Cours de Résistance des Matériaux
Cours de Résistance des Matériaux
Ir Blaise ISIRI
Complexe Scolaire :
Juin 2020
COURS DE RESISTANCE DES MATERIAUX
PLAN DU COURS
1|P a ge
Chapitre I. OBJECTIFS DE LA RESISTANCE DES MATERIAUX ET PRINCIPES
OU AXIOMES DE BASE DE LA STATIQUE APPLIQUEE
A
ሬሬሬԦ2
𝐹
ሬሬሬԦ2
𝐹
2|P a ge
Il peut s’énoncer comme suit : « deux forces agissant d’un point ont une action
équivalente à une force unique agissant au point représenté par la diagonale du
parallélogramme construit sur ces deux forces »
Ou encore
𝐹1 ሬሬሬሬሬԦ
𝐹 1′
𝑅ሬԦ (𝐹
ሬሬሬሬԦ ሬሬሬሬሬሬԦ
1 , 𝐹2 ) ሬሬሬሬሬԦ
𝐹2 ′
𝑅ሬԦ
𝐹2
3|P a ge
ሬሬሬԦ2
𝐹
4. Principe de glissement
On peut faire glisser le point d’application d’une force sur sa ligne d’action sans
changer l’état extérieur du solide auquel cette force est appliquée.
5. Principe de WARIGNON
Quand un système de force est en équilibre il le demeure si on lui ajoute ou on lui
retranche deux forces en équilibre.
6. Principe de la coupe Si un solide est en équilibre, toute partie de ce solide l’est
également. Ce principe nous permet de trouver les éléments de réduction.
4|P a ge
Chapitre II. COMPOSITION DES FORCES COPLANAIRES
1. Définition
Deux forces sont coplanaires si elles se trouvent dans le même plan, c’est-à-dire :
- Même origine (point d’application),
- En prolongeant leurs directions, elles peuvent se rencontrer en un
point.
La résultante de deux ou plusieurs forces peut se déterminer par :
- La méthode du parallélogramme,
- La méthode dynamique.
1.1. Cas de deux forces
𝑅ሬԦ
A C
ሬሬሬԦ2
𝐹
E α
90°
D
Soit à calculer la résultante R de deux forces ሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 faisant un angle α entre elles.
𝐹1 et 𝐹
En considérant le triangle ACD on a :
𝐴𝐶 2 = ̅̅̅̅̅
̅̅̅̅̅ 𝐶𝐷² + ̅̅̅̅̅
𝐴𝐷²
̅̅̅̅ = 𝐴𝐸
Or 𝐴𝐷 ̅̅̅̅ + 𝐸𝐷
̅̅̅̅ 𝑒𝑡 𝐴𝐸
̅̅̅̅ = 𝐹
ሬሬሬԦ2
̅̅̅̅
𝐸𝐷
𝐶𝑜𝑠 ∝= 𝐸𝐶
̅̅̅̅
𝑒𝑡 ̅̅̅̅
𝐸𝐶 = ሬሬሬԦ
𝐹1
⟹ 𝐸𝐷 = ̅̅̅̅
𝐸𝐶 × 𝐶𝑜𝑠 ∝
̅̅̅̅
𝐶𝐷
𝑆𝑖𝑛 ∝= ̅̅̅̅ ⟹ 𝐶𝐷 ̅̅̅̅ = ̅̅̅̅
𝐸𝐶 ,
𝐸𝐶
𝑆𝑖𝑛 ∝ 𝑒𝑡 𝐴𝐶 ̅̅̅̅ = 𝑅ሬԦ
⟹𝑅 ሬሬሬሬԦ2 = (̅̅̅̅
𝐸𝐶 . 𝑆𝑖𝑛 ∝)2 + (𝐹 ሬሬሬԦ2 + ̅̅̅̅
𝐸𝐶 . 𝐶𝑜𝑠 ∝)²
2
⟹𝑅 ሬሬሬሬԦ = (𝐹
2 ሬሬሬԦ1 . 𝑆𝑖𝑛 ∝) + (𝐹 ሬሬሬԦ2 + 𝐹ሬሬሬԦ1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝)²
⟺𝑅 ሬሬሬሬԦ2 = ሬሬሬሬԦ
𝐹12 . 𝑆𝑖𝑛 ∝2 + ሬሬሬሬԦ𝐹22 + 2. 𝐹 ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝ +(𝐹 ሬሬሬԦ1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝)²
⟺𝑅 ሬሬሬሬԦ2 = ሬሬሬሬԦ
𝐹12 . 𝑆𝑖𝑛 ∝2 + ሬሬሬሬԦ𝐹22 + 2. 𝐹 ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝ +𝐹 ሬሬሬԦ1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝ ²
⟺𝑅 ሬሬሬሬԦ2 = ሬሬሬሬԦ
𝐹 2 (𝑆𝑖𝑛 ∝2 + 𝐶𝑜𝑠 ∝2 ) + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ. ሬሬሬԦ
𝐹 2 + 2. 𝐹2 𝐹 . 𝐶𝑜𝑠 ∝
1
1 2
⟺ ሬሬሬሬԦ2
𝑅 = ሬሬሬሬԦ
𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝
ሬሬሬԦ = √ሬሬሬሬԦ
⟹ 𝑅 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝
5|P a ge
1.2. Cas particuliers
a) Si ∝ = 0°, on a :
ሬሬሬԦ = √ሬሬሬሬԦ
𝑅 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝ . 1
ሬሬሬԦ = √ሬሬሬሬԦ
𝑅 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1
ሬሬሬԦ ሬሬሬԦ1 + 𝐹
𝑅 = √(𝐹 ሬሬሬԦ2 )² = ሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2
𝐹1 + 𝐹
b) Si 𝛼 = 90°, on a :
𝑅 = √ሬሬሬሬԦ
ሬሬሬԦ 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 90°
𝑅 = √ሬሬሬሬԦ
ሬሬሬԦ 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . 0
ሬሬሬԦ = √ሬሬሬሬԦ
𝑅 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ
𝐹22
c) 𝛼 = 180°, on a :
ሬሬሬԦ = √ሬሬሬሬԦ
𝑅 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 180°
𝑅 = √ሬሬሬሬԦ
ሬሬሬԦ 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 + 2. 𝐹 𝐹1 . (−1)
ሬሬሬԦ = √ሬሬሬሬԦ
𝑅 𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹22 − 2. 𝐹 𝐹1
ሬሬሬԦ ሬሬሬԦ1 − 𝐹
𝑅 = √(𝐹 ሬሬሬԦ2 )²
ሬሬሬԦ = ሬሬሬԦ
𝑅 ሬሬሬԦ2
𝐹1 − 𝐹
Exemple
60°
F2=10Kg
Résolution
𝑅 = √ሬሬሬሬԦ
ሬሬሬԦ ሬሬሬሬԦ2 + 2. 𝐹
𝐹12 + 𝐹 2
ሬሬሬԦ2 . ሬሬሬԦ
𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 60° ⟹ 𝑅 = √52 + 102 + 2 × 10 × 5 × 0,5
ሬሬሬԦ
𝑅 = √25 + 100 + 50 ⟹ 𝑅 = 13,2 𝑘𝑔
6|P a ge
1.3. Composition des plusieurs forces concourantes
Elle est basée sur le théorème de projection « la projection de la résultante par rapport
à un axe quelconque, est égale à la somme des projections des composantes par rapport
à ce même axe ».
1. Procédé de calcul
- Déterminer les projections horizontales et verticales de toutes les forces.
𝑦
ሬሬሬԦ3
𝐹 ሬሬሬԦ
𝐹1
𝑅ሬԦ
𝑅𝑦
∝3
∝1 𝑅𝑥 𝑥
∝4 ∝2
ሬሬሬԦ4
𝐹 ሬሬሬԦ2
𝐹
7|P a ge
Exemple : Déterminer la résultante du système des forces ci-dessous :
F1 = 5N F2 = 10N
45° 60° X
30°
F3 = 15N
Résolution
8|P a ge
Chapitre III. LE MOMENT D’UNE FORCE PAR RAPPORT A UN AXE
1. DEFINITION
Le moment d’une force est la cause de rotation autour d’un axe.
a) Désignation et expression
Le moment est désigné par la lettre M majuscule muni à l’indice de la force et du
point par lequel l’axe de rotation passe.
Exemple : Le moment de la force F par rapport à l’axe passant par le point C, se note : MF/C
ou M(F)/C. Il a comme expression : MF/C = F. d
Avec : d = la plus courte distance de C au support de F dite bras de levier de la force F par
rapport au point C.
F = la force
𝐹1 𝐹2 𝐹3
Application
A B
B C D
3m 3m 4m 6m
Pour une bonne compréhension, on considère le point 0 comme centre d’un volant de
rayon égal au bras de levier. Dans ces considérations la force F est tangente à ce volant
pouvant effectuer une rotation autour de son axe. Après s’être choisi un sens de rotation
comme positif, si la force tend à faire tourner le volant dans ce sens, alors son moment est
positif, dans le cas contraire le moment est négatif.
9|P a ge
Par convention, le sens positif du moment est le sens des aiguilles d’une montre ou sens
horlogique ou encore sens horaire.
6. Relation géométrique du moment.
Etant donné une force F et un point 0. Relier les extrémités de la force F au point 0. On
obtient un triangle dont l’aire est égale à la moitié du moment.
