Dispositif d’Aide à l’Insertion Professionnelle « DAIP»
Décret exécutif n°08-126 du 19 avril modifié et complété.
Introduction
L’évaluation de l’expérience en matière de programmes publics d’emploi,
mis en œuvre depuis les années 90 a permis de relever des insuffisances.
Cette évaluation a permis aux pouvoirs publics de mettre en place un
nouveau Dispositif d’Aide à l’Insertion Professionnelle (DAIP).
Ce dernier, vise à enclencher une dynamique de création d’emploi, par la
mise à la disposition des entreprises publiques et privées et des
institutions et administrations publiques, des jeunes primo-demandeurs
d’emploi totalement pris en charge financièrement par l’Etat.
Mise en œuvre
Gestion :
La gestion du dispositif est assurée par l’Agence Nationale de l’Emploi
(ANEM.) en collaboration avec les Directions de l’Emploi de Wilaya
(DEW).
Objectifs :
Favoriser l’insertion professionnelle des jeunes primo-demandeurs
d’emploi
Faire bénéficier les demandeurs d’emploi d’une rémunération
mensuelle et acquisition d’une expérience dans leur domaine
professionnel durant leur période d’insertion
Améliorer de et encourager emploi salarié
Encourager toutes autres formes d’actions et de mesures tendant à
promouvoir l’emploi des jeunes à travers notamment des programmes
de formation-emploi et des jeunes à travers notamment des
programmes de formation-emploi.
Conditions d’éligibilité :
Le dispositif s’adresse aux jeunes qui sont à la recherche à leur premier
emploi salarié, soient des primo-demandeurs d’emploi :
Etre de nationalité algérienne
Etre âgé de 18 à 35 ans
Justifier de la situation vis-à-vis du service national
Fournir les titres et diplômes et les justificatifs du niveau
d’instruction, de qualification et d’acquis professionnels
Etre inscrit comme demandeur d’emploi auprès d’une agence de
l’emploi du lieu de résidence
La condition de l’âge peut être ramenée à 16 ans si le jeune primo
demandeur d’emploi accepte de suivre une formation dans les spécialités
et filières en déficit sur le marché de l’emploi.
Catégories ciblées :
Le dispositif est destiné à trois catégories de primo-demandeurs d’emploi
:
1ère catégorie (CID) :
Les jeunes diplômés de l’enseignement supérieur et les techniciens
supérieurs issus des établissements nationaux de formation
professionnelle.
2ème catégorie(CIP) :
Les jeunes de l’enseignement secondaire de l’éducation nationale, des
centres de formation professionnelle, ou ayant suivi un stage
d’apprentissage.
3ème catégorie (CFI) :
Le jeunes sans formation ni qualification.
Un contrat d’insertion est établi pour chaque catégorie :
Contrat d’insertion des diplômés (CID)
Contrat d’insertion professionnelle CIP)
Contrat Formation-Insertion (CFI)
Les contrats d’insertion sont établis entre :
1. Contrat d’insertion des diplômés (CID)
2. Contrat d’insertion professionnelle CIP)
3. Contrat Formation-Insertion (CFI)
Les contrats d’insertion sont établis entre :
1. Les services relevant de l’administration chargée de l’emploi (la
direction de l’emploi de wilaya)
2. L’employeur ou l’organisme formateur
3. Les bénéficiaires.
Les entreprises d’accueil sont :
Les entreprises publiques et privés
Les institutions et administrations publiques
Les chantiers d’utilité publique initiés par :
1. Les différents secteurs d’activités (du bâtiment, des travaux publics de
l’hydraulique, de l’agriculture, des forets, de l’environnement, du
tourisme, de la culture ainsi que par les collectivités locales)
2. Les entreprises économiques devant réaliser des projets d’utilité
publiques, particulièrement celles, créées dans le cadre des dispositifs
publics de micro-activités
3. Les entreprises de production
4. Auprès des mettre artisans pour suivre une formation
Durée du contrat d’insertion :
Trois (03) années renouvelables dans le secteur des institutions et
administrations publiques ainsi que dans les établissements et
organismes publics à gestion spécifique.
Une (01) année renouvelable dans le secteur économique
Six (06) mois renouvelable une seule fois, à la demande de
l’employeur pour les chantiers d’utilité publique
Une (01) année non renouvelable dans les entreprises de production
Une (01) année non renouvelable pour les formations auprès des
maitres artisans
Obligations de l’employeur
Toute rupture du contrat d’insertion sans motif dûment justifié par
l’employeur entraine la perte de son éligibilité au dispositif
Dans le cas où l’employeur désire rompre le contrat d’insertion, il doit
aviser par écrit les services compétents de l’Agence Nationale de
l’Emploi, sept (07) jours au moins avant la rupture du contrat
L’employeur doit préciser par écrit les motifs de résiliation du contrat
d’insertion
La rupture du contrat d’insertion entraine la suspension du versement
de la rémunération ou de la bourse.
L’employeur s’engage à encadrer et évaluer durant toute la période
d’insertion, les jeunes diplômés, insérés dans le cadre des contrats
d’insertion des diplômés, aussi, le bénéficiaire du Contrat Formation
Insertion (CFI), placé dans les chantiers d’utilité publique ou dans les
entreprises de production est encadré et accompagné par
l’organisme employeur. Il est prévu qu’à l’issue du contrat formation
emploi, il est délivré au jeune, par l’employeur, une attestation
(modèle), indiquant l’activité exercée et l’expérience
acquise.
