0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues44 pages

Innovations en lentilles de contact 2015

Transféré par

laulo.23
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
20 vues44 pages

Innovations en lentilles de contact 2015

Transféré par

laulo.23
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

LRO

L A REVUE
D’OPTOMÉTRIE
et de Contactologie

Économie
Forum Économie Santé 2014
Les Échos
Congrès
AAO (American Academy of
Optometry)-Denver 2014
Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie
Kératométrie
Photo : aigle royal. CC Peter Kaminski

Jean-Charles Allary
Optométrie
Troubles de la vergence au près
Kelly Frantz
Déjà parus

Janvier 2015 • LRO no 52 • ISSN 1632-806X • 16 €


Matériaux pour
lentilles perméables
aux gaz Boston®.

Où l’innovation
prend son envol.

Le fondement pour la pratique d’aujourd’hui


de l’adaptation de lentilles de spécialité.
Dès son apparition, voici plus de 25 ans, la lentille perméable aux gaz a constitué un progrès significatif
par rapport aux lentilles de contact dures traditionnelles (PMMA). Aujourd’hui, les matériaux Boston®,
associés aux plus récentes géométries sclérales, d’orthoK et multifocales, vous permettent d’offrir à vos
patients les plus récentes innovations en lentilles perméables aux gaz. Tout au long des années, nous nous
sommes faits les champions des importantes améliorations de la technologie des perméables aux gaz
avec les plus nouveaux matériaux, les progrès de fabrication, des niveaux supérieurs de Dk (Boston XO® et
Boston XO2®) ainsi qu’un engagement dans la formation. A l’évidence, Boston et la lentille de contact perméable
aux gaz sont, et continueront d’être, une part intégrante de la pratique des services visuels d’aujourd’hui.

Matériaux © 2014 Bausch & Lomb Incorporated. ®/™ are trademarks of Bausch & Lomb Incorporated or its affiliates. US/BNL/14/0004
ÉditOriaL
economie-santé (2)

«¡salud y pesetas!» Jean-luc dubié

La revue d’Optométrie
et de Contactologie
Pourquoi, en cette période de vœux, ne pas trinquer comme nos amis espagnols, surtout
quand il s’agit de se souhaiter santé et argent ? Mais santé et argent sont-ils compatibles,
surtout quand le deuxième terme paraît poser de plus en plus de problèmes au premier ?

La fin de l’année 2014 a été marquée par la grève des médecins. Qu’en ont pensé nos
concitoyens ? Plus de 60% des français étaient d’accord avec le corps médical. Ce dernier,
mobilisé contre une « étatisation rampante », des honoraires non réévalués depuis des
lustres et tant d’autres sujets d’insatisfaction aurait-il connu le même soutien populaire
si les sondés avaient eu à répondre à une question du type : « etes-vous d’accord avec
les médecins en grève, sachant que la satisfaction de leurs revendications augmenterait
notablement les dépenses de santé et donc probablement vos impôts ? ».

Lors du récent forum « Économie de la santé Les echos » le Docteur Claude Leicher[1] ,
Président de MG France, syndicat de médecins généralistes, rappelait qu’un médecin
généraliste, en Grande Bretagne, bénéficie de l’assistance de 2,5 professionnels (infirmière,
secrétaire, …) alors qu’en France, ce médecin travaille sans assistance.

Pour deux pays européens de population pratiquement égale et de niveau de développement


équivalent, la France et le royaume-Uni, les services oculaires et visuels sont très
différemment assurés. au royaume-Uni ces services sont essentiellement fournis par 1 500
ophtalmologistes[2] et 12 000 optométristes[3]. en France, ces mêmes services sont fournis
par 5 200 ophtalmologistes[4] , 4 000 orthoptistes[5] (dont ± 50% de libéraux) et une petite
minorité des opticiens travaillant dans les 12 000 magasins d’optique.

si le coût des services oculo-visuels est sans doute peu comparable entre les deux pays,
il ne semble pas que leur qualité soit a priori très différente, sans compter qu’il n’y a
pas de problème de délai de recours aux services oculo-visuels de première ligne au
royaume-Uni.

Le nombre de personnes présentant un handicap visuel, définitif (dégénérescence rétinienne,


par exemple) ou évitable (besoin d’une correction optique ou d’une chirurgie de la cataracte,
pour retrouver une acuité visuelle normale) est sensiblement le même (± 2 millions de
personnes dans chacun des deux pays). Il n’y a pas plus d’aveugles ou de déficients visuels
au royaume-Uni qu’en France, alors qu’il y a près de 3,5 fois moins d’ophtalmologistes.

nos voisins britanniques ont peut-être un système de santé particulièrement efficient. alors
que les difficultés d’accès aux services visuels en France perdurent depuis plus de dix ans,
pour des coûts qui ne cessent d’augmenter, ne serait-il pas intéressant de s’inspirer de ce
qui fonctionne ailleurs ?

[1]. voir dans ce numéro, pages 12 à15.


[2]. "european union of medical specialists". [Link]. retrieved 2013-03-11
[3]. association of Optometrists (aOp) « press pack
[4]. atLaS de La dÉmOgrapHie mÉdicaLe en France SituatiOn au 1er Janvier 2014
[5]. insee - professions de santé 2014

JAnvier 2015 • LrO nO 52 1


agenda & FOrmatiOnS

Agenda Formations en
prochaines manifestations dans le
domaine de l’optométrie, de l’optique de
contact et des sciences de la vision
optométrie après BTSOL
18-1 Janvier 2015 2 mai - 1er Juin 2015
34 congrès
e
bcLa - 3th clinical institut des université
d’Optométrie et conference and Sciences de la paris Sud
d’Optique de contact exhibition vision (iSv) [Link]
citÉ internatiOnaLe LiverpOOL - uK
univerSitaire de pariS
23 rue des Hauts de Terrenoire
[Link] 42100 SAINT-ÉTIENNE 2 diplômes nationaux et
[Link]/ T. 04 77 95 31 70 6 diplômes d’université (DU),
[Link] [Link]
Licence Professionnelle d’optique
23-2 aOÛt 2015 Préparation au Diplôme Européen DU Optométrie 1
22-25 Janvier 2015 38th european d’Optométrie et au Titre Certifié DU Contactologie 1
RNCP de Responsable en Réfraction
conference on
global Speciality et Équipement Optique Master Biologie-santé,
visual perception
Lens Symposium Quatre centres de
spécialité sciences de la Vision
LiverpOOL - uK
LaS vegaS formation en France : DU Dépistage en Santé Oculaire
[Link]/2015 DU Basse Vision
[Link] DU Optométrie-Contactologie 2
[Link]?eid=4 FS2O - aepO DU Optométrie-Contactologie 3
25-28 Septembre 2015 163 rue de Sèvres
75015 PARIS Formation Initiale (à temps plein)
SiLmO - 2014 T. 01 47 34 23 89
8- marS 2015 [Link]
Université Paris-Sud
[Link] Formations d’Optométrie
Optometry Bâtiment 490, 2ème étage
tomorrow 2015 -10 OctObre 2015 alzon Rue Hector Berlioz
91405 ORSAY cedex
brigHtOn - uK
[Link]/ congrès de l’american 11 rue Saint Perpétue
30020 NÎMES
01 69 15 36 91
[Link]@[Link]
academy of Optometry T. 04 66 04 93 00
denver, cOLOradO [Link]
Formation Continue
[Link]/Meetings/Academy2014 (en alternance)
cFa La nOue Université Paris-Sud
1, chemin de la Noue Faculté des Sciences d’Orsay
BP 80 21602 LONGVIC Service de Formation Continue
T. 03 80 68 48 80 PUIO – Bât. 640
[Link] 91405 ORSAY cedex
[Link]@[Link]
+ 12 centres partenaires (niveau
Licence exclusivement)

La revue d’Optométrie et nos coordonnées abonnements maquette


de contactologie Lro, • tarif annuel (comprenant Brice Perrotin
est éditée par opto-Com, 2 bis rue Dupont de l’eure, quatre numéros) : 50 € [Link]
société de Presse. 75020 Paris • tarif annuel “étudiant”
Courriel opto_aof@[Link] (quatre numéros) : 34 € imprimeur
directeur de publication site [Link] • Prix au numéro : 16 € Imprimeo
rené serfaty
comité de rédaction dépôt légal :
Secrétaire de rédaction Jean-Charles allary 1er trimestre 2015
Jean-Luc Dubié Mary-na Barthe Issn 1632-806X
Bernard Barthélémy
© Brice Perrotin

Lro est imprimée photo de couverture : Émilie Campistron


sur papier recyclé aigle royal. thomas Kerlo
CC Peter Kaminski
Langis Michaud
François Vilhelm
2 JAnvier 2015 • LrO nO 52
Sommaire Actualités
p. 4
La Revue d’Optométrie et de Contactologie • Janvier 2015 • LRO no 52

Editorial 1

Agenda et Formations 2

Actualités 4

Actualités contactologie 10 Forum Économie Santé 2014


Économie 12 p. 12
Forum Économie Santé 2014
Les Échos

Congrès 16
AAO (American
AAO (American Academy of Optometry)-Denver 2014 Academy of
Optometry)
Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie 24
Kératométrie Denver 2014
Jean-Charles Allary p. 16
Optométrie 32
Troubles de la vergence au près
Kelly Frantz

Déjà parus 38 Dossier pratique 11,


2e partie
Kératométrie
Jean-Charles Allary
p. 24

Troubles de la vergence au près


Kelly Frantz
p. 32

Janvier 2015 • LRO no 52 


Actualités

Sciences de la vision

Actualités
Facteurs associés et
stabilisation de la myopie
chez les participants
à l’étude COMET
Utilisant la fonction de Gompertz[1]
pour estimer l’âge et le degré de Santé oculaire
myopie au moment de sa stabilisation,
les chercheurs de l’étude COMET
(Correction of Myopia Evaluation Trial)
Forte myopie et glaucome à angle fermé chez un
ont utilisé une cohorte de 469 enfants enfant de sept ans traité avec du topiramate[2]
myopes de diverses origines ethniques.
Cas clinique de toxicité du topiramate ayant provoqué une forte myopie et un
Lors de leur inclusion dans cette étude, glaucome à angle fermé. Il s’agit du second cas rapporté et du troisième connu
les enfants étaient âgés de 6 à 12 de ce type de toxicité.
ans, avec une réfraction d’équivalent
Une petite fille âgée de sept ans avait récemment commencé un traitement au
sphérique de -1,25 à -4,50 D. La
topiramate pour des crises d’épilepsie et des maux de tête.
réfraction non cycloplégique a ensuite
été mesurée tous les six mois pendant Elle a développé une vision floue indolore avec une myopie bilatérale aiguë, qui
4 ans, puis chaque année ensuite. a progressé jusqu’à un glaucome aigu à angle fermé bilatéral.
Des courbes de Gompertz ont pu être Après l’examen de routine lors duquel la myopie avait été diagnostiquée, la
tracées pour 426 enfants (91%). patiente a été admise en service d’urgence, avec des symptômes d’une vision
L’âge moyen de stabilisation de la trouble survenue brutalement, de larmoiement, d’yeux rouges, de paupières
myopie était de 15,61ans (± 4,17 ans). gonflées et de photophobie.
Le degré moyen de stabilisation de Les symptômes, la myopie et la fermeture de l’angle ont disparu avec des
la myopie était de -4,87 D (± 2,01 D). traitements d’abaissement de la pression intraoculaire, topiques et par voie
Si l’origine ethnique était associée à orale, du cyclopentolate en instillation topique et l’arrêt du topiramate.
l’âge de stabilisation de la myopie, Le glaucome à angle fermé est un effet secondaire bien connu du topiramate,
ce n’était pas le cas du sexe ni du mais on le rencontre rarement chez l’enfant. Il doit conduire à informer les
nombre de parents myopes. prescripteurs des effets secondaires potentiels de traitements communément
L’origine ethnique et le nombre de utilisés dans la population pédiatrique. Il montre aussi la nécessité d’avoir à
parents myopes étaient associés au l’esprit un large éventail de diagnostics différentiels devant un cas d’apparition
degré de la myopie à sa stabilisation, soudaine d’une vision floue en clinique de premier recours.
mais le sexe ne l’était pas. Il faut aussi penser sérieusement aux effets secondaires lors de la mise en
Lors de la stabilisation, les enfants place d’un traitement au topiramate chez l’enfant. Il est enfin nécessaire d’in-
afro-américains étaient les plus jeunes former les parents des effets secondaires possibles.
(âge moyen, 13,82 ans) et présentaient
le moins de myopie (moyenne, Acute myopia and angle closure glaucoma from topiramate in a seven-year-old: a case
report and review of the literature. - Vanderbilt Eye Institute - dgcases@[Link]
‑4,36 D). Les enfants qui avaient deux
parents myopes avaient à peu près
une dioptrie de myopie de plus que
ceux dont aucun parent n’était myope. Sciences de la vision
L’âge et le degré de myopie étaient
corrélés à la stabilisation. L’encombrement fovéal n’est pas le
Myopia stabilization and associated factors
among participants in the Correction of Myopia même chez l’enfant et chez l’adulte
Evaluation Trial (COMET). - The COMET Group.
Mesurant l’acuité visuelle chez l’enfant et chez l’adulte, des chercheurs du dé-
Invest Ophthalmol Vis Sci. 2013;54:7871 7883.
partement des sciences de la vision et de l’audition de l’université Anglia Ruskin
DOI:10.1167/ iovs.13-12403 de Cambridge, Royaume Uni, ont utilisé des tests d’encombrement (crowding
en anglais) fovéal, soit avec des lettres ou symboles entourés de traits verticaux
[1]. La fonction de Gompertz est utilisée
en biologie pour étudier l’évolution de [2]. Le topiramate est un médicament antiépileptique utilisé pour les épilepsies de type
divers facteurs dépendants de l’âge généralisée ou partielle. On le trouve, en France, sous le nom d'Epitomax

 Janvier 2015 • LRO no 52


Actualités

et horizontaux, à droite et à gauche (flankers en anglais), soit avec des lignes


de lettres ou symboles ainsi encadrées (Figure 1). Ces éléments entourant la
lettre ou le symbole à reconnaitre constituent un « encombrement » fovéal, par
rapport à une présentation de la lettre ou du symbole seul. Santé oculaire
Détection des
Figure 1 : Présentation de lettres pathologies oculaires
« encombrées » de traits, sur un neurodégénératives liées à
écran d’ordinateur
l’âge en utilisant des tracés
des mouvements oculaires
Des chercheurs du département
d’optométrie et sciences de la vision
de la City University de Londres, R. U.,
ont testé l’hypothèse selon
laquelle les pathologies oculaires
neurodégénératives liées à l’âge
pourraient être détectées en examinant
les modèles de mouvements
Les symboles de l’échelle LEA peuvent être oculaires enregistrés tandis qu’une
également l’objet d’autres formes d’encom- personne regarde un film.
brement fovéal (Figure 2). Ils ont comparé deux groupes de
personnes âgées, 32 personnes avec
une vision normale et 44 patients
Figure 2 : Test de vision de
présentant un glaucome, en utilisant
près avec symboles LEA.
une nouvelle méthode, cartographiant
En haut, le test classique,
en bas, le test avec la densité des saccades.
« encombrement » fovéal Les données considérables obtenues
à partir des enregistrements des
Les résultats ont été analysés pour trois groupes : 32 jeunes enfants âgés de tracés des mouvements oculaires
4 à 6 ans, 30 enfants âgés de 7 à 9 ans, et 27 adultes. lorsque les personnes regardaient
un film peuvent être traitées sous
Les deux groupes d’enfants ont présenté des effets plus importants de l’encom- forme de cartes qui portent la
brement que les adultes. La performance la plus faible était celle des enfants « signature » de la perte visuelle.
les plus jeunes. Chez les enfants plus âgés, la performance était similaires à
Par cette étude, les chercheurs
celle des adultes, sauf pour la présentation linéaire avec des lettres comme
pensent avoir montré qu’un groupe
« flankers ».
de patient présentant une pathologie
Les auteurs en concluent que l’interaction du contour est plus marquée chez oculaire neurodégénérative liée à
l’enfant que chez l’adulte, cette interaction étant encore sensible jusqu’à l‘âge l’âge peut être assez bien séparé
de 9 ans. d’un groupe de personnes en bonne
Deux autres facteurs semblent contribuer à l’effet global d’encombrement santé, d’âge comparable, en utilisant
fovéal des enfants de moins de 7 ans : la demande d’attention plus importante simplement cette seule « signature »
avec la similarité des flankers, ainsi que le contrôle plus précis des mouve- des mouvements oculaires.
ments oculaires nécessaire pour déchiffrer un ligne de lettres.
What's on TV? Detecting age-related neuro-
Les facteurs d’attention et de motricité oculaire sont l’objet d’une maturation degenerative eye disease using eye movement
scan paths - David P. Crabb, Nicholas D. Smith
individuelle autour de l’âge de 7 ans. and Haogang Zhu - Front. Aging Neurosci., 11
November 2014 | doi: 10.3389/fnagi.2014.00312
Foveal crowding differs in children and adults - Yvonne Norgett and John
Siderov - Journal of Vision Occttoobeerr 23,, 2014 vol. 14 no. 12 article 23

