Introduction
Lors de la publication de l’Enfant noir en 1953, la domination coloniale
Française en Guinée s’essouffle en raison de la contestation de la
population.
Des prises de position des leaders syndicalistes et des auteurs
Anticolonialistes. Alors que la quasi-totalité des auteurs africains << était
Presque unanimement orientée vers la dénonciation du fait colonial et du
choc
Culturel qu’il engendre »>, Camara Laye, lui, écrit un « livre intemporel qui
s’est
Imposé comme un classique de notre temps » grâce à l’exclusion de toute
Référence au colonialisme français et au choc des civilisations. Dès lors,
nous
Nous interrogerons dans un premier temps sur la finalité première du
roman et
Sur les objectifs poursuivis par l’auteur et la maison d’édition. Dans un
second
Temps, nous analyserons les éléments d’africanité qui s’opposent bien
souvent
A ceux hérités de la civilisation occidentale.
BIOGRAPHIE et bibliographie :
Né le 1er janvier 1928, fils d’un forgeron et orfèvre, à Kouroussa dans la
Haute-Guinée (à
L’époque sous domination française). Camara Laye fut toujours très
entouré durant son enfance
Par des apprentis de son père ou de ses frères. Comme tout enfant
musulman, il passe par
L’inévitable épreuve d’initiation de la circoncision. Cet évènement avait
lieu en brousse dans une
Atmosphère festive. Bien qu’excité, Camara Laye était anxieux en tant que
futur circoncis : << Ne
Dansions-nous pas que pour oublier ce que nous redoutions ? ». Après
avoir passé ce rite
D’initiation, il a le sentiment d’être un homme. Après la période de
convalescence due à sa
Circoncision, il rentre chez lui et découvre que sa propre case est
désormais séparée de celle de
Sa mère. Bien que triste, il éprouve la satisfaction d’être un homme,
d’avoir « l’âge de la raison »>.
Laye a reçu une éducation traditionnelle avant d’être envoyé à l’école
française à l’âge de 12
Ans.
A l’âge de quinze ans, il quitte sa famille pour Conakry, où il suit des
études d’enseignement
Technique à l’école de Georges Poiret et obtient un certificat d’aptitudes
professionnelles (CAP).
Grâce à sa scolarité encourageante, une bourse d’étude lui est donnée et
le jeune homme part
Etudier en France.
Laye convainc ses parents de le laisser aller en France pour y poursuivre
ses études.
Il part pour la France où il étudie à l’École centrale d’ingénierie automobile
à Argenteuil où II
Obtient un certificat de mécanicien. Après l’expiration de sa bourse, il se
prend lui-même en
Charge en faisant de petits boulots à l’usine automobile Simca puis dans
les transports en
Commun de Paris (RATP) et enfin à la Compagnie des compteurs de
Montrouge. Il continue ses
Etudes, le soir, au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM) et au
Collège technique de
L’aéronautique et de construction automobile. Cependant, entre temps,
une carrière d’écrivain va
S’ouvrir à lui. En effet, en 1953 Ayant créé la polémique d’entrée de jeux
dans la communauté
D’écrivains africains, le célèbre écrivain CAMARA LAYE a su se démarquer
avec une écriture
Novatrice qui ne mettait pas en scène la colonisation ou tout autre aspect
de la vie politique des
Pays africains ; Il finit obtenir
Le Prix CHARLES VEILLON à la suite de son œuvre : L’ENFANT NOIR.
Dans ce roman, il dépeint avec nostalgie son enfance heureuse, ses
parents, son éducation, le
Rituel de la circoncision qui est un élément important dans l’initiation à la
culture malinké et la fin
De sa jeunesse. Ce livre connut un tel succès qu’il fut adapté en film :
L’Enfant noir par Laurent
Chevallier, sorti en 1995.
