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Conception d'unités d'ammoniac vert

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Royaume du Maroc ‫المملكة المغربية‬

Université Mohammed V de Rabat ‫جامعة محمد الخامس بالرباط‬


École Mohammadia d’Ingénieurs ‫المدرسة المحمدية للمهندسين‬

PFE N° : 15 CPI / 2024

Filière : Génie Mécanique


Option : Conception et Production Industrielle

Rapport de projet de fin d’études

Intitulé :

Conception des unités utilitaires d’une usine d’ammoniac vert

Réalisé par :

Sanaa AZMI

Au sein de :

Soutenu le 04 Juin 2024

Devant le Jury :

Président : M. Saoudi TAIBI

Rapporteur : M. Mohamed IMARIOUANE

Encadrant Organisme d’accueil : Mme Khaoula BENMILOUD

Encadrant EMI : Mme Imane TOUAIHER & Mme Chaimaa HERMAMA

Année universitaire
2023 – 2024
2
Dédicaces

À la mémoire de mon père

À celui qui n'a pas pu voir cette fin, mais qui a été là depuis le début. À mon père, mon
mentor et ma fierté. Je vous dois ce que je suis aujourd’hui et ce que je deviendrai demain.
Je m'efforcerai toujours de mon mieux pour rester à la hauteur de vos attentes et ne jamais
vous décevoir.

Puisse Dieu vous avoir en sa sainte miséricorde.

À ma chère mère

Je vous dédie cet humble et modeste travail, fruit de votre affection, de votre persévérance
et de vos immenses sacrifices. Aucun mot ne peut exprimer mon profond amour, ma plus
grande reconnaissance et l’expression de mes sentiments chaleureux.

Que Dieu vous accorde une bonne santé et une longue vie. Que Dieu vous bénisse et
m’aide à vous honorer et à vous servir.

À mon cher frère

Votre présence dans ma vie a apporté une joie incommensurable et un soutien


inébranlable. Vous êtes mon confident, mon ami et mon complice le plus cher

À mon cher ami EL HAILOUCH Ayoub

Merci de toujours être là pour moi, de me comprendre et de m'encourager.

À ma famille, à mes amis, et à tous ceux qui m’ont soutenu de près ou de loin

Je vous dédie, en signe de reconnaissance, ce travail qui n’a pu être accompli


qu’avec votre collaboration et vos encouragements.

i
Remerciements

Au terme de ce projet, je souhaite exprimer ma gratitude envers toutes les personnes


qui ont contribué, de près ou de loin, à son aboutissement.

Mes remerciements les plus vifs vont à mes encadrantes pédagogiques Mme
TOUAIHER Imane et Mme HERMAMA Chaimaa pour leur encadrement permanent, leurs
conseils efficients, et leurs directives judicieuses.

Je tiens à exprimer mes profonds sentiments et remerciements à Mme BENMILOUD


Khaoula, mon encadrante industrielle pour son encadrement, ses conseils enrichissants et
son suivi de notre travail malgré les nombreuses responsabilités qu’elle assume.

J’exprime également ma gratitude envers M. TAIBI et M. IMARIOUANE pour avoir


accepté de juger mon travail.

Je tiens aussi à remercier M. GHABRI Mohamed, pour son aide et ses conseils et
aussi pour le temps qu’il m’a consacré.

Mes vifs remerciements s’adressent également à toutes les personnes du


département de tuyauterie et en particulier M. MOUSTAID et M. BOUKRI pour leurs
conseils judicieux, leur convivialité et leur chaleureux accueil le long du stage.

Enfin, je tiens à remercier chaleureusement l'ensemble des professeurs du


département de Génie Mécanique de l'École Mohammadia d'Ingénieurs pour leur
contribution inestimable à notre formation tout au long de notre parcours.

ii
Résumé

Dans un contexte où la demande d'ammoniac, un élément crucial dans la production


d'engrais, est en constante augmentation, l'initiative de l’OCP d'investir dans une usine
d’ammoniac vert à Jorf Lasfar revêt une importance stratégique. Ce rapport présente l'étude
réalisée au sein de JESA pendant mon stage de Fin d'Études, centrée sur la conception des
unités utilitaires qui ont pour objectif d’assurer le bon fonctionnement de cette usine.

Pour ce faire, nous avons suivi une approche méthodique et rigoureuse. Nous avons
débuté par une analyse minutieuse du cahier des charges fourni par l’entreprise. Ensuite,
nous avons élaboré un plan optimal pour l'agencement des tuyaux et des équipements et
dimensionné les pompes nécessaires à l'approvisionnement. Une étude approfondie sur les
matériaux de tuyauterie a été menée, mettant l'accent sur les normes ASME B31.3 et ASME
NM 3.3. Les charges appliquées sur les lignes ont été évaluées, et les emplacements des
supports des tuyaux ont été validés à l'aide des logiciels CAESAR II. Enfin, nous avons
mené un dimensionnement des supports de tuyauterie en suivant les directives de la norme
CM66 qui a été validé par le logiciel ROBOT Structural Analysis ainsi qu’un
dimensionnement du réservoir de stockage a été réalisé en stricte conformité avec la norme
API 650.

iii
Abstract

In a context where the demand for ammonia, a crucial element in fertilizer


production, is steadily rising, OCP's initiative to invest in a green ammonia plant in Jorf
Lasfar holds strategic significance. This report presents the study conducted at JESA during
my Internship, focusing on the design of utility units aimed at ensuring the smooth operation
of this plant.

To achieve this, we adopted a systematic and rigorous approach. We commenced


with a thorough analysis of the specifications provided by the company. Subsequently, we
developed an optimal layout plan for piping and equipment arrangement and sized the pumps
required for supply. A comprehensive study on piping materials was conducted,
emphasizing ASME B31.3 and ASME NM 3.3 standards. Loads applied on the lines were
evaluated, and pipe support locations were validated using CAESAR II software. Finally,
we performed piping support sizing following CM66 standard guidelines, validated by
ROBOT Structural Analysis software, and conducted storage tank sizing in strict compliance
with API 650 standard.

iv
‫الملخص‬

‫مستمرا‪ ،‬تعتبر مبادرة ‪OCP‬‬


‫ً‬ ‫بينما يشهد الطلب على األمونيا‪ ،‬العنصر األساسي في إنتاج األسمدة‪ ،‬ارتفاعًا‬
‫لالستثمار في مصنع لألمونيا األخضر في الجرف األصفر ذات أهمية استراتيجية بالغة ‪.‬يسلّط هذا التقرير الضوء على‬
‫الدراسة التي أُجريت في شركة ‪ JESA‬خالل فترة تدريبي‪ ،‬حيث ركزت على تصميم وحدات الخدمات العمومية بهدف‬
‫ضمان سالسة عمل المصنع ‪.‬‬

‫‪،‬لتحقيق ذلك‪ ،‬اتبعنا نه ًجا منهجيًا ودقيقًا ‪.‬بدأنا بتحليل شامل لدفتر التحمالت المقدم من طرف الشركة ‪.‬بعد ذلك‬
‫قمنا بتطوير منهجية مثلى لترتيب األنابيب والمعدات‪ ،‬و اختيار المضخات المناسبة للتوريد ‪.‬كما أجرينا دراسة شاملة‬
‫حول مواد األنابيب‪ ،‬وفقا للمعايير ‪ ASME NM 3.3‬و ‪ ASME B31.3‬قمنا بتقييم األحمال المطبقة على األنابيب‬
‫وتحققنا من مواقع دعامات األنابيب باستخدام برنامج ‪ CAESAR II‬وفي النهاية‪ ،‬قمنا بتقدير أبعاد دعامات ‪،‬‬
‫األنابيب وفقًا إلرشادات المعيار ‪ ، CM66‬مع التحقق منها باستخدام برنامج ‪ROBOT Structural Analysis‬‬
‫‪3.3‬‬
‫‪.‬وقمنا بتحجيم خزان التخزين بشكل صارم وفقًا للمعايير المحددة في ‪.API 650‬‬

‫‪v‬‬
Table des matières

Dédicaces ................................................................................................................................ i
Remerciements ...................................................................................................................... ii
Résumé ................................................................................................................................. iii
Abstract ................................................................................................................................. iv
‫الملخص‬..................................................................................................................................... v
Table des matières ................................................................................................................ vi
Liste des figures ..................................................................................................................... x
Liste des tableaux ............................................................................................................... xiii
Liste des abréviations .......................................................................................................... xv
Introduction générale ............................................................................................................. 2
CHAPITRE I. PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET........................................................................ 4
I.1 Introduction .................................................................................................................................... 4
I.2 Présentation de l’organisme d’accueil ............................................................................................ 4
I.2.1 Généralités............................................................................................................................... 4
I.2.2 Présentation des différentes phases du projet .......................................................................... 4
I.2.3 Présentation du département Ingénierie .................................................................................. 5
I.2.4 Présentation du département Tuyauterie ................................................................................. 6
I.3 Présentation du projet ..................................................................................................................... 7
I.3.1 Objectif du projet .................................................................................................................... 7
I.3.2 Capacité de l’usine .................................................................................................................. 7
I.3.3 Localisation du projet .............................................................................................................. 8
I.3.4 Les conditions du site .............................................................................................................. 9
I.3.5 Les limites de la Batterie du projet .......................................................................................... 9
I.3.6 Description du projet ............................................................................................................. 10
I.3.7 Les utilités ............................................................................................................................. 11
I.3.7.1 L’eau de mer ................................................................................................................. 11
I.3.7.2 L’eau brute ................................................................................................................... 11
I.3.7.3 L’eau potable ................................................................................................................ 12
I.3.7.4 L’eau d’extinction incendie .......................................................................................... 12
I.3.7.5 Effluents ....................................................................................................................... 12
I.3.7.6 Système d'air comprimé................................................................................................ 13
I.3.7.7 Générateur d'électricité de secours ............................................................................... 13
I.3.7.8 Puissance électrique...................................................................................................... 13
I.3.8 Présentation de la problématique .......................................................................................... 13
I.3.9 Cahier des charges................................................................................................................. 14
I.3.10 Démarche de l’étude ......................................................................................................... 14
I.4 Planning du projet ........................................................................................................................ 15
I.5 Conclusion .................................................................................................................................... 16
CHAPITRE II. CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE ...................... 17
II.1 Introduction .................................................................................................................................. 17
II.2 Conception du réseau de tuyauterie .............................................................................................. 17
II.2.1 Règles de l’installation ...................................................................................................... 17

vi
II.2.1.1 La maintenabilité : ........................................................................................................ 17
II.2.1.2 L'accessibilité : ............................................................................................................. 17
II.2.1.3 Le coût : ........................................................................................................................ 18
II.2.1.4 La sécurité : .................................................................................................................. 18
II.2.2 Les directives à respecter .................................................................................................. 18
II.2.2.1 Accès ............................................................................................................................ 18
II.2.2.2 Distances de sécurité .................................................................................................... 19
II.2.2.3 Pompes ......................................................................................................................... 19
II.2.2.4 Instruments ................................................................................................................... 20
II.2.3 Proposition d’un Routing dans l’OSBL ............................................................................ 20
II.3 La sélection des pompes de distribution ...................................................................................... 21
II.3.1 Calcul de la hauteur manométrique totale HMT ............................................................... 21
II.3.1.1 Calcul des pertes des charges linéaires ......................................................................... 22
II.3.1.2 Calcul des pertes des charges singulières ..................................................................... 23
II.3.1.3 Calcul de la hauteur géométrique ................................................................................. 24
II.3.2 Calcul de la hauteur de charge nette absolue NSPH ......................................................... 24
II.3.3 Choix de type de la pompe................................................................................................ 25
II.4 Conclusion .................................................................................................................................... 26
CHAPITRE III. CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL DE L’EPAISSEUR DES TUYAUX ............................ 27
III.1 Introduction .................................................................................................................................. 27
III.2 Matériaux de tuyauterie ................................................................................................................ 27
III.3 Critères de choix........................................................................................................................... 28
III.4 Choix de matériaux de tuyauterie par service............................................................................... 29
III.4.1 L’eau brute ........................................................................................................................ 29
III.4.1.1 Les conditions de service ............................................................................................ 29
III.4.1.2 Choix de matériaux ..................................................................................................... 30
III.4.1.3 Polymères renforcés des fibres (FRP) ......................................................................... 32
III.[Link] Généralités ................................................................................................ 32
III.[Link] Renforcements .......................................................................................... 33
III.[Link] Détermination de la configuration adéquate ........................................... 34
III.[Link] Les contraintes admissibles de FRP ........................................................... 36
III.4.2 L’eau potable .................................................................................................................... 37
III.4.2.1 Les conditions de service ............................................................................................ 37
III.4.2.2 Choix de matériaux ..................................................................................................... 38
III.4.3 L’air de l’usine et l’air d’instrumentation ......................................................................... 39
III.4.3.1 Les conditions de service ............................................................................................ 39
III.4.3.2 Choix de matériaux ..................................................................................................... 39
III.4.4 L’ammoniac liquide .......................................................................................................... 42
III.4.4.1 Les conditions de service ............................................................................................ 42
III.4.4.2 Choix de matériaux ..................................................................................................... 43
III.4.5 Conclusion de choix des matériaux .................................................................................. 45
III.5 Calcul de l’épaisseur des lignes de tuyauterie .............................................................................. 46
III.5.1 Calcul de l’épaisseur de paroi pour tuyau droit sous pression interne .............................. 46
III.5.1.1 Les tuyaux métalliques................................................................................................ 46
III.5.1.2 Les tuyaux en FRP ...................................................................................................... 51
III.5.1.3 Conclusion de calcul de l’épaisseur ............................................................................ 54
III.6 Conclusion .................................................................................................................................... 54
CHAPITRE IV. ANALYSE DES CONTRAINTES ....................................................................................... 55
IV.1 Introduction .................................................................................................................................. 55
IV.2 Charges et contraintes agissant sur les lignes critiques ................................................................ 55

vii
IV.2.1 Détermination des lignes critiques .................................................................................... 55
IV.2.2 Les types des charges agissant sur les lignes .................................................................... 57
IV.2.3 Charges permanentes ........................................................................................................ 57
IV.2.3.1 Sollicitation due au poids ............................................................................................ 57
IV.2.3.2 Sollicitation due à la pression interne ......................................................................... 60
IV.2.4 Charges thermiques........................................................................................................... 60
IV.2.5 Charges occasionnelles ..................................................................................................... 60
IV.2.5.1 Sollicitation due au vent.............................................................................................. 60
IV.2.5.2 Sollicitation due au séisme.......................................................................................... 63
IV.2.6 Détermination des contraintes des lignes .......................................................................... 66
IV.2.6.1 Contraintes longitudinales 𝝈𝒙 ..................................................................................... 67
IV.2.6.2 Contrainte circonférentielle 𝝈𝞱................................................................................... 68
IV.2.6.3 Contrainte radiale 𝝈𝒓 .................................................................................................. 68
IV.2.6.4 Contraintes de cisaillement ......................................................................................... 69
IV.3 Les combinaisons de charges considérées .................................................................................... 69
IV.4 Espacement des supports « Span » ............................................................................................... 70
IV.4.1 Le rôle des supports dans un système de tuyauterie ......................................................... 70
IV.4.2 Les matériaux métalliques ................................................................................................ 71
IV.4.3 Les tuyaux en FRP ............................................................................................................ 73
IV.5 Modélisation sur le logiciel CAESAR II ...................................................................................... 74
IV.5.1 Modélisation de la ligne .................................................................................................... 74
IV.5.2 Définition des cas de charge ............................................................................................. 75
IV.5.3 Définition des combinaisons des charges ......................................................................... 76
IV.5.4 La modélisation de la ligne en FRP traitée ....................................................................... 76
IV.6 Vérification avec le logiciel CAESAR II ..................................................................................... 78
IV.6.1 Calcul et Vérification des contraintes ............................................................................... 78
IV.6.2 Calcul et Vérification des déplacements ........................................................................... 79
IV.6.2.1 Les déplacements verticaux ........................................................................................ 80
IV.6.2.2 Les déplacements horizontaux .................................................................................... 81
IV.7 Conclusion .................................................................................................................................... 82
CHAPITRE V. DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK ............................................................................ 83
V.1 Introduction .................................................................................................................................. 83
V.2 Présentation les supports de tuyauterie « Pipe Rack ».................................................................. 83
V.3 Conception de Pipe Rack ............................................................................................................. 84
V.3.1 Nombre de niveaux ........................................................................................................... 85
V.3.2 L’espacement entre les tuyaux .......................................................................................... 86
V.3.3 Largeur du pipe rack ......................................................................................................... 87
V.3.4 Hauteur du pipe rack ......................................................................................................... 88
V.3.5 Choix de l’acier du pipe rack ............................................................................................ 89
V.4 Evaluation des charges ................................................................................................................. 89
V.4.1 Détermination des charges permanentes ........................................................................... 90
V.4.1.1 Poids des tuyaux vides ................................................................................................. 90
V.4.1.2 Poids des câbles électriques ......................................................................................... 90
V.4.2 Détermination des charges d’exploitation ......................................................................... 90
V.4.2.1 Poids des fluides ........................................................................................................... 90
V.4.2.2 Les charges dues aux opérations de maintenance : ...................................................... 91
V.4.3 Les charges de vent ........................................................................................................... 91
V.5 Pré dimensionnement des éléments .............................................................................................. 94
V.5.1 Pré dimensionnement de la traverse.................................................................................. 94
V.5.1.1 Le prédimensionnement de la traverse ......................................................................... 95
viii
V.5.1.2 Vérification de la résistance ......................................................................................... 96
V.5.1.3 Vérification de la flèche ............................................................................................... 96
V.5.2 Pré dimensionnement du poteau ....................................................................................... 97
V.5.2.1 Tenue à la compression ................................................................................................ 97
V.5.2.2 Tenue au flambement ................................................................................................... 97
V.6 Dimensionnement de la structure sur Robot Structural Analysis ................................................. 98
V.6.1 Dimensionnement du portique plan en 2D ....................................................................... 99
V.6.1.1 La modélisation du portique ......................................................................................... 99
V.6.1.2 La définition des combinaisons de charge.................................................................... 99
V.6.1.3 Vérification de la résistance de la structure ................................................................ 100
V.6.2 Dimensionnement du Pipe Rack en 3D .......................................................................... 102
V.6.2.1 La modélisation .......................................................................................................... 102
V.6.2.2 Analyse hyperstatique de la structure ......................................................................... 103
V.6.2.3 Vérification de la résistance de la structure ................................................................ 104
V.6.2.4 Vérification de la stabilité de la structure ................................................................... 107
V.7 Conclusion .................................................................................................................................. 109
CHAPITRE VI. DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE .............................................................. 110
VI.1 Introduction ................................................................................................................................ 110
VI.2 Les caractéristiques de réservoir ................................................................................................ 110
VI.2.1 Choix de type de réservoir .............................................................................................. 110
VI.2.2 Choix de matériau de réservoir ....................................................................................... 111
VI.2.3 Champ d’application de la norme API 650 ..................................................................... 111
VI.3 Dimensionnement de la coque de réservoir ................................................................................ 112
VI.3.1 Calcul de nombre de viroles ........................................................................................... 113
VI.3.2 Calcul des épaisseurs des viroles .................................................................................... 113
VI.4 Dimensionnement de fond de réservoir ...................................................................................... 116
VI.4.1 Calcul des épaisseurs des tôles centrales ........................................................................ 116
VI.4.2 Dimensionnement des tôles annulaires ........................................................................... 116
VI.5 Dimensionnement de toit de réservoir ........................................................................................ 119
VI.6 Conclusion .................................................................................................................................. 121
Conclusion générale .......................................................................................................... 122
Bibliographie et Netographie............................................................................................. 123
Annexes ............................................................................................................................. 125

ix
Liste des figures

Figure 1 - Organigramme du département Ingénierie ........................................................................ 6


Figure 2 - Organigramme du département tuyauterie ........................................................................ 6
Figure 3 - Le site industriel de l'OCP à Jorf Lasfar ............................................................................ 8
Figure 4 - Emplacement prévu pour la construction de l’unité Green Ammonia 4TPD .................... 9
Figure 5 - Les limites de la Batterie ................................................................................................. 10
Figure 6 - Emplacement de l'eau brute et l'eau de mer..................................................................... 11
Figure 7 - PFD de l'eau brute ........................................................................................................... 12
Figure 8 - PFD de système d'air comprimé ...................................................................................... 13
Figure 9 - Distances de sécurité entre les équipements .................................................................... 19
Figure 10 - Routing proposé............................................................................................................. 20
Figure 11 - Implantation des équipements dans l’OSBL ................................................................. 21
Figure 12 - Diagramme de Moody ................................................................................................... 22
Figure 13 - Calcul de la hauteur géométrique .................................................................................. 24
Figure 14 - Choix de type de la pompe ............................................................................................ 25
Figure 15 - La gamme des pompes proposée par le fournisseur LEO ............................................. 25
Figure 16 - Matériaux de tuyauterie ................................................................................................. 27
Figure 17 - Matériaux recommandés pour l'eau brute...................................................................... 31
Figure 18 - Corrosion par piqures d’un tuyau en acier inoxydable .................................................. 32
Figure 19 - La configuration géométrique de FRP........................................................................... 32
Figure 20 - Enveloppe de contrainte admissible .............................................................................. 37
Figure 21 - Matériaux recommandés pour l'eau potable .................................................................. 38
Figure 22 - Matériaux recommandés pour Air de l'usine et d'instrument ........................................ 40
Figure 23 - Impact de la vitesse d'écoulement sur la Rp de l'acier au carbone ................................ 40
Figure 24 - La vitesse critique d'écoulement pour l'acier inoxydable .............................................. 41
Figure 25 - Matériau recommandé pour l'ammoniac liquide ........................................................... 43
Figure 26 - Les couches des tuyaux en FRP .................................................................................... 51
Figure 27 - La criticité des lignes en acier au carbone ou l'acier faiblement allié............................ 56
Figure 28 - La criticité des lignes connectées à des équipements sensibles à la contrainte ............. 56
Figure 29 - Les types des charges agissant sur les lignes ................................................................. 57
Figure 30 - Carte de vent du Maroc ................................................................................................. 61
Figure 31 - Détermination de coefficient de vitesse v...................................................................... 63
Figure 32 - Repère cylindrique......................................................................................................... 66
Figure 33 - La contrainte circonférentielle ....................................................................................... 68
Figure 34 - La contrainte radiale ...................................................................................................... 68
Figure 35 - Modèle 2 pour le calcul de Span ................................................................................... 71
Figure 36 - Modèle 1 pour le calcul de Span ................................................................................... 71
Figure 37 - Disposition particulière 1 pour le calcul de Span .......................................................... 74
Figure 38 - Disposition particulière 2 pour le calcul de Span .......................................................... 74
Figure 39 - Paramètres requis pour l'analyse de contrainte de la tuyauterie FRP ............................ 75
Figure 40 - Les cas de charges à vérifier pour un système de tuyauterie en FRP ............................ 76
Figure 41 - La modélisation des pompes verticales de l'eau brute ................................................... 76
Figure 42 - La modélisation des pompes horizontales de l'eau brute ............................................... 77
Figure 43 - La modélisation de la ligne de l'eau brute ..................................................................... 77
Figure 44 - Visualisation de zone de concentration des contraintes ................................................ 78
Figure 45 - Enveloppe des contraintes admissibles de système étudié ............................................ 79
Figure 46 - Visualisation des déplacements verticaux dans le cas W + P1 ...................................... 80
Figure 47 - Le déplacement longitudinal maximal .......................................................................... 80
Figure 48 - Visualisation des déplacements horizontaux dans le cas W + P1 + T2 ......................... 81
Figure 49 - Le nœud représentant le déplacement horizontal est maximal ...................................... 81
Figure 50 - Les composantes de Pipe Rack...................................................................................... 83
Figure 51 - Pipe Rack ....................................................................................................................... 84