Janvier 2015 • LRO no 52 


Actualités

Santé générale

Edulcorants et diabète
« Trois édulcorants, la saccharine, le sucralose et l’aspartame, déclenchent
chez la souris l’effet nocif même qu’ils sont censés prévenir : ils provoquent une
mauvaise utilisation du glucose par l’organisme. » Le Monde, qui relate ainsi
une remarque du chercheur principal d’une nouvelle étude, le Pr Eran Elinav,
ajoute : « 3 groupes de souris adultes ont ingéré de l’eau de boisson enrichie
d’un de ces trois édulcorants. Au bout d’une semaine, ces souris présentaient
un des signes avant-coureurs du diabète : une « intolérance au glucose » qui
s’est traduite par une élévation de ce sucre dans le sang.
Le Monde ajoute : « Quels peuvent être les effets de la saccharine chez l'homme?
Les auteurs ont analysé les données de 381 hommes ou femmes non diabéti-
Santé oculaire ques, qui avaient répondu à un questionnaire sur leur alimentation. Résultats :
leur consommation d'édulcorants est apparue liée à diverses anomalies du
Ultrasons pour métabolisme du glucose ».
glaucomes réfractaires
Une nouvelle technologie, utilisant Cité par la newsletter mediScoop du 18/09/14.
des ultrasons, devrait permettre de
traiter les glaucomes réfractaires,
ceux pour lesquels on n’arrive Santé oculaire
pas à contrôler la pression
intraoculaire, ni par médicaments,
ni par laser, ni par chirurgie.
Cellules souches embryonnaires humaines dérivées
Des ultrasons focalisés de haute d’épithélium pigmentaire rétinien chez des patients présentant
intensité permettent de coaguler
le corps ciliaire, réduisant sa une DMLA ou une dystrophie maculaire de Stargardt
production d’humeur aqueuse. Des greffes de cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) ont été uti-
La technique, utilisée en ambulatoire, lisées pour traiter des pertes visuelles sévères chez 18 patients atteints de
sous anesthésie locale, et développée différentes formes de dégénérescence maculaire.
par la société française EyetechCare, Trois ans après, ces greffes sont apparues sûres. Elles ont permis de récupérer
est en cours de validation. Près de un peu de vision pour plus de la moitié des patients.
600 patients ont été traités à ce jour.
Les cellules souches embryonnaires posent des problèmes, de par les risques de
Une sonde jetable est placée sur tératomes (tumeurs) et de réponse immunitaire de rejet. Certains sites ne produi-
l’œil du patient. Des transducteurs sent cependant pas une forte réponse de rejet, ce qui est le cas de l’œil, faisant de
miniaturisés qui délivrent les cet organe l’un des premiers à bénéficier de la technologie de transplantation.
ultrasons sont disposés en
Dans les études de phase 1/2, les CSEh ont été différenciées en cellules de l’épithé-
anneaux, ce qui permet de traiter
lium pigmentaire rétinien et transplantées chez 9 patients présentant une dystrophie
d’un seul geste le corps ciliaire.
maculaire de Stargardt, et 9 patients avec une DMLA atrophique, les deux pathologies
Sciences et Avenir, cité par la news- étant causes majeures de cécité juvénile et d’âge avancé dans le monde développé.
letter mediScoop du 10/12/14.
Les patients ont reçu des injections de cellules rétiniennes dans l’espace sous-
rétinien de l’œil le plus atteint.
Les cellules dérivées des CESh ont été bien tolérées jusqu’à 37 mois après la
greffe. Les effets secondaires (chirurgie vitréorétinienne et immunosuppres-
sion) n’étaient pas liées aux cellules dérivées de CSEh.
Lors des visites de contrôle, 10 des 18 yeux traités présentaient des améliora-
tions visuelles substantielles, huit patients gagnant plus de 15 lettres pendant
la première année après la greffe.

Human embryonic stem cell-derived retinal pigment epithelium in patients with age-related
macular degeneration and Stargardt’s macular dystrophy: follow-up of two open-label phase 1/2
studies. - Steven D Schwartz, Carl D Regillo, Byron L Lam, Dean Eliott, Philip J Rosenfeld, Ninel Z
Gregori, Jean-Pierre Hubschman, Janet L Davis, Gad Heilwell, Marc Spirn, Joseph Maguire, Roger
Gay, Jane Bateman, Rosaleen M Ostrick, Debra Morris, Matthew Vincent, Eddy Anglade, Lucian
V Del Priore, Robert Lanza. - The Lancet, October 2014 DOI: 10.1016/S0140-6736(14)61376-3
 Janvier 2015 • LRO no 52
Actualités

Santé oculaire

Handicaps visuels et cécités en relation


avec des pathologies maculaires
Une équipe internationale de chercheurs a réalisé une méta-analyse pour esti-
mer le nombre de personnes présentant un déficit visuel ou une cécité, du fait
de pathologies maculaires, à l’exception de la maculopathie diabétique.
En 2010, parmi les 32,4 millions de personnes aveugles, 2,1 millions l’étaient
du fait de pathologies maculaires, et parmi les 191 millions de personnes qui
présentaient un déficit visuel, 6 millions le devaient à ces pathologies.
Santé oculaire
Dans les régions comptant des populations jeunes, les cécités et déficits visuels
dus à des pathologies maculaires étaient moins nombreux, alors qu’ils étaient Effet à long terme
plus importants dans les régions à hauts revenus. des médicaments
Entre 1990 et 2010, les cécités et déficits visuels liés aux pathologies maculaires anti-glaucomateux
ont augmenté de 36% pour les cécités et de 81% pour les déficits visuels, alors sur l’épaisseur
que la population mondiale a augmenté de 30% dans le même temps. cornéenne centrale
Visual impairment and blindness due to macular diseases globally: a systematic Pour évaluer les effets de
review and meta-analysis. - Jonas JB1, Bourne RR2, White RA3, Flaxman SR4, médicaments anti-glaucomateux
Keeffe J5, Leasher J6, Naidoo K7, Pesudovs K8, Price H2, Wong TY9, Resnikoff (bêta-bloquants, analogues des
S10, Taylor HR11; Vision Loss Expert Group of the Global Burden of Disease Study.
prostaglandines et inhibiteurs de
- Am J Ophthalmol. 2014 Oct;158(4):808-15. doi: 10.1016/[Link].2014.06.012.
l’anhydrase carbonique) sur l’épaisseur
de la cornée centrale, des chercheurs
Santé oculaire du département d’ophtalmologie
de l’université d’Erlangen, en
Comparaison du smartphone-ophtalmoscope Allemagne, ont mené une étude

avec la biomicroscopie avec lampe à fente rétrospective sur 405 patients


traités ou non pour un glaucome.
pour grader la rétinopathie diabétique Les épaisseurs des cornées centrales
des yeux traités avec une des classes
Pour évaluer la précision et la fiabilité de l’ophtalmoscopie par smartphone
de médicaments précédemment citées
(D-Eye device), des chercheurs italiens ont comparé cette technique (Figure
ont diminué de 3,1 à 5,8 µm/an.
3) à celle de la biomicroscopie à la lampe à fente, pour grader la rétinopathie
diabétique (RD) chez des patients présentant un diabète de type 1 ou 2. Les chercheurs recommandent
en conclusion d’effectuer des
L’accord de gradation entre les deux méthodes a été trouvé pour 204 yeux sur
mesures régulières de l’épaisseur
240 (85%) et l’accord à un grade près pour 232 yeux (96,7%).
de la cornée centrale pendant
Par comparaison avec la biomicroscopie, la sensibilité et la spécificité du la durée du traitement, pour
smartphone-ophtalmoscope ont été de 81% et 98%. (Figure 3) éviter une sous-estimation de la
En conclusion, l’ophtalmoscopie avec un smartphone et la biomicroscopie ré- pression intraoculaire provoquée
tinienne avec dilatation présentent un accord remarquable pour grader la RD. par la diminution de l’épaisseur
Les caractéristiques du smartphone avec D-Eye (portable, accessible, facile cornéenne au fil des années.
à connecter) en font une technique prometteuse pour des programmes de The Effect of Long-term Antiglaucomatous
dépistage de différentes communautés. Drug Administration on Central Corneal
Thickness. - Schrems WA1, Schrems-Hoesl
LM, Mardin CY, Horn FK, Juenemann
Comparison of Smartphone Ophthalmoscopy AG, Kruse FE, Braun JM, Laemmer
With Slit-Lamp Biomicroscopy for Grading R. - J Glaucoma. 2014 Nov 7.
Diabetic Retinopathy. - Russo A, Morescalchi
F, Costagliola C, Delcassi L, Semeraro F
- Am J Ophthalmol. 2014 Nov 7. pii: S0002-
9394(14)00713-2. doi: 10.1016/[Link].2014.11.008.

Figure 3 :
Smartphone équipé du D-Eye
[Link]/releases/2014/10/[Link]

Janvier 2015 • LRO no 52 


Actualités

Optométrie

Contrôle de la myopie pendant le port


de lentilles d’orthokératologie
Pour étudier l’effet de lentilles d’orthokératologie en port nocturne chez des
enfants d’Asie de l’Est présentant une myopie progressive, des chercheurs de
l’école d’optométrie de Sydney, Australie, ont fait porter à 26 enfants myopes,
âgés de 10,8 à 17 ans, une lentille d’orthokératologie nocturne sur un œil et
une lentille RPG sur l’autre œil.

Santé oculaire
La longueur axile a été mesurée avant l’essai, puis après 6 mois de port.
Cette longueur avait progressé de 0,04±0,06mm pour les yeux équipés de len-
La torsion de la tête tilles RPG, alors que les yeux en orthok ne présentaient pas de changement
du nerf optique est (‑0,02±0,05mm).
une caractéristique Au cours de la seconde période de 6 mois de port de lentilles il n’y avait
importante du glaucome pas de changement par rapport au point de départ pour les yeux en orthok
à tension normale (- 0,04±0,08mm), alors que pour les yeux équipés de lentilles RPG on notait
une augmentation de la longueur axile (0,09±0,09mm).
Des chercheurs coréens ont
Pour les chercheurs, le raccourcissement apparent de la longueur axile au
comparé la morphologie des papilles
début du port de lentilles d’orthok peut refléter la contribution de l’amincis-
optiques de 78 patients présentant
sement cornéen central dû à l’orthok, combiné à l’épaississement choroïdien
un glaucome à tension normale
ou à la récupération grâce à la réduction ou à la neutralisation du stimulus
(normotensifs) (GTN), à celles de 78
myopigénique de la croissance oculaire chez ces enfants myopes.
patients présentant un glaucome
primaire à angle ouvert (GPAO).
Myopia Control during Orthokeratology Lens Wear in Children Using a Novel
L’inclinaison et la torsion de la Study Design. - Swarbrick HA, Alharbi A, Watt K, Lum E, Kang P - Ophthalmology.
papille ont été identifiées à partir 2014 Nov 6. pii: S0161-6420(14)00931-2. doi: 10.1016/[Link].2014.09.028.
d’images d’OCT, et comparées entre
les deux groupes de patients.
Si l’inclinaison ne différait pas Santé oculaire
significativement entre les deux
groupes, le degré de torsion était plus
important pour les yeux à GTN, avec
Evolution de la morphologie des nerfs cornéens dans
une prévalence supérieure. Pour les une neuropathie modérée associée au diabète de
GTN, le degré de torsion était plus
important dans les yeux myopes que type 1 : Développement d’une mesure potentielle
dans les yeux non myopes, différence
qui ne se retrouvait pas pour les GPAO.
de la neuropathie périphérique diabétique (NPD)
La direction de l’inclinaison et de Pour étudier les modifications longitudinales de la morphologie du plexus
la torsion de la papille n’étaient nerveux sub-basal (PNS) et ses relations avec les mesures conventionnelles
en relation avec l’emplacement de la neuropathie chez les diabétiques, des chercheurs australiens (université
des défauts de champ visuel de technologie, école d’optométrie et de sciences de la vision) ont utilisé une
que pour les yeux à GTN. cohorte de 147 diabétiques de type 1 et de 60 contrôles d’âges comparables.
Les facteurs cliniques et métaboliques, les déficits neurologiques, le testing
Torsion of the Optic Nerve Head is a Prominent
Feature of Normal Tension Glaucoma. sensoriel quantitatif, la conduction nerveuse, et la microscopie confocale ont
- Park HY, Lee KI, Lee K, Shin HY, Park CK été évalués au point de départ puis chaque année pendant quatre ans.
- Invest Ophthalmol Vis Sci. 2014 Nov 25. pii:
IOVS-13-12327. doi: 10.1167/iovs.13-12327. Les paramètres du PNS comprenaient la densité des fibres nerveuses cor-
néennes (DFNC), la densité des ramifications (DRNC) et la longueur des fibres
(LFNC).
Au point de départ, 27% des participants présentaient une neuropathie diabéti-
que modérée. Tous les paramètres du PNS étaient significativement inférieurs
dans le groupe avec neuropathie, par rapport au groupe contrôle.
Il n’y a pas eu de changement cliniquement significatif pour la santé, les para-
mètres métaboliques et les mesures de neuropathie entre le point de départ

 Janvier 2015 • LRO no 52


Actualités

et la visite finale. La DFNC a diminué de façon linéaire dans le groupe avec


neuropathie par rapport au groupe contrôle. Cette diminution était associée à
l’âge et à la durée du diabète.
Pour les chercheurs, cette étude montre les pertes progressives de petites fibres
au PNS, justifiant leurs efforts pour établir la morphologie des nerfs cornéens
comme mesure complémentaire aux mesures conventionnelles de la NPD.

Natural History of Corneal Nerve Morphology in Mild Neuropathy Associated with Type
1 Diabetes: Development of a Potential Measure of Diabetic Peripheral Neuropathy.
- Dehghani C, Pritchard N, Edwards K, Vagenas D, Russell A, Malik RA, Efron N - Invest
Optométrie
Ophthalmol Vis Sci. 2014 Nov 18. pii: IOVS-14-15605. doi: 10.1167/iovs.14-15605.
La lentille de contact
souple à défocalisation
Santé oculaire incorporée (DISC) ralentit
la progression de la
Fer, zinc et cuivre dans la physiologie myopie chez des écoliers
et la pathologie rétiniennes chinois de Hong Kong
Une étude à double insu, randomisée
Les éléments trace métalliques essentiels (précédemment appelés « métaux
et contrôlée a été conduite sur deux
lourds »), fer, zinc et cuivre, jouent des rôles importants dans la physiologie
ans chez 221 enfants âgés de 8 à
et la pathologie de la rétine. Ils sont impliqués dans des fonctions rétiniennes
13 ans, avec des myopies de -1,00 à
variées, comme la phototransduction, le cycle visuel et le processus de neuro-
‑5,00 D et un astigmatisme ≤ 1,00 D.
transmission. Ils sont étroitement liés aux protéines et autres molécules pour
réguler leurs structures et/ou fonctions, ou comme ions métal libres. 111 enfants ont porté des lentilles
DISC, 110 enfants ont porté des
Des niveaux élevés d’ions métal « libres » ou faiblement liés peuvent exercer
lentilles unifocales. Les lentilles
des effets toxiques. Pour maintenir des niveaux homéostatiques et protéger
DISC comportaient des anneaux
les cellules rétiniennes de leur toxicité, il existe des mécanismes appropriés,
concentriques alternant la correction
tels que les transporteurs d’ions métal, des chaperonnes[3], et la présence de
normale de la myopie de l’enfant
certaines molécules de stockage qui lient étroitement les métaux pour former
à une addition de +2,50 D.
des produits non toxiques.
La myopie a progressé de 25%
Les voies participant au maintien des niveaux d’homéostasie des métaux
de moins chez les enfants
sont étroitement liées entre elles, avec des mécanismes métaboliques variés
portant les lentilles DISC.
affectant directement ou indirectement les concentrations des métaux, leur
compartimentation et les états d’oxydoréduction. Le temps de port des lentilles DISC
était corrélé avec le ralentissement
Le déficit ou l’excès rétinien de ces métaux peut provenir d’une diminution
de la myopie. Ainsi, pour les enfants
ou d’une surcharge systémique, ou de mutations de gènes impliqués dans le
qui portaient les lentilles DISC
maintien de l’homéostasie rétinienne des métaux, s’associant à des dysfonc-
5 heures/jour ou davantage, la
tionnements ou pathologies de la rétine.
myopie progressait de 46% moins
L’accumulation de fer dans la rétine, une caractéristique du vieillissement, que pour ceux du groupe contrôle.
peut être impliquée dans la pathogénèse de maladies rétiniennes telles que Pour les chercheurs de l’école
la DMLA. d’optométrie de l’Université de Hong
La déficience en zinc est associée à la mauvaise adaptation à l’obscurité. Les Kong, ces résultats montrent que la
niveaux de zinc dans la rétine humaine et l’épithélium pigmentaire rétinien correction de la myopie associée à une
diminuent avec l’âge dans la DMLA. défocalisation myopique constante peut
La déficience en cuivre est associée à la neuropathie optique, mais la fonction retarder la progression de la myopie.
rétinienne est maintenue. Defocus Incorporated Soft Contact (DISC)
lens slows myopia progression in Hong Kong
Les changements dans l’homéostasie du fer et du zinc dans la DMLA ont conduit Chinese schoolchildren: a 2-year randomised
à penser que la chélation du fer et/ou la supplémentation en zinc pourraient clinical trial. - Lam CS, Tang WC, Tse DY, Tang
aider dans son traitement. YY, To CH - Br J Ophthalmol. 2014 Jan;98(1):40-
5. doi: 10.1136/bjophthalmol-2013-303914.