A
B 0
1. Théorème du moment.
Si R est la résultante des forces Fi et M(Fi) leurs moments respectifs par rapport à un
même axe, le moment M(R) de la résultante R par rapport à cet axe es égal à
∑ 𝑀(𝐹𝑖). 𝑑′𝑜ù 𝑙𝑒 𝑡ℎé𝑜𝑟è𝑚𝑒 :
« Le moment de la résultante par rapport à un axe est égale à la somme des moments
des composantes par rapport à ce même axe »
10 | P a g e
2. Détermination de la résultante.
Etant donnée les forces Fi et leurs points d’application (𝑥𝑖 𝑒𝑡 𝑦𝑖). Déterminer leurs
résultante R en module, sens, et point d’application (XR, YR) dans le système rectangulaire
(X, Y). Y
F1 x X1 X2
F1 F2 y F2
F1 y F2x
Y1 Y2
X3 X
XR R YR
Ry Y3 F3 F3 y
Rx F3 x
𝑅𝑥 = ∑ 𝐹𝑖 𝑥 𝑒𝑡 𝑅𝑦 = ∑ 𝐹𝑖 𝑦
𝑅 = √𝑅𝑥 2 + 𝑅𝑦 2
R fait un angle ∝ avec l’axe des 𝑥 tel que :
𝑅𝑦
∝ = 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑅𝑥
Quant au point d’application (XR, YR) on a :
𝑀𝑅/0 = 𝑀𝑅𝑥/0 + 𝑀𝑅𝑦/0
𝑀𝑅/0 = ∑ 𝑀𝐹𝑖𝑥/0 + ∑ 𝑀𝐹𝑖𝑦/0 Or, la résultante R est appliquée en (XR,
YR) c’est-à-dire, les composantes 𝑅𝑥 𝑒𝑡 𝑅𝑦 ont respectivement pour bras de levier
𝑌𝑅 𝑒𝑡 𝑋𝑅.
D’où : 𝑅𝑥. 𝑌𝑅 = ∑ 𝑀𝐹𝑖𝑥/0 𝑒𝑡 𝑅𝑦. 𝑋𝑅 = ∑ 𝑀𝐹𝑖𝑦/0
∑ 𝑀𝐹𝑖𝑦/0 ∑ 𝐹𝑖𝑦.𝑋𝑖
D’où : 𝑋𝑅 = = ∑
𝑅𝑦 𝐹𝑖𝑦
∑ 𝑀𝐹𝑖𝑥/0 ∑ 𝐹𝑖𝑥.𝑌𝑖
𝑌𝑅 = = ∑
𝑅𝑥 𝐹𝑖𝑥
NB : Il faut prendre les différentes coordonnées en valeur absolue, les signes à affecter au
produit 𝐹𝑥𝑖. 𝑌𝑖 𝑒𝑡 𝐹𝑦𝑖. 𝑋𝑖 dépendent de la relation que la composante a tendance à provoquer.
Les composantes 𝑅𝑥 𝑒𝑡 𝑅𝑦 seront prises en valeur absolue.
Exercices d’application.
Trouver la résultante et la position du centre de gravité du système des forces
Suivantes :
11 | P a g e
y
F1 = 4N F2 = 6N
30° F3 = 12N
45°
0 x
4m 4m
Résolution
1) Projection des forces sur les deux axes.
𝐹 𝑥= 𝐹 ×cos 90° 𝐹 𝑥= 0𝑁
𝐹1 {𝐹11 𝑦= 𝐹11 ×sin 90° 𝐹1 {𝐹11 𝑦= −4𝑁
𝐹 𝑥= 𝐹 ×cos 30° 𝐹 𝑥= −5,19𝑁
𝐹2 {𝐹22 𝑦= 𝐹22 ×sin 30° 𝐹2 {𝐹22 𝑦= −3𝑁
𝐹 𝑥= 𝐹 ×cos 45° 𝐹 𝑥= −8,48𝑁
𝐹3 {𝐹33 𝑦= 𝐹33 ×sin 45° 𝐹3 {𝐹33 𝑦= −8,48𝑁
2) Calcul des composantes de la résultante
𝑅𝑥 = 𝐹1 𝑥 + 𝐹2 𝑥 + 𝐹3 𝑥
= 0𝑁 + (−5,19𝑁) + (−8,48𝑁)
𝑅𝑥 = −13,67𝑁
𝑅𝑦 = 𝐹1 𝑦 + 𝐹2 𝑦 + 𝐹3 𝑦
𝑅𝑦 = −4𝑁 − 3𝑁 − 8,48𝑁
𝑅𝑦 = −15,48
3) Calcul de la résultante
12 | P a g e
5) Calcul des coordonnées du centre de gravité
y
(+) F2 y F3 y
F2 x F3 x
x
4m 4m
x
∝1 ∝2 ∝
𝑑1 𝑑2
Procédés :
- Projeter la force F sur les axes, soit 𝐹𝑥 = 𝐹. 𝑐𝑜𝑠 ∝ et 𝐹𝑦 = 𝐹. 𝑐𝑜𝑠 ∝
- Choisir arbitrairement le sens de composantes pour déterminer leurs projections par
rapport à ces deux axes. Soit : 𝐹1 . 𝑐𝑜𝑠 ∝1 et 𝐹1 . 𝑠𝑖𝑛 ∝1 ; 𝐹2 . 𝑐𝑜𝑠 ∝2 et 𝐹2 . 𝑠𝑖𝑛 ∝2
- Comme la force F est la résultante des forces 𝐹1 𝑒𝑡 𝐹2, on a le système suivant :
𝐹𝑥= 𝐹 𝑥 + 𝐹 𝑥 𝐹 𝑥= 𝐹 ×cos ∝ + 𝐹 × 𝑐𝑜𝑠 ∝ (1)
{ 𝐹 𝑦= 𝐹11 𝑦+𝐹22𝑦 𝑆𝑜𝑖𝑡 { 𝐹 𝑦= 𝐹11 ×sin ∝11+ 𝐹22 ×sin ∝22 (2)
Dans le système ci-dessus, 𝐹1 𝑒𝑡 𝐹2 sont des inconnus. En résolvant le système
d’équation (1) et (2) on trouve les forces 𝐹1 𝑒𝑡 𝐹2, si on obtient pour une force le signe
négatif, ce que le sens a été mal choisit. Il faut alors adopter le sens opposé à celui de la
supposition.
13 | P a g e
NB : Pour bien choisir le sens des composantes, il faut partir de sa décomposition graphique.
EXERCICES.
1. Trouver les composantes de la résultante ci-dessous :
y
d2
F = 12t
90° 30°
d1
Résolution :
𝐹𝑥= 8,48𝑡
𝐹{ 𝐹𝑥= 12𝑡.cos 45°
𝐹 𝑦= 12𝑡.𝑆𝑖𝑛 45° ⇒ { 𝐹 𝑦= 8,48𝑡
d2’
d1’ F2
F1
𝐹 𝑥 = 𝐹 .Cos 30 ° 𝐹 𝑥 = 0,866 𝐹 ↦
{ 𝐹11 𝑦 = 𝐹11 .𝑆𝑖𝑛 30 ° ⇒ { 𝐹11 𝑦 = −0,5𝐹1 ↥1
14 | P a g e
𝐹2 𝑥 = 0
𝐹2 𝑦 = 𝐹2 ↥
90°
30° 80 °
x
60°
R=75t
Résolution :
𝑅𝑥= 37,5𝑡↦
𝑅{ 𝑅𝑥= 𝑅.𝑐𝑜𝑠∝
𝑅𝑦= 𝑅.𝑠𝑖𝑛∝ ⇒ 𝑅{ 𝑅𝑥= 75𝑡.𝑐𝑜𝑠60°
𝑅𝑦= 75𝑡.𝑠𝑖𝑛60° ⇒ 𝑅{ 𝑅𝑦= 64,9𝑡↧
R
Y
F2 F1
F1
F1x 80°
X
F1 y F2 x
F2 y
𝑅ሬԦ
ሬሬሬሬԦ
𝐹2
∝
0 B
ሬሬሬԦ
𝐹1
𝐶𝐵 𝐹2
𝑆𝑖𝑛 ∝= =
0𝐶 𝑅
𝐹1
𝐶𝑜𝑠 ∝=
𝑅
𝐹2
𝑆𝑖𝑛 ∝ 𝐹2
𝑇𝑔 ∝= = 𝑅 =
𝐶𝑜𝑠 ∝ 𝐹1 𝐹1
𝑅
b) Triangle quelconque B
𝑅ሬԦ
ɤ
ሬሬሬԦ2
𝐹
𝛽
∝
0 A
ሬሬሬԦ
𝐹1
16 | P a g e
1. Règle de Cosinus
ሬሬሬሬԦ
𝑅² = ሬሬሬሬԦ
𝐹12 + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ1 𝐹
𝐹22 + 2𝐹 ሬሬሬԦ2 . 𝐶𝑜𝑠𝛽
ሬሬሬሬሬԦ
𝐹1 ² = ሬሬሬሬԦ
𝑅² + ሬሬሬሬԦ ሬሬሬԦ2 . 𝐶𝑜𝑠 ɤ
𝐹22 + 2𝑅ሬԦ. 𝐹
ሬሬሬሬሬሬԦ
𝐹2 ² = ሬሬሬሬԦ
𝑅² + ሬሬሬሬԦ
𝐹12 + 2𝑅ሬԦ. ሬሬሬԦ
𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 ∝
2. Règle de Sinus
ሬሬሬԦ
𝐹1 ሬሬሬԦ2
𝐹
𝑅ሬԦ
= =
𝑆𝑖𝑛𝛽 𝑆𝑖𝑛 ɤ 𝑆𝑖𝑛 ∝
Applications numériques :
Calculs des tensions (efforts) dans les câbles, décomposition de la résultante.
1. Décomposez la force P=1000kg suivant les barres 1 et 2. Trouvez les efforts F1 et F2
dans les barres 1 et 2.
