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Division du travail selon Adam Smith

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Chapitre 3 : Division du travail et extension des marchés dans l’analyse d’ A Smith

I. Le fondateur du courant libéral classique


A. Biographie
1. Enfance
Né le 5 juin 1723
Etudes
2. Age adulte
Enseignement
Il rencontre …..
Ouvrages principaux
B. Place dans l’histoire de la pensée économique
1. Les courants antérieurs
Le mercantilisme
Les physiocrates
2. Postérité
A l’origine du courant classique (1776 -1870)
K Marx retient sa théorie de la valeur travail pour élaborer sa théorie de l’exploitation
Les néoclassiques retiennent son utilitarisme et son libéralisme (La métaphore de la main invisible )

II. Adam Smith et la division du travail


A. Le principe
1. La richesse des nations provient du travail productif
La théorie de la valeur travail
Valeur-travail –commandé Chez Smith contre valeur- travail –incorporé chez Ricardo
A Smith s’intéresse essentiellement à la valeur d’échange
2. A Smith est la plus célèbre avocat de la division technique du travail
La division technique du travail est ….
L’exemple de la manufacture d’épingles
B. Les causes de la division du travail : le penchant naturel des hommes à trafiquer et l’extension des marchés
1. Le penchant naturel des hommes à trafiquer
Le marché et l’échange relève de l’ordre naturel
Smith développe ici une vision utilitariste de l'individu.
2. Le développement de la division du travail cause et conséquence de l'extension du marché.
L’extension des marchées est une incitation à la spécialisation
A son tour la division du travail provoque une extension des marchés
C. Les conséquences de la division du travail
1. La division du travail augmente la productivité et donc la richesse des nations pour trois raisons
L'augmentation de la dextérité
Un gain de temps lié au poste fixe de travail
L’invention de nouvelles machines par les ouvriers eux même
2. Les conséquences négatives
A Smith lui même reste conscient des problèmes que génère la division du travail
Marx : l’aliénation économique
Dans la même ligne de pensée , la division du travail est selon S Marglin un moyen de garantir la
domination de l’entrepreneur capitaliste
André Gortz :

1
III. Les prolongements contemporains de la division technique du travail
A. Portée et limite du modèle fordo-taylorien
1. Description
W Taylor au début du XXe siècle élabore l’Ost : l’organisation scientifique du travail ou taylorisme
L’entrepreneur H Ford (1863-1947) invente le fordisme
2. Les conséquences
Positives : la croissance fordiste des Trente Glorieuses
Les problèmes rencontrés : la crise du fordisme
B. Les nouvelles formes d’organisation du travail une atténuation de la division du travail ?
1. Oui : si on parle de post-taylorisme
Définition
Différentes formes
2. Non : si on analyse les NFOT en terme de néotaylorisme
Les principes de l’OST demeurent, seules les modalités de leur application changent
Arguments

2
• Ce que nous appelons "travail" est une invention de la modernité. Celui que nous "avons", "cherchons",
"offrons" est une activité dans la sphère publique, demandée, définie, reconnue utile par d'autres et, à ce
titre, rémunérée par eux. » A GORTZ.

• La division du travail que l’on peut définir comme la décomposition du processus de production en tâches
spécialisées, successives et complémentaires est un facteur déterminant des relations sociales. Elle a pris une
expansion sans Précédent à partir de la Révolution industrielle en Angleterre, à la fin du XVIII° siècle.

I. Le fondateur du courant libéral classique

A. Biographie

1. Enfance

• Né le 5 juin 1723
- dans la petite ville de Kirkcaldy en Écosse,
- Adam Smith se révèle un brillant élève qui intègre à 14 ans l'université de Glasgow. Cependant,

• Etudes
- Sa famille le destine à une carrière d'ecclésiastique et l'envoie à cette fin à l'université d'Oxford.
- Mais son goût et ses dispositions pour la philosophie l'emportent rapidement sur l'étude de la théologie.

2. Age adulte

• Enseignement
- Il donne ses premiers cours à l'université d'Édimbourg
- Il obtient en 1751 une chaire de logique, puis bientôt la chaire de philosophie morale.

• Il rencontre …..
- les encyclopédistes français, dont D'Alembert,
- mais aussi et surtout les physiocrates qui l'initient à l'économie politique.

