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Comité Scientifique et Rédaction 2025

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ISSN : 1987 – 1686

Vol 1 n°6 / 2025

SEPTEMBRE 2025
COMITE SCIENTIFIQUE
Coordinateur Scientifique : Pr DIARRA Eloi
MEMBRES
DELEBECQUE Philippe
Agrégé des facultés de droit, Professeur Emérite, Professeur à l'École de droit de la
Sorbonne (Université Paris I Panthéon-Sorbonne)
DIARRA Eloi
Agrégé des facultés de droit, Professeur Emérite, Université de Rouen (France)
CAMARA Bakary
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Université Kurukanfuga de
Bamako (Mali)
DIOUF Abdoul Aziz
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Université Cheikh Anta
Diop de Dakar (Sénégal)
KENMOGNE SIMO Alain
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Université de Yaoundé II
(Cameroun)
NGOM Mbissane
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Université Gaston berger de
Saint Louis (UGB) (Sénégal)
SERAPHIN Nene Bi Boti
Agrégée des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Université Alassane
Ouattara de Bouaké (Côte d’Ivoire)
THEOUA N'DRI Pélagie
Agrégée des facultés de droit, Professeure Titulaire des Universités, Vice-Présidente de
l’Université Alassane Ouattara de Bouaké (Cote d’Ivoire)
THIOYE Moussa

Professeur Titulaire des Universités, Université Toulouse Capitole, Doyen de la Faculté


d'Administration et Communication (France)

DEMBÉLÉ Mamadou Lamine

I
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire à l’Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
AGOSSOU Clautaire
Agrégé des facultés de droit, Vice-Doyen de Faculté des droits et de Sciences Politiques de
Parakou (Benin)
KAMENA Brehima
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire à l’Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
KANSAYE Bouréma
Professeur Titulaire, à l’Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)

KEITA Mamadou
Professeur Titulaire à l’Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
TOURE Cheick Amala
Professeur Titulaire, Doyen de la Faculté des Sciences Administratives et Politiques de
Bamako (Mali)
AKONO Ramsès Adam
Maître de conférences, Agrégé des facultés de droit, Université de Bertoua (Cameroun)
BADJI Patrice Aristide
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit Université Cheikh Anta Diop de Dakar
(Sénégal)
BODIAN Yaya
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
(Sénégal)
DEMBELE Mamadou Bakaye
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université des Sciences Juridiques et
Politiques de Bamako (Mali)
DIAGNE Ndeye Sophie
Agrégé des facultés de droit, Maitre de Conférences, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
(Sénégal)
DIONE Maurice SOUDIECK
Maître de conférences, Agrégé des facultés en Science Politique, Université Gaston Berger de
Saint Louis (Sénégal)

II
HOUNBARA KAOSSIRI Léon
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université de Garoua (Cameroun)
JOSSE Léon
Maître de conférences Cames, doyen de la Faculté de Droit et de Sciences Politiques
(FADESP) de l’université d’Abomey-Calavi
KEITA Boubou
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université des Sciences Juridiques et
Politiques de Bamako (Mali)
NDIAYE Sidy Alpha
Maître de conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Cheikh Anta Diop, Directeur
de l’Institut des droits l’Homme de l’UCAD (Sénégal)
NKOULOU Yannick Serge
Maître de conférences, Agrégé des facultés de droit, Université de Ngaoundere (Cameroun)
TALFI IDRISSA Bachir
Maître de conférences, Agrégé des Facultés de Droit, Faculté des Sciences Juridiques et
Politiques (FSJP), Université Abdou Moumouni de Niamey (Niger)
TOURE Issouf
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
TANDINA Nouhoum
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
TOE Souleymane
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Université Thomas Sankara
(Burkina-Faso)
THIAM MBALLO
Agrégé des facultés de droit, Maître de Conférences Université Alioune DIOP de Bambey
(Sénégal)

