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Équations aux dérivées partielles : Méthodes

Exercices corrigés d'EDP

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Tourneux Geoffroy – FISE 26 – 23/05/2024 – Devoir Surveillé

Equations aux dérivées partielles - UE 2.1

Partie 1 - Méthode des caractéristiques :


On considère l’équation :
𝒙𝒖𝒙 + 𝒚𝟐 𝒖𝒚 = 𝒖 + 𝟏 pour 𝒙 ∈ ℝ, 𝒚 ∈ [−𝟏, 𝟎[

Avec les conditions aux frontières 𝒖(𝒙, 𝒚 = −𝟏) = 𝒔𝒊𝒏(𝒙).

𝒖𝒙 𝒙
On pose 𝑽 = 𝒖𝒚 et 𝑽∥ = 𝒚𝟐 , on remarque que 𝑽 = 𝛁(𝒖(𝒙, 𝒚) − 𝒛)
−𝟏 𝒖+𝟏
est un champ de vecteur normal à la surface solution de l’équation
𝒖(𝒙, 𝒚) − 𝒛 = 𝟎.
Or 𝑽∥ . 𝑽 = 𝒙𝒖𝒙 + 𝒚𝟐 𝒖𝒚 − (𝒖 + 𝟏) = 𝟎 donc 𝑽∥ est orthogonal à 𝑽 . Donc 𝑽∥
est un champ de vecteur tangent à la surface 𝒖(𝒙, 𝒚) − 𝒛 = 𝟎.
Il existe un ensemble de courbes paramétrées par 𝒔 telles que les
vecteurs 𝑽∥ correspondent aux vecteurs dérivés de ces courbes :
𝒅𝒙
⎧ =𝒙
⎪ 𝒅𝒔
𝒅𝒕
= 𝒚𝟐
⎨ 𝒅𝒔
⎪𝒅𝒖
=𝒖+𝟏
⎩ 𝒅𝒔
Après intégration, nous avons :
𝒙(𝒔) = 𝒇𝟏 𝒆𝒔
⎧ 𝟏
𝒚(𝒔) = −
⎨ 𝒔 + 𝒇𝟐
⎩𝒖(𝒔) = 𝒇𝟑 𝒆𝒔 + 𝟏
Où 𝒇𝟏 , 𝒇𝟐 , 𝒇𝟑 sont des constantes par rapport à la variable 𝒔. Or la
surface 𝒖(𝒙, 𝒚) − 𝒛 = 𝟎 est de dimension 2, donc il existe 𝒑 tel que
𝒖(𝒙, 𝒚) = 𝒖(𝒔, 𝒑) et 𝒇𝟏 , 𝒇𝟐 , 𝒇𝟑 dépendent de 𝒑.

𝒇𝟏 = 𝒑 𝒙 = 𝒑𝒆𝒔
On choisit ⇒ 𝟏 , avec 𝒔 ∈ [𝟏, +∞[, 𝒑 ∈ ℝ
𝒇𝟐 = 𝟎 𝒚=−
𝒔

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Dans les condition initiale : 𝒖(𝒙, 𝒚 = −𝟏) = 𝒔𝒊𝒏(𝒙)
𝒙 𝒔𝒊𝒏(𝒙) 𝟏 𝒔𝒊𝒏(𝒑𝒆) 𝟏
(𝒙, 𝒚 = −𝟏) ⇒ 𝒑 = , 𝒔 = 𝟏 , 𝒖(𝒔) = 𝒇𝟑 𝒆 + 𝟏 = 𝒔𝒊𝒏(𝒙) ⇒ 𝒇𝟑 = =
𝒆 𝒆 𝒆

Ainsi, on obtient dans le cas général :


𝒔𝒊𝒏(𝒆𝒑) − 𝟏 𝒔
𝒖(𝒔, 𝒑) = 𝒆 +𝟏
𝒆
𝟏 𝟏 𝒚
𝒔=− 𝒔𝒊𝒏 𝒙𝒆 𝒚 𝟏
𝒚
Et avec 𝟏 , on obtient finalement 𝒖(𝒙, 𝒚) = 𝟏 𝒚 + 𝟏.
𝒙
𝒑= = 𝒙𝒆 𝒚 𝒆 𝒚
𝒆𝒔

