Couverture des sinistres auto au Bénin
Couverture des sinistres auto au Bénin
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Option : Filière :
Sciences de Gestion Banque Finance Assurance
THÈME
Réalisé par :
Carole Marie France AGBODJO
Sous la direction de :
Maitre de stage :
Maitre de Mémoire :
M. Senna Ulrich Laurel
M. Joress S. AGBOVOEDO
BONOU
Mai 2025
Analyse des déterminants de la couverture des sinistres en assurance automobile au Benin : cas
de LBASSUR.
PRESIDENT DU JURY :
EXAMINATEUR :
RAPPORTEUR :
: CAS DE LBASSUR
AVERTISSEMENT
DEDICACE
: CAS DE LBASSUR
REMERCIEMENTS
: CAS DE LBASSUR
La confection et la réalisation de ce mémoire résultent de l’action conjuguée de nombreuses
personnes à qui nous restons infiniment reconnaissantes. C’est pourquoi nous éprouvons le plaisir
d’adresser nos vifs remerciements à :
: CAS DE LBASSUR
CC : Chargés de la Conformité
DG : Directeur Général
RT : Responsable Technique
RC : Responsable Commercial
SC : Secrétaire Comptable
: CAS DE LBASSUR
SOMMAIRE
: CAS DE LBASSUR
INTRODUCTION
CHAPITRE 1 : CADRE INSTITUTIONNEL, PROBLEMATIQUE ET OBJECTIF DE LA RECHERCHE.
SECTION 1 : CADRE INSTITUTIONNEL DE RECHERCHE
SECTION 2 : PROBLEMATIQUE, INTERET ET OBJECTIF DE LA RECHERCHE
CHAPITRE 2 : REVUE DE LITTERATURE ET CADRE METHODOLOGIE DE RECHERCHE
SECTION 1 : REVU DE LITTERATURE
SECTION 2 : CADRE METHODOLOGIE DE RECHERCHE
CHAPITRE 3 : PRESENTATION DES RESULTATS, ANALYSE ET IMPLICATION MANAGERIALE
Section 1 : Présentation et analyse des résultats
SECTION 2 : VALIDATION DES HYPOTHESES, DISCUSSION ET SUGGESTIONS DE SOLUTIONS
CONCLUSION
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXES
TABLE DES MATIERES
RÉSUMÉ
: CAS DE LBASSUR
Ce mémoire s’intéresse à l’analyse des défaillances dans la gestion des sinistres automobiles au sein
d’une compagnie d’assurance, et à leur impact sur la performance globale de l’entreprise et la
satisfaction des assurés. À travers une étude empirique combinant des enquêtes auprès des assurés
sinistrés et des entretiens avec le personnel interne, l’étude met en évidence plusieurs
problématiques majeures : des retards récurrents dans la prise en charge des dossiers, un déficit de
communication entre les différents services impliqués, une insuffisance notable en ressources
humaines, ainsi qu’un manque de digitalisation du processus de traitement. S’ajoutent à cela la
démotivation d’une partie du personnel, le manque de formation continue, et l’inexistence d’un
dispositif clair de suivi des réclamations. Ces faiblesses nuisent à l’efficacité opérationnelle et
altèrent la qualité du service rendu aux assurés. À partir de ces constats, des recommandations
concrètes sont proposées afin d’optimiser la gestion des sinistres, de restaurer la confiance des
clients et d’améliorer la performance de l’entreprise. Ce travail contribue ainsi à renforcer la
compréhension des enjeux liés à la modernisation du traitement des sinistres dans le secteur
[Link]-CLÉS : Sinistre automobile, Assurance, Traitement des réclamations,
Digitalisation, Ressources humaines, Performance organisationnelle
ABSTRACT
This thes is examines the short comings in the management of automobile claims within an
insurance company and their impact on overall organizational performance and customer
satisfaction. Based on an empirical study combining surveys conducted with policyholders and
interviews with internal staff, the research highlights several critical issues : recurrent delays in
claim processing, poor communication between departments, a significant lack of human resources,
and insufficient digitalization of procedures. Additionally, employee demotivation, the lack of
ongoing training, and the absence of a clear claims monitoring system further exacerbate these
challenges. These weaknesses compromise operational efficiency and undermine the quality of
service provided to policyholders. Drawing on these findings, this research proposes practical
recommendations aimed at optimizing claims management, restoring client trust, and improving
company performance. The study contributes to a deeper understanding of the challenges
surrounding the modernization of claims handling in the insurance [Link] :
Automobile claims, Insurance, Claims processing, Digitalization, Human resources, Organizational
performance.
: CAS DE LBASSUR
INTRODUCTION
L’assurance automobile joue un rôle essentiel dans la protection financière des assurés face aux
conséquences des sinistres routiers. L’assurance automobile joue un rôle central dans la gestion des
risques liés à la mobilité et à la responsabilité civile des conducteurs. Elle constitue un outil de
: CAS DE LBASSUR
protection financière indispensable tant pour les assurés que pour les tiers victimes d’accidents.
Cependant, l’effectivité de cette protection dépend largement de la capacité des compagnies
d’assurance à indemniser correctement les sinistres déclarés. Dans ce contexte, l’analyse des
déterminants de la couverture des sinistres en assurance automobile s’avère essentielle pour
comprendre les dynamiques qui favorisent ou entravent la compensation des sinistres. Selon
Cummins et Weiss (2018, p. 13), « la performance d’un marché d’assurance se mesure non
seulement à la pénétration du produit, mais surtout à la qualité de la gestion des sinistres et à la
confiance qu’elle inspire aux assurés ». Cette assertion souligne l’importance de la couverture
effective des sinistres dans le maintien de la viabilité du secteur. Pourtant, diverses études mettent
en évidence des écarts entre la promesse contractuelle et la réalité des indemnisations, souvent liés à
des facteurs multiples allant de la conformité des déclarations, à la solvabilité de l’assureur, en
passant par le cadre réglementaire. D’après Outreville (2020, p. 102), « la couverture des sinistres
dépend de plusieurs éléments structurels tels que le niveau de développement institutionnel, la
supervision du secteur, ainsi que la transparence des processus d’évaluation des dommages ». À
cela s’ajoutent des facteurs liés à l’assuré lui-même, notamment sa connaissance des clauses
contractuelles, la rapidité de sa déclaration ou encore la qualité des documents fournis (Dionne &
Rothschild, 2019, p. 67). Par ailleurs, l’avènement des technologies numériques modifie
progressivement la gestion des sinistres, en facilitant les démarches mais aussi en introduisant de
nouveaux risques liés à la fraude ou au cyber sécurité (Swiss Re Institute, 2021, p. 41).
Cette analyse vise donc à explorer les principaux déterminants qui influencent la couverture
effective des sinistres en assurance automobile. En s’appuyant sur une revue de la littérature récente
et des données empiriques, l’étude tentera de mettre en lumière les facteurs explicatifs les plus
significatifs, afin de proposer des pistes d’amélioration pour une indemnisation plus efficiente et
équitable. Malgré l’application rigoureuse de ces principes essentiels, la capacité de l'assureur peut
encore être remise en cause si les primes requises à l'émission du contrat ne sont pas encaissées de
manière effective et/ou en temps voulu. Car, il est impératif pour l'assureur de collecter et de
fructifier une masse importante de prime afin de pouvoir honorer ses engagements en cas de
réalisation du risque. Nous avons pu observer l'importance de ces principes au cours du stage
pratique de notre formation.
A cet égard nous avons constaté que lors de la souscription des contrats, bon nombre de clients ne
prennent pas le temps de lire attentivement les conditions particulières avant d’apposer leur
signature. Hors le contenu de la condition particulière les aident à comprendre les dommages qui
seront couvert en cas de sinistre. Nous avons alors supposé que la société de courtage rencontre des
difficultés par rapport à la couverture des sinistres.
: CAS DE LBASSUR
En effet, bien que la technique d'assurance autorise à l’assureur d’attirer l’attention du souscripteur
sur la police de contrat et la condition particulière avant signature, cela ne se démontre pas dans la
pratique. Cette situation pose une réelle sujet de recherche comme par exemple un client souscrit un
contrat automobile et que la condition de règlement de sinistre concerne le conducteur seul, le client
commence par réclamer le dédommage d’assurance tout risque en oubliant qu’il y avait tous les
détails sur le contrat qu’il avait signé. C'est la raison pour laquelle nous avons jugé opportun de
nous pencher sur l’analyse des déterminants de la couverture des sinistres en assurance
automobile au Bénin : cas de LBASSUR. Dans le but d’atteindre cet objectif, ce mémoire est
divisé en trois parties principales : en premier lieu, le cadre institutionnel, la problématique et les
objectifs de la recherche ; ensuite, une revue de littérature suivie des hypothèses et du cadre
méthodologique de l’étude ; enfin, la présentation des résultats, leur analyse et les implications
managériales.
: CAS DE LBASSUR
1.1 Historique
Le courtage en assurance est apparu au Bénin dans les années 81, avec l'ouverture du marché des
assurances à la concurrence. Les premiers courtiers étaient des personnes physiques qui avaient une
connaissance approfondie du marché de l'assurance et des relations étroites avec les compagnies
d'assurance.
Cependant, le courtage en assurance n'a vraiment pris son essor qu'à partir des années 2000, avec
l'arrivée de grandes compagnies internationales de courtage en assurance qui ont su s'adapter aux
spécificités du marché béninois. Les consommateurs d’assurance qu’on retrouve sur le marché
ignorent très souvent les mécanismes de l’assurance de même que les contours du métier de
courtage. La plupart se plaignent des services et des traitements qu’ils reçoivent en cas de sinistre.
