Guide de l'écriture élémentaire
Guide de l'écriture élémentaire
- Niveau élémentaire -
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Symboles utilisés
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Culture et identité Lecture
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Communication orale Écriture
2. Le processus d'écriture
2.1 La planification
2.2 La mise en texte
2.3 La révision
2.4 La publication
2.5 Tableau du processus d'écriture
Ainsi, l'élève doit rédiger autant que possible dans des situations signifiantes. Ces situations
signifiantes d'écriture doivent porter sur des sujets qui suscitent l'intérêt, avoir une intention
véritable, c'est-à-dire divertir, raconter, informer, convaincre, expliquer, etc. De plus, elles
doivent s'adresser à des destinataires réels, autres que la personne qui corrige les travaux.
1. L'écriture
1.1 Schéma des composantes de l'écriture
1.2.1 La composition
Lorsque l'élève a des tâches de composition, elle se trouve dans un rôle d'auteure. À cette étape
de l'écriture, c'est plus le sens global du texte qui compte et son organisation. L'élève doit tenir
compte de la situation, de la personne à qui s'adresse son texte et de la façon dont elle va
organiser ses idées et dont le texte peut être personnalisé.
1.2.2 La transcription
C'est l'ensemble des tâches d'écriture qui touchent à la présentation du texte. L'élève portera
ainsi attention aux accords des mots, à la lisibilité de son texte, à l'organisation en paragraphes
et, si le texte est dactylographié, aux éléments typographiques qui conviennent le mieux à son
texte.
Composition Transcription
(auteur ou auteure) (secrétaire)
2. Le processus d'écriture
L'organisation des résultats d'apprentissage généraux fait ressortir les étapes du processus
d'écriture. Par contre, cette organisation est faite selon la planification, la gestion et les deux
domaines du contenu qui touchent les besoins d'information, d'imaginaire et d'esthétique.
2.1 La planification
Cette étape regroupe tout ce qui prépare la situation d'écriture. L'élève se prépare à écrire son
texte et je lui présente une mise en situation qui lui permet de savoir ce qu'elle aura à faire,
comment le faire, pourquoi le faire, l'échéancier et les critères d'évaluation.
2.3 La révision Cette étape se divise en deux parties: l'amélioration du brouillon et la mise au
1
Jocelyne Giasson et al. - Programme d'intervention auprès des élèves à risque: Une nouvelle option éducative. - Montréal :
Gaëtan Morin éditeur, 1995
© Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan 4
point du texte.
Lors de l'amélioration du brouillon, l'élève relit son texte et le modifie. De plus, elle peut faire
lire son brouillon par d'autres élèves afin d'obtenir des commentaires qui lui permettront
d'améliorer son texte. Tout ce travail se fait surtout sur le contenu, c'est-à-dire sur les idées et
sur l'organisation de ces idées. C'est donc une étape au cours de laquelle le travail se fait
surtout sur la composition du texte.
Lors de la mise au point finale, l'attention se porte sur les aspects relevant de la transcription
du texte: l'orthographe, la grammaire, la ponctuation, la calligraphie, etc.
2.4 La publication
À cette étape-ci, il faut mettre le texte au propre et donner la version finale aux personnes à
qui s'adressent le texte.
Brouillon
2
Jocelyne Giasson et al. - Programme d'intervention auprès des élèves à risque : Une nouvelle option éducative. - Montréal :
Gaëtan Morin éditeur, 1995. - Adaptation. - P. 125
© Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan 5
Les élèves modifient leur texte en tenant compte des
commentaires et des réactions de l'enseignant ou de
l'enseignante et de leurs camarades.
Les élèves apportent des changements relevant de la
composition (du fond) et moins de la transcription (de la forme).
Mise au point
Les élèves corrigent la version finale de leur texte.
Ils ou elles s'entraident pour ce travail de correction.
L'attention porte surtout sur les aspects relevant de la
transcription (orthographe, grammaire, ponctuation,
calligraphie, etc.).
Lors des différentes étapes du processus d'écriture, l'élève doit faire appel à différentes
stratégies qui lui permettront de réaliser son projet d'écriture. Lors de la planification de son
projet, elle doit utiliser différentes stratégies qui lui permettront de cerner son intention
d'écriture et d'élaborer un canevas de base du texte à venir.
Ensuite, elle utilisera différentes stratégies qui lui permettront de faire la mise en texte de sa
production. Et en dernier lieu, elle utilisera différentes stratégies de révision et de publication
de son texte.
Tout au long de son processus d'écriture, l'élève devra prendre conscience de ce qu'elle a fait
et des stratégies utilisées, et devra faire un retour sur son processus d'écriture. Les stratégies
qui lui permettront de faire ce retour sont groupées dans le tableau ci-dessous, sous
«stratégies métacognitives.»
Quoi?
C'est écrire en même temps que les élèves et faire part de ses écrits comme tout autre
membre de la classe, et «penser tout haut» pendant le processus d'écriture.
Pourquoi?
Tout comme en lecture, l'écriture est un comportement social qui se développe chez les
élèves à la suite de nombreuses observations d'adultes qu'elles imitent.
Montrer que les adultes aussi doivent faire des ratures, s'assurer que les informations
données soient complètes, vérifier des mots dans des dictionnaires, faire plusieurs
brouillons, etc., avant d'arriver à une version acceptable du texte.
Utiliser le langage métacognitif en contexte pour favoriser la pratique de
l'autorégulation:
o poser des questions et résoudre des problèmes;
o réfléchir tout haut aux accords, aux terminaisons, à la place des mots, à
l'organisation des idées et aux marqueurs de relations nécessaires, etc.;
o se poser des questions et avoir recours aux élèves.
Quand?
Régulièrement.