Iron, zinc, and copper in retinal physiology and disease. - Ugarte


M1, Osborne NN, Brown LA, Bishop PN - Surv Ophthalmol. 2013
Nov-Dec;58(6):585-609. doi: 10.1016/[Link].2012.12.002.

[3]. Une protéine chaperon est une protéine dont la fonction est d'assister
d'autres protéines dans leur maturation - Wikipedia

Janvier 2015 • LRO no 52 


Actualités

Actualités
contactologie
Sensibilité conjonctivale Diffusion d’oxygène et œdème avec des lentilles
chez les porteurs de
lentilles souples
de contact sclérales rigides modernes
Pour définir la tension d’oxygène théorique sous une lentille sclérale avec dif-
Pour déterminer l’influence des
férents matériaux perméables aux gaz, selon différentes épaisseurs du film
lentilles de contact souples sur
lacrymal post-lentille, et pour montrer au plan clinique l’effet du film lacrymal
la sensibilité conjonctivale, des
post-lentille sur l’œdème cornéen, des chercheurs portugais ont utilisé des
chercheurs japonais ont comparé, avec
matériaux de Dk 75 à 200 et différentes épaisseurs (100 à 300 µm). Ils ont utilisé
un esthésiomètre de Cochet-Bonnet,
des épaisseurs du film post-lentille de 150 à 350 µm.
les seuils de sensibilité de 12 porteurs
de lentilles souples à remplacement Les lentilles de Dk inférieur à 125 et d’épaisseur supérieure à 200 µm abais-
quotidien à ceux de non-porteurs. saient la disponibilité à l’interface lentille-cornée sous les 55 mmHg pour un
film post-lentille de 150 µm.
Le seuil de sensibilité au toucher a
été converti des mm (longueur du Pour une épaisseur du film post-lentille de 350 µm, aucune combinaison de
fil) en tension (g/mm2). Les seuils matériau ou d’épaisseur de lentille ne satisfaisait au critère des 55 mmHg.
moyens chez les porteurs de lentilles, Les mesures cliniques d’œdème cornéen montraient qu’il était plus important
ont été de 10,7 ±2,57, et chez les non- avec un film lacrymal post-lentille plus épais, qu’avec un film plus mince.
porteurs, de 24,6 ±7,3 g/mm2, sur Pour ces auteurs, une lentille sclérale doit avoir un Dk minimum de 125 et
l’ensemble de la conjonctive. Sur la une épaisseur maximale de 200 µm pour éviter les effets d’hypoxie, même en
conjonctive palpébrale supérieure, condition d’œil ouvert. Le film lacrymal post-lentille devrait être inférieur à
ces seuils ont été respectivement de 150 µm, pour éviter un œdème cliniquement significatif.
9,07 ±3,02 et de 19,2 ±7,8 g/mm2.
L’augmentation de la sensibilité Oxygen Diffusion and Edema with Modern Scleral Rigid Gas Permeable Contact Lenses. -
conjonctivale associée au port de Compañ V, Oliveira C, Aguilella-Arzo M, Molla S, Peixoto-de-Matos SC, Gonzalez-Méijome JM.
lentilles souples pourrait contribuer - Invest Ophthalmol Vis Sci. 2014 Sep 4. pii: IOVS-14-14038. - Cité par Contact Lenses Today
aux symptômes de type œil sec
chez les utilisateurs de lentilles
souples qui n’ont pas l’œil sec. Graduation pour les caractéristiques
The conjunctival sensitivity in soft contact
lens wearers. - Igarashi T, Ono M, Fujimoto
d’adaptation des lentilles sclérales
C, Suzuki H, Takahashi H. - Int Ophthalmol. Des chercheurs du Collège d’Optométrie du Michigan ont développé une gra-
2014 Sep 7. - Cité par Contact Lenses Today
duation pour préciser les caractéristiques d’adaptation de lentilles sclérales.
Sont ainsi illustrés :
■ les épaisseurs du dégagement cornéen central de 50, 150, 300, 500 et 600 µm
(Figure 1)
■ les dégagements limbiques (Figure 2)
■ les caractéristiques de la relation bord de lentille/conjonctive sclérale (Figure 3)

Cette graduation a été présentée par la newsletter : 


I-site Monthly Newsletter i-site@[Link] de septembre 2014.
Pour visualiser ces images en meilleure définition : Scleral Lens Fit Scale -
Michigan College of Optometry
[Link]
10 Janvier 2015 • LRO no 52
Actualités

Figure 1
Dégagement central (épaisseur du film lacrymal sous-lentille)

Figure 2 : Dégagement limbique

Figure 3 : Relation Bord lentille/Conjonctive


De gauche à droite : Décollement important du bord avec formation d’une bulle
- Bon alignement du bord
- Léger enfoncement de la lentille dans la conjonctive
- Enfoncement sévère.

Janvier 2015 • LRO no 52 11


Économie

Forum Économie Santé 2014


Les Échos

Forum Économie Santé 2014


Les Échos
Pour sa 20ème édition, le Forum économie santé abordait une série de
thèmes parmi les quels nous présentons des éléments susceptibles
d’éclairer nos lecteurs, sur les problématiques de santé actuelles.

Financement et économie du système de santé


Christophe Jacquinet - Olivier Véran

L’ONDAM[1] 2014 fixe une augmentation des dépenses de


santé de 2,1%, alors que la progression naturelle de ces dépen-
ses devrait être de plus de 4%. Ainsi, le déficit de la sécurité
sociale a été progressivement réduit de moitié depuis 2010.
Pour 2015, les dépenses de santé devraient atteindre 185 mil-
liards d’euros.

Parmi les dépenses de santé, alors que la part des hôpitaux


est de 30% pour la moyenne des pays de l’OCDE, elle est de
50% en France.

Le secteur hospitalier public est en France très atomisé et les


tentatives des ARS pour instaurer des coopérations entre les
différents établissements (par exemples, mutualisation des
équipements lourds, partage des médecins) se heurtent à des
réticences (oppositions) très fortes, en partie pour des raisons
politiques.

Figure 1

Classement de l’OCDE[2] de ses pays membres, en fonction de la part des


dépenses sociales (santé, retraites, compléments de revenus), en 2014. La
marque rouge indique la situation de ce rapport dépenses/PIB en 2007. La France
est en tête, avec près du tiers du PIB (31,68%) consacrés à la protection sociale

[1]. Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie


[2]. Organisation de Coopération et de Développement Économiques - 34 pays membres

12 Janvier 2015 • LRO no 52


Figure 2 Figure 3
Poids relatif des retraites, de la santé et de la garantie de ressources. La Proportion des dépenses sociales liées aux revenus
France, avec 13,80% du PIB, se classe en 3ème position pour la part des
retraites, derrière l’Italie (15,80%) et la Grèce (14,50%) (données OCDE 2014)

Coûts de gestion de l’assurance


maladie et des complémentaires
Brigitte Dormont, Frédéric Bizard, Norbert Bontemps
Devant la complexité (faible lisibilité) des différents contrats aux mutuelles et aux assurances complémentaires, les premiè-
proposés par les complémentaires, il faudrait définir la couver- res souffrent d’une administration pléthorique, alors que les
ture assurée par un « contrat standard » avec concurrence sur secondes engagent des dépenses « marketing » lourdes.
le prix entre les différentes complémentaires, chacune pouvant Globalement, les coûts d’administration du système d’assu-
par ailleurs proposer d’autres types de contrat. rance maladie peuvent être évalués à 33 millions d’euros.
Pour réduire les frais de gestion, il faut en finir avec le « sys- Pour une meilleure efficacité, il faudrait qu’il n’y ait qu’un seul
tème à deux étages » (sécurité sociale + complémentaire), en financeur par nature de soins.
décidant : Enfin, pour financer la prise en charge de l’innovation dans le
■ > soit d’une gestion publique domaine de la santé, il est indispensable de dé-rembourser des
■ > soit d’une délégation de service public services devenus obsolètes.
à des assureurs privés. Quand on parle de « coûts de gestion », il ne faut pas oublier
Dans un cas comme dans l’autre, les cotisations devraient être qu’il s’agit de « services » qu’il est possible de classer en :
proportionnelles aux revenus. Figure 3 ■ > coûts d’acquisition (de nouveaux assurés)
Enfin, le système des conventions nationales est une aberra- ■ > encaissement des contrats et
tion. Les besoins conventionnels ne sont pas les mêmes d’un paiement des prestations.
territoire à l’autre. Des conventions régionales, tenant compte Les complémentaires devraient pouvoir contractualiser avec
de particularités régionales seraient plus efficaces. les professionnels de santé.
La sécurité sociale, avec 120 caisses d’assurance maladie, cha- « L’innovation coûte toujours moins cher que la
cune ayant son conseil d’administration de 23 personnes, est compétition ».
un exemple de système inutilement complexe, lourd. Quant
Janvier 2015 • LRO no 52 13
Économie

Forum Économie Santé 2014


Les Échos

Chirurgie ambulatoire - Réduire les soins inutiles


Serge Morel - Dominique Legouge - Lamine Gharbi

La France est en retard en ce domaine, par rapport Globalement, dans le système de santé, on peut estimer
aux autres pays développés. Si la chirurgie ambula- qu’une source importante d’économies est à recher-
toire représente actuellement 40% en moyenne des cher dans les ± 30% d’actes inutiles ou redondants.
actes chirurgicaux, elle ne compte que pour 30% à
l’hôpital, contre 50% dans le privé. Une étude menée dans le Languedoc, sur l’appendi-
Outre les économies réalisées quand un acte chirur- cectomie, dans le public et le privé, montre que les
gical passe de l’hospitalisation à l’ambulatoire, la actes « non-pertinents » sont en moyenne de 35%,
réduction des co-morbidités est en relation avec celle allant, selon les services, de 8% à 73% !
de la durée d’hospitalisation. On a trop tendance à poser le « couvercle » sur les
Dans un grand service hospitalier, comme celui de La pratiques médicales, plutôt que de les évaluer pour
Pitié Salpétrière à Paris, le taux de chirurgie ambu- améliorer ensuite leur efficience.
latoire est aujourd’hui de 17%, mais il devrait, d’ici Pour les anesthésistes, les 2/3 d’entre eux sont dans
3 à 4 ans, passer à 35%. Il est à noter que dans des le public, où ils ne réalisent cependant qu’un tiers
services extrêmement spécialisés, le passage à l’ambu- des anesthésies.
latoire peut être plus difficile, voire impossible pour Quant aux dépassements d’honoraires, ils sont éva-
toutes les interventions lourdes. lués à 70 millions d’euros dans le public, mais à 700
millions dans le privé.

Prévention, indicateurs de santé


Claude Leicher - Alain Fontaine

Les populations précaires participent moins aux Pour des indicateurs tels que le taux de mortalité
dépistages systématiques, malgré la gratuité de ces prématurée et d’espérance de vie sans incapacité, la
dépistages. France se classe à un niveau très moyen, par rapport
Il est important de personnaliser les soins primaires à des pays comparables au nôtre.
(par rapport aux soins secondaires et tertiaires, essen- La notion « d’Universalisme Proportionnel » doit
tiellement fournis par l’hôpital). être retenue comme principe d’organisation des ser-
« On n’investit pas sur les soins primaires. Dans mon vices de santé :
exercice de médecin généraliste, je suis tout seul (le ■ > en fonction des conditions particulières
Dr Leicher exerce en maison de santé), alors qu’un de certains groupes de personnes,
médecin britannique est assisté de 2,5 personnes en ■ > en fonction des facteurs
moyenne (infirmière, secrétaire, …) ». de risque particuliers.
Il faut travailler en équipes pluridisciplinaires, sur
place, pour les soins primaires, avec médecins, infir- Il est essentiel d’investir dans les soins primaires et
mières, kinésithérapeutes, pharmaciens,… de les organiser autour du médecin généraliste, alors
Les infirmières « Azalée » dans les maison de santé, que le ministère de la santé est « hospitalo-centré ».
peuvent être libérales ou salariées.

14 Janvier 2015 • LRO no 52


Mieux impliquer les patients ?
Christian Saout Auteur de « Santé, Citoyens ». Dirige un collectif inter-associatif sur la santé.

Très surpris de la « levée de boucliers » des médecins et cliniques face à la nouvelle loi de santé. N’a pas trouvé
grand-chose d’étatisation dans cette loi, contrairement à ce que dénoncent médecins et cliniques.
Il y a un déficit français sur l’Éducation Thérapeutique[3]. « L’éducation thérapeutique est à l’hôpital, alors
que les patients sont en ville ».
Approuve Claude Leicher sur les soins primaires, souhaitant cependant moduler le côté « chef de rang » du
médecin.
[3]. Voir LRO n° 51, pp 32-39

Soins coordonnés
Mathilde Lignot-Leloup

La Suède a mené une véritable révolution hospita- Martial Olivier-Koehret


lière, avec trois fois moins de lits d’hôpitaux qu’en Président de « Soins Coordonnés ».
France, grâce au développement accéléré de l’am- Parmi les indicateurs pour le diabète, celui des ampu-
bulatoire. Fait notable également, dans chaque tations (20 000 par an en France) est mauvais, et
hôpital, il y a un lit attribué à un patient de méde- stable sur les dernières années.
cin généraliste. La formation continue des professionnels de santé
doit être organisée directement sur le territoire.
Philippe Gaertner Les professionnels ne travaillent pas ensemble. Même
Tout le monde souhaite que la coordination entre sur le territoire, les organisations professionnelles
professionnels de santé se développe. Cependant, un sont « mono-professionnelles ».
professionnel de santé payé à l’acte, lorsqu’il fait de la L’ARS organise une réunion de coordination par
coordination pour un patient, va être payé ±15 €, 12 mois, son bilan sur la médecine de ville est très
à 18 mois plus tard ! Ce n’est pas tenable. limité, voire « epsilon ».
Il faut construire les parcours de soin avec des indica-
teurs fixés dès le départ, permettant leur évaluation.

Janvier 2015 • LRO no 52 15


Congrès

AAO (American Academy of Optometry)-Denver 2014

American Academy of Optometry


Si la semaine précédant le congrès 2014 de l’AAO, Denver
connaissait encore des températures plus que douces
(dépassant même les 20° C), l’air des montagnes voisines
devait changer la donne pour le début des conférences,
avec une neige fine résistant aux salages et des nuits
glaciales (jusqu’à -20°). Heureusement, les plus de 6 000 participants à cet
évènement surmontaient leurs frissons, pour faire leur « marché », parmi
les centaines de présentations et de posters. Trop bref certainement, le
compte rendu qui suit donnera peut-être à celles et ceux de nos lecteurs
qui comprennent à peu près l’anglais, l’envie de participer au prochain
congrès de l’AAO, à la Nouvelle Orléans, du 7 au 10 octobre 2015.

Nouvel éclairage
sur la macula
Michael Sullivan-Mee

L
es cellules ganglionnaires rétiniennes (CGR) sont très
présentes dans la macula qui en regroupe 50 à 60%.
Dans les 8 degrés centraux, on trouve 1/3 de toutes les
CGR. Celles de la partie supérieure de la macula demeurent
assez protégées au cours de l’évolution du glaucome. Elles se
projettent dans le quadrant temporal la papille. celles de la
partie inférieure, qui se projettent dans le quadrant inférieur
,sont plus vulnérables. Figure 1 : Périmétries STAT 24 et STAT-10
Les défauts de la vision des couleurs B-Y (bleu - jaune) acquis
apparaissent très tôt dans le processus glaucomateux. Tiré de [Link]
Il a été récemment montré que les pertes de champ visuel cen-
tral sont communes dans le glaucome débutant. Ces déficits La relation structure-fonction est forte. Ainsi, pour l’épais-
sont mieux observés, et leur progression mieux suivie, chez seur de la macula, on note un amincissement de la partie
les patients avec pertes para-centrales de champs visuels, avec inférieure.
la périmétrie STAT 10-2 qu’avec la périmétrie STAT 24-2 La macula est impliquée à tous les stades du glaucome.
(Figure 1).

