Innovations en lentilles de contact 2015
Innovations en lentilles de contact 2015
L A REVUE
D’OPTOMÉTRIE
et de Contactologie
Économie
Forum Économie Santé 2014
Les Échos
Congrès
AAO (American Academy of
Optometry)-Denver 2014
Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie
Kératométrie
Photo : aigle royal. CC Peter Kaminski
Jean-Charles Allary
Optométrie
Troubles de la vergence au près
Kelly Frantz
Déjà parus
Où l’innovation
prend son envol.
Matériaux © 2014 Bausch & Lomb Incorporated. ®/™ are trademarks of Bausch & Lomb Incorporated or its affiliates. US/BNL/14/0004
ÉditOriaL
economie-santé (2)
La revue d’Optométrie
et de Contactologie
Pourquoi, en cette période de vœux, ne pas trinquer comme nos amis espagnols, surtout
quand il s’agit de se souhaiter santé et argent ? Mais santé et argent sont-ils compatibles,
surtout quand le deuxième terme paraît poser de plus en plus de problèmes au premier ?
La fin de l’année 2014 a été marquée par la grève des médecins. Qu’en ont pensé nos
concitoyens ? Plus de 60% des français étaient d’accord avec le corps médical. Ce dernier,
mobilisé contre une « étatisation rampante », des honoraires non réévalués depuis des
lustres et tant d’autres sujets d’insatisfaction aurait-il connu le même soutien populaire
si les sondés avaient eu à répondre à une question du type : « etes-vous d’accord avec
les médecins en grève, sachant que la satisfaction de leurs revendications augmenterait
notablement les dépenses de santé et donc probablement vos impôts ? ».
Lors du récent forum « Économie de la santé Les echos » le Docteur Claude Leicher[1] ,
Président de MG France, syndicat de médecins généralistes, rappelait qu’un médecin
généraliste, en Grande Bretagne, bénéficie de l’assistance de 2,5 professionnels (infirmière,
secrétaire, …) alors qu’en France, ce médecin travaille sans assistance.
si le coût des services oculo-visuels est sans doute peu comparable entre les deux pays,
il ne semble pas que leur qualité soit a priori très différente, sans compter qu’il n’y a
pas de problème de délai de recours aux services oculo-visuels de première ligne au
royaume-Uni.
nos voisins britanniques ont peut-être un système de santé particulièrement efficient. alors
que les difficultés d’accès aux services visuels en France perdurent depuis plus de dix ans,
pour des coûts qui ne cessent d’augmenter, ne serait-il pas intéressant de s’inspirer de ce
qui fonctionne ailleurs ?
Agenda Formations en
prochaines manifestations dans le
domaine de l’optométrie, de l’optique de
contact et des sciences de la vision
optométrie après BTSOL
18-1 Janvier 2015 2 mai - 1er Juin 2015
34 congrès
e
bcLa - 3th clinical institut des université
d’Optométrie et conference and Sciences de la paris Sud
d’Optique de contact exhibition vision (iSv) [Link]
citÉ internatiOnaLe LiverpOOL - uK
univerSitaire de pariS
23 rue des Hauts de Terrenoire
[Link] 42100 SAINT-ÉTIENNE 2 diplômes nationaux et
[Link]/ T. 04 77 95 31 70 6 diplômes d’université (DU),
[Link] [Link]
Licence Professionnelle d’optique
23-2 aOÛt 2015 Préparation au Diplôme Européen DU Optométrie 1
22-25 Janvier 2015 38th european d’Optométrie et au Titre Certifié DU Contactologie 1
RNCP de Responsable en Réfraction
conference on
global Speciality et Équipement Optique Master Biologie-santé,
visual perception
Lens Symposium Quatre centres de
spécialité sciences de la Vision
LiverpOOL - uK
LaS vegaS formation en France : DU Dépistage en Santé Oculaire
[Link]/2015 DU Basse Vision
[Link] DU Optométrie-Contactologie 2
[Link]?eid=4 FS2O - aepO DU Optométrie-Contactologie 3
25-28 Septembre 2015 163 rue de Sèvres
75015 PARIS Formation Initiale (à temps plein)
SiLmO - 2014 T. 01 47 34 23 89
8- marS 2015 [Link]
Université Paris-Sud
[Link] Formations d’Optométrie
Optometry Bâtiment 490, 2ème étage
tomorrow 2015 -10 OctObre 2015 alzon Rue Hector Berlioz
91405 ORSAY cedex
brigHtOn - uK
[Link]/ congrès de l’american 11 rue Saint Perpétue
30020 NÎMES
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academy of Optometry T. 04 66 04 93 00
denver, cOLOradO [Link]
Formation Continue
[Link]/Meetings/Academy2014 (en alternance)
cFa La nOue Université Paris-Sud
1, chemin de la Noue Faculté des Sciences d’Orsay
BP 80 21602 LONGVIC Service de Formation Continue
T. 03 80 68 48 80 PUIO – Bât. 640
[Link] 91405 ORSAY cedex
[Link]@[Link]
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Licence exclusivement)
Editorial 1
Agenda et Formations 2
Actualités 4
Congrès 16
AAO (American
AAO (American Academy of Optometry)-Denver 2014 Academy of
Optometry)
Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie 24
Kératométrie Denver 2014
Jean-Charles Allary p. 16
Optométrie 32
Troubles de la vergence au près
Kelly Frantz
Sciences de la vision
Actualités
Facteurs associés et
stabilisation de la myopie
chez les participants
à l’étude COMET
Utilisant la fonction de Gompertz[1]
pour estimer l’âge et le degré de Santé oculaire
myopie au moment de sa stabilisation,
les chercheurs de l’étude COMET
(Correction of Myopia Evaluation Trial)
Forte myopie et glaucome à angle fermé chez un
ont utilisé une cohorte de 469 enfants enfant de sept ans traité avec du topiramate[2]
myopes de diverses origines ethniques.
Cas clinique de toxicité du topiramate ayant provoqué une forte myopie et un
Lors de leur inclusion dans cette étude, glaucome à angle fermé. Il s’agit du second cas rapporté et du troisième connu
les enfants étaient âgés de 6 à 12 de ce type de toxicité.
ans, avec une réfraction d’équivalent
Une petite fille âgée de sept ans avait récemment commencé un traitement au
sphérique de -1,25 à -4,50 D. La
topiramate pour des crises d’épilepsie et des maux de tête.
réfraction non cycloplégique a ensuite
été mesurée tous les six mois pendant Elle a développé une vision floue indolore avec une myopie bilatérale aiguë, qui
4 ans, puis chaque année ensuite. a progressé jusqu’à un glaucome aigu à angle fermé bilatéral.
Des courbes de Gompertz ont pu être Après l’examen de routine lors duquel la myopie avait été diagnostiquée, la
tracées pour 426 enfants (91%). patiente a été admise en service d’urgence, avec des symptômes d’une vision
L’âge moyen de stabilisation de la trouble survenue brutalement, de larmoiement, d’yeux rouges, de paupières
myopie était de 15,61ans (± 4,17 ans). gonflées et de photophobie.
Le degré moyen de stabilisation de Les symptômes, la myopie et la fermeture de l’angle ont disparu avec des
la myopie était de -4,87 D (± 2,01 D). traitements d’abaissement de la pression intraoculaire, topiques et par voie
Si l’origine ethnique était associée à orale, du cyclopentolate en instillation topique et l’arrêt du topiramate.
l’âge de stabilisation de la myopie, Le glaucome à angle fermé est un effet secondaire bien connu du topiramate,
ce n’était pas le cas du sexe ni du mais on le rencontre rarement chez l’enfant. Il doit conduire à informer les
nombre de parents myopes. prescripteurs des effets secondaires potentiels de traitements communément
L’origine ethnique et le nombre de utilisés dans la population pédiatrique. Il montre aussi la nécessité d’avoir à
parents myopes étaient associés au l’esprit un large éventail de diagnostics différentiels devant un cas d’apparition
degré de la myopie à sa stabilisation, soudaine d’une vision floue en clinique de premier recours.
mais le sexe ne l’était pas. Il faut aussi penser sérieusement aux effets secondaires lors de la mise en
Lors de la stabilisation, les enfants place d’un traitement au topiramate chez l’enfant. Il est enfin nécessaire d’in-
afro-américains étaient les plus jeunes former les parents des effets secondaires possibles.
(âge moyen, 13,82 ans) et présentaient
le moins de myopie (moyenne, Acute myopia and angle closure glaucoma from topiramate in a seven-year-old: a case
report and review of the literature. - Vanderbilt Eye Institute - dgcases@[Link]
‑4,36 D). Les enfants qui avaient deux
parents myopes avaient à peu près
une dioptrie de myopie de plus que
ceux dont aucun parent n’était myope. Sciences de la vision
L’âge et le degré de myopie étaient
corrélés à la stabilisation. L’encombrement fovéal n’est pas le
Myopia stabilization and associated factors
among participants in the Correction of Myopia même chez l’enfant et chez l’adulte
Evaluation Trial (COMET). - The COMET Group.
