§0 RAPPELS DE TOPOLOGIE
Dans ce chapitre, nous rappelons les définitions de base
de la topologie, ainsi que des notions importantes qui
nous seront utiles pour l’étude des variétés, telle les
notions d’espace paracompact et de topologie quotient.
En effet, les variétés les plus étudiées sont toutes
paracompactes et, par conséquent, disposent de
partitions de l’unité associées à tout atlas; ceci permet de
prolonger à toute la variété des objets ( par exemples des
formes différentielles) qui ne sont définis que
localement. De plus, beaucoup de variétés importantes
sont définies comme des quotients de topologies par des
relations d’équivalence (par exemple, les espaces
homogènes)
0-1 Définitions, propriétés et exemples
Soit X un ensemble dont les éléments sont appelés des points. Une
topologie sur X est la donnée d’une notion de voisinage pour tout point x
de X. Le premier exemple d'espace topologique (non trivial) que
rencontre l'étudiant est le corps IR des nombres réels où, un voisinage
naturel d’un point x IR est tout intervalle ouvert de IR contenant ce
point x.
La famille des parties de IR qui sont réunions d’intervalles ouverts
possède des propriétés vérifiées par des familles de parties de nombreux
autres ensembles; ceci nous conduit à poser la définition suivante:
0-1-1 Définition: Une famille T de parties de l’ensemble X
s’appelle une topologie sur X si elle vérifie les propriétés suivantes:
i) toute réunion d’éléments de T est un élément de T (on dit que T est
stable par réunion quelconque).
ii) l’intersection d’un nombre fini d’éléments de T est un élément de T
(on dit que T est stable par intersection finie).
iii) X et appartiennent à T .
• Le couple ( X, T ) s’appelle un espace topologique; pour abrèger, on dit
l’espace topologique X ou, fréquemment, l’espace X, la topologie T
étant sous-entendue. Les éléments de T s’appellent les ouverts de la
topologie ou encore, les ouverts de X .
• Une famille B = ( U i ) iI de parties ouvertes de X s’appelle une base de
la topologie T de X si tout ouvert de X est réunion d’éléments de B.
2 §0 RAPPELS DE TOPOLOGIE
Cette base est dénombrable si l’ensemble d’indices I est en bijection avec
IN .
• Soit A une partie de X. Un point x de A est intérieur à A s’il existe
un ouvert U de X tel que x U A . L’intérieur de A est la partie de A
o
constituée des points intérieurs à A. On le note A et on démontre que
c’est le plus grand ouvert ( pour l’inclusion ) de X contenu dans A .
• On appelle voisinage du point x de X toute partie V de X contenant
un ouvert U qui contient x comme élément: x U V .
• Le complémentaire X - U d’un ouvert U s’appelle un fermé de X .
• Si A X , un point x de X est adhérant à A si, pour tout ouvert U
contenant x, on a U A . L’ensemble des points adhérants à A
s’appelle l’adhérance de A et se note A ; on l’appelle également la
fermeture de A car on prouve que A est le plus petit fermé (pour
l’inclusion) contenant A . On montre qu’une partie A de X est fermée si
elle est identique à sa fermeture, c.a.d. si A = A .
o
La frontière de A est Fr(A) = A - A .
• L’espace X est dit séparé si, pour tout couple de points x y de X, il
existe des voisinages ouverts U et V de x et y respectivement, tels que
U V = .
Sur un même ensemble X, il peut coexister plusieurs topologies. Les
deux topologies “extrèmes” sur X sont la topologie grossière dont
l’ensemble des ouverts est X, et la topologie discrète dont les
ouverts sont toutes les parties de X.
Si T1 et T2 sont deux topologies sur le même ensemble X, T1 est moins
fine (ou plus faible) que T2 si T1 T2 , i.e. tout ouvert pour T1 est aussi
un ouvert pour T2 .