1
30°
P=1000kg
Résolution
1 ሬሬሬԦ
𝐹1
2 𝑃
𝑃 = 1000𝑘𝑔 ሬሬሬԦ2
𝐹
𝑃 𝑃 1000𝑘𝑔
𝑡𝑔 30° = ⟺ 𝐹1 = ⟺ 𝐹1 = ⟺ 𝐹1 = 1732,05𝑘𝑔
𝐹1 𝑡𝑔 30° 0,577
𝑃 𝑃 1000𝑘𝑔
𝑆𝑖𝑛 30° = ⟺ 𝐹2 = ⟺ 𝐹2 = ⟺ 𝐹2 = 2000𝑘𝑔
𝐹2 𝑆𝑖𝑛 30° 0,5
2.
60° 1
P=100kg
17 | P a g e
Résolution
60° 1 60° F1
2 F2
P=100kg
𝑃 𝑃 100𝑘𝑔
𝑆𝑖𝑛 60° = , 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐹1 = ⟺ 𝐹1 = ⟺ 𝐹1 = 116,27𝑘𝑔
𝐹1 𝑆𝑖𝑛 60° 0,86
𝐹2
𝐶𝑜𝑠 60° = , 𝐴𝑙𝑜𝑟𝑠 𝐹2 = 𝐹1 . 𝐶𝑜𝑠 60° ⟺ 𝐹2 = 116,27𝑘𝑔. 0,5 ⟺ 𝐹2 = 58,135𝑘𝑔
𝐹1
3. Trouvez les efforts dans les câbles A et B de la figure ci-dessous :
A 30° 60° B
F= 100daN
Résolution
A 30° 60° B
30°
F FA
60°
FB
𝐹𝐴
𝑆𝑖𝑛 60° = ⟺ 𝐹𝐴 = 𝐹. 𝑆𝑖𝑛 60° ⟺ 𝐹𝐴 = 100𝑑𝑎𝑁. 0,866
𝐹
𝐹𝐴 = 86,6𝑑𝑎𝑁
𝐹𝐵
𝐶𝑜𝑠 60° = 𝐹
⟺ 𝐹𝐵 = 𝐹. 𝐶𝑜𝑠 60° ⟺ 𝐹𝐵 = 100𝑑𝑎𝑁. 0,5
𝐹𝐵 = 50𝑑𝑎𝑁
18 | P a g e
4. Décomposez la force F suivant les directions 𝑑1 𝑒𝑡 𝑑2.
Y
d1 d2
45°
30°
X
80°
Résolution
F1 F1 F1 y F2 X
F2 F1X F2 F2 y
⟺ 𝐹1 = 17,70𝑁
𝐹1 𝑑𝑎𝑛𝑠 (1)
⟺ −7,5𝑁 = −0,173(17,70𝑁) − 0,707𝐹2
⟺ −7,5𝑁 = −3,0621 − 0,707𝐹2
⟺
𝐹2 = 6,2770𝑁
19 | P a g e
Chapitre IV. LES RESISTANCES PASSIVES ET PLAN INCLINE
I. RESISTANCES PASSIVES
1. Généralités sur les résistances passives
Les pièces mobiles d’une machine sont toujours soumises à l’action de certaines forces
qui produisent un travail négatif. (Nuisible)
Par exemple : le frottement, la résistance à l’air ou autre fluide, choc, raideur de corde ce
sont des résistances passives.
Par opposition, on parle de la résistance active : résistance (frottement voulu).
Exemple : freins d’automobile, bille, stylo,
Autres exemples :
- Si on lance une bille sur un plan horizontal, elle finira par s’arrêter à cause de la
résistance au moment de roulement.
- Si on lance une voiture sur une route horizontale (palier), elle finira par s’arrêter à
cause de :
Résistances dues aux frottements de divers mécanismes.
Résistances de roulement des pneus sur le sol, de la résistance de leur
déplacement de corps solide.
2. Résistance aux frottements
La force de frottement s’exerce entre deux surfaces au contact. Les surfaces présentent
toujours des imperfections ou des aspérités (qualité de ce qui est inégal) de surface car ce n’est
pas possible d’obtenir une surface polie parfaitement.
R N
𝜑 F
D
Soit une brique de poids préposant sur un plan horizontal. Puisque le plan est
horizontal, le poids équilibre par la réaction N qui est égale à P, donnons au corps un
mouvement rectiligne uniforme, vitesse constante en tirant vers la droite au moyen de la force
F. Cette force va servir à vaincre la résistance au glissement T. R est la résultante de T et N et
fait un angle 𝜑 avec N. 𝜑 est appelé phi.
Cherchons l’équilibre du bloc
∑ 𝐹𝑥 = 0
∑ 𝐹𝑦 = 0 𝐹−𝑇=0 𝑇=𝐹
⟺{ ⟺ {
𝑁−𝑃 =0 𝑁=𝑃
Lois expérimentales du frottement sec et l’énergie perdu par frottement
a) Formules sur les résistances passives.
𝑇 𝐹
En observant la figure ci-haut, le rapport 𝑜𝑢 est toujours constante pour les
𝑃 𝑁
𝑇
matériaux utilisés dans cette expérience. Cela se traduit par la formule .
𝑁
20 | P a g e
𝑇
Constant ou 𝑡𝑔𝜑 = 𝑁 ⟹ 𝑡𝑔𝜑 = 𝑓 𝑜ù 𝑡𝑔𝜑 est le coefficient de frottement du matériau.
b) Lois expérimentales du frottement sec.
- La résistance au frottement ne dépend pas de la vitesse du déplacement.
- La résistance au glissement ne dépend pas de la grandeur de la surface portante.
- La résistance au glissement est proportionnelle à la force normale N.
- Le coefficient de frottement (f) dépend de la nature des matériaux en contact et de
l’état de surface (rugosité).
NOTION DE RENDEMENT
Il est évident que lorsqu’on fournit un travail à un mécanisme quelconque (boite de
vitesse d’une automobile, dynamo, moteur d’une bétonnière, …) on ne retrouve pas à la sortie
un travail égal à celui fourni. Il y a des pertes par frottement.
Wm Wu
Wf
On appelle rendement η d’un mécanisme le rapport qui existe entre le travail récupéré
et le travail fourni aux mécanismes.
𝑤𝑢 𝑤𝑚 − 𝑤𝑓 𝑤𝑓
𝜂= = =1−
𝑤𝑚 𝑤𝑚 𝑤𝑚
NB : le rendement η (neta) sera d’autant meilleur lorsque le travail absorbé par le frottement
sera faible.
- Le rendement η sera toujours inférieur à 1 (100%) car le terme wf existe toujours malgré
l’importance d’une construction soignée.
21 | P a g e
- Puisque la puissance est égale au travail divisé par le temps, nous également dire ;
𝑤𝑢
𝑤𝑢 𝑡 𝑃𝑢 𝑃𝑓 𝑃𝑓
𝜂= = 𝑤𝑚 = = 1− ⟺ 𝜂 =1−
𝑤𝑚 𝑃𝑚 𝑃𝑚 𝑃𝑚
𝑡
Corps posé sur un plan incliné
Un parallélépipède en pente de poids P sur une plaine en pente faisant avec l’horizontal
l’angle ∝. Pour quelle valeur de ∝ le corps glisse vers le bas d’un mouvement rectiligne
uniforme.
∝ ∝
P Pn
𝑃𝑡
𝑆𝑖𝑛 ∝= ⟺ 𝑃𝑡 = 𝑆𝑖𝑛 ∝. 𝑃
𝑃
𝑃𝑛
𝐶𝑜𝑠 ∝ = ⟺ 𝑃𝑛 = 𝐶𝑜𝑠 ∝ . 𝑃
𝑃
𝑃𝑡 𝑆𝑖𝑛 ∝. 𝑃
𝑡𝑔 ∝= =
𝑃𝑛 𝐶𝑜𝑠 ∝. 𝑃
Cas de la montée.
y N
x
R F
T
∝
P Pn
Pt
:
22 | P a g e
Les équations d’équilibre sont :
∑ 𝐹𝑥 = 0
𝐹 − 𝑇 − 𝑃𝑡 = 0, 𝑜𝑟 𝑃𝑡 = 𝑃. 𝑆𝑖𝑛 ∝
{ ⟺ {
𝑁 − 𝑃𝑛 = 0, 𝑜𝑟 𝑃𝑛 = 𝑃. 𝐶𝑜𝑠 ∝
∑ 𝐹𝑦 = 0
⟺ 𝑁 = 𝑃𝑛 ⟹ 𝑁 = 𝑃. 𝐶𝑜𝑠 ∝
𝑇
On sait que 𝑡𝑔 ∝= 𝑁 = 𝑓 ⟹ 𝑇 = 𝑁. 𝑓
⟹ 𝑓 = 𝑇 + 𝑃𝑡 = 𝑁. 𝑓 + 𝑃. 𝑆𝑖𝑛 ∝
Or, 𝑁 = 𝑃. 𝐶𝑜𝑠 ∝, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠: 𝑁; 𝐹 = 𝑃. 𝐶𝑜𝑠 ∝. 𝑓 + 𝑃. 𝑆𝑖𝑛 ∝
𝑭 = 𝑷(𝒇. 𝑪𝒐𝒔 ∝ +𝑺𝒊𝒏 ∝)
Conséquence :
- Si ∝< 𝝋, le corps reste immobile.
- Si ∝≥ 𝝋, alors le corps glisse d’un mouvement rectiligne uniforme.
- Si ∝> 𝝋, le corps prend un mouvement rectiligne accéléré.