16 Janvier 2015 • LRO no 52


Surcharge sensorielle
Andrew Hartwick - Jeff Rabin - Patrick Shorter - Michael Pianta

Effets des kits « main libre » Patients photophobes dans les traumas crâniens
pour téléphones mobiles
1,1 millions de personnes présentant des traumas crâniens sont
Pour évaluer les effets de surcharge sensorielle provoquée par traitées chaque année aux USA. Ces traumatismes entraînent :
l’écoute d’un téléphone cellulaire pendant la réalisation de - des dysfonctionnements accommodatifs
tests visuels, les chercheurs ont utilisé des tests de contraste et - des déficits oculomoteurs
des tests de contrastes en rouge, vert et bleu. - des déficits de champs visuels
Lorsque les sujets testés doivent répondre à un appel télépho- - une photosensibilité qui peut durer plus de six mois
nique, les bonnes réponses aux tests de contrastes diminuent après le traumatisme.
de 17 %. Cette réduction est encore plus marquée pour le
contraste dans le vert. La photosensibilité entraîne une « photopotentation » qui se
Pour les personnes présentant un déficit de la vision des cou- manifeste par un accroissement de la constriction pupillaire
leurs, la réduction de bonnes réponses atteint 60 % pour le lors de l’exposition à la lumière.
contraste dans le rouge.
La communication verbale augmente le temps de réaction Différences d’adaptation audio-
dans les réponses aux tests. Cette augmentation du temps de visuelle en fonction de l’âge
réponse correspond à une sensibilité visuelle réduite.
Ces différentes observations devraient mener à interdire toute A une distance supérieure à 10 mètres du sujet, les signaux
écoute de téléphone cellulaire, que ce soit avec ou sans système auditifs parviennent avec retard au centre cortical.
« mains libres », durant la conduite automobile. Pour une distance inférieure à 10 mètres, les signaux auditifs
priment sur les signaux visuels.
A une distance de 10 mètres, signaux auditifs et signaux visuels
parviennent en même temps dans les centres corticaux.
L’âge affecte l’adaptation audio-visuelle.

Œil rouge et lentilles de contact


Thomas Quinn

La rougeur témoigne d’une inflammation, qui est un Que ressent le patient ?


mécanisme protecteur. - démangeaison > allergie ?
Où se manifeste la rougeur ? - sensation de brûlure > œil sec ?
- est-ce sur un œil ou sur les deux ? - si c’est sur les deux yeux > allergie
- est-elle para-limbique ? - sur le canthus nasal : allergie
- est-elle sectorielle ? - sur le bord palpébral : blépharite
- est-elle globale ?
- est-elle marquée sur la partie de la conjonctive Quand ?
exposée par l’ouverture palpébrale ? - en relation avec les saisons : allergie
- se concentre-t-elle sur le bord des paupières ? - avec l’utilisation d’ordinateur : œil sec

Janvier 2015 • LRO no 52 17


Congrès

AAO (American Academy of Optometry)-Denver 2014

Se frotter les yeux : Les besoins en oxygène de la cornée varient gran-


- aggrave : allergie dement d’une personne à l’autre. Parmi les signes
- améliore : œil sec d’hypoxie, l’augmentation myopique.

Sensation de brûlure : La conjonctivite papillaire induite par les lentilles de


- sur les deux yeux : œil sec contact est plus sectorielle avec les lentilles SiHy.
- sur un œil : nombreuses possibilités
Les taux de kératites microbiennes restent inchan-
Quand ? gés. Pour le port prolongé, le facteur de risque reste
- après utilisation d’un ordinateur : œil sec de 20 fois celui de la population générale, malgré les
- après la pose de lentilles de contact : solution uti- lentilles silicone hydrogel.
lisée, lotion pour se laver les mains
Les CLPU (ulcères cornéens périphériques) liés au
Quels facteurs modifient ? port de lentilles de contact ne diminuent pas avec les
- se frotter les yeux, en cas de sécheresse oculaire, silicones. De plus, les bactéries s’attachent davantage
peut améliorer le confort et la vision sur les lentilles SiHy.

Une photophobie peut faire penser à une uvéite, ou L’incidence des Inflammations cornéennes (CIE =
à un problème cornéen. Corneal Inflammatory Events) est 12,5 fois moin-
dre, avec des lentilles à renouvellement quotidien,
qu’avec des lentilles réutilisables (mensuelles, ou
autres).

Dilemme de la dilatation
Robert Dister

S’interrogeant sur la nécessité de la dilatation Il existe des alternatives à la dilatation :


pupillaire dans un grand nombre de situations, le - examen de la rétine sans dilatation
conférencier se demande si la dilatation de routine - photographie du fond d’œil sans dilatation
correspond à un réel besoin. - imagerie oculaire (OCT, …)
- ERG, EOG, …
La dilatation est-elle un standard pour les examens
oculaires ?

Il est proposé une fréquence des dilatations en fonc-


tion de l’âge :
- de 20 à 29 ans : dans 1 % des cas
- de 40 à 64 ans : dans 10 % des cas
- à partir de 65 ans : dans 36 % des cas

18 Janvier 2015 • LRO no 52


Nutrition et DMLA
Sarah MacIver

La séquence menant à l’inflammation peut s’expri- implique la consommation de plus de lutéine, de


mer ainsi : fruits et de légumes.
Intermédiaires Réactionnels de l’oxygène > Stress
oxydatif > Inflammation. Pour la DMLA débutante,
- l’activité physique permet de ralentir de 2 fois
La DMLA partage des caractéristiques communes son évolution
avec de nombreuses maladies chroniques. - l’activité physique associée au régime méditerra-
néen permet de ralentir de 6 fois son évolution.
L’épigénétique[1] permet l’expression d’un gène ou
son inhibition. Pour ce qui concerne les effets limités de la supplé-
mentation avec la formulation AREDS 2[2], il est
On peut déterminer trois stades de DMLA : possible qu’un génotype sur quatre soit responsable
■ Débutante des effets positifs de cette supplémentation, ce qui
■ Intermédiaire diminue l’effet sur l’ensemble des génotypes, mais
■ Avancée rendrait encore plus efficace la supplémentation pour
ce génotype particulier.
Parmi les compléments testés pour la DMLA, le Zinc
à hautes doses peut avoir des effets négatifs sur la En résumé, un mode de vie sain (alimentation sui-
physiologie, urinaire en particulier. vant par exemple le régime méditerranéen, ndlr, pas
de tabac), associé au contrôle du poids et à une acti-
Les différents essais de supplémentation montrent vité physique régulière, constitue probablement la
que le ralentissement de l’évolution de la DMLA meilleure prévention de la DMLA.
[1]. « … ensemble des mécanismes moléculaires concernant le génome
ainsi que l'expression des gènes, qui peuvent être influencés
par l'environnement et l'histoire individuelle. » Wikipedia [2]. Voir LRO n° 50, pp 42-44

Quelques conseils pour l’adaptation


des lentilles sclérales
Daniel Brazeau - Langis Michaud

Le diamètre recommandé est ≤ 15 mm, soit celui doit s’appuyer doucement sur la conjonctive bul-
d’une petite lentille semi-sclérale. baire, sans créer de compression, ni de dégagement
Le Dk doit être de 100 à 170, l’épaisseur centrale excessif (bord décollé).
de la lentille de 200 à 500 µm et l’épaisseur du film
lacrymal post-lentille de 100 à 400 µm. L’adaptation doit commencer par la sélection du
diamètre de la lentille, suivie du choix de la courbe
En fait, l’idéal pour ce type de lentilles est un film de base (profondeur sagittale). Pour la pose de la
lacrymal post-lentille de 100 à 200 µm, pour un Dk lentille, il est essentiel d’utiliser une solution sans
de 100 à 170. conservateur.

Les principes de base incluent le fait que la lentille


doit passer en voute au-dessus de la cornée, qu’elle

Janvier 2015 • LRO no 52 19


Congrès

AAO (American Academy of Optometry)-Denver 2014

Kératocône
Quelques données sur le kératocône
J. Bergmanson

I
dentifié par Nottingham en 1854. Plusieurs En fait, la récurrence d’un kératocône après une
controverses se sont développées à son sujet. greffe tient à ce que la périphérie cornéenne qui est
La première : Est-ce une pathologie qui ne la même, avant et après la greffe, est « porteuse » du
concerne que la cornée centrale (limitée à l’anneau kératocône. Cette récurrence peut être plus ou moins
de Fleischer), ou bien s’étend-t’elle à l’ensemble de rapide, avec une latence moyenne de 15 ans.
la cornée ?
Des observations histologiques ont permis de La question de savoir si la déformation de la cor-
noter que la membrane de Bowman est amincie ou née centrale intervenant dans le kératocône est due
absente. La cornée kératoconique est amincie, même à une scission des lamelles du stroma ou à leur glis-
en périphérie. sement, il faut d’abord remarquer que les lamelles
En fait, le kératocône implique l’ensemble de la stromales sont plus nombreuses dans le kératocône
cornée, même si la cornée périphérique est moins que dans l’œil normal. En fait la scission des lamel-
concernée. les est le phénomène prédominant. La perte de tissu
stromal antérieur (résultant en un amincissement de
Après une greffe de cornée, un kératocône peut se la cornée) s’ajoute à la scission pour provoquer l’ec-
reformer. S’agit-il d’une « repousse » à partir de l’an- tasie[1] (déformation en protubérance de la cornée,
neau périphérique de la cornée qui sert de support à en l’occurrence).
la greffe et qui est donc propre au patient, ou s’agit-
il de la malchance de ce patient à qui on a greffé une Pour ce qui est de l’équipement en lentilles de
cornée présentant un kératocône ? contact, J. Bergmanson, rappelant que le kératocône
s’étend aussi à la périphérie cornéenne, préconise des
Le cas d’un musicien de jazz atteint d’un kérato- lentilles sclérales, qui dégagent entièrement l’ensem-
cône bilatéral (voir plus loin), et qui avait subi des ble de la cornée. Ainsi les lentilles sclérales peuvent
greffes cornéennes sur les deux yeux, a donné un élé- retarder le besoin d’une greffe, voire l’éviter.
ment de réponse. Quelques temps après ses greffes,
ce musicien a développé de nouveaux kératocônes
sur les deux yeux. Avait-il eu la malchance de rece-
voir deux greffons de cornées kératocôniques, ou
ses cornées périphériques avaient-elles provoqué le
développement de nouveaux kératocônes sur des
greffons sains ?

Pour ce qui est de la « malchance », il faut rappeler


que le risque de recevoir un greffon kératocônique
est de 1/2000. Quant au risque de recevoir deux gref-
fons kératocôniques, il s’élève à 1/4 000 000. Notre
musicien n’aurait vraiment pas eu de chance ! [1]. L'ectasie (du grec ektasis : dilatation) est un terme général décrivant
l'agrandissement anormal d'un vaisseau ou d'un organe creux. Wikipedia

20 Janvier 2015 • LRO no 52


Du diagnostic à la chirurgie, et plus loin
Suzan J. Gromacki

Le kératocône est bilatéral, mais asymétrique, appa- Observations :


raissant plus tôt sur un œil que sur l’autre, et/ou se - Mires déformées au kératomètre
développant plus vite sur un œil. Il apparaît essen- - L’astigmatisme peut être très important
tiellement entre l’enfance et l’âge de 30 ans, parfois - Pour la correction de l’astigmatisme, si le maté-
plus tard. riel le permet, le patient peut trouver l’axe en faisant
lui-même tourner le cylindre
L’étude collaborative CLEK[2] a fait ressortir les
données suivantes : Il faut expliquer au patient que l’évolution est impré-
• L’anneau de Fleischer est pré- visible, qu’il sera bon d’adopter le port de lentilles de
sent dans 86 % des cas, contact, qu’avec l’âge, la cornée se rigidifie (elle réa-
• les stries de Vogt dans 65 %, lise progressivement une sorte de « Cross-Linking »),
• des cicatrices cornéennes dans 53 %. et qu’en tout état de cause le kératocône ne le rendra
pas aveugle.
La détection la plus habituelle utilise des topographes
cornéens sur le principe des anneaux concentriques Le nombre de greffes de cornée pour kératocône a
(Placido). Dans 90 % des cas, le sommet du cône est diminué en 2012, puis de nouveau en 2013, peut-
en position inférieure. être du fait et du renouveau des lentilles sclérales avec
des matériaux à haut Dk et de nouvelles géométries,
Parmi d’autres éléments diagnostiques, ainsi que par le développement du Cross-Linking.
- Kératométrie > 47,20 D Cette évolution est d’autant plus positive qu’une
- Asymétrie inférieur/supérieur > 1,4 D greffe de cornée a une durée de vie limitée, et que
- Distorsion dans l’axe du méridien le plus pour un sujet jeune il faudra envisager plusieurs gref-
cambré fes au cours de sa vie.
- Astigmatisme.
La conférencière précise que les implants intracor-
Pour les symptômes : néens (intacs), utilisés pour rigidifier la cornée dans le
- Baisse de l’acuité visuelle (même si l’acuité mesu- kératocône ont été conçus initialement par un opto-
rée est encore bonne, métriste américain de l’Oklahoma, Gene Reynolds,
le patient dira que rien n’est net) en 1978.
L’acuité peut être meilleure quand on isole la
ligne
- Changements fréquents de correction
- Photophobie
- Polyopie (le sujet peut se plaindre d’un dédou-
blement qui sera alors monoculaire)
- Asténopie, se frotte les yeux, plisse les yeux

[2]. Zadnik K, Barr JT, Edrington TB, Everett DF, Jameson M, McMahon TT,
Sterling JL, Wagner H, Gordon MO, The CLEK Study Group. Baseline findings
in the Collaborative Longitudinal Evaluation of Keratoconus (CLEK) Study.
Invest Ophthalmol Vis Sci. Dec 1998;39(13):2537-2546. PMID: 9856763.

Janvier 2015 • LRO no 52 21


cOngrèS

AAO (American Academy of Optometry)-Denver 2014

Kératocône et lentilles de contact


pat caroline

L’adaptation traditionnelle en trois points (léger vers la gauche, de capturer quatre images qui fournis-
contact central et 2 appuis en périphérie moyenne), sent un affichage composite, permettant de visualiser
avec une lentille cornéenne perméable aux gaz reste la forme de la cornée et de la sclère sur un diamètre
le premier choix. Pour des kératocônes plus impor- total de 18 mm, particulièrement utile pour l’adap-
tants, ainsi que pour les cornées fragiles développant tation de lentilles semi-sclérales.
des cicatrices, les lentilles sclérales, dégageant com- Il convient de rappeler que le dégagement entre la
plètement la cornée, sont alors la solution. face arrière de la lentille et la cornée doit être tou-
Pour la topographie, la carte axiale ou de puissance ne jours présent et qu’il faut tenir compte de ce que
présente pas d’intérêt. C’est la carte d’élévation qui la lentille, qui flotte initialement sur le coussin du
permet d’évaluer la forme prise par la cornée. Pour liquide de pose, va progressivement « s’enfoncer »,
les différences de hauteurs cornéennes supérieures à réduisant ainsi le dégagement central en moyenne
400 µm, la lentille sclérale est irremplaçable. de 130 µm.
Les nouveaux topographes permettent, en faisant
fixer le patient vers le haut, à droite, vers le bas puis

Cross-linking
bill tullo Dans le kératocône, la rigidité cornéenne est Les risques du cxL :
réduite. 4 Perte de cellules endothéliales
4 opacités du cristallin
Le kératocône est largement absent chez les 4 Dommages rétiniens
diabétiques. 4 Douleur
4 Infection
Le stroma antérieur est le plus important pour le 4 retard de la cicatrisation (refor-
maintien de la forme de la cornée. mation de l’épithélium)
4 Brume stromale (avec un maximum
Etudié depuis 1994, le Cross Linking (CxL) permet à 1 mois après l’intervention).
une réduction moyenne de la puissance cornéenne
(donc un aplatissement cornéen correspondant) de Ces risques sont cependant assez faibles. Ils rendent
1,5 D six mois après l’intervention. le CxL particulièrement utile chez des sujets jeunes,
pour limiter le recours à une greffe, voire à plusieurs
Le CxL implique une polymérisation (riboflavine + au cours de leur vie.
UVA) qui crée de nouveaux ponts chimiques entre
le fibrilles de collagène du stroma antérieur et rigi-
difie ce dernier.

