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Analyse financière : méthodes et objectifs

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PLAN DU MODULE

 Introduction
 Séquence 1: L’analyse du Compte de Produits et
de Charges (C.P.C.).
 Séquence 2: L’analyse statique du bilan.
 Séquence 3: Approfondir l’analyse financière: la
technique des ratios.
 Séquence 4: Approfondir l’analyse financière:
l’analyse financière dynamique par les
tableaux des flux.
BIBLIOGRAPHIE INDICATIVE
 Youssef JAMAL, « Gestion financière », édition 2014 .

 R. BELKAHIA & H. OUDAD, « Finance d’entreprise ».

 Béatrice Meinier-Rocher, « Le diagnostic financier »,

4ème édition.
Introduction:
concept de l’analyse financière
Définition de l’analyse financière

Principaux acteurs de l’analyse financière

Principaux objectifs de l’analyse financière

Démarche de l’analyse financière


Définition de l’analyse financière
«Ensemble de méthodes consistant à étudier une
entreprise sur le plan financier en s’appuyant
notamment sur des informations comptables afin
de porter un jugement sur sa situation financière
en mettant en évidence ses forces et ses faiblesses.»
Principaux acteurs de l’analyse
financière
 L’analyse financière peut être effectuée par des
analystes internes, comme elle peut être réalisée en
dehors de l’entreprise par des analystes externes
pour diverses raisons :
 Les prêteurs (notamment les banques): qui ont besoin
de connaître l’aptitude de l’entreprise à régler ses
échéances avant de lui accorder le crédit ;
 Les actionnaires : qui ont besoin de connaître le
rendement de leur placement avant d’acheter les
actions de l’entreprise.
Principaux objectifs de l’analyse
financière
 Appréciation de l’activité: Est-ce que les objectifs
d’activité en termes de production, de chiffre d’affaires,
de consommation, de valeur ajoutée ont été bien
réalisés ? Est-ce que l’activité d’exploitation engendre
ou non un besoin de financement ? Est-ce que
l’activité de l’entreprise est génératrice de résultats ? …
Principaux objectifs de l’analyse
financière (suite)
 Appréciation de la rentabilité:
L’activité d’exploitation génère-t-elle de bénéfices ?

Les investissements influencent-t-ils positivement ou


négativement le bénéfice ?

Les apports des actionnaires sont-ils générateurs de


ressources ?
Principaux objectifs de l’analyse
financière (suite)
 Appréciation de la structure financière :

L’entreprise est-t-elle équilibrée financièrement?


Autrement dit les ressources dont dispose l’entreprise
sont-t-elles suffisantes et adéquates pour financer ses
besoins ?
Principaux objectifs de l’analyse
financière (suite)
 Appréciation de la liquidité/solvabilité:

Est ce que les ressources dégagées (ou disponibles) par


les différentes opérations de l’entreprise sont
suffisantes pour faire face à ses échéances à court
terme, à long et moyen terme?
Démarche de l’analyse financière
Première étape:

Définir les objectifs de l’analyse financière.

Deuxième étape:

Collecter des informations internes et externes sur l’entreprise.

Troisième étape:
Traiter et exploiter les informations recueillies en utilisant les différentes méthodes de
l’analyse financière.

Quatrième étape:

Déterminer les atouts et les handicaps financiers de l’entreprise.