III
COMITE DE LECTURE

AKONO Ramsès Adam


Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université de Bertoua (Cameroun)
BADJI Patrice Aristide
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Cheikh Anta Diop de Dakar
(Sénégal)
DEMBELE Mamadou Lamine
Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire à l’Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
DEMBELE Mamadou Bakaye
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
KEITA Boubou
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
TANDINA Nouhoum
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
TOURE Issouf
Maître de Conférences, Agrégé des facultés de droit, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
AGUISSA Aboubacrine
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
BENGALY Abraham
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
CAMARA Yamadou
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)

CISSE Issiaka
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)

COULIBALY Jérmie

IV
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
DIALLO Issouf
Maitre-Assistant CAMES Maître de Conférences à l’Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
Mory DIALLO
Maître-Assistant CAMES, Maitre de conférences à l’Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
DIALLO Harouna
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
DIALLO Oumar T
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
DIARRA Souleymane
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
DOUMBIA Fousseyni
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
DOLO Yamalou
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
GAKOU Kissima
Maître de conférences, Ancien Doyen de la faculté de droit privé, Université Kurukanfuga de
Bamako (Mali)
KEITA Issa Makan
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
KOITA Aly Kola
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
MAIGA Almoustapha
Maitre-Assistant CAMES, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
NIANGALY Allaye
Maitre-Assistant CAMES, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
SAMAKE Awa
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
SANGARE Moussa Moise
Maitre-Assistant CAMES, Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)

V
SIDIBE Diakalia Siaka
Maitre-Assistant CAMES, Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
SOGODOGO Abdoul
Maitre-Assistant CAMES, Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
SOW Djibril
Maitre-Assistant CAMES, Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako
(Mali)
SOW Ibrahim
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)

TOUNKARA Dianguina
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
TRAORE Paul
Maître de Conférences, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
Recteur par intérim
ABENG François Messi
Maître-assistant CAMES, Université de Yaoundé II (Cameroun)
SIDIBE Mariam
Maître-assistant CAMES, Université Kurukanfuga de Bamako (Mali)
AHUI BROU Miano Ange Hervé
Maître-assistant CAMES, Université Alassane Ouattara de Bouaké (Cote d’ivoire)
Francis NKEA NZIGUE
Maître-assistant CAMES, Université Omar Bongo de Libreville (Gabon )
DIAWARA Boubacar
Maître-assistant à Université Kurukanfuga de Bamako (Mali), Secrétaire Général de la Cour
Constitutionnelle du Mali
KPOLO Christian
Docteur en droit, Avocat inscrit au Barreau de Paris
Gilbert Coumah FAYE
Maître-assistant, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Sénégal)
TANO-BIAN Jeanine

VI
COMITÉ DE RÉDACTION

Directeur de Publication Rédacteur en Chef


Dr Amadou SOW Dr Mamadou DIAWARA

Responsable en charge de la propriété intellectuelle : Pr Boubou KEITA

Coordonnateurs des rubriques


Coordonnatrice rubrique Science Politique
Dr Mariam SIDIBE
Coordonnateur rubrique Sciences Juridiques Coordonnatrice rubrique English Law
Pr Issiaka CISSE Dr Pascale DUFOUR

VII
PRÉSENTATION DE LA REVUE

La Revue Juridique et Politique en Afrique, éditée par le Centre d’Etudes de Recherche et de


Prospective en Afrique, arrive à point nommée, pour remplir un vide, au regard de sa
préoccupation majeure en matière d’avenir et de ‘prospective de l’Afrique.

L’objectif de la Revue est de promouvoir la production scientifique de qualité des chercheurs,


notamment les jeunes chercheurs africains, animés d’une vision prédictive du futur juridique
de l’Afrique.

La Revue Juridique et Politique en Afrique comporte une version électronique et une version
physique. Elle a une dimension pluridisciplinaire et interdisciplinaire. A ce titre, elle participe
à la diffusion des réflexions académiques de juristes et politistes de tous les horizons, de toutes
les spécialités (droit public, droit privé, science politique, histoire du droit, théorie du droit,
droit comparé, Common law, etc.). Elle accueille les articles, les commentaires des
jurisprudences éclairants les problématiques nouvelles, en science juridique et politique en
Afrique.