Mesurant l’acuité visuelle chez l’enfant et chez l’adulte, des chercheurs du dé-
Invest Ophthalmol Vis Sci. 2013;54:7871 7883.
partement des sciences de la vision et de l’audition de l’université Anglia Ruskin
DOI:10.1167/ iovs.13-12403 de Cambridge, Royaume Uni, ont utilisé des tests d’encombrement (crowding
en anglais) fovéal, soit avec des lettres ou symboles entourés de traits verticaux
[1]. La fonction de Gompertz est utilisée
en biologie pour étudier l’évolution de [2]. Le topiramate est un médicament antiépileptique utilisé pour les épilepsies de type
divers facteurs dépendants de l’âge généralisée ou partielle. On le trouve, en France, sous le nom d'Epitomax
Santé générale
Edulcorants et diabète
« Trois édulcorants, la saccharine, le sucralose et l’aspartame, déclenchent
chez la souris l’effet nocif même qu’ils sont censés prévenir : ils provoquent une
mauvaise utilisation du glucose par l’organisme. » Le Monde, qui relate ainsi
une remarque du chercheur principal d’une nouvelle étude, le Pr Eran Elinav,
ajoute : « 3 groupes de souris adultes ont ingéré de l’eau de boisson enrichie
d’un de ces trois édulcorants. Au bout d’une semaine, ces souris présentaient
un des signes avant-coureurs du diabète : une « intolérance au glucose » qui
s’est traduite par une élévation de ce sucre dans le sang.
Le Monde ajoute : « Quels peuvent être les effets de la saccharine chez l'homme?
Les auteurs ont analysé les données de 381 hommes ou femmes non diabéti-
Santé oculaire ques, qui avaient répondu à un questionnaire sur leur alimentation. Résultats :
leur consommation d'édulcorants est apparue liée à diverses anomalies du
Ultrasons pour métabolisme du glucose ».
glaucomes réfractaires
Une nouvelle technologie, utilisant Cité par la newsletter mediScoop du 18/09/14.
des ultrasons, devrait permettre de
traiter les glaucomes réfractaires,
ceux pour lesquels on n’arrive Santé oculaire
pas à contrôler la pression
intraoculaire, ni par médicaments,
ni par laser, ni par chirurgie.
Cellules souches embryonnaires humaines dérivées
Des ultrasons focalisés de haute d’épithélium pigmentaire rétinien chez des patients présentant
intensité permettent de coaguler
le corps ciliaire, réduisant sa une DMLA ou une dystrophie maculaire de Stargardt
production d’humeur aqueuse. Des greffes de cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) ont été uti-
La technique, utilisée en ambulatoire, lisées pour traiter des pertes visuelles sévères chez 18 patients atteints de
sous anesthésie locale, et développée différentes formes de dégénérescence maculaire.
par la société française EyetechCare, Trois ans après, ces greffes sont apparues sûres. Elles ont permis de récupérer
est en cours de validation. Près de un peu de vision pour plus de la moitié des patients.
600 patients ont été traités à ce jour.
Les cellules souches embryonnaires posent des problèmes, de par les risques de
Une sonde jetable est placée sur tératomes (tumeurs) et de réponse immunitaire de rejet. Certains sites ne produi-
l’œil du patient. Des transducteurs sent cependant pas une forte réponse de rejet, ce qui est le cas de l’œil, faisant de
miniaturisés qui délivrent les cet organe l’un des premiers à bénéficier de la technologie de transplantation.
ultrasons sont disposés en
Dans les études de phase 1/2, les CSEh ont été différenciées en cellules de l’épithé-
anneaux, ce qui permet de traiter
lium pigmentaire rétinien et transplantées chez 9 patients présentant une dystrophie
d’un seul geste le corps ciliaire.
maculaire de Stargardt, et 9 patients avec une DMLA atrophique, les deux pathologies
Sciences et Avenir, cité par la news- étant causes majeures de cécité juvénile et d’âge avancé dans le monde développé.
letter mediScoop du 10/12/14.
Les patients ont reçu des injections de cellules rétiniennes dans l’espace sous-
rétinien de l’œil le plus atteint.
Les cellules dérivées des CESh ont été bien tolérées jusqu’à 37 mois après la
greffe. Les effets secondaires (chirurgie vitréorétinienne et immunosuppres-
sion) n’étaient pas liées aux cellules dérivées de CSEh.
Lors des visites de contrôle, 10 des 18 yeux traités présentaient des améliora-
tions visuelles substantielles, huit patients gagnant plus de 15 lettres pendant
la première année après la greffe.
Human embryonic stem cell-derived retinal pigment epithelium in patients with age-related
macular degeneration and Stargardt’s macular dystrophy: follow-up of two open-label phase 1/2
studies. - Steven D Schwartz, Carl D Regillo, Byron L Lam, Dean Eliott, Philip J Rosenfeld, Ninel Z
Gregori, Jean-Pierre Hubschman, Janet L Davis, Gad Heilwell, Marc Spirn, Joseph Maguire, Roger
Gay, Jane Bateman, Rosaleen M Ostrick, Debra Morris, Matthew Vincent, Eddy Anglade, Lucian
V Del Priore, Robert Lanza. - The Lancet, October 2014 DOI: 10.1016/S0140-6736(14)61376-3
Janvier 2015 • LRO no 52
Actualités
Santé oculaire
Figure 3 :
Smartphone équipé du D-Eye
[Link]/releases/2014/10/[Link]
Optométrie
Santé oculaire
La longueur axile a été mesurée avant l’essai, puis après 6 mois de port.
Cette longueur avait progressé de 0,04±0,06mm pour les yeux équipés de len-
La torsion de la tête tilles RPG, alors que les yeux en orthok ne présentaient pas de changement
du nerf optique est (‑0,02±0,05mm).
une caractéristique Au cours de la seconde période de 6 mois de port de lentilles il n’y avait
importante du glaucome pas de changement par rapport au point de départ pour les yeux en orthok
à tension normale (- 0,04±0,08mm), alors que pour les yeux équipés de lentilles RPG on notait
une augmentation de la longueur axile (0,09±0,09mm).
Des chercheurs coréens ont
Pour les chercheurs, le raccourcissement apparent de la longueur axile au
comparé la morphologie des papilles
début du port de lentilles d’orthok peut refléter la contribution de l’amincis-
optiques de 78 patients présentant
sement cornéen central dû à l’orthok, combiné à l’épaississement choroïdien
un glaucome à tension normale
ou à la récupération grâce à la réduction ou à la neutralisation du stimulus
(normotensifs) (GTN), à celles de 78
myopigénique de la croissance oculaire chez ces enfants myopes.
patients présentant un glaucome
primaire à angle ouvert (GPAO).
Myopia Control during Orthokeratology Lens Wear in Children Using a Novel
L’inclinaison et la torsion de la Study Design. - Swarbrick HA, Alharbi A, Watt K, Lum E, Kang P - Ophthalmology.
papille ont été identifiées à partir 2014 Nov 6. pii: S0161-6420(14)00931-2. doi: 10.1016/[Link].2014.09.028.
d’images d’OCT, et comparées entre
les deux groupes de patients.
Si l’inclinaison ne différait pas Santé oculaire
significativement entre les deux
groupes, le degré de torsion était plus
important pour les yeux à GTN, avec
Evolution de la morphologie des nerfs cornéens dans
une prévalence supérieure. Pour les une neuropathie modérée associée au diabète de
GTN, le degré de torsion était plus
important dans les yeux myopes que type 1 : Développement d’une mesure potentielle
dans les yeux non myopes, différence
qui ne se retrouvait pas pour les GPAO.
de la neuropathie périphérique diabétique (NPD)
La direction de l’inclinaison et de Pour étudier les modifications longitudinales de la morphologie du plexus
la torsion de la papille n’étaient nerveux sub-basal (PNS) et ses relations avec les mesures conventionnelles
en relation avec l’emplacement de la neuropathie chez les diabétiques, des chercheurs australiens (université
des défauts de champ visuel de technologie, école d’optométrie et de sciences de la vision) ont utilisé une
que pour les yeux à GTN. cohorte de 147 diabétiques de type 1 et de 60 contrôles d’âges comparables.
Les facteurs cliniques et métaboliques, les déficits neurologiques, le testing
Torsion of the Optic Nerve Head is a Prominent
Feature of Normal Tension Glaucoma. sensoriel quantitatif, la conduction nerveuse, et la microscopie confocale ont
- Park HY, Lee KI, Lee K, Shin HY, Park CK été évalués au point de départ puis chaque année pendant quatre ans.
- Invest Ophthalmol Vis Sci. 2014 Nov 25. pii:
IOVS-13-12327. doi: 10.1167/iovs.13-12327. Les paramètres du PNS comprenaient la densité des fibres nerveuses cor-
néennes (DFNC), la densité des ramifications (DRNC) et la longueur des fibres
(LFNC).