C’est dans l’optique de satisfaire au mieux ses consommateurs, de les fidéliser qu’a été créé
LBASSUR, une Société A Responsabilité Limitée (SARL), société de courtage en assurance en
2020, sous le numéro d’Identifiant Fiscal Unique 3202112925560 RB/PMO/21B3312, avec un
capital de dix millions de franc CFA, dont le promoteur est Monsieur SENAN ULRICH LAUREL
BONOU. Elle siège à Cotonou précisément dans le quartier AKPAKPA le bèliet. Son chiffre
d’affaires en première s’élevant à dix (10) millions de franc CFA a eu un essor à la fin de sa
dernière année soit près de cinquante (50) millions de franc CFA.
Les clients
Les clients sont la raison d’être de toute société. Sans eux, la société ne pourra pas vivre longtemps.
Aussi, toutes les actions de la compagnie doivent viser à tout prix la satisfaction et la fidélisation de
sa clientèle.
: CAS DE LBASSUR
Les concurrents
La concurrence d’une entreprise implique tous ceux qui présentent les mêmes produits qu’elle sous
d’autres étiquettes et suivant la démarche ou le comportement qu’elle adopte. Le marché des
sociétés de courtages en assurance est encore restreint au Benin. Les concurrents qu’on a néanmoins
identifiés sont : OLEA BENIN, AKS GRAS SAVOYE, BLOOM INSURANCE, SAS (CAA).
Les partenaires
LBASSURE est en partenariat avec toutes les compagnies d’assurance siégeant au Bénin : SUNU
ASSURANCE, SALAM-BENIN, AFRICAINE DES ASSURANCES, GAB, ATLANTIQUE
ASSURANCE DU BENIN, NSIA.
Les fournisseurs
Il s’agit ici des sociétés de fournitures de matériels de bureau et autres consommables. Aussi,
interviennent les sociétés locales telles que : la SBEE (Société Béninoise d’Energie Electrique), la
SONEB (Société Nationale des Eaux du Bénin) sans oublier les sociétés prestataires de services, de
réparations et de maintenances. Il est à noter que le non-respect des délais de livraison de la part de
ces fournisseurs mettrait au ralenti les activités de la LBASSUR
Ces facteurs sont susceptibles d’influencer également les réalités et fonctionnement de la structure.
Il s’agit de l’environnement économique, Politico-légal, et technologique.
Environnement politico-légal
Cet environnement en ce qui concerne la LBASSUR est constitué de l’ensemble des lois et
règlementations qui régissent ses activités ; de même que les responsabilités qui les incombent à
chacun des intervenants dans la prestation de ce service. Au Benin la loi portant réglementation des
organisations d’assurance de toutes natures et des opérations d’assurance est la loi N°62-24 du 17
Juillet [Link] est à noter que pour exercer la profession de courtier en assurance il faut au préalable
un agrément. Il est en étroite relation avec les conventions, les lois et les règlements qui régissent le
: CAS DE LBASSUR
marché des assurances. Les compagnies d’assurance sont ainsi régies par le Code des Assurances
des Etats, membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances (CIMA). Les organes
chargés de ce Code sont :
Environnement économique
Il est défini à partir du niveau global du pays à travers son produit National Brut par habitant
(PNB). Ce dernier permet d’apprécier le pouvoir d’achat de la population. Le pouvoir d’achat du
béninois relativement très faible, ce qui limite son accès à certains services de LBASSUR. Mais
cette société a tenu compte de ce facteur dans la définition de ses tarifs qui sont accessibles et
compétitifs sur le marché. L’assurance reste et demeure aujourd’hui un précieux instrument dans la
sécurité et la libre circulation des personnes et des biens. Il est évident que l’on ne peut contribuer à
l’émergence d’une nation sans qu’il y ait une assurance sur tous les plans. Au Bénin, la majorité des
ménages se composent de plusieurs personnes, ce qui multiplie les dépenses des chefs de famille.
Avec des revenus moyens, ces derniers se soucient plus du vécu quotidien que d’un investissement
à long terme. Dans ces conditions, il leur est difficile de prévoir systématiquement un budget pour
les dépenses relatives à l’assurance, comme c’est le cas dans les pays développés. L’agence en
relation permanente avec son environnement n’est donc pas à l’abri des influences que peuvent
exercer ces variables sur ses activités.
Environnement technologique
Le monde aujourd’hui est caractérisé par un développement de Technologies de l’Information et de
la Communication (TIC). La compétitivité technologique d’une entreprise passe aussi par
l’utilisation des TIC.
Environnement démographique et géographique
La connaissance des données sur la population d’un pays permet à l’entreprise de définir son
marché. L’estimation de grandes tendances de l’évolution ²démographique favorise l’ajustement des
prévisions relatives au marché. La population étant répartie sur tout le territoire, des indications sur
: CAS DE LBASSUR
le taux d’occupation des entités territoriales contribuent à l’élaboration d’une bonne stratégie
marketing. La République du Bénin compte aujourd’hui 13. 732.000 habitants et a pour superficie
113.760 km² avec une densité moyenne de 96,49 d’habitants/km². Il est constaté une forte densité
de la population dans la région du SUD et du centre par rapport aux régions du nord du Bénin. La
population évités de courtage en assurance s’opèrent généralement dans les grandes et moyennes
agglomérations dénommées dans le jargon des assureurs les zones rouges ; ce qui ne favorise guère
l’accès facile aux services de l’agence et qui fait l’objet de plaintes incessante.
[Link].1. Directeur Général (DG) : qui assure la vision stratégique, les relations institutionnelles,
le développement commercial et la supervision des activités.
[Link].2. Assistante de Direction : elle est confiée à la gestion de l’agenda, des correspondances,
du classement administratif et du suivi des décisions.
[Link].3. Département Technique de LBASSUR (production et gestion des contrats) nous
avons :
Responsable Technique : son rôle est de superviser l’équipe technique, monter les dossiers,
et le suivi des renouvellements.
Chargés de Clientèle (par segment : IARD, Vie, Santé, RC professionnelle) : Conseil,
souscription, gestion et fidélisation client.
Chargé du suivi des sinistres : Elle est chargé de la déclaration, du suivi des dossiers
sinistres jusqu’au règlement et la relation avec les assureurs.
Toutes les demandes clients font l’objet d’un dossier numérique et physique, centralisé et
sécurisé.
[Link].3. Outils
A. Étapes de la Production
Les primes encaissées ne doivent pas être conservées au-delà du délai convenu (ex. : 15 jours
ouvrables) sans justification.
Il s’agit de procéder à l’identification des atouts (forces et opportunités) et les problèmes (faiblesses
et menaces) relative à LBASSUR.
: CAS DE LBASSUR
FORCES FAIBLESSES
-Rapport hiérarchique au sein du -Inexistence d’affiche publicitaire
personnel ; -Animation irrégulière de la page
-Cadre de travail agréable et Facebook ;
confortable ; -Manque de motivation du personnel ;
-Disposition d’outils de travail adéquats -Insuffisance dans l’accueil de la
dans tous les services; clientèle ;
-Rigueur dans la qualité du travail ; -Insuffisance d’action commerciale ;
-Equipe de jeunes consultants -Absence d’étude de la satisfaction de
expérimentés et très dynamique ; la clientèle ;
-Disposition d’un site web, d’une page -Absence d’un plan de communication
Facebook, Instagram et Twitter. commerciale appropriée ;
OPPORTUNITES MENACES
-Partenariats avec plusieurs compagnies -Variation des exigences des clients ;
d’assurance au Benin ; -Manque de moyen financier de
-Pénétration de nouveau marché ; certains clients ;
-Cibles nombreuses en raison de la -Multiplications des concurrents sur le
proximité du marché DANTOPKA ; marché.
-Disponibilité de différents aspects de
développement.
Source : notre base de données mai 2025
perçu 2022, 2023, 2024) années consécutives, nous avons constaté que le taux une indemnisation,
correspondant à un taux de 35%. En 2022, la situation s’est encore détériorée, avec seulement 100
indemnisations sur 1000 sinistrés, soit un taux de 10%.
: CAS DE LBASSUR
Le secteur de l’assurance automobile joue un rôle essentiel dans la gestion des risques liés à la
circulation routière. Il permet en principe de garantir une indemnisation équitable des dommages
subis ou causés à la suite d’un sinistre. Au Bénin, malgré la mise en place de textes réglementaires
tels que le Code CIMA (Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurances), plusieurs assurés
dénoncent la non-prise en charge de leurs dommages après sinistre, bien qu’ils soient régulièrement
assurés (CIMA, 2011).
Ce phénomène des déterminants de la couverture interroge sur l’efficacité du contrat d’assurance et
sur la qualité de la relation entre l’assureur et l’assuré. Plusieurs études menées en Afrique de
l’Ouest ont révélé un faible taux d’indemnisation, souvent lié à une mauvaise compréhension des
clauses contractuelles par les assurés, à des pratiques opaques des compagnies, ou encore à
l’absence de mécanismes de recours efficaces (Hounsounou, 2018 ; Kossi, 2020). De plus, selon
l’Agence Régionale de Supervision de l’Assurance (ARSA), la méfiance grandissante des assurés
découle également du non-respect des engagements contractuels, renforçant ainsi une crise de
confiance dans le système.
Par ailleurs, l’analyse des déterminants de la non couverture des sinistres en assurances automobile
dans le cas de la société de courtage "LBASSUR" soulève des questions cruciales quant à la
responsabilité de l'assureur et aux droits des assurés. Lorsqu'un sinistre se produit, les assurés
s'attendent légitimement à être indemnisés en fonction des termes de leur contrat d'assurance.