Dédiée à l’étude de la vie juridique et politique en Afrique, la Revue veut saisir les méandres
des évolutions contemporaines du continent, afin d’en prédire les configurations futures.

La Revue souhaite à tous et toutes une bonne lecture. Puisse-t-elle être un moment
d’enrichissement intellectuel pour tous ceux et celles qui la pratiqueront de façon assidue.

Président du Comité Scientifique

Pr Eloi DIARRA

Rédacteur en Chef Rédacteur en chef Adjoint

Dr Mamadou DIAWARA M. Samba DIAMBOU

Directeur de Publication

Dr Amadou SOW

VIII
DIRECTIVES DE REDACTION EN VUE DE PUBLICATION DANS LA REVUE
JURIDIQUE ET POLIQUE EN AFRIQUE DU CERPA

La Revue Juridique et Politique en Afrique est publiée par une équipe dynamique et
professionnelle en la matière. Les articles sont disponibles sur le site internet de la Revue :
[Link]

DIRECTIVES AUX AUTEURS

La Revue Juridique et Politique en Afrique reçoit des textes en permanence pour publication
dans l’un de ses numéros trimestriels. Les auteurs qui soumettent leurs contributions doivent se
conformer aux directives suivantes :

◄ Toute proposition d’article doit être rédigée en format Microsoft Word, en police Times
New Roman, caractère 12, et en interligne 1,5.

Elle comportera un résumé en français et en anglais, des mots clés en français et en anglais, une
introduction, un développement contenant un plan à deux parties (I- II- pour les parties ; A- B-
pour les sous-parties, et éventuellement des petits 1 et 2), une conclusion.

L’ensemble de la contribution doit tenir sur quinze (15) pages au minimum et trente-cinq (35)
pages au maximum.

◄ Chaque proposition d’article doit débuter, juste après l’intitulé de la contribution qui doit
être en français et en anglais, par une brève notice biographique précisant l’identité du (des)
auteur(s) : Noms et Prénoms, titre ou grade universitaire ou profession pour les praticiens non
universitaires, l’affiliation institutionnelle.

Références (sources) : Les références (sources) sont obligatoires dans une proposition d’article.
Elles doivent être présentées sur la base du modèle infrapaginal.

Dès lors les références (sources) doivent être présentées en bas de page (notes) selon le style
suivant :

◄ Pour un ouvrage : Nom en lettres majuscules, Prénom(s) du(es) auteur(s) en entier, en lettres
minuscules, l’intitulé de l’ouvrage en italique, Ville d’édition, Maison d’Edition, nombre
d’édition Année, page(s). Exemples : Un auteur : DIAWARA Mamadou, La citoyenneté dans
l'intégration des Etats en Afrique : Réflexions sur la construction de la citoyenneté

IX
démocratique dans la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, Sénégal,
l’Harmattan, 2022, p. 6.

◄ Deux auteurs : OST François, VAN DE KERSHOVE Michel, De la pyramide au réseau.


Pour une théorie dialectique du Droit, Bruxelles, Presses de l’Université Saint Louis, 2010, p.
103.

◄ Trois auteurs : GRYNBAUM Luc & al., Droits des activités numériques, Paris, LGDJ, 2ème
éd., 2014, p. 6.

◄ Pour un article publié dans une revue : Nom(s) en majuscule, Prénom(s) en minuscule,
intitulé de l’article entre guillemets, nom de la revue ou de l’ouvrage collectif dans lequel il est
publié en italique, numéro de la revue, Année de parution, pages ;

Exemple : DIARRA Eloi, « Le juge des droits de l’homme en Afrique noire francophone, la
Revue ivoirienne de droit (RID), n° 40, 2009, CIREJ, p. 9.