22 JAnvier 2015 • LrO nO 52

BCLA
3
39th congrès
BCLA
2015
e

clinique de
Clinical rejoignez
Join over plus
1,000de 1000 confrères,
colleagues at the pour le plus
largest
la bcLa et 29 - 31 May
Conference grand congrès
Clinical clinique
Conference andetExhibition
expositiondedicated
dédié
aux lentilles
to contact de contact
lenses et àanterior
and the l’œil antérieur
eye.
exposition ACC, Liverpool
& Exhibition
Le
Thecongrès offrira
conference aux
will participants
offer delegates::
•• Centrally
Un site central très bien desservi
located venue with excellent
en moyens de transport
transport links
• Une journée consacrée à la prise
• Aenday dedicated
charge de la to myopia management
myopie
•• More
Davantage
handsd’ateliers,
on workshops - offered FREE for
gratuits
pour la première
WKH½UVWWLPH fois !
• Des activités de réseau et des évènements
• An exciting mix of networking, social events
sociaux, y compris l’apéritif d’accueil et
including the welcome drinks reception and the
le dîner de gala spectaculaire dans la
Gala Dinneranglicane
cathédrale held at the despectacular
Liverpool. Liverpool
a télécharger
Available to
depuis l’app
download from • Anglican Cathedral
Un programme plus compact, sur trois jours
theStore ou or
App Store • New improved event app
Googleplay
google Play • More compact three-day programme

pour plus d’informations et pour réserver


7R½QGRXWPRUHDQGERRN\RXUSODFHJRWR
votre participation,email
[Link], rendez-vous sur [Link] call
conf@[Link]
conférenciers [Link] , email conf@[Link]
Keynote Speakers
d’honneur the BCLA team on +44 20 7580 6661. , ou
appeler l’équipe du bcLa +44 20 580 6661.
• Professor Fiona Stapleton -
BCLA Medallist
• Dr Michael Read -
Irving Fatt Lecturer
• Dr Nicole Carnt - 2015
Dallos Award
• Professor
Loretta Szczotka-Flynn
• Professor James Wolffsohn

[Link]
[Link]
BCLA 207 x 270 [Link] 1 17/12/2014 14:54
Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie

Kératométrie
Jean-Charles Allary

Kératométrie 2 partie e

Jean-Charles Allary, O.D. • La kératométrie consiste à mesurer la


courbure de la surface cornéenne centrale, dans ses méridiens principaux.
Pratiquement indispensable en contactologie, la kératométrie peut aussi
s’avérer très utile lors de l’étude de la réfraction oculaire. Nous publions
ici la deuxième et dernière partie du Dossier pratique 11 de Jean‑Charles
Allary, la première est parue dans le n° 51 de LRO (pp. 16-22).

Kératométrie manuelle — bures de l’avant de vos yeux ». Demander au sujet de fixer


procédure détaillée l’image de son œil au fond de l’appareil, ou la petite lumière
centrale le cas échéant. Couvrir si besoin l’œil non mesuré
(p. ex. en cas de strabisme).
La préparation et les précautions générales sont les mêmes quel ■ 5. Aligner l’instrument. Pour un premier réglage de la hauteur,
que soit le type d’appareil. La procédure ci-dessous s’applique l’appareil possède normalement un pointeau sur le côté qu’il
à un kératomètre de type Javal ou de type Sutcliffe. suffit d’aligner avec le canthus de l’œil à mesurer. Tourner
ensuite l’instrument pour l’aligner avec la cornée ; on peut
■ 1. Désinfecter les parties de l’instrument qui seront en s’aider de l’observation du reflet de la mire sur la cornée.
contact avec le sujet. Utiliser une lingette désinfectante Regarder dans l’oculaire ; ajuster l’instrument latéralement
(p. ex. Mediwipe™). et en hauteur jusqu’à ce que les images soient correctement
■ 2. Régler l’oculaire à votre vue. Placer temporairement un positionnées. Une fois l’instrument précisément aligné, le
écran blanc (feuille de papier p. ex.) devant l’objectif, pour verrouiller pour ne pas perdre ce réglage pendant les mesures.
mieux voir le réticule. Dévisser l’oculaire pour augmenter • Avec un Javal (Figure 8), l’alignement exact est réa-
l’écartement avec l’objectif, ce qui procure un flou convexe, lisé quand le réticule (une ligne noire oblique) croise
puis le visser lentement en s’arrêtant dès que le réticule est les deux images centrales au centre de leur contact.
net. Il est préférable de garder les deux yeux ouverts pen- • Avec un Sutcliffe (Figure 9), l’alignement exact est réalisé
dant toute la procédure, pour inhiber l’accommodation. quand le réticule (une croix noire) est au centre de l’image
■ Vérifier à l’occasion que l’instrument est bien étalonné – primaire (celle en bas à droite).
cf. Précautions plus loin. ■ 6. Réaliser la mise au point. Avancer plus ou moins l’appa-
■ 3. Positionner l’instrument et diminuer l’éclairage de la reil avec le palonnier ou la molette prévue à cet effet. 
pièce. Régler le fauteuil et la table de l’appareil en hauteur • Avec un Javal, la mise au point est réalisée en cherchant la
et profondeur pour que le sujet puisse se placer conforta- netteté des mires. 
blement, avec le dos droit et la tête droite, le menton bien • Avec un Sutcliffe, la mise au point est confirmée quand
calé dans la mentonnière et le front contre l’appui frontal. l’image primaire, en bas à droite, n’est plus dédoublée.
Régler la hauteur de la mentonnière si nécessaire, de façon ■ 7. Chercher les méridiens principaux. Tourner l’appareil
que les yeux soient approximativement à la hauteur des autour de son axe optique, jusqu’à ce que les mires images
repères sur les barres latérales. soient alignées par leur axe de symétrie :
■ 4. Instructions au sujet. Expliquer brièvement l’objet de la • Avec un Javal, quand les lignes de symétrie des mires rouge
procédure, par exemple : « Je vais mesurer la forme/les cour- et verte sont alignées. L’alignement est plus précis quand les

24 Janvier 2015 • LRO no 52


mires se touchent presque ou se superposent partiel-
lement. Figure 8
• Avec un Sutcliffe, quand les barres horizon-
Kératomètre de Javal et mesure d’une cornée torique.
tales des signes + sont alignées sur le même axe.
L’alignement est plus précis quand les signes + se (a) L’appareil est centré, mais n’est pas face à un des méridiens
principaux, car les lignes de symétries des mires ne sont pas alignées.
touchent presque. (b) L’appareil est dans un méridien principal.
■ 8. Faire la mesure dans chaque méridien. Ajuster (c) La mesure est obtenue quand les mires centrales se touchent juste.
l’écart entre les mires images avec la molette de (d) L’appareil est tourné de 90° pour rechercher l’autre méridien
principal. Le chevauchement d’une marche des mires en
mesure :  escalier indique un astigmatisme d’environ une dioptrie.
• Avec un Javal, les deux mires centrales doivent (e) La mesure est achevée dans le deuxième méridien.
juste se toucher, sans se superposer. Une fois la
mesure effectuée dans le méridien principal le plus
proche de l’horizontale, tourner l’appareil d’environ
90° pour chercher l’autre méridien principal et faire Les deux méridiens principaux sont normale-
la deuxième mesure.  ment à 90° l’un de l’autre, mais quand ce n’est
• Avec un Sutcliffe, ajuster la molette de mesure pas le cas (astigmatisme irrégulier), il faudra
horizontale pour superposer les signes + dans un noter l’orientation de chaque méridien principal.
méridien principal, puis superposer les signes – dans Au besoin, demander au sujet de cligner régulière-
le méridien principal perpendiculaire. Conserver ment, de façon à observer une image réfléchie de
la mise au point de l’image primaire, en l’ajustant bonne qualité.
si nécessaire avec l’autre main. Avec une cornée ■ 9. Noter les mesures de l’œil droit.
torique, il est souvent nécessaire d’ajuster la mise ■ 10. Répéter les étapes nécessaires pour la mesure de
au point pour obtenir la netteté des mires et des l’œil gauche, puis noter les valeurs. Cf. Notation
signes – dans le deuxième méridien. des résultats.

Janvier 2015 • LRO no 52 25


Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie

Kératométrie
Jean-Charles Allary

Figure 9
Notation des résultats
Observation des mires dans un kératomètre En contactologie, il est conseillé de noter les valeurs en millimètres.
« de Sutcliffe », avec une cornée torique. En optométrie, on note plutôt les valeurs en dioptries, car cela faci-
(a) L’appareil n’est pas centré et le dédoublement de la mire lite le calcul de l’astigmatisme cornéen. Il existe plusieurs façons de
principale en bas à droite indique une erreur de focalisation. noter les résultats. Afin d’éviter tout risque de confusion, il est préféra-
(b) L’appareil est centré et la mise au point est correcte,
mais n’est pas face aux méridiens principaux, car les ble de noter les puissances ou rayons selon chaque méridien principal.
lignes de symétries des mires ne sont pas alignées. Exemples de notation :
(c) L’appareil est aligné avec les méridiens
principaux de la cornée.
(d) Les signes + sont superposés, ce qui réalise
la mesure dans ce méridien, ici 165°. OD : 43.00 à 0 X 44.00 à 90
(e) Les signes - sont superposés, ce qui réalise la
mesure dans le méridien perpendiculaire, ici 75°.
(f) Kératocône : les mires sont déformées OG : 43.50 à 15 X 44.75 à 105
et l’astigmatisme est irrégulier.

Certains cliniciens notent aussi le cylindre qui corrigerait


l’astigmatisme cornéen, par exemple :

OG : 43.50 à 15 / 44.75 à 105 Ac : (-1.25)10

26 Janvier 2015 • LRO no 52


Si les mires apparaissent déformées, noter le degré Erreurs les plus fréquentes
de distorsion sur une échelle de 0 à 4
r Ne pas vérifier l’étalonnage de l’ins-
(0 = aucune ; 1 = légères ; 2 = modérées ; trument à intervalles réguliers.
3 = sévères ; 4 = très sévères). r Ne pas régler correctement l’oculaire.
r Ne pas s’assurer que le patient fixe
Par exemple : OD : 7.80 à 0 / 7.65 à 90 (Dist. 2/4) bien, avec la tête bien calée.
r Ne pas centrer les mires correctement.
Il est conseillé de ne pas écrire le signe ° pour noter r Ne pas déterminer correctement
les degrés, afin d’éviter tout risque de confusion, par les méridiens principaux.
exemple entre 10° et 100 degrés. r Ne pas ajuster la mise au point quand
nécessaire lors des mesures.
Si la kératométrie est en millimètres et l’on sou- r Accorder trop de précision à la règle de
haite calculer l’astigmatisme cornéen, des tables Javal, ou variantes (cf. plus bas).
de conversion en dioptries existent (dans les livres
de contactologie ou fournies par les laboratoires). Interprétation des résultats
L’approximation suivante est utile en pratique pour
estimer l’astigmatisme cornéen selon la toricité en Les rayons de courbure de la cornée centrale sont
millimètres : Une toricité de 0.10mm correspond à normalement compris entre 7.2 et 8.7mm, avec une
environ 0.50D d’astigmatisme cornéen (soit environ moyenne à 7.9mm.13 Ceci correspond, selon l’indice
0.25D pour chaque 5/100ème de mm). kératométrique utilisé, à des puissances comprises
entre 38.75 et 47.00D. La cornée est le plus souvent
Précautions et conseils pratiques torique et quand le méridien le plus plat est proche de
l’horizontale, l’astigmatisme cornéen est dit « selon la
Le sujet doit être correctement positionné et l’œil règle », ou « direct ». Quand le méridien le plus plat
mesuré doit fixer au centre de l’appareil, afin de est proche de la verticale, l’astigmatisme cornéen est
mesurer la kératométrie centrale. Pour la même rai- dit « contre la règle », ou « inverse ». L’astigmatisme
son, l’observateur doit s’assurer que les images de la est dit « oblique » quand les méridiens principaux
mire sont correctement positionnées par rapport au s’écartent de plus de 30° de l’horizontale ou la verti-
réticule. cale (Figure 10). Les sujets jeunes ont le plus souvent
Pour une bonne précision des mesures, le réticule un astigmatisme cornéen direct, la pression des pau-
doit rester net pendant les mesures, sans accommo- pières contribuant à un cambrage du méridien
dation mise en jeu. Avant les mesures, l’examinateur vertical. Avec l’âge, le tonus palpébral tend à dimi-
doit régler l’oculaire de façon à voir le réticule net nuer et le méridien vertical devient moins cambré ;
avec l’oculaire dévissé au maximum (séparation en conséquence, un astigmatisme inverse est plus
maximum entre l’oculaire et l’objectif ) ; ceci com- fréquent chez les personnes plus âgées. Quand les
pense l’amétropie éventuelle de l’observateur, avec méridiens principaux sont orthogonaux et quand les
une accommodation inhibée. Pour que l’accommo- mires images sont de forme régulière, l’astigmatisme
dation reste minimale, il est conseillé de garder les est dit régulier. Quand les méridiens principaux ne
deux yeux ouverts pendant le réglage de l’oculaire et sont pas orthogonaux (ou presque) ou quand les
pendant les mesures. mires images sont de forme irrégulière, l’astigma-
L’étalonnage de l’instrument doit être vérifié à tisme est dit irrégulier.
intervalles réguliers, en mesurant une bille d’acier Des changements significatifs de l’astigmatisme cor-
poli calibrée, ou de préférence deux billes de rayons néen en relativement peu de temps peuvent résulter
différents, normalement livrées avec l’appareil. Si une d’une ectasie cornéenne comme le kératocône, d’un
erreur est constatée, débloquer et régler la molette chalazion ou d’une tumeur palpébrale. Des rayons
de mesure pour corriger l’erreur (ou si nécessaire, se inférieurs à 7.20mm (ou puissance >47.00D) doi-
référer au mode d’emploi de l’appareil). L’étalonnage vent faire suspecter la possibilité d’un kératocône,
de l’instrument est essentiel pour la contactologie.

Janvier 2015 • LRO no 52 27


Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie

Kératométrie
Jean-Charles Allary

en particulier si l’astigmatisme cornéen est inverse ou irrégulière des mires et astigmatisme irrégulier. Un
irrégulier, ou si les mires sont déformées. kératocône débute typiquement entre les âges de 10
Un changement significatif de l’astigmatisme et 20 ans, la cornée s’amincit au centre et devient
oculaire sans modification correspondante de la progressivement plus conique, avec une kératométrie
kératométrie accompagne souvent l’apparition ou la centrale de plus en plus cambrée et déformée. Noter
progression d’une cataracte. que la chirurgie réfractive au laser amincit aussi la
cornée centrale ; une ectasie cornéenne est une de ses
complications possibles à long terme.

Précision et répétabilité des mesures : Pour un cli-


nicien expérimenté et avec un kératomètre de type
Figure 10 Sutcliffe, les mesures sur une bille d’acier peuvent
varier de 0.37D (soit ≈0.07mm) d’un jour à l’autre14.
Classification d’un Sur un œil humain, les mesures peuvent varier d’un
astigmatisme jour à l’autre, de 0.37D (≈0.07mm) dans le méridien
cornéen (ou
oculaire) selon horizontal et de 0.75D (≈0.15mm) dans le méridien
l’orientation du vertical14. La plus grande variabilité dans le méridien
méridien le moins
cambré (ou le vertical peut s’expliquer par l’effet variable du tonus
moins convergent) palpébral sur le profil cornéen. La conséquence pra-
tique est que d’une visite à l’autre, une variation ≤
0.37D (≈0.07mm) dans le méridien horizontal ou
≤ 0.75D (≈0.15mm) dans le méridien vertical ne
peut être considérée comme cliniquement significa-
Qualité de l’image des mires : Les images des mires tive, car elle peut être due à la variabilité normale
sont normalement nettes, régulières et symétriques des mesures.
quand elles sont observées dans les méridiens prin-
cipaux. Quand des déformations des mires sont Lien entre l’astigmatisme cornéen et l’astigma-
remarquées, il convient de noter cela dans le dos- tisme oculaire. L’astigmatisme oculaire total est la
sier et d’en rechercher la cause. Des distorsions ou résultante de l’astigmatisme cornéen et de l’astigma-
pertes de netteté de l’image peuvent avoir plusieurs tisme interne.
raisons :
Avec un film lacrymal instable (p. ex. œil sec), A oculaire = A cornéen + A interne
de légères pertes de netteté ou distorsions locali-
sées, temporaires et variables, peuvent être observées. La corrélation entre l’astigmatisme cornéen et l’as-
Typiquement, ces déformations disparaissent tigmatisme oculaire a été remarquée dès l’invention
immédiatement après un cillement, puis d’autres du kératomètre. L’astigmatisme cornéen, quand il
réapparaissent ensuite. est important, est en effet le déterminant principal
Avec un porteur de lentilles rigides, des distor- de l’astigmatisme oculaire. L’astigmatisme interne,
sions plus ou moins marquées sont parfois notées principalement dû au cristallin (sa forme ou son
au retrait des lentilles ou quand elles ont été por- inclinaison par rapport à l’axe visuel15), est nor-
tées récemment, et ceci peut indiquer la nécessité de malement faible et en moyenne de 0.50Dc inverse.
revoir l’adaptation. Notons toutefois qu’une cataracte corticale peut
Certaines pathologies cornéennes peuvent engen- induire un astigmatisme interne significatif ; une
drer des distorsions de la mire (p. ex. taie cornéenne, modification significative de l’astigmatisme oculaire
kératocône) ou des pertes localisées de la netteté de chez un sujet presbyte, en l’absence de changement
l’image (p. ex. kératite). La chirurgie réfractive peut kératométrique correspondant, doit faire penser à
aussi laisser des distorsions cornéennes. cette possibilité.
Les distorsions cornéennes observées avec un kéra- Différentes règles plus ou moins complexes ont
tocône sont assez caractéristiques : ovalisation été élaborées pour prédire l’astigmatisme total en