Cependant, dans le cas de la LBASSUR, des situations ont été rapportées où les dommages subis
par les véhicules assurés n'ont pas été pris en charge comme convenu, laissant les assurés dans une
situation financière difficile.
Cette situation soulève des interrogations sur la transparence des contrats d'assurance proposés par
la LBASSUR, ainsi que sur la qualité de service offerte aux assurés après un sinistre. Il est essentiel
d'analyser en profondeur les clauses et les conditions des contrats d'assurance de la LBASSUR
pour comprendre les raisons qui ont conduit aux déterminants de la couverture des sinistres
automobile. Il convient également d'examiner les procédures de traitement des sinistres mises en
place par la société de courtage pour identifier d'éventuelles lacunes ou inefficacités qui pourraient
impacter négativement les assurés.
Ensuite, cette problématique soulève la question de la confiance des assurés envers leur assureur.
Lorsque les assurés constatent que leurs dommages ne sont pas couverts comme prévu, cela peut
entraîner une perte de confiance et une remise en question de la fiabilité de la LBASSUR en tant
que partenaire d'assurance. Il est donc crucial pour la société de courtage de prendre des mesures
correctives afin de restaurer la confiance de ses assurés et de garantir une couverture adéquate des
dommages en cas de sinistre.
: CAS DE LBASSUR
Lors de notre stage réalisé à LBASSUR, plusieurs cas ont été enregistrés dans lesquels les assurés
n’ont pas été indemnisés après sinistre, malgré des dossiers en apparence complets. Ces
observations soulèvent des questions sur la lisibilité des contrats, le respect des procédures, et la
capacité des assurés à faire valoir leurs droits, analyse de la couverture des sinistres en assurances
automobile dans le cas de LBASSUR soulève des enjeux importants en matière de transparence,
de qualité de service et de confiance des assurés. Il est impératif que la société de courtage examine
en détail les raisons de ces situations et mette en place des mesures correctives pour garantir une
meilleure protection des assurés et une relation de confiance durable avec ces derniers.
La présente recherche vise donc à comprendre les causes profondes de ce phénomène. La question
centrale à laquelle nous tenterons de répondre est la suivante :
Quels sont les principaux déterminants de la couverture des sinistres en assurance
automobile au Benin ?
Cette interrogation sera explorée à travers les sous-questions suivantes :
Q1 : Quelle est l’influence des clauses contractuelles sur la couverture des sinistres à LBASSUR ?
Q2 : En quoi les pratiques des compagnies d’assurance affectent-elles la couverture ou non des
sinistres à LBASSUR ?
Q3. Quel est l’effet de la maitrise des contrats par les assurés sur la couverture des sinistres à
LBASSURE?
Pour répondre à ces différentes préoccupations, notre étude se reposera essentiellement sur un
objectif général et sur trois objectifs spécifiques.
En tant qu’étudiantes, ce sujet nous permettra d’améliorer notre expérience. Ils nous permettent de
mettre en pratique les connaissances théoriques acquises au cours de notre parcours universitaire.
: CAS DE LBASSUR
Pour limiter ces risques, les assureurs utilisent des mécanismes incitatifs et de contrôle, concept-clé
de la théorie des agences. Par exemple, l’insertion de clauses restrictives dans le contrat (non-
: CAS DE LBASSUR
couverture en cas d’alcoolémie, déclaration dans les délais, etc.) vise à aligner les intérêts de
l’assuré sur ceux de l’assureur. Pour Eisenhardt (1989), « les contrats d’agence efficaces sont ceux
qui réduisent les coûts d’agence par des incitations appropriées et une surveillance efficace »
(Eisenhardt, 1989, p. 63).
Ainsi, les refus de couverture ne sont pas uniquement perçus comme des sanctions, mais aussi
comme des outils de discipline visant à renforcer le comportement responsable de l’assuré.
La théorie des agences met également en lumière le rôle crucial de la transparence contractuelle.
L’absence de compréhension claire du contrat peut renforcer l’asymétrie d’information et accroître
les conflits. Selon Picard (2000), « une rédaction contractuelle ambiguë ou peu compréhensible
accroît les coûts d’agence et détériore la relation entre les parties » (Picard, 2000, p. 112). C’est
pourquoi les efforts de vulgarisation et d’éducation à l’assurance sont essentiels pour améliorer la
couverture effective des sinistres.
Enfin, dans un cadre plus large, la théorie des agences s’étend à la relation entre l’assureur et les
institutions de régulation (ou les assurés en tant que groupe). Une mauvaise gestion des sinistres
(retards, refus abusifs, manque de communication) peut entraîner une perte de confiance et une
baisse de la souscription. Pour Holmstrom (1979), « les agents cherchent à maximiser leur utilité à
long terme, ce qui inclut leur réputation auprès des autres mandants potentiels » (Holmstrom, 1979,
p. 83). Ainsi, un assureur a tout intérêt à éviter les refus de couverture injustifiés pour préserver sa
réputation sur le marché.
La théorie de l’agence offre une grille de lecture puissante pour comprendre les défaillances dans la
couverture des sinistres en assurance automobile. Les asymétries d'information, les intérêts
divergents et l’insuffisance de mécanismes incitatifs sont au cœur des difficultés observées.
L’intégration de cette approche dans la conception des produits d’assurance, dans la régulation et la
supervision du marché, est essentielle pour améliorer la satisfaction des assurés et renforcer la
confiance dans le système assurantiel.
Du point de vue de l’assureur, la gestion des sinistres est un enjeu stratégique. Une entreprise
d’assurance soucieuse de sa réputation et de sa pérennité cherchera à instaurer un climat de
confiance avec ses clients. Comme le précise Freeman, une entreprise responsable est celle qui «
répond équitablement aux attentes légitimes de ses parties prenantes » (Freeman, 1984, p. 54).
Ainsi, les décisions de couverture ou non de sinistres doivent être prises en tenant compte de leur
impact sur la relation à long terme avec les assurés
L’État, à travers les autorités de régulation du secteur des assurances, joue un rôle important dans la
protection des assurés. Il établit des règles obligatoires de transparence, de solvabilité et de
traitement équitable des sinistres. Si les régulateurs sont perçus comme passifs ou inefficaces, les
assureurs peuvent être tentés de minimiser les indemnisations. Donaldson et Preston (1995)
précisent que la théorie des parties prenantes « met en avant la responsabilité morale et légale de
l’entreprise envers toutes les parties affectées par ses décisions » (Donaldson & Preston, 1995, p.
: CAS DE LBASSUR
70).
Les intermédiaires en assurance sont aussi des parties prenantes clés. Ils influencent la
compréhension des contrats par les assurés, facilitent la communication lors de la survenance du
sinistre, et parfois même participent à la gestion de la déclaration. Leur niveau de compétence, leur
indépendance vis-à-vis des compagnies et leur engagement éthique peuvent faire la différence entre
une couverture juste ou contestée. Jones, Felps et Bigley (2007) notent que « la loyauté des parties
prenantes dépend fortement de la perception de justice et d’équité dans les transactions » (Jones et
al., 2007, p. 142).
Pour conclure l’analyse des déterminants de la couverture des sinistres automobiles à la lumière de
la théorie des parties prenantes montre que la couverture ou non d’un sinistre ne dépend pas
uniquement du contrat d’assurance. Elle est le fruit d’interactions entre plusieurs acteurs, chacun
ayant des attentes, des responsabilités et un pouvoir d’influence. Pour garantir une meilleure
couverture des sinistres, il est essentiel que toutes les parties prenantes assurés, assureurs,
régulateurs, intermédiaires, experts — adoptent une posture éthique, transparente et coopérative.
La théorie du coût de transaction (Transaction Cost Economics - TCE), formalisée par Oliver
Williamson, offre un cadre d’analyse pertinent pour comprendre les comportements des assureurs et
des assurés face à la couverture des sinistres en assurance automobile. Cette théorie postule que les
agents économiques ne sont pas parfaitement rationnels et que les échanges de biens ou de services
impliquent des coûts de transaction, tels que les coûts de recherche d’information, de négociation,
de surveillance et d’exécution des contrats.
Un premier déterminant analysé par la TCE est la spécificité des actifs, c’est-à-dire l’engagement
dans une relation contractuelle qui ne peut être facilement transférée ailleurs sans perte de valeur.
Dans le contexte de l’assurance automobile, les informations propres au véhicule, au conducteur et
aux antécédents de sinistres représentent des actifs spécifiques. Cette spécificité crée des
opportunités d’asymétrie d’information entre l’assuré et l’assureur.
Selon Williamson (1985), ces asymétries d’information peuvent mener à des comportements
opportunistes comme la fraude ou l’exagération des dommages (Williamson, 1985, p. 47). Cela
conduit les assureurs à intégrer des mécanismes de contrôle et de vérification des sinistres,
augmentant ainsi les coûts de transaction. En réponse, ils peuvent réduire la couverture, exclure
certains sinistres ou allonger les délais de traitement pour se prémunir contre ces risques.
Dans ce cas, les assureurs peuvent restreindre leur couverture par des franchises élevées, des
plafonds d’indemnisation ou des exclusions spécifiques. Ils cherchent ainsi à maîtriser les coûts de
transaction liés à l’analyse et à la gestion des sinistres. Comme le note Joskow (1985), les structures
contractuelles en assurance sont façonnées de manière à limiter les coûts d’exécution des contrats
dans un environnement incertain (Joskow, 1985, p. 156).