Partie 2 – Séparation de variable


𝟎<𝒙<𝝅
On considère le problème 𝚫𝒖 = 𝒆𝟐𝒚 𝒔𝒊𝒏(𝒙) pour muni des
𝟎<𝒚<𝑳
𝒖(𝒙 = 𝟎, 𝒚) = 𝒖(𝒙 = 𝝅, 𝒚) = 𝟎
conditions aux frontières 𝒖(𝒙, 𝒚 = 𝟎) = 𝟎
𝒖(𝒙, 𝒚 = 𝑳) = 𝒇(𝒙)

Considérons l’équation aux dérivées partielles homogène 𝚫𝒖 = 𝟎 ⇔


𝒖𝒙𝒙 + 𝒖𝒚𝒚 = 𝟎, munie des mêmes conditions aux frontières que le
premier problème.
Cette équation de Helmoltz en coordonnées cartésienne est
séparable, donc on pose 𝒖 = 𝑿(𝒙)𝒀(𝒚) et on a :
𝑿 (𝒙)𝒀(𝒚) = −𝑿(𝒙)𝒀 (𝒚)
𝑿 (𝒙) 𝒀 (𝒚)
⇔− =
𝑿(𝒙) 𝒀(𝒚)
Le terme de droite étant indépendant de 𝒙 (il suffit d’évaluer en un
point où 𝒀(𝒚) est non nul) alors ∃𝝀 ∈ ℝ, 𝑿 (𝒙) + 𝝀𝑿(𝒙) = 𝟎.

Donc, on obtient le système :


𝑿 (𝒙) + 𝝀𝑿(𝒙) = 𝟎
𝒖(𝒙 = 𝟎, 𝒚) = 𝒖(𝒙 = 𝝅, 𝒚) = 𝟎
On reconnaît un problème de Sturm – Liouville.

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𝒙↦𝟏 𝒂𝟎 𝟏 𝒃 𝟏 𝒂
En posant, 𝑷 = 𝑺: ∗ , 𝑸 = 𝟎𝓕([𝟎,𝝅],ℝ) , 𝒂 = , 𝟎 = , =
[𝟎, 𝝅] → ℝ 𝟏 𝟎 𝒃𝟏 𝟎 𝒃
𝟎
, on a bien un problème de Sturm – Liouville qui s’énonce ainsi :
𝝅

Pour 𝒙 ∈ [𝒂, 𝒃], 𝑷(𝒙) > 𝟎, 𝑺(𝒙) > 𝟎, 𝑷 ∈ 𝓒𝟏


𝒅
[𝑷(𝒙)𝒇 (𝒙)] + 𝑸(𝒙)𝒇(𝒙) + 𝝀𝑺(𝒙)𝒇 = 𝟎
𝒅𝒙
𝒂𝟎 𝒇
𝒂𝟏 . 𝒇 (𝒂) = 𝟎, |𝒂𝟎 | + |𝒂𝟏 | > 𝟎
𝒃𝟎 𝒇
. (𝒃) = 𝟎, |𝒃𝟎 | + |𝒃𝟏 | > 𝟎
𝒃𝟏 𝒇

Il existe donc une base de Sturm - Liouville orthogonale 2 à 2.


On pose 𝝀 = 𝜶𝟐 , et on résoud l’équation 𝑿 (𝒙) + 𝜶𝟐 𝑿(𝒙) = 𝟎
Une solution est 𝑿(𝒙) = 𝑨𝒄𝒐𝒔(𝜶𝒙) + 𝑩𝒔𝒊𝒏(𝜶𝒙) avec 𝑨, 𝑩 ∈ ℝ des
constantes.
En appliquant les conditions aux frontières 𝑿(𝟎) = 𝑿(𝝅) = 𝟎, on
obtient :
𝑨=𝟎
⇒ 𝜶𝝅 ≡ 𝟎[𝒏] donc on a trouvé une base de Sturm
𝒔𝒊𝒏(𝜶𝝅) = 𝟎
Liouville (𝑿𝒏 )𝒏∈ℕ = 𝒔𝒊𝒏(𝒏𝒙) 𝒏∈ℕ∗ .

On revient maintenant au problème initial avec l’EDP 𝒖𝒙𝒙 + 𝒖𝒚𝒚 =


𝒆𝟐𝒚 𝒔𝒊𝒏(𝒙).