Au début de la production d'un nouveau genre.
Cette méthode devient plus naturelle avec le temps.
Comment?
Je pense tout haut tout en écrivant mon texte sur un transparent au rétroprojecteur.
L'élève peut ainsi retenir par représentation mentale le comportement du scripteur
modèle composant un texte.
Je souligne un par un les différents processus mentaux utilisés pour décider ce que je
vais écrire et comment je vais l'écrire, et les différentes étapes à suivre pour l'encodage
du texte.
Je circule d'un groupe rédactionnel à l'autre pour les guider dans leur production et leur
donner une rétroaction sur leur performance.
Les élèves peuvent présenter leurs travaux aux autres élèves de la classe, puis elles
peuvent exposer le texte final avec fierté.
Je peux élaborer avec les élèves des listes pour le questionnement et la vérification, ainsi
que des grilles d'auto-évaluation pour souligner les connaissances et les comportements
qui doivent être appliqués.
Feuille de travail: Grille d'observation pour la révision d'un texte, 1re et 2e année
Feuille de travail: Grille d'observation pour la révision d'un texte, 3e année
Feuille de travail: Grille d'observation pour la révision d'un texte, 4e année
Feuille de travail: Grille de révision d'un texte, 5e année
Quoi?
Établir des liens entre les différentes parties et les différentes idées du texte afin de s'assurer qu'il forme un tout et
qu'il est compréhensible.
Je présente un extrait de texte qui me permet de modéliser une règle particulière de répétition.
Je peux donner un thème de départ et faire rédiger un court texte qui exploite différents aspects de ce
thème.
Je peux établir des liens à partir des règles de répétition3:
Règles de répétition: pour assurer la cohérence, il faut essayer de commencer une phrase avec un élément
déjà utilisé dans une phrase précédente. Pour ce faire, il y a trois procédés possibles:
o remplacement: ce procédé consiste à rappeler un élément de la phrase précédente sans le
réutiliser comme tel, mais de le remplacer soit par un pronom personnel, soit par un pronom
démonstratif, un pronom possessif ou un pronom indéfini. Exemples:
Jean-François et Marie-Andrée attendent devant la vieille gare. Ils se dirigent ensuite vers la
rivière (pronom personnel).
Ma raquette de badminton est trop lourde. La sienne semble plus légère (pronom
possessif).
Les élèves sont rentrés de vacances. Certains semblaient très heureux, d'autres auraient
préféré prolonger leur congé (pronoms indéfinis).
o substitution: il s'agit de remplacer un élément d'une phrase précédente par un nom de sens très
proche. Exemples:
Des livres s'empilaient sur le dernier rayon. Parmi ces ouvrages, il y avait plusieurs bandes
dessinées.
Mon voisin est un vieil homme aux cheveux blancs. Cet adorable grand-père est devenu
rapidement mon ami.
3
Raymond Blain. - Pratiques d'écriture : cahier C. - Montréal : Vézina éditeur, 1990. - Adaptation. - P. 34-39
© Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan 13
o répétition: ce procédé permet de réutiliser un mot (surtout un nom propre) de l'autre phrase afin
d'éviter des confusions. Exemples:
Jean a accueilli son frère à l'aéroport. Il y avait déjà quelques années qu'ils ne s'étaient pas
vus. Pierre se jeta le premier dans les bras de son aîné. Ému, Jean ne put retenir ses larmes.
Reproduit avec l'autorisation de la maison d'édition
Document d'information
Critères d'observation de la cohérence d'un texte 4
Pour utiliser adéquatement cette grille, il faut tenir compte des quatre points suivants:
1. Je n'observe que des textes libres et ce, à deux ou trois reprises par année.
2. Je comprends qu'il n'est pas possible, pour tous les points de la grille, de tirer des conclusions à partir de
deux ou trois textes seulement.
3. Je peux m'attendre à ce qu'il y ait certains points qui persistent d'une catégorie à l'autre: par exemple l'usage
des verbes simples mais utilisés aussi avec d'autres verbes.
4. Je dois accepter parfois des retours en arrière de l'élève dont les causes peuvent être la fatigue, des
difficultés ou son émotivité.
cohérence
textuelle Scripteur débutant Scripteur apprenti Scripteur moyen
Document d'information
Grille d'observation de la cohérence d'un texte d'une scriptrice ou d'un
scripteur débutant
structure espace-temps
spatio-
les événements
temporelle
contexte ou décor
utilisation de la répétition
Document d'information
Grille d'observation de la cohérence d'un texte d'une scriptrice ou d'un
scripteur apprenti
Critères Nom de l'élève: _______________________
cohérence
pour scriptrice ou niveau scolaire: _______________________
textuelle
scripteur apprenti date: ________________________________
niveau détails
lexical et
mots au sens figuré
sémantique
histoires thématiques
affectivité personnages
Document d'information
Grille d'observation de la cohérence d'un texte d'une scriptrice ou d'un
scripteur moyen
Critères Nom de l'élève: _______________________
cohérence
pour scriptrice ou niveau scolaire: _______________________
textuelle
scripteur moyen date: ________________________________
jeux de mots
Quoi?
À cette étape, j'améliore les structures de phrases, je regarde l'orthographe grammaticale et
d'usage des mots afin de respecter le code linguistique.
À cette étape du processus, il est important de fournir un support soutenu à l'élève car il a de
la difficulté à assumer seul cette tâche: il ne sait pas ce qu'il doit observer dans un texte. Il a
donc besoin d'être initié aux critères de bonne formation d'un texte.
Pourquoi?
Je peux aussi modéliser une façon efficace d'utiliser les outils de référence.
Tous les écrits n'ont pas besoin d'être corrigés car tous ne seront pas publiés, en
particulier si j'utilise le dossier d'écriture.
