Règles de Communication Écrite Administrative
Règles de Communication Écrite Administrative
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SOMMAIRE
Le style administratif
L'emploi de la majuscule
La lettre administrative
La note
Le bordereau
Le compte rendu
Le rapport
Le procès-verbal
Sources et bibliographie
LES REGLES GENERALES
DE LA COMMUNICATION ECRITE
* Faire un plan, pour aider à choisir et hiérarchiser les informations : ordre chronologique, du particulier
au général, des faits aux opinions, des observations au diagnostic, de l'essentiel au détail :
- l'introduction rappelle l'objet de la correspondance (courrier précédent ou affaire concernée),
- le développement fournit des explications ou expose les arguments ou la réglementation,
- la conclusion fait apparaître la décision prise, la solution adoptée ou une proposition énoncée clairement.
· Aller à l'essentiel
Dans un écrit professionnel, l'objectif visé est l'efficacité qui exige que l'on aille rapidement à l'essentiel.
· Limiter la redondance
La répétition des informations peut parfois être utile et délibérée. La plupart du temps, elle est involontaire et
dénote un manque de rigueur. En vous relisant, supprimez les répétitions ou les redondances.
LE STYLE ADMINISTRATIF
• Être courtois
Évitez tout jugement de valeur.
· Être objectif
Les réactions personnelles n'ont aucune place dans les documents officiels.
Le signataire (qui peut être différent du rédacteur) incarne l'État ; il agit, par conséquent, dans le cadre des
lois et règlements. Tout ce qui est écrit doit pouvoir être vérifié, notamment grâce aux références faites aux
textes officiels.
· Être clair
L'administration ayant pour rôle de préparer ou de prendre des décisions, il faut que l'action soit exprimée
avec clarté pour être comprise de son destinataire.
Recherchez l'emploi de mots simples.
Chaque phrase doit être utile, donc apporter une information nouvelle.
· Être logique
L'écrit doit être construit comme une démonstration (voir pages précédentes "faire un plan").
· Être responsable
Le rédacteur écrit au nom de l'autorité publique. Il emploie le "je", marque de la responsabilité assumée.
* Formules introductives
- Faisant référence à un élément précédent :
J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lettre du...
Comme suite à votre lettre du..., à votre demande du... En
réponse à votre lettre du..., à votre demande du... Par lettre
du...
Par lettre rappelée en référence...
Par votre communication téléphonique du...
Conformément à la circulaire n°. . . du. . .
Vous avez attiré mon attention sur...
Vous avez bien voulu appeler mon attention, me signaler... J'ai été
saisi de...
J'ai été tenu informé de...
Vous m'avez signalé que...
- le subordonné...
rend compte de
expose à
sollicite de propose de
prie de bien vouloir...
Ces verbes à l'infinitif sont souvent précédés de : je me permets de, je crois devoir, je ne
peux que...
d'une manière plus autoritaire :
je prends acte...
je crois devoir attirer votre attention... je
ne sous-estime pas. . . mais...
L'utilisation du verbe «savoir» sert à souligner l'impossibilité théorique d'une éventualité envisagée.
Il faut noter que l’emploi des différentes formules est directement liée à la position hiérarchique du rédacteur :
- ainsi d’une manière générale dans une correspondance fonctionnelle on privilégiera l’emploi du
conditionnel : ex : « je souhaiterais vivement que ...» (lettre à un élu) car la position statutaire ne permet
pas d’exiger,
- le subordonné s’adressera à un supérieur de la même manière.
- en revanche le supérieur pourra ( et souhaitera souvent ) utiliser le présent de l’indicatif : « je
vous demande de vouloir bien veiller à la bonne exécution de cette directive ...»
* Autres locutions
Je vous enjoins... Je vous invite... J'attacherai de l'intérêt à...
Je vous convie... Je vous engage... Je vous saurai(s) gré...
Je vous prie... Je veillerai à... Je vous serai(s) reconnaissant de...
Ex : Je vous prie de bien vouloir me rendre compte, pour le..., des dispositions que vous aurez prises.
• La phrase
Un impératif : que tous les textes fassent clairement apparaître des phrases bien construites allant d'une
majuscule à un point.
Les qualités principales du style sont la simplicité et la clarté. Il vaut mieux, en général, faire deux phrases
d'une proposition qu'une phrase de deux propositions.
Exemple fautif : Restant à votre entière disposition, veuillez agréer, Madame, mes sincères salutations.
("Restant" n'a pas le même sujet que "veuillez").
Le point (.)
Il marque la fin d'une phrase, c'est-à-dire l'achèvement du développement d'une idée.