Un procédé important de définition d’une topologie sur X est possible
lorsque celui-ci est muni d’une distance.
Une distance sur X est une application d: X X → IR + = 0,
vérifiant:
(i) d( x, y) 0 x y ,
DEFINITIONS, PROPRIETES ET EXEMPLES 3
(ii) d(x,y) = d(y,x) x, y X ,
(iii) x, y, z X on a: d(x,z) d(x,y) + d(y,z).
La topologie associée à cette distance est définie comme suit: si a X
et r 0 , la boule ouverte de centre a et de rayon r est
B(a; r ) = x X d(a , x) r ; si l’on remplace par dans la
définition précédente et r 0 , nous obtenons la boule fermée de centre a
et de rayon r, notée B(a; r ) . Un ouvert sera toute partie U de X telle que
tout point x de U soit centre d’une boule ouverte contenue dans U .
Les espaces métriques les plus importants sont les espaces IRn dont la
topologie est définie par la distance euclidienne
1
n 2 2
(
d ( x, y ) = x i − y i )
i =1
i i
où les x et y sont les coordonnées de x et y .
• Une suite x n ( ) nN
de l’espace métrique (X,d) est appelée suite de
Cauchy si lim d ( x n , x m ) = 0 . L’espace X est dit complet si toute suite
n , m→
de Cauchy est convergente.
0-1-2 Raffinement : (1) Un recouvrement ouvert d’un
espace X est la donnée d’une famille d’ouverts ( U i ) iI de X telle que
X = UU i .
iI
(2) Si ( U i ) iI et ( Vj ) jJ sont deux recouvrements ouverts de X, le
premier est un raffinement du second si tout Ui est contenu dans un Vj .
(3) Le recouvrement ( U i ) iI est localement fini si tout point x de X
possède un voisinage qui n’intersecte qu’un nombre fini de Ui .
(4) Une partie A de X est compacte si tout recouvrement possède un
sous-recouvrement fini .
(5) L’espace X est localement compact si tout point x de X possède un
voisinage dont la fermeture est compacte.
(6) L’espace X est paracompact si tout recouvrement ouvert de X
possède un raffinement ouvert localement fini .
Nous retrouverons, plus loin, cette notion d’espace paracompact dans le
cadre des variétés où elle nous permettra de construire des partitions de
4 §0 RAPPELS DE TOPOLOGIE
l’unité, outil indispensable pour “globaliser” des objets définis
localement .
• Une partie A de X est relativement compacte si elle est contenue dans
une partie compacte K de X . Il est équivalent de dire que A est
compact.
0-2 Applications continues
0-2-1 Définitions: Soit l’application f: X → Y entre les
espaces X et Y.
(i) elle est continue au point a de X si pour tout voisinage V de f(a) dans
Y , il existe un voisinage U de a dans X tel que f(U) V .
(ii) elle est continue sur X si V ouvert de Y , f −1 ( V) est un ouvert
de X.
(iii) elle est un homéomorphisme si elle est bijective, continue
ainsi que f −1 .
Soient (X,d) et (Y, ) deux espaces métriques et f: X → Y une
application; elle s’appelle une isométrie si elle vérifie
( f(x), f(x’) ) = d(x, x’) pour tout x et x’ dans X .
Nous rappelons, ici, le théorème de l’application contractante que nous
utiliserons pour prouver le théorème des fonctions inverses:
0-2-2 Soit T une application de l’espace métrique complet (M,d)
dans lui-même vérifiant d(T(x),T(y)) d(x,y) pour une certaine
constante 0,1 et pour tout x et y dans M; alors T possède un
unique point fixe z dans M, c.a.d. T(z) = z .
0-2-3 Théorème: (i) Si l’application f: X → Y est continue,
bijective, X compact et Y séparé alors f est un homéomorphisme .
(ii) Si f: (X,d) → (Y, ) est une isomètrie, alors X et f(X) sont
homéomorphes.