Cas de la descente.
y
R x
F T T
P Pn
∑ 𝑭𝒙 = 𝟎 ⟺ −𝑭 + 𝑻 − 𝑷𝒕 = 𝟎 ⟺ 𝑭 = 𝑻 − 𝑷𝒕, 𝒐𝒓 𝑷𝒕 = 𝑷. 𝑺𝒊𝒏 ∝
{
∑ 𝑭𝒚 = 𝟎 ⟺ 𝑵 − 𝑷𝒏 = 𝟎
𝑻 = 𝒇. 𝑵 ⟺ 𝑭 = 𝒇. 𝑵 − 𝑷. 𝑺𝒊𝒏 ∝, 𝒐𝒓 𝑵 = 𝑷. 𝑪𝒐𝒔 ∝
𝑭 = 𝒇. 𝒇. 𝑪𝒐𝒔 ∝ −𝑷. 𝑺𝒊𝒏 ∝
𝑭 = 𝑷(𝒇𝑪𝒐𝒔 ∝ −𝑺𝒊𝒏 ∝)
23 | P a g e
R’
10°
F
P = 100kg
𝑇
On sait que : 𝑡𝑔 ∝= 𝑁
∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟹ −𝑃 + 𝑁 = 0 ⟹ 𝑁 = 𝑃
𝑇 = 𝑁. 𝑡𝑔𝜑 = 100. 𝑡𝑔10 ⟹ 𝑇 = 100 × 0,17
𝑇 = 17𝑘𝑔
Corps F
P = 100kg
24 | P a g e
Résolution
R N
𝝋 F
P=100kg
𝑇
𝑡𝑔 𝜑 = 𝑁 , 𝑂𝑟 𝑁 = 100𝑘𝑔
𝑇
𝑡𝑔 10° = 100 ⟺ 𝑇 = 100𝑘𝑔. 𝑡𝑔 10° ⟺ 𝑇 = 100𝑘𝑔. 0,176
𝑻 = 𝟏𝟕, 𝟔𝒌𝒈
2. Un corps pesant 100N se trouve sur le plan incliné d’un angle de huit degré. Le corps
glisse d’un mouvement de translation uniforme vers le haut. Quelle doit-on utiliser
pour le faire monter ?
R F
y x
∝ ∝ H
0
P Pn
Pt
Résolution.
25 | P a g e
D’où :
𝑹 = 𝑭𝟏 + 𝑭𝟐 + 𝑭𝟑 + 𝑭𝟒 + ⋯ + 𝑭𝒏
La situation de la résultante est déterminée par le théorème du moment.
Exemple : 1.
F1 = 3t F2 = 4t F3 = 6t F4 = 8t
A 2m B 2m C 2m D
Pour la poutre ci-haut, trouvez la résultante et sa position (situation) par rapport au point B.
Résolution
a) Calcul de la résultante.
𝑅 = −𝐹1 + 𝐹2 − 𝐹3 + 𝐹4
⟹ 𝑅 = −3𝑡 + 4𝑡 − 6𝑡 + 8𝑡
⟹ 𝑅 = 3𝑡
b) Position de la résultante par rapport au point B
𝑀𝑅(𝐵) = ∑ 𝑀𝐹𝑖(𝐵)
𝑅. 𝑋𝑅 = 𝐹1. 2 + 0 − 𝐹3. 2 + 𝐹4. 4
6𝑡−12𝑡+32𝑡
𝑋𝑅 =
3𝑡
𝑋𝑅 = 8,6𝑚
2. Déterminer la résultante d’un convoi formé des véhicules types selon le règlement
français de 1960. Ces véhicules étant engagés sur une bande.
P P P P
𝑷/𝟐 𝑷/𝟐
A B C D E F
Trouvez également sa position par rapport au dernier essieu A.
NB : Selon la norme française de 1960, le poids standard d’un essieu vaut 120KN,
soit 12tonnes.
Résolution.
a) Calcul de la résultante
𝑅 = 𝑃1 + 𝑃2 + 𝑃3 + 𝑃4 + 𝑃5 + 𝑃6
26 | P a g e
b) Position de la résultante par rapport au point A
𝑀𝑅 (𝐴) = ∑ 𝑀(𝑃𝐼 ) ⨁
𝑅. 𝑋(𝐴) = 𝑃1 . 0𝑚 + 𝑃2 . 1,5𝑚 + 𝑃3 . 6𝑚 + 𝑃4 . 10,5𝑚 + 𝑃5 . 12𝑚 + 𝑃6 . 16,5𝑚
60𝑡. 𝑋(𝐴) = 0𝑡𝑚 + 18𝑡𝑚 + 36𝑡𝑚 + 126𝑡𝑚 + 144𝑡𝑚 + 99𝑡𝑚
𝟒𝟐𝟑𝒕𝒎
𝑿(𝑨) = = 𝟕, 𝟎𝟓𝒎
𝟔𝟎𝒕
F’
A d
B
La distance entre ces deux forces s’appelle bras du couple des forces. Toute fois le
système n’est pas en équilibre car ces 2 forces n’ont pas les mêmes supports. Le couple des
forces ne déplace pas le corps sur lequel il est appliqué car la résultante est nulle, mais le fait
de tourner (cause du moment) est appelé moment du couple (MC).
Moment d’un couple des forces (MC)
d 𝐹2 = 𝐹
J 0 K
A B
𝑙3 𝑙1 𝑙2 𝑙4
𝐹1 = 𝐹 ⨁
a) 𝑀𝐶/𝐴 = 0 − 𝐹2(𝑙1 + 𝑙2) ⟹ 𝑀𝐶/𝐴 = −𝐹2 × 𝑑
= 𝐹 × 𝑙4 − 𝐹 × (𝑑 + 𝑙4)
= 𝐹. 𝑙4 − 𝐹. 𝑑 − 𝐹. 𝑙4
⟹ 𝑀𝐶/𝐾 = −𝐹. 𝑑
27 | P a g e
d) 𝑀𝐶/𝑗 = 𝐹1. 𝑙3 − 𝐹2(𝑙3 + 𝑑)
= 𝐹. 𝑙3 – 𝐹. 𝑙3 – 𝐹. 𝑑
⟹ 𝑀𝐶/𝑗 = −𝐹2 × 𝑑
= −𝐹 (𝑙1 + 𝑙2)
⟹ 𝑀𝐶/0 = −𝐹𝑑
Le couple des forces a pour moment MC égal au produit de l’une des forces par la
distance orthogonale séparant les lignes d’action de ces forces. Il est le même quel que soit le
point.
Exemple : Trouver la résultante, le moment et la position de la résultante par rapport
au point A du système ci-dessous.
F3 = 8N 5m F1 = 6N
30°
A B
F2 = 6N
Résolution :
Calcul de la résultante.
Si R est la résultante des forces Fi et M(Fi) leurs moments respectifs par rapport à un
même axe, le moment de la résultante R par rapport à cet axe est égal à Σ𝑀(𝐹𝑖). D’où le
théorème de moment : « le moment de la résultante par rapport à un axe est égal à la
somme des moments des composantes par rapport à cet axe ».
28 | P a g e
C’est à partir de ce théorème qu’on peut trouver la somme des moments de plusieurs
forces en un point ainsi que leur résultante par rapport au même point.
Exemple :
Pour la structure ci-dessous, trouver la somme des moments par rapport aux points
indiqués.
F2 = 10t F3 = 12t
A B C D
2m 4m 3m ⨁
F1 = 6t F4 = 4t
a) 𝑚
= 𝑂𝑡𝑚 − 20𝑡𝑚 − 72𝑡𝑚 + 36𝑡𝑚
⟹ ∑𝟒𝒊=𝟏 𝑴(𝑭𝒊)/𝑨 = −𝟓𝟔𝒕𝒎
b) 𝑚
∑𝟒𝒊=𝟏 𝑴(𝑭𝒊)/𝑩 = −𝟑𝟐𝒕𝒎
c) 𝑚
= −6𝑡. 6𝑚 + 10𝑡. 4𝑚 + 12𝑡. 0𝑚 + 4𝑡. 3𝑚
⟹ ∑𝟒𝒊=𝟏 𝑴(𝑭𝒊)/𝑪 = 𝟏𝟔𝒕𝒎
d) 𝑚
= −54𝑡𝑚 + 70𝑡𝑚 + 36𝑡𝑚 + 0𝑡𝑚
⟹ ∑𝟒𝒊=𝟏 𝑴(𝑭𝒊)/𝑨 = 𝟓𝟐𝒕𝒎
29 | P a g e
Chapitre V. LES STRUCTURES ISOSTATIQUES DANS LE PLAN
1. Définition :
En RDM, les corps rigides sont appelés structures.
En effet, une structure est un corps qui :
Sert à objectif pratique.
Exemple : Ce qui peut porter des charges.
A une force définie : Est fixé à un milieu au repos, c’est-à-dire appuyé et lui aussi au
repos (en équilibre).
Quant aux problèmes de la statique des structures, ils ont toujours des problèmes
d’équilibre car une structure est sollicitée par des forces dont une partie est donnée appelées
forces actives ou charges. Les forces inconnues sont exercées par les appuis et s’opposent à
l’action des forces données pour que la structure soit en équilibre, on les appelle forces de
réactions ou tout simplement « réactions d’appuis ». Les problèmes d’équilibre des
structures isostatiques ont uniquement des solutions quand il n’y a que 3 inconnues
équilibrants à déterminer bien dur par 3 réactions d’équilibre. Ces 3 inconnues de réaction
peuvent être une force ou un complément.
Ces structures dont l’équilibre peut être assurée par 3 composants statiquement
déterminées ou structures isostatiques.
En bref, on appelle structure isostatique, une structure pour laquelle le nombre de
composants inconnus des réactions d’appuis est égale au nombre d’équations d’équilibre.
On appelle structure hyper-statique, une structure pour laquelle le nombre de
composants inconnus des réactions d’appuis est supérieur au nombre d’équations d’équilibre.