x
Figure 52 – La Pipe Rack à dimensionner ....................................................................................... 85
Figure 53 - Ecartement entre les tuyaux........................................................................................... 86
Figure 54 - Les dimensions de Pipe Rack ........................................................................................ 88
Figure 55 - Distribution des charges dues aux opérations de maintenance ...................................... 91
Figure 56 - Coefficient de cN pour le profilé en H ........................................................................... 92
Figure 57 - Coefficient de cN pour le profilé I.................................................................................. 93
Figure 58 - Détermination de coefficient correcteur 𝞬 ..................................................................... 93
Figure 59 - La représentation des charges appliquées sur la traverse .............................................. 94
Figure 60 - Le diagramme de moment fléchissant ........................................................................... 94
Figure 61 - Les caractéristiques de profilé IPE 80 ........................................................................... 95
Figure 62 - Détermination de coefficient d'adaptation plastique ..................................................... 96
Figure 63 - Les caractéristiques de profilé HEA 100 ....................................................................... 98
Figure 64 - Le portique en 2D .......................................................................................................... 99
Figure 65 - Contraintes extrêmes sur les barres pour l'ELU1 ........................................................ 101
Figure 66 - Déplacements extrêmes sur les barres pour les ELS ................................................... 101
Figure 67 - Le modèle 3D de Pipe Rack ........................................................................................ 102
Figure 68 - Le 1er cas de l'analyse hyperstatique de structure ........................................................ 103
Figure 69 - Le 2éme cas de l'analyse hyperstatique de structure ................................................... 103
Figure 70 - Modélisation des contreventements............................................................................. 104
Figure 71 - Contraintes extrêmes sur les barres pour l'ELU1 ........................................................ 104
Figure 72 - Contraintes extrêmes sur les barres pour l'ELU2 ........................................................ 105
Figure 73 - L'ajout des croix de Saint André ................................................................................. 105
Figure 74 - Déplacements extrêmes sur les barres pour l'ELS1 ..................................................... 106
Figure 75 - Déplacements extrêmes sur les barres pour l'ELS2 et ELS3 ....................................... 106
Figure 76 - La vérification des familles ......................................................................................... 107
Figure 77 - Dimensionnement des familles.................................................................................... 107
Figure 78 - Dimensionnement des familles avec optimisation ...................................................... 108
Figure 79 - Réservoir métallique en toit dôme ............................................................................... 111
Figure 80 - Les matériaux recommandés pour le réservoir de l'eau brute...................................... 111
Figure 81 - La coque de réservoir .................................................................................................. 112
Figure 82 - Disposition des viroles de la coque ............................................................................. 115
Figure 83 - Le fond d'un réservoir.................................................................................................. 116
Figure 84 - Le fond de réservoir..................................................................................................... 118
Figure 85 - P&ID de la pompe de l'eau brute ................................................................................. 128
Figure 86 - P&ID du réservoir de stockage d'eau brute et distribution .......................................... 129
Figure 87 - P&ID du réservoir de stockage d'eau potable et distribution ...................................... 130
Figure 88 - P&ID de l’Ammoniac/ Alimentation par l’eau de mer/ Les effluents ......................... 131
Figure 89 - Les performances hydrauliques de la pompe choisie .................................................. 133
Figure 90 - Les dimensions de la pompe choisie ........................................................................... 134
Figure 91 - Les matériaux des composantes de la pompe choisie .................................................. 134
Figure 92 - Comportement des aciers au carbone vis à vis la température .................................... 136
Figure 93 - Les types des aciers inoxydables ................................................................................. 138
Figure 94 - Exemples des supports rigides..................................................................................... 142
Figure 95 - Exemples des supports flexibles .................................................................................. 142
Figure 96 - Exemples des supports de guidage .............................................................................. 143
Figure 97 - Exemples des supports Axial Limit Stop .................................................................... 143
Figure 98 - Exemples des dispositifs d'ancrage ............................................................................. 143
Figure 99 - Tableau des contraintes admissibles de l'ASME B31.3 .............................................. 144
Figure 100 - Définition de facteur de forme................................................................................... 146
Figure 101 - Insertion des vitesses de vent .................................................................................... 146
Figure 102 - Définition des charges de séisme............................................................................... 146
Figure 103 - La modélisation de poids propre des tuyaux vides .................................................... 150
Figure 104 - La modélisation de poids propre des câbles électriques ............................................ 150
Figure 105 - La modélisation de poids des fluides ......................................................................... 151
Figure 106 - La modélisation des charges des opérations de maintenance .................................... 151

xi
Figure 107 - La modélisation de poids propre des tuyaux vides .................................................... 152
Figure 108 - La modélisation de poids propre des câbles électriques ............................................ 152
Figure 109 - La modélisation de poids des fluides ......................................................................... 153
Figure 110 - La modélisation des charges des opérations de maintenance .................................... 153
Figure 111 - La modélisation des charges du vent ......................................................................... 154
Figure 112 - Insertion des données des charges sismiques ............................................................ 154
Figure 113 - Les données de calcul servant le dimensionnement de réservoir de stockage........... 161
Figure 114 - Note de calcul de l'épaisseur de la coque .................................................................. 162
Figure 115 - Note de calcul de l'épaisseur des tôles de fond .......................................................... 163
Figure 116- Note de calcul de l'épaisseur du toit ........................................................................... 164
Figure 117 - Le modèle 3D du projet ............................................................................................. 165

xii
Liste des tableaux

Tableau 1 – Les caractéristiques de "Green Ammonia Pilot Plant" .............................................................. 8


Tableau 2 - Les conditions du site ................................................................................................................. 9
Tableau 3 - Calcul des pertes des charges linéaires de la ligne ................................................................... 23
Tableau 4 - Détermination de coefficient des pertes des charges................................................................ 23
Tableau 5 - La qualité de l’eau brute ........................................................................................................... 29
Tableau 6 - Conditions de design des tuyaux de l'eau brute........................................................................ 30
Tableau 7 - Propriétés mécaniques de la fibre de verre............................................................................... 34
Tableau 8 - Propriétés des résines thermodurcissables pour la matrice FRP .............................................. 35
Tableau 9 - Les exigences de qualité spécifiées dans la N.M.03.7.001 ...................................................... 38
Tableau 10 - Conditions de design du tuyau de l'eau potable ..................................................................... 38
Tableau 11 - Qualité et conditions de transport de l'air de l'usine et d'instrument ...................................... 39
Tableau 12 - Les spécifications de l'ammoniac NH3 ................................................................................... 42
Tableau 13 - Conditions de design des tuyaux de l’ammoniac liquide ....................................................... 43
Tableau 14 - Comparaison entre l'acier au carbone et l'acier au carbone pour basses température ............ 44
Tableau 15 - Les propriétés des grades de l'ASTM A333 ........................................................................... 45
Tableau 16 - Les matériaux choisis pour le système de tuyauterie ............................................................. 45
Tableau 18 - Table A-1 pour la détermination de la contrainte admissible S ............................................. 48
Tableau 19 - Table A-1B pour la détermination de facteur de qualité E..................................................... 48
Tableau 20 - Table 304.1.1 pour la détermination de coefficient Y ............................................................ 49
Tableau 21 - Table 302.3.5 pour la détermination de coefficient W ........................................................... 49
Tableau 22 - La norme ASME B36.10M .................................................................................................... 50
Tableau 23 - Les résultats de calcul de l'épaisseur de tuyau en FRP .......................................................... 52
Tableau 24 - Les épaisseurs données par le fournisseur FPI ....................................................................... 53
Tableau 25 - Les épaisseurs des différentes lignes ...................................................................................... 54
Tableau 26 - Poids des tuyaux sous vide ..................................................................................................... 58
Tableau 27 - Le poids des fluides transportés ............................................................................................. 59
Tableau 28 - Valeur de pression dynamique en fonction de la zone ........................................................... 62
Tableau 29 - Détermination de coefficient de l'effet K ............................................................................... 62
Tableau 30 - Détermination de coefficient de site....................................................................................... 64
Tableau 31 - Détermination de coefficient de propriété .............................................................................. 65
Tableau 32 - Le niveau de ductilité ............................................................................................................. 65
Tableau 33 - Facteur de comportement ....................................................................................................... 66
Tableau 34 - Calcul de Span........................................................................................................................ 72
Tableau 35 - Consignes pour les longueurs de portée (simplement supportées) ......................................... 73
Tableau 36 - Les résultats de contraintes dans les cas des charges considérés ........................................... 78
Tableau 37 - Liste des lignes passant dans le Rack ..................................................................................... 85
Tableau 38 - Emplacement des tuyaux dans le Rack .................................................................................. 87
Tableau 39 - Les propriétés mécaniques de l'acier S275 ............................................................................. 89
Tableau 40 - Les charges sur la nappe niveau inférieur .............................................................................. 91
Tableau 41 - Les caractéristiques de réservoir de stockage de l'eau brute ................................................ 110
Tableau 42 - Le champ d'application de la norme API 650 ...................................................................... 112
Tableau 43 - Matériaux des tôles autorisées et contraintes admissibles.................................................... 114
Tableau 44 - Table M.1a: Facteurs de réduction de la limite d'élasticité .................................................. 115
Tableau 45 - Calcul des épaisseurs des viroles ......................................................................................... 115
Tableau 46 - Epaisseur des tôles annulaires .............................................................................................. 117
Tableau 47 - Les conditions des services des différentes lignes ............................................................... 127

xiii
Tableau 48 - Les caractéristiques du réservoir de l'eau brute .................................................................... 132
Tableau 49 - Les caractéristiques du réservoir de l'eau potable ................................................................ 132
Tableau 50 - Les caractéristiques de la pompe choisie ............................................................................. 133
Tableau 51 - Types et caractéristiques de l'acier en carbone ..................................................................... 135
Tableau 52 - L'influence des alliages sur les propriétés de l'acier ............................................................. 137
Tableau 53 - La modélisation des éléments de tuyauterie ......................................................................... 147
Tableau 54 - Les charges de vent appliquées sur les profilés selon l'axe x ............................................... 149
Tableau 55 - Les charges de vent appliquées sur les profilés selon l'axe y ............................................... 149

xiv
Liste des abréviations

OCP Office chérifien des phosphates


JESA Jacobs Engineering SA
UM6P Université Mohammed VI Polytechnique
GEP Green Energy Park
Euro La monnaie unique de l'Union européenne
TPD Ton per day
JFC Jorf Fertilizers Company III
GPS Global Positioning System
ISBL Inside Battery Limit
OSBL Outside Battery Limit
PFD Process Flow Diagram
SSEW Safety shower and eye wash station
WW Eau brute
WD Eau potable
WSS Eau de mer
AS Air de l’usine
AI Air des instruments
AL Ammoniac
P&ID Piping and Instrumentation Diagram
MPMS Master Piping Material Specificatio,
BOD Basis Of Design
ASME American Society of Mechanical Engineers
NM Non Metallic
API American Petroleum Institute
ISO International Organization for Standardization
ANSI American National Standards Institute
ASTM American Society for Testing and Materials
HMT Hauteur Manométriique
LEO Fabricant de pompe
LSI Langelier Saturation Index
FRP Fiber Reinforced Polymer

xv
INTRODUCTION GENERALE

Introduction générale

L'industrie de l'ammoniac vert est en plein essor, et cela reflète l'engagement du Maroc à
réduire sa dépendance et ses importations d’ammoniac. Après l'usine de Tarfaya, l’OCP investit
dans une nouvelle usine de production d’ammoniac à Jorf Lasfar. Pour assurer le succès de ce
projet ambitieux, il est crucial de concevoir une infrastructure robuste et durable et de réaliser une
étude minutieuse. C’est précisément dans ce cadre que s'inscrit notre mission.

Pendant notre stage au sein du département Tuyauterie à JESA, nous avons l'occasion de
travailler sur la conception des unités utilitaires de cette future usine d’ammoniac vert à Jorf Lasfar.
Le défi principal est de concevoir une infrastructure fiable et efficace pour soutenir cette production
innovante.

Pour répondre à ce défi, nos objectifs sont clairs : proposer un routing optimal et une
implantation précise des équipements, dimensionner les pompes nécessaires pour
l'approvisionnement, choisir les matériaux adéquats pour la tuyauterie, et concevoir les supports
de tuyauterie ainsi que les réservoirs de stockage en respectant les normes en vigueur.

Pour atteindre ces objectifs, nous allons suivre une méthodologie bien structurée :

Dans le premier chapitre, nous ferons une présentation générale de l’entreprise, de son
Work Flow, de son département d'ingénierie et du département d’accueil, ainsi qu'une présentation
détaillée du projet.

Dans le deuxième chapitre, nous proposerons un routing et une implantation des


équipements en accord avec les directives de l’entreprise. Ensuite, nous dimensionnerons les
pompes nécessaires pour l’approvisionnement des services essentiels.

Dans le troisième chapitre, nous mènerons une étude approfondie sur les matériaux utilisés
pour la tuyauterie, afin de choisir ceux les mieux adaptés à notre système. Nous dimensionnerons
les épaisseurs des tuyaux en respectant les normes en vigueur.

Dans le quatrième chapitre, nous déterminerons les différentes charges appliquées sur les
lignes, préciserons les emplacements des supports des tuyaux et validerons ces choix avec le
logiciel CAESAR II.

2
INTRODUCTION GENERALE

Enfin, nous compléterons notre étude par deux chapitres où nous mènerons un
dimensionnement des supports de tuyauterie et du réservoir de stockage selon les normes exigées
par l’entreprise.

Cette progression méthodique permettra de mieux comprendre les défis rencontrés et les
solutions apportées pour assurer la réussite de ce projet.

3
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

Chapitre I. Présentation du contexte de Projet


_______________________________________________________

I.1 Introduction
Ce chapitre mettra l'accent sur la présentation de l'entreprise JESA. Par la suite, nous
explorerons le département Tuyauterie où nous sommes engagés chez JESA, et nous présenterons
également le projet sur lequel se base ce mémoire de fin d'études.

I.2 Présentation de l’organisme d’accueil


I.2.1 Généralités
En 2009, le groupe OCP a créé une joint-venture appelée Jacobs Engineering SA (JESA)
en partenariat avec le groupe américain Jacobs Engineering Group Inc., l'un des plus grands
fournisseurs de services techniques, professionnels et de construction au monde qui a pour objectif
de fournir à l'OCP des outils de pointe pour soutenir sa stratégie industrielle.

JESA est un cabinet d'ingénierie de premier plan en Afrique et au Maroc, offrant des
solutions personnalisées grâce à des partenariats gagnant-gagnant, des capacités et des écosystèmes
locaux, ainsi qu'au partage de son expertise en matière de gestion de projets et de construction.

Soutenu par deux grands groupes internationaux, OCP et Worley, JESA a consolidé sa
position en tant que leader africain des services de conception, d'ingénierie, de réalisation de projets
et de gestion d'actifs. Il se distingue en offrant à ses clients une valeur ajoutée grâce à des solutions
globales, novatrices et durables pour le développement industriel et urbain.

I.2.2 Présentation des différentes phases du projet


Jacobs Engineering SA se distingue notamment par sa méthodologie particulière. En effet,
tout projet réalisé par l’entreprise Jacobs est amené à suivre les sept phases :

• Phase 1 : Faisabilité

Identifier les opportunités d’affaire et effectuer une analyse initiale et ce afin de déterminer
si l'occasion vaut une enquête plus approfondie.

• Phase 2 : Le conceptuel

4
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

Sélectionner la meilleure approche de projets identifiés, analyser les concepts et préparer


une estimation préliminaire des coûts.

• Phase 3 : Ingénierie préliminaire

Finaliser les objectifs technologiques des projets, et de développer l'ingénierie, les prix et
le plan d'exécution du projet pour soutenir un budget prévisionnel des coûts et de demandes de
financement.

• Phase 4 : Conception détaillée

Gérer, coordonner et exécuter des activités de conception et l'acquisition d'équipements


nécessaires à l'approvisionnement, la construction, la mise en service et le démarrage.

• Phase 5 : Construction

Mobiliser et gérer les forces de construction et effectuer d'autres activités y compris les
achats nécessaires pour construire l'installation en conformité avec les documents de construction.

• Phase 6 : Start-up

Effectuer des activités de mise en service et de fonctionnement nécessaires pour atteindre


les niveaux de performance de conception.

• Phase 7 : Close-up

Effectuer les activités nécessaires à Jacobs pour fermer le projet d'une manière ordonnée.

I.2.3 Présentation du département Ingénierie


Le département d'ingénierie au sein de la société JESA est considéré comme l'un des
départements les plus importants. Ce département est chargé de concevoir et de développer des
solutions techniques innovantes pour répondre aux besoins des clients et aux exigences du marché.

Grâce à leur expertise et à leur créativité, le département d'ingénierie de JESA contribue à


la croissance et à la compétitivité de l'entreprise. Ce département d'ingénierie de JESA englobe
diverses disciplines qui interagissent de manière permanente.

La figure ci-dessous représente les différentes disciplines du département d’ingénierie :

5
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

Département Ingénierie

Département Département Département Département Département Département Département


Civil Tuyaueterie Mécanique HSE Instrumentation Electrique document

Figure 1 - Organigramme du département Ingénierie


Les différentes disciplines au sein d'un projet ont des interactions importantes entre elles.
En effet, les livrables de chaque discipline peuvent servir d'entrées pour les autres, ce qui permet
une collaboration continue entre toutes les parties prenantes.

I.2.4 Présentation du département Tuyauterie


Le département Piping & Installation est responsable de la conception et de l'installation des
conduites nécessaires au bon fonctionnement de l'installation pour répondre aux normes de qualité
et de sécurité les plus élevées.

Figure 2 - Organigramme du département tuyauterie

6
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

Notre stage s'est déroulé au sein du département Tuyauterie, plus précisément dans la section
"Water & Energy" (Voir la figure ci-dessus), où nous avons été impliqués dans le projet de
conception des unités utilitaires d'une future usine d'ammoniac vert à construire à Jorf Lasfar.

Les livrables de ce département sont généralement divisés en trois sections principales :

• Design : Plan de l’usine, plan de détails, modèle 3D des pipes et des équipements ;

• Matériaux : Spécifications des matériaux choisis, fiche technique des vannes manuelles.

• Analyse des contraintes (Calcul de Stress) : Feuille de calcul de charge en fonction des
instruments et supports utilisés sur les pipes.

I.3 Présentation du projet


I.3.1 Objectif du projet
L’UM6P prévoit de développer un projet d'ammoniac intitulé "Green Ammonia Pilot
Plant", axé sur la production d'ammoniac dans une usine pilote (4 TPD Ammoniac) à partir de
sources vertes (énergies renouvelables). Ce projet pilote est une initiative innovante et proactive de
l'OCP, avec le soutien du Green Energy Park (GEP) et de l'UM6P, pour étudier le potentiel de
l'ammoniac vert au Maroc en raison de son taux de production d'électricité renouvelable peu
coûteux (en Euro/MWh). Le concept d'ammoniac vert fait référence au processus de production
d'ammoniac sans émission de dioxyde de carbone en utilisant des énergies renouvelables telles que
l'énergie éolienne et solaire.

I.3.2 Capacité de l’usine


La "Green Ammonia Pilot Plant" est conçue pour produire 4 tonnes par jour (168 kg/h)
d'ammoniac à partir d'hydrogène et d'azote en utilisant le processus de synthèse de Haber-Bosch.
comme illustré dans l'équation chimique suivante :

Enfin, l'ammoniac produit est stocké et transporté pour répondre aux besoins.

Les caractéristiques de l’usine sont mentionnées dans le tableau ci-dessous :

7
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

Tableau 1 – Les caractéristiques de "Green Ammonia Pilot Plant"

Produit Final Ammoniac liquide (NH3)

Capacité de l'Usine 4.0 Tonnes / jour (168 kg/h)


Durée de vie de conception de l'usine pilote 30 ans

Facteur de Fonctionnement Continu 24 h / 24 h pour la production de NH3

I.3.3 Localisation du projet


Le site de l'usine sera situé sur le site industriel de l'OCP à Jorf Lasfar, qui se trouve dans
le sud, à environ 17 km de la ville d'El Jadida (et à 110 km au sud de Casablanca) et s'ouvre sur
l'océan Atlantique dans une position stratégique comme le montre la figure ci-dessous. Le
complexe industriel de Jorf Lasfar s’étendant sur 17 000 hectares a démarré sa production en 1986.
Cette unité a permis au Groupe OCP de doubler sa capacité de valorisation des phosphates.

Figure 3 - Le site industriel de l'OCP à Jorf Lasfar


L’unité Green Ammonia 4TPD sera localisé au sud de l’unité existante JFC3 (Voir la figure
ci-dessous). La superficie disponible pour l'usine est d'environ 30 000 mètres carrés.
L'emplacement exact se trouve près du point avec les coordonnées GPS suivantes : 33°05'52.7"N
8°36'14.1"W.

8
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

3 ha

Figure 4 - Emplacement prévu pour la construction de l’unité Green Ammonia 4TPD

I.3.4 Les conditions du site


Le tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques des conditions du site où est
prévue la construction de l'unité. Ces données sont essentielles pour évaluer les exigences de
conception et les considérations environnementales qui doivent être prises en compte tout au long
l’étude que nous allons entamer.

Tableau 2 - Les conditions du site

Critères Valeurs

Ambiante maximale (de conception) 48°C


Ambiante minimale 0°C
Humidité relative % (min / moy / max) 30 / 75 / 100
Humidité relative de conception % @ temp % @ temp 80% @ 25°C
40 mm en 30 minutes
Précipitations
Vitesse maximale du vent pour la conception 44 m/s (158,4 km/h)
- Maximum : 1050 millibars
Pression barométrique
- Minimum : 950 millibars

I.3.5 Les limites de la Batterie du projet


Le projet sera organisé en deux sections distinctes :

9
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

• Inside Battery Limit (ISBL) comprend les opérations de fabrication d'ammoniac. Elle
englobera les équipements et les processus nécessaires à la transformation des matières
premières en produits finis.

• Outside Battery Limit (OSBL) aura pour mission de superviser les services utilitaires cruciaux
pour le bon fonctionnement de l'usine. Cette responsabilité englobe le stockage et le traitement
des matières nécessaires, telles que l'eau, ainsi que la fourniture des services essentiels tels que
l'électricité, l'air comprimé pour les activités de l'usine. De plus, cette section sera en charge du
transport de l'ammoniac vers les bacs de stockage pour son exploitation (Voir la figure ci-
dessous).

Figure 5 - Les limites de la Batterie

I.3.6 Description du projet


JESA s'est vu attribuer un contrat pour développer une étude de phase d'ingénierie de base
de l'OSBL (OutSide Battery Limits) pour l'usine pilote d'ammoniac vert, qui comprend :

• Pompe de transfert d'eau brute.

• Réservoir de stockage et pompe de distribution d'eau brute.

• Unité de traitement d'eau potable.

• Réservoir de stockage et distribution d'eau potable.

10
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

• Approvisionnement d'eau de mer.

• Ligne de transfert des effluents.

• Système d'air de l'usine et instrumentation.

• Ligne de transfert de l’ammoniac.

I.3.7 Les utilités


I.3.7.1 L’eau de mer

L'eau de mer est utilisée pour refroidir l'eau de refroidissement dans le système de boucle
de refroidissement fermée de l'ISBL. L'eau de mer est disponible à partir de l'installation existante
(Voir la figure ci-dessous) avec une température de 15°C. L’approvisionnement en eau de mer sera
fourni via un système souterrain.

Figure 6 - Emplacement de l'eau brute et l'eau de mer

I.3.7.2 L’eau brute

L'eau brute est reçue depuis le collecteur d'eau brute venue du processus de dessalement de
l'eau de mer (voir figure 6). À partir du raccordement, l’eau est acheminée vers le réservoir de
stockage de l'eau brute, où elle va être séparée en deux flux distincts (voir la figure ci-dessous) :
une partie est acheminée vers l'unité de traitement pour l'eau potable via une pompe de distribution

11
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

spécifique, tandis qu'une fraction supplémentaire est dirigée vers l'unité de traitement destinée à
l'extinction des incendies.

Figure 7 - PFD de l'eau brute

I.3.7.3 L’eau potable

L'eau potable sera utilisée pour la douche de sécurité et le lavage des yeux (SSEW) ainsi
que pour les usages domestiques, et elle sera produite dans une unité de traitement d'eau potable
utilisant de l'eau brute.

L'unité d'eau potable se compose de :

• Unité de traitement d'eau potable.

• Réservoir de stockage d'eau potable (Annexe 4).

• Pompes de distribution d'eau potable

I.3.7.4 L’eau d’extinction incendie

Le système d'eau d'extinction incendie garantit un approvisionnement adéquat en eau pour


la lutte contre les incendies, protégeant ainsi les équipements et le personnel des risques d'incendie
potentiels.

I.3.7.5 Effluents

Les effluents seront reçus de l’unité de traitement de l'eau potable et de l'usine d'ammoniac,
puis dirigés vers le collecteur d'effluents existant.

12
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

I.3.7.6 Système d'air comprimé

L'OSBL de l'usine pilote disposera d'un système d'air comprimé (Voir la figure ci-dessous)
dédié pour répondre aux besoins en air de l'usine et des instruments. L'air de l'usine est utilisé pour
la station d'utilités.

Figure 8 - PFD de système d'air comprimé

I.3.7.7 Générateur d'électricité de secours

Le générateur d'urgence sera conçu pour assurer un arrêt sécurisé de l'usine en cas d'absence
d'électricité provenant du réseau électrique national local.

I.3.7.8 Puissance électrique

L’OSBL sera connecté à la sous-station 10 kV / 10 MVA par un câble.

I.3.8 Présentation de la problématique


La mise en place de l'usine de production d'ammoniac ne se limite pas simplement à la
construction des installations de production. Notre étude se concentre sur la section hors des limites
de la batterie (OSBL) et implique la conception des unités utilitaires ainsi que l'analyse des lignes
de transport de l'eau brute, de l'eau potable, de l’eau de mer, de l'air comprimé, de l'air
d'instrumentation et de l'ammoniac liquide nécessaires au bon fonctionnement de la "Green
Ammonia Pilot Plant".

13
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

I.3.9 Cahier des charges


Les conduites reliant les différentes unités et alimentant l'ISBL véhiculent les six fluides
vus précédemment, chacun soumis à des conditions de service différentes mentionnées dans
l’Annexe 2.