• Ouvrages principaux
- Il publie en 1759 une Théorie des sentiments moraux qui connaît rapidement le succès. Il y développe une
réflexion sur l'intérêt personnel et les comportements égoïstes qui préfigure son approche individualiste de
l'économie de marché
- Son ouvrage principal : Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations est publié en 1776,
et qui connaîtra plusieurs rééditions de son vivant, prouvant le succès de cette oeuvre.
- À l'image de l'homme, souvent considéré comme étrange et distrait, l’œuvre se révèle parfois confuse et
déconcertante, mais constitue une formidable somme des connaissances économiques de l'époque

B. Place dans l’histoire de la pensée économique

1. Les courants antérieurs

• Le mercantilisme
- Théorie du XVIIe siècle. Ses représentants sont J Bodin, Colbert, Cantillon
- La source de la richesse de nations est l’or et qu’on l’obtient en exportant, en limitant les importations et
en colonisant.

3
- Alors qu’ A Smith considère que la richesses des nations provient des entreprises et que l’on doit pratiquer
le libre échange

• Les physiocrates
- Ecole de pensée économique du XVIIIe siècle, dont le principal représentant est François Quesnay (1694-
1774)
- Les physiocrates prônent une politique économique libérale favorisant les fermiers et les propriétaires
fonciers. Ils soutiennent que la richesse provient du travail de la terre.
- Smith retient le principe du «laissez-faire » et la valeur du travail. Il s’intéresse d’avantage à l’industrie .

2. Postérité

• A l’origine du courant classique (1776 -1870)


- Les auteurs marquants sont principalement britanniques (Smith, Malthus, Ricardo, Mill etc. ) Et
marginalement français (Say).
- Globalement partisan de la théorie de la valeur travail à l’exception de JB Say et Malthus (favorable à la
valeur utilité).
- Dans l’analyse des crises (la théorie de la demande effective de Malthus s’oppose à la loi de Say).

• K Marx retient sa théorie de la valeur travail pour élaborer sa théorie de l’exploitation


- Le salaire que chaque travailleur reçoit pour consommer et reproduire ainsi sa force de travail reste
inférieur à la valeur que son travail produit,
- La différence entre les valeurs créées par l'emploi de la force de travail et la valeur de cette force de
travail s’appelle la plus-value

• Les néoclassiques retiennent son utilitarisme et son libéralisme (La métaphore de la main invisible )
- Utilitarisme : doctrine philosophique et morale selon laquelle l’utile, du point de vue individuel, est le
fondement de l’action et des comportements des individus qui ne cherchent que la satisfaction de leur
intérêt personnel.
- Libéralisme : doctrine qui affirme le caractère fondamental de la liberté individuelle dans les domaines
politiques et économiques et qui cherche à limiter l’action et l’influence de l’Etat.
- Main invisible ; Métaphore pour évoquer le mécanisme autorégulateur du marché de concurrence : en
poursuivant son propre intérêt sans se soucier de l’intérêt général, l’individu contribue à la réalisation de
cet intérêt général.

II. Adam Smith et la division du travail

A. Le principe

1. La richesse des nations provient du travail productif

• La théorie de la valeur travail


- La valeur d'un bien ou d'un service provient de la somme de travail qui a contribué à le produire théorie de
la valeur travail
- Les services sont considérés comme improductifs :
- Le capital est cependant nécessaire. Il résulte de l’épargne et permet l’emploi du travail

• Valeur-travail –commandé Chez Smith contre valeur- travail –incorporé chez Ricardo
- Pour Smith, la valeur est égal à la quantité de travail que cette marchandise peut acheter ou commander .

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- Pour Ricardo, la valeur est égale à la quantité de travail contenu dans la marchandise.

• A Smith s’intéresse essentiellement à la valeur d’échange


- Cette dernière est un prix relatif , un taux auquel une marchandise s’échange contre une autre ( une table =
2 chaises )
- Mais il constate également que les biens ont une valeur d’usage : une utilité évalué objectivement ou
subjectivement . la valeur d’échange est donc relative au besoin

2. A Smith est la plus célèbre avocat de la division technique du travail

• La division technique du travail est ….


- la décomposition du processus de production en tâches spécialisées, successives et complémentaires
- Chaque tâche est confiée à une personne c’est la spécialisation.
- Cette DT est l’un des principaux facteurs de la croissance économique

• L’exemple de la manufacture d’épingles


- La manufacture (établissement industriel peu mécanisé ) prépare l’avènement des usines caractérisées par
le machinisme .
- En décomposant la production en dix-huit opérations élémentaires ( tirer le fil à la bobine , empointer ,
blanchir .....) et en spécialisant chaque ouvrier, on multiplie la productivité par 240.