Au point de départ, 27% des participants présentaient une neuropathie diabéti-
que modérée. Tous les paramètres du PNS étaient significativement inférieurs
dans le groupe avec neuropathie, par rapport au groupe contrôle.
Il n’y a pas eu de changement cliniquement significatif pour la santé, les para-
mètres métaboliques et les mesures de neuropathie entre le point de départ
Natural History of Corneal Nerve Morphology in Mild Neuropathy Associated with Type
1 Diabetes: Development of a Potential Measure of Diabetic Peripheral Neuropathy.
- Dehghani C, Pritchard N, Edwards K, Vagenas D, Russell A, Malik RA, Efron N - Invest
Optométrie
Ophthalmol Vis Sci. 2014 Nov 18. pii: IOVS-14-15605. doi: 10.1167/iovs.14-15605.
La lentille de contact
souple à défocalisation
Santé oculaire incorporée (DISC) ralentit
la progression de la
Fer, zinc et cuivre dans la physiologie myopie chez des écoliers
et la pathologie rétiniennes chinois de Hong Kong
Une étude à double insu, randomisée
Les éléments trace métalliques essentiels (précédemment appelés « métaux
et contrôlée a été conduite sur deux
lourds »), fer, zinc et cuivre, jouent des rôles importants dans la physiologie
ans chez 221 enfants âgés de 8 à
et la pathologie de la rétine. Ils sont impliqués dans des fonctions rétiniennes
13 ans, avec des myopies de -1,00 à
variées, comme la phototransduction, le cycle visuel et le processus de neuro-
‑5,00 D et un astigmatisme ≤ 1,00 D.
transmission. Ils sont étroitement liés aux protéines et autres molécules pour
réguler leurs structures et/ou fonctions, ou comme ions métal libres. 111 enfants ont porté des lentilles
DISC, 110 enfants ont porté des
Des niveaux élevés d’ions métal « libres » ou faiblement liés peuvent exercer
lentilles unifocales. Les lentilles
des effets toxiques. Pour maintenir des niveaux homéostatiques et protéger
DISC comportaient des anneaux
les cellules rétiniennes de leur toxicité, il existe des mécanismes appropriés,
concentriques alternant la correction
tels que les transporteurs d’ions métal, des chaperonnes[3], et la présence de
normale de la myopie de l’enfant
certaines molécules de stockage qui lient étroitement les métaux pour former
à une addition de +2,50 D.
des produits non toxiques.
La myopie a progressé de 25%
Les voies participant au maintien des niveaux d’homéostasie des métaux
de moins chez les enfants
sont étroitement liées entre elles, avec des mécanismes métaboliques variés
portant les lentilles DISC.
affectant directement ou indirectement les concentrations des métaux, leur
compartimentation et les états d’oxydoréduction. Le temps de port des lentilles DISC
était corrélé avec le ralentissement
Le déficit ou l’excès rétinien de ces métaux peut provenir d’une diminution
de la myopie. Ainsi, pour les enfants
ou d’une surcharge systémique, ou de mutations de gènes impliqués dans le
qui portaient les lentilles DISC
maintien de l’homéostasie rétinienne des métaux, s’associant à des dysfonc-
5 heures/jour ou davantage, la
tionnements ou pathologies de la rétine.
myopie progressait de 46% moins
L’accumulation de fer dans la rétine, une caractéristique du vieillissement, que pour ceux du groupe contrôle.
peut être impliquée dans la pathogénèse de maladies rétiniennes telles que Pour les chercheurs de l’école
la DMLA. d’optométrie de l’Université de Hong
La déficience en zinc est associée à la mauvaise adaptation à l’obscurité. Les Kong, ces résultats montrent que la
niveaux de zinc dans la rétine humaine et l’épithélium pigmentaire rétinien correction de la myopie associée à une
diminuent avec l’âge dans la DMLA. défocalisation myopique constante peut
La déficience en cuivre est associée à la neuropathie optique, mais la fonction retarder la progression de la myopie.
rétinienne est maintenue. Defocus Incorporated Soft Contact (DISC)
lens slows myopia progression in Hong Kong
Les changements dans l’homéostasie du fer et du zinc dans la DMLA ont conduit Chinese schoolchildren: a 2-year randomised
à penser que la chélation du fer et/ou la supplémentation en zinc pourraient clinical trial. - Lam CS, Tang WC, Tse DY, Tang
aider dans son traitement. YY, To CH - Br J Ophthalmol. 2014 Jan;98(1):40-
5. doi: 10.1136/bjophthalmol-2013-303914.
[3]. Une protéine chaperon est une protéine dont la fonction est d'assister
d'autres protéines dans leur maturation - Wikipedia
Actualités
contactologie
Sensibilité conjonctivale Diffusion d’oxygène et œdème avec des lentilles
chez les porteurs de
lentilles souples
de contact sclérales rigides modernes
Pour définir la tension d’oxygène théorique sous une lentille sclérale avec dif-
Pour déterminer l’influence des
férents matériaux perméables aux gaz, selon différentes épaisseurs du film
lentilles de contact souples sur
lacrymal post-lentille, et pour montrer au plan clinique l’effet du film lacrymal
la sensibilité conjonctivale, des
post-lentille sur l’œdème cornéen, des chercheurs portugais ont utilisé des
chercheurs japonais ont comparé, avec
matériaux de Dk 75 à 200 et différentes épaisseurs (100 à 300 µm). Ils ont utilisé
un esthésiomètre de Cochet-Bonnet,
des épaisseurs du film post-lentille de 150 à 350 µm.
les seuils de sensibilité de 12 porteurs
de lentilles souples à remplacement Les lentilles de Dk inférieur à 125 et d’épaisseur supérieure à 200 µm abais-
quotidien à ceux de non-porteurs. saient la disponibilité à l’interface lentille-cornée sous les 55 mmHg pour un
film post-lentille de 150 µm.
Le seuil de sensibilité au toucher a
été converti des mm (longueur du Pour une épaisseur du film post-lentille de 350 µm, aucune combinaison de
fil) en tension (g/mm2). Les seuils matériau ou d’épaisseur de lentille ne satisfaisait au critère des 55 mmHg.
moyens chez les porteurs de lentilles, Les mesures cliniques d’œdème cornéen montraient qu’il était plus important
ont été de 10,7 ±2,57, et chez les non- avec un film lacrymal post-lentille plus épais, qu’avec un film plus mince.
porteurs, de 24,6 ±7,3 g/mm2, sur Pour ces auteurs, une lentille sclérale doit avoir un Dk minimum de 125 et
l’ensemble de la conjonctive. Sur la une épaisseur maximale de 200 µm pour éviter les effets d’hypoxie, même en
conjonctive palpébrale supérieure, condition d’œil ouvert. Le film lacrymal post-lentille devrait être inférieur à
ces seuils ont été respectivement de 150 µm, pour éviter un œdème cliniquement significatif.
9,07 ±3,02 et de 19,2 ±7,8 g/mm2.
L’augmentation de la sensibilité Oxygen Diffusion and Edema with Modern Scleral Rigid Gas Permeable Contact Lenses. -
conjonctivale associée au port de Compañ V, Oliveira C, Aguilella-Arzo M, Molla S, Peixoto-de-Matos SC, Gonzalez-Méijome JM.
lentilles souples pourrait contribuer - Invest Ophthalmol Vis Sci. 2014 Sep 4. pii: IOVS-14-14038. - Cité par Contact Lenses Today
aux symptômes de type œil sec
chez les utilisateurs de lentilles
souples qui n’ont pas l’œil sec. Graduation pour les caractéristiques
The conjunctival sensitivity in soft contact
lens wearers. - Igarashi T, Ono M, Fujimoto
d’adaptation des lentilles sclérales
C, Suzuki H, Takahashi H. - Int Ophthalmol. Des chercheurs du Collège d’Optométrie du Michigan ont développé une gra-
2014 Sep 7. - Cité par Contact Lenses Today
duation pour préciser les caractéristiques d’adaptation de lentilles sclérales.