0-2-4 Le compactifié d’Alexandroff: Soit X un espace
localement compact. Il existe un espace compact X’ tel que X soit
homéomorphe à X’ - où est un point de X’ appelé le point à
l’infini. De plus , l’espace X’ (appelé le compactifié d’Alexandroff de X)
est unique à homéomorphisme près.
Comme exemple, nous verrons que la sphère Sn est le compactifié de
l’espace IRn .
0-3 Espaces topologiques quotients
Beaucoup de variétés importantes (telles les espaces projectifs , les
grassmaniennes , les variétés de Stiefel et les espaces homogènes en
général ) ont une topologie définie comme quotient d’une topologie par
une relation d’équivalence.
Soit X un espace topologique et ~ une relation d’équivalence sur X. Si
x X, nous noterons [x] ={y X | y ~ x} la classe d’équivalence de x et
: X → X/~ la projection canonique ( (x) = [x] ).
Si A X , nous poserons: [A] = (A) = { [x] | x A }.
Définissons la topologie quotient sur X /~ comme suit :
U X/~ est un ouvert -1 ( U ) est un ouvert de X .
On montre facilement que l’on définit bien une topologie sur X/~ et que,
pour X/~ muni de cette topologie , est continue (par définition de la
continuité).
Exemple: Soit X = IR et Z l’ensemble des entiers relatifs; si x et
y IR , définissons la relation x ~ y x - y Z . Montrer que l’espace
quotient IR/~ est naturellement homéomorphe au cerle S 1 = ( x, y) IR2
x 2 + y 2 = 1 muni de la topologie induite par celle de IR2 . Noter que
IR /~ n’est autre que le groupe quotient IR/Z où IR est le groupe additif
( IR , + ) .
0-3-1 Définition: Une relation d’équivalence ~ sur l’espace X
est ouverte si , pour tout ouvert A de X , [A] est ouvert dans X / ~ .
En d’autres termes, dire que la relation ~ est ouverte équivaut à dire que
la projection canonique est une application ouverte. Rappelons que le
graphe R d’une relation ~ sur X est : R = { (x,y) X X | x ~ y }.
0-3-2 Lemme: Soit ~ une relation d’équivalence ouverte sur
l’espace X . Le graphe R de ~ est fermé dans X X l’espace
quotient X/~ est séparé .
Preuve: ( ) Supposons que X/~ soit séparé et prouvons que le
complémentaire de R dans X X est ouvert . Soit (x, y) R , c.a.d. x
est non équivalent à y ( en particulier x est différent de y ). Par
hypothèse, il existe des voisinages disjoints U de (x) et V de (y) ;
6 §0 RAPPELS DE TOPOLOGIE
posons U’ = −1 (U) et V’ = −1 (V) qui sont des ouverts de X. Comme
(x, y) appartient à U’ V’, il nous reste à prouver que l’ouvert U’ V’
est disjoint de R dans X X.
Raisonnons par l’absurde et supposons que (U’ V’) R ; soit
(x’, y’) appartenant à l’intersection. Comme x ~ y , nous avons (x) =
(y) et, puisque (x) U et (y) V, nous obtenons U V ce qui
contredit l’hypothèse.
( ) Supposons que R soit fermé et soit x y dans X/~ ; prenons
x’ −1 (x) et y’ −1 (y). Comme x’ n’est pas équivalent à y’, nous
avons (x’, y’) R .Le complémentaire de R étant un ouvert de X X , il
existe un voisinage ouvert U’ V’ de (x’, y’) tel que (U’ V’) R = .
Il s’ensuit que aucun point de U’ n’est équivalent à un point de V’ et,
donc, (U’) et (V’) sont disjoints; comme ils sont ouverts puisque
est ouverte et que x (U’) et y (V’), la preuve est complète et
X /~ est bien séparé.