◄ Pour un chapitre d’ouvrage : LEVÊQUE Audrey, « Chapitre 2 : La sociologie de l’action


publique », in JACQUEMAIN Marc & FRERE Bruna, Epistémologie de la Sociologie.
Paradigmes pour le XXIe siècle, De Boeck Supérieur, Collection « Ouvertures sociologiques
», 2008, p. 6.

◄ Pour un document internet : Exemple : Organisation Mondiale de la Santé, Global status


report on violence prévention, 2014, disponible en ligne sur :
[Link]

◄ Pour tout document non publié (mémoire, thèse…) :

Exemple : CISSE Salif, La transition démocratique au Mali : entre ruptures et continuité, Thèse
de Doctorat, Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, 2021, p. 10.

Langue et style de rédaction :

◄ Chaque proposition d’article doit être rédigée en français ou en anglais ;

◄ L’usage des transitions et chapeaux est impératif ;

Soumission, examen des propositions et responsabilités :

Les propositions d’articles doivent être soumises par courrier électronique à l’adresse
électronique suivante : contact@[Link]

X
Tout texte soumis à la Revue Juridique et Politique en Afrique fait l’objet d’une double
évaluation aveugle (sous anonymat) et soumis au test plagiat.

◄ Les opinions exprimées dans les contributions sont propres à leurs auteurs et n’engagent
aucunement la Revue Juridique et Politique en Afrique.

Les auteurs s’engagent, toutefois, à céder leurs droits à la Revue Juridique et Politique en
Afrique.

REVUE PARTENAIRES

Revue Communitas : [Link]

La Revue Communitas est une revue scientifique évaluée par les pairs, qui est rattachée
au Département des sciences juridiques et à la Faculté de science politique et de droit de
l’Université du Québec à Montréal.

La revue communitas s'est engagée à travers un partenariat a accompagné la revue juridique et


politique en Afrique pour lui permettre de se renforcer et de s'imposer dans le monde
scientifique.

XI
SOMMAIRE

DOCTRINE

EDITORIAL…………………………………………………………………….……pp . 1 à 5

Bakary CAMARA, Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités, Chevalier
de l’Ordre International des Palmes Académiques, OIPA-CAMES, Université Kurukanfuga de
Bamako (UKB)

La protection des parties dans un contrat de crédit-bail au Bénin……...………..pp. 6 à 35

Moktar ADAMOU, Agrégé des Facultés de droit, Université de Parakou (Bénin)


Eudes Fiacre HOUNNOU, Docteur en droit privé, FDSP, Université de Parakou (Bénin).
Vers une suppression du droit du sol au Cameroun comme en France et aux Etats-
Unis………………………………………………………………………………... pp. 36 à 63
Zakari NJUTAPVOUI, Maître de Conférences, Université de Douala (Cameroun)

L’interprétation du silence dans les contrats spéciaux…………………………pp. 64 à 103


Fossar Badara SALL, Docteur en droit privé, Enseignant chercheur à l’Université Alioune Diop
de Bambey, Sénégal

Pouvoir politique et sécurisation foncière rurale en Côte d’Ivoire………….pp. 104 à 125


TRA BI Zaé Fidèle, Docteur en droit Enseignant-chercheur à l’université Jean Lorougnon
Guédé de Daloa
Le juge malien face aux conflits fonciers : entre arbitrage juridique et médiation
normative……………………………………………………………………….pp. 126 à 153

Salif SACKO, Magistrat, Docteur en droit public, Université Cheikh Anta DIOP de DAKAR

L’influence des technologies de l’information et de la communication sur les relations


individuelles de travail : approche comparative des lois sénégalaises et
françaises…………………………………………………………………………pp. 154 à 190

Pape Laity FAYE, Docteur en droit, Enseignant-chercheur, Chargé d’enseignement à l’Ecole


Supérieure Polytechnique de Dakar (UCAD), Département de Gestion

XII
Le contrôle du droit appliqué au fond du litige arbitral..……………………...pp. 191 à 223

Nestor A KOUAMI, Docteur en droit, Enseignant-Chercheur à l'Ecole de Droit Paris 1 Panthéon


Sorbonne et au CUREJ de la Faculté de Doit de l'Université de Rouen.