Le Regard du roi, publié en 1954, est un récit allégorique et initiatique,
avec comme héros un
Blanc qui, s’étant fait rejeter par ses compatriotes, tente d’accéder à la
sagesse profonde de
L’Afrique avec l’aide de maîtres spirituels [Link] (A Dream of
Africa) a été publié à Paris
En 1966, brisant ses douze années de long silence. Son dernier livre, Le
Maître de la parole,
Publié en 1978 est une transcription de l’épopée de Soundiata, une
épopée orale consacrée
A Soundiata Keita, l’empereur mandingue mort en 1255. Fruit d’une
enquête de vingt ans auprès
Des griots malinkés, l’ouvrage se fonde en particulier sur la récitation de
l’épopée faite à Camara
Laye par le griot Babou Condé ; mais Camara Laye la romance en partie
afin de la rendre
Accessible à un lectorat.
Dans une société traditionnelle qui est bouleversée par les changements
sociaux et politiques de
L’époque.
Il obtient le diplôme d’ingénieur en 1956 et retourne en Afrique, plus
précisément
Au Dahomey (actuel Bénin). La Guinée obtient son indépendance en 1958,
et Ahmed Sékou
Touré est élu président. Camara Laye est le premier ambassadeur au
Ghana. Il occupe ensuite
Différents postes dans d’autres pays avant d’être rappelé à Conakry, où il
travaille pour le
Département des accords économiques. Il est ensuite nommé directeur de
l’Institut National de la
Recherche et de la Documentation. Camara Laye se trouve de plus en plus
souvent en conflit
Avec la politique du président Ahmed Sékou Touré. Il est emprisonné pour
une courte période.
Finalement, dans le milieu des années 1960, il s’enfuit avec sa famille en
Côte d’Ivoire, avant de
S’installer au Sénégal où il travaille comme chercheur à l’Institut
fondamental d’Afrique noire (IFAN), tout
En participant au mouvement d’opposition à Sékou Touré.
En tant que chercheur à l’IFAN, il parcourt l’Afrique de l’Ouest afin de
recueillir les récits de l’histoire des
Peuples noirs que racontent les griots, poètes et musiciens d’Afrique.
Parmi ses autres œuvres importantes figurent : Dramous paru en 1966, et
qui dénonce la dérive du
Régime qui l’a contraint à s’exiler au Sénégal et le Maître de la parole en
1978, un recueil de contes griots
Qui dépeint la genèse du Mali, mais également. Camara Laye meurt à
Dakar le 4 février 1980.
Camara Laye reste aujourd’hui l’un des écrivains les plus importants de
l’Afrique francophone. Son travail
A inspiré de nombreux écrivains africains, et a été salué pour son
exploration de
L’identité et de la culture africaine, ainsi que pour sa critique de la
colonisation et de l’impérialisme.
L’Enfant noir est considéré comme un classique de la littérature africaine,
et continue d’être lu et étudié
Dans le monde entier.
Dans sa fameuse œuvre littéraire L’enfant Noir qui est une autobiographie
de l’auteur, il présente
L’harmonie entre l’homme et le mystique en utilisant un style de
communication particulier : le tam-tam
Qui annonce le début de l’initiation dans l’œuvre,
Les rêves (matérialisation de l’imagination) et la relation homme-animal
(l’homme parlant aux animaux
Utilisant un langage que seul les deux comprennent). Ainsi dans ses
œuvres, Camara Laye prône la
Nécessité d’entretenir des liens permanents avec les ancêtres, le sacré et
l’interdit qui sont typiques aux
Réalités de l’Afrique. Il présente également la vie en communauté, la
tradition et l’héritage culturel.
Contexte Historique et Littéraire
Nant qu’ils
Xquelles
Ecoles
Contexte Historique et Littéraire
a) Contexte Historique
Le contexte historique de l’enfant noir peut varier selon la région et
l’époque, mais généralement, il est
Influencé par des facteurs tels que l’esclavage, la colonisation, la
ségrégation, et les luttes pour les droits
Civils. Ces éléments ont façonné les expériences des enfants noirs,
influençant leur accès à l’éducation, à
La santé, et leur traitement dans la société.
b) Littéraire
Le contexte littéraire de l’enfant noir est lié au 19 ème siècle Romantisme,
qui comprend :
Réalisme.