On appelle structure hypostatique, une structure pour laquelle le nombre de
composants inconnus est inférieur au nombre d’équations d’équilibre.
Degré d’hyperstaticité
𝑑° = 𝑛𝑖 − 3
Avec :
d° = degré d’hyperstaticité
ni = nombre d’inconnues
3 = nombre d’équations d’équilibre
Ex : Pour la structure ci-dessous, quel est le degré d’hyperstaticité ?
P2 P3
P1
A B
C D E
𝑛𝑖 = (3 + 2 + 1 + 2 + 3) = 11
𝑑° = 𝑛𝑖 − 3 ⟹ 𝑑° = 11 − 3 ⟹ 𝑑° = 8
2. Formes des appuis et des liaisons
Les formes des appuis sont en même temps les formes des liaisons car appuyer un corps
c’est le lier à un milieu qui est au repos.
30 | P a g e
a) Appuis encastré ou encastrement ou appuis triple
Il ne permet aucune déformation à son voisinage c-à-d, il peut fixer lui-même la
structure. Il s’agit d’une liaison qui bloque toutes les translations et rotations. Il permet de
développer aussi bien les forces de liaison que les moments de réaction.
Mur Mur
Structure
Structure
A A 𝑅𝐴𝑥
𝑅𝐴ℎ
RAY ou RA V
Structure
Structure
Structure
L’articulation peut donc transmettre une force d’une direction quelconque. Le point
d’articulation défini alors le point d’application de cette force.
Comme on peut décomposer cette force à deux composants, nous disons qu’en
articulation se développe deux composants de direction d’appuis (Vertical et Horizontal).
31 | P a g e
RAX RAx
Structure
RAH R AH
RAY ou RAV
RAY ou RAV
d) Appui mobile ou rouleau
L’appui mobile permet un déplacement parallèle au plan sous lequel les rouleaux
sont placés mais un déplacement perpendiculaire à ce plan.
Dans les structures des ponts on rencontre des appuis mobiles en deux rouleaux. Dans
les structures des bâtiments on ne développe pas des appuis aux rouleaux effectifs mais on
considère tous les appuis comme mobiles qui n’empêchent que dans une mesure importante
les déplacements dans une direction.
Comme l’appui mobile n’empêche qu’un déplacement on a donc qu’un composant de
réaction qui est perpendiculaire à la direction dans laquelle le déplacement est possible.
Comme l’encastrement est équivalent à trois barres d’appui, la poutre n’a qu’un
appui qui est l’encastrement. La détermination de réaction d’appui est un problème d’équilibre
qui consiste à faire l’équilibre à l’aide d’une force et d’un moment (couple).
32 | P a g e
LES FORCES OU CHARGES REPARTIES.
Pour ce type de charge, on commence par trouver la résultante de cette charge. Cette
résultante agit au centre de gravité.
a) Charges réparties d’une façon rectangulaire.
𝑞(𝑘𝑔/𝑚)
A B
Pour cette résultante notée par la lettre Q en majuscule il suffit de calculer la surface
qui a comme longueur et comme largeur q.
𝑄=𝑞×
Quant à ce qui est de son point de passage ou d’application, elle passe par le centre de
gravité qui se situe à /2.
b) Forces réparties d’une façon triangulaire.
q(KN/m)
A B
La résultante est l’aire d’un triangle qui a pour base et pour hauteur la charge q à
l’extrémité.
La ligne d’action de la résultante passe au tiers de la base à partir de l’angle droit pour
l’appui B ou à 2 tiers de la base à partir de l’angle aigu pour l’appui A.
𝑞. 𝑙
𝑄=
2
EXERCICES
33 | P a g e
Résolution.
1°) Schémas rendu libre
Q = q.l
RAH A C B
RAV Q RBV
2 2
𝑝(𝑘𝑁/𝑚)
A B
2 3 3 ⨁
𝑅𝐵𝑥 = 0 (1)
∑ 𝐹𝑥 = 0
𝑝.𝑙
∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑦 − + 𝑅𝐵𝑦 = 0
2
∑ 𝑀/𝐵 = 0 𝑝.𝑙 𝑙
−(0. 𝑅𝐵𝑦) − ( . ) + 𝑅𝐴𝑦. 𝑙 = 0
{ { 2 3
𝑝.𝑙
𝑅𝐵𝑦 = − 𝑅𝐴𝑦 (2)
2 𝑝.𝑙 𝑝.𝑙
{ 𝑝.𝑙2 ⟺ (3) 𝑑𝑎𝑛𝑠 (2): 𝑅𝐵𝑦 = −
2 6
6
𝑅𝐴𝑦 = (3)
𝑙
𝑝.𝑙
𝑅𝐵𝑦 =
3
34 | P a g e
HYPOTHESES DE LA RESISTANCE DES MATERIAUX
La résistance des matériaux appliquée utilise des lois et des méthodes de calcul qui ne
sont pas applicables théoriquement exactes sous quelques hypothèses simplificatrices.
1. Matière de la structure
- La matière doit être réellement continue.
- La matière est isotope, c’est-à-dire dans un plan de section droites les
propriétés doivent être les mêmes dans toutes les directions.
- La matière doit être homogène, c’est-à-dire avoir les mêmes propriétés à tous
les points.
2. La forme des structures
Les différentes pièces des structures sont définies par la fibre moyenne et les sections
droites d’une surface perpendiculaire en tous les points de la fibre moyenne par rapport à
celle-ci :
La fibre moyenne est la fibre qui correspond à l’axe de symétrie : c’est le lieu
géométrique de différents centres de gravités de différentes sections droites d’une structure.
Fibre moyenne
- Une pièce ou une structure est en section constante, la section ne change pas le
long de la fibre moyenne.
- Si la surface de la section change mais les centres de gravité restant sur la fibre
moyenne, on dit que la structure est en section variable.
G1 G2 G3 G4
Fibre moyenne
Selon la forme de fibre moyenne, on parle des pièces droites, quand la fibre moyenne
est une ligne droite et on parle des pièces courbes quand la fibre moyenne est une courbe.
« Au cours de la déformation d’une pièce, une section droite reste plane, identique à
elle-même et normale à la fibre moyenne déformée ». Cette hypothèse a été vérifiée en
traction simple ainsi qu’en compression simple. Pour le cisaillement, elle est admise par
analogie. Elle s’applique aussi en flexion pure. Mais ne s’applique pas en flexion simple à
cause de l’effort tranchant, la section n’est plus rigoureusement plane. Mais aussi en torsion.
35 | P a g e
HYPOTHESE DE BARRE DE SAINT-VENANT
Considérant deux pièces identiques à leurs parties centrales toutes les deux sollicitées
par traction suivant leur axe par les deux forces opposées F, les modes de (sollicitation)
application étant différents.
F F
F F
1. Cas d’une poutre sur deux appuis avec une charge locale.
Résoudre la poutre ci-dessous :
P = 20kg
A B
3m 4m
Résolution
1°) Détermination des réactions aux appuis
S.R.L
P = 20kg
𝑅𝐴𝑥
A C B
𝑅𝐴𝑦 3m 4m 𝑅𝐵𝑦 ⨁
36 | P a g e
∑ 𝐹𝑥 = 0 𝑅𝐴𝑥 = 0𝑘𝑔 (1) 𝑅𝐴𝑦 = 20𝑘𝑔 − 𝑅𝐵𝑦 𝑅𝐴𝑦 = 11,5𝑘𝑔
{ ∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟺ {𝑅𝐴𝑦 − 𝑃 + 𝑅𝐵𝑦 = 0 (2) ⟺ { 60𝑘𝑔 ⟺{
𝑅𝐵𝑦 = 7𝑚 𝑅𝐵𝑦 = 8,57𝑘𝑔
∑ 𝑀/𝐴 = 0 𝑃. 3𝑚 − 𝑅𝐵. 7𝑚 = 0 (3)
2°) Calcul des efforts intérieurs aux points remarquables.
Au point A TA
𝑅𝐴𝑥 NA
M
𝐴
A
Tapez une équation ici.
𝑅𝐴𝑦
1) Calcul de NA
∑ 𝐹𝑥 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑥 + 𝑁𝐴 = 0 ⟺ 𝑁𝐴 = 0𝑘𝑔
2) Calcul de TA
∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑦 + 𝑇𝐴 = 0 ⟺ 𝑇𝐴 = −11,5𝑘𝑔
3) Calcul de moment
M/A = 0kgm.