0-3-3 Exemple: l’espace projectif réel P n ( IR )
Soit X = IR n+1 - {0}; définissons sur X la relation x ~ y IR *
tel que y = .x . La relation ~ est une relation d’équivalence et la classe
[x] de x est la droite passant par l’origine et x.
P 2( IR )
x
x'
[x']
[x']
L’espace quotient de X par ~ est l’espace projectif réel P n ( IR ) .
Montrons d’abord que la projection canonique : X → P n ( IR ) est une
application ouverte. Si t 0 est un nombre réel, soit t: X → X
l’application définie par t(x) = t.x . C’est un homéomorphisme avec
( t ) −1 = 1 t . Si U est un ouvert de X , alors −1 ( U) = t ( U) .
t 0
Comme chaque t(U) est ouvert, leur réunion est un ouvert de X et, par
APPLICATIONS CONTINUES - TOPOLOGIES QUOTIENTS 7
définition de la topologie quotient, [U] est un ouvert de P n ( IR ) ; il
s’ensuit que est une application ouverte. Utilisons le lemme (0-3-2)
pour prouver que P n ( IR ) est séparé, c.a.d. prouvons que le graphe R de
~ est fermé dans X X. Considérons la fonction réelle :
(
f ( x, y) = f ( x1 ,..., x n+1 , y1 ,..., y n+1 ) = x i y j − x j y i )
2
.
i j
La fonction f(x,y) est continue et s’annule y = t.x pour un réel t non
nul, c.a.d. x ~ y . Donc R = { (x,y) | x ~ y }= f -1(0) est bien un fermé
de X X et P n ( IR ) est séparé .
0-4 Connexité:
Un espace topologique X est connexe s’il vérifie l’une des trois
propriétés équivalentes suivante :
i) X n’est pas réunion de deux ouverts disjoints , c.a.d.: X = U1 U2 où
U1 et U2 sont des ouverts U1 ou U2 = .
ii) X n’est pas réunion de deux fermés disjoints .
iii) Les seules parties fermées et ouvertes de X sont X et .
Une partie A de X est connexe si A , muni de la topologie induite par
celle de X, est un espace connexe .
Les propositions suivantes sont faciles à démontrer:
• Soit ( A i ) iI une famille de parties connexes d’un espace X, telle que
A i ; alors la réunion A = U A i est connexe .
iI iI
• L’image d’une partie connexe par une application continue est
connexe:
si f : X → Y est continue et A est une partie connexe de X alors f (A)
est une partie connexe deY .
Une conséquence directe du résultat précédent est que tout espace
quotient d’un espace connexe est également connexe:
en effet, la projection canonique : X → X /~ est continue et surjective.
Toute partie de l’espace X , fermée et ouverte, s’appelle une composante
connexe de X. Les composantes connexes de X forment une partition de
X. Tout point x de X appartient à une unique composante connexe
appelée composante connexe de x.
8 §0 RAPPELS DE TOPOLOGIE
• Un espace X est localement connexe si tout point x possède un
système fondamental de voisinages connexes.
• Un espace X est connexe par arc si tout couple de points x et y peuvent
être joints par un chemin continu , c.a.d. : 0,1 → X continue telle que
(0) = x et (1) = y .
• L’espace X est localement connexe par arc si tout point x de X
possède une base de voisinages connexes par arc.
Nous avons les implications suivantes:
i) X connexe par arc X connexe
ii) X localement connexe par arc X localement connexe.
EXERCICES ET PROBLEMES
(1) Soit X un espace ayant une base dénombrable d’ouverts. Prouver
que :
i) de tout recouvrement ouvert de X, on peut extraire un recouvrement
dénombrable.
ii) tout sous-espace A de X est à base dénombrable.
iii) il existe dans X un sous-ensemble dénombrable partout dense.