Naturalisme.
Parnasse.
Symbolisme.
École romane.
Décadentisme.
Esthétisme.
Structure de l’œuvre de Camara Laye
L’Enfant noir de Camara Laye est une œuvre autobiographique dans lequel
l’auteur nous raconte son
Enfance, son histoire, son parcours. Cette enfance partagée entre
Kouroussa et Tindican puis son
Adolescence et sa maturité entre Conakry et la France. Camara Laye nous
raconte à travers son histoire,
L’histoire de tous les enfants africains. Dans L’Enfant noir,. L’auteur
commence par rendre hommage à sa
Mère qu’il décrit comme une femme aimante, droite et généreuse. Il
débute ensuite son récit et relate
Ses propres souvenirs d’enfance.
Camara Laye fait part de ses expériences enfantines aux lecteurs africains
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Allant de ses expériences quotidiennes et son vécu, il nous amène à
revivre notre enfance. L’enfance est
Une période au cours de laquelle, l’enfant est en pleine croissance donc sa
curiosité est de plus en plus
Aiguisée. Cette curiosité le pousse à poser des actes qui peuvent se
révéler dangereux.
On peut voir l’expression de cette curiosité à la page 3 de l’ouvrage
lorsque l’auteur nous raconte une de
Ses expériences avec un serpent :
<< J’avais ramassé un roseau qui traînait dans la cour -il en traînait
toujours, qui se détachaient de la
Palissade de roseaux tressés qui enclôt notre concession – et, à présent,
j’enfonçais ce roseau dans la
Gueule de la bête.>>
Cette illustration confirme également les propos de John Locke dans
Quelques pensées sur
L’éducation lorsqu’il dit que la curiosité est plus développée chez les
enfants. Si l’enfance est une période
De croissance et pleine d’expérience, c’est également une période où l’on
se sent le plus choyé, protégé
Et aimé.
L’auteur montre l’importance des valeurs ancestrales pour l’enfant
Camara Laye fait revivre de doux moments, à travers sa rencontre avec sa
grande mère. Il l’illustre à la
Page 22 de l’œuvre :
<< Elle me soulevait et me pressait contre sa poitrine, et moi, je me
pressais contre elle, l’entourant de
Mes bras, comme éperdu de bonheur. >>
L’auteur montre également dans son œuvre l’importance des valeurs
ancestrales notamment de nos
Traditions. Parlant de tradition, Camara Laye montre ce à quoi ressemblent
les rituels en Afrique. Ils
Constituent le fondement des traditions et permettent aux hommes
d’avoir plus confiance en eux-
Mêmes.
On peut voir cela à la page 71 quand il s’apprêtait à passer la cérémonie
de l’incision. Cérémonie qui dans
La tradition fera de lui un véritable homme. Il affirme :
<< Je savais parfaitement que je souffrirais, mais je voulais être un
homme. >>
L’auteur explique aussi les mythes et légendes avec lesquelles on
entourent ces rituels. Il pense que s’il
N'y avait pas de secret qui puisse suscité la crainte et la peur, les
cérémonies ou rituels perdraient leur
Effet. De plus, Camara Laye montre également l’amour des parents
notamment celui d’une mère.
Celle-ci est prête à tout pour satisfaire les besoins de ses enfants et aussi
de les voir s’épanouir. Cet
Amour se dévoile à la page 89 de l’ouvrage, lorsque sa mère préparait son
départ pour le lycée :
<< Une semaine plus tôt déjà, ma mère avait entamé la tournée des
marabouts les plus réputés, les
Consultants sur mon avenir et multipliant les sacrifices. >>
Camara Laye explique dans L’enfant noir l’importance des enseignements
Techniques
Plus loin l’auteur explique à la jeunesse, à travers le personnage de l’oncle
Mamadou, l’importance des
Enseignements techniques. Ces derniers contribuent à développer nos
aptitudes physiques. Mieux
Contrairement aux enseignements généraux, ils nous rendent dynamique
sur n’importe quel terrain.