Activités possibles
vérification en équipes
groupe de révision des textes
groupe de révision en alternant les rôles: chaque membre de l'équipe étant responsable
d'un aspect de la correction
vérification individuelle
utilisation d'un correcteur informatisé [TEC].
7. J'ai écrit les mots que j'ai appris sans faire de fautes.
Feuille de travail
Grille d'observation pour la révision d'un texte
3e année
Feuille de travail
Grille d'observation pour la révision d'un texte
4e année
Quoi?
C'est mettre sur papier ses idées selon le plan préparé. À cette étape du travail d'écriture, on
cherche à mettre sur papier ses idées sans s'arrêter à la correction.
Pourquoi?
Organiser ses idées [CRC] [COM].
Développer la cohérence d'un texte [CRC] [COM].
Mieux présenter ses idées [CRC] [COM].
Quand?
Chaque situation d'écriture.
Comment?
Je modélise la façon de faire un brouillon à partir du plan.
Il est important de faire remarquer qu'un texte ne s'écrit pas d'un seul jet. Le brouillon
permet de travailler ses idées, leur enchaînement, le choix des mots ou des expressions,
etc.
De plus, selon le genre de texte à écrire, il est possible que cela demande de faire plus
d'un brouillon afin de bien exprimer ce qu'on veut dire.
Lorsque je fais l'évaluation formative ou sommative du texte des élèves, je peux donner
de l'importance à l'étape du brouillon en le demandant et en évaluant la démarche utilisée.
Quoi?
C'est un processus de réflexion structurée: dans un premier temps en groupe, puis,
individuellement pour amener l'élève à s'interroger consciemment sur ses apprentissages. Cela
lui permet de se situer par rapport à la démarche suivie et aux résultats d'apprentissage à
atteindre.
Pourquoi?
J'amène les élèves à s'interroger sur la tâche accomplie et sur le processus suivi.
o Après l'apprentissage:
Sur le plan du savoir
Dis-moi ce que tu as appris.
Nomme-moi les façons d'utiliser ou d'appliquer ce que tu as appris.
Dis-moi ce que tu as compris des découvertes des autres.
Comment pourrais-tu présenter ce que tu as appris au cours de ta
lecture?
Peux-tu m'expliquer ce qui te fait dire ça?
Es-tu d'accord avec les énoncés du texte?
Si tu avais à récrire ce texte, que changerais-tu?
Document d'information
Objectivation dans la classe
Cette stratégie est utile pour bien situer l'élève dans ce que le groupe peut faire tout au long d'une semaine.
Je choisis une cible au début de la semaine ou du cycle de 6 jours. J'invite les élèves à objectiver leurs
apprentissages tout au long de la semaine en regard de la cible choisie. À la fin de la semaine, je fais le bilan
des apprentissages et j'invite chaque élève à cibler dans les affiches un défi personnel qu'elle ou il veut
relever au cours de la semaine suivante ou du cycle suivant.
Quoi?
Je me sers de l'analogie suivante pour définir ce qu'est "planifier" un texte. Avant de faire un
gâteau, le pâtissier ou la pâtissière se demande: «Est-ce que c'est pour la fête de quelqu'un?»,
«Combien de personnes vont en manger?», «Est-ce qu'il y en a qui ont des allergies?», etc.
L'écrivain ou l'écrivaine aussi se pose certaines questions en planifiant son texte: «Pourquoi
est-ce que je veux rédiger ce texte?», «Qui va le lire?» et «Quel format vais-je lui donner?».
Le choix du sujet
Le choix du public cible
L'intention de mon texte ou de mon exposé:
o je veux enseigner
o je veux informer
o je veux inciter
o je veux convaincre
o je veux donner mon opinion, etc.
Le choix du champ du sujet: point de vue général, développement d'un aspect, etc.
L'idée principale de mon sujet
Le genre de mon texte ou de mon exposé: bande dessinée, conte, nouvelle, lettre, poème, etc.
Le ton de mon texte ou de mon exposé: je choisis d'être fâché, en colère, désespéré, amical, enthousiaste,
etc.
Le point de vue adopté: Où est-ce que je me place vis-à-vis mon texte?
Les informations nécessaires au développement de mon sujet
Le choix du registre de langue
Pourquoi?
Nom _________________________________
1. Sujet:
3. Mon intention:
4. Le titre provisoire:
7. Autres commentaires:
Quoi?
Prendre des notes, c'est avant tout comprendre des informations et les traiter de façon à les
rendre utilisables en fonction d'un objectif de travail.
L'élève fait donc un exercice d'analyse et de restructuration des informations en prenant des
notes.
Pourquoi?
Construire sa compréhension du sujet [COM] [CRC].
Traiter l'information pour en garder trace [COM] [CRC].
Faire penser, faire organiser, faire structurer des informations [COM] [CRC].
Quand?
Cette stratégie est un outil privilégié pour l'apprentissage:
À l'oral:
o lors d'un exposé;
o lors du visionnement d'un documentaire.
En lecture:
o pour rechercher des informations;
o pour faire un résumé;
o pour préparer une recherche;
o pour préparer un examen.
En écriture:
o pour préparer un examen;
o pour organiser une recherche.
Comment?
J'établis des liens entre ce qui est présenté et les connaissances antérieures des élèves.
Je précise la nature de la tâche à laquelle serviront les notes: je veux que les élèves
traitent les informations, pas qu'elles reproduisent ce qui leur a été dit ou ce qui a été lu.
Quoi?
L'information à recueillir dépend de l'intention, de l'usage qui va en être fait par la suite. Il faut
donc choisir les informations en fonction de différentes intentions:
trouver le sens général d'un texte;
trouver les différentes idées présentées;
créer une banque d'informations répondant à des questions posées à l'avance.