28 Janvier 2015 • LRO no 52


fonction de l’astigmatisme cornéen (Borish en cite mieux aux mesures cliniques, les auteurs ont proposé
six15). La plupart sont plus complexes que la « règle d’utiliser celle-ci en pratique, et l’ont appelé « règle
de Javal », sans être forcément plus fiables16. Seules de Javal simplifiée » (aussi appelée depuis « règle de
la « règle de Javal » et la « règle de Javal simplifiée » Grosvenor »). Voici quelques exemples d’application
(ou règle de Grosvenor), la plus utile en pratique, de la règle de Javal simplifiée (règle de Grosvenor) :
seront décrites ici.
• Si la kératométrie est 46.00 à 180 X 47.00 à 90 ; A cornéen = 1.00D direct ;
Règle de Javal A total attendu = 1.00 direct + 0.50 inverse, soit 0.50D direct.
• Si la kératométrie est 46.00 X 45.00 à 90 ; A cornéen = 1.00D inverse ;
L’ophtalmologiste français Louis Émile Javal A total attendu = 1.00 inverse + 0.50 inverse, soit 1.50D inverse.
(1839-1907) avait remarqué la corrélation entre
• Si A cornéen est (-0.50) 0 > A total attendu : aucun
l’astigmatisme cornéen et l’astigmatisme total. Par
exemple, Javal et ses collaborateurs avaient constaté • Si A cornéen est nul > A total attendu : (-0.50) 90
que « dans 50% des cas, la valeur de l’astigmatisme • Si A cornéen est (-2.00) 0 > A total attendu : (-1.50) 0
total coïncide avec l’astigmatisme cornéen et que,
dans 80% des cas, la différence ne dépasse pas une
dioptrie »17.
Javal avait développé la « formule empirique » (sic)
suivante pour prévoir l’astigmatisme total, dans le Critique de la règle de Javal
plan des lunettes : (et de celle de Grosvenor)
A total = 1.25 (A cornéen) + (-0.50) 90 La règle de Grosvenor a l’avantage d’être plus simple
d’utilisation que celle de Javal, mais elle en partage
Dans cette formule, le facteur 1.25 fut déterminé les limitations. Il est important de réaliser que ces
de façon expérimentale par Javal, et le (-0.50) 90 formules ne donnent qu’une valeur de l’astigma-
représente l’astigmatisme interne moyen. Javal avait tisme attendu, en moyenne ; elles ne s’appliquent pas
toutefois suggéré, « comme une œuvre méritoire, la nécessairement au cas par cas. S’il est vrai que l’astig-
correction de la formule empirique, qu’il faut consi- matisme interne est de 0.50D inverse en moyenne,
dérer comme provisoire »17. Malgré cette précaution, celui-ci peut varier d’un sujet à l’autre, comme beau-
la formule provisoire proposée par Javal devint, pour coup d’attributs physiologiques. Il a été rapporté
ceux qui le citent depuis, la « règle de Javal ». que l’astigmatisme cristallinien peut varier entre 0 et
2.00Dc, même en l’absence d’anomalie oculaire15.
Règle de Javal simplifiée En outre, avec les sujets ayant un début de cata-
racte corticale (pas toujours observable sans dilater
(règle de Grosvenor) la pupille), un astigmatisme cristallinien non négli-
geable et assez souvent oblique peut se développer.
L’optométriste américain Théodore Grosvenor Trop de précision est parfois attribuée à ces « règles ».
(1923-2009) et ses collègues ont comparé l’astigma- En pratique, une fois l’astigmatisme vérifié lors de la
tisme cornéen à l’astigmatisme oculaire de 1058 yeux réfraction subjective, l’astigmatisme anticipé par la
et tracé la droite de régression16. Ils ont constaté que règle simplifiée de Javal ne s’avère correct, à 0.50D
la ligne droite donnée par la formule suivante était, près, que dans deux cas sur trois18, et s’en écarte
en moyenne, en meilleur accord avec les mesures que de plus de 1.00D dans 7% des cas18. Si la règle de
celle donnée par la règle de Javal : Javal était utilisée pour déterminer l’astigmatisme
oculaire, des erreurs allant jusqu’à 1.50Dc19, voire
A total = A cornéen + (-0.50) 90 2.00Dc,18 pourraient en résulter. La règle simplifiée
de Javal utilisée avec les résultats d’un vidéokératos-
Ceci revient à ne pas multiplier l’astigmatisme cor- cope ne permet pas de mieux prédire l’astigmatisme
néen par le facteur de 1.25 comme le faisait Javal. total20.
Puisque cette formule est plus simple et correspond

Janvier 2015 • LRO no 52 29


Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie

Kératométrie
Jean-Charles Allary

Astigmatisme tensionnel ? Quand l’astigma- règle autrement que par les variations interpatients
tisme oculaire mesuré subjectivement ne suit pas de l’astigmatisme interne. Un autre inconvénient de
exactement la règle de Javal et est inverse ou oblique, la règle de Javal, en particulier avec un astigmatisme
certains praticiens parlent d’astigmatisme « tension- cornéen faible, est que si les méridiens principaux
nel ». Cependant, il est au moins aussi probable que de la cornée et du cristallin ne sont pas exactement
cet écart soit dû aux variations interpatients de l’as- parallèles, la combinaison des deux cylindres (l’as-
tigmatisme interne, ou peut-être à une imprécision tigmatisme total) peut être oblique, ce qui n’est pas
de mesure. Si un « astigmatisme tensionnel » est prévu par la règle. En outre, la règle de Javal ne s’ap-
suspecté, on ne peut en avoir la confirmation que plique aisément qu’à un astigmatisme cornéen direct
lors d’une réfraction ultérieure, si le sujet est moins ou inverse ; elle est sans intérêt, d’un point de vue
« stressé » et l’astigmatisme « tensionnel » a disparu. pratique, avec un astigmatisme cornéen oblique.
Le mécanisme de l’astigmatisme « tensionnel » reste En pratique, la skiascopie et l’autoréfraction sont
d’ailleurs hypothétique. beaucoup plus précises que la kératométrie pour
estimer l’astigmatisme oculaire. La skiascopie, quand
Accommodation astigmatique ? Quand l’astig- elle est bien pratiquée, estime l’astigmatisme oculaire
matisme oculaire mesuré subjectivement ne suit pas à 0.50D près dans environ 95% des cas, contre 66%
exactement la règle de Javal, une « accommodation pour la kératométrie18. Javal lui-même avait reconnu
astigmatique » est parfois suggérée. S’il est exact que cela en 1890 : « depuis ces dernières années, la skias-
l’accommodation peut s’accompagner d’une légère copie est venue nous fournir un précieux secours pour
variation de l’astigmatisme,17, 21 cette variation, la mesure de la réfraction et je crois qu’il est sage,
quand elle existe, est typiquement faible (≤0.50D), désormais, de la pratiquer comme vérification… »17.
et il faut que l’œil accommode,17 ce qui n’est pas La fiabilité des réfractomètres automatiques pour
normalement le cas lors de la kératométrie, ni lors déterminer l’astigmatisme est du même ordre que
de la réfraction subjective au loin. Javal lui-même la skiascopie, c’est-à-dire à 0.50D près dans 91% à
reconnaissait que l’existence d’une accommodation 97% des cas, selon les modèles22.
astigmatique est « souvent admise à tort »17. La règle de Javal n’a d’intérêt que lorsqu’une skias-
copie ou autoréfraction fiable ne peut être obtenue :
Intérêt pratique de la règle de Javal (initiale équipement non disponible, pupilles en myosis, cata-
ou simplifiée) ? Quand l’astigmatisme cornéen racte ou reflet rétinien non homogène (p. ex. effet
est faible, et si l’on reconnait une certaine variabilité ciseaux4), etc. Dans ces cas, la règle de Javal simpli-
interpatients de l’astigmatisme interne, de nom- fiée procure au moins une estimation objective de
breuses combinaisons de cylindres sont possibles. l’astigmatisme oculaire, mais il faut garder en tête ses
Dans ces cas la règle de Javal n’a que peu d’intérêt, la limitations. J’ajoute qu’avec des pupilles très petites
variance de l’astigmatisme interne pouvant être supé- ou une cataracte, la réfraction est souvent plus fia-
rieure à ce que l’on cherche à estimer. En supposant ble avec les pupilles légèrement dilatées à l’aide d’un
que les mesures sont exactes, il serait naïf d’interpré- mydriatique (quand cela est possible).
ter des résultats qui n’obéissent pas exactement à la En conclusion, la règle de Javal (ou règle de Javal
simplifiée) n’est pas assez prédictive pour être utilisée
systématiquement en pratique. La kératométrie n’a
À propos de l’auteur réellement de valeur prédictive, pour la puissance et
l’axe, qu’avec les astigmatismes importants, car dans
Jean-charles Allary est docteur en optométrie (OD) de ces cas l’astigmatisme cornéen est prédominant. La
l’Université de houston, USA. skiascopie est généralement beaucoup plus précise et
Il pratique l’optométrie à Londres depuis 1988 et est membre permet de mesurer les astigmatismes obliques.
du Collège des Optométristes de Grande-Bretagne.
Bien que la règle de Javal ne soit que d’un intérêt
De 1985 à 2000, il fut successivement chargé du cours de vision
binoculaire, strabisme et anomalies associées, ainsi que du
occasionnel et relativement limité, cela n’ôte pas
cours d’optométrie à l’Université Paris-sud. l’utilité clinique de la kératométrie pour les raisons
Il est l’auteur d’un ouvrage de référence intitulé Cours données plus haut.
d’Optométrie (voir [Link]).

30 Janvier 2015 • LRO no 52


Références

13 Mandell RB. 14 Brungardt TF. 15 Borish IM. 16 Grosvenor T, 17 Javal E.


Quintero S, Perrigin DM.
Contact lens practice: Reliability of kerato- Clinical refraction. Quatrième dissertation.
hard and flexible lenses. metric readings. Predicting subjective astig-
Ontario: Professional Press; 1975. In: Mémoires d'ophtalmo-
matism: a suggested sim- métrie, annotés par E. Javal.
2nd ed. Springfield, California, Am J Optom Arch Am Acad
USA: Charles C Thomas; 1974. Optom. 46(9):684-91; 1969. plification of Javal's rule. Paris: Masson; 1890.

Am J Optom Physiol Opt.


65(3):292-8; 1988.

18 Elliott M, Callender 19 Mote HG, Fry GA. 20 Keller PR, Collins MJ, 21 Millodot M, Thibault C. 22 McCaghrey GE,
MG, Elliott DB. Carney LG, Davis BA, Matthews FE.
The significance van Saarloos PP. Variation of astigmatism
Accuracy of Javal's rule of Javal's rule. with accommodation Evaluation of a range
in the determination of American Journal of Opto-
The relation between and its relationship of autorefractors.
spectacle astigmatism. metry. 16(9):362-7; 1939. corneal and total with dark focus. Ophthalmic Physiol Opt.
Optom Vis Sci. 71(1):33-6; 1994.
ocular astigmatism. Ophthalmic Physiol Opt. 13(2):129-36; 1993.
Optom Vis Sci. 73(2):86-91; 1996. 5(6):297-301; 1985.

Bulletin d’abonnement à
La Revue d’Optométrie et de Contactologie
Nom: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Raison sociale: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Adresse: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Code postal: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Ville: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Téléphone: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Fax: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Courriel: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

Tarif général: Merci d’établir votre chèque à l’ordre de : Opto-Com


Fait à :
50 € (4 numéros) En cas de virement bancaire, indiquer à votre banque
Tarif spécial que les frais de virement sont à votre charge.
Le :
enseignant(e)/étudiant(e) Banque : Crédit Agricole, agence Boulogne Reine
(non disponible pour 77 route de la Reine, 92100 Boulogne
envoi hors de France N° de compte : 31543614001 clé 58
Signature :
métropolitaine) IBAN : FR76 1820 6002 2131 5436 1400 158
34 € (4 numéros) BIC : AGRIFRPP882

Janvier 2015 • LRO no 52 31


Optométrie

Troubles de la vergence au près


Kelly Frantz

Troubles de la vergence au près


Kelly A. Frantz • Le rôle de la vision dans l’apprentissage scolaire est reconnu
par tous. Parmi les capacités visuelles impliquées dans cet apprentissage,
l’acuité visuelle est probablement surestimée, alors que les problèmes de
vergence au près sont souvent ignorés. La conférence de Kelly Frantz au
cours du récent congrès de l’American Academy of Optometry, constitue un
rappel utile de ce que sont ces problèmes et des solutions à leur apporter.

L
es troubles de la vergence au près touchent ■ une diminution de la réserve fusionnelle négative
14% des enfants (Scheiman et al., 1996) et de convergence (RFN : Réserves Fusionnelles
10% des étudiants en université (Porcar et Négatives) au près,
Nartinez-Palomera, 1997). ■ difficultés avec le face complémentaire binocu-
L’excès de convergence et l’insuffisance de conver- laire de -2,00 D,
gence sont les principaux troubles de la vergence au ■ ARP (Accommodation Relative Positive) infé-
près. L’excès de convergence est plus fréquent. Par rieure à - 1.50 D.
contre, l’insuffisance est très courante dans les cas de Les diagnostics différentiels sont :
traumatismes crâniens. ■ L’inflammation oculaire,
Parmi les symptômes communs aux troubles de la ■ la paralysie du sympathique,
vergence (Barnhardt et al., OVS 2012), on peut ■ la syphilis,
mentionner : ■ les spasmes accommodatifs ou de convergence
■la perte de la ligne en lisant et le besoin de dus à un médicament.
relire ce qu’on vient de lire
■la somnolence et les difficultés de concentra- L’insuffisance de convergence
tion à la lecture Le diagnostic de l’insuffisance de convergence com-
■la vision floue ou la diplopie porte :
■l’asthénopie et/ou les maux de tête, lors d’une ■ un PPC éloigné, encore plus éloigné en utili-
utilisation soutenue de la vision sant un filtre rouge qu’un test accommodatif
■les mots semblent bouger sur la page. (Pang et al., 2010),
Ces symptômes se retrouvent dans 20 à 50% des cas ■ une exophorie au près supérieure de plus de
d’insuffisance de convergence. 4 ∆ de celle de l’exophorie au loin,
■ une diminution des réserves fusionnelles en
Principaux types de troubles convergence (RFP : Réserves Fusionnelles
Positives) et le non-respect du critère de Sheard,
de vergence au près ■ difficultés avec le face complémentaire binocu-
laire de +2,00 D
L’excès de convergence ■ ARN (Accommodation Relative Négative)
Avec le port de la correction de l’amétropie, on peut inférieure à + 1.50 D.
trouver comme signes de l’excès de convergence :
une ésophorie au près,
■ Les diagnostics différentiels sont :
un rapport AC/A élevé,
■ ■ un accident vasculaire cérébral,

32 Janvier 2015 • LRO no 52


■ une infection virale, améliorations significatives des réserves fusionnel-
■ la maladie de Parkinson, les négatives de convergence suite à l’entraînement
■ le syndrome de Parinaud, visuel.
■ la sclérose en plaques, De même, l’étude de Daum (AJOPO 1982 et 1986)
■ la myasthénie, montre que l’entraînement visuel peut améliorer
■ les antécédents chirurgicaux de strabisme. significativement les réserves fusionnelles négatives
de convergence
Le dysfonctionnement de la L’entraînement visuel vise à augmenter les amplitu-
vergence fusionnelle des de divergence et à réduire les symptômes, mais
Avec le port de la correction de l’amétropie, on peut pas à éliminer l’ésophorie.
trouver comme signes de dysfonctionnement de la Les entraînements visuels portent sur le travail de 3 à
vergence fusionnelle : 4 techniques, au cours de 12 à 15 séances en cabinet,
■ une phorie dans les normes au près, à raison d’une séance par semaine. Ils sont complétés
■ un PPC éloigné, par 2 à 3 exercices demandant 15 à 20 minutes par
■ une diminution des réserves en convergence et jour à la maison. Des désordres oculomoteurs et des
en divergence, problèmes accommodatifs donnent lieu à un plus
■ difficultés avec les faces complémentaires bino- grand nombre de séances d’entraînement visuel.
culaires de +2,00 D et -2,00 D
■ l’ARP (Accommodation Relative Positive) infé- L’insuffisance de convergence
rieure à - 1.50 D et l’ARN (Accommodation La compensation adaptée à la vision de loin doit être
Relative Négative) inférieure à + 1.50 D. portée. Une addition au près n’est généralement pas
bien tolérée, s’il s’agit d’une véritable insuffisance de
Les diagnostics différentiels sont : convergence.
■ une pathologie systémique ou les effets Des prismes base interne (BI) peuvent être prescrits
secondaires de médicaments provoquant une aux enfants pour lesquels l’entraînement visuel n’est
faiblesse. pas une bonne option. Ils peuvent être également
utiles chez les patients presbytes (Teitelbaum et al.,
Prise en charge des OVS 2009). La valeur du prisme est calculée selon
la forme de Sheard : (2 {exophorie} – prisme base
troubles de vergence externe pour provoquer le flou )/3.
On peut aussi prescrire la valeur de la phorie horizon-
L’excès de convergence tale associée au près[1] (neutralisation de la disparité
Compensation en lunettes pour excès de conver- de fixation).
gence. A la réfraction appropriée pour la vision de L’efficacité de l’entraînement visuel pour l’insuffi-
loin, on rajoute une addition (unifocaux ou multi- sance de convergence a été évaluée par l’étude CITT
focaux) pour la vision de près. L’addition peut être (Arch Ophthalmol 2008). 221 enfants âgés de 9 à 17
destinée à un port à long terme, ou elle peut être ans ont suivi un entraînement visuel hebdomadaire
abandonnée après entraînement visuel. Cette addi- en cabinet, pendant 12 semaines. 73% de ces enfants
tion, visant à éliminer l’ésophorie en vision de près, ont éprouvé une diminution des symptômes et leurs
peut être calculée pour commencer au moyen de la capacités de convergence se sont améliorées. Lors
formule : phorie au près / rapport AC/A. du suivi à 12 mois (OVS 2009), 84% des patients
Cette addition tente d’équilibrer les ARP et les ARN demeuraient asymptomatiques.
selon la formule : (ARP + ARN)/2. Une amélioration des comportements scolaires (OVS
L’efficacité de l’entraînement visuel pour l’excès de 2012) a pu être corrélée au succès de l’entraînement
convergence a été attestée par l’étude de Gallaway visuel pour l’insuffisance de convergence.
et Scheiman (JAOA 1997) réalisée avec 83 patients L’entraînement visuel est destiné à améliorer l’ampli-
en excès de convergence, âgés de 7 à 32 ans (11.8 tude et la vitesse de convergence à long terme, et à
ans en moyenne). Pour 84% des patients tous les réduire les symptômes.
symptômes ont disparu. On a noté également, des
[1]. Voir LRO 45, pp 36-40

Janvier 2015 • LRO no 52 33


Optométrie

Troubles de la vergence au près


Kelly Frantz

L’entraînement visuel constitue le traitement de Pour les vergences brutes, on utilise la diplopie phy-
choix pour l’insuffisance de convergence. Il est réa- siologique avec la cordelette de Brock (Figure 2) :
lisé en 12 à 15 séances en cabinet. Il est complété ■ la convergence vers une perle unique (ou au
par 15 à 20 minutes d’exercices par jour au domi- delà de la perle),
cile. Des désordres oculomoteurs et des problèmes ■ les sauts d’une perle à l’autre,
accommodatifs donnent lieu à un plus grand nom- ■ la « mouche sur la cordelette » : vergences
bre de séances d’entraînement visuel. volontaires (le sujet détermine l’endroit à fixer).