On décompose 𝒇(𝒙) dans la base (𝑿𝒏 )𝒏∈ℕ :

𝒇(𝒙) = 𝒇𝒏 𝒔𝒊𝒏(𝒏𝒙)
𝒏 𝟏
𝝅
Avec le produit scalaire de Sturm Liouville ⟨⋅,⋅⟩𝑺𝑳 = ∫𝟎 ⋅×⋅× 𝟏
⏟ 𝒅𝒙 = ⟨⋅,⋅⟩.
𝑺(𝒙)

On a pour 𝒌 ∈ ℕ∗ ,

⟨𝒇(𝒙), 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)⟩ = 𝒇𝒏 ⟨𝒔𝒊𝒏(𝒏𝒙), 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)⟩


𝒏 𝟏 𝟎 𝒔𝒊 𝒌 𝒏 𝒄𝒂𝒓 𝒃𝒂𝒔𝒆 𝒐𝒓𝒕𝒉𝒐𝒈𝒐𝒏𝒂𝒍𝒆
𝟏 𝒔𝒊 𝒌 𝒏

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⟨𝒇(𝒙), 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)⟩ = 𝒇𝒌 ‖𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)‖𝟐
⟨𝒇(𝒙), 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)⟩
⇒ 𝒇𝒌 (𝒚) =
‖𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)‖𝟐
Et
𝝅 𝝅 𝝅
𝟏 − 𝒄𝒐𝒔(𝟐𝒌𝒙) 𝝅 𝟏 𝝅
‖𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)‖𝟐 = 𝒔𝒊𝒏𝟐 (𝒌𝒙)𝒅𝒙 = 𝒅𝒙 = − 𝒔𝒊𝒏(𝟐𝒌𝒙) =
𝟎 𝟎 𝟐 𝟐 𝟒𝒌 𝟎 𝟐
𝟎

Et on a :
𝝅
⟨𝒇(𝒙), 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)⟩ = 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)𝒅𝒙
𝟎
𝟐 𝝅
Ainsi, 𝒇(𝒙) = ∑𝒌 𝟏 𝝅 ∫𝟎 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)𝒅𝒙 × 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) .

On décompose 𝒖 dans la base de solution : 𝒖(𝒙, 𝒚) = ∑𝒌 𝟏 𝒖𝒌 (𝒚)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙).

Pour 𝒌 ∈ ℕ∗ ,
On applique le produit scalaire de Sturm Liouville à 𝒖𝒙𝒙 + 𝒖𝒚𝒚 =
𝒆𝟐𝒚 𝒔𝒊𝒏(𝒙)

𝒖𝒙𝒙 + 𝒖𝒚𝒚 , 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) = 𝒆𝟐𝒚 𝒔𝒊𝒏(𝒙), 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)


𝟎 𝒔𝒊𝒏𝒐𝒏
⇒ 𝒖𝒙𝒙 + 𝒖𝒚𝒚 , 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) = 𝝅𝒆𝟐𝒚
𝒔𝒊 𝒌 = 𝟏
𝟐
𝟎 𝒔𝒊𝒏𝒐𝒏
𝟐 𝟐𝒚
⇒ −𝒌 𝒖𝒌 (𝒚)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) + 𝒖𝒌 (𝒚)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) = 𝝅𝒆
𝒔𝒊 𝒌 = 𝟏
𝟐
𝟎 𝒔𝒊𝒏𝒐𝒏
𝟐 𝟐𝒚
⇒ [𝒖𝒌 (𝒚) − 𝒌 𝒖𝒌 (𝒚)]𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) = 𝝅𝒆
𝒔𝒊 𝒌 = 𝟏
𝟐
Si 𝒌 > 𝟏 :
[𝒖𝒌 (𝒚) − 𝒌𝟐 𝒖𝒌 (𝒚)]𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) = 𝟎 𝒖𝒌 (𝒚) − 𝒌𝟐 𝒖𝒌 (𝒚) = 𝟎
𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) 𝒌∈ℕ∗ 𝒃𝒂𝒔𝒆
𝒅𝒆 𝑺𝑳 𝒅𝒐𝒏𝒄 𝒍𝒊𝒃𝒓𝒆

⇒ 𝒖𝒌 (𝒚) = 𝒌𝟐 𝒖𝒌 (𝒚)