L’action en revendication, une arme du créancier réservataire confrontée aux procédures


collectives……………………………………………………………………….pp. 224 à 245

Ndeye Fatou BA, Docteur en droit, Assistante de recherche Université Numérique Cheikh
Hamidou KANE (UNCHK) (Sénégal)

Reformes des lois sur la famille en Côte d’Ivoire : Impacts sur la cellule
familiale…………………………………………………………………………..pp. 246 à 272

Netton Prince TAWA, Docteur en Science Politique, Assistant en Science politique, Université
Alassane Ouattara, Bouaké, (Côte d’Ivoire)

Le retrait des Etats membres de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la CEDEAO :
quels enjeux pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest ?.................pp. 273 à 291

Papa Magan SANOU, docteur en droit Public, Université Thomas SANKARA (Burkina Faso)

La protection des savoirs traditionnels dans l’espace OAPI : enjeux et défis du protocole
de NAGOYA…………………………………………………………………….pp. 292 à 319

Alain KEITA, Doctorant en droit public, histoire du droit et des institutions à l’EDDESSLA
(Mali)

CHRONIQUE DE JURISPRUDENCE

Commentaire de l’arrêt N°80 du 18 Octobre 2021 de la Cour Supreme du mali, chambre


criminelle……………………………………………………………………..….pp. 321 à 327
Yaya KONE ML, Docteur en droit privé et sciences criminelles Enseignant contractuel en
droit privé à l’Université Sorbonne Paris Nord
Commentaire combiné des arrêts n°469 et n°174 de la Cour Supreme du Mali, Section
administrative
Réservation des droits acquis : la protection de mandat des membres des autorités
administratives indépendantes……………………………………………….…pp. 328 à 341

Assim KONATE, Doctorant en Droit Public à l’ED-DESSLA-Mali

XIII
DOCTRINE

XIV
ÉDITORIAL

Bakary CAMARA

Agrégé des facultés de droit, Professeur Titulaire des Universités,

Chevalier de l’Ordre International des Palmes Académiques, OIPA-CAMES,

Université Kurukanfuga de Bamako (UKB)

Chères lectrices,
chers lecteurs,

Dans un système international en pleine mutation où l’ordre économique, juridique et politique


mondial établie après la deuxième guerre mondiale s’effrite, les systèmes juridiques africains
font toujours face à des enjeux de modernisation, d’inclusion et de justice sociale. Le présent
numéro de la Revue Juridique et Politique en Afrique propose une série d’articles
particulièrement pertinents et éclairants. Cette édition se distingue par son approche à la fois
critique et constructive, en abordant des problématiques juridiques et politiques fondamentales,
tant sur le plan national qu’international. Elle incite à une réflexion profonde sur les enjeux et
les défis actuels des pays africains et ouvre des pistes de solutions concrètes pour répondre aux
exigences du droit hérité de l’extérieur tout en respectant les spécificités locales. Ce numéro six
(06) de la RJPA est composé d’une rubrique doctrine de treize (13) articles et d’une rubrique
chronique de jurisprudences de deux (02) commentaires de textes.

La rubrique doctrine commence par l’article de messieurs Moktar ADAMOU et Eudes Fiacre
HOUNNOU sur « la protection des parties dans un contrat de crédit-bail au Bénin : Une justice
contractuelle à repenser. » Cette contribution interroge de manière rigoureuse les déséquilibres
contractuels qui favorisent systématiquement le crédit-bailleur au détriment du crédit-preneur.
En analysant les réformes législatives récentes, les auteurs mettent en exergue que, malgré
certaines avancées, les pratiques restent largement biaisées. Ils appellent à une réforme
équilibrée, permettant de rétablir des garanties plus solides pour le crédit-preneur. Ce texte
soulève une question fondamentale pour l’avenir du droit commercial africain : jusqu’où les
réformes doivent-elles aller pour garantir une justice contractuelle équitable ?