Le point-virgule (;)
Il sépare et relie les parties d'une "phrase composée", à la suite d'une proposition ayant un sens complet, mais
aussi un rapport avec la suivante (qui introduit par exemple un fait nouveau).
La virgule (,)
Elle sépare des éléments semblables (énumérations) ou dissemblables (termes en apposition, propositions
incises).
Elle s'utilise également devant les conjonctions de coordination : car, mais, donc, or... mais ne figure pas, en
général, devant «et» et «ou».
N.B. Le point d'interrogation n'est pas nécessaire après une interrogation indirecte. Ex : Je
parenthèses ()
Elles isolent une explication ou une réflexion, une référence, une digression du texte principal.
Les tirets
Ils sont utilisés de préférence aux parenthèses -en marquant une séparation moins tranchante- dans une phrase
administrative où ils jouent le même rôle.
Les guillemets (« »)
Ils encadrent une citation, isolent un terme pour le mettre en valeur, marquent l'usage insolite d'un mot. Ils
sont employés également pour citer des titres d'ouvrages ou de journaux.
Les blancs
Ils servent à séparer les mots. On les trouve aussi après la virgule, le point et les points de suspension ainsi
qu'avant et après pour tous les autres signes de ponctuation.
Les parenthèses, les guillemets : ouverts : jamais en fin de ligne ; fermés : jamais en début de ligne.
L'alinéa
C'est la séparation que l'on établit en allant à la ligne, c'est-à-dire en laissant incomplète la ligne en cours et en
commençant la nouvelle par un retrait.
L'alinéa correspond à une pause très marquée et s'emploie surtout quand on passe d'un groupe d'idées à un
autre.
L'EMPLOI DE LA MAJUSCULE
Il y a lieu d'utiliser une majuscule :
Þ après les points d'interrogation, d'exclamation, de suspension s'ils marquent la fin d'une phrase. Mais si
l'interrogation ou l'exclamation ne finit pas la phrase, ces signes de ponctuation sont considérés comme
une virgule ou un point-virgule et sont alors suivis d'une minuscule.
l'adjectif dérivé d'un nom de lieu prend une minuscule - ex : le peuple français. La
Þ Certains noms communs prennent une majuscule quand on leur reconnaît une signification particulière ; ils
gardent la minuscule dans les autres cas. Il en est ainsi pour de nombreux termes historiques, institutionnels,
géographiques.
Ex : la Révolution pour désigner la révolution de 1789.
Þ On met d'ordinaire une majuscule aux noms désignant le domaine traité par un ministre, un minis- tère...
Ex : le ministère de l'éducation nationale, le président de la République, le ministre des affaires étrangères...
Mais on ne met pas de majuscule à président, ministre... sauf dans les formules d'appel et de politesse.
Þ L'État, le Sénat, la Faculté... prennent une majuscule quand ils désignent l'institution, la personne morale.
Þ Les noms d'organismes officiels, d'associations, de sociétés, ont une majuscule au premier mot. Ex : le
Conseil supérieur de la langue française, le Conseil des ministres.
La majuscule peut être utilisée en tant que signe de considération
Þ Quand on s'adresse directement à une personne par écrit, on met généralement une majuscule. Ex :
Madame, Monsieur... (formule d'appel, formule de politesse, adresse).
N.B. On met une majuscule à l'adjectif dans Premier ministre en signe de considération.
Þ L'article prend une majuscule quand il fait partie d'un nom propre.
Ex : Le Havre, La Haye..
Þ L'usage est plus hésitant en ce qui concerne les noms de famille. Les articles la, du, des, prennent généralement
une majuscule.
Ex : La Fayette, Du Barry...
En revanche, "de", s'écrira avec une minuscule pour la particule nobiliaire (Monsieur de La
Fonaine), avec une majuscule pour les noms d'origine étrangère.
> lors d’échanges de correspondance entre des > à destination de toute personne n’appartenant pas à
structures administratives l’administration
Eléments > à destination de toute personne appartenant à > entre deux services si on veut insister sur le
l’administration caractère personnalisé et courtois du courrier
Quelle soit de forme administrative ou personnelle, la lettre obéit aux mêmes règles de rédaction.
L'introduction
Þ présente l'affaire, la question ou le problème que l'on va traiter, de façon rapide et complète,
Þ doit toujours reprendre l'ensemble des éléments nécessaires à la parfaite compréhension du problème
posé, mais aussi brièvement que possible,
Le développement
Þ examine sur le fond, l'affaire, la question ou le problème traité. C'est dire l'importance de
l'argumentation qui s'appuiera sur les textes réglementaires et législatifs mais aussi sur les faits réels,
Þ expose les faits et les arguments de manière progressive (c'est-à-dire des moins importants à ceux qui
justifient la décision),
Þ est équilibré entre ses différentes parties, séparées par des transitions qui permettent de respecter
l'unité et la progression.