⇒ 𝒖𝒌 (𝒚) = 𝑪𝒆𝒌𝒚 + 𝑫𝒆 𝒌𝒚

Avec 𝒖(𝒙, 𝒚 = 𝟎) = 𝟎 ⇒ ∑𝒏 𝟏 𝒖𝒏 (𝒚)𝒔𝒊𝒏(𝒏𝒙) =𝟎

Or 𝒔𝒊𝒏(𝒏𝒙) 𝒏∈ℕ
est une base de Sturm Liouville, donc libre, ainsi
𝒖(𝒙, 𝒚 = 𝟎) = 𝟎 ⇒ ∀𝒏 ∈ ℕ∗ , 𝒖𝒏 (𝒚) = 𝟎.

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En particulier, 𝒖𝒌 (𝒚 = 𝟎) = 𝟎, donc 𝑪 + 𝑫 = 𝟎 ⇒ 𝑪 = −𝑫.
Donc 𝒖𝒌 (𝒚) = 𝟐𝑪𝒌 𝒔𝒉(𝒌𝒚) et on pose 𝑪𝒌 = 𝟐𝑪𝒌 .

Donc 𝒖𝒌 (𝒚) = 𝑪𝒌 𝒔𝒉(𝒌𝒚),

𝝅
Pour 𝒌 = 𝟏, [𝒖𝟏 (𝒚) − 𝒌𝟐 𝒖𝟏 (𝒚)]𝒔𝒊𝒏(𝒙) = 𝒆𝟐𝒚
𝟐

La solution homogène est 𝒖𝟏,𝒉 (𝒚) = 𝑬𝒆𝒚 + 𝑭𝒆 𝒚 .


𝝅
Pour obtenir une solution particulière, on évalue en 𝒙 = :
𝟐
𝝅 𝟐𝒚
𝒖𝟏 (𝒚) − 𝒖𝟏 (𝒚) = 𝒆
𝟐
𝝅
On obtient alors, une solution particulière 𝒖𝒌 (𝒚) = − 𝒆𝟐𝒚
𝟐

Ainsi :
𝝅 𝟐𝒚
𝒖𝟏 (𝒚) = 𝑬𝒆𝒚 + 𝑭𝒆 𝒚
− 𝒆
𝟐
𝝅
En 𝟎, cela donne : 𝑬 + 𝑭 =
𝟐

On a donc :

𝝅 𝟐𝒚
𝒖(𝒙, 𝒚) = 𝑪𝒌 𝒔𝒉(𝒌𝒚)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙) + 𝑬𝒆𝒚 + 𝑭𝒆 𝒚
− 𝒆 𝒔𝒊𝒏(𝒙)
𝟐
𝒌 𝟐

Enfin, on applique la condition 𝒖(𝒙, 𝒚 = 𝑳) = 𝒇(𝒙) =


𝟐 𝝅
∑𝒌 𝟏 ∫𝟎 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)𝒅𝒙 × 𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙).
𝝅

Par unicité de la décomposition dans la base de Sturm Liouville, on


a:
𝟐 𝝅 𝝅
∀𝒌 ≥ 𝟐, ∫𝟎 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)𝒅𝒙 = 𝑪𝒌 𝒔𝒉(𝒌𝑳) et 𝑬𝒆𝑳 + 𝑭𝒆 𝑳
− 𝒆𝟐𝑳 𝒔𝒊𝒏(𝒙) =
𝝅 𝟐
𝟐 𝝅
∫ 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙
𝝅 𝟎

Pour 𝒌 ≥ 𝟐 :
𝟐 𝝅
𝝅 ∫𝟎 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)𝒅𝒙
𝑪𝒌 =
𝒔𝒉(𝒌𝑳)

Pour 𝒌 = 𝟏 :