C’est ce qu’explique l’oncle Mamadou à la page 100 de l’œuvre :
<<… : si j’avais vingt ans de moins, si j’avais mes études à refaire, je
n’eusse point été à l’École normale ;
Non ! J’aurais appris un bon métier dans une école professionnelle : un bon
métier m’eût conduit
Autrement loin ! >>
Camara Laye fait aussi transparaître dans son œuvre la souffrance des
parents quand le moment vient de
Se séparer d’eux pour des raisons professionnelles. Ayant vécu cela, il le
raconte de par les plaintes de sa
Mère lorsqu’il reçut une bourse pour la France :
<< Tant d’années déjà, il y a tant d’années déjà qu’ils me l’ont pris ! dit-
elle. Et voici maintenant qu’ils
Veulent l’emmener chez eux !...>>
L’auteur, à travers son expérience à école française, montre les
souffrances et les difficultés auxquelles
Sont confrontés les apprenants. Ces derniers sont maltraités par les
enseignants et directeurs :
<<… le directeur employait certains élèves comme boys pour ses
femmes…>>
Camara Laye dans L’enfant noir dénonce le manque de discipline dans les
écoles
Camara Laye dénonce l’indiscipline dans les écoles. Il le fait à travers
l’attitude de son père qui frappa le
Directeur de l’école. Il démontre que cette irresponsabilité de bon nombre
de dirigeants d’école fait que
Des élèves est intimidée ou même brimés par les autres.
Mieux, ces dirigeants d’école semblent seulement portés le nom, ignorant
tout de ce qui se trame dans
Leur école. On peut voir cela quand le père de l’auteur demanda au
directeur à la page 55 :
<< Sais-tu ce qui se passe dans ton école ? >>.
Résumé de l’ouvrage L’enfant noir
RÉSUMÉ DE L’ENFANT NOIR DE CAMARA LAYE
L’Enfant noir est le premier roman de Camara Laye, publié à Paris en
1953. Considérée comme « l’un des
Textes fondateurs de la littérature africaine contemporaine», cette œuvre
largement autobiographique a
Reçu le prix Charles Veillon 1954 et inspiré en 1995 un film du même nom,
réalisé par Laurent Chevallier.
CHAPITRE 1
L’enfant qui fait l’objet du titre de l’ouvrage nous y est présenté pour la
première fois sous le signe du
Serpent, l’animal totem de son père et du clan des forgerons.
Outre la description des lieux de son enfance-la concession, l’atelier du
père, la case de la mère, celle du
Père et de la véranda attenante où il aime à jouer-, le chapitre évoque la
lente initiation de l’enfant aux
Significations du serpent, animal dangereux sauf à en adopter, comme son
père, le bon spécimen.
Le petit serpent noir que caresse son père à la fin du chapitre est l’animal
totem du clan des forgerons,
Dont l’enfant se demande s’il héritera, ou s’il lui préférera le chemin de
l’école.
CHAPITRE 2
Une femme ayant besoin d’un nouveau bijou pour une fête religieuse
arrive chez le père du narrateur,
Qui est orfèvre, avec un griot qui est censé inspirer l’artisan. Suivant les
exigences rituelles, le père s’est
Purifié le matin même, prévenu par son génie de la tâche qu’il aurait à
accomplir ce jour-là. L’enfant
Apprécie la transformation quasi magique de l’or en bijou et
l’extraordinaire travail de son père, qui est
Aidé dans sa tâche par la présence du petit serpent noir. La femme à qui le
bijou 8est destiné s’émerveille
Devant le spectacle elle aussi, mais la mère du narrateur ne partage pas
l’admiration de celle-ci, croyant
Au contraire que le travail de l’or ne peut que nuire à la santé de son mari.
CHAPITRE 3
La visite à la concession son oncle Lansana représente un moment
privilégié pour l’enfant, qui fait le
Voyage de Kouroussa à Tindican accompagné du frère cadet de celui-ci. Ce
voyage se caractérise par des
Dialogues enjoués qui aident l’enfant à supporter la difficulté de marcher
si longtemps et finit par
L’accueil de l’enfant par sa grand-mère.