Le dysfonctionnement de la Idéalement, l’accommodation est maintenue sur le


vergence fusionnelle plan de la cible, tandis que le patient converge ou
La compensation adaptée à la vision de loin doit être diverge. Il faut d’abord améliorer la flexibilité dans
portée. Une addition pour le travail au près peut ne les intervalles avant d’insister sur les sauts.
pas être bien acceptée. Les prismes ne pas sont indi-
qués, les phories étant dans les normes. La pratique de plusieurs techniques (la vergence,
L’entraînement visuel est le traitement de choix. Il a l’accommodation, les poursuites, les saccades, la
pour objectifs d’augmenter l'amplitude et la vitesse motricité oculaire brute) au cours de la même séance
de convergence et de divergence, de réduire les renforce les automatismes.
symptômes et d’améliorer l’efficacité visuelle à long
terme. Cas pratique
Il est réalisé en 12 à 15 séances en cabinet, com-
plétées par 15 à 20 minutes d’exercices par jour au Une jeune patiente âgée de 10 ans nous est référée
domicile, pour le dysfonctionnement isolé de la ver- pour insuffisance de convergence.
gence fusionnelle. Elle a des difficultés à la lecture, mais de bonnes
La séquence classique d’exercices visuels comporte : notes en mathématiques (A ≠15-20).
■les aptitudes accommodatives et oculomotrices
monoculaires, Elle se plaint de maux de tête, de larmoiement, de
■les vergences brutes avec l’utilisation de la diplopie. Pour ces raisons, elle évite le travail en
diplopie physiologique, vision de près.
■les vergences fusionnelles : fluides et sautées,
■l’accommodation binoculaire (Figure 1), Sa correction récente est de : +0.75(-0.75)90° pour
■l’intégration des techniques, chaque œil (acuité visuelle de 10/10 au loin et au
■l’entretien. près). Sa santé oculaire est normale.

Figure 1 Figure 2
Entraînement de l’accommodation avec un Utilisation de la cordelette de Brock
face à retournement binoculaire

34 Janvier 2015 • LRO no 52


Elle est orthophore au loin, avec une exophorie
de 12Δ au près. Le gradient AC/A est de 3/1. Le
PPC initial est à 3/9 cm, répété il passe à 9/15 cm.
La stéréoacuité est de 20’’.

Les vergences au près à la barre à prismes sont de :


14/20/8 base interne, x/14/0 base externe. Les ampli-
tudes accommodatives sont 10.75D pour l’œil droit
et 11.50D pour l’œil gauche.
L’ARN est à +2.75D et l’ARP à -1.50D.
La souplesse accommodative est de 15 cpm (cycles
par minute) pour l’œil droit, 12 cpm pour l’œil gau-
che et de 5,5 en binoculaire.
Au test développemental de mouvements oculaires,
les vitesses horizontales et verticales sont faibles, avec
des erreurs.

Cette patiente présente donc une insuffisance de


convergence et un dysfonctionnement des saccades.

La correction doit être portée à l’école et pour la


vision de près. Elle entame un entraînement visuel.

L’entraînement des saccades se compose de :


■ saccades avec la carte « Hart chart » (Figure 3),
toutes les variantes,
■ saccades avec le Sanet Vision Integrator (http://
[Link]),

L’entraînement des vergences (Base Ex., Base In. flui-


des et sautées) :
■ push-up avec un crayon, cordelette de Brock,
… Figure 3
■ vectogrammes, vergences avec ordinateur,
cercles excentriques, Carte d’entraînement “Hart chart”
■ « aperture rule » (Figure 4).
■ …
■ des réserves fusionnelles à la barres à prismes au
Au terme des 12 séances d’entraînements visuels près de : x/14/6 base interne, x/35/20 base
en cabinet sur une période 4 mois et des exercices externe,
visuels à la maison bien suivis, on note :
■ une amélioration du confort : absence de
symptômes au près,
■ une amélioration du niveau de lecture,
■ une orthophorie au loin et une esophorie de
2Δ au près,
■ un PPC : bris au nez à plusieurs reprises,
■ une stéréoacuité de 20’’,

Janvier 2015 • LRO no 52 35


OptOmÉtrie

Troubles de la vergence au près


Kelly Frantz

CC

Figure 4
cartes utilisées pour l’entraînement avec “aperture rule™” (bernell)

à propos de l’auteur
Kelly a. Frantz publications comprennent

Unn
Diplômée du Pennsylvania
College of optometry
des études de recherche, U
des rapports de cas
en 1985, elle enseigne
actuellement au collège
cliniques et des chapitres Unn
U
d’ouvrages sur le testing
d’optométrie de l’Illinois à
Chicago. Fellow du CoVD
de la vision binoculaire et
son traitement, ainsi que
Unn
U
(College of optometrists
in Vision Development), sur l’utilisation des prismes U
U
elle a obtenu en 2013 en vision binoculaire et
l’évaluation de la vision de U
l’award a.M. skefington U
de cette organisation. ses l’enfant. kfrantz@[Link]
U
U
36 JAnvier 2015 • LrO nO 52
IINSTITUT DES S
NSTITUT DES SCIENCES
CIENCES DE LA V
DE LA VISION
ISION-Formation
-Formation

Certification
Certification d’Optométriste
d’Optométriste (niveau
(niveau bac+5)
bac+5)
Certification
Certification de
de Responsable
Responsable enen Réfraction
Réfraction et
et Équipement
Équipement Optique
Optique (niv
(niv bac+3)
bac+3)
NIVEAU
NIVEAU BAC+3
BAC+3 NIVEAU
NIVEAU BAC+5
BAC+5
Complétez
Complétez vos vos compétences
compétences d’Opticien-Lunetier
d’Opticien-Lunetier en Orientez-vous
en Orientez-vous vers
vers l’Optométrie
l’Optométrie ::
Réfraction
Réfraction et Contactologie par des
et Contactologie par des enseignements
enseignements L’évolution
L’évolution de la prise en
de la prise en charge
charge des
des services
services visuels
visuels
basés
basés sur
sur les
les meilleurs
meilleurs standards
standards européens
européens etet anticipez
anticipez crée
crée de nouvelles possibilités d’activités en
de nouvelles possibilités d’activités en relation
relation avec
avec
les prochaines évolutions du métier d’Opticien-Lunetier.
les prochaines évolutions du métier d’Opticien-Lunetier. le milieu médical telles qu’Optométriste collaborateur
le milieu médical telles qu’Optométriste collaborateur
d’Ophtalmologiste,
d’Ophtalmologiste, en en pratique
pratique privée
privée ou
ou àà l’Hôpital.
l’Hôpital.
Ce
Ce niveau de compétences permet aussi d’œuvrer
niveau de compétences permet aussi d’œuvrer au au
sein
sein des grandes entreprises du secteur de
des grandes entreprises du secteur de l’optique
l’optique
et de
et de l’ophtalmologie
l’ophtalmologie :: verriers,
verriers, fabricants-distributeurs
fabricants-distributeurs
de lentilles de contact, laboratoires pharmaceutique,
fabricants-distributeurs de matériel d’Optométrie ou
Formation d’Ophtalmologie. Les postes visés concernent les
l’expérimentation, du marketing,
métiers de la R&D, de l’expérimentation,
de la distribution...

Un réseau
d’établissements partenaires autour de l’ISV

INSTITUT des SCIENCES de la VISION-Formation


U1,
U1, U2,
U2, U3,
U3, U4,
U4, U5,
U5, U6
U6
23
23 rue
rue des
des Hauts
Hauts de
de Terrenoire
Terrenoire -- 42100
42100 SAINT-ETIENNE
SAINT-ETIENNE
T. 04 77 95 31 70 -
T. 04 77 95 31 70 - [Link]
[Link]
a c ti o n /V is io
io nn B
B in
in ooccuula iree
lair
: R é fr tio n /V is Paris
Paris -- AEPO-FS2O
AEPO-FS2O -- U1,
U1, U2
itéé 11 : Réfrac
Unnit
U U2
loggie 163 rue de Sèvres 75015 PARIS
163 rue de Sèvres 75015
U n it é 2 :: CCoonntata tolo
ccto ie T.
PARIS
Un it é 2
e nn SSaannté O iree
lair
ccuula T. 01
01 47
47 34
34 23
23 8989 -- [Link]
[Link]
D é p is ta g e e té O
ité 3 : istage
Unnité 3 : Dép gie /Sciences ddee la
U
la ionn
isio
VVis Nîmes
Nîmes -- Institut
Institut Emmanuel
Emmanuel d’Alzon
d’Alzon -- U1,
U1, U2,
U2, U3
U3
nité 4 : B io lo gie /S cie n c es 11 rue Sainte Perpétue 30020 Nîmes
Unité 4 : Biolose Vision/Conta
U taccto to aavvaannccééee 11 rue Sainte Perpétue 30020 Nîmes
T.04 66 04 93 00 - [Link]
Unnit é 5 : Basse Vision/Con T.04 66 04 93 00 - [Link]
U ité 5 : Bastométrie avancééee Dijon - CFA la Noue - U1, U2
Unit é 6 : Op métrie avanc Dijon - CFA la Noue - U1, U2
Unité 6 : Opto 1, chemin de la Noue 21602 LONGVIC
1, chemin de80
la Noue 21602 LONGVIC
T.03 80 68 48 - [Link]
T.03 80 68 48 80 - [Link]
La Revue d’Optométrie et de Contactologie
RubriqueDomaine

Sujet
Auteur ■ Les amibes et l’eau du robinet (n° 26)
Co n t a c t olo g i e ■ Les solutions Multifonctions, Christophe Lachot (n° 26)
■ Désinfection des dispositifs médicaux en contactologie, [Link] (n° 28)
Adaptations des lentilles ■ Staining cornéen et solutions multifonctions (n° 39)

■ Le port prolongé : Mythes et réalités. Langis Michaud (n° 1) ■ Quelles données scientifiques pour le staining (n° 43)

■ De l’utilité du vert de Lissamine en contactologie. V. Dubois, Ph. Parendeau (n° 2-3) Interactions lentille/œil
■ Adaptation des kératocônes. Bernard Barthélémy (n° 5)
■ Pourquoi utilisons-nous des lentilles piggyback ? Patrick Caroline (n° 8) ■ La vascularisation limbique durant le port des lentilles de contact. Eric
■ Différentes zones d’observation (n° 12) Bernard Barthélémy Papas (n° 10)
■ Adaptation plat ou serré pour le kératocône. Karla Zadnik (n° 17) ■ Effet des lentilles de contact sur le film lacrymal postérieur. Eric Papas (n° 10)

■ Nouvelles notations, Bernard Barthélémy (n° 23) ■ Piquetés cornéens (débat), (n° 24)

■ Prise en charge de la cornée irrégulière, GSLS 2011 (n° 37) ■ Œil sec et lentilles : Est-ce compatible ?, Pascale Dauthuile (n° 25)

■ Fenestration ou frustration ?, Dr Lynette Johns (n° 40) ■ Contamination des lentilles de contact, GSLS 2011 (n° 37)

■ La hauteur sagittale revisitée, Patrick Caroline FAAO & Col. (n° 41) ■ Nouvelle approche de la déficience meibomienne : on peut traiter la cause
principale de l’œil sec (n° 44)
■ Comment adapter les géométries spécifiques, Michael Baertschi ; Michael
Wyss (n° 41) Lentilles rigides
■ Lentilles rigides perméables au gaz contre lentilles souples, quelles sont
les plus sûres ? (n° 43) ■ Les lentilles de contact bifocales rigides perméables aux gaz : une mise à
jour. Edward S. Bennet OD, (n° 1)
Cas cliniques ■ Pourquoi utilisons-nous des lentilles rigides perméables aux gaz (LRPG)?
Patrick Caroline (n° 6)
■ Une adaptation en orthokératologie, Jean Carbonaro (n° 8)
■ Il m’est arrivé une histoire intéressante au Texas, il y a quatre ans.
■ Syndrome de Goldenhar, Alain Provansal (n° 13)
Georges K. Meszaros (n° 6)
■ Équipement prothétique en lentilles. Alain Provansal (n° 17)
■ Lentille RPG bifocale en port continu. Carol Lakkis (n° 17)
■ Astigmatisme atypique, Alain Provansal (n° 20)
■ Coup d’œil sur le futur des lentilles rigides perméables au gaz (LRPG) (n° 38)
■ Lentilles sclérales à géométrie inversée, Gregory W. DeNaeyer, Cas clinique (n° 37)
■ Évaluation de la lentille Bi Expert Progressive, Catherine Peyre, Yveline Allart (n° 41)
■ Hydrops cornéen, Gregory DeNaeyer, Cas clinique (n° 38)
■ Évaluation de performance de la lentille Bi Expert Progressive (n° 45)
■ Une adaptation très particulière (n° 43)
■ Succès en lentilles cornéennes rigides perméables aux gaz (n° 51)
Congrès, Divers Lentilles rigides de grand diamètre
■ Congrès BCLA 2002 (n° 2-3)
■ Les lentilles rigides de grand diamètre. Bernard Barthélémy (n° 2-3)
■ 6e Symposium Menicon Europe (n° 6)
■ Les lentilles de contact post-chirurgie réfractive. Bernard Barthélémy (n° 6)
■ Congrès BCLA 2003 (n° 7, 8)
■ Le renouveau des lentilles sclérales, Kenneth Pullum (n° 23, 24)
■ Congrès BCLA 2004 (n° 11)
■ Lentilles cornéennes après un trauma cornéen, Patrick J. Caroline &
■ L’histoire des lentilles de contact : pour quoi faire ?, Pierre Rocher (n° 12) Mark P. André (n° 33)
■ Lentilles de contact implantables (n° 13) ■ Prise en charge de la cornée irrégulière, GSLS 2011 (n° 37)
■ Congrès BCLA 2005 (n° 14) ■ Œdème cornéen et port de lentilles sclérales (n° 43)
■ Congrès BCLA 2006 (n° 18, 19) ■ Voir plus grand pour le staining 3 heures - 9 heures (n° 44)
■ Le marché européen des lentilles de contact, Helmer Schweizer (n° 29) ■ Tendances pour les cornées irrégulières (n° 45)
■ Congrès BCLA 2008 (n° 26, 27) ■ Conseils et observations pour les lentilles sclérales (n° 45)
■ Congrès BCLA 2009 (n° 30, 31) ■ Lentilles sclérales : dégagement cornéen et staining (n° 48)
■ Congrès BCLA 2010 (n° 35) ■ Dégagement cornéen avec les lentilles sclérales (n° 49)
■ Lentilles de contact, situation et perspectives, Lyndon Jones, Optometry ■ Pose d’une lentille sclérale (n° 51)
Tomorrow 2011 (n° 37)
■ Congrès BCLA 2011 (n° 38) Lentilles souples
■ Congrès BCLA 2012 (n° 42)
■ Incompatibilité entre les lentilles en silicone hydrogel et certaines solu-
■ Actualités contactologie (n° 43)
tions d’entretien. Philippe Parendeau (n° 8)
■ Les lentilles de contact. Optimisation de l’adaptation, utilisation et entretien (n° 43)
■ Lentilles de contact et solutions d’entretien : la réponse du fabricant.
■ Situation de la contactologie en 2013 (n° 45) Johanne Baigts (n° 9)
■ Congrès BCLA 2013 (n° 47) ■ Mobilité d’une lentille souple, Bernard Barthélémy (n° 14)
■ 2e congrès européen d’orthokératologie (n° 47) ■ Correction de l’astigmatisme en lentilles souples. Bernard Barthélémy (n° 16)
■ Concours « FORCE » (n° 48) ■ Comparatif sur les lentilles en silicone hydrogel, Christophe Lachot (n° 29, 31)
■ Clobal Speciality Lens Symposium 2014 (n° 49) ■ Que signifie vraiment l’étiquette “Silicone-Hydrogel” ? [Link] (n° 35)
■ Congrès BCLA 2013 (n° 50) ■ Etude clinique d’une lentille Hydrogel multifocale, Peter Walker (n° 35)
Entretien des lentilles ■ Mouillabilité des lentilles Silicone Hydrogel, Christophe Lachot (n° 38,)
■ Mécanismes de distribution de substance pharmaceutique active via les
■ Incompatibilité entre lentilles silicone hydrogel et certaines solutions lentilles de contact (n° 46)
d’entretien. Philippe Parendeau (n° 8) ■ Influence des lentilles de contact sur le bord palpébral interne, la « Lid
■ Pourquoi nettoyer les lentilles de contact. Patrick Caroline (n° 9) Wiper » (n° 51)
■ Lentilles de contact et solutions d’entretien : la réponse du fabricant.
Johanne Baigts (n° 9)
Orthokératologie
■ Compatibilités lentilles/solutions, Gary Andrasko (n° 20, 23) ■ Orthokératologie (n° 4)
38 Janvier 2015 • LRO no 52
Principaux articles parus (Classement par thèmes)
■ Efficacité du port nocturne de lentilles d’orthokératologie. Sun Tianyang (n° 7) ■ La sous-correction de la myopie et sa progression (n° 45)
■ Global Orthokeratology Symposium 2005 (n° 15)
Optométrie et scolarité
■ Construire la confiance en l’orthokératologie, Helen Swarbrick (n° 38)
■ 1er Congrès de l’Académie Européenne d’Orthokératologie, 2012 (n° 42) ■ Le rôle de l’optométriste face à la dyslexie. Bruce Evans (n° 12, 13, 14)
■ Mobilité du regard et troubles de la lecture, Zoï Kapoula (n° 13)
Optométrie ■ Habiletés visuelles et performances lexiques, Maureen Powers (n° 36)
■ Deux tests simples, pour reconnaître l’enfant qui échoue à l’école, du fait
Congrès et divers de difficultés de traitement visuel, Geoff Shayler (n° 36)