Sont ainsi illustrés :
■ les épaisseurs du dégagement cornéen central de 50, 150, 300, 500 et 600 µm
(Figure 1)
■ les dégagements limbiques (Figure 2)
■ les caractéristiques de la relation bord de lentille/conjonctive sclérale (Figure 3)
Figure 1
Dégagement central (épaisseur du film lacrymal sous-lentille)
Figure 1
La France est en retard en ce domaine, par rapport Globalement, dans le système de santé, on peut estimer
aux autres pays développés. Si la chirurgie ambula- qu’une source importante d’économies est à recher-
toire représente actuellement 40% en moyenne des cher dans les ± 30% d’actes inutiles ou redondants.
actes chirurgicaux, elle ne compte que pour 30% à
l’hôpital, contre 50% dans le privé. Une étude menée dans le Languedoc, sur l’appendi-
Outre les économies réalisées quand un acte chirur- cectomie, dans le public et le privé, montre que les
gical passe de l’hospitalisation à l’ambulatoire, la actes « non-pertinents » sont en moyenne de 35%,
réduction des co-morbidités est en relation avec celle allant, selon les services, de 8% à 73% !
de la durée d’hospitalisation. On a trop tendance à poser le « couvercle » sur les
Dans un grand service hospitalier, comme celui de La pratiques médicales, plutôt que de les évaluer pour
Pitié Salpétrière à Paris, le taux de chirurgie ambu- améliorer ensuite leur efficience.
latoire est aujourd’hui de 17%, mais il devrait, d’ici Pour les anesthésistes, les 2/3 d’entre eux sont dans
3 à 4 ans, passer à 35%. Il est à noter que dans des le public, où ils ne réalisent cependant qu’un tiers
services extrêmement spécialisés, le passage à l’ambu- des anesthésies.
latoire peut être plus difficile, voire impossible pour Quant aux dépassements d’honoraires, ils sont éva-
toutes les interventions lourdes. lués à 70 millions d’euros dans le public, mais à 700
millions dans le privé.
Les populations précaires participent moins aux Pour des indicateurs tels que le taux de mortalité
dépistages systématiques, malgré la gratuité de ces prématurée et d’espérance de vie sans incapacité, la
dépistages. France se classe à un niveau très moyen, par rapport
Il est important de personnaliser les soins primaires à des pays comparables au nôtre.
(par rapport aux soins secondaires et tertiaires, essen- La notion « d’Universalisme Proportionnel » doit
tiellement fournis par l’hôpital). être retenue comme principe d’organisation des ser-
« On n’investit pas sur les soins primaires. Dans mon vices de santé :
exercice de médecin généraliste, je suis tout seul (le ■ > en fonction des conditions particulières
Dr Leicher exerce en maison de santé), alors qu’un de certains groupes de personnes,
médecin britannique est assisté de 2,5 personnes en ■ > en fonction des facteurs
moyenne (infirmière, secrétaire, …) ». de risque particuliers.
Il faut travailler en équipes pluridisciplinaires, sur
place, pour les soins primaires, avec médecins, infir- Il est essentiel d’investir dans les soins primaires et
mières, kinésithérapeutes, pharmaciens,… de les organiser autour du médecin généraliste, alors
Les infirmières « Azalée » dans les maison de santé, que le ministère de la santé est « hospitalo-centré ».
peuvent être libérales ou salariées.
Très surpris de la « levée de boucliers » des médecins et cliniques face à la nouvelle loi de santé. N’a pas trouvé
grand-chose d’étatisation dans cette loi, contrairement à ce que dénoncent médecins et cliniques.
Il y a un déficit français sur l’Éducation Thérapeutique[3]. « L’éducation thérapeutique est à l’hôpital, alors
que les patients sont en ville ».
Approuve Claude Leicher sur les soins primaires, souhaitant cependant moduler le côté « chef de rang » du
médecin.
[3]. Voir LRO n° 51, pp 32-39
Soins coordonnés
Mathilde Lignot-Leloup
Nouvel éclairage
sur la macula
Michael Sullivan-Mee
L
es cellules ganglionnaires rétiniennes (CGR) sont très
présentes dans la macula qui en regroupe 50 à 60%.
Dans les 8 degrés centraux, on trouve 1/3 de toutes les
CGR. Celles de la partie supérieure de la macula demeurent
assez protégées au cours de l’évolution du glaucome. Elles se
projettent dans le quadrant temporal la papille. celles de la
partie inférieure, qui se projettent dans le quadrant inférieur
,sont plus vulnérables. Figure 1 : Périmétries STAT 24 et STAT-10
Les défauts de la vision des couleurs B-Y (bleu - jaune) acquis
apparaissent très tôt dans le processus glaucomateux. Tiré de [Link]
Il a été récemment montré que les pertes de champ visuel cen-
tral sont communes dans le glaucome débutant. Ces déficits La relation structure-fonction est forte. Ainsi, pour l’épais-
sont mieux observés, et leur progression mieux suivie, chez seur de la macula, on note un amincissement de la partie
les patients avec pertes para-centrales de champs visuels, avec inférieure.
la périmétrie STAT 10-2 qu’avec la périmétrie STAT 24-2 La macula est impliquée à tous les stades du glaucome.
(Figure 1).
Effets des kits « main libre » Patients photophobes dans les traumas crâniens
pour téléphones mobiles
1,1 millions de personnes présentant des traumas crâniens sont
Pour évaluer les effets de surcharge sensorielle provoquée par traitées chaque année aux USA. Ces traumatismes entraînent :
l’écoute d’un téléphone cellulaire pendant la réalisation de - des dysfonctionnements accommodatifs
tests visuels, les chercheurs ont utilisé des tests de contraste et - des déficits oculomoteurs
des tests de contrastes en rouge, vert et bleu. - des déficits de champs visuels
Lorsque les sujets testés doivent répondre à un appel télépho- - une photosensibilité qui peut durer plus de six mois
nique, les bonnes réponses aux tests de contrastes diminuent après le traumatisme.
de 17 %. Cette réduction est encore plus marquée pour le
contraste dans le vert. La photosensibilité entraîne une « photopotentation » qui se
Pour les personnes présentant un déficit de la vision des cou- manifeste par un accroissement de la constriction pupillaire
leurs, la réduction de bonnes réponses atteint 60 % pour le lors de l’exposition à la lumière.
contraste dans le rouge.
La communication verbale augmente le temps de réaction Différences d’adaptation audio-
dans les réponses aux tests. Cette augmentation du temps de visuelle en fonction de l’âge
réponse correspond à une sensibilité visuelle réduite.
Ces différentes observations devraient mener à interdire toute A une distance supérieure à 10 mètres du sujet, les signaux
écoute de téléphone cellulaire, que ce soit avec ou sans système auditifs parviennent avec retard au centre cortical.
« mains libres », durant la conduite automobile. Pour une distance inférieure à 10 mètres, les signaux auditifs
priment sur les signaux visuels.
A une distance de 10 mètres, signaux auditifs et signaux visuels
parviennent en même temps dans les centres corticaux.
L’âge affecte l’adaptation audio-visuelle.
Une photophobie peut faire penser à une uvéite, ou L’incidence des Inflammations cornéennes (CIE =
à un problème cornéen. Corneal Inflammatory Events) est 12,5 fois moin-
dre, avec des lentilles à renouvellement quotidien,
qu’avec des lentilles réutilisables (mensuelles, ou
autres).
Dilemme de la dilatation
Robert Dister
Le diamètre recommandé est ≤ 15 mm, soit celui doit s’appuyer doucement sur la conjonctive bul-
d’une petite lentille semi-sclérale. baire, sans créer de compression, ni de dégagement
Le Dk doit être de 100 à 170, l’épaisseur centrale excessif (bord décollé).
de la lentille de 200 à 500 µm et l’épaisseur du film
lacrymal post-lentille de 100 à 400 µm. L’adaptation doit commencer par la sélection du
diamètre de la lentille, suivie du choix de la courbe
En fait, l’idéal pour ce type de lentilles est un film de base (profondeur sagittale). Pour la pose de la
lacrymal post-lentille de 100 à 200 µm, pour un Dk lentille, il est essentiel d’utiliser une solution sans
de 100 à 170. conservateur.
Kératocône
Quelques données sur le kératocône
J. Bergmanson
I
dentifié par Nottingham en 1854. Plusieurs En fait, la récurrence d’un kératocône après une
controverses se sont développées à son sujet. greffe tient à ce que la périphérie cornéenne qui est
La première : Est-ce une pathologie qui ne la même, avant et après la greffe, est « porteuse » du
concerne que la cornée centrale (limitée à l’anneau kératocône. Cette récurrence peut être plus ou moins
de Fleischer), ou bien s’étend-t’elle à l’ensemble de rapide, avec une latence moyenne de 15 ans.
la cornée ?
