Ministère de la santé
institut National de formation supérieure paramidecale _TBESSA_
Module:PMC 2eme partie
option:SFSP 1ère année Master
troubles psychopathologique de la
puerpéralité et grossesse
Réalisée Par: Encadré par:
[Link] Malak [Link]
[Link] hadjer
2024/2025
Le plan:
Introduction
1/Les troubles psychopathologique de la grossesse
2/Les troubles psychopathologique de la puerpéralité
3/Les facteurs de risques
4/Le Diagnostic
5/La prise en charge
6/Le rôle de la SF
Conclusion
Introduction:
La grossesse et le post-partum constituent une période
de vulnérabilité psychologique majeure pour les femmes,
allant au-delà des simples changements hormonaux. Un
spectre de troubles psychopathologiques peut émerger,
allant du baby blues à la dépression post-natale,
l'anxiété, le TOC et la psychose puerpérale. Ces troubles
ont un impact significatif sur la santé maternelle, la
relation mère-enfant et l'équilibre familial.
Les troubles psychopathologiques au cours de la grossesse
a/ nausées et vomissements
Les femmes présentent au cours du premier trimestre de grossesse
des nausées et des vomissements dans 50 % des cas, sans
retentissement sur leur état général. Ces troubles disparaissent
spontanément au deuxième trimestre.
avec un retentissement à type de perte de poids, déshydratation,
troubles hydroélectrolytiques.
b/ les troubles anxieux
Les troubles anxieux touchent entre 5 et 15 % des femmes dans la période
prénatale, notamment aux premier et dernier trimestres de la grossesse.
Les craintes sont fréquemment centrées sur la grossesse et peuvent
concerner les changements corporels, une malformation fœtale,
l’accouchement ou l’aptitude à s’occuper de l’enfant. Ces craintes peuvent
être favorisées par des antécédents de complications lors d’une grossesse
antérieure.
La peur peut être continue ou survenir par crises, engendrer de l’évitement
ou la recherche de réassurance, provoquer des obsessions et/ou des
compulsions, et des troubles des conduites [Link] les angoisses
peuvent avoir une expression somatique.
Elle peuvent favoriser le déclenchement de contractions utérines,
avec parfois menace d’un accouchement prématuré.
C/la dépression anténatal
Elle touche environ 10 à 20 % des femmes enceintes. Elle est le
plus souvent d’intensité légère ou moyenne. Il s’agit d’un
épisode dépressif caractérisé, avec une culpabilité, des
inquiétudes centrées sur la grossesse, le fœtus, ou l’inaptitude à
s’occuper de l’enfant, des préoccupations quant au devenir de
l’enfant ou sur la capacité à devenir mère.
La dépression anténatale est un facteur de risque de
complications obstétricales.
Le diagnostic peut être difficile à poser du fait de symptômes
atypiques à type de plaintes somatiques, notamment algiques,
de symptômes fonctionnels (asthénie, insomnie…) et il convient
de ne pas les confondre avec des « maux de la grossesse ».
D/ Déni de grossesse
Le déni de grossesse concerne environ 3 femmes enceintes
sur 1 000. Il se définit comme le refus inconscient de reconnaître
l’état de grossesse pendant les premiers mois et parfois
jusqu’à l’accouchement. Il se différencie du phénomène conscient
de dissimulation que l’on peut retrouver lors de grossesses
chez une adolescente ou au sein d’un environnement hostile.
Il est à l’origine d’une complaisance somatique, c’est-à-dire du
peu de modifications corporelles au cours de l’évolution de la
grossesse.
E/ Alcoolisme et toxicomanies
un trouble lié à l’usage de l’alcool
ou de substances est à haut risque.
Tous les types de produits utilisés
franchissent la barrière
hématoplacentaire, avec un risque
de toxicité pour l’embryon puis le
fœtus. Ils passent, de même, en
plus ou moins grande quantité
dans le lait maternel.
Les troubles psychopathologique de la puerpéralité :
a/ Baby blues
Le Postpartum Blues ou baby blues, période dysphorique,
survient dans les premiers jours du postpartum et pourrait se
manifester chez plus de 50 % des accouchées. Il est caractérisé
par des pleurs, une labilité thymique et émotionnelle, une
asthénie, une irritabilité, des troubles du sommeil ; une confusion
ainsi qu’une dépersonnalisation peuvent également survenir. La
symptomatologie est à son pic autour du 4ème jour du
postpartum et est résolutive dans la majorité des cas vers le
10ème jour [1].