Þ respecte la lettre des cinq "C" : clair, complet, concis, convaincant (objectifs), correct (poli, d'une bonne
tenue).
La conclusion
Þ est l'aboutissement logique de l'introduction et du développement,
Þ fait connaître, d'une manière précise et sans ambiguïté possible, la décision de l'administration (que la
réponse soit affirmative, négative ou d'attente),
~Les expressions "vouloir bien" et "bien vouloir" sont souvent employées dans les formules de conclusion. Il
est bon de préciser que :
Þ l'expression bien vouloir donne une idée de déférence, de courtoisie. Elle est utilisée par le subordonné
s'adressant à son supérieur,
Þ vouloir bien est un commandement caché. Celui qui l'utilise veut obtenir gain de cause. Ainsi, c'est le
supérieur qui l'emploie en s'adressant à un subordonné. En effet, l'adverbe "bien" suivant le verbe accentue
la signification de celui-ci.
La formule de politesse
Utilisée uniquement dans la lettre en forme personnelle.
Très · Je vous prie d'agréer, M..., mes sentiments Agréer : employé avec salutations ou
déférent respectueux et dévoués.
sentiments.
· Je vous prie de croire, M ..., à l'expression de
mes sentiments respectueux. Expression : employé avec les
· Je vous prie de croire, M..., à l'expression de sentiments mais jamais avec les
mes sentiments les plus dévoués. salutations.
· Veuillez agréer, M..., l'assurance de ma parfaite
considération. Formule surtout utilisée en situa- tion
· Je vous prie d'agréer, M..., l'hommage de mon très administrative.
respectueux dévouement. Formule également très adminis-
· Je vous prie d'agréer, M..., les assurances de trative employée pour s'adresser à
ma haute considération. des personnes hiérarchique- ment
· Veuillez agréer, Madame, l'hommage de mon haut placées.
respect.
Formule très déférente pour
s'adresser à une femme.
Neutre Formule, peut-être, la plus cou-
· Je vous prie d'agréer, M..., mes salutations rante
distinguées.
· Je vous prie de recevoir, M..., mes salutations
distinguées.
Plus NB : une femme doit éviter de
· Veuillez agréer, M..., l'expression de mes
'
Amical et
très amical · Veuillez agréer mes meilleurs sentiments.
· Salutations distinguées.
(messages · Sincères salutations.
courts) · Bien cordialement.
· Amicalement vôtre.
NB : un homme n'adresse jamais ses sentiments à une femme, à moins qu'ils ne soient «respectueux»,
'
mais présente :
Þ à une dame (mariée, veuve, divorcée) : ses hommages,
Þ à une jeune fille, à une femme célibataire : son respect,
Þ à une célibataire âgée : l'hommage de son (profond) respect.
NB : la lettre administrative n'est jamais adressée directement à un fonctionnaire subordonné, mais à
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l'autorité responsable. Elle fait apparaître la marque de la voie hiérarchique. Tout courrier à une autorité
supérieure doit être transmis par l'intermédiaire de l'autorité hiérarchique directe dont dépend l'auteur de la lettre.
Exemples :
Le principal du collège ...
Les inspecteurs de l'éducation nationale à à
Monsieur R.... Monsieur le recteur de l'académie de... S/C
Professeur stagiaire de Lettres-Histoire S/C de Monsieur l'inspecteur d'académie directeur
de Madame ou Monsieur le proviseur des services départementaux de l'éducation
nationale
Cette procédure a deux justifications :
Þ elle permet à ces échelons intermédiaires de donner éventuellement un avis propre à éclairer
l'autorité supérieure.
Il n'est fait exception à cette règle que pour des circonstances graves ou urgentes ; dans ce cas, l'original de la
lettre est transmis par la voie hiérarchique et une copie du document est directement adressée au destinataire
avec la mention :
"Copie transmise directement vu l'urgence".
