Le vocabulaire de la poésie
Un vers [ La rue assourdissante autour de moi hurlait.
Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse, Une strophe
Une femme passe, d’une main fastueuse
I - LA FORME DU POÈME Soulevant, balançant le feston et l’ourlet.
1) Le vers Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal, 1861
Dans les poèmes, les lignes sont appelées des _________. Il en existe plusieurs types en fonction du nombre
de ______________________ : II - RIMES, RYTHMES ET SONS
1 syllabe ⟶ ___________________ 5 syllabes ⟶ Pentasyllabe 9 syllabes ⟶ Ennéasyllabe 1) Les rimes
2 syllabes ⟶ Dissyllabe 6 syllabes ⟶ __________________ 10 syllabes ⟶ __________________
3 syllabes ⟶ Trissyllabe 7 syllabes ⟶ Heptasyllabe 11 syllabes ⟶ Hendécasyllabe La rime est le _____________ d’un ou plusieurs _________________________ à la fin d’au moins deux vers. Il existe :
4 syllabes ⟶ Tétrasyllabe 8 syllabes ⟶ __________________ 12 syllabes ⟶ __________________
Les rimes suivies / plates : ______________________ Les rimes croisées : ______________________
Plus de 12 syllabes ⟶ vers libre. Les rimes embrassées : ______________________
Indique les schémas de rimes dans les quatrains suivants :
Le décompte des syllabes :
La lune s'attristait. Des séraphins en pleurs
Toute syllabe terminée par un –e muet s’élide devant un mot commençant par une ______________________ Rêvant, l'archet aux doigts, dans le calme des fleurs
ou un -h muet. En revanche, le –e muet qui est élidé dans la langue ordinaire doit être prononcé s’il est Vaporeuses, tiraient de mourantes violes ____________________________
suivi d’une _____________________. De blancs sanglots glissant sur l'azur des corolles
Le –e muet ne compte jamais à la fin d’un ______________. Stéphane Mallarmé
Le –e muet ne compte pas à l’intérieur d’un mot s’il est précédé d’une voyelle (ex : gai(e)té).
Il faut que ce –e soit la dernière lettre du mot pour pouvoir être élidé (ex : Arles ⟶ le –e ne s’élide pas). Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle ____________________________
– _______________________ : deux sons habituellement prononcés groupés doivent parfois se prononcer
séparément en deux syllabes (ex : vio/lon ⟶ vi/o/lon). II nous verse un jour noir plus triste que les nuits
Charles Baudelaire
– ________________________ : deux sons habituellement prononcés séparément doivent parfois se prononcer en
une syllabe (ex : fi/er ⟶ fier).
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Sépare d’un trait oblique (/) les syllabes et compte-les dans les vers suivants :
Et puis est retourné, plein d'usage et raison, ____________________________
I l ma r c h a i t l a tê te ba s s e . _______ ______ ______ ______ _____ ______ _____ __ Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Joachim Du Bellay
Et ê tre e n h a u t de mon dé s i r é h e u r . ___________________________________________
Sa n s y pe n s e r j e me trou v e h or s de pe i n e. ____ _____ ______ _____ ______ _____ ______ ______ Concernant les rimes, on peut aussi mesurer leur richesse :
La rime est dite _____________ quand il n’y a qu’un seul son commun. Ex : _________________________________
La rime est dite _____________ quand il y a deux sons communs. Ex : ______________________________________
2) La strophe La rime est dite _____________ quand il y a trois sons ou plus communs. Ex : ______________________________
En poésie, la strophe est un ________________________________________. Il en existe plusieurs types dont : La versification classique impose la règle de l’alternance des rimes féminines et masculines.
Le distique contient ______ vers. Le quintil contient ______ vers. Le huitain contient ______ vers. Une rime masculine est une rime qui ne se termine pas par un _________.
Le tercet contient ______ vers. Le sizain contient ______ vers. Le dizain contient ______ vers. Une rime féminine est une rime qui se termine par un _________, même si après celui-ci figure une marque
Le quatrain contient ______ vers. Le septain contient ______ vers. du pluriel.
2) Les sonorités 2) Les sonorités
A l’intérieur des vers, les poètes peuvent également jouer avec les sonorités en répétant, par exemple, le A l’intérieur des vers, les poètes peuvent également jouer avec les sonorités en répétant, par exemple, le
son d’une voyelle ou d’une consonne. son d’une voyelle ou d’une consonne.
Une assonance est la répétition d’un son ____________________ : Une assonance est la répétition d’un son ____________________ :
“Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire” (Racine) “Tout m’afflige et me nuit et conspire à me nuire” (Racine)
Une allitération est la répétition d’un son ____________________ : Une allitération est la répétition d’un son ____________________ :
“Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes” (Racine) “Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes” (Racine)
Le hiatus est la rencontre de deux voyelles appartenant au même mot (hiatus interne (ex : po/ète, ma/ïs)) Le hiatus est la rencontre de deux voyelles appartenant au même mot (hiatus interne (ex : po/ète, ma/ïs))
ou à deux mots successifs (hiatus externe (ex : a été)). ou à deux mots successifs (hiatus externe (ex : a été)).
3) Le rythme 3) Le rythme
_____________________ : il s’agit d’un repos, d’une pause dans le vers. Les vers longs comportent plusieurs _____________________ : il s’agit d’un repos, d’une pause dans le vers. Les vers longs comportent plusieurs
_____________________ : la plus importante placée au milieu est appelée césure. _____________________ : la plus importante placée au milieu est appelée césure.
Césure : _________________________________________________________________________________________________________ Césure : _________________________________________________________________________________________________________
__________________________________________________________________________________________________________________ __________________________________________________________________________________________________________________
Hémistiche : terme qui désigne la __________________________________. Dans l’alexandrin, la césure sépare le Hémistiche : terme qui désigne la __________________________________. Dans l’alexandrin, la césure sépare le
vers en deux hémistiches de six syllabes. vers en deux hémistiches de six syllabes.
_________________________________ = Report sur le vers suivant d’un ou de plusieurs mots nécessaire(s) au sens _________________________________ = Report sur le vers suivant d’un ou de plusieurs mots nécessaire(s) au sens
du vers précédent. du vers précédent.
Exemple : “Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d'Égée Exemple : “Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d'Égée
Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée, Sous les lois de l'hymen je m'étais engagée,
Mon repos, mon bonheur semblait s'être affermi, Mon repos, mon bonheur semblait s'être affermi,
Athènes me montra mon superbe ennemi.” (Racine) Athènes me montra mon superbe ennemi.” (Racine)
____________________ = Lorsque le sens du vers se termine au début du vers suivant. Souvent un groupe de ____________________ = Lorsque le sens du vers se termine au début du vers suivant. Souvent un groupe de
mots brefs voire un seul mot sont rejetés. mots brefs voire un seul mot sont rejetés.
Exemple : “Il est pris. – Oh ! quel nom sur ses lèvres muettes Exemple : “Il est pris. – Oh ! quel nom sur ses lèvres muettes
Tressaille ? Quel regret implacable le mord ?” (Rimbaud) Tressaille ? Quel regret implacable le mord ?” (Rimbaud)
_________________________________ = Lorsque le sens d’un vers commence à la fin du vers précédent. Souvent _________________________________ = Lorsque le sens d’un vers commence à la fin du vers précédent. Souvent
un groupe de mots brefs voire un seul mot sont rejetés. un groupe de mots brefs voire un seul mot sont rejetés.
Exemple : “Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne Exemple : “Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? L’automne
Faisait voler la grive à travers l’air atone.” (Verlaine) Faisait voler la grive à travers l’air atone.” (Verlaine)