Pourquoi?
Aider les élèves à devenir des réceptrices et des récepteurs actifs [COM].
Développer des habitudes de travail autonome [AUT].
Développer l'habitude de prendre des notes [COM] [AUT] [CRC].
Faciliter l'organisation des informations [COM] [CRC].
Aider à catégoriser différentes informations [COM] [CRC].
Stimuler le raisonnement critique [CRC].
Quand?
Les élèves commencent à prendre des notes avec intérêt lorsqu'elles réalisent qu'elles ne
peuvent pas immédiatement retenir des quantités d'informations illimitées. Il leur faut un
système externe pour conserver les informations.
Comment?
Je montre comment prendre des notes en le faisant avec la classe au tableau: au cours d'un
exposé oral, je m'arrête de temps en temps, je demande aux élèves d'identifier quelle
information importante a été présentée et je l'écris au tableau.
Les notes peuvent être prises simplement sous forme de liste mais aussi dans un plan
donné à l'avance ou inscrites dans un schéma conceptuel.
Les notes peuvent se limiter à des abréviations, aux mots clés, à des bouts de phrases ou
plus rarement, à des phrases complètes.
Après avoir appris plusieurs façons de prendre des notes, les élèves peuvent développer
leur propre système.
Application
Prendre des notes et se donner des commentaires
o L'élève divise verticalement une feuille en deux. À gauche, elle prend des notes; à
droite, elle rédige des commentaires sur ce qu'elle a entendu, sur ce qui semble
important, et elle personnalise ces notes. Elle réfléchit, établit des rapports avec ce
qu'elle sait déjà, note les informations supplémentaires qu'elle désire utiliser dans
son projet personnel.
o Les élèves ne peuvent pas toujours découvrir seules le plan de la personne qui
parle. Si je veux enseigner cette façon de prendre des notes, je peux commencer
par trois idées principales avec deux idées secondaires pour chacune. Je peux aussi
donner un plan général à compléter.
Quoi?
C'est mettre sur papier les idées qui viennent à l'esprit sous forme d'images sans passer par le
processus de traduction des images en mots.
Cette stratégie implique le dessin, les couleurs, les formes, l'ordre, la logique et une pensée
synthétique.
Pourquoi?
5
Christian Drapeau. - J'apprends à apprendre. - Boucherville : Éditions de Mortagne, 1996. - 200 p. - Adaptation. - ISBN 2-89074-
369-1. - P. 139-140
© Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan 35
o Je laisse ensuite aller mon imagination, si c'est un remue-méninges. Si c'est la
représentation d'un texte ou d'une conférence, je suis les idées en mettant une
ligne pour chaque nouveau sujet. Je n'oublie pas que ce n'est pas un concours de
dessin mais un outil pour me rappeler l'information.
o J'utilise des couleurs différentes pour faire ressortir les idées maîtresses en jouant
sur les proportions et les formes.
o J'utilise des flèches lorsque je passe d'un sujet à l'autre afin de retrouver la suite
des idées.
o J'utilise des mots clés en me limitant à un seul mot clé par ligne. Je prends le
temps de bien former mes lettres car une écriture bâclée diminue grandement la
rétention de l'information et rend difficile la consultation de la carte mentale.
Je présente différents textes oralement ou par écrit afin de permettre aux élèves de
pratiquer.
Alors
2. je suis les idées en mettant une ligne pour chaque nouveau sujet:
Je n'oublie pas que ce n'est pas un concours de dessin mais un outil pour me rappeler l'information.
Et
3. j'utilise des couleurs différentes pour faire ressortir les idées maîtresses en jouant sur les proportions et les
formes, et
4. j'utilise des flèches lorsque je passe d'un sujet à l'autre afin de retrouver la suite des idées, et
5. j'utilise des mots clés en me limitant à un seul mot clé par ligne.
6. je relis mes notes imagées afin de vérifier si les informations importantes sont présentes.
Document d'information
Carte mentale de la prise de notes imagées 51
Il est possible de faire remarquer aux élèves que la mémoire visuelle est supérieure à la
mémoire sémantique (les mots).
Feuille de travail
La mémoire visuelle et la mémoire sémantique
Quoi?
C'est relire son texte afin de le réorganiser ou de le modifier. Cela va permettre d'assurer la
clarté du texte et du raisonnement, et l'auteur ou l'auteure pourra vérifier que le texte dit bien
ce qu'il veut dire.
Pourquoi?
Je montre aux élèves comment utiliser les différentes fiches de révision afin d'améliorer
leur texte.
Chaque fois que l'occasion se présente, j'utilise différentes stratégies de révision afin de
permettre aux élèves de trouver celles qui leur convient le mieux.
La révision la plus efficace est celle qui se fait avec d'autres personnes car l'élève
bénéficie d'une rétroaction.
Activités possibles
lecture attentive et objective
lecture à voix haute
utilisation des différentes opérations linguistiques (p. 499) pour enrichir ou modifier le
texte
échanges en groupe
échanges avec une camarade
échanges avec l'enseignant ou l'enseignante
discussion sur le contenu
partage d'impressions
questions de clarification, etc.
Feuille de travail
Questions pour réviser le contenu de son texte
Est-ce que les différentes parties vont bien ensemble? oui non à améliorer
Est-ce que les informations, les anecdotes, les détails, les exemples
sont vrais, intéressants et appropriés?
Commentaires
Quoi?
C'est grouper des mots autour d'un concept. C'est une variante du schéma conceptuel qui aide les
élèves à organiser le vocabulaire se rapportant à un concept. La carte sémantique se présente le
plus souvent sous la forme d'un noyau central d'où partent des ramifications correspondant aux
divers niveaux de spécificité des caractéristiques des concepts ou des idées énoncées.