En dehors de ces lignes principales, il existe d'autres conduites telles que les canaux de
drainage des réservoirs, les effluents provenant de l'unité de traitement, l'eau renvoyée du système
de lutte contre l'incendie ainsi que les retours provenant des pompes en cas de chute de pression
(voir P&ID Annexe 3).

Cette diversité requiert une sélection minutieuse du tracé, un choix approprié des matériaux
et des pompes, une sélection adéquate des équipements, la modélisation en 3D et une analyse
rigoureuse des contraintes des lignes critiques.

Les données initiales pour entamer cette étude sont les suivantes :

• P&ID : Diagramme détaillé dans l'industrie des processus qui montre les équipements de
tuyauterie ainsi que les dispositifs d'instrumentation et de contrôle (Annexe 3).

• Document MPMS : Spécification des matériaux de tuyauterie, nous donne des détails sur tous
les composants de la tuyauterie : Matériaux de tuyaux & Grades, types de vannes / ratings,
types de connexion de branche et la tolérance à la corrosion.

• Basis of Design : Il intègre des détails préliminaires liés au projet, par exemple : les services et
les équipements.

I.3.10 Démarche de l’étude


Nous avons pour mission de concevoir cinq principales composantes qui sont exposées
dans les points ci-dessous :

Partie I : Conception de réseau de tuyauterie

• Routing et Implantation dans l’OSBL ;

• Choix de pompe de distribution ;

Partie II : Choix de matériaux et calcul des épaisseurs des tuyaux

14
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

• Choix de matériaux pour la tuyauterie pour les différents fluides ;

• Calcul de l’épaisseur des lignes de tuyauterie selon les normes ASME B31.3, N.M 3.3 ;

Partie III : Analyse des contraintes

• Détermination des lignes critiques ;

• Calcul des charges agissant sur les lignes ;

• Calcul des distances entre les supports ;

• Modélisation de système sur le logiciel CAESAR II ;

• Elaboration des notes de calcul ;

Partie IV : Dimensionnement de pipe-rack

• Conception du pipe rack ;

• Calcul des charges agissant sur le Pipe Rack;

• Pré dimensionnement des éléments de Pipe Rack ;

• Modélisation sur Robot Structural Analysis et Optimisation de structure ;

Partie V : Dimensionnement de réservoir de stockage et modèle 3D

• Choix de type et de matériau de réservoir ;

• Dimensionnement de la robe ;

• Dimensionnement de fond ;

• Dimensionnement de toit ;

• Réalisation du modèle 3D ;

I.4 Planning du projet


Le planning de projet (voir Annexe 1) détaille les étapes clés et les échéances essentielles
pour mener à bien notre initiative. Chaque tâche a été soigneusement planifiée pour assurer une
progression fluide et cohérente du projet. En respectant ce planning, nous nous assurerons que
toutes les activités nécessaires seront réalisées dans les délais impartis.

15
CHAPITRE I PRESENTATION DU CONTEXTE DE PROJET

I.5 Conclusion
Dans cette section, nous avons introduit l'entité qui a accueilli notre stage de fin d'études,
détaillé le projet qui nous a été confié, et exposé les exigences du cahier des charges ainsi que la
méthodologie que nous allons suivre pour mener à bien notre mission.

16
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

Chapitre II. Conception et dimensionnement du


réseau de la tuyauterie
_______________________________________________________

II.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous aborderons la planification et la conception du système de tuyauterie
pour l'Outside Battery Limits (OSBL) de l'usine pilote d'ammoniac vert, en englobant à la fois le
Routing des conduites et l'implantation stratégique des équipements. L'accent sera mis aussi sur les
étapes cruciales de la sélection de la pompe de distribution de l’eau brute.

II.2 Conception du réseau de tuyauterie


La conception de l’agencement d'une installation industrielle est un processus crucial
nécessitant une évaluation minutieuse des risques et l'application de principes de conception axés
sur la sécurité, tout en tenant compte des exigences économiques et opérationnelles. Ce processus
évolue des conceptions conceptuelles aux dispositions préliminaires détaillées, jusqu'à une
définition finale de l’agencement, assurant une installation sûre et efficace. De nombreuses
directives de l'ANSI, de l'ASME et de l'API contiennent des listes détaillées des réglementations
et directives liées à la disposition des installations.

II.2.1 Règles de l’installation


L'installation de tuyauterie doit se conformer à plusieurs règles clés pour assurer son efficacité
et son bon fonctionnement, nous citons :

II.2.1.1 La maintenabilité :

Les tuyauteries doivent être disposées de manière à permettre un accès facile pour les
opérations de maintenance, minimisant ainsi les temps d'arrêt et facilitant les réparations.

II.2.1.2 L'accessibilité :

Les tuyauteries doivent être positionnées de manière à être facilement accessibles pour les
inspections régulières et les interventions d'urgence, garantissant ainsi une gestion efficace du
système.

17
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

II.2.1.3 Le coût :

L'installation doit être conçue de manière à optimiser les coûts initiaux et les coûts de
maintenance à long terme, en trouvant un juste équilibre entre qualité et rentabilité.

II.2.1.4 La sécurité :

Les normes de sécurité doivent être scrupuleusement respectées pour prévenir les risques de
fuites, de ruptures ou d'accidents, assurant ainsi un environnement de travail sûr pour les
opérateurs.

II.2.2 Les directives à respecter


Nous présentons quelques règles [1] de base pour la conception des installations qui garantit
que tous les dangers pour la santé, la sécurité et l'environnement susceptibles de compromettre
l'intégrité du projet soient réduits au minimum tout au long du cycle de vie de l'installation :

II.2.2.1 Accès

Les distances mentionnées doivent être vérifiées conformément aux règles de sécurité.

• Hauteurs libres minimum :

- 6 000 mm Au-dessus des routes d'accès, des routes et voies ferrées accolées, des passages
pour grues.

- 4 800 mm Au-dessus des voies ferrées et des zones de passages de véhicules sauf grue à
l'intérieur des unités.

- 4 000 mm Sous les pipe-racks pour les véhicules d'entretien.

- 3 500 mm Hors des zones de passage véhicules.

• Distances horizontales :

- 2500 mm pour accès de chariot élévateur.

- 1200 mm Espace libre autour des pompes et compresseurs y compris accessoires tels que
vannes (position ouverte) filtres, calorifuge.

- 800 mm Tout accès.

18
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

- 8000 mm mini pour les voies de circulation et de raccordement à l’unité

- 6000 mm mini pour les voies d’accès à l’intérieures des unités.

II.2.2.2 Distances de sécurité

Le respect des distances de sécurité, citées dans la figure ci-dessous, dans une installation de
tuyauterie est essentiel pour prévenir les accidents, faciliter l'évacuation en cas d'urgence et
permettre la maintenance adéquate.

Figure 9 - Distances de sécurité entre les équipements

II.2.2.3 Pompes

Les pompes seront implantées à l'air libre et au plus près de l'équipement qu'elles desservent.
Un espace de 1 000 mm sera prévu tout autour des pompes pour la circulation. De plus, elles

19
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

doivent être accessibles et proches de la route afin de faciliter l’accès du chariot élévateur pour le
montage ou la maintenance du moteur électrique.

II.2.2.4 Instruments

Tous les instruments devront être accessibles et être situés :

• Entre 700 et 2 000mm du sol.

• Entre 700 et 1 600mm au-dessus d'une plate-forme.

Ces accès sont permanents pour :

• Visibilité et Accessibilité ;

• Entretien et maintenance.

II.2.3 Proposition d’un Routing dans l’OSBL


En suivant les règles énoncées précédemment, nous avons élaboré une proposition de
Routing qui tient compte ces considérations cruciales (voir les figues ci-dessous).

Figure 10 - Routing proposé

20
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

Figure 11 - Implantation des équipements dans l’OSBL

II.3 La sélection des pompes de distribution


Le choix des pompes revêt une importance capitale et la sélection appropriée des pompes
implique une analyse approfondie des exigences de débit, de pression, ainsi que des propriétés du
fluide à transporter.

Dans cette section, nous allons procéder au choix des pompe de l’eau brute dans le point de
liaison.

II.3.1 Calcul de la hauteur manométrique totale HMT


La HMT représente la hauteur verticale maximale que la pompe peut surmonter pour
déplacer un fluide donné, généralement de l'eau.

La pompe fournit une hauteur H (énergie par unité de poids) :

𝐻𝑀𝑇 = 𝐻𝑔é𝑜 + 𝛥𝐻𝑙𝑖𝑛 + 𝛥𝐻𝑠𝑖𝑛 (1)

Avec

- 𝐻𝑔é𝑜 : La hauteur géométrique ;


- 𝛥𝐻𝑙𝑖𝑛 : Les pertes des charges linéaires ;
- 𝛥𝐻𝑠𝑖𝑛 : Les pertes des charges singulières.

21
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

La pompe doit vaincre en plus de la hauteur géométrique, les pertes des charges linéaires
et singulières (accessoires : vanne, clapet, coude, …)

II.3.1.1 Calcul des pertes des charges linéaires

Les pertes des charges linéaires sont calculées avec la formule suivante :

𝐿 𝑉2
𝛥𝐻𝑙𝑖𝑛 = λ. 𝐷 . 2𝑔 (2)

Avec

- 𝜆 : Coefficient des pertes des charges linéaires ( voir Diagramme de Moody) ;


- L : Longueur de la conduite.

Figure 12 - Diagramme de Moody

Nous avons le nombre de Reynolds :


𝑉×𝐷×𝜌
𝑅𝑒 = (3)
μ

Avec

- V : Vitesse moyenne du fluide en m/s (V = 3 m/s) ;


- D : Diamètre nominal en m ;
- ρ : La masse volumique en kg.m-3 ;

22
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

- μ : Viscosité dynamique du fluide en kg.m−1.s−1.

Alors : Re = 600000

Et d’après l’abaque : 𝜆 = 0.056

Nous calculons les pertes des charges linéaires pour la ligne d’aspiration et celle de refoulement :

Tableau 3 - Calcul des pertes des charges linéaires de la ligne

Ligne Diamètre (m) Longueur (m)


Aspiration 0.25 13
Refoulement 0.2 246
λ.𝑉 2 𝐿 𝐿
Alors : 𝛥𝐻𝑙𝑖𝑛 = . (𝐷𝑎 + 𝐷𝑟 ) (4)
2g 𝑎 𝑟

Donc : 𝛥𝐻𝑙𝑖𝑛 = 32.3 𝑚

II.3.1.2 Calcul des pertes des charges singulières

Les pertes des charges singulières sont calculées avec la formule suivante :

𝑉2
𝛥𝐻𝑠𝑖𝑛 = 𝑘. 2𝑔 (5)

Avec

- k : Coefficient des pertes des charges singulières (crépine, coude,…).

Les coefficients des pertes des charges des composantes sur la ligne sont présentés dans le
tableau suivant :

Tableau 4 - Détermination de coefficient des pertes des charges

La composante Le nombre k
Vanne 6 0.13
Crépine 2 1
Clapet anti-retour 2 0.71
Coude de 90° 13 0.074
Réducteur 4 0.5
Coude en T 3 1

Alors :
𝛥𝐻𝑠𝑖𝑛𝑔 = 10.162 𝑚
23
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

II.3.1.3 Calcul de la hauteur géométrique

La hauteur géométrique notée 𝐻𝑔é𝑜 à vaincre à l’aspiration et au refoulement est montrée dans
la figure ci-dessous :

Figure 13 - Calcul de la hauteur géométrique

Alors :
𝐻𝑔é𝑜 = 20 𝑚

Enfin :
HMT = 62.37 𝑚

II.3.2 Calcul de la hauteur de charge nette absolue NSPH


Dans toute installation de pompage, nous devons toujours avoir une charge nette d’aspiration
disponible supérieur à la charge nette requise par le constructeur :

𝑁𝑃𝑆𝐻𝑑𝑖𝑠𝑝 = 9.3 > 𝑁𝑃𝑆𝐻𝑟𝑒𝑞

La valeur de NSPH est donnée par la discipline Process.

24
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

II.3.3 Choix de type de la pompe


En se référant aux conditions de service de notre pompe, nous allons choisir une pompe
centrifuge (voir figure ci-contre):

Figure 14 - Choix de type de la pompe

Nous avons choisi d’utiliser une pompe centrifuge verticale en boîte grâce à son encombrement
réduit qui la rend adaptée aux espaces restreints comme il est exigé par la discipline Process.

En se référant au catalogue du fournisseur des pompes LEO (voir figure ci-dessous) , nous avons
réussi à proposer un choix de la pompe pour notre installation :

Figure 15 - La gamme des pompes proposée par le fournisseur LEO

25
CHAPITRE II CONCEPTION ET DIMENSIONNEMENT DU RESEAU DE LA TUYAUTERIE

Les performances hydrauliques et les caractéristiques dimensionnelles de notre pompe LVR200


sont présentées dans l’Annexe 5.

Alors : NSPHreq = 5 > NSPHdisp

Alors, notre pompe fonctionnera de manière optimale sans subir de dommages due à la
cavitation, garantissant ainsi une efficacité et une durabilité maximales dans notre installation.

II.4 Conclusion
Ce chapitre s'est concentré sur les règles de planification et de conception du système de
tuyauterie, nous avons donc réussi l’élaboration d’un Routing des conduites et déterminé une
implantation stratégique des équipements. Ce Routing précis et réfléchi pose les bases pour le
dimensionnement et l'étude ultérieure du système. Nous avons aussi examiné attentivement la
sélection de la pompe dédiée à la distribution de l’eau brute du point de liaison jusqu’à le réservoir
de stockage de l’eau brute

26
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Chapitre III. Choix de matériaux et Calcul de


l’épaisseur des tuyaux
_______________________________________________________

III.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous détaillerons les décisions relatives au choix de matériaux pour les
tuyaux ainsi que le calcul des épaisseurs conformément aux normes ASME B31.3 et ASME NM
3.3.

III.2 Matériaux de tuyauterie


Les matériaux de tuyauterie peuvent être largement classés en deux types :

• Matériaux de tuyauterie métalliques ;

• Matériaux de tuyauterie non métalliques ;

Les types de matériaux de tuyauterie [2] peuvent facilement être représentés graphiquement
comme indiqué ci-dessous :

Figure 16 - Matériaux de tuyauterie

27
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Nous examinerons de manière approfondie les diverses catégories de matériaux utilisés en


tuyauterie, en mettant en lumière les caractéristiques distinctives de chaque famille de matériaux
(voir Annexe 6).

III.3 Critères de choix


Le choix des matériaux de tuyauterie revêt une importance capitale en ingénierie, influençant
directement la réussite et les coûts des projets. Il est donc crucial de sélectionner des matériaux qui
répondent aux exigences techniques tout en étant économiquement viables. Plusieurs critères
doivent être pris en compte dans cette démarche, notamment :

• Nature des fluides à manipuler : Inflammables, Explosifs, Corrosifs, Réactifs, Volatils, ou


Irritants.

• Température de design et de fonctionnement : Basse, élevée, ou cryogénique.

• Pression de design et de fonctionnement.

• Propriétés mécaniques du matériau.

• Propriétés chimiques du matériau.

En plus des paramètres susmentionnés, certains paramètres non liés au processus pris en
compte pour la sélection des matériaux de tuyauterie sont :

• Coût du matériau du tuyau.

• Disponibilité.

Nous opterons maintenant pour une approche approfondie dans le choix des matériaux pour
chaque service, nous tiendrons compte des conditions de design qui représentent les situations les
plus critiques auxquelles une ligne de tuyauterie peut être confrontée et nous allons effectuer un
benchmarking pour sélectionner les matériaux candidats pour chaque service et choisir celui qui
répond bien à nos attentes par une comparaison entre eux.

28
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

III.4 Choix de matériaux de tuyauterie par service


III.4.1 L’eau brute
III.4.1.1 Les conditions de service

• Nature de fluide

Le tableau ci-dessous répertorie la qualité de l’eau brute sur lesquelles nous nous
concentrerons pour proposer le matériau approprié.

Tableau 5 - La qualité de l’eau brute


Cl2 Ca2+ TDS Mg2+
T (°C) Cond. libre HCO3- Bore Na+ Cl-
pH (mg/l) (mg/l) (mg/l)
(mS/cm) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)
(mg/l)

19,0 1,7 6,8 0,2 5,8 18,9 730,8 0,3 603,8 800 8,2

Nous calculons l'indice de saturation de Langelier ( LSI ), un modèle d’équilibre, qui permet
d’évaluer le degré de saturation de l’eau par rapport au carbonate de calcium. Cet indice est utilisé
pour déterminer si l’eau est corrosive ou incrustante c’est-à-dire a tendance à former des dépôts de
calcaire.

𝐿𝑆𝐼 = 𝑝𝐻 − 𝑝𝐻𝑠 (6)

Avec :

- pHs est le pH théorique d'équilibre de saturation de l'eau, calculé à partir de paramètres


comme la température, la dureté totale, l'alcalinité et la concentration en ions carbonates et
calcium.

𝑝𝐻𝑠 = 9.3 + (0.1× T ) + ( 0.3 × log10 (𝐶𝑎2+ + 𝐻𝐶𝑂3 − )) – (0.1 × √𝑆 ) – (0.1× (𝑇 − 20)) (7)

Où :

- T est la température de l'eau en degrés Celsius.

- Ca2+ est la concentration en calcium en mg/L.

- HCO3- est la concentration en ions bicarbonates en mg/L.

- S est la dureté totale de l'eau en degrés français (°F).

29
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX
𝑚𝑔 𝑚𝑔
𝐶𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑎𝑙𝑐𝑖𝑢𝑚( ) 𝐶𝑜𝑛𝑐𝑒𝑛𝑡𝑟𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑒 𝑚𝑎𝑔𝑛é𝑠𝑖𝑢𝑚 ( )
𝑙 𝑙
𝑆= + (8)
2.497 4.115

Si :

➢ IL > 0, c'est une eau incrustante ;

➢ IL < 0 : c'est une eau agressive ou corrosive ;

➢ IL = 0, l'eau est à l'équilibre.

Pour une température moyenne : ILS (19 °C) = -2.8 < 0 et [Cl-] = 800 mg/l.

Une concentration élevée de Cl⁻( au-delà de 200 mg/l selon la discipline Process ) dans un
fluide augmente le potentiel de corrosion en interagissant chimiquement avec les métaux, en
déstabilisant les couches protectrices naturelles, en augmentant la conductivité des solutions, et en
favorisant des formes localisées de corrosion.

Donc il s’agit bien d’un fluide très corrosif.

• Conditions de design

Le tableau suivant représente les propriétés que nous allons considérer pour proposer le
matériau des tuyaux transportant l’eau brute :

Tableau 6 - Conditions de design des tuyaux de l'eau brute

Fluide Corrosion P (bar) T(°C) DN (mm)

L’eau brute Importante 7 60 50 - 400

III.4.1.2 Choix de matériaux

• Les matériaux recommandés

En se référant au MPMS [3], nous avons recommandé ces trois matériaux (voir figure ci-
dessous) qui sont couramment utilisés pour ce service à ces plages de température et de pression :

30
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Figure 17 - Matériaux recommandés pour l'eau brute

Nous allons mener une étude comparative entre ces matériaux pour choisir celui qui nous
convient.

• Comparaison des matériaux

Pour une évaluation complète et équilibrée, nous devons prendre en compte plusieurs
critères lors de la comparaison entre le FRP (matériau composite) et un matériau isotrope. Les
différences intrinsèques entre ces deux types de matériaux nécessitent une approche attentive.

Contrairement au matériau isotrope qui présente des propriétés uniformes dans toutes les
directions, le FRP est un matériau composite constitué de plusieurs matériaux et peut être
anisotrope, avec des propriétés variant selon la direction. C’est pourquoi, il n’est pas évident de
faire une comparaison entre deux familles en se basant sur leurs propriétés mécaniques ou bien sur
le coût vu que pour le FRP, le coût dépend de procédé de fabrication, ainsi que les types de fibres
et de résines utilisées.

En ce qui concerne la concentration de Cl-, qui est d'environ 800 ppm dans notre fluide
corrosif, l'utilisation de l'acier inoxydable expose au risque de corrosion particulièrement la
corrosion par piqûres et donc la rouille de la couche protectrice (voir la figure ci-dessous).

31
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Figure 18 - Corrosion par piqures d’un tuyau en acier inoxydable

Le revêtement est conçu pour prévenir la corrosion, peut lui-même se détériorer sous l'effet
de l'abrasion ou de l'attaque chimique directe. Les dommages au revêtement peuvent exposer l'acier
sous-jacent à une corrosion sous-jacente. Par conséquent, malgré le revêtement, une protection
adéquate et une surveillance régulière sont essentielles pour prévenir la détérioration de l'acier dans
des environnements corrosifs.

C'est pourquoi nous préférons les FRP, en raison de sa résistance à la corrosion, de sa


résistance et légèreté et de son faible besoin de finition grâce à sa capacité à être pigmenté lors du
mélange, réduisant ainsi les besoins en peinture. Les ratios élevés de résistance/poids du FRP
dépassent souvent ceux de l'aluminium ou de l'acier. De plus, il est important de noter que JESA
tend à l'incorporer dans ses prochains projets de dessalement, qui sont en augmentation au Maroc.

Nous passerons maintenant, à une étude détaillée des polymères renforcés des fibres.

III.4.1.3 Polymères renforcés des fibres (FRP)

III.[Link] Généralités

Les polymères renforcés en fibre sont est un matériau composite composé de la résine et du
renfort en fibres comme le montre la figure ci-dessous.

Figure 19 - La configuration géométrique de FRP

32
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Il existe de nombreux types de résines et de renforts [4], et chacun confère des propriétés
spécifiques au produit final.

• La résine

La résine désigne un produit polymère (naturel, artificiel ou synthétique) qui est


une matière de base, elle enveloppe les fibres et les maintient en place et transfère les charges entre
les fibres. Cette résine contribue également à la résistance au cisaillement entre les couches.

Exemple : Les polyesters, les esters vinyles et les époxys.

• Les fibres

Le rôle principal des fibres est de conférer une résistance et une rigidité au matériau.
Cependant, les fibres seules sont cassantes (comme le verre, par exemple).

Exemple : E-verre, S-Glass, Carbone (AS4), Carbone (IM-7) et Aramid (Kevlar 49).

• Les additives :

Les additifs fournissent la couleur (ajout de pigmentation), déterminent la finition de


surface et affectent de nombreuses autres propriétés telles que la résistance aux intempéries et la
résistance au feu (ajout de l’oxyde d’antimoine ou des composés bromés).

III.[Link] Renforcements

La disposition des fibres de verre joue un rôle crucial dans la détermination de la direction
et du niveau de résistance atteints dans un FRP. Il existe trois agencements [5] de base pour le
renfort en fibres de verre :

• Type I : Les agencements multidirectionnels ou aléatoires ;

• Type II : Les agencements unidirectionnels avec un angle de 0° à 90° ;

• Type III : Les agencements bidirectionnels avec un angle de ± 55° ;

Les laminés FRP de type I et de type II sont considérés comme des matériaux quasi-
isotropes, car ils ont généralement les mêmes propriétés dans les directions circonférentielle et
axiale.

33
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

III.[Link] Détermination de la configuration adéquate

Dans cette section, nous allons procéder à un choix détaillé de notre matériau, donc il est
nécessaire de spécifier la résine et les fibres à utiliser.

Pour ce faire, nous allons entamer une étude afin de déterminer la configuration la plus
adaptée.

• Choix de fibres

La fibre E-glass est le renfort en fibre le plus couramment utilisé. Elle est solide, présente
une bonne résistance à la chaleur et de bonnes propriétés électriques. Pour des besoins plus
critiques, la fibre S-Glass offre une résistance à la chaleur supérieure et une résistance à la traction
d'environ un tiers plus élevée (à un coût plus élevé) que celle de la fibre E-glass.

Pour ce faire, nous allons travailler avec des fibres E-glass comme fibres pour notre étude,
ses propriétés mécaniques [6] sont mentionnées dans le tableau suivant :

Tableau 7 - Propriétés mécaniques de la fibre de verre

Module d'élasticité Module de cisaillement Coefficient de Densité


[GPa] [GPa] Poisson [g/cm3]

72 29 0.25 2600

• Choix de résine

Il existe deux types principaux de résines : les matériaux polymères thermodurcissables et


thermoplastiques. Le premier est plus courant dans la fabrication de composites FRP.
Contrairement aux polymères thermoplastiques, une fois que le polymère thermodurcissable est
durci, il ne peut pas être réchauffé ou remodelé. Les thermodurcissables sont généralement cassants
par nature ; cependant, ils offrent une rigidité élevée, une stabilité dimensionnelle et thermique,
une résistance élevée aux effets électriques, chimiques et aux solvants.