Lettre en forme administrative
LIEU d'origine et DATE
TIMBRE
OU
ATTACHE
SUSCRIPTION
(académie, rectorat, service) (nom et fonction du rédacteur)
(adresse, téléphone)
(fonction du destinataire, adresse)
Références du courrier
REFERENCES de l'affaire
(éventuellement)
OBJET
INTRODUCTION
2 cm mini 2 cm mini
DEVELOPPEMENT
CONCLUSION
SIGNATURE
Lettre en forme personnelle
REFERENCES
OBJET
APPEL
INTRODUCTION
2 cm mini 2 cm mini
DEVELOPPEMENT
CONCLUSION
FORMULE DE POLITESSE
SIGNATURE
PIECES JOINTES
ADRESSE
LA NOTE
La note est un document interne destiné :
Þ à un supérieur hiérarchique ou à un autre service pour résumer un dossier ou
faire le point sur une question,
Þ à un subordonné pour donner des indications (instructions) de travail.
Elle peut également accompagner un document pour l'expliquer.
LA CONVOCATION
20 boulevard d'Alsace-Lorraine BP
2609
BORDEREAU D'ENVOI
80026
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE
P... B...
Secrétariat IEN
Inspecteur de l'éducation nationale
Economie Gestion
lm 00 00 00 00 00
à
PB/WX n°/02-03
OBJET :
P... B....
LE COMPTE RENDU
ion Elle
comprend :
Présentation du document
On retrouve les mentions habituelles des autres documents administratifs : timbre,
date et lieu, objet, référence. Il arrive parfois que l'on trouve l'objet du rapport
incorporé dans le titre.
La suscription doit indiquer la qualité du rapporteur et celle du destinataire.
Schéma
Les idées et les faits rapportés doivent s'enchaîner dans un
avec :
Þ une introduction, qui peut comporter la référence aux faits ou aux instructions
qui sont à l'origine du document. Un véritable exposé peut être nécessaire pour
bien faire connaître l'objet du rapport. Néanmoins, l'introduction doit être la plus
concise possible.
Þ un développement, dont le nombre de parties sera adapté à chaque cas
particulier. Il pourra énoncer les faits en première partie, puis les conséquences
de ces faits en seconde partie, et examiner diverses solutions possibles.
Þ une conclusion, qui exposera éventuellement des propositions de décision.
Elle ne doit pas apporter d'informations nouvelles, ni résumer ce qui
précède.
Une formule finale peut être utilisée : "si ces propositions recueillent votre
agrément, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me renvoyer le présent
rapport revêtu de votre approbation".
Þ la signature : le rapport est daté et signé par son rédacteur.
Le rapport doit être objectif, indépendant et complet.
Þ objectif : en ne se fondant que sur des données vérifiées et tenues pour exactes
(on n'affirme rien qu'on ne puisse justifier),
Þ complet : en n'omettant aucun aspect de la question traitée,
Þ synthétique : en examinant les différentes données de la question pour les
présenter sous la forme d'un ensemble cohérent.
Le rapporteur doit toujours viser à l'efficacité, c'est-à-dire rédiger un document utile au
destinataire.
Dans la mesure du possible, il répondra aux questions : qui ? quoi ? où ? quand ?
comment ? pour aboutir à des propositions nettes et claires.
Même si le rapport implique généralement une prise de position de la part du
rédacteur, le destinataire doit pouvoir, à sa lecture, se prononcer sans difficultés sur
une des solutions proposées.
LE PROCÈS-VERBAL
Comme le compte-rendu, le P. V. relate les débats d’une séance de travail de groupe.
Il enregistre le passé. Concis et précis, le procès-verbal ne comporte ni jugement
ni point de vue de son rédacteur. Il enregistre un fait, un événement dont la trace doit
être conservée dans l'intérêt d'une communauté.
Le procès-verbal de réunion
Il est établi par un (ou des) participant(s) désigné comme « secrétaire de séance
». Il permet de garder une trace de ce qui s'est dit et peut servir de référence en cas
de litige ultérieur. Mais, si le compte-rendu est généralement utilisé pour toutes les
réunions de groupes formels ou informels, le procès-verbal doit obligatoirement
être utilisé pour relater les séances des instances ayant un pouvoir de décision (ex:
Conseil d’administration).
Il doit comporter un certain nombre d'éléments comme : nom, date, lieu de
réunion, nom de la collectivité qui s'est réunie, nom et qualité des participants,
ordre du jour... Il mentionne toutes les questions soumises à un vote, et le résultat
de ce vote (pour, contre, abstention).
Pour être valide, le procès-verbal doit être approuvé par les participants,
généralement lors de la séance suivante.
Le procès-verbal de constatation
Il fait la description d'un fait ou d'un événement qui pourrait être ultérieurement
contesté. C'est sur la base de procès-verbaux de constatation que des actions en
justice peuvent être intentées.
Documents officiels, les procès-verbaux doivent être archivés chronologiquement
par catégorie dans un dossier réservé à cet effet.
SOURCES ET BIBLIOGRAPHIE