Au point C
P
𝑅𝐴𝑥 A M NC
C
TC
𝑅𝐴𝑦
1) Calcul de NC
∑ 𝐹𝑥 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑥 + 𝑁𝐶 = 0 ⟺ 𝑁𝐶 = −𝑅𝐴𝑥 ⟺ 𝑁𝐶 = 0𝑘𝑔
2) Calcul de TC
∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑦 + 𝑇𝐶 − 𝑃 = 0 ⟺ 𝑇𝐶 = 𝑃 − 𝑅𝐴𝑦 ⟺ 𝑇𝐶 = 20𝑘𝑔 − 11,5𝑘𝑔
𝑇𝐶 = 8,5𝑘𝑔
3) Calcul du moment
𝑀𝐶 = 𝑅𝐴𝑦. 3𝑚 ⟺ 𝑀𝐶 = 11,5𝑘𝑔. 3𝑚 ⟺ 𝑀𝐶 = 34,5𝑘𝑔𝑚
Au point B
TB
𝑅𝐴𝑥 P
𝑀𝐵
NB
A C B
3m 4m 𝑅𝐵𝑦
𝑅𝐴𝑦
37 | P a g e
1. Cas d’une poutre sur deux appuis avec charge oblique.
P2 = 300N P1 = 400N
A C D 30° B
1,5m 3,5m 3m
Résolution
𝑃 𝑥 = 𝑃1 . 𝐶𝑜𝑠 30° 𝑃 𝑥 = 346,4𝑁 ←
𝑃1 { 1 ⟺ { 1
𝑃1 𝑦 = 𝑃1 . 𝑆𝑖𝑛 30° 𝑃1 𝑦 = 200𝑁 ↓
P2 = 300kg 𝑃1 𝑦 = 200𝑘𝑔
𝑅𝐴𝑥 𝑃1 𝑥 = 346,4𝑁
𝑅𝐴𝑥
A C D B
1,5m 3,5m 3m ⨁
𝑅𝐴𝑦
𝑅𝐵𝑦
Calcul des réactions
∑ 𝑀𝐴 = 0 𝑅𝐴 𝑦. 0𝑚 + 𝑃2 1,5𝑚 + 𝑃1 𝑦. 5𝑚 − 𝑅𝐵 𝑦. 8𝑚 = 0 (1)
⟺ {∑ 𝑀𝐵 = 0 ⟺ {𝑅𝐵𝑦. 0𝑚 − 𝑃1 𝑦. 3𝑚 − 𝑃2 . 6,5𝑚 + 𝑅𝐴𝑦. 8𝑚 = 0 (2)
∑ 𝐹𝑥 = 0 𝑅𝐴𝑥 − 𝑃1 𝑥 = 0 (3)
38 | P a g e
0 + 450𝑁𝑚 + 1000𝑁𝑚 − 𝑅𝐵𝑦. 8𝑚 = 0 (1)
−𝑅𝐵𝑦. 8𝑚 = −2450𝑁𝑚 (1)
⟺ { 0 − 600𝑁𝑚 − 1950𝑁𝑚 + 𝑅𝐴𝑦. 8𝑚 = 0 (2) ⟺ {
𝑅𝐴𝑦. 8𝑚 = 2550𝑁𝑚 (2)
𝑅𝐴𝑥 = 346,41𝑁 (3)
𝑅𝐵𝑦 = 181,25𝑁
⟺{
𝑅𝐴𝑦 = 318,75𝑁
Calcul des efforts intérieurs
Au point A TA
𝑅𝐴𝑥
A NA
𝑅𝐴𝑦
𝑅𝐴𝑥 MC
A C NC
1,5𝑚
TC
𝑅𝐴𝑦
Calcul de l’effort normal NC
∑ 𝐹𝑥 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑥 + 𝑛𝑐 = 0 ⟺ 𝑁𝐴 = −346,41𝑁
Calcul de l’effort tranchant TC
∑ 𝐹𝑦 = 0 ⟺ 𝑅𝐴𝑦 + 𝑇𝐶 − 𝑃2 = 0 ⟺ 𝑇𝐶 = 𝑃2 − 𝑅𝐴𝑦 ⟺ 𝑇𝐶 = −18,75𝑁
Calcul du moment fléchissant MC
𝑅𝐴𝑦. 1,5𝑚 + 𝑀𝐶 = 0 ⟺ 𝑀𝐶 = −478,125𝑁𝑚
Au point D
1,5𝑚 P2 3,5𝑚 P1 y
𝑅𝐴𝑥 𝑃1 𝑥 ND
𝑀𝐷
TD
𝑅𝐴𝑦
39 | P a g e
Calcul du moment fléchissant MD
⟺ 𝑅𝐴𝑦. 5𝑚 − 𝑃2 . 3,5𝑚 + 0𝑁𝑚 + 𝑀𝐷 = 0 ⟺ 𝑀𝐷 = −1593,75 + 1050
⟺ 𝑀𝐷 = −543,75𝑁𝑚
Au point B
P2 𝑃1 𝑦 TB
𝑅𝐴𝑥
A C 𝑃1 𝑥 D B𝑀𝐵 NB
𝑅𝐴𝑦 1,5m 3,5m 3m
𝑅𝐵𝑦
40 | P a g e
𝑃2 𝑃1
41 | P a g e
LES SOLLICITATION SIMPLES
Les sollicitations sont les résultats des forces intérieures (éléments de réduction) et sont
relatives à la section.
Les éléments de réduction M, N, T et Mt définissent les sollicitations de la section. Il y
a cinq genres de sollicitations simples :
- La traction ou l’extension (N)
- La compression (N’)
- Le cisaillement (T)
- La flexion (Mf)
- La torsion (Mt)
Un corps est sollicité en :
1) Traction ou l’extension
2) La compression
3) Le cisaillement
Il y a cisaillement lorsque les efforts intérieurs se réduisent en deux forces égales qui
tendent à séparer le corps en deux tronçons en le faisant glisser, l’un par rapport à l’autre,
suivant le plan de la section
Exemple : Une tôle pressée entre les lames parallèles d’une cisaille, le rivet assemblant
deux tôles ou deux profilés, …
4) La torsion
5) La flexion
42 | P a g e
ETUDE DU DIAGRAMME D’ESSAI DE TRACTION DE L’ACIER
Nous considérons seulement l’essai classique de traction d’une éprouvette en acier doux.
F1 F2
En reportant sur un graphique les résultats de l’essai on trouve, pour l’acier doux une courbe.
Force unitaire
𝜎
C
𝜎𝑒 A B D
0 a b c 𝜀(𝑑é𝑓𝑜𝑟𝑚𝑎𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑢𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒)
Cette courbe comprend d’abord une partie rectiligne 0A, l’ordonné du point A est appelé
limite élastique, noté 𝜎𝑒 sa valeur est de 240MPa pour l’acier doux. Tant que la contrainte reste
inférieure à cette valeur, c-à-d tant que l’on se trouve dans le segment 0A de la courbe,
l’allongement est proportionnel à la contrainte.
43 | P a g e
La partie 0A de la courbe de traction définit le domaine élastique. Si on supprime
l’effort de traction, on revient au point d’origine 0.
Au-delà du point A se situe la zone des déformations permanentes. La courbe présente
d’abord un palier AB, l’éprouvette s’allongeant sans que l’effort ne change sensiblement de
valeur.
AB caractérise le domaine plastique, au-delà de la partie élastique 0A, un faible
accroissement de la contrainte donne un allongement important, la courbe se relevant jusqu’à
un maximum C correspondant à la limite de rupture. A ce stade apparait le phénomène de
striction, la déformation de l’éprouvette n’est plus homogène, elle se concentre au voisinage
d’une section sensiblement centrale dont l’aire diminue rapidement. Le point figuratif décrit
alors la poutre descendante CD de la courbe, jusqu’à la rupture de l’éprouvette.
F F
L’
Après la rupture rapprochons les deux parties de l’éprouvette et mesurons l’allongement total 𝐿′ − 𝐿.
Par convention, l’allongement total 𝐿′ − 𝐿 est supposé uniformément reparti sur la longueur L de
l’éprouvette.
Le coefficient d’allongement A% est l’allongement rapporté à une longueur de 100mm.
𝐿′ − 𝐿
𝐴% = × 100%
𝐿
LA LOI DE HOOKE
𝐶 = 𝑡𝑔 ∝ F
𝐹 = 𝐶. Δ𝐿
∝
∆𝐿
Etant donné que les résultats différents selon plusieurs paramètres dont la longueur et le
diamètre du fil, il convient d’établir la réaction entre les quantités 𝜎 𝑒𝑡 𝜀 avec :
𝜀 = 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑟𝑒𝑙𝑎𝑡𝑖𝑓 𝑜𝑢 𝑢𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒.
∆𝐿
𝜀 = 𝐿 𝑜ù ∆𝐿 = 𝑎𝑙𝑙𝑜𝑛𝑔𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑒𝑠𝑢𝑟é 𝑑𝑢 𝑓𝑖𝑙
ℓ = 𝑙𝑜𝑛𝑔𝑢𝑒𝑢𝑟 𝑜𝑟𝑖𝑔𝑖𝑛𝑎𝑙𝑒 𝑑𝑢 𝑓𝑖𝑙
44 | P a g e
𝐹
𝜎 = 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑢𝑛𝑖𝑡𝑎𝑖𝑟𝑒 𝐶 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑙𝑜𝑖𝑛 𝑎𝑝𝑝𝑒𝑙é𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒 𝜎 =
𝑆
𝐹 ∶ 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 𝑎𝑝𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢é𝑒 𝑎𝑢 𝑓𝑖𝑙 (𝑁 𝑜𝑢 𝑑𝑎𝑁)
𝑆 ∶ 𝑠𝑢𝑟𝑓𝑎𝑐𝑒 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑑𝑢 𝑓𝑖𝑙 (𝑐𝑚 2 )
D’où le diagramme indépendant du corps d’essai relatif au matériaux.
Les considérations précédentes à définir des contraintes maximales à ne pas dépasser de façon
à ne pas entrainer la ruine des constructions ou parfois même de façon à limiter les déformations pour
des simples raisons esthétiques alors que la sécurité n’est pas un jeu.
La règle de base est de ne pas dépasser la limite élastique des matériaux utilisés, et même de se
placer sensiblement en-dessous en utilisant des coefficients de sécurité.
Les principales raisons motivant l’introduction de coefficient de sécurité sont les suivants :
Les caractéristiques des matériaux ne sont pas connues qu’avec une certaine dispersion. Cette
dispersion peut être assez forte dans certains cas par exemple la résistance à la compression
des bétons.
Les sollicitations auxquelles sont soumises les constructeurs ne sont pas toujours connues avec
précision (par exemple les efforts exercés par le vent).
Les matériaux utilisés dans les constructions ne présentent exactement des images fidèles des
éprouvettes sur lesquelles ont été mesurées les caractéristiques des matériaux.
