrait de sa mère, une femme généreuse qui est chargée de la


préparation de la nourriture, de

L’éducation des enfants. Elle traite les apprentis de son mari comme ses
propres enfants, les nourrissant

Et s’occupant de tous leurs besoins.

Cette femme se distingue non seulement par sa naissance noble et son air
d’autorité, mais surtout par
Ses pouvoirs spéciaux qui lui viennent de sa position de puînée de
jumeaux et du totem familial, le

Crocodile. Elle a une influence

Remarquable sur les animaux et peut puiser dans l’eau du Niger sans
craindre l’attaque des crocodiles. Le

Narrateur apprécie les prodiges effectués par sa mère tout en


reconnaissant, de son point de vue adulte,

Leur nature fabuleuse.

CHAPITRE 6

Le rite de Kondèn Diara constitue la première épreuve de l’initiation des


jeunes incirconcis au monde

Adulte. Le soir de la veille du Ramadan, les enfants à initier sont cueillis


par une troupe hurlante, et

Participent tous à une fête communautaire, après laquelle ils subissent


tous la cérémonie des lions dans

Un lieu sacré de la brousse. Le narrateur confie au lecteur la peur


éprouvée lors de cette nuit, peur de

L’inconnu, mais aussi des rugissements de lions invisibles aux enfants. A


l’aube, l’instruction finie, les

Enfants découvrent de longs fils blancs couronnant toutes les cases de la


concession et se rejoignant au

Somment d’un énorme fromager. Le mystère de l’installation de ces fils


aussi bien que la source du

Rugissement des lions est révélée par le narrateur, éloigné de son pays
natal et peu soucieux des secrets

De sa communauté natale.

CHAPITRE 7

Préparés par le rite de Kondèn Diara, les garçons de douze, treize et


quatorze ans subissent ensuite la

Cérémonie de la circoncision, épreuve caractérisée par la douleur aussi


bien que par la peur. Après une

Semaine de préparations festives pendant lesquelles les garçons, habillés


de boubous cousus et de
Bonnets à pompon, reçoivent des cadeaux et dansent à maintes reprises
le coba, danse reservée aux

Futurs circoncis, ceux-ci sont conduits sur une aire circulaire où l’opérateur
accomplit sa tâche avec

Rapidité. S’ensuit une quarantaine de quatre semaines pendant lesquelles


les jeunes gens sont soignés

Par un guérisseur et la vue des femmes leur est interdite. Le narrateur


reconnaît l’importance de la

Séparation rituelle entre mère et fils et finit par habiter sa propre case en
face de celle de la case

Maternelle.

CHAPITRE 8

Ce chapitre commence par le récit des adieux à Kouroussa : le narrateur


décrit ses adieux à sa mère, à son

Père, à ses frères et ses sœurs. Le départ du jeune homme est marqué par
le déchirement et la tristesse

Du narrateur, qui est accompagné à la gare par ses frères et sœurs, Fanta,
et des griots.

La deuxième moitié du chapitre commence par le voyage du narrateur,


avec une description détaillée des

Sentiments du narrateur lors de ce voyage. Pendant ce voyage, il passe


par Dabola, Mamou et Kindia.

Etant arrivé à Conakry, capitale de la Guinée, le narrateur réside avec son


oncle et ses deux femmes. Il

Raconte les premiers jours d’école aussi bien que sa conversation avec
son oncle sur les vertus des

Différentes écoles et carrières. Malgré ses hésitations, le narrateur reste


au Collège Georges Poiret. Le

Chapitre se termine par le bilan de sa première année à Conakry.

CHAPITRE 9

Lors de sa deuxième année de collège, le narrateur voit régulièrement son


nom au tableau d’honneur.

C’est pendant cette période qu’il rencontre Marie, qui passe ses
dimanches chez l’oncle du narrateur.
Selon lui, ils partagent une sorte d’amitié profonde, mais le lecteur sent
bien que leurs émotions sont

Plus fortes que celles d’une simple amitié. Les tantes du narrateur
taquinent les deux jeunes gens,

Parlant de leurs futures fiançailles. Les deux passent beaucoup de temps


ensemble, à dansant, écouter

De la musique, se promener à bicyclette, etc. A la maison, le narrateur


attend qu’on le serve, tandis que

Marie aide au ménage.

CHAPITRE 10

Durant ses années de collège, le narrateur retourne régulièrement à


Kouroussa pendant les vacances

Scolaires. A chaque retour il peut apprécier les efforts de sa mère pour


rendre sa case plus «<européenne>>

Et correspondre à son éducation.

Lors de ces visites, le narrateur reçoit ses amis et même de jeunes


femmes séduisantes dont sa mère

Désapprouve la fréquentation. En fait le narrateur se plaint de la


«tyrannie» de sa mère qui surveille tous

Ses mouvements, même lorsqu’il dort.

Le chapitre est surtout le récit de la grande amitié du narrateur avec


Kouyaté et Check, ses camarades

D’enfance. A la fin de sa deuxième année le narrateur rentre à Kouroussa


et découvre que Check est très

Malade.

