département
d’architecture Alger 1
MODULE : HISTOIRE CRITIQUE DE L'ARCHITECTURE
REALISER PAR :
MAHAMMED FARES L3 GROUPE : 06 2024/2025
COMPTE RENDU DU TEXTE"
L'ARCHITECTURE UNE AFFAIRE D'ETAT"
INTRODUCTION
L’ouvrage "L’architecture une affaire d’Etat" de Patrick
Boucheron évoque le profond entrelacement entre
architecture et mouvements politiques – politiques
entendant les pratiques et les logiques d’un champ
incluant la gouvernance comme la hiérarchisation
politique tout à la fois.
L’auteur défend l’idée que l’architecture dépasse la
dimension esthétique pour faire l’objet d’une véritable
domestication au titre de pouvoir susceptible de modifier
à la fois les perceptions sociales, les comportements
civiques.
Et pour la démontrer, l’auteur mobilise des exemples de
différentes époques, qu’elles soient contemporaines ou
anciennes, pour mettre en lumière le caractère souvent
politique et social des décisions architecturales.
CORPS :
L'ARCHITECTURE COMME SYMBOLE
DE POUVOIR :
Il conviendrait tout d’abord d’examiner le rôle joué par
l’architecture comme lieu d’énonciation de la puissance.
Par exemple, la Tour Eiffel à Paris, construite à l’occasion
de l’Exposition Universelle en 1889, est présentée comme
un symbole de la puissance industrielle de la France. Au
même titre, le Capitole, à Washington, est un symbole de
la démocratie américaine, de l’autorité, de la
gouvernance. Souvent de telles constructions sont
l’expression d’un « donné politique » visant « à donner
fierté » (68) pour faire nation. Une autre illustration citée
est la Basilique du Sacré-Cœur construite dans le but de
restaurer la morale nationale après la guerre franco-
prussienne.
LES IMPLICATIONS SOCIALES DES
CHOIX ARCHITECTURAUX :
En prolongeant cette analyse, l’auteur aborde les
implications sociales des choix architecturaux. Il en
déduit que certaines constructions peuvent contribuer à
une intensification des inégalités.
C’est ainsi, par exemple, que le projet de rénovation
urbaine de la Bastille à Paris a été fustigé pour avoir
relogé de manière forcée des populations marginalisées
au profit de la mise en valeur d’opérations commerciales
et touristiques.
L’auteur montre, en effet, que ces choix s’effectuent
souvent sans prendre en compte les besoins des usagers,
générant ainsi des tensions.
Il livre aussi l’exemple de l’urbanisme de la ville de Brasilia
qui, bien qu’innovant, a abouti à une ségrégation sociale,
en séparant les classes populaires des zones plus
centrales.
LA NÉCESSITÉ DE L'INCLUSIVITÉ
DANS LA CONCEPTION :
Un autre point important du texte est que l’inclusivité est
essentielle dans le processus de conception
architecturale.
L’auteur appelle à une démarche participative,
impliquant les citoyens dans la planification des espaces
publics.
Il citer des exemples de projets réussis, tel le projet de «
Budget Participatif » mis en place à Porto Alegre (Brésil),
au cours duquel les citoyens ont été amenés à voter pour
l’affectation de certaines sommes du budget municipal à
des projets d’infrastructure.
Cette approche concourt non seulement à créer des
espaces mieux adaptés aux besoins des usagers, mais
également à renforcer le sentiment d’appartenance à la
communauté.
RÉPONSES AUX DÉFIS CONTEMPORAINS:
L’auteur évoque également les enjeux majeurs du
moment auxquels l’architecture doit faire face. On trouve
ainsi la question du changement climatique, celle de
l’urbanisation rapide. Il mentionne la nécessité d’adopter
des pratiques de construction qui soient durables. Ainsi
cite-t-il des exemples comme celui des bâtiments à
énergie positive, à l’image du Green Building à
Melbourne, qui s’exerce à réduire l’empreinte carbone
des bâtiments et à tout mettre en œuvre pour un
environnement de travail sain. L’auteur souligne la
nécessité de concevoir des espaces non seulement
esthétiques, mais également respectueux de
l’environnement et capables de répondre à des enjeux
d’avenir.