Pourquoi?
Relier entre elles les connaissances antérieures que les élèves ont autour d'un mot [COM]
[CRC].
Consolider le vocabulaire [COM].
Résumer des informations [COM] [CRC].
Regrouper des mots de vocabulaire [COM].
Organiser les idées et les mots clés avant de rédiger un texte [COM] [CRC].
Quand?
Activer les connaissances antérieures.
Trouver et organiser des mots pour une activité de communication orale sur un sujet
donné.
Résumer les informations recueillies après une lecture.
Planifier ce que l'on va écrire.
Comment?
Je choisis un mot ou un sujet clé.
Je fais un remue-méninges avec les élèves. J'encourage les élèves à suggérer le plus grand
nombre de mots possible. Les élèves dressent d'abord leur liste individuellement puis
échangent leurs informations en groupes. Ensuite, les mots doivent être classés autour du
mot choisi.
Les cartes sémantiques seront recopiées sur de grandes feuilles de papier et exposées dans
la classe pendant toute l'unité. Les mots nouveaux appris au cours de l'unité peuvent y
être rajoutés en utilisant peut-être une autre couleur pour marquer les étapes de l'unité.
La créativité doit être encouragée: plus les schémas sont visuellement intéressants plus ils
vont aider les élèves à se souvenir des mots. Ainsi, pour une carte sémantique sur le
hockey, on peut remplacer les lignes par des bâtons de hockey, etc.
Pédagogie différenciée
Voici quelques variantes pour l'adaptation aux élèves qui ont de la difficulté à faire des
associations:
Procéder par élimination
o Je présente le mot clé et une liste de mots reliés ou pas avec le mot clé.
o Je demande aux élèves de rayer les mots qui n'ont pas de relation avec le mot clé.
o Je demande aux élèves d'expliquer pourquoi elles relient les autres mots au mot
clé.
Quoi?
C'est la manipulation de phrases qui permet l'acquisition d'automatismes au sujet du code
linguistique (syntaxe, orthographe grammaticale, grammaire, etc.).
Exemple:
Je vais me promener.
Je vais me promener seul.
Je vais me promener seul ce soir.
Exemple:
Mon nouveau groupe d'amis va au spectacle de rock ce soir.
Mon groupe d'amis va au spectacle de rock ce soir.
Mon groupe d'amis va au spectacle ce soir.
La substitution: je remplace un élément de la phrase par un autre élément qui a la même fonction.
Exemple:
Mon groupe d'amis va au spectacle ce soir.
Mes amis vont au spectacle ce soir.
Ma bande d'amis va au spectacle ce soir.
Exemple:
Tous les élèves pensent aux vacances en juin.
En juin, tous les élèves pensent aux vacances.
La transformation: je transforme la syntaxe d'une phrase, je remplace le nom par un pronom et je combine
des phrases.
Exemple:
Mes amis aiment danser. Ils aiment danser.
J'aime danser. Je n'aime pas danser.
Elle aime danser. Je pensais qu'elle aimait danser.
Pourquoi?
Lorsque je fais une addition, je note les différents endroits où je peux faire une addition
dans ma phrase:
o à l'intérieur d'un groupe;
o dans une phrase, lorsque j'ajoute un nouveau groupe.
Lorsque je modélise une soustraction, je montre comment réduire une phrase tout en
gardant tout son sens:
o j'enlève des éléments à l'intérieur d'un groupe de la phrase;
o j'enlève un ou plusieurs groupes de la phrase.
Je modélise différentes transformations que je peux faire soit dans une phrase soit avec
deux phrases:
o remplacer un groupe du nom par un pronom (pronominalisation)
o transformer le type de phrase:
Activité 1: L'acrostiche
Document d'information: Démarche pour rédiger un acrostiche
Quoi?
C'est rédiger un message à partir des lettres d'un mot: prénom d'une personne, mot d'un
thème, etc.
Pourquoi?
Je peux ensuite demander aux élèves de lire leur acrostiche devant la classe.
La vie te sourit.
Invente une façon de la savourer.
Sans les autres elle perd de sa couleur.
Ensemble, peignons notre tableau.
Alors,
3. je choisis un mot, et
5. je trouve un mot ou une phrase qui commence avec chaque lettre du mot choisi, et
Exemple :
La lune est belle.
Oublie tes ennuis.
Une nuit sans bruit s'annonce.
Il est impossible de s'enfuir.
Seul le hibou s'ennuie.
Quoi?
L'atelier d'écriture permet à l'enfant de se sentir libre de rédiger ce qu'il veut.
la lecture de texte: chaque élève qui désire lire un texte au groupe s'inscrit à l'avance sur
une feuille préparée à cette fin. L'élève choisit la manière dont il veut présenter son
texte. Il peut même choisir de faire lire son texte par une autre personne ou même d'en
faire une lecture chorale c'est-à-dire le faire lire par deux ou trois élèves en même
temps.
o Cette activité peut durer de 15 à 30 minutes selon le groupe d'élèves.
o La disposition la plus appropriée:
pour les plus jeunes, en face du groupe (de cette façon je peux aider celui
ou celle qui aurait certaines difficultés à lire son texte);
assis par terre en cercle (de cette façon, chacun des élèves peut regarder
l'autre).
o Quelques exemples de textes:
le texte-marionnette: une feuille repliée et agrafée dans laquelle l'élève
introduit sa main; le texte est écrit d'un côté et le lit tandis que les élèves
regardent le dessin qui orne l'autre côté;
le texte accompagné d'une maquette explicative;
un mini-livre;
un poème-affiche.