Selon la TCE, les relations répétées entre les parties favorisent la confiance et réduisent les
comportements opportunistes, donc les coûts de transaction. Dans le domaine de l’assurance, les
clients fidèles ou disposant d’un bon historique peuvent bénéficier de meilleures couvertures. Cela
est cohérent avec l’idée de Williamson selon laquelle « la récurrence des transactions permet de
substituer des formes de gouvernance hybrides ou relationnelles à des mécanismes purement
contractuels » (Williamson, 1985, p. 78).
En conséquence, l’assureur peut accorder une couverture plus large ou un règlement plus rapide au
client de longue date, en se fondant sur la réduction du risque de comportement opportuniste.
Enfin, la TCE met en avant la notion d’opportunisme, c’est-à-dire la tendance des agents à chercher
à maximiser leurs intérêts personnels, parfois au détriment des autres. Cela pousse les assureurs à
formuler des contrats détaillés, avec de nombreuses clauses restrictives et exclusions de garantie.
Ces dispositifs contractuels visent à se prémunir contre des réclamations abusives ou non prévues
initialement.
Comme le souligne Masten (1993), la complexité croissante des contrats d’assurance découle
directement du besoin de gérer les coûts de transaction dans un contexte d’opportunisme potentiel
(Masten, 1993, p. 126). Par conséquent, certains sinistres peuvent être non couverts en raison de
leur inadéquation avec les stipulations contractuelles.
En définitive, la théorie du coût de transaction permet d’éclairer de manière rigoureuse les choix des
assureurs en matière de couverture des sinistres. Les coûts liés à l’asymétrie d’information, à
l’incertitude, à la fréquence des interactions et à la prévention de l’opportunisme influencent la
rédaction des contrats, les clauses d’exclusion et les décisions d’indemnisation. L’analyse des
déterminants de la couverture des sinistres à travers cette théorie met en lumière la rationalité
économique sous-jacente aux pratiques des assureurs, mais aussi les limites de la couverture dans
un environnement transactionnel complexe.
De façon courante l’assurance est un mécanisme de protection financière qui permet de couvrir un
individu, une entreprise ou un bien contre divers risques en échange d’une prime. Selon Arrow
(1963) et Borch (1962), pour que ce transfert soit effectif, l’assureur doit évaluer correctement le
risque et appliquer les conditions de couverture. Toute mauvaise évaluation du risque ou non-
respect des causes contractuelles peut conduire au refus d’indemnisation.
NGOMBA (2008,p.12) définit l’assurance comme étant, une opération par laquelle une
partie(assuré) se fait promettre par une autre (assureur) moyennant paiement d’une rémunération
(prime) pour lui ou pour les tiers en cas de réalisation d’un risque. L’assurance est donc une
opération qui a pour but de réparer équitablement entre un grand nombre de personnes, le dommage
causé par un événement aléatoire, futur et possible à l’une d’elles.
Selon Hémard (1923) juriste français et professeur en faculté de droit, « l’assurance est une
: CAS DE LBASSUR
opération par laquelle une partie, l’assuré, se fait promettre moyennant une rémunération (la prime
ou cotisation) pour lui-même ou pour une tierce personne, en cas de réalisation d’un risque, une
prestation par une autre partie, l’assureur, qui, prenant en charge un ensemble de risque, les
compenses conformément aux lois de la statistique ». Aussi, Jean Carbonnier ; (1965) juriste
Français, professeur de droit civil à la faculté de droit de Paris et membre de l'Institut de France
définit l’assurance comme : « L'assurance est un contrat par lequel une partie, appelée l'assureur,
s'engage moyennant une rémunération, appelée prime, à garantir ou à indemniser une autre partie,
appelée l'assuré, contre un risque déterminé ou une série de risques, en vue d'une prestation qui
dépend de la réalisation de l'événement incertain et aléatoire. »
2.4.1. Assureur
L’assureur est toute personne physique ou morale qui, moyennant la prime ou la cotisation de
l’assuré, lui offre une certitude et sécurité tout en gérant des sommes permettant de faire face aux
effets perturbateurs du hasards (sinistre). Selon Jean Bigot(2000), l’assureur est celui qui promet,
contre le paiement d’une prime, d’exécuter une prestation déterminée en cas de réalisation d’un
risque aléatoire affectant l’assuré.
2.4.2. Assuré
C’est la personne physique ou morale sur la tête ou intérêts desquels reposent une assurance c'est-à-
dire celle qui est menacée par le risque couvert soit dans son patrimoine.
La qualité de l’assuré est spécifique et ne peut être simplement ramené ni à celle des parties au
contrat ni à celle des béné[Link] est vrai que l’assuré sur qui pèse un risque est souvent celui qui
se garanti lui-même par un contrat d’assurance. Mais il y a bien de moment où il y a une différence
entre assuré et souscripteur.
C’est la personne qui encourt le risque garanti par le contrat d’assurance, qu’il s’agisse d’un risque
pouvant l’atteindre physiquement comme le décès, la maladie et l’accident ou pouvant atteindre son
patrimoine. En d’autres termes, c’est celui dont le patrimoine, l’activité ou la vie sont l’objet de la
couverture du contrat d’assurance. En assurance de responsabilité civile, c’est le responsable qui est
assuré. L’assuré n’est pas obligatoirement le souscripteur du contrat, ni le bénéficiaire, ni celui qui
paie la cotisation
: CAS DE LBASSUR
Le contrat d’assurance c’est un accord entre l’assuré et l’assureur qui définit les conditions de
couverture, le risque garantir, les exclusions, la prime à payer et les modalités d’indemnisation.
Selon Milgrom (1991) ont développé la théorie des contrats pour expliquer la relation entre assurés
et assureurs. Les contrats d’assurance tentent de prévoir toutes les situations de sinistre, mais des
imprécisions, omissions ou clauses restrictives peuvent aboutir à des refus d’indemnisation lorsque
survient un sinistre.
2.4.6. Courtier
Le courtier est le mandataire de son client pour lequel il recherche, en toute indépendance, la société
d’assurances qui garantira au mieux ses intérêts (les meilleures couvertures au meilleurs prix). Sur
le plan juridique, le courtier a la qualité de commerçant (l’agent général celle de profession
libérale).
2.4.7. Indemnisation
Dans son sens premier, « l’indemnité » est une compensation financière destinée à réparer un
dommage. « Indemnisation », « dédommagement » et « réparation » sont synonymes. L’utilisation
de ces mots se réfère à toutes sortes de règlement sans égard au titre de dommage subi, qu’il soit
corporel, moral, ou patrimonial, ni au fait que la somme puisse trouver sa cause dans une relation
contractuelle, quasi-contractuelle ou statutaire, ou dans une situation délictuelle ou quasi-
délictuelle.
Paragraphe 2 : Contributions antérieures liées l’analyse des déterminants de la couverture
des sinistres en assurance automobile.
Il s’agira pour nous de passer en revue certains auteurs qui ont absolument ou partiellement abordé
les problèmes que nous évoquerons dans le cadre de ce travail de recherche, les analyses qu’ils ont
effectuées et les conclusions auxquelles ils ont abouti.
compagnies d’assurance. Une série de travaux empiriques et théoriques met en lumière les
mécanismes par lesquels ces pratiques affectent la prise en charge réelle des assurés, souvent de
façon défavorable.
: CAS DE LBASSUR
Complexité contractuelle et clauses d’exclusion : La complexité des contrats d’assurance constitue
un obstacle majeur à la couverture des sinistres. En effet, les compagnies insèrent souvent des
clauses d’exclusion ambiguës ou difficilement compréhensibles, ce qui limite la capacité des
assurés à faire valoir leurs droits. Selon Picard et Pottier (2017), « la rédaction des contrats
d’assurance est souvent orientée de manière à laisser une marge d’interprétation favorable à
l’assureur en cas de conflit » (p. 89). Cette stratégie est encore plus marquée dans les pays à faible
niveau d’éducation financière.
Empiriquement, Tcheuko (2020), dans une étude réalisée au Bénin, a constaté que « 58 % des
assurés ne comprennent pas les clauses d’exclusion, ce qui les expose à des refus de couverture »
(p. 110).
Retards stratégiques et refus non motivés d’indemnisation : Les compagnies d’assurance adoptent
également des stratégies dilatoires, retardant ou refusant l’indemnisation sans justification
suffisante, souvent pour des raisons financières.
Stiglitz et Weiss (1981) ont montré que dans des contextes de rationnement de l’information et
d’asymétrie de pouvoir, les assureurs peuvent être incités à limiter les paiements pour maintenir leur
rentabilité, notamment lorsque les mécanismes de contrôle sont [Link] le terrain, Gbanou
(2019), en Côte d’Ivoire, a observé que « plus de 30 % des sinistres déclarés subissent un traitement
tardif ou sont rejetés pour des raisons floues » (p. 91). De même, Diabaté (2018) a documenté au
Mali un taux de refus de 38 % des déclarations de sinistres, souvent pour non-conformité
administrative sans explication claire.
Une enquête de Mounkaila (2017) au Niger confirme cela : « 68 % des assurés victimes d’un refus
ne connaissent pas les voies de recours et finissent par abandonner leur demande » (p. 106),
soulignant une vulnérabilité structurelle.
Sélectivité et gestion opportuniste des sinistres coûteux : Face à des sinistres jugés risqués ou
onéreux (ex. : accidents corporels graves), les assureurs ont tendance à adopter une posture
défensive, en rejetant les demandes sur la base de fautes présumées ou de défauts de déclaration.
: CAS DE LBASSUR
Ehrlich et Becker (1972) expliquaient déjà que les compagnies cherchent à minimiser l’aléa moral
en encadrant strictement les conditions d’indemnisation. Toutefois, en pratique, cette logique est
parfois détournée pour éviter les paiements légitimes.