Nous choisissons alors ces résines thermodurcissables qui sont couramment utilisés dont
les propriétés [6] sont citées dans le tableau suivant :

34
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Tableau 8 - Propriétés des résines thermodurcissables pour la matrice FRP

Propriété Résine

Polyester Epoxy Vinyl-ester

Densité (g/cm3) 1.1 1.2 1.15

Résistance à la traction 34.5 89 73


(MPa)

Module de Young (GPa) 3.45 4.1 3.5

Coefficient de Poisson 0.39 0.4 0.39

Saturation % 0.6 0.15 1.3

Coefficient de dilatation 55 45 50
thermique (10-6/°C)

Les résines Vinylester, produites par estérification d'une résine époxy et d'un acide
monocarboxylique insaturé, offrent un excellent compromis entre les résines polyester et époxy.
Comparées aux polyesters, les résines Vinylester présentent une structure moléculaire renforcée
par des molécules époxy, ce qui leur confère une meilleure tolérance à l'étirement, une résistance
accrue aux chocs et une moindre sensibilité aux conditions ambiantes telles que la température et
l'humidité [7]. Leur faible rétrécissement lors du durcissement et leur capacité à se lier efficacement
aux matériaux de base réduisent significativement les risques de délaminage et de cloques
osmotiques, souvent causées par la pénétration de l'eau.

Les esters vinyliques, moins sensibles à l'hydrolyse, sont particulièrement adaptés aux
environnements humides et marins. Bien que plus coûteuses que les résines polyester, mais elles
permettent d'obtenir une résistance mécanique comparable avec une quantité moindre, optimisant
ainsi le rapport coût-performance pour les projets de construction de grande envergure. Leur faible
viscosité facilite également l'imprégnation des fibres, améliorant la qualité des composites
renforcés.

35
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

En raison de leur polyvalence, de leur facilité de mise en œuvre et de leur bonne résistance
à la contrainte mécanique et à la chaleur, les résines Vinylester constituent un choix idéal pour
notre cas. Leur durabilité accrue et leur meilleure intégrité structurelle, combinées à un coût
intermédiaire entre les résines époxy et polyester [6] [8] en font un matériau fiable et avantageux
pour des applications nécessitant une résistance à la corrosion et une faible absorption d'eau.

III.[Link] Les contraintes admissibles de FRP

Les méthodes prescriptives et basées sur les performances peuvent être utilisées pour
déterminer les valeurs des contraintes admissibles des matériaux de tuyauterie en FRP ; ces
méthodes comprennent l'application de l'expérience réussie en service, des tests de preuve de
conception et une analyse détaillée des contraintes utilisant la théorie des laminés. L'ampleur des
facteurs de conception utilisés dépend du niveau de confiance des propriétés des matériaux. Les
composants qualifiés avec le plus haut niveau de confiance ont les facteurs de conception les plus
bas, et les composants conçus par des méthodes prescriptives et avec des niveaux de confiance plus
bas ont les facteurs de conception les plus élevés. La norme ASME NM 3.3 [5] reconnaît les
méthodes de conception suivantes :

- Méthode A - Conception par Règles : Les contraintes admissibles sont répertoriées dans
l'ASME NM-3.3 pour les matériaux définis.

- Méthode B - Conception par Essais à Long Terme : Les contraintes admissibles sont
déterminées sur la base des résultats d'essais de pression à long terme.

- Méthode C - Conception par Essais à Court Terme : Les contraintes admissibles sont
déterminées sur la base des résultats d'essais à court terme.

- Méthode D - Conception par Analyse des Contraintes : Les contraintes admissibles sont
déterminées sur la base des résultats d'essais de laminés, de couches ou de macrolayers ou de
l'utilisation de limites de déformation.

Pour prendre en compte le comportement non isotrope et non homogène de les FRP, une
enveloppe de contrainte admissible, comme indiqué dans la Figure ci-dessous, est utilisée pour
définir les contraintes admissibles. L'enveloppe de contrainte admissible définit la contrainte
longitudinale admissible en fonction de la contrainte circonférentielle coïncidente.

36
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Figure 20 - Enveloppe de contrainte admissible


Indépendamment de la méthode de conception utilisée, un minimum de deux points doit
être déterminé pour développer l'enveloppe de contrainte admissible. Les deux points sont :

- 𝑆𝐴 (0: 1) : La contrainte admissible longitudinale en traction sans contrainte circonférentielle


coïncidente.

- 𝑆𝐴 (2: 1) : La contrainte admissible longitudinale en traction avec contrainte circonférentielle


coïncidente ayant la même magnitude que le double de la contrainte longitudinale admissible.

Des points supplémentaires peuvent être utilisés pour élaborer une enveloppe de contrainte
admissible plus complexe.

III.4.2 L’eau potable


III.4.2.1 Les conditions de service

• Nature de fluide

Les exigences de qualité de l'eau potable doivent répondre à la Norme Marocaine


N.M.03.7.001 Qualité des Eaux d’Alimentation Humaine [9]. L'eau destinée à la consommation ne
doit contenir ni micro-organismes ni substances chimiques nocives pour la santé en quantités

37
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

dangereuses. Alors, il est essentiel de choisir des matériaux de tuyauterie appropriés pour le
transport de l'eau potable afin de garantir la préservation de sa qualité tout au long du processus.

Le tableau ci-dessous représente les exigences de qualité spécifiées dans la présente norme.

Tableau 9 - Les exigences de qualité spécifiées dans la N.M.03.7.001

pH Conductivité Cl- SO42- Al3+ NH4+ O2 Fe2+ Zn2+ ILS


(µS/cm à 20 °C) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l) (mg/l)

6,5 < pH < 8,5 2700 200 250 0.2 0.5 5 0.3 3 0.1 à 0.5

• Conditions de design

Le tableau suivant représente les propriétés que nous allons considérer pour proposer le
matériau du tuyau qui va transporter de l’eau potable :

Tableau 10 - Conditions de design du tuyau de l'eau potable

Fluide Corrosion P (bar) T (°C) DN (mm)

L’eau potable légère 7 45 50

III.4.2.2 Choix de matériaux

• Les matériaux recommandés

En se basant sur le MPMS [3] et le guide de compatibilité chimique [10], nous avons
recommandé ces trois matériaux qui sont couramment utilisés pour ce service à ccs plages de
température et de pression :

Figure 21 - Matériaux recommandés pour l'eau potable


38
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

• Comparaison des matériaux

Selon la N.M.03.7.001 [9], l’eau potable n’est pas très corrosive donc et vu que tous ces
choix sont résistants à la corrosion, nous allons considérer donc les critères suivants :

- L'acier galvanisé est sujet à la rouille si la galvanisation est endommagée et il peut contaminer
l'eau potable avec du zinc, ce qui peut être nocif pour la santé en cas d'ingestion excessive.

- Le FRP est une alternative plus économique que l'acier inoxydable 316 L. Bien que nous ne
puissions pas fournir de valeur exacte, le prix des résines et des fibres reste inférieur à celui
de l'acier inoxydable. De plus, le coût du procédé de fabrication peut être compensé par le
besoin réduit de supports grâce à la légèreté du FRP [11].

• Choix final

En conclusion, les FRP s’avèrent le choix optimal pour le transport de l'eau potable, alliant
la performance, la durabilité et la sécurité pour une solution pérenne et de qualité.

III.4.3 L’air de l’usine et l’air d’instrumentation


III.4.3.1 Les conditions de service

La plateforme pilote OSBL disposera d'un système d'air comprimé dédié à la réponse aux
besoins en air de l'usine et des instruments. L'air de l'usine est utilisé pour la station utilitaire.

Tableau 11 - Qualité et conditions de transport de l'air de l'usine et d'instrument

Air Débit (Nm3/h) P (bar) T(°C) Qualité DN (mm) V (m/s)

De l’usine 85 8 50 Air filtré sans huile 50 15

D’instrument 65 7 50 Air filtré sans eau ni huile 50 15

III.4.3.2 Choix de matériaux

• Les matériaux recommandés

39
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Notre consultation au MPMS et notre exploration des matériaux de tuyauterie détaillés dans
l’Annexe 6 nous avaient poussé à recommander ces matériaux qui sont couramment utilisés pour
ces services à ccs plages de température et de pression :

Figure 22 - Matériaux recommandés pour Air de l'usine et d'instrument

• Comparaison des matériaux

Nous allons considérer dans cette partie la vitesse de flux critique vue que ces services
circulent dans les tuyaux avec une vitesse très grande ( 15 m/s ). Ce phénomène, fréquent dans
l'érosion-corrosion de nombreux matériaux, peut être déterminé à l'aide de différentes méthodes
telles que la perte de masse, les mesures électrochimiques et la rugosité de surface. Les figures ci-
dessous illustrent l'impact de la vitesse de flux sur l'initiation du phénomène de l’abrasion [12].

Figure 23 - Impact de la vitesse d'écoulement sur la Rp de l'acier au carbone

40
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

La résistance à la polarisation linéaire (Rp), qui est une mesure utilisée en électrochimie
pour évaluer la résistance d'un matériau à la corrosion électrochimique et qui est calculée à partir
de la variation du potentiel électrique appliqué à un système électrochimique et du courant
électrique qui en résulte, diminue lorsque la vitesse d'écoulement augmente de 3 m/s à 4 m/s pour
l'acier au carbone [12].

Figure 24 - La vitesse critique d'écoulement pour l'acier inoxydable

En se basant sur la méthode Polarisation potentio-statique, la vitesse d'écoulement


correspond à la valeur à laquelle la densité de courant connait une augmentation significative et
donc le début de détérioration. Pour les aciers inoxydables, elle peut atteindre jusqu’à 12 m/s.

• Choix final

Cette comparaison a mis en évidence que l'acier inoxydable offre une résistance à l’abrasion
supérieure à celle de l'acier au carbone, cela due à la bonne adhérence de la coche de l’oxyde que
forme l’acier inoxydable. Dans notre contexte, où la propreté de l'air de l'instrument est essentielle
et pour assurer le bon fonctionnement et protéger les équipements contre l’obstruction par les
particules arrachées, nous opterons donc pour l'utilisation de l'acier inoxydable pour l'air de
l'instrument. Quant à l'air de l'usine, nous restreindrons son utilisation à l'acier au carbone car il
n’est pas souvent exploité et il ne sera pas en contact direct avec les équipements

41
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

III.4.4 L’ammoniac liquide


III.4.4.1 Les conditions de service

• Nature de fluide

La sélection de matériau pour le tuyau utilisé dans le transport d'ammoniac liquide est une
étape cruciale dans la conception et la mise en œuvre d'un système de tuyauterie sécurisé et
efficace. En raison des propriétés corrosives et réactives de l'ammoniac, ainsi que des risques
associés à sa manipulation. Le tableau ci-dessous répertorie les spécifications de l’ammoniac à
transporter.

Tableau 12 - Les spécifications de l'ammoniac NH3

Propriétés Unités Valeur

Formule chimique NH3

Poids moléculaire 17.031

Densité de liquide à -33°C, 1.013 bar kg/m³ 681.9

Densité de vapeur à -33°C, 1.013 bar kg/m³ 0.889

Point d'ébullition à 1.013 bar °C -33.3

Point de fusion °C -77.7

Température critique °C 133

Pression critique bar 114.3

Chaleur latente de vaporisation à 1,013 bar, - kJ/kg 1371


33°C

Limite d’inflammabilité à 0°C, 1,013 bar % en volume 16 % to 25%


dans l'air

42
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Composition

NH3 Min % 99.8

H2O Max % 0.2

• Conditions de design

Le tableau suivant représente les propriétés sur lesquelles nous allons considérer pour
proposer le matériau des tuyaux transportant l’ammoniac liquide de l’ISBL au réservoir de
stockage :

Tableau 13 - Conditions de design des tuyaux de l’ammoniac liquide

Fluide P (bar) T(°C) DN (mm)

Ammoniac liquide 6 - 40 25

III.4.4.2 Choix de matériaux

• Les matériaux recommandés

En se basant sur le MPMS, nous avons recommandé ce matériau qui est couramment utilisé
pour l’Ammoniac liquide dans ces conditions de pression et température :

Figure 25 - Matériau recommandé pour l'ammoniac liquide

L’acier au carbone pour basses températures est un matériau spécifique utilisé dans les
applications à basse température en raison de ses multiples avantages par rapport à l’acier au
carbone citées dans le tableau ci- dessous [13] :

43
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Tableau 14 - Comparaison entre l'acier au carbone et l'acier au carbone pour basses température

Acier au carbone Acier au carbone pour basses températures

Une teneur en carbone plus élevée (> 0,2 %) Une teneur en carbone plus faible (< 0,2 %)

Utilisé pour des services à température Conçu pour un service à basse température (en
normale (au-dessus du point de congélation) dessous du point de congélation, jusqu'à -46°C
ou moins)

Une résistance aux chocs réduite à basse Une résistance améliorée aux chocs pour
température, ce qui peut entraîner un résister à la fracture fragile à basses
comportement fragile. températures.

La microstructure est généralement ferritique, La microstructure est généralement de type


perlite ou d'autres structures basées sur la ferritique ou perlite [14].
teneur en carbone.

Ne nécessite pas de traitement thermique Nécessite un traitement thermique spécifique


spécialisé pour les basses températures. pour optimiser les performances à basse
température.

Les procédures de soudage peuvent ne pas Nécessitent des procédures de soudage


être aussi critiques. spécialisées et un traitement thermique post-
soudage pour prévenir la fissuration induite par
l'hydrogène et maintenir la ténacité.

Les tuyaux en acier au carbone pour basses températures sont soumis à des normes
spécifiques pour les basses températures comme ASTM A333 qui est couramment utilisé. Le tuyau
A333 est fourni en neuf grades différents, nous citons les caractéristiques des trois qui sont plus
répandus dans le tableau ci-dessous [15] :

44
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Tableau 15 - Les propriétés des grades de l'ASTM A333

Propriété Grade 1 Grade 3 Grade 6

Résistance à la traction (MPa) 380 450 415

Limite d'élasticité (MPa) 205 240 240

Température de l'essai de résilience (°C) -50 -150 -50

Carbone 0.3 0.19 0.3

Composition %
Manganèse 0.4 0.31 0.29

Généralement, pour le transport de l'ammoniac liquide, nous optons pour l'acier ASTM
A333 Gr 6 en raison de ses bonnes propriétés mécaniques, de sa disponibilité en différentes tailles
sur le marché et de sa capacité à supporter des températures basses allant jusqu'à -65°C, répondant
ainsi aux exigences de température nécessaires.

III.4.5 Conclusion de choix des matériaux


Après avoir fait une étude générale les matériaux généralement utilisés dans la tuyauterie
de procédé, ainsi qu’une étude détaillée des matériaux recommandés pour chaque service, nous
regroupons dans le tableau suivant les résultats de nos choix.

Tableau 16 - Les matériaux choisis pour le système de tuyauterie

Service Matériau choisi

L’eau brute FRP

L’eau potable FRP

Air de l’usine ASTM A106 Gr B

Air d’instrument SS A316L

Ammoniac liquide ASTM A333 Gr 6

45
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

III.5 Calcul de l’épaisseur des lignes de tuyauterie


Après avoir défini le matériau pour chaque tuyau, nous allons maintenant passer au calcul
de l’épaisseur des tuyaux en se référant au code ASME B31.3 [16] pour les tuyaux métalliques
et ASME NM 3.3 [5] pour les tuyaux non métalliques.

III.5.1 Calcul de l’épaisseur de paroi pour tuyau droit sous pression interne
III.5.1.1 Les tuyaux métalliques

Pour les tuyaux métalliques, nous allons traiter l’exemple du tuyau de l’ammoniac liquide.

L’épaisseur minimale de tuyau est calculée avec la formule suivante:

𝑡𝑚 = 𝑡 + 𝐶 (9)

Avec

- tm : Epaisseur minimale en [mm] ;

- t : Epaisseur de design contre pression en [mm] ;

- C = C1 + C2

C1 : Tolérance à la corrosion (C1 = 1.6 mm pour l’acier au carbone et C1 = 0 pour l’acier


inoxydable)

C2 : Profondeur de filetage.

Cependant, il y a toujours une tolérance de fabrication de 12.5% d’épaisseur qu’il faut


ajouter avant de chercher la valeur d’épaisseur finale dans le tableau de l’ASME B36.10 [16] qui
montre la disponibilité.

L’épaisseur minimale requise est donnée pour la formule :

𝑡𝑟 = 𝑡𝑚 + 12.5% 𝑡𝑠𝑡 (10)

Avec

- tr : Epaisseur minimale requise en [mm] ;

- tm : Epaisseur minimale en [mm] ;

46
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

- tst : Epaisseur standard déterminée à partir de l’épaisseur minimale en se référant à la norme


ASME B36.10M en [mm].

Dans notre cas, nous supposons que l’épaisseur de design validera la condition suivante :

𝐷
𝑡˂
6

L’épaisseur de design est calculée avec la formule suivante :


𝑃𝐷
𝑡= (11)
2(𝑆𝐸𝑊+𝑃𝑌)

Avec

- P : Pression interne de design en [MPa] ;

- D : Diamètre extérieur déterminé à partir la norme ASME B36.10M en [mm] ;

- S : Contrainte admissible dépend du matériau et de la température de service en en [MPa] ;

- E : Facteur de qualité de jointure qui dépend du procédé de fabrication et du procédé de


soudure ;

- W : Facteur utilisé pour prendre en considération la résistance des soudures à long terme ;

- Y : Coefficient variable suivant le type d’acier et la température.

Les paramètres (S, E, W, Y) seront déterminés en se référant à la norme ASME B31.3.

Les caractéristiques de ce tuyau sont notées dans le tableau (13).

• Valeur de contrainte admissible S :

En se référant au tableau A-1 (voir figure ci-dessous) de la norme ASME B31.3, nous trouvons
pour l’ASTM A333 Gr 6 et pour une température inférieure à T = 38°C = 100°F :

47
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Tableau 17 - Table A-1 pour la détermination de la contrainte admissible S

Alors :
S = 138 MPa

• Valeur de facteur de qualité E :

En se référant au tableau A-1B (voir figure ci-dessous) de la norme ASME B31.3 nous
trouvons que pour ASTM A333 Gr 6 :
Tableau 18 - Table A-1B pour la détermination de facteur de qualité E

48
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Alors :
E=1

• Valeur de coefficient Y :

En se référant au tableau 304.1.1 (voir figure ci-dessous) de la norme ASME B31.3, nous
trouvons que pour les matériaux en acier et pour une température inférieure à 482°C :
Tableau 19 - Table 304.1.1 pour la détermination de coefficient Y

Alors : Y = 0.4
• Valeur de facteur de qualité W :

En se référant au tableau 302.3.5 (voir figure ci-dessous) de la norme ASME B31.3, nous
trouvons que pour l’acier en carbone et pour une température inférieure à 427°C :

Tableau 20 - Table 302.3.5 pour la détermination de coefficient W

Alors : W=1

49
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

• Calcul de l’épaisseur minimale requise :

Après avoir calculé des coefficients (E, S, W, Y) et en utilisant la formule de calcul


d’épaisseur de design précédente nous trouvons :

tm = 3.48 mm

En se référant au tableau des standards de l’ASME B36.10M pour un tuyau de diamètre de


25 mm, nous allons choisir la première épaisseur supérieure à la valeur obtenue analytiquement.

Tableau 21 - La norme ASME B36.10M

L’épaisseur standard vaut donc :

tst = 4.55 mm

• Vérification de l’épaisseur minimale requise :

Pour valider cette valeur d’épaisseur, il suffit de comparer la pression maximale admise
obtenue avec l’épaisseur standard 𝑡st calculée précédemment et la pression interne à laquelle le
tuyau est soumis P = 6 bars.

La pression maximale est définie par la formule :


2𝑡𝑠𝑡 𝑆𝐸𝑊
𝑃𝑚𝑎𝑥 = (12)
𝐷−2𝑡𝑠𝑡 𝑌

Alors :

Pmax = 42.19 bars ˃ P = 6 bars


La condition est donc vérifiée.

50
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Nous calculons l’épaisseur minimale requise :

tr = 3.65 mm ˂ tst
La condition est donc vérifiée. Alors l’épaisseur choisie est validée.

III.5.1.2 Les tuyaux en FRP

Dans la conception des tuyaux en FRP, l'épaisseur totale tt est essentielle se compose du
revêtement de finition, de l'épaisseur structurelle et du revêtement intérieur comme le montre la
figure ci-dessous. Le revêtement de finition protège contre les agressions extérieures, l'épaisseur
structurelle assure la robustesse, et le revêtement intérieur prévient la corrosion.

Figure 26 - Les couches des tuyaux en FRP


L’épaisseur structurelle minimale de tuyau est calculée avec la formule suivante :

𝑡𝑚 = 𝑡 + 𝐶

Tel que :
𝑃𝐷
𝑡 = 𝐾1 2𝑆 (13)
𝐻 (2:1)

Avec

- C : Les tolérances mécaniques, telles que la profondeur des filets ou des rainures, ainsi que
des tolérances pour la barrière de corrosion et l'érosion ( on prend 0.5 mm si elles ne sont pas
spécifiées) ;

- K1 : Facteur permettant de fournir une résistance axiale supplémentaire disponible pour des
charges autres que la pression :

• K1 = 1,0 pour les stratifiés de type I et de type II ;

51
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

• K1 = 1,67 pour les stratifiés de type III ;

- D : Diamètre intérieur de la paroi structurale du tuyau ;

- 𝑆𝐻 (2: 1) : Contrainte circonférentielle admissible à partir du tableau applicable dans ASME


NM.3.3 ou des tests de qualification, en MPa ;

On calcule théoriquement les épaisseurs dans les trois types de cas des stratifiés pour la
première ligne de l’eau brute dont les conditions de service décrits dans le tableau 6.

Nous avons opté pour la détermination théorique des valeurs des contraintes circonférentielles
en nous basant sur le tableau applicable, Table 1-2.2-3M, dédié au FRP avec une résine en
Vinylester selon la norme NM 3.3 [5]. En utilisant une interpolation, les résultats des calculs de
𝑆𝐻 (2: 1) et de l'épaisseur sont regroupés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 22 - Les résultats de calcul de l'épaisseur de tuyau en FRP

Type K1 SH (2 :1) tm (mm)

I 1 7.0175 9.97

II 1 12.95 5.4

III 1.67 30.38 3.84

▪ Commentaire

Il est clair que la contrainte circonférentielle dans le cas Type III, où les fibres sont orientées
à un angle de 55°, est très supérieure à celle des types I (fibres aléatoires) et II (angles de 0° et
90°). Alors, le stratifié Type III, avec un angle de fibre de 55°, se révèle plus efficace pour résister
aux contraintes circonférentielles que les orientations aléatoires ou strictes à 0°/90°. Cette
configuration permet de réduire l'épaisseur du tuyau tout en augmentant sa capacité à supporter
des charges, ce qui est particulièrement avantageux car il représente un bon compromis entre la
minimisation de l'épaisseur et du poids tout en garantissant une haute résistance.

▪ Comparaison avec les données de fournisseur

52
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

Étant donné que le matériau FRP est non isotrope, les valeurs des épaisseurs sont
généralement données par le fournisseur en se basant sur des tests de qualification qui sont menées
dans les mêmes conditions auxquelles le système va être exposé.

En consultant les données du fournisseur de JESA : FUTURE PIPE INDUSTRIES, pour


un projet ayant les mêmes conditions de service, même configuration et même type de lamination,
les épaisseurs données sont présentées dans le tableau suivant :
Tableau 23 - Les épaisseurs données par le fournisseur FPI

La valeur de l'épaisseur calculée théoriquement est inférieure à celle fournie par le fabricant.
Cette différence peut être attribuée à plusieurs facteurs, tels que le procédé de fabrication, les
machines utilisées et l'épaisseur des couches appliquées. Le procédé de fabrication peut introduire
des variations dues aux techniques spécifiques employées pour créer le matériau composite. Les
machines utilisées peuvent également jouer un rôle, car les équipements de fabrication peuvent
avoir des tolérances et des performances différentes, influençant ainsi l'épaisseur finale. De plus,
l'épaisseur des couches individuelles appliquées pendant la fabrication peut varier, contribuant à la
divergence entre les valeurs théoriques et réelles.

▪ Conclusion

Pour la suite de notre étude, nous allons considérer les épaisseurs fournies par le fabricant
afin d'assurer une sécurité accrue.

53
CHAPITRE III CHOIX DE MATERIAUX ET CALCUL D’EPAISSEUR DES TUYAUX

III.5.1.3 Conclusion de calcul de l’épaisseur

De même manière, nous avons calculé les épaisseurs des autres lignes, les résultats de
calcul sont mentionnés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 24 - Les épaisseurs des différentes lignes

Service Matériau choisi Epaisseur standard (mm)

L’eau brute FRP Par le fournisseur

L’eau potable FRP Par le fournisseur

Air de l’usine ASTM A106 Gr B 3.18

Air d’instrument SS A316L 2.77

Ammoniac liquide ASTM A333 Gr 6 4.55

III.6 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons mené une étude comparative pour sélectionner le matériau
optimal pour chaque service. Nous avons ensuite calculé l'épaisseur requise selon les normes
ASME B31.3 pour les tuyaux métalliques et ASME NM 3.3 pour les tuyaux en FRP. Ces calculs
serviront au calcul de Stress ainsi que la détermination des dimensions des supports de tuyaux (pipe
racks), essentiels pour garantir la conformité du système et assurer sa robustesse structurelle.