Les matériaux peuvent s’altérer au cours du temps, ce qui peut modifier les caractéristiques
intrinsèques choisies dans les calculs, etc.
45 | P a g e
Chapitre VI. LA TRACTION (EXTENSION) ET LA COMPRESSION
SIMPLE
I. LA TRACTION OU EXTENSION
1. Notion générale
On dit qu’il y a traction simple quand toutes les forces internes engendrées dans une
section quelconque se ramènent à une seule résultante appelée l’effort normal, (longitudinal et
axial) agissant le long de l’axe perpendiculairement à la section considérée. Cet effort doit être
positif 𝑁 ≠ 0, 𝑀 = 0, 𝑇 = 0, 𝑀𝑓 = 0.
𝑥′ 𝑥′
B
b b
L C D
C D
A
ℓ
𝑥 𝑥
N N
Nous admettons que les forces f sont uniformément répartie, ce qui revient à dire que
chaque unité de la surface de section droite CD supporte le même effort. La valeur numérique
de celui-ci est donc égale à :
𝑁
𝜎= 𝑂ù ∶ 𝜎 = 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙𝑒 (𝑁/𝑚𝑚2 )
𝑆
𝑁 = 𝑒𝑓𝑓𝑜𝑟𝑡 𝑛𝑜𝑟𝑚𝑎𝑙 𝑑𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 (𝑁)
𝑆 = 𝑠𝑒𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑡𝑟𝑎𝑛𝑠𝑣𝑒𝑟𝑠𝑎𝑙𝑒 𝑒𝑛 𝑁/𝑚𝑚2
Les inéquations d’équarrissage fixent une limite à ne pas dépasser pour les contraintes.
Elles peuvent permettre à déterminer les dimensions des pièces, mais le plus important on se
fixe les dimensions puis on vérifie que les contraintes maxima respectent l’équation
d’équarrissage.
Si cette équation n’est pas respectée, il faut modifier les dimensions de la pièce jusqu’à
ce que la contrainte admissible ne soit pas dépassée.
4. Expression de l’allongement correspondant à une déformation
élastique
Le poids de barre est négligé devant l’effort de traction N supposé beaucoup plus
grand.
Nous savons que :
∆𝐿 𝑁
𝜎 = 𝐸. ℰ (1) 𝑜𝑟 (2) ;
ℰ= 𝜎= (3)
𝐿 𝑆
En remplaçant (2) et (3) dans (1), nous obtenons :
𝑁 ∆𝐿 𝐿.𝑁 1 𝑁.𝐿
=𝐸× ⟹ ∆𝐿 = = ×
𝑆 𝐿 𝐸.𝑆 𝐸 𝑆
Où : N = la charge en N
S = la section transversale
Exercices
Un tirant de longueur L = 4m est formé d’un rond en acier doux dont les extrémités
sont filetées. Sachant que ce tirant est soumis à un effort constant de traction égale à 30.000N.
Déterminer :
1) Le diamètre de ce rond
2) La contrainte normale dans toute la section droite de la partie lisse ;
3) L’allongement total. On prendra 𝑅𝑝 = 100𝑁/𝑚𝑚2 ; 𝐸 = 200.000𝑁/𝑚𝑚2
Solution
1. Soit d le diamètre.
On sait que :
𝑁 30.000
𝑆≥ , 𝑠𝑜𝑖𝑡 ⟹ 𝑆 ≥ 300𝑚𝑚2
𝑅𝑝 100
𝜋𝑑2 3,14𝑑2 1200
𝑂𝑟 𝑆 ≥ ⟹ 300 ≥ ⟹ 1200 ≥ 3,14𝑑 2 ⟹ ≥ 𝑑2
4 4 3,14
𝑑 = 19,5𝑚𝑚
Soit la valeur normalisée de 24mm.
2. Contrainte normale dans la partie droite
Elle est donnée par la relation suivante :
𝑁 30.000 120.000 120.000
𝜎= = 242
= =
𝑆 𝜋. 3,14×242 1808,64
4
𝑆 = 452𝑚𝑚2
𝜎 = 66,3𝑁/𝑚𝑚2
3. Allongement total
30.000×4000 1200
∆𝐿 = = = 1,3𝑚𝑚
200.000×452 904
47 | P a g e
LES APLICATIONS DE LA TRACTION
1. Calcul des câbles destinés aux appareils de levage
1) Généralités sur les câbles.
a) Constitution
Les câbles se font en chanvre ou en acier. Les câbles en chanvre sont obtenus en
torsadant de grosses ordres ou torons généralement au nombre de trois (fig. 1).
Les câbles en acier sont exécutés d’une manière analogue, en partant de fils de faible
diamètre en acier doux étiré ou en acier fondu au creuset.
Chaque toron est formé d’un nombre variable de ces fils enroulés en hélice, autour d’une âme
en chanvre. Les torons sont eux-mêmes torsadés autour d’une âme en chanvre ou en acier
(fig.2).
Une telle conformation confère au câble une flexibilité que ne saurait avoir une tige
d’acier de section équivalente et qui permet son enroulement sur la poulie ou un tambour de
treuil.
b) Diamètre d’enroulement.
A son passage sur une poulie le câble se courbe. Il en résulte que les fibres de la poutre
convexe sont plus allongées que celles de la concave et supportent une tension qui s’ajoute à
l’effet propre de la charge (fig. 3).
Pour que cette tension ne soit pas exagérée le diamètre à l’enroulement D doit être
approprié au diamètre D du câble ses valeurs suivantes sont pratiquement adoptées :
48 | P a g e
Fig. 1 Fig. 2 Câbles en chanvre
Torons toron
Ame en chanvre
𝐵1
𝐵0
𝐶0
𝐷0
𝐶1
𝐷1
Fig. 3
49 | P a g e
2) Influence du poids du câble
Pour les câbles de grande longueur, ceux de puits de mines par exemple, il faut ajouter
au poids de la charge à soulever le poids propre du câble.
Exemple : Un câble en acier formé de 34 torons de chacun 7 fils de 2,2mm se rompt aux
essais sous une charge de 1 100 000N. La masse du câble est de 8kg/m.
1°) Quelle charge utile peut-il enlever à une profondeur de 750m, sachant que le coefficient de
sécurité adopté est de 8 ?
2°) Calculer la contrainte normale maximale dans la partie rectiligne du câble.
Solution
Données
- Nombres de torons : 34
- Nombre de fils par toron : 7
- Diamètre d’un fil : 2,2mm
- Charge de rupture CHR : 1 100 000N
- La masse du câble : MC = 8kg/m = 80N/m
- Profondeur : 750m
- Coefficient de sécurité : s = 8
Inconnues
- La charge utile : Pu = ?
- 𝜎 𝑚𝑎𝑥 = ?
Calculs
𝐶𝐻 1 100 000
1°) 𝑃𝑢 = 𝑅 =
𝑠 8
𝑃𝑢 = 137 500𝑁
Cette charge comprend le poids du câble et celui de la charge à soulever.
𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑𝑢 𝑐𝑎𝑏𝑙𝑒 ∶ 𝑃𝑐 = 80𝑁/𝑚 × 70𝑚 = 60 000𝑁
𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑖𝑑𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑐ℎ𝑎𝑟𝑔𝑒 à 𝑠𝑜𝑢𝑙𝑒𝑣𝑒𝑟 ∶ 𝑃𝑐𝑠 = 𝑃𝑢 − 𝑃𝑐
⟹ 𝑃𝑐𝑠 = 137500𝑁 − 60000𝑁 = 77 500𝑁
50 | P a g e
S1
S2
S3
S4
N
2. Il se peut que les dimensions de la section conduisent à un diamètre exagéré pour un
seul câble ; celui-ci aurait trop de raideur et il faudrait, pour l’enrouler un tambour de
grand diamètre. On trouve la difficulté en plaçant cote à cote plusieurs câbles
identiques dont la somme de leur section équivaut à la section calculée. Ces câbles sont
parfois réunis transversalement comme l’indique la figure ci-dessous.
9
7 8
6
4 5
2
3
1
9 1
7 8
6
4
5
3
2
51 | P a g e
3. Influence pendant le démarrage de l’inertie de la charge à soulever
Soit une charge de masse M à soulever. Son poids est de 𝑃 = 𝑀. 𝑔. Le câble va tirer
sur elle avec une force F dirigée verticalement de bas en haut calculant l’intensité de cette
force.
1°) Au départ la vitesse de la charge est nulle. Admettons que, pendant la période de
démarrage, elle aille en croissant progressivement, c-à-d proportionnelle au temps. Le
mouvement de la charge est uniformément accéléré.
Soit ɤ cette accélération, dirigée verticalement de bas en haut. L’accélération ɤ est
due à la résultante des forces F et P appliquées à la charge.
Cette résultante, comme l’accélération qu’elle produit est dirigée vers le haut, donc
𝐹 > 𝑃 et la valeur de la résultante est : 𝑅 = 𝐹 − 𝑃.
En vertu de la loi fondamentale de la dynamique, on a : 𝑅 = 𝐹 − 𝑃
⟹ 𝑀. ɤ = 𝐹 − 𝑀. 𝑔 ⟹ 𝐹 = 𝑀. ɤ + 𝑀. 𝑔 ⟹ 𝐹 = 𝑀(ɤ + 𝑔)
2°) Inversement pendant le démarrage, la charge tire sur le câble avec une force égale
et directement opposée à F (égalité de l’action et de la réaction).
Si ɤ n’est pas négligeable comparativement g, il faut en tenir compte.
52 | P a g e
3°) Lorsque le démarrage est achevé c’est–à-dire lorsque le mouvement d’ascension
devient uniforme, ɤ = 0 ∶ le câble ne tire plus sur la charge qu’avec une force 𝐹 = 𝑃.