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𝝅
𝝅 𝟐𝑳 𝟐
𝑬𝒆𝑳 + 𝑭𝒆 𝑳
− 𝒆 𝒔𝒊𝒏(𝒙) = 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙
𝟐 𝝅 𝟎
𝝅
𝑬+𝑭=
𝟐
𝝅
𝝅 𝑳 𝟐
⎧ (𝒆 − 𝒆𝟐𝑳 ) − 𝟐𝑭𝒔𝒉(𝑳) = 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙
𝟐 𝝅𝒔𝒊𝒏(𝒙) 𝟎
⎨ 𝝅
𝑬= −𝑭
⎩ 𝟐
𝝅
𝟏 𝝅 𝑳 𝟐
⎧ 𝑭= 𝟐𝑳
(𝒆 − 𝒆 ) − 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙
⎪ 𝟐𝒔𝒉(𝑳) 𝟐 𝝅𝒔𝒊𝒏(𝒙) 𝟎
𝝅
⎨ 𝝅 𝟏 𝝅 𝑳 𝟐𝑳
𝟐
⎪𝑬 = 𝟐 − 𝟐𝒔𝒉(𝑳) 𝟐 (𝒆 − 𝒆 ) − 𝝅𝒔𝒊𝒏(𝒙) 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙
⎩ 𝟎

On obtient donc la solution du problème initiale :

𝟐 𝝅
𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)𝒅𝒙
𝒖(𝒙, 𝒚) = 𝝅 ∫𝟎 𝒔𝒉(𝒌𝒚)𝒔𝒊𝒏(𝒌𝒙)
𝒔𝒉(𝒌𝑳)
𝒌 𝟐
𝝅
𝝅 𝟏 𝝅 𝑳 𝟐
+ − (𝒆 − 𝒆𝟐𝑳 ) − 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙 𝒆𝒚
𝟐 𝟐𝒔𝒉(𝑳) 𝟐 𝝅𝒔𝒊𝒏(𝒙) 𝟎

𝝅
𝟏 𝝅 𝑳 𝟐
+ (𝒆 − 𝒆𝟐𝑳 ) − 𝒇(𝒙)𝒔𝒊𝒏(𝒙)𝒅𝒙 𝒆 𝒚
𝟐𝒔𝒉(𝑳) 𝟐 𝝅𝒔𝒊𝒏(𝒙) 𝟎

𝝅 𝟐𝒚
− 𝒆 𝒔𝒊𝒏(𝒙)
𝟐

Partie 3 - Théorie des distributions :


𝒙𝟐 𝒔𝒊 𝒙 ∈ [𝟎, 𝟏[
On considère 𝒇 telle que ∀𝒙 ∈ [𝟎, 𝟐[, 𝒇(𝒙) = , et 𝒇 est
−𝟐𝒙 + 𝟑 𝒔𝒊 𝒙 ∈ [𝟏, 𝟐[
2 périodique.

On appelle 𝑫 l’espace des fonctions tests.

Par définition, ∀𝝓 ∈ 𝑫, 𝑻𝒇 = − 𝑻𝒇 , 𝝓

Ainsi pour 𝝓 ∈ 𝑫,

𝑻𝒇 = − 𝑻𝒇 , 𝝓

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=− 𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙

𝒌 𝟐(𝒌 𝟏)
=− 𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙
𝒌 𝟐𝒌

Or pour 𝒌 ∈ ℤ,
𝟐(𝒌 𝟏) 𝟐𝒌 𝟏 𝟐𝒌 𝟐
𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙 = 𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙 + 𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌 𝟐𝒌 𝟐𝒌 𝟏
≜𝑨 ≜𝑩

Avec,
𝟐𝒌 𝟏
𝑨= 𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌

Changement de variable 𝒖 = 𝒙 − 𝟐𝒌 :
𝟏
𝑨= 𝒇(𝒖 + 𝟐𝒌)𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟎

Comme 𝒇 est 𝟐 périodique :


𝟏
𝑨= 𝒇(𝒖)𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟎
𝟏
𝑨= 𝒖𝟐 𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟎
𝟏
𝑨 = [𝒖𝟐 𝝓(𝒖 + 𝟐𝒌)]𝟏𝟎 − 𝟐 𝒖𝝓(𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝑰𝑷𝑷 𝟎
𝟏
𝑨 = 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) − 𝟐 𝒖𝝓(𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟎

Changement de variable : 𝒙 = 𝒖 + 𝟐𝒌, 𝒅𝒖 = 𝒅𝒙


𝟐𝒌 𝟏
𝑨 = 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) − 𝟐 (𝒙 − 𝟐𝒌)𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌

De même,
𝟐𝒌 𝟐
𝑩= 𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌 𝟏

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𝟐
𝑩= 𝒇(𝒖)𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟏
𝟐
𝑩= (−𝟐𝒖 + 𝟑)𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟏
𝟐 𝟐
𝑩=− 𝟐𝒖𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖 + 𝟑 𝝓 (𝒖 + 𝟐𝒌)𝒅𝒖
𝟏 𝟏
𝟐
𝑩 = − [𝟐𝒖𝝓(𝒖 + 𝟐𝒌)]𝟐𝟏 + 𝟐𝝓(𝒖 + 𝟐𝒌) 𝒅𝒖 + 𝟑[𝝓(𝒖 + 𝟐𝒌)]𝟐𝟏
𝑰𝑷𝑷 𝟏
𝟐𝒌 𝟐
𝑩 = − 𝟒𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) + 𝟐𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) + 𝟑𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) − 𝟑𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) + 𝟐𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝒙 𝒖 𝟐𝒌 𝟐𝒌 𝟏
𝟐𝒌 𝟐
𝑩 = −𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) − 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) + 𝟐𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌 𝟏

En recombinant les intégrales, on obtient :


𝟐(𝒌 𝟏)
𝒇(𝒙)𝝓 (𝒙)𝒅𝒙 = 𝑨 + 𝑩
𝟐𝒌
𝟐𝒌 𝟏 𝟐𝒌 𝟐
= 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) − 𝟐 (𝒙 − 𝟐𝒌)𝝓(𝒙)𝒅𝒙 − 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) − 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟏) + 𝟐𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌 𝟐𝒌 𝟏
𝟐𝒌 𝟐 𝟐𝒌 𝟏
= −𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) + 𝟐𝝓(𝒙)𝒅𝒙 − 𝟐(𝒙 − 𝟐𝒌)𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝟐𝒌 𝟏 𝟐𝒌

D’où :
𝒌

𝑻𝒇 = − [𝑨 + 𝑩]
𝒌
𝒌 𝟐𝒌 𝟐 𝟐𝒌 𝟏 𝒌

𝑻𝒇 = − 𝟐𝝓(𝒙)𝒅𝒙 − 𝟐(𝒙 − 𝟐𝒌)𝝓(𝒙)𝒅𝒙 + 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐)


𝒌 𝟐𝒌 𝟏 𝟐𝒌 𝒌
𝒌 𝟐𝒌 𝟏 𝟐𝒌 𝟐 𝒌 𝟐𝒌 𝟏
𝑻𝒇 = 𝟐𝒙𝝓(𝒙)𝒅𝒙 − 𝟐𝝓(𝒙)𝒅𝒙 + 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) − 𝟒𝒌 𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝒌 𝟐𝒌 𝟐𝒌 𝟏 𝒌 𝟐𝒌

On pose la fonction 𝟐 périodique 𝒈 telle que ∀𝒙 ∈ [𝟎, 𝟐[: 𝒙 ↦


𝟐𝒙 𝒔𝒊 𝒙 ∈ [𝟎, 𝟏[
.
−𝟐 𝒔𝒊 𝒙 ∈ [𝟏, 𝟐[

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𝒌 𝟐𝒌 𝟐 𝒌 𝟐𝒌 𝟏
𝑻𝒇 = 𝒈(𝒙)𝝓(𝒙)𝒅𝒙 + 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) − 𝟒𝒌 𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝒌 𝟐𝒌 𝒌 𝟐𝒌

𝒌 𝟐𝒌 𝟏
𝑻𝒇 = 𝒈(𝒙)𝝓(𝒙)𝒅𝒙 + 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) − 𝟒𝒌 𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝒌 𝟐𝒌
𝑻𝒈

On observe qu’on va avoir un peigne de dirac 𝝓(𝟐𝒌 + 𝟐) = 𝜹𝟐𝒌 𝟐 (𝝓)


de période 2, ce qui est plutôt attendu au vu de la courbe
représentée.
On devrait en avoir un autre en 𝟐𝒌 + 𝟏 mais pas de la même
amplitude.
𝒌 𝟐𝒌 𝟏
𝑻𝒇 = 𝑻𝒈 + 𝜹𝟐𝒌 (𝝓) + −𝟒𝒌 𝝓(𝒙)𝒅𝒙
𝒌 𝟐𝒌

Pour 𝑻𝒇 , on a 𝑻𝒇 (𝝓) = − 𝑻𝒇 , 𝝓 .

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