1
Cette contribution scientifique est suivie de celui de Zakari NJUTAPUOUI intitulé « Vers une
suppression du droit du sol au Cameroun comme en France et aux Etats-Unis. » Dans un
contexte mondial marqué par l’endurcissement des politiques migratoires, l’auteur fait une
analyse comparative saisissante entre les réformes du droit du sol au Cameroun, en France et
aux États-Unis. À travers ces réflexions, l’auteur souligne les risques sociaux et politiques de
l'abandon du jus soli, notamment pour les générations nées sur le territoire. L’étude pousse à
réfléchir sur les implications profondes de telles réformes, qui pourraient fragiliser l’inclusion
sociale et aggraver les tensions internes en Afrique. Le débat qu’il soulève s'inscrit dans un
questionnement global sur l’équilibre entre souveraineté et droits humains.

En ce qui concerne l’article de Fossar Badara SALL, il analyse le « Silence dans les contrats
spéciaux : Quand l’interprétation juridique devient essentielle. » Dans ce travail, SALL
examine le rôle du silence des parties dans l’exécution des contrats spéciaux. En Afrique, où
les relations commerciales peuvent souvent se caractériser par un pragmatisme flexible, l’auteur
met en évidence les tensions existantes entre l’interprétation stricte du silence comme absence
de consentement et sa lecture plus souple comme acceptation tacite. Cette réflexion est d’une
grande portée, car elle souligne l’importance d’adapter le droit aux réalités économiques, tout
en préservant les principes fondamentaux de justice contractuelle.

Quant à TRA BI ZAE Fidèle, il traite de la « Sécurisation foncière en Côte d’Ivoire : Entre
pouvoir politique et contrôle social. » Dans son étude, TRA BI ZAE démontre comment la
sécurisation foncière, cet outil de gouvernance est utilisé par les autorités politiques pour
renforcer leur contrôle social et leur légitimité. De ce constat, il met en garde contre des risques
de marginalisation des communautés rurales. L’article appelle à un processus de
démocratisation de la gestion foncière afin de garantir une répartition équitable des terres et
d’assurer la justice sociale dans les zones rurales. Ce qui constitue un enjeu fondamental pour
l’avenir des relations entre les populations et l’État en Afrique.

Salif SACKO analyse les « Conflits fonciers au Mali : Une justice hybride entre arbitrage et
médiation. » et propose une réflexion sur le rôle des juges dans la gestion des conflits fonciers,
entre droit écrit et coutumes locales. Il souligne les défis auquels sont confrontés les magistrats
maliens, qui doivent jongler entre les normes juridiques modernes et les pratiques
traditionnelles de médiation. L’article met en lumière la nécessité de trouver un équilibre entre

2
l’application stricte du droit et la reconnaissance des réalités culturelles locales, une question
d’autant plus cruciale dans un pays, où les conflits fonciers demeurent une source importante
de tensions sociales.

L’article de Pape Laity FAYE étudie « Le droit du travail face aux TIC : Une analyse comparée
entre le Sénégal et la France. » Il compare l’impact des technologies de l’information et de la
communication (TIC) sur les relations de travail en France et au Sénégal. Pendant que la
législation française semble mieux adaptée pour encadrer les nouvelles formes de travail
numériques, le cadre juridique sénégalais apparaît insuffisant, surtout en ce qui concerne la
protection des données des salariés et la régulation du télétravail. L’auteur propose une
adaptation des règles sénégalaises aux meilleures pratiques internationales, une démarche
nécessaire pour protéger les droits des travailleurs face à l’essor des technologies numériques.

Nestor A. KOUAMI traite de « L’arbitrage juridique et le contrôle judiciaire : Un équilibre


nécessaire. » Monsieur KOUAMI nous rappelle l'importance du contrôle judiciaire dans les
procédures arbitrales. Tout en défendant l’autonomie de l’arbitrage, l’auteur plaide en faveur
d’une intervention limitée mais essentielle des juridictions nationales pour préserver l’ordre
public et garantir la conformité avec les principes juridiques fondamentaux. Un texte éclairant
qui rappelle le rôle crucial du juge dans le maintien de l’intégrité des procédures arbitraires.