L’enfant passe son séjour à Tindican à bien manger, à jouer avec les
autres enfants, et à aider ceux-ci à
Chasser les oiseaux et les autres bêtes des champs cultivés. Le narrateur
se distingue des autres enfants
Par ses habits d’écolier. La journée se termine par un repas de famille où
Lansana, enfin rentré des
Champs, se montre bienveillant vis-à vis du petit.
CHAPITRE 4
La moisson du riz du mois de décembre est un effort communautaire
puisque toutes les familles font la
Récolte générale le même jour. Les hommes sont responsables de la
moisson proprement dite ; les
Femmes, de leur côté, sont responsables de nourrir les travailleurs et les
enfants. La moisson est
Présentée comme un événement joyeux auquel la communauté participe
avec allégresse, chantant et
Travaillant au rythme du tam-tam.
Quant au narrateur, il participe à la moisson en aidant son jeune oncle.
Son travail consiste à prendre les
Bottes d’épis récoltées par son oncle, les débarrasser de leurs tiges, les
égaliser, et porter les gerbes au
Milieu du champ. Le narrateur reconnaît la dureté du travail et voudrait
bien manier à son tour la faucille,
Mais son oncle l’avertit que ce travail de faucheur ne sera sans doute
jamais le sien.
CHAPITRE 5
On apprend que, revenu à Kouroussa, le narrateur demeure chez sa mère,
à la différence de ses frères et
Sœurs, qui dorment chez leur grand-mère paternelle. C’est dans ce
chapitre que le narrateur nous fait le
Portrait de sa mère, une femme généreuse qui est chargée de la
préparation de la nourriture, de
L’éducation des enfants. Elle traite les apprentis de son mari comme ses
propres enfants, les nourrissant
Et s’occupant de tous leurs besoins.
Cette femme se distingue non seulement par sa naissance noble et son air
d’autorité, mais surtout par
Ses pouvoirs spéciaux qui lui viennent de sa position de puînée de
jumeaux et du totem familial, le
Crocodile. Elle a une influence
Remarquable sur les animaux et peut puiser dans l’eau du Niger sans
craindre l’attaque des crocodiles. Le
Narrateur apprécie les prodiges effectués par sa mère tout en
reconnaissant, de son point de vue adulte,
Leur nature fabuleuse.
CHAPITRE 6
Le rite de Kondèn Diara constitue la première épreuve de l’initiation des
jeunes incirconcis au monde
Adulte. Le soir de la veille du Ramadan, les enfants à initier sont cueillis
par une troupe hurlante, et
Participent tous à une fête communautaire, après laquelle ils subissent
tous la cérémonie des lions dans
Un lieu sacré de la brousse. Le narrateur confie au lecteur la peur
éprouvée lors de cette nuit, peur de
L’inconnu, mais aussi des rugissements de lions invisibles aux enfants. A
l’aube, l’instruction finie, les
Enfants découvrent de longs fils blancs couronnant toutes les cases de la
concession et se rejoignant au
Somment d’un énorme fromager. Le mystère de l’installation de ces fils
aussi bien que la source du
Rugissement des lions est révélée par le narrateur, éloigné de son pays
natal et peu soucieux des secrets
De sa communauté natale.
CHAPITRE 7
Préparés par le rite de Kondèn Diara, les garçons de douze, treize et
quatorze ans subissent ensuite la
Cérémonie de la circoncision, épreuve caractérisée par la douleur aussi
bien que par la peur. Après une
Semaine de préparations festives pendant lesquelles les garçons, habillés
de boubous cousus et de
Bonnets à pompon, reçoivent des cadeaux et dansent à maintes reprises
le coba, danse reservée aux
Futurs circoncis, ceux-ci sont conduits sur une aire circulaire où l’opérateur
accomplit sa tâche avec
Rapidité. S’ensuit une quarantaine de quatre semaines pendant lesquelles
les jeunes gens sont soignés
Par un guérisseur et la vue des femmes leur est interdite. Le narrateur
reconnaît l’importance de la
Séparation rituelle entre mère et fils et finit par habiter sa propre case en
face de celle de la case
Maternelle.