■ 2e Congrès africain d’optométrie Lomé (Togo). Programme Vision 2020 : Optométrie fonctionnelle, entraînement visuel
Le Droit de Voir, Dan SHENI (n° 6)
■ Exotropie « consécutive » apparaissant chez des patients de plus de 40 ■ Efficacité de l’entraînement visuel pour les enfants en difficulté d’appren-
ans, Saeid Pirouznia (n° 9) tissage scolaire, François Mussano (n° 2-3)
■ Optometry Tomorrow 2005 (n° 13) ■ 4ème Congrès Mondial d’Optométrie Comportementale Versailles 1 – 4
■ Optometry Tomorrow 2006 (n° 18)
novembre 2002 (n° 5)
■ Améliorer l’amblyopie fonctionnelle chez l’adulte. Yifeng Zhou (n° 17)
■ Congrès WCRE (1er Congrès mondial sur les erreurs de réfraction), Durban 2007 (n° 21)
■ Diagnostic neuro-optométrique, prise en charge et réadaptation après les
■ Optometry Tomorrow 2007, Newcastle (n° 21)
traumatismes crâniens, Deborah Zelinsky (n° 24, 25, 27)
■ Où en est la chirurgie réfractive, Sébastien Cravageot (n° 21)
■ Analyse critique des preuves soutenant la pratique de l’optométrie com-
■ La migraine et l’optométrie, Bruce Evans (n° 26)
portementale Brendan T. BARRETT (n° 29)
■ Symétrie des axes d’astigmatisme, Jeremy A. Guggenheim (n° 29)
■ Pour une nouvelle approche fonctionnelle de l’amblyopie, L. Puchelle et
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2010 (Congrès) (n° 36) R. Zekri-Hurstel (n° 30)
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2011 (n° 39) ■ Troubles de l’accommodation après un traumatisme cérébral léger,
■ American Academy of Optometry 2010 (Congrès) (n° 40) Kenneth J. Ciueffreda (n° 36)
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2012 (n° 42) ■ Astigmatisme non corrigé et syndrome visuel d’ordinateur, Yuliya
■ American Academy of Optometry 2012 (Congrès) (n° 44) Bababekova, Mark Rosenfield. Jennifer Hue, Rae Huang (n° 40)
■ Optometry Tomorrow 2013 (n° 45) ■ La monovision chez des patients présentant des vertiges, Susan Kovacich,
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2013 (n° 46) Neil A. Pence (n° 41)
■ American Academy of Optometry 201 (n° 48) ■ La vision, un système complexe à dynamique non-linéaire (n° 50)
■ Congrès britannique d’optométrie et sciences de la vision (n° 48)
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2014 (n° 50) B a ss e v i s i o n
■ Basse vision : Congrès Vision 2005 (n° 14)
Examen visuel
■ Sensibilité au contraste et basse vision Michael D. Crossland (n° 14)
■ Modèles de Dossier Optométrique (n° 2-3) ■ Un système “intelligent” d’aide à la basse vision. Catherine Scherlen-
■ Histoire de cas (anamnèse) (n° 4) Vincent Gautier (n° 16)
■ Acuité visuelle Écart interpupillaire (n° 5) ■ Nouvelle conception d’aide visuelle pour malvoyants. Catherine Scherlen-
Vincent Gautier (n° 17)
■ Masquage (n° 6)
■ Vision 2008, Montréal 9e Congrès International sur la Basse Vision (n° 27)
■ Tests de la motilité oculaire (n° 7)
■ Tests de la capacité de convergence (n° 8)
■ Tests du champ visuel sans instrument spécial (n° 11)
Santé oculaire -
■ Pupilles et réflexes pupillaires, dossier pratique - 1 ère partie (n° 14) santé générale
■ Pupilles et réflexes pupillaires, dossier pratique - 2 ème partie (n° 15)
■ Dépistage des dyschromatopsies (n° 19) Congrès et divers
■ Deux méthodes de mesure de l’adaptation à un prisme vertical en vision
de loin, M. Finet, D. Gormand (n° 2-3) ■ Placebo de-ci, placebo de-là… Jean-Jacques Aulas (n° 4)
■ La méthode en trois points de Parks. Danielle de Guise, Dominique Lesage (n° 9) ■ 15e Congrès de la Société Internationale de Neuro-Ophtalmologie, 2004 (n° 11)
■ Quelques astuces sur la réfraction. Neil B. Gailmard (n° 11) ■ Pertes transitoires de vision Julie Brûlé (n° 12)
■ Examen des trisomiques et des lésés cérébraux, Margaret Woodhouse (n° 20) ■ Gouttes oculaires lubrifiantes : le facteur électrolytique. Gilbard-Dennis
■ Évaluation de l’examen optométrique…, R. Shah & col. (n° 27) Pardo (n° 16)
■ Choisir un prisme OPO (n° 28) ■ Greffe cornéenne endothéliale sélective. Simon G. Levy (n°16)

■ Dépistage des dyschromatopsies, Jean-Charles Allary, O.D (n° 32) ■ Néovascularisations du segment antérieur, Photos Alain Provansal (n° 25)

■ La disparité de fixation - une mesure utile pour la prise en charge des ■ Thérapie génique : Maladie de Leber (32)
anomalies binoculaires (n° 45) ■ Kératite microbienne, A. Zimmerman et J. Nichols (n° 35)
■ Kératométrie - Partie 1 (n° 51) ■ Cas clinique : Vasospasmes (n° 46)
■ Les cellules souches (n° 48)
Myopie ■ Demodex, acarien des cils (n° 50)

■ Théorie de la défocalisation rétinienne et myopie. Jean-Pierre Lagacé (n° 17) ■ Introduction à l’éducation thérapeutique du patient (ETP) (n° 51)

■ Caractéristiques visuelles des jeunes myopes, Jean-Pierre Lagacé (n° 25) Dépistage
■ Recherches sur la myopie (n° 25)
■ Myopie : peut-on ralentir sa progression ? (n° 33) ■ Introduction aux champs visuels. Geoffroy Meynet (n° 16)
■ Réduction de la progression de la myopie chez l’enfant avec la lentille ■ Dépistage rétinien du diabète (n° 17)
souple “Dual-Focus”, John Phillips & Nicola Anstice (n° 34) ■ Dépistage, l’utilisation des médicaments diagnostiques, Dr Simon Barnard (n° 25)
■ Peut-on gérer ou contrôler l’épidémie Myopique, GSLS 2011 (n° 37) ■ Assemblée Générale de l’IAPB (International Agency for the Prevention of
■ Actualités myopie (n° 43) Blindness) (n° 51)
Janvier 2015 • LRO no 52 39
LRO : Principaux articles parus (Classement par thèmes)
Diabète et vision Fonction visuelle
■ Diabète et œil diabétique. Nick Evans (n° 17) ■ Les effets de l’éblouissement sur la perception visuelle : De la recherche
■ Diabète et vision : mise à jour, Pr Rachel North (n° 34) aux applications aéronautiques Guillaume Giraudet (n° 4)
■ Rétinopathie Diabétique : Critères de traitement actuels, M. Hong Woon (n° 34) ■ Performances visuelles en fonction du contraste Freddy Chiche (n° 5)
■ Mes 5 suppléments favoris pour la rétinopathie diabétique (n° 44) ■ Les propriétés du traitement en fréquences spatiales de l’information
visuelle Guillaume Giraudet (n° 6)
DMLA ■ Le travail visuel sur écran de visualisation, Alexandre Gauthier (n° 7, 10, 11)
■ Des optotypes aux images naturelles, pertinence des méthodes de
■ Le rôle du pigment maculaire dans la défense contre la DMLA. John
mesure de la fonction visuelle. Guillaume Giraudet (n° 9)
Nolan, Stephen Beatty, Orla o’Donovan (n° 10)
■ Localisation d’objets dans des scènes floues, Guillaume Giraudet (n° 21)
■ Épidémiologie de la DMLA, Jennifer Evans-NHS (n° 26)
■ Influence de la dimension des caractères d’imprimerie sur la lecture,
■ Nouvel instrument de table pour mesurer la densité optique du pigment
Gordon E. Legge - Charles A. Bigelow (n° 39)
maculaire (n° 29)
■ Rôle de la vision dans le contrôle de l’équilibre postural, G. Giraudet, C.
■ [Link], Un site d’information et d’accompagnement pour la DMLA (n° 32)
Miconi, J-M. Hanssens, J. Faubert (n° 41)
■ A propos de la DMLA néovasculaire (n° 44)
■ La façon dont nous regardons détermine-t-elle ce que nous voyons ? (n° 46)
■ Supplémentation diététique et DMLA, l’étude AREDS 2 (n° 50)
■ Vertus visuelles du travail manuel (n° 46)
Éléments de médecine et de ■ Au sujet des «Vertus visuelles du travail manuel » (n° 47)

chirurgie pour l’optométriste ■ Réflexions sur l’accommodation (n° 49)


■ Comment les crevettes-mantes jugent la distance (n° 49)
■ Comprendre la maladie, Mukesh Patel : ■ Importance du spectre de la lumière bleue chez l’enfant (n° 50)
■ Les symptômes et les signes (n° 2-3)
■ Maladies cardio-vasculaires (n° 4)
Optique et vision
■ Le système nerveux. Examens cliniques et spécifiques (n° 5) ■ Les disparités binoculaires des verres unifocaux, Céline Devisme (n° 23)
■ Le système nerveux : les maladies neurologiques (n° 6) ■ Optique en périphérie, accommodation, emmétrope/myope (n° 30)
■ Système immunitaire et maladie auto-immune (n° 7) ■ Les aberrations optiques, Christophe Guichet (n° 32)
■ La maladie endocrinienne (n° 8) ■ Que nous dit exactement la formule de Munnerlyn ? (n° 46)
■ La maladie tumorale (n° 9)
■ La maladie infectieuse (n° 10) Fo r m at i o n -
■ Pathologies diverses (n° 11)
Ré g l e m e n t a t i o n
Glaucome
Organisation et économie de la santé
■ Tonométrie (n° 12)
■ Les suppléments alimentaires réduisent-ils la PIO ? David Bennett (n° 13) ■ La démographie en ophtalmologie 2000-2020, Rapport présenté par la
■ Congrès mondial sur le glaucome. Rod McNeil (n° 17) CNAM le 5 février 2004 (n° 10)
■ Prévalence de l’hypertension oculaire (n° 18) ■ Démographie des professions de santé (n° 18)
■ A propos du glaucome (n° 19) ■ Économie de la Santé, XIIe Forum Santé Les Échos (n° 20)
■ Analyseurs d’images dans le glaucome, Guillaume Camus (n° 20) ■ Économie de la Santé, XIIIe Forum Santé Les Échos (n° 24)
■ Évolution du rôle de la PIO dans le glaucome, La Société Optométrique du ■ Économie de la Santé XIVe Forum Gestion de la Santé (n° 28)
Glaucome (n° 20) ■ Forum Économie Santé 2012 (n° 44)
■ Dépistage du glaucome, rapport coût/efficacité (n° 28) ■ Industrie pharmaceutique 2013 (n° 46)
■ Prise en charge du glaucome, Étude Pfizer-Société Française du Glaucome (n° 30) ■ Forum Économie Santé 2012 (n° 48)
■ World Glaucoma Congress, Boston 8-11 juillet 2009 (n° 31)
■ Glaucome et cellules ganglionnaires photoréceptrices, Andrew Hartwick (n° 41)
Formation
■ Le glaucome primaire à angle fermé, au-delà des mythes et des légendes (n° 50)
■ Le Diplôme Européen d’Optométrie de l’ECOO. (n° 9)

Sciences de la vision ■ Le cours de contactologie de l’IACLE (n° 18)


■ Résultats à l’examen IACLE (n° 19)
■ Prix SantéClair 2006 (n° 20)
Congrès et divers
Réglementation
■ 8e congrès de la CVRS (Child Vision Research Society) (n° 1)
■ Dixième Congrès : Child Vision Research Society (n° 15) ■ Décret du 4 juillet 2000, fixant le règlement concernant la formation et
■ Congrès Euromyopia Toulouse, 28 novembre 2008 (n° 28) le champ de compétence de l’optométriste. J. O. du royaume des Pays-Bas
■ Coup d’œil sur les statistiques, Sophie Dubié (n° 40, 41)
- année 2000 (n° 2-3)
■ Situation de la réglementation de la pratique de l’optométrie dans l’Union
Couleurs Européenne (n° 7)
■ Certification ISO 9001/2000 Optique Optométrie (n° 16)
■ Effet d’un éblouissement coloré sur les fonctions visuelles. Margalith Harrar (n° 8)
■ L’organisation Mondiale de la Santé confirme ses relations officielles avec
■ Catégorisation et dénomination des couleurs chez les daltoniens (n° 19) le Conseil Mondial de l’Optométrie (n° 29)
■ Avant et après les couleurs spectrales, Claude Darras (n° 20) ■ Proposition de loi relative à la reconnaissance de l’optométrie en France,
■ Des yeux pour peindre - Philippe Lanthony, Valérie Bonnardel (n° 24) Jacqueline Panis (n° 34)
■ Colorimetry 2010 (Congrès) (n° 33) ■ Vers une norme européenne pour l’optique et l’optométrie, Richard Carswell (n° 37)
■ Daltonisme et thérapie génique, Valérie Bonnardel (n° 33) ■ Position du Conseil Mondial de l’Optométrie au sujet de la seule réfraction (n° 44)
40 Janvier 2015 • LRO no 52 ■ Alerte à la lumière bleue, David C. Holzman ■ Proposition de loi sénatoriale, R. Kerdraon (n° 50)
(n° 39)
22-25 Janvier 2015

> Dès à présent, organisez votre agenda


pour participer au plus important congrès de
lentilles de contact des USA

> Bénéficiez des connaissances et


nouveautés transmises par les meilleurs
experts américains et internationaux

Pour toute information, consulter Contact Lens Spectrum ou le


site [Link]
Congrès annuel de l’European Academy
of Optometry and Optics' 14-17 Mai 2015
Inscrivez-vous dès à présent pour Budapest 2015 et bénéficiez de 25% de remise
Retrouvez les leaders de l’optométrie, de l’optique et des sciences de la
vision, venant de plus de 30 pays européens pour partager des idées,
suivre des conférences passionnantes, découvrir des présentations de
posters de recherche, assister à des ateliers (12 ateliers cliniques)

[Link]

Vous aimerez peut-être aussi