Les activités dirigées: ce sont des activités qui permettent de donner le point de départ
d'une activité d'écriture, de modéliser une stratégie d'écriture, de planifier, de réaliser
collectivement une activité d'écriture. Elles permettent de soutenir les élèves qui
n'écriraient pas autrement, etc.
Les activités au choix: elles peuvent faire suite à une activité dirigée. Les élèves peuvent:
o composer des légendes pour diverses photos;
o rédiger un journal de bord;
o prendre l'initiative d'une activité;
o préparer un jeu de vocabulaire;
o faire une recherche individuelle; etc.
Pourquoi?
Avant de commencer mon premier atelier d'écriture, je demande aux élèves d'apporter
des revues illustrées pour le jeu du «prénom-portrait».
Je leur explique qu'ils pourront conserver leurs productions écrites dans un dossier
personnel.
Lorsque tout le monde a terminé, je demande à ceux et celles qui le désirent de venir
lire leur texte aux autres. Si le temps manque, cette activité de lecture peut se continuer
lors de l'atelier d'écriture suivant.
Le prénom-portrait peut être rangé dans le dossier d'écriture ou bien collé sur le dossier
d'écriture.
Pour varier les ateliers d'écriture, il suffit de regarder autour de soi, dans ce que
rapportent les enfants de la maison, dans les suggestions des élèves, à partir de ce qui
peut faire rire, pleurer et même fâcher!
Il est bon d'exploiter des jeux d'écriture qui permettent de découvrir et d'apprécier les jeux
de mots, les jeux avec les sons, d'inventer de nouvelles associations, de développer des
histoires.
Classification possible des sources d'inspiration des textes des élèves:
P texte personnel.
J jeu de mots.
A texte écrit avec l'aide d'un ou d'une adulte.
C texte choisi et recopié avec indication de la source.
IN texte inspiré d'une histoire, d'un film ou autre.
D une histoire, un héros ou un titre qui ont servi de point de départ au texte.
Quoi?
C'est transformer une histoire connue en changeant les composantes de cette histoire. Il s'agit
donc de raconter l'histoire en changeant le point de vue.
Par exemple, prendre l'histoire de Cendrillon et raconter l'histoire du point de vue de la belle-
mère ou bien changer Cendrillon en garçon ou encore, Cendrillon devient une fille intolérante
à l'égard de sa belle-mère.
Il est possible d'utiliser toute histoire qui a plus de deux personnages et de changer les rôles.
Pourquoi?
je détermine avec les élèves le point de vue à adopter afin de changer l'histoire.
Chaque équipe de rédaction peut ensuite lire à voix haute leur nouvelle version de
l'histoire à une autre équipe.
Variante
Il est possible aussi de faire raconter une histoire connue, un conte traditionnel, une
légende.
Les élèves peuvent aussi raconter un événement qui s'est passé à l'école ou ailleurs, en
choisissant différents points de vue.
Pourquoi?
Je guide les élèves dans la description de l'événement ainsi que dans la discussion qui
suivra pour générer autant d'idées que possible sur le sujet.
J'écris les mots, le message ou l'histoire de l'élève au tableau ou sur une grande feuille.
Je demande aux élèves de vérifier la structure du texte et la suite logique de
l'événement. J'écris lisiblement ce que dicte l'élève en changeant son texte le moins
possible.
Je mets la date sur la feuille et je l'affiche en classe pour pouvoir se référer au processus
d'écriture quand l'occasion se présentera.
Je demande à l'élève de copier son texte sur une feuille pour l'insérer dans un dossier
d'écriture.
J'utilise le brouillon qui est sur la grande feuille lors d'une consultation sur l'écriture, et
j'aide l'élève à formuler quelques stratégies qui lui seront très utiles pour appliquer le
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processus d'écriture de façon autonome. J'aide l'élève à prendre des notes qui seront
attachées au texte achevé afin de s'y référer au besoin.
Quoi?
Les groupes de révision des textes sont des groupes de consultation ou des entrevues avec les
élèves et ce, en petits groupes.
Pourquoi?
L'élève se prépare en formulant son problème ainsi qu'une liste de questions à poser au
groupe.
Premier brouillon
o Les membres du groupe n'ont pas d'exemplaire du texte puisque l'auteur ou
l'auteure est responsable de tout changement.
o Ils doivent écouter attentivement. De plus, les remarques doivent porter sur
l'organisation des idées et non pas sur des erreurs superficielles.
o L'élève expose son problème ou informe le groupe du type d'aide dont elle a
besoin et du but de cette révision.
o L'élève lit son texte à haute voix une ou deux fois, selon la longueur, tout en
faisant une pause entre les deux lectures.
o Les membres du groupe notent les idées et les mots clés pendant la pause.
Dernier brouillon
o L'élève indique le type d'aide qu'elle aimerait recevoir.
o L'élève lit son texte pendant que les autres écoutent attentivement.
o Les membres du groupe font des commentaires positifs et posent des questions
pour clarifier leur compréhension du texte et du problème. Ils peuvent faire des
suggestions spécifiques à partir de leurs propres expériences du processus
d'écriture.
o L'auteure distribue des exemplaires de son texte pour que le groupe l'aide à
corriger les erreurs de grammaire, d'orthographe, etc. Chaque membre du groupe
se spécialise dans la correction d'un type d'erreur (vocabulaire, ordre des mots,
ponctuation, accords, orthographe, etc.).
Quoi?
A partir d'une image, d'une toile d'un peintre canadien ou de réputation internationale, les
élèves devront rédiger une histoire en s'inspirant des différents éléments de l'image.
Les reproductions d'œuvres de peintres naïfs qui représentent des scènes de la vie quotidienne
peuvent inspirer de beaux textes.