CHAPITRE 8
Ce chapitre commence par le récit des adieux à Kouroussa : le narrateur
décrit ses adieux à sa mère, à son
Père, à ses frères et ses sœurs. Le départ du jeune homme est marqué par
le déchirement et la tristesse
Du narrateur, qui est accompagné à la gare par ses frères et sœurs, Fanta,
et des griots.
La deuxième moitié du chapitre commence par le voyage du narrateur,
avec une description détaillée des
Sentiments du narrateur lors de ce voyage. Pendant ce voyage, il passe
par Dabola, Mamou et Kindia.
Etant arrivé à Conakry, capitale de la Guinée, le narrateur réside avec son
oncle et ses deux femmes. Il
Raconte les premiers jours d’école aussi bien que sa conversation avec
son oncle sur les vertus des
Différentes écoles et carrières. Malgré ses hésitations, le narrateur reste
au Collège Georges Poiret. Le
Chapitre se termine par le bilan de sa première année à Conakry.
CHAPITRE 9
Lors de sa deuxième année de collège, le narrateur voit régulièrement son
nom au tableau d’honneur.
C’est pendant cette période qu’il rencontre Marie, qui passe ses
dimanches chez l’oncle du narrateur.
Selon lui, ils partagent une sorte d’amitié profonde, mais le lecteur sent
bien que leurs émotions sont
Plus fortes que celles d’une simple amitié. Les tantes du narrateur
taquinent les deux jeunes gens,
Parlant de leurs futures fiançailles. Les deux passent beaucoup de temps
ensemble, à dansant, écouter
De la musique, se promener à bicyclette, etc. A la maison, le narrateur
attend qu’on le serve, tandis que
Marie aide au ménage.
CHAPITRE 10
Durant ses années de collège, le narrateur retourne régulièrement à
Kouroussa pendant les vacances
Scolaires. A chaque retour il peut apprécier les efforts de sa mère pour
rendre sa case plus «<européenne>>
Et correspondre à son éducation.
Lors de ces visites, le narrateur reçoit ses amis et même de jeunes
femmes séduisantes dont sa mère
Désapprouve la fréquentation. En fait le narrateur se plaint de la
«tyrannie» de sa mère qui surveille tous
Ses mouvements, même lorsqu’il dort.
Le chapitre est surtout le récit de la grande amitié du narrateur avec
Kouyaté et Check, ses camarades
D’enfance. A la fin de sa deuxième année le narrateur rentre à Kouroussa
et découvre que Check est très
Malade.
La mère de celui-ci consulte les guérisseurs, qui recommandent des
massages et des tisanes ; Kouyaté
Insiste plutôt que Check aille voir un médecin au dispensaire. Malgré tous
les efforts de sa mère et de ses
Amis, Check meurt en présence de Kouyaté et du narrateur. Celui-ci
connaît ainsi son premier grand
Deuil.
CHAPITRE 11
Ayant reçu son certificat d’aptitude professionnelle, le narrateur a
l’occasion d’aller étudier en France
Avec l’aide d’une bourse scolaire. La mère du narrateur refuse absolument
de considérer cette idée ; son
Père y est plus ouvert et
Encourage son fils à partir pour son propre bien et pour qu’il puisse revenir
aider son peuple. La mère
Finit par comprendre qu’elle ne peut pas empêcher le départ de son fils,
mais sa tristesse est profonde.
Un jour, donc, le narrateur se retrouve dans un avion qui part pour Dakar,
où il laissera Marie qui va y
Poursuivre ses propres études. De Dakar il prendra un autre avion pour
aller à Orly, d’Orly il ira à la gare
Saint-Lazare en métro, et finalement à Argenteuil. Le narrateur promet de
revenir, mais son dernier geste
Est de palper le plan du métro de Paris qui gonfle sa poche.