Au Sénégal, Ndiaye (2021) a constaté que « 41 % des sinistres corporels graves sont rejetés sous
prétexte de faute lourde, sans recours à une expertise indépendante » (p. 68).
Discrimination implicite selon le profil du souscripteur : enfin, certaines études révèlent que les
assureurs appliquent des traitements différenciés selon le profil socio-économique ou géographique
de l’assuré, ce qui nuit à l’universalité de la couverture. Selon Arrow (1963), la sélection des
risques par les assureurs peut créer des inégalités structurelles d’accès à l’indemnisation, en
particulier lorsque les critères ne sont pas transparents.
C’est le cas au Kenya, où Muthami (2016) a montré que « les assurés vivant dans les zones rurales
ont un taux de rejet de sinistres supérieur de 25 % à celui des zones urbaines » (p. 73), en raison de
soupçons de fraude non vérifiés.
En résumé, les pratiques des compagnies d’assurance – qu’elles soient contractuelles, stratégiques
ou comportementales – jouent un rôle décisif dans la couverture effective des sinistres. Des travaux
empiriques, combinés à des analyses théoriques (Arrow, Stiglitz, Picard, Ehrlich, Cummins),
montrent que l’asymétrie d’information, la complexité des contrats, le refus stratégique
d’indemnisation, et l’absence de régulation efficace conduisent à une non-couverture injustifiée de
nombreux sinistres, en particulier dans les pays à faible encadrement institutionnel.
Sélectivité et gestion opportuniste des sinistres coûteux : Face à des sinistres jugés risqués ou
onéreux (ex. : accidents corporels graves), les assureurs ont tendance à adopter une posture
défensive, en rejetant les demandes sur la base de fautes présumées ou de défauts de
dé[Link] et Becker (1972) expliquaient déjà que les compagnies cherchent à minimiser
l’aléa moral en encadrant strictement les conditions d’indemnisation. Toutefois, en pratique, cette
logique est parfois détournée pour éviter les paiements lé[Link] Sénégal, Ndiaye (2021) a
constaté que « 41 % des sinistres corporels graves sont rejetés sous prétexte de faute lourde, sans
recours à une expertise indépendante » (p. 68).
: CAS DE LBASSUR
Discrimination implicite selon le profil du souscripteur : Enfin, certaines études révèlent que les
assureurs appliquent des traitements différenciés selon le profil socio-économique ou géographique
de l’assuré, ce qui nuit à l’universalité de la couverture.
Selon Arrow (1963), la sélection des risques par les assureurs peut créer des inégalités structurelles
d’accès à l’indemnisation, en particulier lorsque les critères ne sont pas transparents. C’est le cas au
Kenya, où Muthami (2016) a montré que « les assurés vivant dans les zones rurales ont un taux de
rejet de sinistres supérieur de 25 % à celui des zones urbaines » (p. 73), en raison de soupçons de
fraude non vérifiés.
En résumé, les pratiques des compagnies d’assurance – qu’elles soient contractuelles, stratégiques
ou comportementales – jouent un rôle décisif dans la couverture effective des sinistres. Des travaux
empiriques, combinés à des analyses théoriques (Arrow, Stiglitz, Picard, Ehrlich, Cummins),
montrent que l’asymétrie d’information, la complexité des contrats, le refus stratégique
d’indemnisation, et l’absence de régulation efficace conduisent à une non-couverture injustifiée de
nombreux sinistres, en particulier dans les pays à faible encadrement institutionnel.
L’effet de la maitrise des contrats par les assurés sur la couverture des sinistres
La maîtrise des contrats d’assurance par les assurés est un facteur déterminant dans la couverture
effective des sinistres. Elle désigne le niveau de compréhension, d’assimilation et d’application par
l’assuré des clauses contractuelles auxquelles il a souscrit. Plus un assuré comprend le contenu du
contrat, ses obligations et ses exclusions, plus il est en mesure de respecter les conditions
nécessaires à une indemnisation effective en cas de sinistre. Selon Gollier (2004), « l’asymétrie
d’information entre l’assureur et l’assuré constitue une source majeure d’inefficacité contractuelle »
(p. 97). Cette asymétrie se manifeste notamment par une mauvaise compréhension des termes
contractuels par l’assuré, ce qui entraîne des situations où des sinistres ne sont pas couverts non pas
parce qu’ils ne sont pas légitimes, mais parce que l’assuré a involontairement contrevenu à une
clause ou ignoré une exclusion. De nombreux auteurs soulignent que le langage juridique complexe
utilisé dans les contrats d’assurance est un obstacle à cette maîtrise. Ainsi, selon Schiller (2013), «
la complexité du langage contractuel rend difficile pour l’assuré moyen de saisir pleinement la
portée de ses engagements » (p. 45). Cela conduit à des malentendus sur ce qui est couvert ou non,
créant des attentes irréalistes chez les assurés et des frustrations au moment du règlement des
sinistres.
En outre, les études empiriques montrent un lien clair entre le niveau d’instruction de l’assuré et sa
capacité à comprendre les contrats. Par exemple, selon une enquête menée par Outreville (2014) sur
les marchés africains, « la probabilité de refus d’indemnisation diminue significativement lorsque
: CAS DE LBASSUR
l’assuré à un niveau d’éducation élevé et a pris le temps de lire son contrat » (p. 121). Cela suggère
que la maîtrise des contrats joue un rôle central dans la réduction des litiges post-sinistre.
Par ailleurs, la maîtrise du contrat influence aussi le comportement de l’assuré dans le respect de ses
obligations contractuelles, comme la déclaration du risque, le respect des délais ou encore la
fourniture de preuves après sinistre. En effet, « un assuré qui comprend bien les conditions de son
contrat est plus enclin à adopter un comportement de coopération avec l’assureur » (Biener & Eling,
2012, p. 309), ce qui facilite l’évaluation du sinistre et accélère le processus d’indemnisation.
Par ailleurs nous avons les Procédures d’indemnisation des sinistres en assurance automobile
Bernard Beignier ; (1998) dans son ouvrage la procédure d’indemnisation des victimes d’accidents
de la circulation affirme que : « tout individu a droit à la vie, à la liberté et la sûreté de sa personne.
Ce principe intangible consacré par l'article 3 de la déclaration universelle des droits de l'homme du
10 décembre 1948 et repris par l'article 4 de la charte africaine des droits de l'homme et des peuples
a pour essence la garantie de l'intégrité physique et patrimoniale de chaque individu. Le Code Civil
faisant l'écho de ce principe majeur, exiges-en son Article 1384, que tout dommage causé, non
seulement par son fait personnel, mais aussi par le fait des personnes dont on doit répondre et par le
fait des choses que l'on a sous sa garde doit faire l'objet de réparation. L'indemnisation, parait le
moyen adéquat pour combler le préjudice ou la perte causé et devient par conséquent le dispositif
inéluctable, permettant de conserver l'intégrité patrimoniale ou physique de chaque individu. C'est
d'ailleurs, l'objectif des assurances de dommage, qui ont pour finalité la protection de l'assuré contre
le dommage qu'il subit et contre les dettes dues compte tenu des dommages causés à autrui et qui
sont susceptible d'engager sa responsabilité. Assurance de dommage et indemnisation étant
corrélativement liés, il est apparu impérieux pour le législateur de définir l'étendue de la garantie
que l'assureur peut être amené à offrir à ses potentiels assurés, afin de circonscrire les éventuelles
demandes démesurées des victimes, dans un cadre juridique bien déterminé ».