Des observations histologiques ont permis de La question de savoir si la déformation de la cor-
noter que la membrane de Bowman est amincie ou née centrale intervenant dans le kératocône est due
absente. La cornée kératoconique est amincie, même à une scission des lamelles du stroma ou à leur glis-
en périphérie. sement, il faut d’abord remarquer que les lamelles
En fait, le kératocône implique l’ensemble de la stromales sont plus nombreuses dans le kératocône
cornée, même si la cornée périphérique est moins que dans l’œil normal. En fait la scission des lamel-
concernée. les est le phénomène prédominant. La perte de tissu
stromal antérieur (résultant en un amincissement de
Après une greffe de cornée, un kératocône peut se la cornée) s’ajoute à la scission pour provoquer l’ec-
reformer. S’agit-il d’une « repousse » à partir de l’an- tasie[1] (déformation en protubérance de la cornée,
neau périphérique de la cornée qui sert de support à en l’occurrence).
la greffe et qui est donc propre au patient, ou s’agit-
il de la malchance de ce patient à qui on a greffé une Pour ce qui est de l’équipement en lentilles de
cornée présentant un kératocône ? contact, J. Bergmanson, rappelant que le kératocône
s’étend aussi à la périphérie cornéenne, préconise des
Le cas d’un musicien de jazz atteint d’un kérato- lentilles sclérales, qui dégagent entièrement l’ensem-
cône bilatéral (voir plus loin), et qui avait subi des ble de la cornée. Ainsi les lentilles sclérales peuvent
greffes cornéennes sur les deux yeux, a donné un élé- retarder le besoin d’une greffe, voire l’éviter.
ment de réponse. Quelques temps après ses greffes,
ce musicien a développé de nouveaux kératocônes
sur les deux yeux. Avait-il eu la malchance de rece-
voir deux greffons de cornées kératocôniques, ou
ses cornées périphériques avaient-elles provoqué le
développement de nouveaux kératocônes sur des
greffons sains ?
[2]. Zadnik K, Barr JT, Edrington TB, Everett DF, Jameson M, McMahon TT,
Sterling JL, Wagner H, Gordon MO, The CLEK Study Group. Baseline findings
in the Collaborative Longitudinal Evaluation of Keratoconus (CLEK) Study.
Invest Ophthalmol Vis Sci. Dec 1998;39(13):2537-2546. PMID: 9856763.
L’adaptation traditionnelle en trois points (léger vers la gauche, de capturer quatre images qui fournis-
contact central et 2 appuis en périphérie moyenne), sent un affichage composite, permettant de visualiser
avec une lentille cornéenne perméable aux gaz reste la forme de la cornée et de la sclère sur un diamètre
le premier choix. Pour des kératocônes plus impor- total de 18 mm, particulièrement utile pour l’adap-
tants, ainsi que pour les cornées fragiles développant tation de lentilles semi-sclérales.
des cicatrices, les lentilles sclérales, dégageant com- Il convient de rappeler que le dégagement entre la
plètement la cornée, sont alors la solution. face arrière de la lentille et la cornée doit être tou-
Pour la topographie, la carte axiale ou de puissance ne jours présent et qu’il faut tenir compte de ce que
présente pas d’intérêt. C’est la carte d’élévation qui la lentille, qui flotte initialement sur le coussin du
permet d’évaluer la forme prise par la cornée. Pour liquide de pose, va progressivement « s’enfoncer »,
les différences de hauteurs cornéennes supérieures à réduisant ainsi le dégagement central en moyenne
400 µm, la lentille sclérale est irremplaçable. de 130 µm.
Les nouveaux topographes permettent, en faisant
fixer le patient vers le haut, à droite, vers le bas puis
Cross-linking
bill tullo Dans le kératocône, la rigidité cornéenne est Les risques du cxL :
réduite. 4 Perte de cellules endothéliales
4 opacités du cristallin
Le kératocône est largement absent chez les 4 Dommages rétiniens
diabétiques. 4 Douleur
4 Infection
Le stroma antérieur est le plus important pour le 4 retard de la cicatrisation (refor-
maintien de la forme de la cornée. mation de l’épithélium)
4 Brume stromale (avec un maximum
Etudié depuis 1994, le Cross Linking (CxL) permet à 1 mois après l’intervention).
une réduction moyenne de la puissance cornéenne
(donc un aplatissement cornéen correspondant) de Ces risques sont cependant assez faibles. Ils rendent
1,5 D six mois après l’intervention. le CxL particulièrement utile chez des sujets jeunes,
pour limiter le recours à une greffe, voire à plusieurs
Le CxL implique une polymérisation (riboflavine + au cours de leur vie.
UVA) qui crée de nouveaux ponts chimiques entre
le fibrilles de collagène du stroma antérieur et rigi-
difie ce dernier.
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Optométrie — Dossier pratique 11, 2e partie
Kératométrie
Jean-Charles Allary
Kératométrie 2 partie e
Kératométrie
Jean-Charles Allary
Figure 9
Notation des résultats
Observation des mires dans un kératomètre En contactologie, il est conseillé de noter les valeurs en millimètres.
« de Sutcliffe », avec une cornée torique. En optométrie, on note plutôt les valeurs en dioptries, car cela faci-
(a) L’appareil n’est pas centré et le dédoublement de la mire lite le calcul de l’astigmatisme cornéen. Il existe plusieurs façons de
principale en bas à droite indique une erreur de focalisation. noter les résultats. Afin d’éviter tout risque de confusion, il est préféra-
(b) L’appareil est centré et la mise au point est correcte,
mais n’est pas face aux méridiens principaux, car les ble de noter les puissances ou rayons selon chaque méridien principal.
lignes de symétries des mires ne sont pas alignées. Exemples de notation :
(c) L’appareil est aligné avec les méridiens
principaux de la cornée.
(d) Les signes + sont superposés, ce qui réalise
la mesure dans ce méridien, ici 165°. OD : 43.00 à 0 X 44.00 à 90
(e) Les signes - sont superposés, ce qui réalise la
mesure dans le méridien perpendiculaire, ici 75°.
(f) Kératocône : les mires sont déformées OG : 43.50 à 15 X 44.75 à 105
et l’astigmatisme est irrégulier.
Kératométrie
Jean-Charles Allary
en particulier si l’astigmatisme cornéen est inverse ou irrégulière des mires et astigmatisme irrégulier. Un
irrégulier, ou si les mires sont déformées. kératocône débute typiquement entre les âges de 10
Un changement significatif de l’astigmatisme et 20 ans, la cornée s’amincit au centre et devient
oculaire sans modification correspondante de la progressivement plus conique, avec une kératométrie
kératométrie accompagne souvent l’apparition ou la centrale de plus en plus cambrée et déformée. Noter
progression d’une cataracte. que la chirurgie réfractive au laser amincit aussi la
cornée centrale ; une ectasie cornéenne est une de ses
complications possibles à long terme.
Kératométrie
Jean-Charles Allary
Astigmatisme tensionnel ? Quand l’astigma- règle autrement que par les variations interpatients
tisme oculaire mesuré subjectivement ne suit pas de l’astigmatisme interne. Un autre inconvénient de
exactement la règle de Javal et est inverse ou oblique, la règle de Javal, en particulier avec un astigmatisme
certains praticiens parlent d’astigmatisme « tension- cornéen faible, est que si les méridiens principaux
nel ». Cependant, il est au moins aussi probable que de la cornée et du cristallin ne sont pas exactement
cet écart soit dû aux variations interpatients de l’as- parallèles, la combinaison des deux cylindres (l’as-
tigmatisme interne, ou peut-être à une imprécision tigmatisme total) peut être oblique, ce qui n’est pas
de mesure. Si un « astigmatisme tensionnel » est prévu par la règle. En outre, la règle de Javal ne s’ap-
suspecté, on ne peut en avoir la confirmation que plique aisément qu’à un astigmatisme cornéen direct
lors d’une réfraction ultérieure, si le sujet est moins ou inverse ; elle est sans intérêt, d’un point de vue
« stressé » et l’astigmatisme « tensionnel » a disparu. pratique, avec un astigmatisme cornéen oblique.
Le mécanisme de l’astigmatisme « tensionnel » reste En pratique, la skiascopie et l’autoréfraction sont
d’ailleurs hypothétique. beaucoup plus précises que la kératométrie pour
estimer l’astigmatisme oculaire. La skiascopie, quand
Accommodation astigmatique ? Quand l’astig- elle est bien pratiquée, estime l’astigmatisme oculaire
matisme oculaire mesuré subjectivement ne suit pas à 0.50D près dans environ 95% des cas, contre 66%
exactement la règle de Javal, une « accommodation pour la kératométrie18. Javal lui-même avait reconnu
astigmatique » est parfois suggérée. S’il est exact que cela en 1890 : « depuis ces dernières années, la skias-
l’accommodation peut s’accompagner d’une légère copie est venue nous fournir un précieux secours pour
variation de l’astigmatisme,17, 21 cette variation, la mesure de la réfraction et je crois qu’il est sage,
quand elle existe, est typiquement faible (≤0.50D), désormais, de la pratiquer comme vérification… »17.
et il faut que l’œil accommode,17 ce qui n’est pas La fiabilité des réfractomètres automatiques pour
normalement le cas lors de la kératométrie, ni lors déterminer l’astigmatisme est du même ordre que
de la réfraction subjective au loin. Javal lui-même la skiascopie, c’est-à-dire à 0.50D près dans 91% à
reconnaissait que l’existence d’une accommodation 97% des cas, selon les modèles22.