CONCLUSION
Pour conclure, l’ouvrage de Boucheron intitulé «
L’architecture une affaire d’Etat » nous interpelle en
profondeur sur le rôle de l’architecture dans la société
contemporaine. L’architecture se révèle ainsi être un
puissant outil de pouvoir susceptible de faire évoluer les
rapports sociaux et les politiques. En appelant l’auteur à
une plus grande participation citoyenne et à une certaine
forme de durabilité il fait appel à tous les architectes et
décideurs à repenser leurs pratiques. Cet ouvrage s’inscrit
dans la réflexion des acteurs de la vie politique et sociale
sur la possibilité de faire de l’architecture un levier du
changement social d’une construction de l’espace urbain
véritablement respectueuse des valeurs et de la vie des
communautés.
département
d’architecture Alger 1
MODULE : HISTOIRE CRITIQUE DE L'ARCHITECTURE
REALISER PAR :
MAHAMMED FARES L3 GROUPE : 06 2024/2025
COMPTE RENDU DU TEXTE "L’ARCHITECTE
ET SES COLLABORATEURS EN FRANCE AU
XVIIE SIÈCLE"
INTRODUCTION
Ce texte traite de la notion d’atelier de l’architecte en
France au XVIIe siècle, entre renouveau des pratiques
architecturales, des conventions professionnelles.
L’auteur, Alexandre Cojannot, soutient que l’on ne peut
penser la production architecturale sans tenir compte à la
fois du maître d’œuvre, mais aussi des collaborateurs et
assistants. Ce cadre doit permettre de nuancer et
d’enrichir le discours sur l’architecture des XVIIe et XVIIIe
siècles trop attaché à la figure du seul architecte, alors
qu’au sein du contexte plus large d’une dynamique
collective opérante.
CORPS :
DÉFINITION ET ÉVOLUTION DE
L'ATELIER :
Dans la signification usuelle du mot, un atelier est un lieu
où, ensemble, des artisans travaillent, lieu qui au XVIIe
siècle, a été peu employé pour les architectes, présentés
plutôt comme des artistes en dehors du champ, alors que
leurs modèles italiens sont associés à une structure plus
aboutie de collaboration.
On peut ici rappeler l’idée selon laquelle les architectes
français de cette époque ont été d’abord, à notre époque
et par la critique, présentés comme des figures
individuelles, alors que des formes de collaborations
existent pourtant bien.
LE RÔLE DE LOUIS LE VAU:
Louis Le Vau, architecte majeur de cette époque, est ici
étudié à l’aune de son emploi des collaborateurs de ses
projets. Il confie l’exécution de ses œuvres à des
entrepreneurs ou à des membres de sa famille. Cela
illustre la nécessité de déléguer certaines compétences
afin de mener à bien des chantiers complexes. Le Vau est
une figure centrale de cette évolution vers une pratique
architecturale davantage collaborative.
FRANÇOIS D'ORBAY ET LA
DYNAMIQUE DE L'ATELIER :
Illustration d'un architecte peu connu, François d'Orbay,
dans sa fonction d’assistant et collaborateur à l’objet de
charge en ce qui concerne le développement de
l’architecture. Son parcours de l’ombre à la lumière
montre à quel point la relation professionnelle et la
protection hégémonique d’un maître d’œuvre participent
à la professionnalisation de l’architecte.
LE DESSIN ET LA CONCEPTION:
Le texte met également l’accent sur le dessin à l’intérieur
du processus architectural. Les dessinateurs, souvent
présentés comme des aides, sont en effet un rouage de la
production des plans et des devis. L’auteur évoque
l’évolution des techniques du dessin et l’arrivée d’un
nouveau corps de dessinateurs spécialisés autour des
années 1870 qui marquera un tournant dans la
professionnalisation de l’architecture.
RELATIONS ENTRE ARCHITECTES ET
COLLABORATEURS :
Pour conclure, le texte aborde aussi les politiques sociales
et professionnelles au sein de l’atelier. Il ne s’agit pas d’un
simple rapport de hiérarchie, mais d’une collaboration et
d’un échange au sein d’un rapport de force où l’architecte
n’est pas placé au-dessus de tous, mais où l’équipe
constitue un partenaire essentiel du processus de
création. En ce sens, l’architecte est donc moins
représentatif d’un créateur, possédant un rapport au
monde créatif tout puissant, qu’un partenaire dans un
ensemble solidaire.
CONCLUSION
Au terme de ce propos, le texte d’Alexandre Cojannot
insiste sur l’importance de l’atelier de l’architecte comme
un endroit dynamique, collaboratif et non comme lieu
exclusif de travail d’un seul maître. En revenant sur les
rôles des collaborateurs et des assistants, l’auteur
esquisse une histoire de l’architecture plus fine. Fortifiée,
la connaissance du passé peut également enrichir le
savoir sur l’architecture contemporaine. Finalement, ce
texte repose une question sans doute essentielle sur
l’apport du collectif à la création architecturale :
l’innovation et le succès en architecture relèvent en effet
le plus souvent d’un effort d’équipe.