b/dépression de post partum
Elle se manifeste par un tableau classique de syndrome dépressif auquel
s’ajoutent quelques particularités cliniques telles qu’une aggravation
vespérale, une labilité émotionnelle, des difficultés marquées
d’endormissement, une perte d’estime du maternage, et une anxiété
centrée sur le bébé. Cependant, le diagnostic est souvent difficile à porter
car les formes cliniques atypiques sont fréquentes (dépression masquée,
souriante, névrotique…) [3]. La dépression du post-partum affecte le bien-
être de la femme mais surtout a des conséquences délétères sur le
développement cognitif et comportemental des enfants [4]. Dans la moitié
des cas, la dépression postnatale guérit spontanément la première année,
mais le risque de rechute dépressive après une grossesse ultérieure est
compris entre 30 et 50
C/la Psychose puerpérale:
La psychose puerpérale est plus rare et surviendrait chez 0,2 % des
accouchées. Elle peut se manifester précocement après la
naissance et jusqu’à quelques semaines postpartum. Elle
s’apparente souvent à une dépression grave délirante centrée sur
le bébé [6]. La forme précoce débute entre le 5ème et le 30ème jour
suivant l’accouchement. Elle a une présentation clinique proche la
psychose délirante aiguë avec comme particularités l’absence
d’antécédents, des éléments confusionnels et oniriques, des
troubles de l’humeur, l'insomnie;perte de mémoire (l'amnésie);
agitation ; panique ; Oscillation entre état "normal" et
hallucinations auditives et visuelles.
Les Facteurs de risques
* Antécédents personnels de troubles psychiatriques : Un historique de dépression
* Antécédents familiaux de troubles psychiatriques : Avoir des parents, atteints de
troubles de l'humeur
* Grossesse non désirée
* Âge maternel extrême : Adolescence
* Primiparité.
* Antécédents de perte d'un enfant (fausse couche, mort fœtale in utero, décès
néonatal).
* Accouchement prématuré.
* Problèmes de santé physique pendant la grossesse ou le post-partum.
* Fluctuations hormonales importantes pendant la grossesse et le post-partum.
* Dysfonctionnement thyroïdien.
Le Diagnostic:
Le diagnostic des troubles psychopathologiques de la grossesse et
de la puerpéralité repose sur une évaluation clinique approfondie
incluant :
* Anamnèse détaillée des antécédents psychiatriques, obstétricaux,
psychosociaux, du déroulement de la grossesse et de l'accouchement,
des symptômes actuels et de leur impact. L'évaluation des idées
suicidaires ou infanticides est cruciale.
* Examen clinique et évaluation psychiatrique avec observation du
comportement, entretien structuré (échelles comme l'EPDS),
évaluation cognitive et du lien mère-bébé.
La prise en charge :
La prise en charge du baby blues est centrée sur la revalorisation,
l’écoute, l’empathie vis-à-vis de la mère. Elle passe également par
la prévention et le dépistage de ce trouble de l’humeur.
Pour la dépression du postpartum, la stratégie est basée sur les
traitements antidépresseurs et les consultations mère-bébé qui
travaillent sur la relation de la mère à son enfant.
En ce qui concerne la psychose puerpérale, l’hospitalisation est
nécessaire et les traitements sont en première ligne
médicamenteux (antidépresseur et antipsychotique).
La Suite :
La prise en charge des troubles psychopathologiques de la grossesse repose
sur un dépistage et une évaluation précoces par les professionnels de
santé. En cas de suspicion, une évaluation spécialisée par un psychiatre
périnatal est nécessaire. La prise en charge thérapeutique est
multidisciplinaire et individualisée, incluant :
* Psychothérapie (thérapie mère-bébé).
* Chimiothérapie (médicaments psychotropes)
* Hospitalisation en cas de complications sévères .
* Mesures hygiéno-diététiques, techniques de relaxation et soutien social.
Un suivi rapproché , avec une préparation à l'accouchement et à la période
postnatale. L'information, la continuité des soins sont primordiaux.
Le rôle de la SF:
La sage-femme joue un rôle crucial dans la prise en charge des troubles
psychopathologiques pendant la grossesse et la puerpéralité. Son action
comprend le dépistage précoce par l'observation et l'utilisation d'outils,
l'identification des facteurs de risque, le soutien psychologique par l'écoute,
l'information et la normalisation des sentiments, l'orientation vers des
spécialistes et la coordination des soins avec d'autres professionnels. Elle
participe également à la prévention via la préparation à la parentalité et le
soutien au lien parent-enfant. En résumé, elle est un acteur clé pour la
santé mentale des femmes et de leurs familles durant cette période
vulnérable.
Conclusion:
la période de la grossesse et du post-partum représente une phase de
vulnérabilité psychologique significative pour de nombreuses femmes.
Les troubles psychologiques associés à cette période, allant du baby
blues transitoire aux dépressions post-natales sévères et aux psychoses
puerpérales, soulignent l'importance cruciale d'une prise de conscience
accrue, d'un dépistage précoce et d'une prise en charge
multidisciplinaire adaptée.
Il est essentiel de reconnaître que ces troubles ne sont pas de simples
"états passagers" liés aux changements hormonaux, mais peuvent avoir
des conséquences profondes et durables sur la santé de la mère,
BIBLIOGRAPHIE
[Link] le 08/04/2025 à 22.08
[Link]
le 09/04/2025 à 14:30
[Link] le 10/04/2025 à 15:00
[Link]
psychiatrie-de-la-grossesse_9782738132284.php le 10/04/2025 à 16:30