Partant, la garantie due par l'assureur à l'assuré est encadrée par un principe majeur du droit des
assurances, qu'est le principe indemnitaire. Que faut-il entendre par principe indemnitaire ? Placé au
frontispice du deuxième titre, du premier livre, du Code des Assurances, qui regroupe les règles
: CAS DE LBASSUR
relatives aux Assurances de dommage, l'article L. 121-1 de ce code dispose que « l'assurance
relative aux biens est un contrat d'indemnité ». Cette règle constitue le fondement du principe
indemnitaire selon lequel le montant de l'indemnité versée par l'assureur ne peut être supérieur à
celui du dommage. L'intérêt du principe indemnitaire réside dans l'idée que l'indemnité ne doit pas
excéder la valeur du dommage causé par le sinistre. Ce faisant, deux considérations d'ordre public
justifient l'existence et l'application du principe indemnitaire. De prime abord, il faut éviter que
l'assurance incite l'assuré à des sinistres Volontaires et, ensuite, il faut éviter la spéculation de
l'assuré souscrivant une forte assurance dans l'espoir que, indépendamment de sa volonté, le sinistre
se réalise et lui procure en conséquence un enrichissement. L'indemnité ne peut pas non plus être
inférieure au montant du dommage, cela dans la limite des stipulations contractuelles et notamment
de la valeur de la chose assurée. Ainsi, le principe indemnitaire, l'indemnisation doit couvrir tout le
préjudice. Si le principe indemnitaire bénéficie d'une vocation générale, son application continue de
faire l'objet d'incessantes controverses tant doctrinale, que jurisprudentielle concernant les
assurances de responsabilité à la suite d'une jurisprudence remarquée de la Cour de cassation , sur la
question du principe de la réparation intégrale du dommage , la question de l'étendue de l'obligation
d'affectation des indemnités d'assurances pour la réparation de l'immeuble, le principe de la libre
disposition des indemnités d'assurances. C'est inéluctablement, ces innombrables remises en cause
doctrinale et jurisprudentielle, qui ont amenés certains auteurs à affirmer que « le principe
indemnitaire n'est toujours pas ce que l'on croit » et qu'il connait des insuffisances. En Afrique, la
recherche de solutions adaptées à l'indemnisation des victimes d'accident automobile s'est faite sur
fond de balbutiements des différents législateurs, en sollicitant les seuls principes de la
responsabilité civile délictuelle ; Ce n'est qu'en 1992 que la Conférence Interafricaine des Marchés
d'Assurances a tenté d'apporter une évolution sur le règlement des sinistres corporels. Ainsi, à
l'instar de la Loi française du 5 Juillet 1985, dite LOI BADINTER, les pays membres de la
Conférence interafricaine des Marchés d'Assurances (CIMA) ont élaboré un système
d'indemnisation dérogatoire au droit commun particulièrement protecteur des victimes reposant sur
l'assurance de responsabilité. Celui-ci impose à l'assureur, une procédure d'offre d'indemnité
obligatoire et préalable avant toute saisine du juge. Avant l'avènement du Code CIMA, le système
de la réparation en vigueur dans les pays de la zone CIMA, était inspiré du système français et
reposait sur deux notions essentielles : la faute et l'indemnisation intégrale. Toute responsabilité en
cas de sinistre, devait être désigné suivant les cas, sur le fondement des anciens Articles 1382 et
1383 ou de l'Article 1384, alinéa 1er, ou encore de l'Article 1147 du Code Civil. La responsabilité
supposait, en conséquence, un fait, un fautif, un dommage et un lien de causalité entre le fait et le
dommage. La recherche et la détermination de la faute constituent le substrat du règlement du
: CAS DE LBASSUR
sinistre. Et son établissement n'est possible que dans la mesure où l'on a connaissance des
circonstances exactes de l'accident. Or, souvent en Afrique, les services de police et de gendarmerie
à qui incombent cette tâche délicate, ne sont pas en mesure de constater avec efficacité les accidents
de la route, en particulier ceux survenus en dehors des périmètres des grandes villes, fautes de
moyens. Les procès-verbaux de constatations sont souvent dressés en retard, voire très mal rédigés,
ce qui facilite le plus souvent l'exonération du responsable du sinistre, s'il établissait que l'incident
était dû à la force majeure. Pour donc pallier à toutes ses insuffisances, le code CIMA a innové en
adoptant des règles protectrices favorables aux victimes d'accidents. Pour atteindre ces objectifs,
deux types de méthodes auraient été envisagées : La première, et a priori la plus simple, aurait
consisté à écarter complètement le droit de la responsabilité avec toutes ses subtilités, et à créer une
assurance profitant directement aux victimes sans passer par le relais de la désignation d'un
responsable. Ce système dit « d'assurance directe » serait calqué sur la pratique des accidents du
travail, à la différence que l'organisme payeur, n'est pas une compagnie d'assurance privée, mais un
organisme de l'Etat, théoriquement appelé fonds de garantie, ou Caisse de Sécurité Sociale.
D'ailleurs, certains droits étrangers ont adopté un mécanisme de ce type en ce qui concerne
notamment les accidents de la circulation. Cependant, les rédacteurs du Code CIMA, ont décidé de
s'inspirer de la Loi Badinter du 05 juillet 1985 « tendant à l'amélioration et à l'accélération des
procédures d'indemnisation ». Ainsi, selon les dispositions du Code CIMA, la réparation du
préjudice nait de l'accident survenu, en d'autres termes c'est le dommage subi qui est pris en
considération. Le droit à indemnisation est priorisé, par rapport à la recherche de l'auteur du
dommage. L'indemnisation automatique ou responsabilité automatique ne suppose donc pas la
démonstration d'un lien de causalité entre le fait dommageable et le dommage, d'où son impact sur
le principe indemnitaire. Ainsi, tout comme le droit français, le Code CIMA en article 31 Alinéa 1,
fait allusion au principe indemnitaire et dispose que : « L’assurance relative aux biens est un contrat
d’indemnité ; l'indemnité due par l'assureur à l'assuré ne peut pas dépasser le montant de la valeur
de la chose assurée au moment du sinistre. » Si cette disposition du Code CIMA est la reprise
textuelle de l'Article L 121-1 du Code des Assurances français (Chose que nous déplorons), il n'en
demeure pas moins vrai, que sa mise en œuvre et son application dans les pays de la zone CIMA,
connait certaines contingences. En effet, l'évaluation de l'indemnité d'assurance constitue parfois un
problème. La vétusté du parc automobile et certains biens corporels remettent au cœur du débat des
différentes juridictions de ladite zone, la question de la valeur de remplacement des biens. Par
ailleurs, pour l'indemnisation des victimes d'accident de circulation, l'assureur ou le juge s'inspire
des rapports établis par des autorités publiques et/ou les experts pour l'évaluation du montant
d'indemnisation. Ces rapports, ne sont pas toujours dignes de foi ; ils sont parfois truqués et peuvent
: CAS DE LBASSUR
faire perdre ainsi à la victime tout ou partie de son droit à indemnisation. Aussi, contrairement aux
dispositions du code CIMA, pour l'obtention du procès-verbal de constat, c'est l'assuré ou toute
personne intéressée qui est obligé de faire des navettes entre la compagnie d'assurance et la
gendarmerie ou le commissariat, s'il veut voir son dossier aboutir. Cette situation rend le processus
d'indemnisation lent, et laisse certaines victimes qui n'ont pas commis de faute, abandonnées à leur
propre et triste sort. Un assureur de qualité cherchera des raisons de payer et règlera l’assuré
rapidement, cela signifie que l’assureur en question fera interprétation extensive des termes de
police et notion d’équité et de service. Il existe différents types de procédures d’indemnisation des
sinistres automobile, qui peuvent varier selon les compagnies d’assurance.
Pour Guillaume Gonnet (27 janvier 2010) Au-delà de ce mécanisme de bonus-malus, chaque
assureur possède une tarification et une segmentation qui lui est propre, en adéquation avec le profil
de son portefeuille d’assurés. Dans un contexte de marché très concurrentiel, la segmentation des
risques est une nécessité. Celle-ci consiste à différencier les assurés et le risque qu’ils portent. On
obtient ainsi différentes catégories de risques en fonction des caractéristiques de l’assuré et des
garanties consenties par l’assureur. Chaque catégorie se verra ainsi attribuer un tarif qui lui sera
propre, en adéquation avec le risque.
Le travail à faire dans cette section est de présenter l’opérationnalisation des variables, le choix de
l’approche méthodologique, le choix du mot de raisonnement, méthode d’investigation, technique
de traitements et d’analyse des données et la spécificité du modèle.
Elle consiste à une discipline qui utilise des méthodes, scientifiques, mathématique et statistique
pour aider à la prise de décision et à la résolution de problèmes complexe Opérationnalisation des
variables Une variable est une caractéristique d’un concept ou d’un indicateur qui peut être observé
ou manipulé et qui est susceptible de prendre diverses valeurs (Fortin & Angers,
2010).L’opérationnalisation des variables est une procédure qui utilise des méthodes, scientifiques,
mathématique et statistique pour aider à la prise de décision et à la résolution de problèmes
: CAS DE LBASSUR
complexe. Dans notre étude, nous examinons trois hypothèses principales concernant
l’indemnisation du sinistre. Nous identifié comme problème spécifique principal la non-
indemnisation des sinistres à laquelle nous avons associé les variables indépendantes suivantes : le
fort taux des sinistrés non indemnisés, le nombre élevé des sinistrés non indemnisés et la non-
satisfaction des sinistrés en cas de sinistre. A chacune de ces variables indépendantes trois causes
supposées ont été identifié par lesquelles la plus plausible selon la revue de littérature nus a permis
d’élaborer les hypothèses. Le tableau suivant nous donne les précisions sur leur opérationnalisation.
Dans le but de recueillir des données pertinentes et fiables, cette partie de notre étude est consacrée
à la présentation des méthodes de collecte d’informations mobilisées, notamment l’entretien,
: CAS DE LBASSUR
2.10. Le questionnaire
Il sert d’étalon. Il nous permet grâce à un grand nombre d’interrogations précises, de voir la
problématique liée à la couverture des sinistres en assurance automobile. Ainsi, nous avons eu des
discutions avec le personnel de la LBASSUR et d’autres personnels des compagnies d’assurance
où nous avons utilisé la technique de remplissage du questionnaire. Pour l’élaboration de cet outil,
nous avons veillé à ce que les questions posées soient fermées.
2.11. Echantillonnage
Différents types d’échantillonnage peuvent être utilisé lorsqu’on étudie une population ou une
communauté composée d’éléments variés. Mais dans ce cadre de la collecte des informations
relatives à la rédaction de notre mémoire, la méthode d’échantillonnage retenue est
l’échantillonnage aléatoire simple. Les populations sont les souscripteurs et les sinistrés. Un
questionnaire est adressé à ses derniers. C’est en fonction des besoins de notre enquête et surtout
des contraintes de temps et de ressources, que nous avons ciblés un échantillon sur lequel va porter
notre étude qui est de 17personnes composé de 3 personnel et de 14 sinistres.
2.12. Observation
L’observation en science sociale est un outil précieux pour une meilleure connaissance de la
situation à étudier. Elle peut ainsi servir à décrire une situation sociale délimitée dans le temps et
dans l’espace mais aussi à enclencher un processus inductif de la construction théorique ou
d’approfondir du sens des actions que les auteurs à une situation sociale sont en train de mener,
qu’elle soit directe ou participante est susceptible de donner lieu à des effets indésirables ou
inattendus. C’est le cas de « l’effet Hawthorne » selon lequel le faire d’observer modifie ce qu’on
observe. Dans nos recherches, elle a permis de cerner dans un premier temps, la question à traiter au
cours de cette étude. Elle a ensuite permis de comparer les réalités observées avec les différentes
informations lues dans les documentes et celles reçues lors des échanges avec certains de nos
professeurs.