B. Les causes de la division du travail : le penchant naturel des hommes à trafiquer et l’extension des
marchés

1. Le penchant naturel des hommes à trafiquer

• Le marché et l’échange relève de l’ordre naturel


- Le marché n’est pas une construction de l’Histoire. C’est de plus le meilleur des systèmes puisqu’il assure
l’équilibre
- Les hommes ont tendance se spécialiser dans les travaux dans lesquels ils sont les plus habiles ils pratiquent
naturellement la division du travail et échangent ensuite le surplus de leur production sur le marché pour
satisfaire leurs besoins .Ils obtiennent plus de biens avec la division du travail que sans elle, ce qui profite
la société dans son ensemble
- Cette approche a été critiquée par la suite. Les théoriciens de l’institutionnalisation du marché ont montré
que son fonctionnement était soumis à la législation (abolition des corporations, contrats de travail garantis
par l’Etat, législation de la concurrence....) et à l’intériorisation de ses normes (respect de la parole donnée
de la propriété et de l’argent.....)

• Smith développe ici une vision utilitariste de l'individu.


- Le marché, fondé sur les comportements individualistes permet de rendre compatibles les intérêts
individuels: ( main invisible )
- « Ce n’est pas de la bienveillance du boucher et de nos semblables que nous attendons notre dîner [...] nous
ne nous adressons pas à leur humanité mais à leur égoïsme ; et ce n’est jamais de nos besoins que nous leur
parlons , c’est toujours de leur avantage »
- L'échange ne repose pas sur des buts généreux ou philanthropiques, mais sur l'intérêt individuel de chacun
des deux partenaires de l'échange.
- L’égoïsme est cependant socialement bénéfique car il permet la satisfaction de l'intérêt général qui résulte
de celle de tous les intérêts particuliers.

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2. Le développement de la division du travail cause et conséquence de l'extension du marché.

• L’extension des marchées est une incitation à la spécialisation


- Elle se traduit par l'augmentation des quantités échangées et du nombre des transactions.
- Plus la taille du marché est importante, plus les individus peuvent se spécialiser. Plus la division du travail
est forte. Il faut donc favoriser la liberté dans le commerce
- Cette taille du marché dépend du pouvoir d'achat des consommateurs mais aussi des moyens de transport
et de communication.

• A son tour la division du travail provoque une extension des marchés


- Division du travail ⇒↑ des richesses ⇒↑des marchés ⇒approfondissement de la division du travail
- L'efficacité productive de la division du travail (spécialisation, gain de temps, emploi des machines) permet
en effet d'échanger plus de biens.
- Plus la division du travail se développe, plus chaque individu dépend des autres pour la satisfaction de ses
besoins, plus les échanges sont nombreux

C. Les conséquences de la division du travail

1. La division du travail augmente la productivité et donc la richesse des nations pour trois raisons

• L'augmentation de la dextérité
- La spécialisation dans une tâche très simple permet d’augmenter l’habileté de l’ouvrier
- A force de répéter la même opération. L'ouvrier travaille en effet plus efficacement et plus vite

• Un gain de temps lié au poste fixe de travail


- L'ouvrier ne perd pas le temps que lui prendrait le passage d'une tâche à une autre
- En déplacement ou en changement d'outil..

• L’invention de nouvelles machines par les ouvriers eux même


- Ils cherchent à se faciliter la tâche et deviennent plus intelligents et plus créatifs .
- Plus généralement la division du travail permet d’introduire de nouvelles machines

2. Les conséquences négatives

• A Smith lui même reste conscient des problèmes que génère la division du travail
- Elle conduit à un travail répétitif et déshumanisé.
- Smith souligne que dans de nombreux cas la division du travail ne peut être aussi poussée que dans
l'exemple de la manufacture d'épingles. (le travail d'un enseignant ou d’un enseignant ne peut pas être
divisé entre plusieurs personnes ..)