54
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Chapitre IV. Analyse des contraintes


_______________________________________________________

IV.1 Introduction
Dans ce chapitre, nous aborderons la détermination des lignes critiques, le calcul des
charges et la détermination des contraintes auxquelles la tuyauterie est soumise, ainsi que
l'espacement entre les supports de la tuyauterie. De plus, nous procéderons à la modélisation des
lignes critiques sur le logiciel CAESAR II et la vérification des conditions de validité du modèle.

IV.2 Charges et contraintes agissant sur les lignes critiques


IV.2.1 Détermination des lignes critiques
Les lignes de tuyauterie sont classées en trois niveaux de criticité, chacun ayant ses propres
caractéristiques distinctes [17] :

• Niveau I (analyse rigoureuse)

Ces lignes nécessitent minutieuse pour garantir la conformité au Code et une détermination
précise des charges aux buses et aux supports. Habituellement, ces systèmes nécessitent une
analyse informatique, surtout s'ils sont affectés par la dilatation thermique ou une réponse
dynamique et ne peuvent pas être évalués par des méthodes graphiques ou une analyse manuelle.

• Niveau II (analyse normale)

Les systèmes de tuyauterie qui répondent à certains critères sont considérés comme moins
critiques et n'exigent pas une étude aussi rigoureuse pour garantir leur conformité au Code ou la
détermination précise des charges aux buses et aux supports. Une analyse approximative peut être
effectuée pour ces lignes, et généralement, seules des calculs manuels sont nécessaires.

• Niveau III (analyse minimale)

Toutes les lignes qui ne répondent pas aux critères d'analyse de niveau I ou II sont
considérées de niveau III. Elles peuvent être analysées par une inspection visuelle ou par des
méthodes approximatives.

55
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Pour les tuyauteries en acier au carbone ou en acier faiblement allié, les limites suivantes
s'appliquent :

Figure 27 - La criticité des lignes en acier au carbone ou l'acier faiblement allié

Les lignes connectées à des équipements sensibles à la contrainte, tels que les pompes
centrifuges, les compresseurs et les turbines :

Figure 28 - La criticité des lignes connectées à des équipements sensibles à la contrainte

Les lignes d'exception considérées au niveau 1 sont les suivantes :

- Les lignes verticales connectées aux tours d'un diamètre de 4 pouces et plus.

- Les tuyauteries en FRP.

56
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- Demande du client et/ou plan d'exécution du projet.

- Les lignes classées comme service de catégorie M selon l'ASME B31.3 qui sont considérés
tellement toxiques qu'une exposition unique à une très petite quantité de fluide, due à une
fuite, peut causer des dommages graves et irréversibles (Exemple d’ammoniac).

Conclusion :

En utilisant le même principe sur les différentes lignes nous trouvons que les lignes de niveau
I sont les lignes en FRP et celle qui transporte de l’ammoniac liquide.

IV.2.2 Les types des charges agissant sur les lignes


Notre système de tuyauterie est soumis à trois types de sollicitations :

Figure 29 - Les types des charges agissant sur les lignes

IV.2.3 Charges permanentes


IV.2.3.1 Sollicitation due au poids

La flexion est causée par la charge supportée par la tuyauterie. Cette charge se compose du
poids propre du tube, du poids du calorifuge, du poids des accessoires et des appareils, ainsi que
du poids du fluide transporté.

• Poids propre du tuyau Wp :

Le poids propre du tuyau en [N] peut être calculé grâce à la relation suivante :

57
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

2
𝑊𝑝 = 𝜌𝑚𝑎𝑡é𝑟𝑖𝑎𝑢 × 𝜋 × [𝐷𝑒𝑥𝑡 − (𝐷𝑒𝑥𝑡 − 𝑒)2 ] × 𝐿 × 𝑔 (14)

Avec

- ρmatériau : La masse volumique du matériau en [Kg/m3] ;

- Dext : Diamètre extérieur [m] ;

- e : Epaisseur du tuyau en [m] ;

- g : Constante gravitationnelle [9,8 N/Kg] ;

- L : Longueur du tuyau en [m].

Les résultats de calcul des poids des différents tuyaux vides sont regroupés dans le tableau
suivant :

Tableau 25 - Poids des tuyaux sous vide

Ligne Poids de tuyau vide (N/m)

WW DN200 148.58

WW DN400 506.8

WW DN50 17.6

WD DN50 48.39

WSS DN200 148.58

AS DN50 89.76

AI DN50 80.47

AL DN25 90.76

• Calorifuge/isolation Wi :

Le poids du calorifuge, notamment pour les tuyauteries opérant à des températures élevées,
peut représenter une part importante de la charge totale à supporter.

58
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

2
𝑊𝑖 = 𝜌𝑚𝑎𝑡 𝑖𝑠𝑜𝑙𝑎𝑛𝑡 × 𝜋 × [𝐷𝑒𝑥𝑡 − (𝐷𝑒𝑥𝑡 − 𝑒)2 ] × 𝐿 × 𝑔 (15)

• Poids des instruments Wa :

À divers emplacements de la tuyauterie, des charges concentrées engendrées par des dispositifs
de mesure (comme les vannes et les détendeurs) ou par des accessoires (tels que les brides, pièces
forgées ou moulées) agissent localement et peuvent induire d'importantes déformations en cas
d'évaluation erronée.

• Poids de fluide Wf :

Le poids propre du fluide peut être calculé grâce à la relation suivante :


2
𝐷𝑖𝑛𝑡
𝑊𝑓 = 𝜌𝑓 × 𝜋 × ×𝐿×𝑔 (16)
4

Les résultats de calcul des poids des différents fluides transportés sont regroupés dans le
tableau suivant :

Tableau 26 - Le poids des fluides transportés

Ligne Poids de tuyau vide (N/m)

WW DN200 349.23

WW DN400 1202.13

WW DN50 25.57

WD DN50 26.54

WSS DN200 349.23

AL DN25 4.95

Remarque :

Le poids de l’air est négligeable.

Le poids total est la somme des poids.

𝑊𝑡 = 𝑊𝑝 + 𝑊𝑖 + 𝑊𝑎 + 𝑊𝑓 (17)

59
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.2.3.2 Sollicitation due à la pression interne

La pression P à laquelle le fluide coule et appliquée à l’intérieur d’un tuyau engendre des
contraintes au sein de la tuyauterie et provoque aussi une déformation qui se présente sous forme
d’une augmentation de volume.

IV.2.4 Charges thermiques


Lorsque le fluide circulant dans un tuyau atteint une température élevée, ses molécules
deviennent plus agitées. En conséquence, le volume du fluide augmente, provoquant une dilatation
du tuyau. Cette dilatation entraîne une déformation dans les zones non soutenues du tuyau,
principalement dans les coudes où les contraintes sont concentrées.

La relation qui régit ce phénomène est la suivante :

𝛥𝑙 = 𝛼 × 𝐿 × 𝛥T (18)

Avec

- Δ𝑙 : Dilatation thermique [mm] ;

- ∝ : Coefficient de dilatation thermique dépend du matériau [1/K ou 1/°C], déterminé à partir


du tableau C-2 de la norme ASME B31.3 ;

- L : Longueur caractéristique. Nous choisissons comme longueur caractéristique la longueur


d’ancrage qui correspond à la longueur entre deux supports de type ancres ;

- Δ𝑇 : Différence de températures entre la température initiale et la température finale [K ou


°C].

IV.2.5 Charges occasionnelles


IV.2.5.1 Sollicitation due au vent

Si les tuyaux sont placés à l'extérieur, il est essentiel de s'assurer qu'ils ne seront pas soumis à
des déformations significatives sous l'effet du vent, en particulier s'ils sont isolés et soutenus par
des poteaux.

Conformément à la norme NV65 [18] qui spécifie les effets de la neige et du vent sur les
structures, la pression dynamique résultant de la force du vent est donnée par la relation suivante :

60
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

𝑞 = 𝑞10 × 𝐾ℎ × 𝐾𝑠 × 𝐾𝑚 (19)

Avec

𝑉2
- q10 : La pression dynamique de base du vent q10 = 16.3 [daN/m²]; V la vitesse du vent en [m/s] ;

- Kh : Coefficient de l’effet de la hauteur au-dessus du sol ;

- Ks : Coefficient de l’effet de site ;

- Km : Coefficient de l’effet de masque ;

• Calcul de la pression dynamique de base du vent 𝐪𝟏𝟎 :

A l’aide de la norme NV65, nous déterminons la vitesse du vent par zone au Maroc :

Figure 30 - Carte de vent du Maroc

La région de Jorf Lasfar est située dans la zone 1 ce qui correspond à une valeur de vitesse :

V=136.1km/h = 37.8 m/s

61
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Tableau 27 - Valeur de pression dynamique en fonction de la zone

Alors : q10 = 87.5 daN/m2

• Coefficient de l’effet de la hauteur au-dessus du sol Kh :

Pour une hauteur H comprise entre 0 et 500 m, le coefficient de hauteur 𝑘ℎ est donné par la
relation suivante :
𝐻+18
𝐾ℎ = 2.5 × 𝐻+60 (20)

• Coefficient de l’effet de site Ks :

Il faut tenir en compte la nature du site d’implantation de notre système de tuyauterie,


dans notre cas le projet se situe dans un site exposé.

D’après le tableau ci-dessous tiré de la norme NV65 :


Tableau 28 - Détermination de coefficient de l'effet K

Alors : KS = 1.35

• Coefficient de l’effet de masque Km :

Lorsqu’une construction est masquée partiellement ou totalement par d’autres constructions


on dit qu’il y a un effet de masque ayant une grande probabilité de durée. Dans notre cas la
construction n’est pas cachée donc il n’y a aucun effet de masque d’où :

Alors : Km = 1

62
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Remarque :

Les charges de vent doivent être considérées suivant les directions suivantes : l'est (-Z),
l'ouest (+ Z), le sud (+ X) ou le nord (-X).

IV.2.5.2 Sollicitation due au séisme

Les charges sismiques doivent être conformes à RPS 2000 - Version 2011 [19], (la zone
sismique se réfère aux conditions du site). La base de calcul de la force sismique est définie comme
suit :

𝑣×𝑆×𝐼×𝑊
𝐹= (21)
𝑘
Avec

- 𝛖 : Le coefficient de vitesse des zones données par la norme RPS 2011 ;

- S : Le coefficient du site donné ;

- I : Le coefficient de priorité donné ;

- K : Le facteur de comportement donné dans le tableau 50 ;

- W : Le poids du tuyau en service [daN].

• Coefficient de vitesse v :

A l’aide de la norme RPS 2011, nous déterminons le coefficient de vitesse par zone au
Maroc :

Figure 31 - Détermination de coefficient de vitesse v


63
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

La région de Jorf Lasfar est située dans la zone jaune ce qui correspond à une valeur de
coefficient de vitesse selon la norme de :

v = 0.1 m/s

• Coefficient de site S :

L’intensité avec laquelle un séisme est ressenti en un lieu donné, dépend dans une large
mesure de la nature des sols traversés par l’onde sismique et des conditions géologiques et
géotechniques locales. Les conditions locales du sol sont très importantes, en effet si la fréquence
du sol est proche de celle de la structure, nous sommes en présence d’une amplification dynamique
du sol.
Tableau 29 - Détermination de coefficient de site

Le tableau 5.2 ci-dessus de la norme RPS 2000 révision 2011, permet de déterminer la
valeur du coefficient de site. Dans notre cas, nous avons un manque d’informations sur les
propriétés du sol pour choisir le type de site adéquat, nous adoptons alors le coefficient et le spectre
du site

Alors : S = 1.2

• Coefficient de priorité I :

Les structures sont classées selon l’importance de leur usage en trois classes :

- Classe I : Bâtiments d’importance vitale ;

- Classe II : Bâtiments du grand public ;

64
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- Classe III : Bâtiments ordinaires.

Dans notre cas l’installation en question est une installation industrielle, et vu la nature de son
exploitation, nous choisissons donc de la classer en classe I, qui regroupe les constructions
destinées à des activités sociales et économiques vitales pour la population et qui devraient rester
fonctionnelles, sans ou avec peu de dommage, après le séisme, le tableau ci-dessous permet de
déterminer le coefficient de priorité.

Tableau 30 - Détermination de coefficient de propriété

Alors : I = 1.3
• Coefficient de comportement K :

Pour le calcul sismique, une structure doit avoir un niveau de ductilité selon le
comportement requis pour cette structure qui traduit sa capacité à dissiper l’énergie provenant du
séisme. Pour un grand séisme dont la fréquence d’apparition est très longue par rapport à la vie
d’un bâtiment, une plus grande ductilité peut être allouée à la structure. Toutefois pour un petit
séisme dont l’espérance d’apparition est grande, il est logique d’imposer que la structure sollicitée
demeure dans le régime élastique. Il n’est certainement pas justifié d’appliquer une ductilité
excessive pour réduire les efforts sur la structure correspondant à des mouvements du sol ayant une
probabilité de dépassement élevée.

Le tableau suivant illustre le niveau de ductilité requis pour les trois classes de bâtiments
en fonction de l’intensité du séisme.

Tableau 31 - Le niveau de ductilité

65
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Le modèle le plus proche de notre système étudié est le portique à nœuds rigides et donc
d’après le tableau 3.3 de la norme RPS 2011 :

Tableau 32 - Facteur de comportement

Alors : K=3
Remarque :

Au minimum, deux composantes horizontales orthogonales seront considérées dans l’analyse


sismique. La conception sismique doit être conforme à la norme RPS 2011, zone sismique II.

Nous allons considérer deux directions du séisme :

- U1 : séisme dans la direction X.

- U2 : séisme dans la direction Z.

IV.2.6 Détermination des contraintes des lignes


En adoptant un repère cylindrique où l'axe (X) coïncide avec l'axe de la conduite, nous
aurons trois contraintes selon chacun des trois axes.

Figure 32 - Repère cylindrique

66
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.2.6.1 Contraintes longitudinales 𝝈𝒙

• Due à une force axiale:

La contrainte axiale est la contrainte normale qui agit parallèlement à l'axe longitudinal du
tuyau, causée par une force interne F agissant axialement à l'intérieur du tuyau. L'expression de
cette contrainte en MPa est la suivante :
𝐹
𝜎𝑥1 = (22)
𝜋×𝑡×𝐷𝑛
Avec

- t : Epaisseur du tuyau [mm] ;

- Dn : Diamètre nominale [mm].

• Due à la pression interne:

La contrainte longitudinale due à une pression interne P en MPa s’écrit sou la forme
suivante:

𝑃×𝐷𝑛
𝜎𝑥2 = (23)
4𝑡
• Due à la flexion:

La contrainte de flexion est nulle au niveau de l'axe neutre du tuyau et varie linéairement
sur la section transversale de la fibre intérieure, allant d'une compression maximale à la fibre
extérieure jusqu'à une traction maximale à la fibre inférieure, en passant par zéro à l'axe neutre.
L'expression de la contrainte longitudinale en MPa est la suivante :

−𝑀×𝑦
𝜎𝑥3 = (24)
𝐼

Avec

- M : Moment fléchissant [[Link]] ;

- y : Distance entre le point considéré et l’axe neutre [mm] ;

67
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- I : Moment d’inertie par rapport à l’axe Z en mm4, l’expression du moment d’inertie pour un
𝜋×(𝐷 4 −𝑑4 )
cylindre creux est: 𝐼 = 64

IV.2.6.2 Contrainte circonférentielle 𝝈𝞱

C’est une contrainte normale, appliquée dans des directions orthogonales à la direction
axiale, qui agit dans une direction parallèle à la circonférence du tuyau.

Figure 33 - La contrainte circonférentielle

L'expression de la contrainte longitudinale en [MPa] est la suivante :

𝑃×𝐷𝑛
𝜎𝞱 = (25)
2𝑡

IV.2.6.3 Contrainte radiale 𝝈𝒓

Les contraintes radiales agissent dans la troisième direction orthogonale, parallèle au rayon
du tuyau. Cette composante de contrainte est souvent négligée lors des calculs de contraintes :

Figure 34 - La contrainte radiale

- La contrainte radiale varie entre une contrainte égale à la pression interne à la surface
intérieure du tuyau et une contrainte égale à la pression atmosphérique à la surface externe du
tuyau ;

68
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- La contrainte a une valeur de compression égale à la pression P au niveau de la paroi


intérieure, et diminue à travers la paroi jusqu'à zéro au niveau de la paroi extérieure, où les
contraintes de flexion sont maximales.

IV.2.6.4 Contraintes de cisaillement

• Due à une force de cisaillement:

Ces contraintes de cisaillement sont réparties de manière à être maximales sur l'axe neutre
de la conduite et nul à la distance maximale de l'axe neutre. Donc la contrainte maximale de
cisaillement en MPa est :

|𝜎𝑚𝑎𝑥 −𝜎𝑚𝑖𝑛 |
τ𝑚𝑎𝑥 = (26)
2

Avec

σmax = max (σθ, σx ) et σmin = σr

• Due à un moment de torsion:

L’expression de la contrainte de cisaillement dû à un moment de torsion en MPa est la


suivante :
𝑀𝑡 ×𝐷𝑛
τ𝑥𝜃 = (27)
2J

Avec

- Mt : Moment de torsion [[Link]] ;

𝜋×(𝐷 4 −𝑑4 )
- J : Moment quadratique en mm4, son expression est 𝐽 = 32

IV.3 Les combinaisons de charges considérées


Dans la partie précédente, nous avons déterminé les différents types de charges à prendre
en considération :

• Charges permanentes : dues au poids total du système et à la pression interne ;

• Charges thermiques : dues à la dilatation thermique ;

• Charges occasionnelles : dues au vent et au séisme.

69
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Avant de définir les différentes combinaisons de charges, les types de charges, seront
définis en utilisant la notation suivante :

- WW : Poids plein d’eau pour l’épreuve hydraulique ;

- HP : Pression d’épreuve hydraulique ;

- W : Poids totale du système ;

- P1 : Pression de calcul ;

- T1 : Température de calcul (charge thermique) ;

- U1 : Charge due au séisme suivant l’axe X ;

- U2 : Charge due au séisme suivant l’axe Z ;

- WIN1 : Charge due au vent normal suivant l’axe X ;

- WIN2 : Charge due au vent normal suivant l’axe Z ;

- WIN3 : Charge due au vent normal suivant l’axe - X ;

- WIN4 : Charge due au vent normal suivant l’axe - Z.

Toutes les combinaisons qui sont généralement vérifiées vérifier sur CAESER II sont
présentées dans l’Annexe 7.

IV.4 Espacement des supports « Span »


Dans cette section, nous allons déterminer la portée du support de tuyauterie, qui correspond
à la distance idéale entre deux supports de tuyauterie consécutifs pour maintenir l'intégrité du
système de tuyauterie.

Les différents types des supports utilisés en tuyauterie sont citées dans l’Annexe 8.

IV.4.1 Le rôle des supports dans un système de tuyauterie


Les diverses fonctions que le support de tuyauterie remplit sont les suivantes :

- Prévenir les contraintes excessives sur les tuyaux ;

- Absorber les vibrations excessives de la ligne ;

70
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- Contrer les effets indésirables des charges dynamiques telles que les séismes, le vent, les
coups de bélier, les phénomènes de poussée, et autres ;

- Éviter le dégagement involontaire (soulèvement) de la tuyauterie de ses supports ;

- Prévenir le fléchissement excessif des tuyaux ;

- Limiter les mouvements de ligne indésirables pour protéger les équipements sensibles contre
les surcharges ;

- Rediriger les mouvements thermiques des tuyaux dans la direction favorable.

IV.4.2 Les matériaux métalliques


Généralement, nous utilisons deux modèles pour le calcul de Span :

Figure 36 - Modèle 1 pour le calcul de Span Figure 35 - Modèle 2 pour le calcul de Span

Les contraintes causées par le moment de flexion et la pression sont définies comme
suit [16] :
𝑀 𝑃𝐷
, 𝑆𝐿 = + (28)
𝑍 4𝑡

𝑊𝐿2
- Pour le modèle 1 : 𝑀 = 8

𝑊𝐿2 𝐻𝐿
- Pour le modèle 2 : 𝑀 = +
8 4

Avec

- D : Diamètre extérieure du tuyau;

- H : Charge concentrée ;

- L : La longueur d'essai pour l'espacement des supports;

- M : Moment de flexion ;

71
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- P : Pression de conception ;

- t : Epaisseur nominal ;

- W : Charge uniforme due au poids total en N/m :


𝑊 = 𝑊𝑝 + 𝑊𝑖 + 𝑊𝑓 (29)

- Z : Le module de section du tuyau.


4 4
𝜋(𝐷𝑒𝑥𝑡 −𝐷𝑖𝑛𝑡 )
𝑍= (30)
32𝐷𝑒𝑥𝑡

Pour notre cas, nous allons considérer un tuyau droit, en tenant en compte seulement le
poids propre de tuyau et celui de fluide (modèle 1).

𝑃𝐷 𝑍
Alors 𝐿 = √(𝑆𝐿 − )×𝑊 (31)
4𝑡

𝑃𝐷 𝑍
Et donc : 𝐿𝑚𝑎𝑥 = √(𝑆𝐻 − )×𝑊 (32)
4𝑡

Avec

- SH : Contraintes admissibles en traction pour les métaux extrait de la table K-1 de ASME
B31.3 (Voir Annexe 9).

Les résultats de calcul sont mentionnés dans le tableau suivant :

Tableau 33 - Calcul de Span

Ligne La portée des supports (mm)

WD DN50 3338

AS DN50 3495

AI DN50 3142

AL DN25 3354

72
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.4.3 Les tuyaux en FRP


La capacité de portée des tuyaux en FRP est généralement inférieure à celle des tuyaux en
acier, en raison du module plus bas du matériau. Les supports doivent être espacés pour éviter le
fléchissement et/ou les vibrations excessives pendant la durée de vie prévue du système de
tuyauterie.

Les tuyaux en FRP, lorsqu'ils sont remplis d'eau, doivent être capables de franchir au moins
les distances spécifiées dans le Tableau ci-dessous [20] tout en respectant le critère de flèche de
0,5 % de la portée ou de 12,5 mm au centre, selon le plus petit des deux.

Tableau 34 - Consignes pour les longueurs de portée (simplement supportées)

Cet écartement maximal calculé est valable dans le cas permanant où il est question
seulement de flexion due au poids de la tuyauterie, dans le cas de la dilatation thermique les
déplacements longitudinaux deviennent plus grands à cause de l’expansion thermique est donc
l’écartement des supports doit être plus petit. Ce calcul n’est pas aussi valable, dans le cas où nous
avons un changement de direction de la ligne, dans lequel la distance entre les supports doit
diminuer.

73
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Par exemple pour les deux dispositions ci-dessous l’écartement entre les deux supports doit
être égal à 75% l’écartement maximal calculé précédemment : 𝐴 + 𝐵 = 75% 𝐿𝑚𝑎𝑥

Figure 37 - Disposition particulière 1 pour le calcul de Span


Aussi dans le cas suivant, où l’écartement entre les deux supports doit être égale à 65%
l’écartement maximale calculé précédemment : 𝐴 + 𝐵 = 65% 𝐿𝑚𝑎𝑥

Figure 38 - Disposition particulière 2 pour le calcul de Span

Dans le cas où nous avons des équipements mécaniques il faut ajouter des supports
supplémentaires pour éviter une grande concentration de contraintes.

IV.5 Modélisation sur le logiciel CAESAR II


Après avoir déterminé les différentes charges auxquelles notre système de tuyauterie est
soumis. Nous allons maintenant entamer l’analyse des contraintes de Niveau I; pour notre cas, on
a choisi de traiter l’exemple de la ligne de l’eau brute en FRP en utilisant le logiciel CAESAR II.

IV.5.1 Modélisation de la ligne


L'analyse des contraintes du système de tuyauterie en FRP est régie par la norme ISO
14692. Les valeurs des contraintes dans les directions axiale et circonférentielle qui doivent être

74
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

prises en compte lors de l'analyse et elles sont données par le fournisseur en se basant sur les
méthodes vues précédemment.

Figure 39 - Paramètres requis pour l'analyse de contrainte de la tuyauterie FRP

IV.5.2 Définition des cas de charge


Pour commencer l'analyse des contraintes, la première étape consiste à saisir les différentes
charges supportées par la tuyauterie. Les charges permanentes et les charges thermiques sont déjà
définies par le logiciel en fonction des paramètres initialement entrés.

Il reste donc simplement à définir les charges occasionnelles, telles que celles dues au vent
et au séisme (voir Annexe 10).

75
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.5.3 Définition des combinaisons des charges


La norme ISO 14692 recommande de préparer trois cas de charge : permanat, d’exploitation
et Test hydrostatique. Donc, en conséquence, les cas de charge présentées da la figute suivante sont
suffisants pour analyser le système de tuyauterie en FRP.

Figure 40 - Les cas de charges à vérifier pour un système de tuyauterie en FRP


Les cas de charge d'expansion ne sont pas nécessaires à créer car aucun coefficient de
dilatation thermique admissible n'est disponible pour eux selon le code.