II. LA COMPRESSION
1. Exemples de corps sollicités à la compression
Un mur de maçonnerie, un pilier en béton armé, une colonne en fonte, un pivot, un
grain de crapaudine (fig. 1) sont des corps soumis à des efforts de compression.
1°) Si la longueur L est inférieure à 5 fois la plus faible des dimensions transversales, la pièce
est dite courte : l’expérience montre qu’elle reste droite lorsqu’on la comprime, la
compression ayant seulement pour effet de raccourcir ses fibres (fig. 2).
Fig. 2
2°) Si la longueur L est supérieure à 5 fois la plus petite dimension de la section droite la pièce
est dite longue, elle peut alors fléchir lorsqu’on la comprime. (Fig. 3)
53 | P a g e
On appelle flambage, cette flexion latérale susceptible de provoquer la rupture lorsque sa
charge P croit.
Règle plate
On opère sur des éprouvettes cylindriques ou prismatiques, placées entre les plateaux
d’une presse hydraulique (Fig. 4).
Au début de l’essai les raccourcissements sont élastiques et directement proportionnels
aux charges appliquées.
N N
é𝑝𝑟𝑜𝑢𝑣𝑒𝑡𝑡𝑒
𝑏
Par glissement
Par glissement
54 | P a g e
Par dilatation pour les substances ductiles comme le fer, l’acier, le cuivre, le bronze,
les briques apparaissent sur la surface extérieure.
Par glissement suivant des surfaces de séparation obliques pour granuleuses comme la
fonte, les pierres, les briques ;
Par glissement pour les substances fibreuses comme le bois sous l’action d’efforts
dirigés suivant les fibres.
On a constaté que l’acier, le cuivre, le bronze ont une résistance à la rupture par
compression sensiblement égale à la résistance à la rupture par extension.
Par contre, la fonte résiste beaucoup mieux à la compression qu’à la traction : Sa limite
de résistance est de 600 à 800N/mm² à la compression alors qu’elle est de 100 à
400N/mm² à l’extension.
3. Contrainte normale dans une section droite.
𝑥
𝑥
N ℓ
𝐴
𝐿
𝐶 𝐷 𝐶 𝐷
𝐵
𝑓𝑓 𝑓 𝑓 𝑓 𝑓
Fig. 6 𝑥′ 𝑥′
Soit N l’effort de compression dirigé suivant l’axe de 𝑥𝑥′ uniformément repartie sur
toute la section du solide (Fig. 6).
Imaginons une section droite CD séparant la pièce en deux tronçons A et B. Isolons le
tronçon A, pour le maintenir en équilibre appliquons en chaque élément de la section des
forces f perpendiculaire à CD qui représentent les actions qu’exerçait le tronçon B sur le
tronçon A. Leur résultante 𝑁′ est évidemment égale et directement opposé à 𝑁. Si nous
admettons que les forces f correspondant à deux éléments quelconques égaux à la section CD
sont égales, chaque unité de surface de cette section CD supporte un même effort dont la
.
valeur est égale au quotient de 𝑁′ par C, on l’appelle contrainte normale 𝜎 𝑁/𝑚𝑚²
𝑁
𝜎=
𝑆/𝑚𝑚²
4. Contrainte de la résultante d’une pièce courte comprimée.
Pour que la pièce résiste en toute sécurité, il faut que la contrainte normale soit au plus
égale à la résistance pratique à la compression d’où :
𝑁
≤ 𝑅𝑝. 𝑁/𝑚𝑚²
𝑆/𝑚𝑚²
Selon les besoins cette formule s’emploie également sous les formes équivalentes.
𝑁
𝑆 ≥ 𝑅𝑝 𝑜𝑢 𝑁 ≤ 𝑆 × 𝑅𝑝.
55 | P a g e
Remarques : Dans les calculs on prendra généralement la même résistance pratique à la
compression et à l’extension (traction) sauf pour des matériaux tels que la fonte et le béton.
Cas de la fonte :
- 𝑇𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ∶ 𝑅𝑝 = 10 à 20𝑁/𝑚𝑚²
- 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 ∶ 𝑅𝑝 = 100 à 120𝑁/𝑚𝑚²
Cas du béton :
- 𝑇𝑟𝑎𝑐𝑡𝑖𝑜𝑛 ∶ 𝑅𝑝 = 0,7𝑁/𝑚𝑚²
- 𝐶𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛 ∶ 𝑅𝑝 = 7𝑁/𝑚𝑚²
5. Expression de raccourcissement correspondant aux déformations élastiques.
On vérifie que le raccourcissement ∆𝐿 d’une pièce de longueur L est donné par la
formule : analogue à celle de l’extension.
𝑁 1
∆𝐿 = ×
𝐸 𝑆
∆𝐿
Si l’on appelle 𝑖 = le raccourcissement unitaire, on peut écrire :
𝐿
∆𝐿 𝑁 1 1 𝜎 = 𝐸. 𝑖
𝐿
= ×
𝑆 𝐸 𝑖=𝜎×
𝐸
E : est le module d’élasticité longitudinale, module de YOUNG, coefficient de
proportionnalité. Il caractérise les matériaux.
Pivot
Grains de crapaudine
56 | P a g e
2°) Condition de non expulsion du lubrifiant ou condition de graissage.
Le pivot tourne en glissant sur le grain et pour éviter le graissage, il faut lubrifier. Afin
que la pellicule de lubrifiant subsiste entre les surfaces frottant, la pression résultante de
l’application de la charge N doit être inférieure à une certaine valeur n déterminée par
l’expérience. P dépend de la vitesse de rotation et aussi du mode de graissage (libre ou sous
pression) : 𝑝 = 200 à 500𝑁/𝑐𝑚² pour les grandes vitesses et graissage libre ;
𝐷 = 1 000 à 1 500𝑁/𝑐𝑚² pour les vitesses lentes et graissage libre ; Supposons que la
pression ne doit pas dépasser 500𝑁/𝑐𝑚² ou 5𝑁/𝑚𝑚². Avec les données précédentes, la
condition de graissage s’écrit :
𝑁 𝑁 4 500
≤ 5𝑁/𝑚𝑚2 Soit 𝑆 ≥ 𝑆 𝑜𝑢 5 𝑜𝑢 900𝑚𝑚2 𝑑 ′ 𝑜ù 𝑑 ≥ 33,8𝑚𝑚
𝑆
57 | P a g e
⟺ 𝐷 ≥ 3,38𝑐𝑚 ⟺ 𝐷 ≥ 33,8𝑚𝑚
3°) Condition de limitation de température
8 8
3
×𝑁×𝑓×𝑛′ 3
×4 500×0,05×3,33𝑡𝑟/𝑠
⟺𝐷≥ ⟺ 𝐷≥
𝐴 70 000
⟺ 𝐷 ≥ 0,028𝑚 ⟺ 𝐷 ≥ 28𝑚𝑚
1. Généralités
Une pièce est sollicitée au cisaillement lorsque les efforts qu’elle supporte s’exercent
perpendiculairement à sa longueur ou à son axe ayant tendance à faire glisser une des parties
par rapport à l’autre dans la section transversale comme le fait une cisaille sur la tôle qu’elle
découpe.
T T
Tôle
A
B
Glissement de B sur A
T T
Les pièces soumises au cisaillement sont les axes d’articulation les boulons ou rivets
mal serrés des tôles découpées ou perforées au poinçon, les clavettes.
𝑅𝑝𝑔 = 𝑅𝑝 𝑒𝑥𝑡
En admettant un coefficient de sécurité s : on en déduit dans chaque cas une résistance pratique
de glissement.
𝑅𝑝 𝑒𝑥𝑡
𝑅𝑝𝑔 =
𝑠
58 | P a g e
3. Contrainte tangentielle du cisaillement
Cette contrainte est dite tangentielle parce qu’elle s’exerce tangentiellement au plan de la
section cisaillée : Elle est donnée par :
𝑇
𝜏=
Où : 𝑆
- T : effort tranchant
- S : section transversale
4. Condition de résistance au cisaillement
Pour qu’une pièce sollicitée au cisaillement résiste en toute sécurité, il faut que la contrainte
tangentielle soit au plus égale à la résistance pratique au cisaillement Rpg.
𝑇
= 𝑅𝑝𝑔
𝑆
Selon les besoins, cette formule s’écrit sous les formes :
𝑇 ≤ 𝑅𝑝𝑔 × 𝑆 𝑇
Ou 𝑆≥
𝑅𝑝𝑔
5. La loi de HOOKE pour le cisaillement
La direction v est directement proportionnelle à l’effort tranchant, inversement
proportionnelle à la section S. En outre elle dépend de la nature des matériaux considérée d’où
la section :
1 𝑇
ɤ= ×
𝐺 𝑆
Où G est le module d’élasticité transversale. Pour les matériaux 𝐺 ≅ 0,4𝐸. En
particulier le module d’élasticité longitudinale d’un acier étant 𝐸 = 200 000𝑁/𝑚𝑚² son
module d’élasticité transversale est : 𝐺 = 80 000𝑁/𝑚𝑚²
Le diamètre d doit être choisi en fonction de l’épaisseur la plus grande des tôles à
assembler plusieurs formules empiriques sont utilisées à cet effet.
45. 𝑒
𝑑= 𝑑 = √50. 𝑒 − 4 Et 𝑑 = 0,7𝑒 + 12𝑚𝑚
15 + 𝑒
59 | P a g e
Dans lesquelles e, et d doivent s’exprimer en mm. La valeur obtenue doit être
éventuellement corrigée afin de pouvoir utiliser un des diamètres de la série normalisée.
Dans le calcul, les rivets sont assimilés à des simples broches sollicités au cisaillement.
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