Il est conseillé de profiter de cette activité pour faire connaître des peintres canadiens.
Pourquoi?
Quoi?
Ce sont des suggestions de jeux qui permettent de jouer avec les mots, avec les sons,
d'inventer de nouvelles associations, de développer des idées.
Pourquoi?
Découvrir le plaisir de jouer avec les mots ou avec les idées [CRC] [COM].
Permettre aux enfants d'aborder l'écriture d'une façon sécurisante [AUT].
Quand?
Lors des ateliers d'écriture.
Comme activité de transition.
Comme activité d'enrichissement.
C'est écrit dans le journal
Ce jeu peut se faire individuellement ou en équipe de deux.
Matériel: une enveloppe, une paire de ciseaux, un crayon et du papier, une ou deux
pages de journal.
Chaque équipe reçoit le matériel indiqué puis découpe des mots dans le journal et les
place dans l'enveloppe.
Ensuite, les équipes échangent leur enveloppe avec celle d'une autre équipe et rédigent
une histoire à partir des mots reçus. Il est possible de compléter cette liste de
vocabulaire avec des mots personnels.
L'équipe fait ensuite la lecture des phrases rédigées ainsi.
Une histoire à la chaîne
4 à 8 participants et participantes par histoire
Matériel: un crayon par personne et une feuille de papier.
Les participants et participantes sont assis en cercle.
Le premier joueur propose un nom (par exemple «Martine») et il l'écrit sur une feuille
qu'il passe ensuite à son voisin de gauche.
À tour de rôle, chaque élève écrit un mot pour continuer la phrase.
Il est possible de poursuivre le jeu de façon à écrire plusieurs phrases qui composeront
une histoire.
Un membre de l'équipe peut ensuite lire l'histoire à son équipe.
J'associe des mots
Toutes les 10 secondes, une personne de la classe lit un mot.
Aussitôt, les autres élèves écrivent le premier mot qui leur vient à l'esprit et ainsi de
suite pour chacun des mots de la liste.
Il est important de choisir des mots qui rejoignent le vécu de l'élève.
© Ministère de l'Éducation de la Saskatchewan 59
De cette manière, on peut se fabriquer une banque de mots pour rédiger un texte.
Il est possible de partir d'un seul mot et chaque élève fait sa propre liste de mots choisis
par association.
Il est possible de présenter à haute voix la liste de mots ainsi constituée.
J'enrichis des phrases
Des équipes de 4 personnes.
Matériel: une feuille et un crayon par personne.
Chaque personne écrit une phrase simple sur sa feuille.
Elle passe ensuite sa feuille à son voisin ou sa voisine de gauche.
La personne qui reçoit la phrase doit la lire et y ajouter une information ou un mot qui
complète la phrase.
Exemple:
o Le chien dort dans le salon.
o Le gros chien dort dans le salon.
o Le gros chien de Jean dort dans le salon.
o Le gros chien de Jean dort sur le divan dans le salon.
Il est possible de déterminer la nature des mots à ajouter.
Le mot inconnu
En équipe de deux.
Matériel: un dictionnaire, une fiche avec un mot inconnu.
Chaque équipe reçoit une fiche sur laquelle est inscrit un mot dont le sens est inconnu
des joueurs.
Chaque équipe doit fournir trois définitions pour son mot:
o 2 définitions imaginées par elle;
o une définition du dictionnaire.
Elle inscrit ses définitions dans l'ordre de son choix.
L'équipe lit ensuite ses définitions à une autre équipe afin de faire trouver la bonne
définition.
Le jeu se poursuit jusqu'à ce que toutes les équipes aient eu la chance de présenter leurs
définitions.
Quel problème!
Ce jeu se joue en équipe d'au moins 4 personnes.
Matériel: une feuille et un crayon par personne.
Sur une feuille, chaque élève décrit une situation problème. Par exemple: Lorsqu'elle
était dans la cour de récréation, Marie a cassé une vitre de la fenêtre de la classe.
Chaque personne passe ensuite sa feuille à son voisin ou à sa voisine de gauche qui doit
rédiger une conséquence à la situation décrite.
En reprenant l'exemple: Lorsqu'elle était dans la cour de récréation, Marie a cassé une
vitre de la fenêtre de la classe. Elle a eu peur.
Chacun passe de nouveau la feuille à son voisin ou sa voisine de gauche et doit rédiger
une deuxième conséquence.
Quoi?
Un carnet ou un cahier dans lequel l'élève note ses réactions personnelles aux différents textes
qu'elle lit. On peut ainsi s'y référer au besoin pour alimenter des discussions et des réflexions
sur le processus de lecture.
Le dialogue s'établit sous forme d'un échange de lettres. Grâce au journal dialogué, l'élève
converse par écrit avec l'enseignante ou l'enseignant, ou avec une camarade de son groupe
pour exprimer sa réaction personnelle à une lecture. Toute personne qui lit le journal y ajoute
ses commentaires et ses réflexions. Cette interaction sociale est importante pour motiver les
élèves et pour leur permettre de développer plus efficacement leurs habiletés et leur
raisonnement critique.
Pourquoi?
Prendre conscience du lien étroit entre leur vie et les livres [COM] [CRC] [VAL].
Clarifier la compréhension du texte en communiquant avec autrui et en mettant en
commun ses opinions et ses pensées personnelles [COM] [CRC] [VAL].
Développer le raisonnement critique [CRC].
Le carnet permet de conserver par écrit, de façon continue, les pensées et les réactions
de chaque élève.
Je peux leur donner des débuts de phrase afin de les guider. Il n'y a pas de bonnes ou de
mauvaises réponses tant que ce qui est écrit reflète le développement de l'élève.