Rémunérations et bourses :
I/ Rémunérations :
1. Les bénéficiaires des contrats d’insertion des diplômés (CID),
perçoivent une rémunération mensuelle dont le montant est versé
intégralement comme suit :
15.000 DA pour les diplômés de l’enseignement supérieur
10.000 DA DEUA et pour les Techniciens Supérieurs
Lorsque le contrat d’insertion est prorogé, le montant de la
rémunération est maintenu.
2. Les bénéficiaires des contrats d’insertion professionnelle (CIP)
perçoivent une rémunération mensuelle dont le montant est de 8 000
DA net
3. Les bénéficiaires des contrats d’insertion professionnelle (CIP)
perçoivent une rémunération mensuelle dont le montant est de 8 000
DA net
- 12.000 DA versée intégralement sur le budget de l’Etat, pour
les bénéficiaires insérés dans le cadre de la réalisation des
chantiers d’utilité publique initiés par les secteurs d’activités
(du bâtiment, des travaux publics de l’hydraulique, de
l’agriculture, des forets, de l’environnement, du tourisme, de
la culture), ainsi que les collectivités locales.
- 6 000 DA versée intégralement sur le budget de l’Etat,
lorsque les bénéficiaires sont placés dans les entreprises de
production.
II/ Bourse :
Il est accordé une bourse mensuelle de 4.000 DA aux jeunes insérés dans
le cadre des contrats formation insertion, placés en stage de formation
auprès des maitres artisans.
Couverture sociale :
Les jeunes insérés dans le cadre des contrats d’insertion des diplômés,
des contrats d’insertion professionnelle et les jeunes insérés dans les
contrats formation-emploi, placés dans les chantiers d’utilité publique,
les entreprises de production ainsi que ceux mis en formation auprès des
maitres artisans, bénéficient des prestations d’assurance sociale en
matière de maladie, de maternité, d’accident de travail et maladies
professionnelles, conformément à la législation et la réglementation en
vigueur.
Mesures incitatives au recrutement
1. Dans le cadre du Contrat de travail aidé (CTA) :
Dans le cadre d’un Contrat de Travail Aidé (CTA), les recrutements des
jeunes placés auprès des entreprises publiques et privées, donnent lieu à
une contribution de l’Etat aux salaires versés comme suit :
Pour les contrats d’insertion des diplômés (CID)
- 12. 000 DA net/mois pour les diplômés de l’enseignement supérieur
pendant trois (03) années non renouvelables.
- 10. 000 DA net/mois pour les techniciens supérieurs pour une durée de
trois (03) années non renouvelables.
Pour les contrats d’insertion professionnelle (CIP)
- 8.000 DA net/mois pour les sortants de l’enseignement secondaire de
l’éducation nationale, des centres de formation professionnelle, ou ayant
suivi un stage en apprentissage
Pour les contrats formation-insertion (CFI)
- 6.000 DA net/mois pour les jeunes insérés en contrats formation-
insertion, versée pendant une (01) année non renouvelable.
Mesures d’encouragement et d’appui à la promotion de
l’emploi :
Les employeurs et les maitres artisans peuvent bénéficier des avantages
accordés dans le cadre du dispositif relatif aux mesures incitatives
d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi prévues par :
Loi n° 06-21 du 11 décembre 2006 relative aux mesures
d’encouragement et d’appui à la promotion de l’emploi.
Loi n°09-01 du 22 juillet 2009 portant loi de finances
complémentaires 2009. (Art 106).
Loi n°11-11 du 18 juillet 2011 portant loi de finances complémentaires
2011. (Art 50).
Décret Exécutif n° 07-386 du 05 décembre 2007 fixant les mesures et
les modalités d’octroi des avantages.
Décret Exécutif n° 10-71 du 31 janvier 2010 fixant les modalités
d’application des abattements de la part patronales.
Les éléments d’appréciation sont suivants :
La nature du recrutement
La région du recrutement
Le secteur de l’activité
La durée d’occupation du salarié.
Formation au milieu du travail :
Les jeunes insérés dans le cadre du dispositif peuvent bénéficier de
formation complémentaire, recyclage ou perfectionnement en vue de leur
adaptation au poste de travail et de l’amélioration de leurs qualifications.
- Ses actions de formations sont organisées au sein des structurés de
formation publiques ou privées, soit au niveau des entreprises publiques
ou privées soit auprès de maitre artisans ou auprès d’organismes ou
d’organisations professionnelles disposant de structures de formation.
- Les jeunes insérés en contrats d’insertion des diplômés (CID), des
contrats d’insertion professionnelle (CIP), ou de contrats formation
insertion (CFI), à l’exception de ceux placés auprès des maitres artisans,
peuvent bénéficier de contrats formation-emploi (CFE),financés à
hauteur de 60%, pendant une période maximale de six (06) mois dans le
cas où l’employeur s’engage à recruter le bénéficiaire pour une durée
minimale d’une année, à l’issue de la formation.