Séquence 1: L’analyse du C.P.C.
 Deux questions fondamentales se posent:
 Q1: Pourquoi analyser le C.P.C. ?
 Q2: Comment analyser le C.P.C. ?
 L’analyse du C.P.C. a pour but de donner une appréciation
sur l’activité et la rentabilité de l’entreprise.
 Pour y parvenir, l’analyse du C.P.C. passe par les étapes
suivantes:
 Retraiter le C.P.C. comptable;
 Établir l’E.S.G. : établir le T.F.R. et calculer la C.A.F.;
 Commenter les résultats obtenus tout en dégageant les
points forts et les points faibles de l’entreprise.
L’état des soldes de gestion (E.S.G.)
 Le C.P.C. reste un outil insuffisant pour mieux analyser et
apprécier l’activité et la rentabilité de l’entreprise; d’où le
recours à l’état des soldes de gestion (E.S.G.).
 L’E.S.G. a été créé dans le but de donner plus de détails sur
l’activité de l’entreprise, la formation de son résultat et la
répartition du bénéfice.
 L’E.S.G. est un état de synthèse qui comporte deux
tableaux:
 Le tableau de formation des résultats (T.F.R.) qui analyse,
en cascade, les étapes successives de la formation des
résultats;
 Le tableau de calcul de la capacité d’autofinancement
(C.A.F.) – autofinancement qui analyse la répartition et
l’utilisation du bénéfice.
1) Le tableau de formation des
résultats (T.F.R.)
 Le T.F.R. présente, par rapport au C.P.C, l’originalité
d'une analyse de la formation du résultat
d'exploitation, obtenu au moyen de deux ou trois
soldes intermédiaires de gestion selon l’activité de
l’entreprise (marge brute, valeur ajoutée, excédent brut
d’exploitation).
 Le T.F.R. est constitué de 8 soldes ou indicateurs de
gestion que nous proposons d’expliquer.
Solde n°1: Marge brute
(ou marge commerciale)
= Ventes de marchandises – Achats
revendus de marchandises.
Comme son nom l’indique, ce solde n’existe que dans
les entreprises purement commerciales ou les
entreprises ayant une activité mixte.
La marge brute positif signifie que le chiffre d’affaires
commercial au cours d’un exercice permet de couvrir
les achats revendus de marchandises tout en
dégageant un excédent de ressource appelé marge.
Solde n°2: Production de l’exercice
= Ventes de biens et services produits + Variation
de stocks de produits + Immobilisations produites
par l’entreprise pour elle-même.
 Ce solde concerne uniquement les entreprises purement
industrielles ou les entreprises mixtes.
 Il reflète l’ensemble de ce que l’entreprise a produit au cours d’un
exercice:
 Production vendue, c’est-à-dire le chiffre d’affaires industriel;
 Production non vendue; qui se décompose en deux: production
stockée (variation de stocks produits) et production immobilisée
(immobilisations produites par l’entreprise pour elle-même).
 Ce solde est significatif par rapport à celui du chiffre d’affaire afin
de rendre compte de l’activité réelle d’une entreprise industrielle.
Solde n°3: Valeur Ajoutée
= Marge brute + Production de l’exercice –
Consommation de l’exercice.
 La valeur ajoutée correspond à la richesse créée par
l’entreprise; c’est en fait, ce que l’entreprise ajoute aux produits
en provenance des fournisseurs.
 La valeur ajoutée n’est pas la même pour toutes les entreprises:
elle est, généralement, plus élevé dans les activités industrielles
par rapport aux activités commerciales. Elle est plus élevé pour
les industries de biens d’équipement par rapport aux industries
de biens de consommation.
 La valeur ajoutée mesure l’apport réel de l’entreprise à
l’économie; la somme des valeurs ajoutées de toutes les
entreprises permettant de dégager le P.I.B. d’un pays.
 La valeur ajoutée constitue un bon indicateur de taille; de la
dimension de l’entreprise.
Solde n°3: Valeur Ajoutée (suite)
 La valeur ajoutée est répartie sur les différentes parties
prenantes qui ont contribué à sa création:
Rémunération Parties prenantes Apport
Charges du personnel Personnel Travail
Impôts et taxes, impôts sur Etat Infrastructure
les résultats
Charges d’intérêt Prêteurs Crédits
Dividendes Actionnaires Capitaux
Autofinancement Entreprise Nouveaux capitaux

 Notons que cette présentation permet de calculer la valeur


ajoutée de manière additive, en faisant la somme de la
rémunération des différentes parties prenantes.
Solde n°4: Excédent Brut d’Exploitation
=Valeur ajoutée + Subventions d’exploitation –
Impôts et taxes – Charges du personnel.

Excédent Brut d‘Exploitation

S’oppose à Net Lié à l’activité de base


Surplus de
Brut signifie avant déduction de certaines de l’entreprise:
ressources charges d’exploitation (autres charges & commerciale et/ou
dotations d’exploitation) et réintégration
industrielle
de certains produits d’exploitation (autres
produits & reprises d’exploitation)

 l’E.B.E. est donc un surplus monétaire effectif émanant de l’activité


commerciale et/ou industrielle de l’entreprise.
 L’E.B.E. constitue le premier indicateur de rentabilité d’exploitation
de l’entreprise: il permet ainsi de voir si l’activité propre de
l’entreprise est rentable ou non.
Solde n°5: le résultat d’exploitation
=E.B.E. ou I.B.E. + Autres produits d’exploitation –
Autres charges d’exploitation + Reprises
d’exploitation; transferts de charges – Dotations
d’exploitation.
 Il correspond au bénéfice ou à la perte net (après déduction
de toutes les C.E. et réintégration de tous les P.E.) se
rapportant à l’activité de base de l’entreprise (achat,
production, vente).
 Il constitue, à côté de l’E.B.E., un excellent indicateur de
mesure des performances industrielles et/ou commerciales
de l’entreprise car il ne tient pas en compte les opérations
financières ;les opérations non courantes et de l’impôt sur
les résultats.
Solde 6: le résultat courant
= Résultat d’exploitation +/- Résultat financier.