astigmatique est « souvent admise à tort »17. La règle de Javal n’a d’intérêt que lorsqu’une skias-
copie ou autoréfraction fiable ne peut être obtenue :
Intérêt pratique de la règle de Javal (initiale équipement non disponible, pupilles en myosis, cata-
ou simplifiée) ? Quand l’astigmatisme cornéen racte ou reflet rétinien non homogène (p. ex. effet
est faible, et si l’on reconnait une certaine variabilité ciseaux4), etc. Dans ces cas, la règle de Javal simpli-
interpatients de l’astigmatisme interne, de nom- fiée procure au moins une estimation objective de
breuses combinaisons de cylindres sont possibles. l’astigmatisme oculaire, mais il faut garder en tête ses
Dans ces cas la règle de Javal n’a que peu d’intérêt, la limitations. J’ajoute qu’avec des pupilles très petites
variance de l’astigmatisme interne pouvant être supé- ou une cataracte, la réfraction est souvent plus fia-
rieure à ce que l’on cherche à estimer. En supposant ble avec les pupilles légèrement dilatées à l’aide d’un
que les mesures sont exactes, il serait naïf d’interpré- mydriatique (quand cela est possible).
ter des résultats qui n’obéissent pas exactement à la En conclusion, la règle de Javal (ou règle de Javal
simplifiée) n’est pas assez prédictive pour être utilisée
systématiquement en pratique. La kératométrie n’a
À propos de l’auteur réellement de valeur prédictive, pour la puissance et
l’axe, qu’avec les astigmatismes importants, car dans
Jean-charles Allary est docteur en optométrie (OD) de ces cas l’astigmatisme cornéen est prédominant. La
l’Université de houston, USA. skiascopie est généralement beaucoup plus précise et
Il pratique l’optométrie à Londres depuis 1988 et est membre permet de mesurer les astigmatismes obliques.
du Collège des Optométristes de Grande-Bretagne.
Bien que la règle de Javal ne soit que d’un intérêt
De 1985 à 2000, il fut successivement chargé du cours de vision
binoculaire, strabisme et anomalies associées, ainsi que du
occasionnel et relativement limité, cela n’ôte pas
cours d’optométrie à l’Université Paris-sud. l’utilité clinique de la kératométrie pour les raisons
Il est l’auteur d’un ouvrage de référence intitulé Cours données plus haut.
d’Optométrie (voir [Link]).
18 Elliott M, Callender 19 Mote HG, Fry GA. 20 Keller PR, Collins MJ, 21 Millodot M, Thibault C. 22 McCaghrey GE,
MG, Elliott DB. Carney LG, Davis BA, Matthews FE.
The significance van Saarloos PP. Variation of astigmatism
Accuracy of Javal's rule of Javal's rule. with accommodation Evaluation of a range
in the determination of American Journal of Opto-
The relation between and its relationship of autorefractors.
spectacle astigmatism. metry. 16(9):362-7; 1939. corneal and total with dark focus. Ophthalmic Physiol Opt.
Optom Vis Sci. 71(1):33-6; 1994.
ocular astigmatism. Ophthalmic Physiol Opt. 13(2):129-36; 1993.
Optom Vis Sci. 73(2):86-91; 1996. 5(6):297-301; 1985.
Bulletin d’abonnement à
La Revue d’Optométrie et de Contactologie
Nom: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Prénom: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Raison sociale: . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
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L
es troubles de la vergence au près touchent ■ une diminution de la réserve fusionnelle négative
14% des enfants (Scheiman et al., 1996) et de convergence (RFN : Réserves Fusionnelles
10% des étudiants en université (Porcar et Négatives) au près,
Nartinez-Palomera, 1997). ■ difficultés avec le face complémentaire binocu-
L’excès de convergence et l’insuffisance de conver- laire de -2,00 D,
gence sont les principaux troubles de la vergence au ■ ARP (Accommodation Relative Positive) infé-
près. L’excès de convergence est plus fréquent. Par rieure à - 1.50 D.
contre, l’insuffisance est très courante dans les cas de Les diagnostics différentiels sont :
traumatismes crâniens. ■ L’inflammation oculaire,
Parmi les symptômes communs aux troubles de la ■ la paralysie du sympathique,
vergence (Barnhardt et al., OVS 2012), on peut ■ la syphilis,
mentionner : ■ les spasmes accommodatifs ou de convergence
■la perte de la ligne en lisant et le besoin de dus à un médicament.
relire ce qu’on vient de lire
■la somnolence et les difficultés de concentra- L’insuffisance de convergence
tion à la lecture Le diagnostic de l’insuffisance de convergence com-
■la vision floue ou la diplopie porte :
■l’asthénopie et/ou les maux de tête, lors d’une ■ un PPC éloigné, encore plus éloigné en utili-
utilisation soutenue de la vision sant un filtre rouge qu’un test accommodatif
■les mots semblent bouger sur la page. (Pang et al., 2010),
Ces symptômes se retrouvent dans 20 à 50% des cas ■ une exophorie au près supérieure de plus de
d’insuffisance de convergence. 4 ∆ de celle de l’exophorie au loin,
■ une diminution des réserves fusionnelles en
Principaux types de troubles convergence (RFP : Réserves Fusionnelles
Positives) et le non-respect du critère de Sheard,
de vergence au près ■ difficultés avec le face complémentaire binocu-
laire de +2,00 D
L’excès de convergence ■ ARN (Accommodation Relative Négative)
Avec le port de la correction de l’amétropie, on peut inférieure à + 1.50 D.
trouver comme signes de l’excès de convergence :
une ésophorie au près,
■ Les diagnostics différentiels sont :
un rapport AC/A élevé,
■ ■ un accident vasculaire cérébral,
L’entraînement visuel constitue le traitement de Pour les vergences brutes, on utilise la diplopie phy-
choix pour l’insuffisance de convergence. Il est réa- siologique avec la cordelette de Brock (Figure 2) :
lisé en 12 à 15 séances en cabinet. Il est complété ■ la convergence vers une perle unique (ou au
par 15 à 20 minutes d’exercices par jour au domi- delà de la perle),
cile. Des désordres oculomoteurs et des problèmes ■ les sauts d’une perle à l’autre,
accommodatifs donnent lieu à un plus grand nom- ■ la « mouche sur la cordelette » : vergences
bre de séances d’entraînement visuel. volontaires (le sujet détermine l’endroit à fixer).
Figure 1 Figure 2
Entraînement de l’accommodation avec un Utilisation de la cordelette de Brock
face à retournement binoculaire
CC
Figure 4
cartes utilisées pour l’entraînement avec “aperture rule™” (bernell)
à propos de l’auteur
Kelly a. Frantz publications comprennent
Unn
Diplômée du Pennsylvania
College of optometry
des études de recherche, U
des rapports de cas
en 1985, elle enseigne
actuellement au collège
cliniques et des chapitres Unn
U
d’ouvrages sur le testing
d’optométrie de l’Illinois à
Chicago. Fellow du CoVD
de la vision binoculaire et
son traitement, ainsi que
Unn
U
(College of optometrists
in Vision Development), sur l’utilisation des prismes U
U
elle a obtenu en 2013 en vision binoculaire et
l’évaluation de la vision de U
l’award a.M. skefington U
de cette organisation. ses l’enfant. kfrantz@[Link]
U
U
36 JAnvier 2015 • LrO nO 52
IINSTITUT DES S
NSTITUT DES SCIENCES
CIENCES DE LA V
DE LA VISION
ISION-Formation
-Formation
Certification
Certification d’Optométriste
d’Optométriste (niveau
(niveau bac+5)
bac+5)
Certification
Certification de
de Responsable
Responsable enen Réfraction
Réfraction et
et Équipement
Équipement Optique
Optique (niv
(niv bac+3)
bac+3)
NIVEAU
NIVEAU BAC+3
BAC+3 NIVEAU
NIVEAU BAC+5
BAC+5
Complétez
Complétez vos vos compétences
compétences d’Opticien-Lunetier
d’Opticien-Lunetier en Orientez-vous
en Orientez-vous vers
vers l’Optométrie
l’Optométrie ::
Réfraction
Réfraction et Contactologie par des
et Contactologie par des enseignements
enseignements L’évolution
L’évolution de la prise en
de la prise en charge
charge des
des services
services visuels
visuels
basés
basés sur
sur les
les meilleurs
meilleurs standards
standards européens
européens etet anticipez
anticipez crée
crée de nouvelles possibilités d’activités en
de nouvelles possibilités d’activités en relation
relation avec
avec
les prochaines évolutions du métier d’Opticien-Lunetier.
les prochaines évolutions du métier d’Opticien-Lunetier. le milieu médical telles qu’Optométriste collaborateur
le milieu médical telles qu’Optométriste collaborateur
d’Ophtalmologiste,
d’Ophtalmologiste, en en pratique
pratique privée
privée ou
ou àà l’Hôpital.
l’Hôpital.
Ce
Ce niveau de compétences permet aussi d’œuvrer
niveau de compétences permet aussi d’œuvrer au au
sein
sein des grandes entreprises du secteur de
des grandes entreprises du secteur de l’optique
l’optique
et de
et de l’ophtalmologie
l’ophtalmologie :: verriers,
verriers, fabricants-distributeurs
fabricants-distributeurs
de lentilles de contact, laboratoires pharmaceutique,
fabricants-distributeurs de matériel d’Optométrie ou
Formation d’Ophtalmologie. Les postes visés concernent les
l’expérimentation, du marketing,
métiers de la R&D, de l’expérimentation,
de la distribution...