2.14. Enquête
Une enquête est un processus de collecte d’informations visant à analyser une situation, répondre
une question ou résoudre un problème. Les enquêtes peuvent utiliser différentes méthode telles que
les sondages, les entretiens, l’observation ou l’analyse de documents .Elles permettent d’obtenir des
données objectives pour des décisions éclairées.
: CAS DE LBASSUR Un coefficient de corrélation de 0 indique l'absence de corrélation linéaire entre les deux
variables.
Il est important de noter que la corrélation ne détecte que les relations linéaires. Deux variables
peuvent être fortement liées d'une manière non linéaire et ne pas montrer de corrélation élevée selon
le coefficient de Pearson. Il existe d'autres méthodes pour mesurer la corrélation, notamment le
coefficient de corrélation de rang de Spearman et le coefficient de corrélation de rang de Kendall,
qui sont moins sensibles aux relations non linéaires et aux données aberrantes. Ces méthodes
peuvent être plus appropriées dans certaines situations. Dans le cadre de ce travail, un seuil de
significativité de à 5 % est retenu.
: CAS DE LBASSUR
Ce chapitre est consacré au cadre empirique de l’étude. Il est scindé en deux sections. Dans la
première section, nous abordons les résultats descriptifs et les tests statistiques. Dans la seconde
section, nous examinons la validation des hypothèses et les suggestions pratiques.
: CAS DE LBASSUR
Parmi les 14 sinistrés interrogés, près de 43 % ont vu leur dossier traité dans un délai compris entre
15 et 30 jours. Ce délai peut être perçu comme moyen selon les standards du secteur. Toutefois, la
part non négligeable (28,6 %) de sinistres traités au-delà de 30 jours pourrait indiquer certains
dysfonctionnements dans le processus d’indemnisation ou des lenteurs administratives.
Tableau 7 : Répartition des sinistrés selon la durée du processus de couverture (en jours)
Ecart
N Minimum Maximum Moyenne type
Clauses
14 1,33 3,33 2,6905 ,59145
contractuelles
N valide
14
(liste)
Le tableau présente les statistiques descriptives de la variable « Pratiques des sociétés d’assurance
», mesurée auprès de 14 sinistrés. La moyenne globale de 2,55 traduit une perception globalement
faible à modérée des pratiques en matière de gestion des sinistres. L’item 4, portant sur la rapidité
de traitement, obtient la meilleure moyenne (3,14), suggérant un certain niveau de satisfaction sur
ce point. En revanche, les items 5 et 6 (communication avec les assurés et application du principe
: CAS DE LBASSUR
indemnitaire) affichent des moyennes plus faibles (2,29 et 2,21), indiquant un déficit de
transparence et de rigueur contractuelle perçu par les assurés. Les écarts-types modérés (autour de
1) reflètent une certaine hétérogénéité dans les expériences vécues. Globalement, ces résultats
soulignent des attentes non satisfaites en matière de communication et de conformité contractuelle,
malgré une relative réactivité sur les délais.
Ecart
N Minimum Maximum Moyenne type
Item4 14 2 5 3,14 1,099
Item5 14 1 4 2,29 1,204
Item6 14 1 4 2,21 1,051
Les
pratiques
14 1,33 3,33 2,5476 ,56398
des
sociétés
N valide
14
(liste)
Sources: Nous-mêmes sur la base de nos traitements SPSS(26)
3.2.3. Analyse des statistiques descriptives de la variable : Maîtrise des contrats par les
assurés
Le tableau présente les statistiques descriptives de la variable « Maîtrise des contrats par les assurés
», évaluée auprès de 14 sinistrés. La moyenne globale s’élève à 2,74, traduisant un niveau modéré
de compréhension et d’implication des assurés dans la gestion de leur contrat. L’item 8, relatif à la
capacité à identifier ses droits, enregistre la meilleure moyenne (3,14), indiquant que certains
assurés ont une bonne connaissance de leurs prérogatives. L’item 9, qui concerne l’implication dans
la déclaration et le suivi, suit avec 2,93, traduisant un engagement relativement correct. En
revanche, l’item 7, lié à la compréhension des conditions d’indemnisation, affiche une moyenne
plus faible (2,14) et un écart-type plus faible également, suggérant une faible maîtrise générale mais
avec des réponses plus homogènes. Ces résultats révèlent des efforts d’information à renforcer,
notamment pour améliorer la compréhension des clauses essentielles.
: CAS DE LBASSUR
Ecart
N Minimum Maximum Moyenne type
Iterm10 14 2 4 2,57 ,852
Iterme11 14 1 4 2,79 1,051
Ce paragraphe présente les résultats des tests d’hypothèse effectués à partir des données recueillies.
Le tableau présente une analyse de corrélation de Pearson entre les clauses contractuelles et la
couverture des sinistres automobile. Le coefficient obtenu est de 0,840, indiquant une relation
fortement positive entre les deux variables. Cela signifie que plus les clauses contractuelles sont
perçues comme claires et bien définies, plus la couverture des sinistres sont jugée satisfaisante. La
valeur p associée (0,007) est inférieure au seuil de 0,05, ce qui confirme que la corrélation est
statistiquement significative. Ce résultat suggère que la qualité rédactionnelle et la transparence des
contrats influencent de manière notable l’effectivité de la prise en charge des sinistres. En d’autres
termes, l'amélioration des clauses contractuelles pourrait contribuer à une meilleure couverture des
assurés. Cette relation met en évidence un lien direct et non négligeable entre la dimension
contractuelle et la performance perçue des services d’assurance.
: CAS DE LBASSUR
Clauses Couverture
contractuelles des sinistres
Clauses Corrélation de Pearson 1 ,840
contractuelles Sig. (bilatérale) ,007
N 14 14
La couverture des Corrélation de Pearson ,840 1
sinistres Sig. (bilatérale) ,007
N 14 14
Source : Nous-mêmes sur la base de nos traitements SPSS(26)
Le tableau révèle une corrélation de Pearson négative entre les pratiques des sociétés d’assurance et
la couverture des sinistres automobile, avec un coefficient de -0,751. Cette relation inverse signifie
que plus les pratiques sont perçues comme défaillantes (manque de transparence, lenteur, mauvaise
application des règles), moins la couverture des sinistres est jugée satisfaisante. La valeur p de
0,041, inférieure au seuil de 0,05, indique que cette corrélation est statistiquement significative. Ce
résultat suggère qu’un fonctionnement interne peu efficace ou peu rigoureux des compagnies nuit
directement à la qualité du service perçue par les assurés. Autrement dit, des pratiques mal
encadrées peuvent compromettre le bon déroulement du processus d’indemnisation. Ainsi, une
amélioration des pratiques de gestion des sinistres pourrait contribuer à renforcer la confiance et
l'efficacité perçue de la couverture offerte.
Le tableau présente la corrélation de Pearson entre la maîtrise des contrats par les assurés et la
couverture des sinistres automobile. Le coefficient de corrélation est de 0,295, indiquant une
relation faiblement positive entre ces deux variables. Cela signifie que lorsque les assurés
comprennent mieux leur contrat et leurs droits, la couverture des sinistres tend à être légèrement
meilleure. La valeur p, égale à 0,000, est inférieure au seuil de 0,05, ce qui confirme que cette
corrélation est statistiquement significative. Ce résultat suggère que même si la maîtrise des contrats
a un impact positif, celui-ci reste modéré comparé à d’autres facteurs. Néanmoins, renforcer la
compréhension des clauses par les assurés pourrait contribuer à améliorer l’efficacité perçue de la
couverture des sinistres.
Tableau 14 : Corrélation de Pearson entre la Maîtrise des contrats par les assurés et la
Couverture des sinistres automobile
L’objectif de ce paragraphe est d’analyser dans quelle mesure les résultats empiriques confirment
ou infirment les hypothèses formulées dans le cadre de cette recherche.
D’une part, les analyses révèlent une corrélation positive et statistiquement significative entre les
clauses contractuelles et la couverture des sinistres automobile, avec un coefficient de
corrélation de Pearson r = 0,840 (p = 0,007). Ces résultats confirment l’hypothèse 1 selon laquelle «
Les clauses contractuelles ont une influence positive sur la couverture des sinistres automobile
». La clarté et la précision des termes contractuels semblent donc jouer un rôle clé dans
l’amélioration de la prise en charge effective des sinistres.
D’autre part, il ressort une corrélation négative et statistiquement significative entre les pratiques
des sociétés d’assurance et la couverture des sinistres automobile, avec un coefficient r = -0,751
(p = 0,041). Ce résultat confirme l’hypothèse 2, selon laquelle « Les pratiques des sociétés
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d’assurance affectent négativement la couverture des sinistres ». Ainsi, des pratiques internes
inefficaces ou peu transparentes des compagnies d’assurance nuisent à la satisfaction des assurés
quant à la couverture obtenue.
Enfin, les résultats mettent en lumière une corrélation positive, bien que plus faible, entre la
maîtrise des contrats par les assurés et la couverture des sinistres automobile, avec un
coefficient r = 0,295 (p < 0,001). Cette corrélation statistiquement significative valide l’hypothèse
3, selon laquelle « La maîtrise des contrats par les assurés a un effet positif sur la couverture
des sinistres ». Mieux comprendre les clauses contractuelles et les droits liés semble contribuer,
même modestement, à une meilleure couverture perçue des sinistres.