La contribution de Ndeye Fatou BA analyse l’« Action en revendication dans les procédures
collectives : Le créancier à l’épreuve de la faillite. » Dans un contexte économique en mutation,
l’auteure étudie l’action en revendication dans les procédures collectives. Ce recours,
fondamental pour protéger les créanciers réservataires, se heurte cependant à des limites
pratiques dans l’espace OHADA, où la protection des créanciers reste inégale. Cette étude
souligne l’impérieuse nécessité d’une réforme pour garantir une meilleure application des droits
des créanciers et assurer une protection équitable dans le cadre des procédures de liquidation.

Le texte de Netton Prince TAWA aborde un sujet sensible et important : « Réformes du droit de
la famille en Côte d’Ivoire : Une révolution sociale en cours. » L’auteur trouve que ces réformes
qui visent à renforcer l’égalité entre les époux, remettent en cause des pratiques coutumières
profondément enracinées. Il plaide pour « un dialogue ouvert » entre les législations modernes

3
et les traditions locales afin de garantir une transition harmonieuse vers une société plus
égalitaire et plus respectueuse des droits des individus.

Le « Retrait des États de la CEDEAO : Une nouvelle dynamique pour l’intégration régionale
? » est analysé par Papa Magan SANOU. L’auteur questionne les implications du retrait de
certains États de la CEDEAO, notamment le Mali, le Niger et le Burkina Faso. Il soulève la
question de l’avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest, soulignant que ce retrait
pourrait redéfinir les relations économiques et politiques entre ces pays et leurs voisins. Un
sujet d’actualité qui touche aux fondements mêmes de la coopération régionale en Afrique.

Enfin, la réflexion de Alain KEITA porte sur la « Protection des savoirs traditionnels : un défi
pour l’espace OAPI. » en lien avec le Protocole de Nagoya. Il aborde les défis de la mise en
œuvre de ce protocole qui vise à garantir un partage équitable des bénéfices issus des ressources
biologiques. Le travail de KEITA est essentiel pour comprendre les enjeux de la biodiversité en
Afrique et la nécessité de respecter les droits des communautés locales tout en favorisant le
développement durable.

Dans la rubrique « Chroniques de Jurisprudence », le premier auteur Yaya KONE a


commenté l’arrêt n°80 du 18 octobre 2021 de la Cour suprême du Mali (chambre criminelle).
Cette décision aborde l’interprétation des infractions criminelles et met en lumière la rigueur
du juge dans l’application de la procédure pénale. Dans son travail, l’auteur s’intéresse à
l’importance de cette jurisprudence dans le contexte de la protection des droits des accusés et
dans la préservation de l’équité judiciaire, essentielle à la légitimité du système pénal.

Le deuxième auteur est Assim KONATE qui a fait un commentaire combiné des arrêts n°469
et n°174 de la Cour suprême du Mali (section administrative). Ces décisions traitent de la
protection du mandat des autorités administratives indépendantes et du principe de la
réservation des droits acquis. L’auteur souligne l’importance de cette jurisprudence dans le
renforcement de la sécurité juridique et administrative, essentielle à la bonne gouvernance du
pays.

Ainsi, nous voyons que le numéro six (06) de la Revue Juridique et Politique en Afrique nous
propose un éventail de travaux sur des sujets d’importance capitale pour nos États et pour nos

4
populations. Chaque contribution apporte une analyse pertinente, ancrée dans la réalité
africaine, et propose des solutions adaptées aux défis contemporains. Ces articles témoignent
de l’engagement des chercheurs africains à repenser le droit dans son contexte local, tout en
intégrant les meilleures pratiques mondiales. Il est crucial de continuer à nourrir ce dialogue et
à promouvoir des réformes qui répondent aux aspirations des peuples africains.

Professeur Bakary CAMARA

5
328

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