(2) Si X et Y sont deux espaces, on munit X Y d’une base de
topologie dont les ouverts sont les U V où U et V sont des ouverts de X
et Y respectivement.
i) montrer que, si X et Y sont à base dénombrable, il en est de même de
X Y.
ii) tout espace métrique compact est à base dénombrable.
iii) IRn est à base dénombrable.
(3) Soit X un espace séparé.
i) Montrer l’équivalence des propositions suivantes :
a) X est localement compact.
b) Pour tout point x de X et tout voisinage ouvert U de x , il
existe un voisinage compact K de x contenu dans U.
ii) On suppose X localement compact et à base dénombrable d’ouverts.
Montrer que X est paracompact.
(4) Prouver que le cercle S 1 = ( x, y) IR 2
x2 + y2 = 1 muni de la
topologie induite par celle de IR2 est le compactifié d’Alexandroff deIR
.
EXERCICES ET PROBLEMES 9
note: utiliser l’application M → m suivante de S 1 - dans IR :
S1
M
m IR
(5) Soit f : X → Y une application; montrer les équivalences suivantes:
i) f est continue .
( )
ii) pour toute partie A de X , on a : f A f (A ) .
-1
iii) pour tout fermé F de Y, f (F) est fermé dans X.
(6) Une application f : X → Y est dite ouverte ( resp. fermée ) si
l’image par f de toute partie ouverte (rep. fermée ) de X est ouverte (
resp. fermée) dans Y . Montrer que les assertions suivantes sont
équivalentes:
i) f est ouverte.
ii) si B est une base d’ouverts de la topologie de X , alors pour tout
U B, f (U) est ouvert dans Y.
iii) pour tout x X et tout voisinage V de x dans X, f (V) est un
voisinage de f (x) dans Y.
(7) Pour qu’une application f : X → Y soit continue et fermée , il faut et
( )
il suffit que, pour toute partie A de X, on ait f A = f (A) .
(8) Prouver que, dans un espace topologique séparé:
i) toute partie compacte est fermée.
ii) toute réunion finie de compacts est un compact.
iii) toute intersection de compacts est un compact.
(9) Prouver que, pour qu’un espace X soit séparé, il faut et il suffit que
la diagonale = ( x, x) x X soit fermée dans X X .
(10) Soit ~ une relation d’équivalence sur l’espace X et : X → X /~
la projection canonique. On suppose que possède une section
continue, c.a.d. une application continue : X /~ → X telle que =
Identité. Prouver que X est séparé .
10 §0 RAPPELS DE TOPOLOGIE
(11) Prouver que si X est compact, ~ fermée ou ouverte et son graphe
fermé dans X X, alors X/~ est un espace compact.
(12) Caractérisation des applications continues sur X/~ :
Montrer qu’une application f : X /~ → Y est continue f: X → Y
est continue.
(13) Soit X = IR 1 , muni de la topologie produit. Considérons la
relation d’équivalence (x, i) ~ (y, j) x = y < 0 ou bien x = y et i = j .
Montrer que X /~ possède une base dénombrable d’ouverts mais n’est
pas séparé.
(14) Soient S n la sphère unité dans IR n+1 et : S n → S n l’application
antipodale définie par (x) = - x. Montrer que la relation x ~ y si y = x
ou bien y = (x) est une relation d'équivalence sur S n et que l'espace
quotient S n /~ est homéomorphe à P n ( IR ) .
15) Soit X un espace topologique séparé et A une partie de X.
Considérons la relation suivante sur X: x ~ y x = y ou bien x et y
A.
i) Montrer que ~ est une relation d'équivalence. L'espace quotient se note
X/A.
ii) Montrer que si A est fermé, alors X/A est séparé.
16) Soient X et Y des espaces topologiques, ~ une relation d'équivalence
sur X et f : X ⎯ ⎯→ Y une application continue qui vérifie: x ~ x'
implique f(x) = f(x').
Montrer que f induit une application continue f : X/~ ⎯ ⎯→ Y telle que
f = f.