• Marx : l’aliénation économique


- Même la facilité plus grande du travail devient un moyen de torture, puisque la machine ne dispense pas
l'ouvrier du travail, mais enlève à celui-ci son intérêt. [... ] L'ouvrier ne domine pas les conditions du travail,
il est dominé par elles.
- La division capitaliste du travail estropie l’ouvrier et fait de lui une espèce de monstre. Elle favorise le
développement de son habilité de détail ; en supprimant une grande partie de ses instincts et de ses
capacités. L’ouvrier ne maîtrise plus la signification de son travail.
- Ces effets néfastes sont accrus avec le passage de la manufacture à l’industrie. L’ouvrier en est réduit à
servir la machine.

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- L’abrutissement de la classe ouvrière n’est pas une fatalité mais le résultat d’une volonté délibérée de
réduire la force de travail à une marchandise.

• Dans la même ligne de pensée , la division du travail est selon S Marglin un moyen de garantir la domination
de l’entrepreneur capitaliste
- La division technique du travail assigne au capitaliste un rôle d'organisateur du travail qui lui permet
d'empocher les profits en utilisant des machines coûteuses
- Le capitaliste utilise alors la parcellisation des tâches comme un moyen pour contrôler plus étroitement la
main-d'œuvre.

• André Gortz :
- l'efficacité de la division du travail prônée par Adam Smith ne repose pas sur la coopération volontaire des
travailleurs mais sur la contrainte qui s'exerce sur eux.
- On ne peut donc s'attendre, dans de telles conditions, à voir se développer « l'intelligence > dont parle
Smith.
- La division du travail se traduit par une déqualification du travail. Une perte d’autonomie et de
responsabilité

III. Les prolongements contemporains de la division technique du travail

A. Portée et limite du modèle fordo-taylorien

1. Description

• W Taylor au début du XXe siècle élabore l’Ost : l’organisation scientifique du travail ou taylorisme
- Il s’agit de lutter contre la flânerie des travailleurs en pratiquant une double division du travail
- Un division verticale : entre la conception du travail effectuée par le bureau des méthodes et son
exécution par les ouvriers spécialisés (O.S)-
- Horizontale : chaque O.S doit accomplir une tâche simple et répétitive en un minimum de temps. La
rémunération dépend de la vitesse d'exécution du travail (primes, salaire au rendement),

• L’entrepreneur H Ford (1863-1947) invente le fordisme


- Fondateur de la firme automobile qui porte son nom prolonge les principes de Taylor.
- Il instaure le travail à la chaîne (un convoyeur impose son rythme à tout l'atelier c’est l'objet à fabriquer
qui se déplace).
- Les pièces et les machines sont standardisés ce qui permet d’augmenter la productivité
- L’augmentation des salaires (adoption du «rive dollars daya »)

2. Les conséquences

• Positives : la croissance fordiste des Trente Glorieuses


- Production de masse à faible coût permise par les gains de productivité
- Consommation de masse grâce à la hausse des salaires réel ( augmentation des salaires nominaux + baisse
des prix )

• Les problèmes rencontrés : la crise du fordisme


- La révolte des OS : montée des conflits, turnover, absentéisme),
- Lorsque les gains de productivité diminuent (crise du fordisme), la déqualification des travailleurs résultant
de la DdT entre en contradiction avec la poursuite de la hausse des salaires réels.

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- La spécialisation des ouvriers nuit à leur capacité d'adaptation au changement des techniques de
production et aux variation de la demande

B. Les nouvelles formes d’organisation du travail une atténuation de la division du travail ?

1. Oui : si on parle de post-taylorisme

• Définition
- Dépassement du taylorisme par de nouvelles méthodes d’organisation du travail
- Ces dernières sollicitent l’initiative et l’implication des travailleurs qualifiés et polyvalents.

• Différentes formes
- Le système toyotiste cherche à impliquer fortement le travailleur dans la définition de son travail et à
rendre l'ouvrier plus réactif et plus polyvalent.
- Le juste à temps limite les stocks
- D’autres dispositifs luttent contre la démotivation et la monotonie : rotation des postes, élargissement et
enrichissement des tâches, groupes semi-autonomes, cercles de qualité

2. Non : si on analyse les NFOT en terme de néotaylorisme

• Les principes de l’OST demeurent, seules les modalités de leur application changent
- Par exemple on Maintient la séparation verticale entre ceux qui conçoivent ceux qui exécutent,
- mais le style de la relation de commandement évolue).

• Arguments
- Les ateliers flexibles et les flux tendus sont conforme à l'OST.
- Le travail est source de stress les contraintes de rythme augmentent
- le taylorisme se développe même dans le tertiaire (mac-do, eurodisney)

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