Les règlements lors du journal dialogué doivent être clairs et précis. Par exemple:
o j'arrive à l'atelier avec mon livre ou j'en choisis un sur place;
o je lis, je rédige une lettre ou je réponds à une lettre pendant la période de lecture;
o je ne fais pas d'autres devoirs ou je ne lis pas dans une autre matière;
o je ne parle pas et je ne dérange pas les autres;
o je rédige une lettre à chaque période de lecture.
Évaluation
5 % pour le respect des règlements
5 % pour le nombre de lettres demandées
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20 % pour l'orthographe d'usage et grammaticale
20 % pour les structures de phrase et le vocabulaire
50 % pour le contenu (sentiments et opinions par rapport à la lecture)
Document d'information
Ressources pour le journal dialogué
Suggestions de mini-leçons
la lettre:
o conventions de la lettre: la date, l'appel, la salutation, la signature, la disposition
o le contenu du dernier paragraphe doit présenter une piste de réponse pour la personne qui doit
répondre
le roman:
o le choix d'un livre
o les caractéristiques du personnage principal et son évolution dans le roman
o l'identification au personnage principal
o la position du narrateur ou de la narratrice dans le roman
o le réseau de relation entre les différents personnages
o le portrait psychologique d'un personnage
o les hypothèses suggérées par le titre et les premiers paragraphes d'un roman
o la structure narrative de différents genres de romans
Citer un passage qui a une signification particulière pour toi et expliquer pourquoi.
Rédiger les questions que tu te poses pendant la lecture.
Dire ce qui, selon toi, va arriver ensuite et expliquer sur quoi tu te bases.
Rédiger ta réaction à un incident ou à ce qu'a fait un personnage.
Donner des commentaires sur la façon dont l'auteur ou de l'auteure pique ta curiosité, comment il
maintient ton intérêt, comment il crée des images, l'humour ou du suspense, comment il développe des
personnages ou des événements vraisemblables.
Quelle signification a le texte que tu lis? Est-ce que les informations, les opinions, les valeurs ou les idées
exprimées touchent ta vie personnelle? Comment? Pourquoi?
Tu auras sans doute d'autres idées quand tu auras pris l'habitude d'utiliser ton journal dialogué. N'hésite pas à t'en
servir!
Voici ton journal de lecture! C'est là que tu pourras parler avec moi, ainsi qu'avec tes camarades de classe, de livres,
de poésie, d'auteurs. Tu rédigeras des lettres pour les autres membres de la classe et pour moi, l'enseignant ou
l'enseignante; nous répondrons à tes lettres. Toutes tes lettres seront rédigées dans ton cahier, à la fin de la période
de lecture ou quand tu fais tes devoirs. Tes lettres témoigneront de tes réflexions, de tes réactions à ta lecture.
Dans tes lettres, parle-nous de ce qui t'a impressionné, de ce que tu as senti, aimé ou détesté; explique-nous
pourquoi. Parle-nous de ce que tu ressens après la lecture d'un livre. Pose des questions. Partage tes sentiments et
tes expériences.
Tu dois rédiger au moins une lettre par période de lecture. Une lettre sur _____ me sera adressée. Tu peux en
rédiger plus si tu le veux. N'oublie pas d'indiquer la date de chaque lettre ou réponse ainsi que le titre de ton livre et
le nom de l'auteur ou de l'auteure.
Quand tu m'écris, dépose ton cahier sur mon pupitre. Quand tu écris à un ou une autre camarade, donne-lui ton
cahier. Lorsque tu reçois une lettre, tu as 24 heures pour lui répondre.
Attention de ne pas perdre ou endommager le cahier des autres. Tu peux répondre aux lettres durant la période de
lecture ou à d'autres moments libres.
J'ai presque terminé le roman de Louis Émond, Taxi en cavale. J'ai hâte de savoir ce qui va arriver au chauffeur de
taxi qui a été capturé par des bandits.
Dans cette histoire, le personnage qui m'a le plus touché est une fille handicapée. Elle reste toujours assise sur une
chaise roulante: évidemment, elle ne peut pas marcher.
Ce personnage m'a rappelé un cauchemar. Le voici: j'avais eu un grave accident et j'étais paralysé. J'étais condamné
à rester sur une chaise roulante jusqu'à la fin de mes jours. Je ne pouvais plus pratiquer mes sports préférés. Ce qui
me rendait triste par-dessus tout, c'était le fait de ne plus être comme les autres.
Je te raconte tout cela pour expliquer que ça ne doit pas être facile quand on est handicapé. Qu'en penses-tu?
À bientôt.
Benoît
Bonjour Benoît,
Souvent, les gens se donnent eux-mêmes des limites qui sont de véritables handicaps. Ils sont handicapés de
volonté. «Je ne peux pas faire cela, je ne suis pas capable, etc.» Je crois que ces gens-là sont les véritables
handicapés.
Les rêves sont des expériences tellement intenses et pures qu'ils nous permettent d'apprendre beaucoup sur nous-
mêmes: nos peurs, notre façon de voir le monde. Dans ton rêve, tu as pris conscience des limites et de la tristesse
que tu ressentirais si tu étais handicapé. De la même façon qu'un rêve, un roman entraîne le lecteur à vivre des
expériences qu'il ne connaîtrait pas dans la réalité et lui permet d'expérimenter des solutions sans avoir à prendre
des risques réels.
J'aimerais savoir comment se sent le personnage handicapé de Taxi en cavale. Se sent-elle comme toi dans ton
rêve? Sinon, quelle en est la différence? Tu m'en glisseras un mot dans ta prochaine lettre.
Salut.
Martine
Feuille de travail
Fiche de présentation d'un livre
Appréciation 1. passionnant
2. intéressant
3. peu intéressant