IV.5.4 La modélisation de la ligne en FRP traitée


En suivant les étapes décrites ci-dessus (voir Annexe 10), nous avons réussi à modéliser
notre ligne que nous allons étudier par la suite :

Figure 41 - La modélisation des pompes verticales de l'eau brute

76
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Figure 42 - La modélisation des pompes horizontales de l'eau brute

Figure 43 - La modélisation de la ligne de l'eau brute

77
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.6 Vérification avec le logiciel CAESAR II


Apres avoir entré les données de matériaux, défini les cas de charges et les combinaisons
conformément aux exigences de la norme et modélisé les supports en respectant les portées
calculées précédemment, nous passons donc à la vérification des résultats donnés par le logiciel.

IV.6.1 Calcul et Vérification des contraintes


L'analyse des contraintes vise à garantir que les contraintes exercées sur la tuyauterie restent
dans les limites autorisées par les seuils de contrainte admissible.

La figure ci-contre représente les zones dont les contraintes sont maximales

Figure 44 - Visualisation de zone de concentration des contraintes


Le tableau ci- dessous résume les contraintes maximales données par le logiciel pour chaque
cas de charge :

Tableau 35 - Les résultats de contraintes dans les cas des charges considérés

Permanent Exploitation Occasionnelle

Contrainte en MPA W + P1 W + P1 + T2 Vent / Séisme

Contrainte de code 15.7 15.8 19.2

Axiale 6.1 6.1 0

78
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

Flexion 14.2 14.3 19.2

Torsion 0.6 0.7 3.3

Circonférentielle 17.3 17 15.4

Admise 18.2 22.3 23.2

Ratio % 86.5 70.9 82.7

Nous remarquons que le ratio ne dépasse pas 1. Le ratio étant le rapport de la contrainte de
code et la contrainte admise.

Les contraintes maximales se situent à l'intérieur de l'enveloppe des contraintes admissibles


comme le montre la figure ci-dessous, confirmant ainsi leur conformité et validant cette condition.

Figure 45 - Enveloppe des contraintes admissibles de système étudié

IV.6.2 Calcul et Vérification des déplacements


Les déplacements doivent être vérifiés dans les cas suivants :

- Les déplacements verticaux sont évalués dans le cas des charges permanent ( W + P ) ;

79
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

- Les déplacements horizontaux sont évalués dans le cas de charges d’exploitation ( W + P +


T2 ).

IV.6.2.1 Les déplacements verticaux

La figure ci-contre résume les résultats des déplacement verticaux en fonction de nœuds
dans la combinaison de charge W + P1

2,00
1,00
0,00
-1,00
-2,00
Dy ( mm)

-3,00
-4,00
-5,00
-6,00
-7,00
-8,00
Noeud

Figure 46 - Visualisation des déplacements verticaux dans le cas W + P1


Le déplacement maximal se trouve au niveau du nœud 1348, sa valeur est Dymax = 6,367
mm. Cette valeur est largement inférieure à la flèche maximale à ne pas dépasser qui dans ce cas
est 𝑓 = 18,5 mm.

La figure ci-dessous montre le nœud qui représente le déplacement maximal.

Figure 47 - Le déplacement longitudinal maximal

80
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.6.2.2 Les déplacements horizontaux

La figure ci-contre résume les résultats des déplacement horizontaux en fonction de nœuds
dans la combinaison de charge W + P1 + T2.

Figure 48 - Visualisation des déplacements horizontaux dans le cas W + P1 + T2


Les déplacements maximaux se trouvent au niveau du nœud 440 ( voir figure ci-dessous) et
1348, leurs valeurs sont respectivement Dxmax = 10.847 mm et Dzmax = 2.157 mm. Ces valeurs
sont largement inférieures à l’entraxe maximale (distance entre 2 tuyaux) à ne pas dépasser qui
dans ce cas est 50 mm pour éviter toute collision entre les tuyaux.

Figure 49 - Le nœud représentant le déplacement horizontal est maximal

81
CHAPITRE IV ANALYSE DES CONTRAINTES

IV.7 Conclusion
D’après cette analyse de contraintes et de déplacements, nous pouvons conclure que notre
modèle pris comme exemple est validé, l’emplacement des supports et le respect des portées ont
permis à notre ligne de gagner en flexibilité et d’empêcher l’apparition de contraintes dépassant la
contrainte admise et des déplacements longitudinaux dépassant la flèche maximale autorisée.

82
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Chapitre V. Dimensionnement de Pipe Rack


_______________________________________________________

V.1 Introduction
L'objectif de ce chapitre est de concevoir la structure métallique destinée à supporter les
lignes de tuyauterie précédemment traitées, en suivant les méthodes de calcul de la norme CM66
[21]. Pour ce faire, nous débuterons par des considérations générales sur les pipes racks,
déterminerons le nombre de niveaux requis, la largeur et la hauteur du rack. Ensuite, nous
examinerons les différentes charges appliquées à la structure, explorerons les combinaisons
d'actions les plus défavorables, et les pondérerons en conséquence. Enfin, nous vérifierons la
stabilité de la structure en utilisant le logiciel d'analyse structurelle Robot Structural Analysis.

V.2 Présentation les supports de tuyauterie « Pipe Rack »


Une pipe rack de tuyauterie est une structure métallique conçue pour supporter généralement
les tuyaux, les câbles d'alimentation et les instruments dans les usines pétrochimiques, chimiques
et électriques.

Ce type de structure se compose d'une série de traverses reliant une série de poteaux,
habituellement liés à des poutres longitudinales qui s'étendent sur toute la longueur du système de
tuyauterie, avec des intervalles uniformes entre eux (voir la figure ci-dessous).

Figure 50 - Les composantes de Pipe Rack

83
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Chaque élément du pipe rack représenté dans la figure précédente contribue au maintien du
poids de la tuyauterie en service et celui de l’équipement mécanique :

• Les poteaux permettent de transmettre aux fondations les efforts dus à la charge de la
tuyauterie ;

• Les traverses doivent reprendre essentiellement des efforts de flexion. Leur section doit par
conséquent présenter une inertie adaptée dans le sens de la flexion ;

• Les poutres longitudinales doivent être conçues comme des éléments chargés axialement
prévus pour supporter les charges longitudinales et pour la stabilité du système ;

• Les poutres diagonales ont pour but de transmettre les forces longitudinales des poutres aux
fondations.

La figure ci-dessous représente un pipe rack

Figure 51 - Pipe Rack

V.3 Conception de Pipe Rack


Lors le dimensionnement du pipe rack, plusieurs critères sont pris en considération :

• La largeur du Rack ;

• Nombre de niveaux et élévations ;

• Accès et maintenance de chaque ligne au sein du pipe rack.

• La prise en considération des futurs projets.

Dans ce stade, nous avons choisi de dimensionner le Rack qui va transporter les tuyaux de
l’eau potable, l’air de l’instrument et l’air de l’usine.

84
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Figure 52 – La Pipe Rack à dimensionner

Le tableau suivant représente la liste des données auxquelles nous aurons besoin pour
déterminer les dimensions du pipe rack et l’emplacement des lignes.

Tableau 36 - Liste des lignes passant dans le Rack

Tuyau Nombre Contenu e (mm)

DN 50 2 L’eau potable 1.65

DN 50 1 Air de l’instrument 2.77

DN 50 1 Air de l’usine 3.18

V.3.1 Nombre de niveaux


Dans le cadre de notre aménagement, les niveaux du pipe rack sont attribués de manière
stratégique [1] : le niveau le plus élevé est réservé aux câbles électriques, le niveau suivant vers le
bas est dédié aux lignes d'utilités, tandis que le niveau inférieur est dévolu aux lignes de process.
Cette configuration vise à prévenir les risques potentiels : elle évite que les câbles électriques soient
exposés aux fuites provenant des lignes de tuyauterie, tout en préservant les lignes d'utilités de la
corrosion en cas de fuite dans les lignes de process.

Les lignes de process acheminent les fluides essentiels à la production, tandis que les lignes
d'utilités soutiennent les opérations de production en assurant des fonctions telles que le chauffage
et le refroidissement des échangeurs de chaleur.
85
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Dans notre configuration, nos lignes sont toutes des lignes d'utilités, elles seront disposées
sur le niveau inférieur du pipe rack, tandis que le deuxième niveau est exclusivement réservé aux
câbles électriques.

V.3.2 L’espacement entre les tuyaux


L'espacement entre les tuyaux est également crucial, car il permet de réduire les risques de
collision, de faciliter l'accès pour la maintenance et d'éviter les contraintes mécaniques qui
pourraient entraîner des fuites ou des ruptures. Ainsi, le respect de l'espacement approprié entre les
tuyaux (voir la figure ci-dessous) est fondamental pour assurer la sécurité et la fiabilité de
l'installation de tuyauterie [1].

Figure 53 - Ecartement entre les tuyaux

86
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Il faut tenir en compte les effets de dilatation ou du retrait des tuyauteries, dans le cas des
lignes calorifugées, nous devons ajouter l’épaisseur de calorifuge.

Par exemple dans notre, l’écartement e entre les éléments tubulaire de diamètre nominal
DN 50 d’après le tableau est : E =165 et donc l’écartement entre les 2 tuyaux est :
(50+50)
𝑒=𝐸− = 115 mm
2

Et l’espacement à l’extrémité est X =135 mm :


50
𝑒=𝑋− = 110 mm
2

Nous proposons alors la disposition suivante des lignes sur les deux niveaux du rack, dans
laquelle , nous allons mettre les lignes de l’air à l’extrémité droite car leurs températures de service
sont plus grandes afin de permettre l'installation des lyres vers parfois vers l'extérieur.

Tableau 37 - Emplacement des tuyaux dans le Rack

Niveau Emplacement dans le rack

Extrémité gauche du rack Extrémité droite du rack

Niveau 1 (inférieur) Eau potable (DN50 et DN50) Air d’instrument (DN50) Air de l’usine (DN50)

Niveau 2 (supérieur) Câbles et instruments électriques

V.3.3 Largeur du pipe rack


La largeur du rack dépend du nombre de tuyaux et câbles à supporter. Elle est généralement
limitée à un maximum de 10 m pour éviter le besoin de colonne au centre du rack, et elle doit
comprendre 20% d'espace supplémentaire pour une expansion ou modification future.

La largeur du pipe rack pour chaque niveau peut être calculé grâce à la formule suivante :

𝐿 = (Σ𝐷𝑒𝑥𝑡 + Σ𝑒𝑖𝑠𝑜 + 𝑒) + 𝐴 (33)


Avec

- 𝐃𝐞𝐱𝐭 : Diamètre extérieur pour chaque tuyau ;

- 𝐞𝐢𝐬𝐨 : Epaisseur d’isolation pour chaque tuyau ;

87
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

- 𝐞 : Ecartement entre chaque deux tuyaux ;

- A : Espace supplémentaire tel que : A =20%×(ΣDext + Σeiso + Σe).

En se référant aux données des deux tableaux précédents, nous trouvons que : L = 918 mm.

Pour plus de sécurité, nous prenons :

L = 1.5 m

V.3.4 Hauteur du pipe rack


Notre pipe rack est situé à côté de la route, donc une hauteur libre de 6 000 mm doit être
respectée sous pour le passage des engins et permettre l’accessibilité à l’unité de traitement de l’eau
potable. Généralement, la distance entre les niveaux du rack est de 1 500 mm [1].

Donc la hauteur de chaque niveau par rapport au sol est :

- La hauteur du niveau inférieur : h1 = 6 m ;

- La hauteur du niveau supérieur : h2 = 7.5 m.

Nous nous retrouvons alors avec un rack de 7.5 m de hauteur totale par rapport au sol.

Figure 54 - Les dimensions de Pipe Rack

88
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

V.3.5 Choix de l’acier du pipe rack


En se référant à la norme de CM66 [21], les nuances de bases utilisées en construction
métallique sont les aciers S235, S275 et S355.

Nous nous limitons en construction à ces trois nuances principales d’acier :

• S235 : Utilisé parfois ;

• S275 : Utilisé quel que soit la structure, c’est la nuance la plus répandue ;

• S355 : Ponts, ouvrages d’art, bâtiments de grande portée.

Nous avons choisi donc d’utiliser l’acier de construction S275 pour notre structure, dont les
caractéristiques :

Tableau 38 - Les propriétés mécaniques de l'acier S275

La propriété La valeur

Module d’élasticité 210 000 MPa

Coefficient de poisson 0.3

Densité 7800 kg/m3

Résistance à la rupture 340 MPa

Résistance à la traction 340 MPa

Limite élastique à la traction 275 MPa

V.4 Evaluation des charges


Le CM66 définit les actions comme étant les forces et les couples appliquées à la structure
(effet directe) ou les déformations imposées par les effets thermiques et les déplacements des
appuis (effet indirecte), nous distinguons selon la norme trois différents types de charges :

89
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

• Charges permanentes : présence certaine et intensité prévisible (poids propre de la


structure, le poids propre des tuyaux vides y compris le calorifuge et le poids des
équipements) ;

• Charges d’exploitation : présence certaine, mais intensité aléatoire (poids de fluide,


surcharge due à la maintenance ) ;

• Charges occasionnelles : occurrence et intensité aléatoire (charges du vent et du séisme).

V.4.1 Détermination des charges permanentes


Ces charges comprennent le poids total de la structure du rack et le poids total de la
tuyauterie vide.

V.4.1.1 Poids des tuyaux vides

Le poids total d’un tuyau vide est donné par la relation suivante :

𝑊𝑡 = 𝑊𝑝 + 𝑊𝑐𝑎𝑙 + 𝐴 (34)

Pour notre cas, nous avons : Wcal = 0

En utilisant l’équation de calcul de poids 𝑊𝑝 suivante, qui est déjà mentionnée dans
l’équation (14) dans le chapitre IV :

Avec

- A : Poids supplémentaire en cas d’expansion future (ajout de nouveaux tuyaux) :

𝐴 = 20% × (𝑊𝑡𝑢𝑏𝑒 + 𝑊𝑐𝑎𝑙 ) (35)

V.4.1.2 Poids des câbles électriques

Le poids des câbles électriques situés dans le niveau supérieur est estimé dans 1 kN/m.

Soit donc : qc = 3 kN

V.4.2 Détermination des charges d’exploitation


V.4.2.1 Poids des fluides

Le poids propre du fluide peut être calculé grâce à la relation donnée par l’équation (16).

90
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Les lignes qui transportent de l’air ne vont pas être prises en considération car le poids de
l’air est négligeable.

Les résultats de calcul des différents poids des tuyaux et fluides par mètre sont donnés dans
le tableau suivant :

Tableau 39 - Les charges sur la nappe niveau inférieur

Nombre de tuyau Tuyau Wp (N/m) qp (N) Wf (N/m) qf (N)

2 WD DN50 55.65 166.95 26.54 79.62

1 AS DN50 103.22 309.66 - -

1 AI DN50 92.55 277.65 - -

A 50.29 150.87 5.3 15.9

Nous avons pris 3 m comme longueur puisqu’elle représente la distance entre deux poutres
supportant les tuyaux (voir le tableau 34).

V.4.2.2 Les charges dues aux opérations de maintenance :

Nous estimons les charges de maintenance à 1 kN, cette charge sera appliquée sur chaque
traverse et poutre longitudinale de chaque niveau selon la disposition suivante :

Figure 55 - Distribution des charges dues aux opérations de maintenance

V.4.3 Les charges de vent


La charge du vent pour des éléments plans des constructions en treillis est calculé selon la
norme NV 65 [18] par la relation suivante :

𝐹𝑣 = 𝑐𝑡 × 𝑞 × 𝑙 × 𝑒 (36)

Avec

91
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

- ct : Coefficient de traînée ;

- q : La pression dynamique du vent en daN/m² ;

- l : La Longueur de la face offerte au vent en m ;

- e : Largeur de la face offerte au vent en m.

En appliquant les relations de calcul de charges dues au vent, mentionnées dans le chapitre
précèdent, nous avons trouvé :

q = 106.4 daN/m2

• Coefficient de traînée ct :

Le coefficient global de trainée ct est défini par la norme NV 65 avec la relation :

𝑐𝑡 = 𝛾 × 𝑐𝑁 (37)

Avec

- cN : Coefficient de traînée global ;


𝑙
- 𝞬 : Coefficient correcteur dépend du rapport de dimension 𝜆 = .
𝑒

Figure 56 - Coefficient de cN pour le profilé en H

92
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Figure 57 - Coefficient de cN pour le profilé I


Pour les profilés IPE et HEA, nous prenons respectivement : cN = 1.2 et cN = 0.93

• Détermination de 𝞬 :

Les valeurs de γ peuvent être déterminées en utilisant la figure ci-dessous tirée de la norme
NV65 :

Figure 58 - Détermination de coefficient correcteur 𝞬


Le vent sera modélisé sur ROBOT par une charge linéique W sur chaque profilé le long du
Pipe Rack, définie par :

93
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

𝐹𝑣
𝑊= (38)
𝑙

V.5 Pré dimensionnement des éléments


Le prédimensionnement consiste à déterminer les dimensions des divers éléments de la
structure avant d'entamer l'étude détaillée du projet.

V.5.1 Pré dimensionnement de la traverse


Le pré dimensionnement se fera pour la traverse la plus chargée. Dans notre cas, nous nous
intéressons seulement à la traverse la plus chargée à voire la traverse de la nappe de niveau
inférieur, qui est soumise à l’action de poids de quatre tuyaux avec et leurs contenus.

Ces charges sont représentées sur la traverse comme suit :

Figure 59 - La représentation des charges appliquées sur la traverse

Le diagramme de moment fléchissant sont présentés comme suit :

Figure 60 - Le diagramme de moment fléchissant

Le moment maximal est : My max = 654 N.m

Pour une poutre simplement appuyée le moment maximal est au milieu de traverse et égale à :

𝑙2
𝑀𝑦 𝑚𝑎𝑥 = 𝑞𝑒𝑞 × (39)
8

94
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

La charge répartie équivalente sera donc égale à :

𝑀𝑦 𝑚𝑎𝑥 ×8
𝑞𝑒𝑞 = (40)
𝑙2

Avec l = 1.5 m

Donc qeq = 2325.34 N/m

Nous prenons pour plus de sécurité : qeq = 2400 N/m

V.5.1.1 Le prédimensionnement de la traverse

Le prédimensionnement se fait par la condition de la flèche :

5 𝑞.𝑙 4 𝑙
𝑓= . ≤ (41)
384 𝐸.𝐼 200

Alors
5 𝑞𝑙 3
𝐼 ≥ 200. . (42)
384 𝐸

Avec

- q : La charge équivalente appliquée sur la traverse.

Donc I ≥ 10.04 cm4

Généralement les poutres en I sont plus résistantes à la flexion que les poutres en H car elles
disposent d’une profondeur d’âme plus importante et une masse linéique plus faible. Le profilé
choisi selon le catalogue [22] est IPE 80, dont Iy = 80.1 cm4.

Figure 61 - Les caractéristiques de profilé IPE 80


95
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

V.5.1.2 Vérification de la résistance

Pour une flexion simple d’une poutre en IPE 80, et selon la norme CM66, nous devons vérifier
que :
𝜎𝑓
≤ 𝜎𝑒 (43)
𝜓

Avec

- Ψ : Coefficient d’adaptation plastique.

Figure 62 - Détermination de coefficient d'adaptation plastique

Dans notre cas : Ψ = 1.075


𝑀𝑦 𝑚𝑎𝑥
D’autre part, nous avons : 𝜎𝑓 = (44)
𝑊𝑒𝑙 𝑦

Après le calcul, nous avons trouvé :


𝜎𝑓
= 30.41 𝑀𝑃𝑎 ≤ 𝜎𝑒 = 275 MPa
𝜓

Donc la condition de résistance à la flexion simple selon la norme CM66 est vérifiée.

V.5.1.3 Vérification de la flèche

Nous allons vérifier que :

96
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

5 𝑞.𝑙 4 𝑙
𝑓= . ≤ (45)
384 𝐸.𝐼 200
Nous prenons en compte cette fois ci le poids propre de profilé IPE 80 : G = 6 kg/m.

Alors 𝑞 = 600 + 60 = 660 𝑁/𝑚


𝑙
Soit 𝑓 = 0.26 𝑚𝑚 ≤ 200 = 7.5 𝑚𝑚

Donc la condition de la flèche est vérifiée.

V.5.2 Pré dimensionnement du poteau


Pour le cas des poteaux métalliques, nous pouvons avoir deux modes de rupture:

- Rupture par instabilité: phénomène de flambement.

- Rupture par compression: pas de flambement.

Un poteau métallique doit vérifier les deux conditions suivantes

V.5.2.1 Tenue à la compression

Elle se réfère à la capacité à poteau à reprendre l'effort normal de la compression qui lui est
appliqué. Cette condition permet de déterminer la section minimale du profilé, telle que :

𝑁𝑢
𝐴𝑚𝑖𝑛 ≥ 1.15. (46)
𝜎𝑒

Nous avons : Nu = 1800 N

Avec 1.15, un coefficient qui tient en compte des éventuels défauts dans le matériau et des
imperfections lors du montage.

Donc Amin ≥ 7.52 mm2

V.5.2.2 Tenue au flambement

Elle se réfère à sa stabilité latérale vis à vis du phénomène de flambement, c'est à dire sa
capacité à ne pas quitter le plan vertical sous l'effet de l’effort de compression.

Cette condition permet de déterminer l'inertie par rapport à son plan faible. Pour ce faire, il faut
vérifier que :

97
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

𝑁𝑢 ≤ 𝐹𝑐𝑟

Avec

- 𝐹𝑐𝑟 : La charge minimale pour laquelle un élément se dérobe :

𝜋2 .𝐸.𝐼
𝐹𝑐𝑟 = (47)
𝐿2𝑓

Avec

- I : Le moment d’inertie de la section dans le plan faible ;

- Lf : La longueur de flambement.

Nous allons considérer le cas d’un poteau ou une extrémité est articulée, alors que l’autre est
encastrée.

Donc Lf = 0.7 × L0 = 0.7× 4.5 = 3.15 m (48)

Soit I ≥ 8617.37 mm4

Pour les poteaux, généralement nous utilisons des profilés de type H car leur inertie dans le
plan faible négligeable contrairement au profilé de type I. Et en se basant sur les deux conditions
ci-dessus, le profilé choisi est de type HEA 100, dont les caractéristiques selon le catalogue [22] :

Figure 63 - Les caractéristiques de profilé HEA 100

V.6 Dimensionnement de la structure sur Robot Structural Analysis


Après avoir sélectionné les sections des barres pour notre Pipe Rack en se référant à une
analyse analytique, nous allons désormais passer à une phase de dimensionnement numérique à
l'aide du logiciel Robot Structural Analysis. Tout d'abord, nous effectuerons le dimensionnement

98
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

de la structure du portique en 2D pour vérifier la résistance de la structure vis-à-vis les charges


permanentes et celles d’exploitation, puis nous procéderons au dimensionnement d'un tronçon de
12 mètres de notre Pipe Rack en 3D.

V.6.1 Dimensionnement du portique plan en 2D


Dans cette section, nous allons modéliser le portique en 2D constitué des poteaux et une
traverse afin de vérifier la stabilité et la conformité de notre choix de profilés, en suivant les étapes
suivantes :

V.6.1.1 La modélisation du portique

Nous commençons par la modélisation de notre portique en 2D et nous appliquons les


charges (voir Annexe 12) :

Figure 64 - Le portique en 2D
V.6.1.2 La définition des combinaisons de charge

Après avoir déterminé les valeurs des actions agissant sur la structure, nous allons
maintenant examiner les combinaisons possibles d’action les plus défavorables, après pondération
grâce à des facteurs d’amplification définis par la norme CM66.

Les charges utilisées dans la définition des combinaisons sont notées par :

• Charges permanentes G : poids propre de la structure G1, des tuyaux vides G2 et des câbles
électriques G3 ;

99
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

• Surcharges d’exploitations Q : poids du fluide Q1 et surcharge de maintenances Q2 ;

• Surcharge de vent W ( Voir l’Annexe 11 ).

• Surcharge de séisme S.

Il existe deux types de combinaison de charges :

- ELU (Etat limite ultime) : Combinaisons utilisées pour vérifier la résistance de la structure.

Nous proposons les combinaisons suivantes :

▪ ELU1 : 1,33 G +1,5 Q ;

▪ ELU2 : 1,33 G +1,42 (Q + W+ S) ;

- ELS (Etat limite de service) : Combinaisons utilisées pour vérifier les déformations de la
structure.

Nous proposons les combinaisons suivantes :

▪ ELS1 : G + Q;

▪ ELS2 : G + W + S ;

▪ ELS3 : G + Q + W + S ;

V.6.1.3 Vérification de la résistance de la structure

• Vérification des contraintes :

Pour vérifier la résistance de la structure, la condition suivante doit être vérifiée :


𝜎𝑒
𝜎𝑚𝑎𝑥 ≤ (49)
𝑠

Avec

- σmax : La contrainte maximale appliquée sur la structure ;

- σe : La limite d’élasticité du matériau (σe =275 MPa) ;

- s : Coefficient de sécurité, nous prenons s = 1.5;

▪ Pour la combinaison ELU1 :

100
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Figure 65 - Contraintes extrêmes sur les barres pour l'ELU1


Nous avons alors la condition précédente vérifiée puisque :
σ
σmax = 113.41 MPa < 1.5𝑒 = 183.34 MPa.