La mère de celui-ci consulte les guérisseurs, qui recommandent des


massages et des tisanes ; Kouyaté

Insiste plutôt que Check aille voir un médecin au dispensaire. Malgré tous
les efforts de sa mère et de ses

Amis, Check meurt en présence de Kouyaté et du narrateur. Celui-ci


connaît ainsi son premier grand

Deuil.

CHAPITRE 11
Ayant reçu son certificat d’aptitude professionnelle, le narrateur a
l’occasion d’aller étudier en France

Avec l’aide d’une bourse scolaire. La mère du narrateur refuse absolument


de considérer cette idée ; son

Père y est plus ouvert et

Encourage son fils à partir pour son propre bien et pour qu’il puisse revenir
aider son peuple. La mère

Finit par comprendre qu’elle ne peut pas empêcher le départ de son fils,
mais sa tristesse est profonde.

Un jour, donc, le narrateur se retrouve dans un avion qui part pour Dakar,
où il laissera Marie qui va y

Poursuivre ses propres études. De Dakar il prendra un autre avion pour


aller à Orly, d’Orly il ira à la gare

Saint-Lazare en métro, et finalement à Argenteuil. Le narrateur promet de


revenir, mais son dernier geste

Est de palper le plan du métro de Paris qui gonfle sa poche.

1. Le personnage principal

ETUDE DES PERSONNAGES :

Camara Laye l’enfant noir de haute Guinée, qui devenu grand, raconte son
histoire ; son père qui incarne

Les valeurs de son enfance sans pour autant lui interdire une autre voie,
sa mère aux pouvoirs de

Sorcellerie.

2. Les personnages secondaires Mère :

Des pouvoirs spéciaux, puînée de jumeaux, une influence grande sur les
animaux.

Père :

Forgeron, a un serpent noir comme génie

Mamadou :

L’oncle religieux à Conakry

Axa & N’Gady : Les femmes de Mamadou

Ca
Di

Différentes écoles et carrières. Malgré ses hésitations, le narrateur reste


au Collège Georges Poiret. Le

Chapitre se termine par le bilan de sa première année à Conakry

Le

<

Sékou : l’autre oncle qui habite à Conakry

Check : Le meilleur ami de Laye, très malade, il est mort

Kouyaté : un autre ami de Laye

Marie :

L’amie de Laye, amitié profonde, on danse écoute de la musiqueensemble.

ETUDE THEMATIQUE DE L’EUVRE1.L’Afrique la tradition

Le récit de Camara Laye est un hommage à la terre africaine. La dédicace,


même si elle est destinée à sa

Mère, est un hymne à la femme africaine éternelle et au continent africain,


terre-mère

Il fait vire au lecteur toute la chaleur humaine de la communauté

[Link] décrit les liens familiaux étroits et forts. Ils peints un peuple
solidaire et bienveillant à

Règnent une grande fraternité et une grande tolérance Sémélé également


au récit une profonde

Atmosphère de magie et de mystère que l’auteur tente de démystifier.


L’écrivain montre son profond

Attachement à l’identité africaine dont le respect de la tradition est le


Ciment essentiel. Il

Prouveque la transmission orale constitue le réticule du savoir et de la


culture.L’apprentissage ne peut

S’établir sans une relations humaine concrète et étroite.

3. La rupture entre moderne et tradition


Dans cette partie du récit, l’auteur évoque San éloignement progressif
desvaleurs et des traditions

Ancestrales de son peuple. Désirant faire des études, il doit s’exciter à


Conakry, rampant ainsi avec la

Tradition qui veut que l’on reste dans la concession de ses ancêtres. Sa
tenue d’écolier le distingue de ses

Camarades et le place dans une «< caste

» à part. Sa mère tente de maintenir le lien entre ces deuxmondes ses


tentative de transformer sa case

En habitat européen pour le retenir sont la preuve de ses efforts qui seront
vains. Le narrateur est

Déchiré lorsqu’il doitrendre la décision de quitter le continent africain pour


l’Europe. Le progrès,

L’évolution vers le monde moderne semblent ne pouvoir se faire qu’en


rupture avec un mode de vie

Traditionnel. A la fin du récit, le jeune étudient est en larmes au moment


de son départ pour la France,

Mais Caresse dans sa poche le plan du

Métro parisienCette image finale résume à elle seule le déchirement entre


deux mondesauxquels sont

Confrontés tant immigres.

Le style de l’auteur :

Direct, vivant et alertant, en fait un ouvrage facilement accessible qui


n’intéressera pas que les

Passionnés d’Afrique. Indispensable à qui aime la littérature en général,


L’enfant noir mérite bien un

Succès qui ne se dément pas depuis sa parution en 1953.

CONCLUSION

Dans l’enfant noir, Camara Laye raconter sa vie heureuse en guinée


depuis ses cinq ans jusqu’à

L’adolescence. L’auteur commence par rendre hommage à sa mère qu’il


décrit comme une femme

Aimante droite et généreuse. Il débute ensuite son récit et relate ses


propres souvenirs d’enfance.
Camara Laye décrit sa famille et

Sonvillage, mais aussi ses coutumes (telles que la cérémonie Kondén Diara
par exemple). Il évoque

Egalement les difficultés qu’il a dû surmonter, comme

Son premier deuil. Il relate enfin son départ pour la France qui lui apparait
comme la promesse d’une vie

Nouvelle.

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