 Il correspond au bénéfice ou à la perte résultant de


l’activité ordinaire c’est-à-dire des opérations
d’exploitation et des opérations financières.
 Le résultat courant est de ce fait le résultat obtenu
après prise en considération des opérations financières
de l’entreprise.
 Il constitue donc un bon indicateur pour juger
l’influence de la politique financière de l’entreprise sur
leur résultat.
Solde 7: le résultat non courant
= Produits non courants – Charges non courantes.

• Il correspond au bénéfice ou à la perte qui ne relève


pas de l’activité ordinaire de l’entreprise (opérations
exceptionnelles).
• Le solde du résultat non courant permet de répondre à
la question: les opérations exceptionnelles procurent-
elles davantage de produits ou engendrent-elles des
charges?
Solde 8: le résultat net
= Résultat courant+/– Résultat non courant –
Impôts sur les résultats.
 Il s’agit du dernier résultat, obtenu en corrigeant le résultat
courant des opérations non courantes et en déduisant
l’impôt sur les résultats.
 Il reflète la rentabilité générale de l’entreprise (réf. exemple
de réflexion).
 Le résultat net est biaisé par les charges non «décaissables
» et les produits non « encaissables », c’est pour cette
raison il ne mesure pas les ressources réelles dégagées par
l’entreprise.
 D’où le recours au concept de la C.A.F.
2) La Capacité d’autofinancement-
autofinancement
 La capacité d’autofinancement correspond à la capacité de
l’entreprise à générer réellement des ressources internes
découlant de son activité ordinaire au cours d’un exercice , avant
toute affectation du résultat net.
 La C.A.F.,qui est le solde des produits encaissables et des charges
décaissables, constitue un indicateur central de la rentabilité de
l’entreprise.
 Une C.A.F. positive mesure l’aptitude de l’entreprise à financer
par ses propres ressources les besoins financiers liés à sa
pérennité et à son développement.
 La C.A.F. est davantage un indicateur de ressources potentielles
que de ressources disponibles.
La C.A.F. : à quoi sert-elle?
 Rémunérer les actionnaires (distribution des
dividendes);
 Rembourser les emprunts;
 Financer des investissements (investissement de
renouvellement et/ou investissement d’expansion);
 Financer le cycle d’exploitation (besoins en fonds de
roulement);
 Constituer des réserves suffisantes pour faire face à
une crise économique, à une dépréciation probable des
actifs, à des risques et charges…
Autofinancement
L’autofinancement constitue un surplus monétaire (ressource)
réel, généré par l’entreprise, après rémunération des
actionnaires et conservé durablement pour assurer le
financement de ses activités.
AVANTAGES: LIMITES:
 Il constitue un facteur  Un autofinancement trop élevé
d’indépendance financière et peut amener l’entreprise à
donc un accès facile au crédit. négliger l’endettement qui peut
améliorer la rentabilité des fonds
 C’est un mode de financement propres.
qui n’entraîne pas paiement des  Une politique
intérêts ce qui peut permettre d’autofinancement peut, à court
d’améliorer la rentabilité de terme, détourner les
l’entreprise. actionnaires de l’entreprise.
Les retraitements:
-Subvention d’exploitation:

C’est un complément du chiffre d’affaire, donc annuler subvention d’exploitation (-)


et la rajouter au niveau des ventes des biens et services produits(+)
-Autres charges externes:
*Rémunération du personnel extérieur à l’entreprise
(-) Autres charges externes
(+)charge du personnel
*Redevance de crédit bail:
(-)Redevance du crédit bail (Autres charges externes)
(+)Amortissement annuel (Dotations d’exploitations)
(+) intérêts *(Charges d’intérêts)
Intérêts=Redevance de crédit bail –amortissement annuel
*Charges de sous traitance

(-)Autres charges externes


(+)Achat consommés de matières et fournitures (la partie de la
matière première)
(+)Charges du personnel (la partie de la main d’œuvre )

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