Finalement le critère de résistance est vérifié dans le cas ELU1.

• Vérification de déplacement :

L’évaluation des déplacements consiste à comparer le déplacement maximal dans la structure


avec le déplacement admissible qui dépend du rôle de l’élément.

𝑈𝑚𝑎𝑥 ≤ 𝑈𝑎𝑑𝑚 (50)

▪ Pour les ELS, nous trouvons trouve dans les trois cas :

Figure 66 - Déplacements extrêmes sur les barres pour les ELS

101
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

𝑙
- Pour la traverse :𝑈𝑎𝑑𝑚 = 200 = 7.5 𝑚𝑚

𝑙
- Pour les poteaux de Niv 1 :𝑈𝑎𝑑𝑚 = 150 = 40 𝑚𝑚

𝑙
- Pour les poteaux de Niv 2 :𝑈𝑎𝑑𝑚 = 150 = 10 𝑚𝑚

Le déplacement est vérifié dans le cas ELS1.

En synthèse, l'analyse en 2D du portique confirme la capacité de notre structure à supporter


les charges permanentes et d’exploitation. Maintenant, nous envisageons un dimensionnement en
3D afin de vérifier la résistance de notre structure, sa stabilité ainsi que la conformité des profilés
choisis.

V.6.2 Dimensionnement du Pipe Rack en 3D


Nous passons au dimensionnement en 3D de notre Pipe Rack, nous modéliserons un tronçon
de 12 mètres dont la distance entre les traverses est de 3 m conformément au calcul de Span déjà
effectué.

V.6.2.1 La modélisation

Dans la modélisation 3D de notre pipe rack, nous devrons intégrer un nouvel élément : les
poutres longitudinales. Elles seront d'une longueur de 6 mètres, placées entre chaque paire de
poteaux. Ces poutres devront avoir une section plus grande que les traverses, car elles supporteront
le poids de trois traverses. Nous opterons donc pour le profilé IPE 120 qui reste à confirmer par les
résultats du logiciel. À noter que les traverses sont articulées, tandis que les poutres longitudinales
sont encastrées aux poteaux. Ces derniers sont dotés d'une liaison rotule en fondation.

Figure 67 - Le modèle 3D de Pipe Rack


102
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

V.6.2.2 Analyse hyperstatique de la structure

Le degré d'hyperstatisme h est défini par :

ℎ = 3𝑛 − 3𝑎 − 2𝑏 − 𝑐 (51)

Avec

- n : Le nombre de barres ;

- a : Le nombre d’encastrement ;

- b : Le nombre d’articulation ;

- c : Le nombre d’appui.

• 1er Cas :

Nous considèrons la vue suivante :

Figure 68 - Le 1er cas de l'analyse hyperstatique de structure

Nous trouvons : ℎ = −1

Donc notre structure est hyperstatique dans ce cas.

• 2éme Cas :

Nous considèrons la vue suivante :

Figure 69 - Le 2éme cas de l'analyse hyperstatique de structure


103
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

Nous trouvons : ℎ=1

Pour remédier à l'instabilité de notre système, nous prévoyons d'ajouter des contreventements
travaillant en traction pour empêcher tout déplacement le long de l'axe y. Généralement, nous
utilisons des barres de type cornières CAE, donc nous avons opté pour CAE 80×8, qui demeure
ajustable par le logiciel

Figure 70 - Modélisation des contreventements


La modélisation des charges agissant sur notre structure, elles sont représentées dans l’Annexe 13.

V.6.2.3 Vérification de la résistance de la structure

• Vérification des contraintes :

▪ Pour la combinaison ELU1 :

Figure 71 - Contraintes extrêmes sur les barres pour l'ELU1


104
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK
σ
Nous avons alors la condition précédente vérifiée puisque : σmax = 113.45 MPa < 1.5𝑒 = 183.34

MPa.

Le critère de résistance est vérifié dans le cas ELU1.

➢ Pour la combinaison ELU2 :

Figure 72 - Contraintes extrêmes sur les barres pour l'ELU2

Nous avons alors la condition précédente n’est pas vérifiée sur les poutres longitudinales
σ
puisque : σmax = 254.44 MPa > 1.5𝑒 = 183.34 MPa.

Nous optons pour l’ajout des croix de Saint André à ces poutres :

Figure 73 - L'ajout des croix de Saint André


Le critère de résistance est alors vérifié dans le cas ELU2.

105
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

• Vérification de déformé :

▪ Pour la combinaison ELS1 :

Figure 74 - Déplacements extrêmes sur les barres pour l'ELS1

Dans ce cas, le déformé maximal est 2.3 mm. Alors, Les éléments de structure sont vérifiés
selon les ELS1.

▪ Pour la combinaison ELS2 :

Figure 75 - Déplacements extrêmes sur les barres pour l'ELS2 et ELS3


Dans ce cas, le déformé maximal est 225 mm. Alors, la condition n’est pas vérifiée pour les
traverses et les poutres longitudinales.

Les éléments de structure ne sont pas vérifiés selon les ELS2 et ELS3. Nous allons remédier
à ce problème avec un dimensionnement sur Robot Structural Analysis.

106
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

V.6.2.4 Vérification de la stabilité de la structure

Nous vérifions la conformité de nos profilées en examinant la résistance au flambement des


poteaux, en prenant en considération les poutres transversales assemblées avec eux, qui subissent
des contraintes de flexion.

• Vérification des familles:

Figure 76 - La vérification des familles


• Dimensionnement des familles:

Figure 77 - Dimensionnement des familles

107
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

• Optimisation des familles:

Figure 78 - Dimensionnement des familles avec optimisation

Commentaire :

En utilisant l’option Robot Structural Analysis, nous avons pu vérifier la conformité de nos
profilés. En effet, nous avons correctement dimensionné et donc choisi les profilés des traverses
ainsi que ceux des poteaux du deuxième niveau.

Cependant, les profilés utilisés pour les poteaux du premier niveau ne résistent pas aux
charges appliquées, ce qui entraînera un flambement (ratio > 1). Pour remédier à cela, le logiciel
nous a suggéré d’utiliser des profilés HEA 140 à la place des HEA 100 et nous a proposé aussi les
profilés adéquats pour les éléments non pré dimensionnés (les poutres longitudinales)

Une note de calcul détaillée contenant la vérification des profilés sera élaborée dans l’annexe 14

108
CHAPITRE V DIMENSIONNEMENT DE PIPE RACK

V.7 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons effectué un dimensionnement exhaustif du Pipe Rack de la
tuyauterie, en tenant compte des diverses charges appliquées à notre système de tuyauterie, pour
réaliser un prédimensionnement et une sélection préliminaire des profilés. Ensuite, nous avons
utilisé le logiciel ROBOT pour évaluer la résistance et la stabilité de notre structure, et pour
l'optimiser en identifiant les profilés les mieux adaptés à notre usage.

109
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

Chapitre VI. Dimensionnement de bac de stockage


_______________________________________________________

VI.1 Introduction
A travers ce chapitre, Nous allons dimensionner notre réservoir dédié au stockage de l'eau
brute en suivant les directives de la norme API 650 [23]. Cette norme fournit des instructions
détaillées sur le calcul des dimensions et de l'épaisseur des tôles afin d'assurer un stockage optimal.

VI.2 Les caractéristiques de réservoir


Dans le processus de sélection du type de réservoir le plus approprié, plusieurs facteurs
cruciaux doivent être pris en considération. Parmi ces éléments clés figurent le produit à stocker,
le diamètre intérieur du réservoir, sa hauteur, la température et la pression de design, le matériau
de construction, la gravité spécifique du produit stocké et la marge de corrosion. Chacun de ces
aspects joue un rôle déterminant dans la conception du réservoir, en influençant sa capacité, sa
durabilité, sa sécurité et sa compatibilité avec le produit à stocker, les facteurs clés caractérisant
notre réservoir sont mentionnés dans le tableau suivant :

Tableau 40 - Les caractéristiques de réservoir de stockage de l'eau brute

Capacité 2000 m3
Diamètre 15 m
Hauteur 15 m
Le produit stocké L’eau brute
Température Ambiant
Pression Atm

VI.2.1 Choix de type de réservoir


Pour notre réservoir, nous avons opté pour un toit en dôme fixe. Cette décision découle du
constat que l'angle du cône d'un toit conique devient très important dans le cas d'un réservoir de
grand diamètre comme le nôtre, cela engendrerait donc une hauteur de toit importante, ce qui
pourrait compliquer les opérations de maintenance. En effet, l'accès à une zone élevée de manière
sécurisée pour les travaux d'entretien pourrait s'avérer ardu pour le personnel. Ainsi, un toit en

110
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

dôme offre une alternative plus pratique, évitant les pentes raides qui rendraient l'escalade
dangereuse et complexe pour les travailleurs.

Figure 79 - Réservoir métallique en toit dôme

VI.2.2 Choix de matériau de réservoir


Comme précisé antérieurement dans le chapitre III, il est établi que l'eau brute présente un
haut niveau de corrosivité. En accord avec les directives de la norme API 650 et en prenant en
considération la nature du produit à stocker, nous recommandons les deux matériaux suivants :

Figure 80 - Les matériaux recommandés pour le réservoir de l'eau brute

Étant donné le coût élevé de l'acier inoxydable 904L et en tenant compte de la taille de notre
réservoir, l'utilisation de l'acier au carbone SA 516 Gr 70 avec un revêtement s'avère être le choix
optimal.

VI.2.3 Champ d’application de la norme API 650


Le tableau suivant présente les conditions de l’application de la norme API 650 :

111
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

Tableau 41 - Le champ d'application de la norme API 650

Critère API 650

Orientation Vertical

Localisation Au-dessus du sol et supporté uniformément par le fond

Matériau Acier au carbone, aluminium, acier inoxydable, acier inoxydable duplex

Construction Soudé

Service Service non réfrigéré

Température Section 5 : Max T° of 93°C, Annexe M : 93 °C < T < 260 °C

Pression interne Section 5 : Pression atmosphérique interne, Annexe F : Atm < P < 18
kPa

Pression externe Section 5 : Pression atmosphérique externe, Annexe F : Atm < P < 6.9
kPa

Ces conditions sont vérifiées pour notre réservoir, alors l'utilisation de la norme API 650
pour le dimensionnement est confirmée.

VI.3 Dimensionnement de la coque de réservoir


La coque de réservoir est généralement constituée de plaques d'acier soudées ensemble pour
former une enveloppe cylindrique. Elle est conçue pour supporter le poids du liquide stocké, ainsi
que les charges environnementales et opérationnelles.

Figure 81 - La coque de réservoir


112
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

VI.3.1 Calcul de nombre de viroles


Comme le marché offre uniquement des tôles de 2m, 2.5m et 3m de largeur, nous avons pris
la décision d'établir les sections de la coque requises pour notre réservoir de 15 m de hauteur. Nous
avons opté pour 6 sections, chacune ayant une largeur de 2.5m. En somme, cela donne une largeur
totale de :

6 × 2.5 = 15 m

VI.3.2 Calcul des épaisseurs des viroles


Selon la norme API 650, plusieurs méthodes de conception sont disponibles pour les viroles
de la coque du réservoir : La méthode "one-foot" est couramment utilisée, sauf dans les cas où le
client en fait la demande, auquel cas nous utilisons la méthode de "variable design point" ainsi que
l'analyse élastique pour trouver l’épaisseur optimale.

Dans notre cas, nous suivrons les indications de la norme qui préconise l'utilisation de la
méthode "One-foot" qui calcule l'épaisseur requise aux points de conception situés à 0,3 m au-
dessus du fond de chaque rangée de plaques de la coque, offrant une conception relativement
simple et directe.

• Épaisseur de design de la coque :

Pour l’acier au carbone, l’épaisseur de design est donnée par la formule suivante :

4.9𝐷(𝐻−0.3)𝐺
𝑡𝑑 = + 𝐶𝐴 (52)
𝑆𝑑

Avec

- D : Diamètre nominal du réservoir en m ;

- H : Niveau liquide de conception en m ;

- G : Gravité spécifique de conception du liquide à stocker ;

- 𝑆𝑑 : Contrainte admissible pour la condition de design ;

- CA : Marge de corrosion ( CA = 3mm).

• Épaisseur de la coque pour l'hydrostatique :

113
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

Pour l’acier au carbone, l’épaisseur de design est donnée par la formule suivante :

4.9𝐷(𝐻−0.3)
𝑡𝑡 = (53)
𝑆𝑡

Avec

- 𝑆𝑡 : Contrainte admissible hydrostatique.


2 2
Tel que : Sd = Min ( 3 Re ; 5 𝑅𝑚) (54)

3 3
St = Min ( Re ; 𝑅𝑚) (55)
4 7

Le tableau ci-dessous présente les matériaux des tôles autorisées et contraintes


admissibles par la norme :
Tableau 42 - Matériaux des tôles autorisées et contraintes admissibles

Remarque :

Les valeurs mentionnées dans ce tableau ne sont applicables que dans les conditions où :

• Une température qui ne dépasse pas 93 °C ;

114
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

• Une pression interne qui ne dépasse pas 18 KPa.

• Pour 𝑇° > 93°C : La limite d'élasticité Fy doit être multipliée par le facteur de réduction
applicable indiqué dans le tableau M.1a présenté ci-dessous.

• Pour P < 18 kPa 93°C : Le niveau liquide de conception H doit être augmenté de la quantité
P/(9.8G).
Tableau 43 - Table M.1a: Facteurs de réduction de la limite d'élasticité

Les résultats de calcul sont mentionnés dans le tableau ci-dessous :

Tableau 44 - Calcul des épaisseurs des viroles

N° de virole Largeur (m) Hauteur (m) td (mm) tt (mm) t (mm)


1 2.5 15 3.97 0.84 5
2 2.5 12.5 5.1 1.79 6
3 2.5 10 6.17 2.74 8
4 2.5 7.5 7.27 3.69 8
5 2.5 5 8.34 4.64 10
6 2.5 2.5 9.5 5.59 10
Nous utilisons l'épaisseur fournie, qui doit être au moins égale à celle prévue lors de la
conception, afin de garantir que le réservoir sous pression peut supporter en toute sécurité les
conditions d'exploitation anticipées, tout en s'assurant que ces tôles sont disponibles sur le marché.

Figure 82 - Disposition des viroles de la coque

115
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

VI.4 Dimensionnement de fond de réservoir


VI.4.1 Calcul des épaisseurs des tôles centrales
Le rôle des tôles centrales de fond d'un réservoir est de fournir une base solide et résistante
pour soutenir la pression du contenu du réservoir et assurer une répartition uniforme de la charge.

Figure 83 - Le fond d'un réservoir


Pour les tôles centrales du fond en acier au carbone, la norme API 650 exige :

• Épaisseur minimale (épaisseur corrodée) : tm = 6 mm ;

• Largeur minimale = 1800 mm.

L’épaisseur des tôles centrales est calculée comme suit :

𝑡 = 𝑡𝑚 + 𝐶𝐴 (56)

Alors : t = 9 mm

Nous prennons alors des tôles avec une épaisseur de 10 mm.

VI.4.2 Dimensionnement des tôles annulaires


Les tôles annulaires du fond du réservoir sont des composants essentiels dans la
construction des réservoirs de stockage. Elles contribuent significativement à la résistance du fond
du réservoir face aux charges mécaniques et hydrauliques. De plus, elles assurent une étanchéité
efficace entre le fond et la paroi du réservoir, prévenant ainsi les fuites de liquide.

• Calcul d’épaisseur

L’épaisseur minimale des tôles annulaires est égale :

𝑡 = 𝑡𝑛 + 𝐶𝐴 (57)

116
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

Avec

- tn : Epaisseur nominale de la tôle ;

Elle est déterminée à partir de l’épaisseur de la première virole et le calcul de stress


admissible Sb selon le tableau ci-dessous. Le stress à utiliser est le stress maximum dans la
première virole de la coque (le plus grand entre le stress de produit et celui des essais
hydrostatiques) déterminé par les formules suivantes :
(𝑡𝑑 −𝐶𝐴)× 𝑆𝑑
- Product Stress : 𝑃𝑆 = (58)
𝑡𝑐𝑜𝑟𝑟

𝑡𝑡 ×𝑆𝑡
- Hydrostatic Test Stress : 𝐻𝑆 = (59)
𝑡𝑛

Avec

- tcorrodé : tn - CA ;

Nous trouvons : PS = 160.64 MPa et HS = 109.01 MPa

Alors : Sb = Min ( PS ; HS ) = 109.01 MPa

Tableau 45 - Epaisseur des tôles annulaires

Donc : tn = 6 mm

Alors, l’épaisseur des tôles annulaires est donc :

t = 9 mm

Nous prenons alors des tôles avec une épaisseur de 10 mm.

117
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

• Calcul de la largeur des tôles annulaires

La largeur des tôles annulaires est calculée comme suit :

𝑅𝑒
𝐿 = 2𝑡 × √ (60)
2𝛾𝐺𝐻

Avec

- t : Epaisseur nominale des tôles annulaires ;

- G : Masse volumique du produit stocké ;

- 𝛾 : Facteur de densité de l’eau ;

- H : Niveau maximal de liquide de conception.

Donc : L = 594.46 mm

Remarque :
La plaque annulaire doit avoir une largeur supérieure à 600 m suffisante pour répartir
uniformément la charge du réservoir sur son fond, minimisant ainsi les contraintes sur la paroi de
la coque et prévenant les déformations excessives.

Et en prenant en considération la mise en place d’un Anchor chair pour assurer la stabilité de
réservoir, nous allons prendre une largeur de 70 mm en plus de l’épaisseur de la première virole.

Figure 84 - Le fond de réservoir

Alors : L = 600 + 70 + 10 = 680 mm

Nous prenons : L = 800 mm

118
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

VI.5 Dimensionnement de toit de réservoir


Le calcul du toit d'un réservoir est crucial pour protéger le contenu des influences extérieures,
garantir la sécurité des travailleurs et maintenir la stabilité structurelle. Il doit être conçu et construit
pour résister à la pression interne et prévenir tout risque de dommage ou de danger.

En définitive, le calcul du toit est indispensable pour assurer la protection du contenu, la


sécurité des travailleurs et la préservation de l'environnement.

L’épaisseur de toit hémisphérique autoportant doit être supérieure à la plus grande des
valeurs suivantes :

𝐵 𝑈
4 × 1000𝑟𝑟 × √1000×𝐸 + 𝐶𝐴 ; 4 × 1000𝑟𝑟 × √1.33×1000×𝐸 + 𝐶𝐴 ; 5 mm (61)

Tel que :

0.8𝐷 ≤ 𝑟𝑟 ≤ 1.2𝐷 (62)

Dans notre cas, nous prenons rr = D, pour avoir un rayon assez suffisant ce qui va amener à
réduire la hauteur de toit du réservoir et par la suite le rendre accessible pour la maintenance comme
cité avant.

Avec :

- E : Modèle d’élasticité de matériau;

- B : Le plus grand des combinaisons de charges 5.2.2 (e)(1) et (e)(2) avec une charge de neige
équilibrée Sb ;

- U : Le plus grand des combinaisons de charges 5.2.2 (e)(1) et (e)(2) avec une charge de neige
équilibrée Su ;

Les combinaisons de charges 5.2.2 (e) sont portés sur les combinaisons des charges de gravité
dans la norme API 650 tel que :

𝐷𝐿 + (𝐿𝑟 𝑜𝑢 𝑆𝑢 𝑜𝑢 𝑆𝑏 ) + 𝐹𝑝𝑒 × 𝑃𝑒 (63)

𝐷𝐿 + 𝑃𝑒 + 0.4𝐿𝑟 𝑜𝑢 𝑆𝑢 𝑜𝑢 𝑆𝑏 (64)

Avec :

- DL : Le poids du réservoir ou de ses composants ;


119
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

- Lr : Charge de neige minimum sur le toit qui vaut 1,0 kPa sur la surface horizontale projetée
du toit ;

- Pe : Pression extérieur qui vaut 0 KPa (donné par les instruments de mesure) ;

- Fpe : Facteur de combinaison de pression interne, c’est le rapport entre la pression interne
normale de fonctionnement et la pression interne de conception qui est égal à 0.4 ;

- Su : Charge de neige déséquilibrée ( on prend 0 pour la zone de Jorf Lasfar ) ;

- Sb : Charge de neige équilibrée ( on prend 0 pour la zone de Jorf Lasfar ).

• Calcul de DL :

Le poids de toit est calculé comme suit :

(𝑀𝑡𝑜𝑖𝑡 +𝑀𝑠𝑡𝑟𝑢𝑐𝑡𝑢𝑟𝑒 )×9.81


𝐷𝐿 = (65)
𝑆𝑡

Avec

- St : La surface sur laquelle s’appuie le toit, c’est la surface de réservoir.


𝜋
𝑆𝑡 = × 𝐷2 (66)
4

Et,
𝑀𝑡𝑜𝑖𝑡 = 1.05 × 𝜌 × 𝑆𝑡𝑜𝑖𝑡 × ℎ = 1.05 × 𝜌 × (2 × 𝜋 × 𝑟𝑟 ) × ℎ (67)

Avec

- Stoit : La surface du toit sous forme de dôme ;

Nous trouvons : DL = 0.69 kPa

Donc : B = 1.69 kPa et U = 1.69 kPa

1.69 1.69
t = Max (4 × 1000 × 15 × √1000×195000 + 𝐶𝐴 ; 4 × 1000 × 15 × √1.33×1000×195000 + 3)

Donc : t = 8 mm

Tous les calculs et les résultats obtenus ont été réalisés à l'aide d’une note de calcul Excel
(Voir Annexe 15).

120
CHAPITRE VI DIMENSIONNEMENT DE BAC DE STOCKAGE

VI.6 Conclusion
Dans ce chapitre, nous avons procédé au dimensionnement des réservoirs en conformité avec
la norme API 650, ce qui inclut le calcul des épaisseurs des tôles nécessaires pour assurer la sécurité
et la résistance structurelle de notre réservoir.

121
CONCLUSION GENERALE

Conclusion générale

Durant mon stage au sein du département Tuyauterie à JESA, nous avons été chargés par la
conception des unités utilitaires de la future usine d’ammoniac vert à Jorf Lasfar.

Pour accomplir cette mission, nous avons a commencé par la proposition d’un routing et une
implantation des équipements en accord avec les directives de l’entreprise. Ensuite, nous avons
dimensionné les pompes nécessaires pour obtenir de l’eau brute, un élément essentiel qui sera
distribué sur les différentes unités de traitement pour assurer de l’eau potable et l’extinction des
incendies nécessaires pour répondre aux besoins de l’usine.

Nous avons mené une étude détaillée des matériaux utilisés dans le domaine de tuyauterie,
en approfondissant nos connaissances sur les matériaux FRP. Nous avons déterminé les épaisseurs
des tuyaux conformément aux normes ASME B31.3 et ASME NM 3.3. Par la suite, nous avons
calculé les portées entre les supports et validé les résultats avec le logiciel CAESAR II. Nous avons
procédé à un prédimensionnement des supports de tuyauterie et leur validation avec le logiciel
ROBOT Structural Analysis, qui nous a permis de choisir des profilés les plus optimaux et sécurisés
pour notre structure. Enfin, nous avons dimensionné le réservoir de stockage selon la norme API
650.

Ce projet nous a permis de découvrir plusieurs aspects du dimensionnement et de la


conception des installations industrielles. Nous avons acquis une riche expérience et de nombreuses
compétences pour aboutir à la conception d’une installation complète illustrée dans l’Annexe 16.

Cependant, il reste beaucoup à explorer, notamment dans le domaine des composites. La


recherche sur ces matériaux, complexes à caractériser, pourrait bénéficier de collaborations entre
l’école et l’entreprise. Cela est particulièrement pertinent compte tenu des nombreux projets de
dessalement au Maroc, où l'utilisation des FRP est en croissance.

