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Enfermement : Normes et Comparaisons

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Cours LGC – Norme et hors-norme

Exemple d’étude comparée

Étude comparée des œuvres, soit à travers une notion soit à travers une citation.

- Vous apprécierez l’affirmation de ….. en vous appuyant sur des œuvres au


programme
- Étudiez les œuvres du cours à travers la citation de….
- Notion X : vous traiterez ce sujet à partir des œuvres au programme
 réfléchir au problème soulevé par le sujet proposé (toujours problématiser en
amont !)

Notion : Enfermement Citation : «Souvent je me demande, moi, pour


voir, qui je suis – et qui je suis au moment où, surpris nu,
en silence, par le regard d’un animal, par exemple les
yeux d’un chat, j’ai du mal, oui, du mal à surmonter une
gêne. Pourquoi ce mal ? », Jacques Derrida, L’animal
que donc je suis (2002).

Pas à suivre :
1. Analyse et problématisation du sujet (notion/citation)
2. (Re)lecture orientée (mais non forcée) des œuvres : repérage des passages
significatifs pour le traitement du sujet.
3. Extraction des citations (nombre égal par œuvre si possible, éviter des déséquilibres)
4. Analyse approfondie des extraits pour aboutir à un plan et à un problématique (en
lien avec la notion et avec l’arrière-fond de la norme/hors-norme). Le plan et la
problématique se construisent au même temps, dans un va-et-vient.
5. Écriture en respectant la problématique dans chacune des parties.

Structure du travail :
- Le plan est composé de trois parties ce qui permet d’échapper au raisonnement
binaire simple (+/-).
- Le plan doit être progressif et doit répondre à la problématique.
- La structure du travail contient une introduction, trois parties reliées de façon
cohérente entre elles, et un conclusion.
- Chacune des parties aborde toutes les œuvres. Chacune des parties contient des
sous-parties (entre 2 et 3) et ses sous-parties doivent comparer au moins deux
œuvres.
- La conclusion ne reprend pas ce qui a été dit : elle fait des affirmations tirées de ce
qui a été dit, et revient au début pour répondre à la question initiale, même en forme
d’hypothèse.

CITATIONS POUR LA NOTION « ENFERMEMENT »

 Poe :

p. 1 : Les enfermés sont aussi appelés « aliénés »


p. 3 : « système de douceur », « recours à la réclusion que fort rarement », « les malades,
surveillés secrètement, jouissaient en apparence d’une grande liberté et qu’ils pouvaient,
our la plupart, circuler à travers la maison… »
p. 19 : « crise suprême », « catastrophe du drame », « mes sensations d’ébahissement et
d’horreur, quand je vis sautant par les fenêtres et se ruant pêle-mêle parmi nous, et jouant
des pieds, des mains, des griffes, une véritable armée hurlante de monstres, que je pris
d’abord pour chimpanzés, des orangs-outangs ou de gros babouins noirs du cap de Bonne
Espérance. »
=> Enfermement = animalité

 Freaks
- Exemples enfermement dans leur condition [le corps peut-il être un enfermement
pour l’individu ? ]
- Scène (42:00) : « You’re one of us » / « You’re monsters”
- Scène finale : Cléopâtre enfermée dans un cage (enfermée dans sa condition)
- Le monde du cirque comme microcosme du monde
- Hans malade et enfermé dans la carrosse : proximité de l’enfermement et de la mort
La condition de handicap qui pourrait être une limite : ne l’est pas, force inventive et
d’adaptation des corps singuliers

 Elephant Man
- Couloir sombre où est enfermé John Merrick au début (caché des regards et présent
pour les regards) // statut paradoxal de l’enfermement (cf. Foucault, exclure pour
inclure)
- Enfermé dans une cage comme un animal et traité ainsi
- Caché des regards par la capuche ; enfermé dans son propre corps // puis visible mais
enfermé à l’hôpital
- Enfermé dans son image sans droit de parole (scène de présentation)

 Le nain
- enfermé dans sa position de nain dans la cour et ce que cela implique
- vision étriquée du monde
- p. 252 : « Je suis enchaîné au mur dans un des cachots du château »
- p. 254 : « Mais je me rappelle nettement des circonstances qui m’ont conduit dans ce
cachot et enchaîné à ce mur. »
- p. 256 : « Pour mes mauvaises actions et pour tous les malheurs que j’avais
engendrés, j’étais condamné à être attaché au mur du plus sombre cachot de la
forteresse et à y rester enchaîné à perpétuité. »
 enfermement comme châtiment
- p. 257 : « Nous sommes liés ensemble ! Nous ne pouvons échapper l’un à l’autre –
mon et seigneur et moi ! Si je suis prisonnier, il l’est aussi ! Il est enchaînñe à moi
comme je le suis à lui ! »
- p. 258 : « je puis voir dans la nuit et deviens de plus en plus une sorte d’animal
souterrain. Je déteste ces laides et sales bêtes [rats] » // enfermement - animal
- p. 259 : « Je ne suis pas un pénitent, moi. Je suis un homme libre. Je ne m’avilis pas. »
// enfermement vs. liberté

 Kafka
un discours pour argumenter si Peter le Rouge peut ou pas quitter son espèce de singe pour
rejoindre celle des humains : p. 84 : « La ligne qu’a pu suivre un ex-singe pour s’introduire
dans le monde des hommes et s’y fixer. »
p. 83 : « S’il est vrai qu’au début j’aurais pu encore choisir […] de revenir en arrière […] à
mesure que mon évolution, dont je fouettais la marche, faisait des progrès, la porte
devenait plus étroite et plus basse ; je me sentais toujours mieux, toujours plus enfermé
dans le monde des hommes »
p. 85 : « ma nature de singe ne serait pas entièrement réprimée »
+ « Je me réveillai – et c’est ici que mes propres souvenirs vont commencer – dans un
cage », « C’était trop bas pour s’y tenir debout et trop étroit pour s’y asseoir. Je restais
donc accroupi, les genoux rentrés et constament tremblants, et […] tourné vers la caisse,
avec les barreaux de la grille derrière moi qui m’entraient dans la chair. Cette façon de
garder les bêtes sauvages passe pour avantageuse dans un premier temps, et mon
expérience aujourd’hui m’oblige à dire que du point de vue humain c’est exact. »
+ « Je me trouvais pour la première fois de ma vie dans une situation sans issue. »
p. 86 : « J’avais eu tant d’issues jusqu’alors, et maintenant plus aucune ! J’étais coincé. Si l’on
m’avait cloué, ma liberté de déplacement n’aurait pas été moindre. Et pourquoi tout cela ? »
« Eh bien, je cessai d’être un singe. »  « J’ai peur qu’on ne comprenne pas bien ce que
j’entends par issue. J’emploie le mot dans son sens le plus habituel, le plus plein. J’évite avec
soin de dire liberté. »
p. 87 : « Non, ce n’est pas la liberté que je voulais. Seulement une issue […] avancer,
avancer ! »
p. 90 : « Nous luttions du même côté contre ma nature de singe et que j’avais la part la plus
difficile. »
p. 91 : « Je me dis : essaye de toutes tes forces d’entrer au musical hall ; c’est cela l’issue ; le
jardin zoologique n’est qu’une nouvelle cage ; si tu y entres tu es perdu. »
« cela m’a fait sortir de la cage »
p. 92 : « expression égarée […] cette folie qu’il y a dans son regard de bête dressée. »

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