Un réseau
d’établissements partenaires autour de l’ISV
Sujet
Auteur ■ Les amibes et l’eau du robinet (n° 26)
Co n t a c t olo g i e ■ Les solutions Multifonctions, Christophe Lachot (n° 26)
■ Désinfection des dispositifs médicaux en contactologie, [Link] (n° 28)
Adaptations des lentilles ■ Staining cornéen et solutions multifonctions (n° 39)
■ Le port prolongé : Mythes et réalités. Langis Michaud (n° 1) ■ Quelles données scientifiques pour le staining (n° 43)
■ De l’utilité du vert de Lissamine en contactologie. V. Dubois, Ph. Parendeau (n° 2-3) Interactions lentille/œil
■ Adaptation des kératocônes. Bernard Barthélémy (n° 5)
■ Pourquoi utilisons-nous des lentilles piggyback ? Patrick Caroline (n° 8) ■ La vascularisation limbique durant le port des lentilles de contact. Eric
■ Différentes zones d’observation (n° 12) Bernard Barthélémy Papas (n° 10)
■ Adaptation plat ou serré pour le kératocône. Karla Zadnik (n° 17) ■ Effet des lentilles de contact sur le film lacrymal postérieur. Eric Papas (n° 10)
■ Nouvelles notations, Bernard Barthélémy (n° 23) ■ Piquetés cornéens (débat), (n° 24)
■ Prise en charge de la cornée irrégulière, GSLS 2011 (n° 37) ■ Œil sec et lentilles : Est-ce compatible ?, Pascale Dauthuile (n° 25)
■ Fenestration ou frustration ?, Dr Lynette Johns (n° 40) ■ Contamination des lentilles de contact, GSLS 2011 (n° 37)
■ La hauteur sagittale revisitée, Patrick Caroline FAAO & Col. (n° 41) ■ Nouvelle approche de la déficience meibomienne : on peut traiter la cause
principale de l’œil sec (n° 44)
■ Comment adapter les géométries spécifiques, Michael Baertschi ; Michael
Wyss (n° 41) Lentilles rigides
■ Lentilles rigides perméables au gaz contre lentilles souples, quelles sont
les plus sûres ? (n° 43) ■ Les lentilles de contact bifocales rigides perméables aux gaz : une mise à
jour. Edward S. Bennet OD, (n° 1)
Cas cliniques ■ Pourquoi utilisons-nous des lentilles rigides perméables aux gaz (LRPG)?
Patrick Caroline (n° 6)
■ Une adaptation en orthokératologie, Jean Carbonaro (n° 8)
■ Il m’est arrivé une histoire intéressante au Texas, il y a quatre ans.
■ Syndrome de Goldenhar, Alain Provansal (n° 13)
Georges K. Meszaros (n° 6)
■ Équipement prothétique en lentilles. Alain Provansal (n° 17)
■ Lentille RPG bifocale en port continu. Carol Lakkis (n° 17)
■ Astigmatisme atypique, Alain Provansal (n° 20)
■ Coup d’œil sur le futur des lentilles rigides perméables au gaz (LRPG) (n° 38)
■ Lentilles sclérales à géométrie inversée, Gregory W. DeNaeyer, Cas clinique (n° 37)
■ Évaluation de la lentille Bi Expert Progressive, Catherine Peyre, Yveline Allart (n° 41)
■ Hydrops cornéen, Gregory DeNaeyer, Cas clinique (n° 38)
■ Évaluation de performance de la lentille Bi Expert Progressive (n° 45)
■ Une adaptation très particulière (n° 43)
■ Succès en lentilles cornéennes rigides perméables aux gaz (n° 51)
Congrès, Divers Lentilles rigides de grand diamètre
■ Congrès BCLA 2002 (n° 2-3)
■ Les lentilles rigides de grand diamètre. Bernard Barthélémy (n° 2-3)
■ 6e Symposium Menicon Europe (n° 6)
■ Les lentilles de contact post-chirurgie réfractive. Bernard Barthélémy (n° 6)
■ Congrès BCLA 2003 (n° 7, 8)
■ Le renouveau des lentilles sclérales, Kenneth Pullum (n° 23, 24)
■ Congrès BCLA 2004 (n° 11)
■ Lentilles cornéennes après un trauma cornéen, Patrick J. Caroline &
■ L’histoire des lentilles de contact : pour quoi faire ?, Pierre Rocher (n° 12) Mark P. André (n° 33)
■ Lentilles de contact implantables (n° 13) ■ Prise en charge de la cornée irrégulière, GSLS 2011 (n° 37)
■ Congrès BCLA 2005 (n° 14) ■ Œdème cornéen et port de lentilles sclérales (n° 43)
■ Congrès BCLA 2006 (n° 18, 19) ■ Voir plus grand pour le staining 3 heures - 9 heures (n° 44)
■ Le marché européen des lentilles de contact, Helmer Schweizer (n° 29) ■ Tendances pour les cornées irrégulières (n° 45)
■ Congrès BCLA 2008 (n° 26, 27) ■ Conseils et observations pour les lentilles sclérales (n° 45)
■ Congrès BCLA 2009 (n° 30, 31) ■ Lentilles sclérales : dégagement cornéen et staining (n° 48)
■ Congrès BCLA 2010 (n° 35) ■ Dégagement cornéen avec les lentilles sclérales (n° 49)
■ Lentilles de contact, situation et perspectives, Lyndon Jones, Optometry ■ Pose d’une lentille sclérale (n° 51)
Tomorrow 2011 (n° 37)
■ Congrès BCLA 2011 (n° 38) Lentilles souples
■ Congrès BCLA 2012 (n° 42)
■ Incompatibilité entre les lentilles en silicone hydrogel et certaines solu-
■ Actualités contactologie (n° 43)
tions d’entretien. Philippe Parendeau (n° 8)
■ Les lentilles de contact. Optimisation de l’adaptation, utilisation et entretien (n° 43)
■ Lentilles de contact et solutions d’entretien : la réponse du fabricant.
■ Situation de la contactologie en 2013 (n° 45) Johanne Baigts (n° 9)
■ Congrès BCLA 2013 (n° 47) ■ Mobilité d’une lentille souple, Bernard Barthélémy (n° 14)
■ 2e congrès européen d’orthokératologie (n° 47) ■ Correction de l’astigmatisme en lentilles souples. Bernard Barthélémy (n° 16)
■ Concours « FORCE » (n° 48) ■ Comparatif sur les lentilles en silicone hydrogel, Christophe Lachot (n° 29, 31)
■ Clobal Speciality Lens Symposium 2014 (n° 49) ■ Que signifie vraiment l’étiquette “Silicone-Hydrogel” ? [Link] (n° 35)
■ Congrès BCLA 2013 (n° 50) ■ Etude clinique d’une lentille Hydrogel multifocale, Peter Walker (n° 35)
Entretien des lentilles ■ Mouillabilité des lentilles Silicone Hydrogel, Christophe Lachot (n° 38,)
■ Mécanismes de distribution de substance pharmaceutique active via les
■ Incompatibilité entre lentilles silicone hydrogel et certaines solutions lentilles de contact (n° 46)
d’entretien. Philippe Parendeau (n° 8) ■ Influence des lentilles de contact sur le bord palpébral interne, la « Lid
■ Pourquoi nettoyer les lentilles de contact. Patrick Caroline (n° 9) Wiper » (n° 51)
■ Lentilles de contact et solutions d’entretien : la réponse du fabricant.