122
Bibliographie et Netographie

Ouvrages imprimés

[1] JESA & Worley. Safety In Design (SID) Discipline Standard (Plant Layout). 20 Janvier 2021.
[3] JESA. Master Piping Material Specification (MPMS). 22 Mars 2023.
[5] ASME. ASME Standards for Nonmetallic Pressure Piping Systems, Nonmetallic Materials 3:
2022
[16] Process Piping. ASME Code for Pressure Piping, B31.3 : 2020
[17] JESA. Critical Line List
[20] Petroleum and natural gas industries — Glass-reinforced plastics (GRP) piping :2017
[21] Norme de strctures métalliques CM 66 : 1999.
[23] AMERICAIN PETROLEUM INSTITUTE. Welded Tanks for Oil Storage. API 650 : Mars
2020

Sites web

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le 12/03/2024 )
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JASIM. Properties evaluation of fiber reinforced polymers and their constituent materials used in
structures – A review, [en ligne]. Disponible sur : < Properties evaluation of fiber reinforced polymers and
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[6] R. NOURI1, A. BAHLAOUI1, M. SAMMOUDA1, S. BELHOUIDEG. comportement
mécanique d'un composite verre Epoxy utilises dans les pales éoliennes: comparaison de modèles
théoriques, [en ligne]. Disponible sur : < Comm_NOURI_13cong_mec_2017.pdf ([Link]) >.
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avantages et les inconvénients de l'utilisation d'ester vinylique et de résine polyester ([Link]) >. (consulté le
24/03/2024 )

123
[8] eComposite. Résine polyester ou résine époxy ? Quelles différences ? Laquelle choisir ? , [en
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le 24/03/2024 )
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Introduction and Applicable Standards ([Link]) >. (consulté le 20/03/2024 )
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flow velocity phenomenon in erosion-corrosion of pipelines: determination methods, mechanisms and applications
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Place of LTCS: CS vs LTCS, [en ligne]. Disponible sur : < What Will You Do if Carbon Steel Pipe is
Installed in Place of LTCS: CS vs LTCS – What Is Piping >. (consulté le 17/03/2024 )
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propriétés des microstructures dureté, [en ligne]. Disponible sur : < A333 année 6 Acier à faible teneur
en carbone dans Pipelines - Caractérisation et propriétés des microstructures dureté - fabricant de tuyaux en acier abter,
tube et enveloppe de gaz naturel,tuyau en acier sans soudure,OCTG, ([Link]) >. (consulté le 19/03/2024)

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A333 Pipe | American Piping Products ([Link]) >. (consulté le 21/03/2024)
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2000, [en ligne]. Disponible sur : < [Link] ([Link]) >. (consulté le 04/04/2024 )
[19] Ministère de l’Habitat et de la Politique de la Ville. LE REGLEMENT DE CONSTRUCTION
PARASISMIQUE RPS 2000-Version 2011, [en ligne]. Disponible sur : < reglement-parasismique-
[Link] ([Link]) >. (consulté le 07/04/2024 )
[22] Staticstools, Catalogue des profilés, [en ligne]. Disponible sur : < Poutrelles métalliques - Section
he100a ([Link]) >. (consulté le 22/04/2024).

124
Annexes

Annexe 1
Journal du stage

Date de début 05/02/2024


Date de fin 30/05/2024
Elément Tâche Début Fin
Partie I Exploration du département tuyauterie, de 05/02/2024 19/02/2024
ses activités et de la problématique
Partie II Conception de réseau de tuyauterie 19/02/2024 02/03/2024
Tâche 1 Routing et Implantation 19/02/2024 26/02/2024

Tâche 2 Choix de pompe de distribution 27/02/2024 02/03/2024

Partie III Choix de matériaux et calcul des épaisseurs 04/03/2024 31/03/2024


des tuyaux
Tâche 1 Choix de matériaux pour la tuyauterie pour les 04/03/2024 12/03/2024
différents fluides
Tâche 2 Approfondir des connaissances sur les FRP 07/03/2024 24/03/2024

Tâche 3 Découvrir la norme ASME NM 3.3 15/03/2024 22/03/2024


Tâche 4 Calcul des épaisseurs des tuyaux métalliques 23/03/2024 24/03/2024
Tâche 5 Calcul des épaisseurs des tuyaux en FRP 25/03/2024 29/03/2024
Partie IV Analyse des contraintes 31/03/2024 16/04/2024
Tâche 1 Apprendre les bases du calcul de stress. 31/03/2024 06/04/2024

Tâche 2 Poursuivre des cours en lignes sur l’utilisation 20/03/2024 05/04/2024


du logiciel CAESAR II
Tâche 3 Calcul des charges agissant sur les lignes 05/04/2024 08/04/2024

Tâche 4 Calcul des distances entre les supports 09/04/2024 10/04/2024

16
Tâche 5 Modélisation du système et calcul sur le 10/04/2024 16/04/2024
logiciel CAESAR II
Partie V Dimensionnement de pipe-rack 17/04/2024 30/04/2024

Tâche 1 Calcul des charges agissant sur le Pipe Rack 17/04/2024 20/04/2024

Tâche 2 Pré dimensionnement des poutres 21/04/2024 24/04/2024

Tâche 3 Modélisation sur Robot Structural Analysis et 25/04/2024 30/04/2024


Optimisation de structure
Partie VI Dimensionnement de réservoir de stockage 01/05/2024 15/05/2024

Tâche 1 Se renseigner sur la norme API 650 01/05/2024 04/05/2024

Tâche 2 Choix de type de réservoir et de son matériau 05/05/2024 10/05/2024

Tâche 3 Calcul des épaisseurs 10/05/2024 12/05/2024

Tâche 4 Elaboration des notes de calcul 12/05/2024 15/05/2024

Partie VII Réalisation du modèle 3D 15/03/2024 17/05/2024

16
Annexe 2
Les conditions des services des différentes lignes

Tableau 46 - Les conditions des services des différentes lignes

Ligne Service De A Débit Pression Température Vitesse DN


(m3/h) (bar) (°C) (m/s)
1 L’eau brute Point de liaison Réservoir de l’eau brute 200 3,5 25 3 200
2 L’eau brute Réservoir de l’eau Système d’eau d’incendie 100 1 25 3 400
brute
3 L’eau brute Réservoir de l’eau Unité d’eau potable 31 4 25 2,5 50
brute
4 L’eau potable Unité d’eau potable Réservoir de l’eau potable 10 3.5 25 2.5 50
5 L’eau potable Réservoir de l’eau ISBL 10 3.5 25 2,5 50
potable
6 L’eau de mer Unité existante ISBL 132 2,3 19 1,8 200
7 Air de l’usine Compresseur d’air OSBL 85 Nm3 /h 7 40 15 50
8 Air d’instrumentation Compresseur d’air OSBL 65 Nm3 /h 7 40 15 50
9 Ammoniac ISBL Réservoir de l’ammoniac 168 kg/h 5 -31 1,8 25

16
Annexe 3
P&IDs

Pompe de transfert d'eau brute

Figure 85 - P&ID de la pompe de l'eau brute

128
Réservoir de stockage d'eau brute et distribution

Figure 86 - P&ID du réservoir de stockage d'eau brute et distribution

129
Réservoir de stockage d'eau potable et distribution

Figure 87 - P&ID du réservoir de stockage d'eau potable et distribution

130
P&ID de l’Ammoniac/ Alimentation par l’eau de mer/ Les effluents

Figure 88 - P&ID de l’Ammoniac/ Alimentation par l’eau de mer/ Les effluents

131
Annexe 4
Caractéristiques des réservoirs

Réservoir de stockage dédié pour les besoins en eau brute :

Tableau 47 - Les caractéristiques du réservoir de l'eau brute

Réservoir d'Eau Brute Conditions


Capacité 2000 m3
Température Ambiant
Pression Atm
Taux de Remplissage / Vidange 200 / 60 – 760 m3/ h.

Réservoir de stockage dédié pour l’eau potable :

Tableau 48 - Les caractéristiques du réservoir de l'eau potable

Réservoir d'Eau Potable Conditions


Capacité 240 m3
Consommation 5m3/ h.

Température Ambiant
Temps de rétention 48 heures

132
Annexe 5
Caractéristiques de la pompe

Caractéristiques de la pompe choisie :


Tableau 49 - Les caractéristiques de la pompe choisie

Les performances hydrauliques :

Figure 89 - Les performances hydrauliques de la pompe choisie

133
Les dimensions de la pompe :

Figure 90 - Les dimensions de la pompe choisie

Les matériaux des composantes :

Figure 91 - Les matériaux des composantes de la pompe choisie

134
Annexe 6
Les Matériaux de tuyauterie

Matériaux métalliques
Les métaux sont privilégiés en tant que matériau de tuyauterie de processus car ils offrent
une combinaison de propriétés mécaniques uniques et non présentes chez les non-métaux. En
général, les métaux sont solides et peuvent supporter des charges ou des contraintes à des niveaux
très élevés avant de se rompre.

• L’acier au carbone :

Ce sont des alliages fer-carbone en fonction du taux de carbone, le fer de carbone est le
moins cher des aciers nous trouvons :

Tableau 50 - Types et caractéristiques de l'acier en carbone

Type Teneur de C Caractéristiques

Faible teneur en < 0,3% - Faible résistance, bonne formabilité.


carbone
- Bonne soudabilité et usinabilité.

- Pas réactifs au traitement thermique.

Moyenne teneur en 0,3 - 0,6% - Peut être traité thermiquement.


carbone
- Faible trempabilité.

- Ajout de Cr, Ni, Mo pour améliorer la capacité de


traitement thermique.

- Résistance modérée à élevée avec une bonne ductilité.

Haute teneur en 0,6 - 1,4% - Très dur et résistant.


carbone
- Moins ductile.

- Utilisé dans un état durci et trempé .

- Des éléments d'alliage solides comme Cr, V, W sont

135
ajoutés pour former des carbures.

- Applications sujettes à l'abrasion.

La figure ci-dessous montre que les caractéristiques mécaniques de quelques aciers au


carbone pris de la norme ASTM, en général le carbone de fer s’affaiblit une fois la température
dépasse un peu près les 425°C :

Figure 92 - Comportement des aciers au carbone vis à vis la température

Applications :

- Systèmes de tuyauterie non corrosifs (eau douce, air de l'usine, azote, gaz combustible, etc.)

- Plages de température allant de -18°F/-28°C à environ 800°F/425°C.

Grades :

Les grades les plus couramment utilisés pour les tuyauteries sont l'ASTM A106 et l'A53.
L'A106 est préféré pour les services à haute température et haute pression.

• Acier au Carbone à Basse Température :

L'acier au carbone à basse température (LTCS) est défini comme de l'acier au carbone qui
a été testé par impact à une température plus froide que -20°F (-29°C), conformément aux
exigences obligatoires des normes matérielles ASME/ASTM

Grades :

Les grades utilisés pour les tuyauteries sont l'ASTM A671 et l'A333.

136
• Aciers alliés:

Ce sont des aciers qui contiennent en plus du fer et du carbone un ou plusieurs éléments
d’alliage selon des teneurs différentes pour modifier de leurs propriétés mécaniques.

Le tableau suivant montre l’influence de chaque composant chimique sur les propriétés de
matériau :

Tableau 51 - L'influence des alliages sur les propriétés de l'acier

Elément Dureté Ductilité Résilience Résistance à la Résistance à haute


corrosion température

Chrome ++ - + ++

Cobalt + + ++

Manganèse ++ - +

Molybdène ++ + + + ++

Nickel + + ++ + -

Silicium + - +

Titane + + + +

Tungstène + + + +

Vanadium + + +

Grades :

Les grades utilisés pour les tuyauteries sont l'ASTM A335, l'A369 et A691.

• Aciers inoxydables:

Le chrome est le composant chimique principal dans l’acier inoxydable qui fournit une
couche protectrice naturellement formée d'oxyde de chrome pour résister à la corrosion. L'acier

137
inoxydable doit contenir au moins 10,5% de chrome et, plus l'alliage contient de chrome, meilleure
est sa résistance à la corrosion.

Grades :

La famille de l'acier inoxydable est assez grande et spécialisée. Il existe des centaines de
grades et de sous - grades, et chaque classe est conçue pour une application spéciale.

Figure 93 - Les types des aciers inoxydables

• La fonte:

La fonte, avec une teneur en carbone de 2.1 à 4.5 % en poids et en silicium habituellement
de 1 à 3 % en poids, présente un point de fusion plus bas que le fer pur en raison d'un point
eutectique à 1153 °C avec 4.2 % de carbone. Elle offre une faible température de fusion et une
bonne coulabilité. Cependant, elle nécessite une protection contre la chaleur et les chocs
mécaniques.

Grades :

Les grades utilisés pour les tuyauteries sont l'ASTM A48 et l'A126.

Applications :

Son utilisation est limitée dans certains services en raison de sa faible résistance à la
pression et de sa sensibilité à la corrosion. Elle est généralement moins courante que celle de l'acier
pour les tuyauteries de procédé.

138
• Les métaux non ferreux:

Les alliages de cuivre, aluminium et nickel partagent un point commun essentiel : leur
résistance à la corrosion dans des environnements spécifiques. Le cuivre, largement utilisé dans les
services d'eau domestique, est apprécié pour sa durabilité, sa malléabilité et sa bonne résistance à
la corrosion. De même, l'aluminium est reconnu pour sa résistance à la corrosion contre les
composés soufrés et l'oxydation atmosphérique. Les alliages de nickel, quant à eux, offrent une
large gamme de résistance à la corrosion dans une variété d'environnements réducteurs et oxydants,
grâce à leur stabilité métallurgique et à leur capacité à tolérer divers éléments d'alliage en solution
solide.

Matériaux non métalliques


Les plastiques sont des matériaux solides contenant des substances polymériques qui
peuvent être moulées par écoulement. Ils sont principalement constitués de polymères, qui forment
une large gamme de matériaux incluant des polymères naturels et synthétiques. La plupart des
plastiques sont fabriqués à partir de ces polymères.

• PVC / CPVC:

Le PVC (chlorure de polyvinyle) offre une inertie chimique, une résistance à la corrosion
et aux intempéries, ainsi qu'un excellent rapport résistance-poids. Il possède également des
propriétés électriques et thermiques isolantes. Sa température de service maximale est de 60°C.
Les méthodes de jonction comprennent le soudage au solvant, le filetage ou le bridage. Pour des
applications nécessitant une résistance supérieure à la chaleur, le CPVC (chlorure de polyvinyle
chloré) est une alternative adaptée, pouvant supporter des fluides corrosifs jusqu'à 99°C.

• PE / HDPE:

Le polyéthylène (PE) et le polyéthylène haute densité (HDPE) sont les matériaux plastiques
les plus chimiquement inertes parmi tous les plastiques courants, et sont donc extrêmement
résistants aux produits chimiques et à la corrosion. La caractéristique principale qui distingue le
HDPE des autres types de tuyaux est sa capacité à être flexible. Il peut être courbé à un rayon 25
fois le diamètre nominal du tuyau, une caractéristique qui peut éliminer de nombreux raccords
nécessaires pour les changements de direction. Avec sa flexibilité, le HDPE s'adapte aux terrains
accidentés.

139
Annexe 7
Les combinaisons de charges à considérer à CAESAR II

CAS LOADING TO CHECK DESCRIPTION


Bold: Include results Combination load Displacement Stress
in the calculation method
report.
1 (HYD) WW + HP Yes Yes Yes Hydraulic test
2 (OPE) W + P1 + T1 Yes Yes Pressure + weight +
Thermal
3 (ALT-SUS) W+P1 Yes Operating Lift up
4 (OPE) W + P1 + T2 Yes Yes Pressure + weight +
Thermal
5 (ALT-SUS) W+P1 Yes Design Lift up
6 (OPE) W + P1 + T3 Yes Pressure + weight +
Thermal (Min.
Design)
7 (ALT-SUS) W+P1 Yes Min-Design Lift up
8 (SUS) W + P1 Yes Yes Yes Pressure+ Weight
9 (SUS) WNC Yes Yes Weight No Content
10 (OPE) W + P1 + T2 + Yes Yes Wind X + weight +
WIN1 Pressure + Thermal
11 (OPE) W + P1 + T2 + Yes Yes Wind X + weight +
WIN2 Pressure + Thermal
12 (OPE) W + P1 + T2 + Yes Yes Wind Z + weight +
WIN3 Pressure + Thermal
13 (OPE) W + P1 + T2 + Yes Yes Wind Z + weight +
Win4 Pressure + Thermal
14 (OPE) W + P1 + T2 + Yes Yes Earthquake X +
U1 weight + Pressure +
Thermal
15 (OPE) W + P1 + T2 - Yes Yes Earthquake X +
U1 weight + Pressure +
Thermal
16 (OPE) W + P1 + T2 + Yes Yes Earthquake Z +
U3 weight + Pressure +
Thermal
17 (OPE) W + P1 + T2 – Yes Yes Earthquake Z +
U3 weight + Pressure +
Thermal
18 (OCC) L18 = L10-L4 Alg Yes Yes Wind X
19 (OCC) L19 = L11-L4 Alg Yes Yes Wind -X
20 (OCC) L20 = L12-L4 Alg Yes Yes Wind Z
21 (OCC) L21 = L13-L4 Alg Yes Yes Wind -Z
22 (OCC) L22 = L14-L4 Alg Yes Yes Earthquake X

140
23 ((OCC) L23 = L15-L4 Alg Yes Yes Earthquake -X
24 (OCC) L24 = L16-L4 Alg Yes Yes Earthquake Z
25 (OCC) L25 = L17-L4 Alg Yes Yes Earthquake -Z
26 (OCC) L26 = L18+L8 SCALAR Yes Yes Weight + Pressure +
Wind (+ X)
27 (OCC) L27 = L19+L8 SCALAR Yes Yes Weight + Pressure +
Wind (- X)
28 (OCC) L28 = L20 + SCALAR Yes Yes Weight Pressure +
L8 Wind (+ Z)
29 (OCC) L29 = L21 + SCALAR Yes Yes Weight Pressure +
L8 Wind (- Z)
30 (OCC) L30 = L22 + SCALAR Yes Yes Pressure Weight +
L8 (+X) + earthquake
31 (OCC) L31 = L23 + SCALAR Yes Yes Pressure + weight +
L8 (-X) earthquake
32 (OCC) L32 = L24 + SCALAR Yes Yes Pressure + weight +
L8 (+Z) earthquake
33 (OCC) L30 = L25 + SCALAR Yes Yes Pressure + weight +
L8 (-Z) earthquake
34 (EXP) L34 = L2-L8 Alg Yes Yes Yes Expansion
35 (EXP) L35 = L4-L8 Alg Yes Yes Yes Expansion
36 (EXP) L36 = L6-L8 Alg Yes Yes Yes Expansion
37 (EXP) L37 = L2-L4 Alg Yes Yes Yes Expansion
38 (EXP) L38 = L2-L6 Alg Yes Yes Yes Expansion
39 (EXP) L39 = L4-L6 Alg Yes Yes Yes Expansion

141
Annexe 8
Les types des supports en tuyauterie

Nous distinguons trois principaux types de support qui sont :

- Support rigide ;

- Support flexible ;

- Dispositif de restriction.

Les supports rigides


Un support rigide est principalement utilisé pour soutenir le poids du tuyau et de ses
composants. Par conséquent, son objectif est de prévenir le mouvement vers le bas du tuyau.

Figure 94 - Exemples des supports rigides


Les supports flexibles
Lorsque les mouvements thermiques sont importants, le tuyau peut se soulever du support
si le mouvement thermique est ascendant, ou bien le tuyau peut être soumis à d'importantes
contraintes d'expansion si le mouvement thermique est descendant et que le support ne permet pas
le mouvement vertical descendant du tuyau. Les supports flexibles ou élastiques permettent le
mouvement de la tuyauterie tout en fournissant un soutien au tuyau.

Figure 95 - Exemples des supports flexibles

142
Les dispositifs de retenue
• Guidage

Le guide de support de tuyauterie permet le mouvement axial du tuyau mais restreint le


mouvement latéral de celui-ci. Il peut être conçu pour limiter le mouvement latéral dans une seule
direction ou dans deux directions.

Figure 96 - Exemples des supports de guidage

• Restriction de butée axiale

Il limite le mouvement du tuyau dans la direction axiale mais permet le mouvement du tuyau
dans une direction perpendiculaire à la direction axiale.

Figure 97 - Exemples des supports Axial Limit Stop

• Ancrage

Un ancrage est un dispositif de retenue qui empêche le mouvement de translation et le


mouvement de rotation du tuyau dans les trois degrés de liberté, par rapport à la structure de
l'ancrage.

Figure 98 - Exemples des dispositifs d'ancrage

143
Annexe 9
Les contraintes admissibles en traction des métaux

Figure 99 - Tableau des contraintes admissibles de l'ASME B31.3

144
Annexe 10
Etapes de modélisation sur CAESAR II

Généralités sur le logiciel CAESAR II

CAESAR II est un logiciel spécialisé dans le calcul et l'analyse des contraintes subies par
les systèmes de tuyauterie, qu'ils soient simples ou complexes, dans des conditions tant statiques
que dynamiques. Développé par INTERGRAPH pour répondre aux exigences des entreprises
œuvrant dans la conception de tuyauteries industrielles, il jouit d'une réputation d'excellence depuis
sa première version en 1984 jusqu'à sa dernière mise à jour. De fait, il est devenu le logiciel de
référence mondial pour l'analyse de flexibilité et de stress.

CAESAR II assure une évaluation précise des contraintes et des efforts structurels des
réseaux de tuyauterie, tout en vérifiant leur dimensionnement selon les principaux codes de
l'industrie. Conformément aux normes internationales telles que l'ASME B31 et autres, il permet
de modéliser rapidement les systèmes d'analyse, d'identifier les zones critiques et de visualiser les
contraintes à l'aide de modèles de couleur et d'animations pour différentes charges.

Un élément distinctif de CAESAR II est son lien bidirectionnel unique avec la conception
assistée par ordinateur (CAO) via CADWorx Plant. Cette intégration permet un transfert
transparent des données de conception et d'analyse entre les deux plates-formes sans perte
d'information, faisant de CAESAR II le premier et le seul logiciel à offrir cette fonctionnalité.

Les applications de CAESAR II sont vastes, couvrant des domaines tels que la conception
d'installations, de tuyauteries et d'équipements, ainsi que des industries comme la pétrochimie, la
chimie, l'énergie, la construction et l'architecture.

Définition des cas des charges :


Nous introduisons le facteur de forme de tuyau qui est considéré 0.7 pour les tuyaux et qui
représente le pourcentage de la structure qui sera exposé au vent :

145
Figure 100 - Définition de facteur de forme

Nous insérons la valeur de la vitesse du vent pour les quatre cas (X,-X, Z et –Z)

Figure 101 - Insertion des vitesses de vent


Pour définir les charges dues au séisme nous utilisons l’option Uniform loads et nous
insérons les deux cas de charges sismiques selon (X et Z).

Figure 102 - Définition des charges de séisme

146
Modélisation des éléments :

Tableau 52 - La modélisation des éléments de tuyauterie

Elément Modèle

Tuyau droit

Brides

Vannes

Réducer

Coude

147
Branche de connexion en TEE

Pompe

Supports

148
Annexe 11
Le calcul des charges de vent appliquées sur les barres de Pipe Rack

Après le calcul, nous obtenons les résultats suivants :

Charges du vent selon l’axe des x :

Tableau 53 - Les charges de vent appliquées sur les profilés selon l'axe x

Profilé 𝞴 𝞬 cN ct q (daN/m2) Wx (N/m)

IPE 80 (traverse) 19 1.43 1.2 1.716 106.4 146

HEA 100 Niv 1 60 1.575 0.93 1.45 106.4 154.2

HEA 100 Niv 2 15 1.385 0.93 1.29 106.4 137.25

Charges du vent selon l’axe des y :

Tableau 54 - Les charges de vent appliquées sur les profilés selon l'axe y

Profilé 𝞴 𝞬 cN ct q (daN/m2) Wy

IPE 80 (poutre) 38 1.53 1.2 1.836 106.4 156.3

HEA 100 Niv 1 62.5 1.575 0.93 1.45 106.4 148.1

HEA 100 Niv 2 15.62 1.385 0.93 1.29 106.4 131.77

149
Annexe 12
La modélisation des charges appliquées sur le portique de Pipe Rack

Le poids propre des tuyaux vides :

Figure 103 - La modélisation de poids propre des tuyaux vides


Le poids des câbles électriques

Figure 104 - La modélisation de poids propre des câbles électriques

150
Le poids des fluides

Figure 105 - La modélisation de poids des fluides

Poids des opérations de maintenance

Figure 106 - La modélisation des charges des opérations de maintenance

151
Annexe 13
La modélisation des charges appliquées sur le Pipe Rack

Le poids propre des tuyaux vides :

Figure 107 - La modélisation de poids propre des tuyaux vides

Le poids des câbles électriques :

Figure 108 - La modélisation de poids propre des câbles électriques

152
Le poids des fluides

Figure 109 - La modélisation de poids des fluides

Poids des opérations de maintenance

Figure 110 - La modélisation des charges des opérations de maintenance

153
Les charges dues au vent

Figure 111 - La modélisation des charges du vent


Les charges sismiques

En plus de ces charges, nous définissons les cas de charges sismiques lors de la définition
de l’analyse modale dans Robot Structural Analysis en introduisant les coefficients déterminés
dans le chapitre IV.

Figure 112 - Insertion des données des charges sismiques

154
Annexe 14
Note de calcul détaillé de dimensionnement des familles avec optimisation

• Les traverses de Niveau 1 :

155
• Les poteaux de Niveau 1 :

156
• Les poutres longitudinales de Niveau 1 :

157
• Les traverses de Niveau 2 :

158
• Les poteaux de Niveau 2 :

159
• Les poutres longitudinales de Niveau 2 :

160
Annexe 15
Notes de calcul détaillé de dimensionnement de réservoir

• Les données de calcul :

Figure 113 - Les données de calcul servant le dimensionnement de réservoir de stockage

161
• Calcul de l’épaisseur de la coque :

Figure 114 - Note de calcul de l'épaisseur de la coque

162
• Calcul des épaisseurs des tôles de fond:

Figure 115 - Note de calcul de l'épaisseur des tôles de fond

163
• Calcul de l’épaisseur de toit :

Figure 116- Note de calcul de l'épaisseur du toit

164
Annexe 16
Réalisation de modèle 3D

Figure 117 - Le modèle 3D du projet

165

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