1. Le personnage principal
ETUDE DES PERSONNAGES :
Camara Laye l’enfant noir de haute Guinée, qui devenu grand, raconte son
histoire ; son père qui incarne
Les valeurs de son enfance sans pour autant lui interdire une autre voie,
sa mère aux pouvoirs de
Sorcellerie.
2. Les personnages secondaires Mère :
Des pouvoirs spéciaux, puînée de jumeaux, une influence grande sur les
animaux.
Père :
Forgeron, a un serpent noir comme génie
Mamadou :
L’oncle religieux à Conakry
Axa & N’Gady : Les femmes de Mamadou
Ca
Di
Différentes écoles et carrières. Malgré ses hésitations, le narrateur reste
au Collège Georges Poiret. Le
Chapitre se termine par le bilan de sa première année à Conakry
Le
<
Sékou : l’autre oncle qui habite à Conakry
Check : Le meilleur ami de Laye, très malade, il est mort
Kouyaté : un autre ami de Laye
Marie :
L’amie de Laye, amitié profonde, on danse écoute de la musiqueensemble.
ETUDE THEMATIQUE DE L’EUVRE1.L’Afrique la tradition
Le récit de Camara Laye est un hommage à la terre africaine. La dédicace,
même si elle est destinée à sa
Mère, est un hymne à la femme africaine éternelle et au continent africain,
terre-mère
Il fait vire au lecteur toute la chaleur humaine de la communauté
[Link] décrit les liens familiaux étroits et forts. Ils peints un peuple
solidaire et bienveillant à
Règnent une grande fraternité et une grande tolérance Sémélé également
au récit une profonde
Atmosphère de magie et de mystère que l’auteur tente de démystifier.
L’écrivain montre son profond
Attachement à l’identité africaine dont le respect de la tradition est le
Ciment essentiel. Il
Prouveque la transmission orale constitue le réticule du savoir et de la
culture.L’apprentissage ne peut
S’établir sans une relations humaine concrète et étroite.
3. La rupture entre moderne et tradition
Dans cette partie du récit, l’auteur évoque San éloignement progressif
desvaleurs et des traditions
Ancestrales de son peuple. Désirant faire des études, il doit s’exciter à
Conakry, rampant ainsi avec la
Tradition qui veut que l’on reste dans la concession de ses ancêtres. Sa
tenue d’écolier le distingue de ses
Camarades et le place dans une «< caste
» à part. Sa mère tente de maintenir le lien entre ces deuxmondes ses
tentative de transformer sa case
En habitat européen pour le retenir sont la preuve de ses efforts qui seront
vains. Le narrateur est
Déchiré lorsqu’il doitrendre la décision de quitter le continent africain pour
l’Europe. Le progrès,
L’évolution vers le monde moderne semblent ne pouvoir se faire qu’en
rupture avec un mode de vie
Traditionnel. A la fin du récit, le jeune étudient est en larmes au moment
de son départ pour la France,
Mais Caresse dans sa poche le plan du
Métro parisienCette image finale résume à elle seule le déchirement entre
deux mondesauxquels sont
Confrontés tant immigres.
Le style de l’auteur :
Direct, vivant et alertant, en fait un ouvrage facilement accessible qui
n’intéressera pas que les
Passionnés d’Afrique. Indispensable à qui aime la littérature en général,
L’enfant noir mérite bien un
Succès qui ne se dément pas depuis sa parution en 1953.
CONCLUSION
Dans l’enfant noir, Camara Laye raconter sa vie heureuse en guinée
depuis ses cinq ans jusqu’à
L’adolescence. L’auteur commence par rendre hommage à sa mère qu’il
décrit comme une femme
Aimante droite et généreuse. Il débute ensuite son récit et relate ses
propres souvenirs d’enfance.
Camara Laye décrit sa famille et
Sonvillage, mais aussi ses coutumes (telles que la cérémonie Kondén Diara
par exemple). Il évoque
Egalement les difficultés qu’il a dû surmonter, comme
Son premier deuil. Il relate enfin son départ pour la France qui lui apparait
comme la promesse d’une vie
Nouvelle.