Johanne Baigts (n° 9)
Orthokératologie
■ Compatibilités lentilles/solutions, Gary Andrasko (n° 20, 23) ■ Orthokératologie (n° 4)
38 Janvier 2015 • LRO no 52
Principaux articles parus (Classement par thèmes)
■ Efficacité du port nocturne de lentilles d’orthokératologie. Sun Tianyang (n° 7) ■ La sous-correction de la myopie et sa progression (n° 45)
■ Global Orthokeratology Symposium 2005 (n° 15)
Optométrie et scolarité
■ Construire la confiance en l’orthokératologie, Helen Swarbrick (n° 38)
■ 1er Congrès de l’Académie Européenne d’Orthokératologie, 2012 (n° 42) ■ Le rôle de l’optométriste face à la dyslexie. Bruce Evans (n° 12, 13, 14)
■ Mobilité du regard et troubles de la lecture, Zoï Kapoula (n° 13)
Optométrie ■ Habiletés visuelles et performances lexiques, Maureen Powers (n° 36)
■ Deux tests simples, pour reconnaître l’enfant qui échoue à l’école, du fait
Congrès et divers de difficultés de traitement visuel, Geoff Shayler (n° 36)
■ 2e Congrès africain d’optométrie Lomé (Togo). Programme Vision 2020 : Optométrie fonctionnelle, entraînement visuel
Le Droit de Voir, Dan SHENI (n° 6)
■ Exotropie « consécutive » apparaissant chez des patients de plus de 40 ■ Efficacité de l’entraînement visuel pour les enfants en difficulté d’appren-
ans, Saeid Pirouznia (n° 9) tissage scolaire, François Mussano (n° 2-3)
■ Optometry Tomorrow 2005 (n° 13) ■ 4ème Congrès Mondial d’Optométrie Comportementale Versailles 1 – 4
■ Optometry Tomorrow 2006 (n° 18)
novembre 2002 (n° 5)
■ Améliorer l’amblyopie fonctionnelle chez l’adulte. Yifeng Zhou (n° 17)
■ Congrès WCRE (1er Congrès mondial sur les erreurs de réfraction), Durban 2007 (n° 21)
■ Diagnostic neuro-optométrique, prise en charge et réadaptation après les
■ Optometry Tomorrow 2007, Newcastle (n° 21)
traumatismes crâniens, Deborah Zelinsky (n° 24, 25, 27)
■ Où en est la chirurgie réfractive, Sébastien Cravageot (n° 21)
■ Analyse critique des preuves soutenant la pratique de l’optométrie com-
■ La migraine et l’optométrie, Bruce Evans (n° 26)
portementale Brendan T. BARRETT (n° 29)
■ Symétrie des axes d’astigmatisme, Jeremy A. Guggenheim (n° 29)
■ Pour une nouvelle approche fonctionnelle de l’amblyopie, L. Puchelle et
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2010 (Congrès) (n° 36) R. Zekri-Hurstel (n° 30)
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2011 (n° 39) ■ Troubles de l’accommodation après un traumatisme cérébral léger,
■ American Academy of Optometry 2010 (Congrès) (n° 40) Kenneth J. Ciueffreda (n° 36)
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2012 (n° 42) ■ Astigmatisme non corrigé et syndrome visuel d’ordinateur, Yuliya
■ American Academy of Optometry 2012 (Congrès) (n° 44) Bababekova, Mark Rosenfield. Jennifer Hue, Rae Huang (n° 40)
■ Optometry Tomorrow 2013 (n° 45) ■ La monovision chez des patients présentant des vertiges, Susan Kovacich,
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2013 (n° 46) Neil A. Pence (n° 41)
■ American Academy of Optometry 201 (n° 48) ■ La vision, un système complexe à dynamique non-linéaire (n° 50)
■ Congrès britannique d’optométrie et sciences de la vision (n° 48)
■ Congrès de l’European Academy of Optometry and Optics, 2014 (n° 50) B a ss e v i s i o n
■ Basse vision : Congrès Vision 2005 (n° 14)
Examen visuel
■ Sensibilité au contraste et basse vision Michael D. Crossland (n° 14)
■ Modèles de Dossier Optométrique (n° 2-3) ■ Un système “intelligent” d’aide à la basse vision. Catherine Scherlen-
■ Histoire de cas (anamnèse) (n° 4) Vincent Gautier (n° 16)
■ Acuité visuelle Écart interpupillaire (n° 5) ■ Nouvelle conception d’aide visuelle pour malvoyants. Catherine Scherlen-
Vincent Gautier (n° 17)
■ Masquage (n° 6)
■ Vision 2008, Montréal 9e Congrès International sur la Basse Vision (n° 27)
■ Tests de la motilité oculaire (n° 7)
■ Tests de la capacité de convergence (n° 8)
■ Tests du champ visuel sans instrument spécial (n° 11)
Santé oculaire -
■ Pupilles et réflexes pupillaires, dossier pratique - 1 ère partie (n° 14) santé générale
■ Pupilles et réflexes pupillaires, dossier pratique - 2 ème partie (n° 15)
■ Dépistage des dyschromatopsies (n° 19) Congrès et divers
■ Deux méthodes de mesure de l’adaptation à un prisme vertical en vision
de loin, M. Finet, D. Gormand (n° 2-3) ■ Placebo de-ci, placebo de-là… Jean-Jacques Aulas (n° 4)
■ La méthode en trois points de Parks. Danielle de Guise, Dominique Lesage (n° 9) ■ 15e Congrès de la Société Internationale de Neuro-Ophtalmologie, 2004 (n° 11)
■ Quelques astuces sur la réfraction. Neil B. Gailmard (n° 11) ■ Pertes transitoires de vision Julie Brûlé (n° 12)
■ Examen des trisomiques et des lésés cérébraux, Margaret Woodhouse (n° 20) ■ Gouttes oculaires lubrifiantes : le facteur électrolytique. Gilbard-Dennis
■ Évaluation de l’examen optométrique…, R. Shah & col. (n° 27) Pardo (n° 16)
■ Choisir un prisme OPO (n° 28) ■ Greffe cornéenne endothéliale sélective. Simon G. Levy (n°16)
■ Dépistage des dyschromatopsies, Jean-Charles Allary, O.D (n° 32) ■ Néovascularisations du segment antérieur, Photos Alain Provansal (n° 25)
■ La disparité de fixation - une mesure utile pour la prise en charge des ■ Thérapie génique : Maladie de Leber (32)
anomalies binoculaires (n° 45) ■ Kératite microbienne, A. Zimmerman et J. Nichols (n° 35)
■ Kératométrie - Partie 1 (n° 51) ■ Cas clinique : Vasospasmes (n° 46)
■ Les cellules souches (n° 48)
Myopie ■ Demodex, acarien des cils (n° 50)
■ Théorie de la défocalisation rétinienne et myopie. Jean-Pierre Lagacé (n° 17) ■ Introduction à l’éducation thérapeutique du patient (ETP) (n° 51)
■ Caractéristiques visuelles des jeunes myopes, Jean-Pierre Lagacé (n° 25) Dépistage
■ Recherches sur la myopie (n° 25)
■ Myopie : peut-on ralentir sa progression ? (n° 33) ■ Introduction aux champs visuels. Geoffroy Meynet (n° 16)
■ Réduction de la progression de la myopie chez l’enfant avec la lentille ■ Dépistage rétinien du diabète (n° 17)
souple “Dual-Focus”, John Phillips & Nicola Anstice (n° 34) ■ Dépistage, l’utilisation des médicaments diagnostiques, Dr Simon Barnard (n° 25)
■ Peut-on gérer ou contrôler l’épidémie Myopique, GSLS 2011 (n° 37) ■ Assemblée Générale de l’IAPB (International Agency for the Prevention of
■ Actualités myopie (n° 43) Blindness) (n° 51)
Janvier 2015 • LRO no 52 39
LRO : Principaux articles parus (Classement par thèmes)
Diabète et vision Fonction visuelle
■ Diabète et œil diabétique. Nick Evans (n° 17) ■ Les effets de l’éblouissement sur la perception visuelle : De la recherche
■ Diabète et vision : mise à jour, Pr Rachel North (n° 34) aux applications aéronautiques Guillaume Giraudet (n° 4)
■ Rétinopathie Diabétique : Critères de traitement actuels, M. Hong Woon (n° 34) ■ Performances visuelles en fonction du contraste Freddy Chiche (n° 5)
■ Mes 5 suppléments favoris pour la rétinopathie diabétique (n° 44) ■ Les propriétés du traitement en fréquences spatiales de l’information
visuelle Guillaume Giraudet (n° 6)
DMLA ■ Le travail visuel sur écran de visualisation, Alexandre Gauthier (n° 7, 10, 11)
■ Des optotypes aux images naturelles, pertinence des méthodes de
■ Le rôle du pigment maculaire dans la défense contre la DMLA. John
mesure de la fonction visuelle. Guillaume Giraudet (n° 9)
Nolan, Stephen Beatty, Orla o’Donovan (n° 10)
■ Localisation d’objets dans des scènes floues, Guillaume Giraudet (n° 21)
■ Épidémiologie de la DMLA, Jennifer Evans-NHS (n° 26)
■ Influence de la dimension des caractères d’imprimerie sur la lecture,
■ Nouvel instrument de table pour mesurer la densité optique du pigment
Gordon E. Legge - Charles A. Bigelow (n° 39)
maculaire (n° 29)
■ Rôle de la vision dans le contrôle de l’équilibre postural, G. Giraudet, C.
■ [Link], Un site d’information et d’accompagnement pour la DMLA (n° 32)
Miconi, J-M. Hanssens, J. Faubert (n° 41)
■ A propos de la DMLA néovasculaire (n° 44)
■ La façon dont nous regardons détermine-t-elle ce que nous voyons ? (n° 46)
■ Supplémentation diététique et DMLA, l’étude AREDS 2 (n° 50)
■ Vertus visuelles du travail manuel (n° 46)
Éléments de médecine et de ■ Au sujet des «Vertus visuelles du travail manuel » (n° 47)
[Link]