Les résultats de notre étude confirment pleinement les observations de la littérature concernant
l’influence positive de la maîtrise des contrats par les assurés sur la couverture effective des
sinistres automobile. En effet, comme l’ont montré Gollier (2004) et Schiller (2013), une bonne
compréhension des clauses contractuelles permet aux assurés de respecter les conditions nécessaires
à une indemnisation. Notre constat d’une corrélation positive significative rejoint également les
conclusions d’Outreville (2014), qui souligne que le niveau d’instruction et la lecture attentive du
contrat réduisent les litiges post-sinistres. Ainsi, nos résultats corroborent clairement l’idée que la
maîtrise des contrats est un facteur clé pour améliorer la prise en charge des sinistres.
À l’inverse, la relation négative observée entre les pratiques des sociétés d’assurance et la
couverture des sinistres soutient les critiques formulées dans la littérature sur les stratégies des
assureurs. Conformément aux travaux de Picard et Pottier (2017), notre étude révèle que les
pratiques contractuelles opaques et la rédaction orientée des clauses jouent un rôle défavorable,
notamment dans des contextes de faible éducation financière. Ce constat est renforcé par les études
empiriques de Tcheuko (2020), Gbanou (2019) et Diabaté (2018), qui documentent des difficultés
récurrentes liées aux refus non motivés ou aux délais de traitement. Nos résultats confirment donc
que les pratiques des compagnies peuvent entraver la couverture effective des sinistres, comme le
suggère la littérature.
Enfin, bien que la maîtrise des contrats par les assurés exerce un effet positif sur la couverture, nos
résultats soulignent également, en accord avec Stiglitz et Weiss (1981), que cette maîtrise ne suffit
pas à compenser les stratégies dilatoires ou la complexité contractuelle mises en œuvre par les
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compagnies. Ainsi, nos données confirment que l’amélioration de la couverture des sinistres
nécessite une double approche : renforcer la compréhension des assurés tout en régulant et en
améliorant les pratiques des sociétés d’assurance. Cette convergence entre nos résultats et la
littérature souligne l’importance d’une action coordonnée pour réduire l’asymétrie d’information et
améliorer la satisfaction des assurés.
Il est essentiel que les compagnies d’assurance révisent la rédaction de leurs contrats pour les rendre
plus accessibles. Utiliser un langage clair, éviter le jargon juridique complexe et inclure des résumés
explicatifs des clauses importantes faciliteraient la compréhension pour les assurés.
Condition de mise en œuvre : Cela nécessite la collaboration avec des experts en communication
juridique et en pédagogie pour concevoir des documents adaptés. Il faudra également un
engagement réglementaire, par exemple via des directives de l’Autorité de régulation des
assurances, imposant des normes minimales de clarté et d’accessibilité.
Formation et sensibilisation des assurés
Organiser des campagnes régulières de formation et de sensibilisation sur les droits et devoirs des
assurés permettrait de réduire l’asymétrie d’information. Ces campagnes pourraient inclure des
ateliers communautaires, des supports audiovisuels et des sessions en ligne, ciblant notamment les
populations à faible niveau d’éducation financière.
Condition de mise en œuvre : La réussite de cette solution dépendra du partenariat entre
compagnies d’assurance, associations de consommateurs et autorités publiques. Un financement
durable devra être assuré, et les messages devront être adaptés aux contextes locaux et culturels.
Renforcement des mécanismes de contrôle et de régulation
Pour limiter les pratiques dilatoires ou abusives, les autorités de régulation doivent renforcer les
dispositifs de contrôle des compagnies. Des sanctions plus dissuasives en cas de non-respect des
obligations contractuelles et de délais d’indemnisation doivent être mises en place.
Condition de mise en œuvre : Cela suppose une volonté politique forte et des moyens humains et
financiers suffisants pour la supervision. Il faudra aussi instaurer des canaux de plainte et de recours
efficaces et accessibles aux assurés.
Mise en place de médiations indépendantes
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La création d’instances de médiation neutres et accessibles permettrait de résoudre rapidement les
litiges entre assurés et assureurs, évitant les longs contentieux. Ces médiations favoriseraient la
transparence et la confiance entre les parties.
Condition de mise en œuvre : Ce dispositif demande une législation appropriée et l’instauration
d’organismes indépendants reconnus. La formation des médiateurs et la sensibilisation des assurés à
ce recours sont aussi nécessaires.
Promotion de l’éducation financière dès le plus jeune âge
Intégrer des modules d’éducation financière et d’assurance dans les cursus scolaires contribuerait à
long terme à une meilleure maîtrise des contrats et des risques assurantiels. Cette démarche prépare
les futurs assurés à une meilleure compréhension des produits d’assurance.
Condition de mise en œuvre : Elle nécessite la collaboration entre ministères de l’Éducation,
acteurs du secteur financier et experts pédagogiques pour concevoir un programme adapté.
L’intégration doit être progressive, avec des ressources pédagogiques et une formation des
enseignants adéquates.
Ces solutions, combinées et adaptées aux réalités locales, peuvent durablement améliorer la
couverture des sinistres automobile, réduire les conflits et renforcer la confiance dans le secteur de
l’assurance.
Difficultés rencontrées
Lors de la réalisation de la collecte des données, nous avons été confrontés à plusieurs difficultés.
Au nombre de celles Ŕ ci, nous pouvons citer la réticence de certains responsables du cabinet à
fournir les renseignements ainsi que la non disponibilité de certains d’entre eux. En effet, ces
responsables en raison du secret professionnel, ne livrent pas toutes les informations qu’ils
détiennent. Ils sont restés donc réticents sur certaines questions dont les réponses pourraient nous
permettre d’être plus précis au niveau des analyses.
Limites de la collecte des données
Il existe de nombreuses limites en raison des difficultés rencontrées au cours de la collecte des
données. Les limites inhérentes à la qualité et à la fiabilité des informations recueillies. En effet, la
cohérence qui doit exister entre les questions fondamentales et certaines questions filtres n’y étaient
pas. Ceci ne permet de savoir la position exacte de certains questionnés sur des questions directes
relatives aux hypothèses de recherche. D’autres limites sont liées à la marge d’erreur due à la
négligence de certains responsables devant nous fournir des informations. Aussi faut-il ajouter à ces
limites, notre propre inexpérience en matière de techniques de conduite de la collecte des données.
Néanmoins, nous nous sommes efforcés de respecter autant que faire ce peu, les règles, normes et
principes académiques établis et arrêtés en la matière. Toutefois, il faut noter que ces limites n’ont
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pas autant entaché la qualité des données collectées.
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CONCLUSION
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RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
1- Les ouvrages
: CAS DE LBASSUR
Beignier, B. (1998). La procédure d’indemnisation des victimes d’accidents de la circulation. Paris :
Dalloz.
Biener, C., & Eling, M. (2012). Insurability in microinsurance markets: An analysis of problems
and potential solutions. The Geneva Papers on Risk and Insurance – Issues and Practice, 37(2),
306–331.
Cummins, J. D., & Weiss, M. A. (2018). Analyzing firm performance in the insurance industry
using frontier efficiency methods. In G. Dionne (Ed.), Handbook of Insurance (pp. 795–861).
Springer.
Dionne, G., & Rothschild, C. (2019). Risk classification and adverse selection: Evidence from the
insurance industry. In The Handbook of Insurance Economics (pp. 65–89). North-Holland.
2- Autres documents
Code CIMA. Code des assurances des États membres de la CIMA. Organisation Interafricaine des
Marchés d’Assurances
Loi Badinter. (1985). Loi n°85-677 du 5 juillet 1985 tendant à l'amélioration de la situation des
victimes d'accidents de la circulation.
3- Mémoire
Boukary Audrey, 2020-2021, « Analyse des catégories d’assurance automobile et le respect des
règles de tarification
4- Webographie
[Link]
: CAS DE LBASSUR
[Link]
[Link]
er/media/?media_id%3D2562118130476632&tbnid=gBwc3OJI8NCPWM&vet=1&imgre
furl=[Link]
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h=816&itg=1&hl=fr-FR&source=sh/x/im/m1/4&kgs=b690601161b42ea9
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ANNEXES
ANNEX 1 : Organigramme
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ANNEXE 2 : Questionnaire
N° Questions
(1) (2) (3) (4) (5)
I. Les clauses contractuelles
1 Le contenu du contrat ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
d’assurance est clair et
précis concernant les
conditions
d’indemnisation.
2 Le contrat mentionne ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
clairement les
exclusions de garantie
et le plafond
d’indemnisation.
3 Le contrat précise les ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
délais dans lesquels le
sinistre doit être traité.
II. Les pratiques des sociétés d’assurance
4 Ma compagnie ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
d’assurance traite
rapidement les dossiers
de sinistre.
5 Ma compagnie ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
communique de façon
régulière et transparente
tout au long de la
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procédure.
6 L’indemnisation reçue ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
respecte les règles
prévues dans le contrat.
III. La maîtrise des contrats par les assurés
7 Je comprends bien les ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
conditions de mon
contrat, y compris les
garanties et exclusions.
8 Je connais mes droits en ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
matière de réclamation
après un sinistre.
9 Je m’implique ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
activement dans la
déclaration et le suivi de
mon dossier de sinistre.
IV. La couverture des sinistres automobile(Variable dépendante)
10 Mon sinistre a été ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
indemnisé
conformément à ce qui
était prévu dans mon
contrat.
11 Le montant que j’ai ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
reçu en indemnisation
était cohérent avec les
dommages subis.
12 J’ai reçu l’indemnité ☐ ☐ ☐ ☐ ☐
dans un délai
raisonnable après avoir
déclaré le sinistre.
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