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Risques d'incendie en Californie : Santa Ana

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GP 10/09/2025

Cours 1
Type de risque Exemples Localisation Origine Fréquence / Enjeux concernés
d’aléas s typiques occurrence

Météorologiqu Tempêtes, Littoraux, Naturelle Récurrente et Populations,


es cyclones, plaines, saisonnière bâtiments, agriculture,
canicules, zones réseaux
vagues de tropicales
froid

Hydrologiques Crues, Vallées Naturelle Récurrente, Populations, réseaux,


inondations, fluviales, saisonnière cultures, biens
sécheresses plaines

Sismiques Séismes, Zones de Naturelle Aléatoire Populations,


tsunamis failles (périodes de bâtiments,
actives retour longues) infrastructures lourdes

Volcaniques Éruptions, Zones Naturelle Probabilité Populations,


coulées, volcaniques croissante avec agriculture, bâtiments
cendres, gaz le temps

Géomorphologi Glissements Zones de Naturelle Récurrente Populations, réseaux,


ques de terrain, montagne, (saisonnière ou bâtiments, routes
éboulements, pentes, liée aux pluies)
avalanches falaises

Industriels Explosion Zones Humaine Aléatoire (liée Travailleurs, riverains,


d’usine, industrielles, aux accidents) réseaux,
pollution, ports environnement
incendie

Technologiques Accident Centrales, Humaine Aléatoire Populations, réseaux


nucléaire, barrages, critiques,
rupture de réseaux de environnement
barrage, transport
transport

Le risque incendie
exemple de la californie à Los angeles le 21 octobre 2007
Conflagration = embrasement extrêmement brutal.
Une varve est une couche ou strate sédimentaire qui s'est déposée en une année,
au fond d'un lac. Cette stratification est due à des variations annuelles du climat (saisons).
L'étude des varves permet de dater des événements climatiques, géologiques etc.

-La végétation méditerranéenne est composée du maquis et de la garrigue.

La garrigue, c’est une formation de végétation secondaire c’est le résultat d’un


défrichement qui date de l'époque romaine.
On retrouve ce type de végétation en californie en mexique sous le nom: du chaparral, une
sorte de maquis formé par des buissons et des broussailles. Ce type de végétation existe
depuis plusieurs millénaires et contrairement à la garrigue méditerranéenne le chaparral n’a
connu de défrichement massive ce qui constitue un point de combustion.
En même temps on retrouve dans le chaparral certaines espèces exotiques comme lalluptus
importé de l’australie.

L’humidité relative de l’air: L'humidité relative de l'air, ou degré hygrométrique,


couramment notée φ, correspond à la mesure du rapport entre le contenu en vapeur d'eau de
l'air et sa capacité maximale à en contenir dans des conditions données.

➢​ Un épisode de Santa Ana est un épisode de vent ?


➢​ Mécanisme de Santa Ana Winds et alerte incendie ?

Les Santa Ana Winds sont des vents chauds, secs et violents qui soufflent
régulièrement sur le sud de Californie, notamment dans la région de Los Angeles,
généralement entre l’automne et le début de l’hiver.
Ils naissent lorsqu’un anticyclone puissant se forme sur les hautes terres désertiques du Grand
Bassin (Nevada, Utah). Cet air très sec et froid en altitude commence à s’écouler vers les
zones de basses pressions situées sur la côte pacifique.
En descendant vers le littoral, cet air subit une compression adiabatique : plus il descend en
altitude, plus il se réchauffe et s’assèche. En même temps, le relief (chaînes de montagnes et
canyons) canalise et accélère ces masses d’air, créant des vents qui peuvent dépasser 100
km/h.
Ces conditions provoquent une chute brutale de l’humidité de l’air (souvent < 10 %) et un
dessèchement extrême de la végétation. Le moindre départ de feu peut alors s’embraser très
rapidement et se propager sur de longues distances, car les braises sont transportées par le
vent.
C’est pourquoi, à l’approche d’un épisode de Santa Ana, les autorités locales émettent des
alertes rouges incendie (red flag warnings) : elles interdisent certains travaux en plein air,
ferment l’accès à des zones boisées et mobilisent les pompiers en prévention.
En résumé, un épisode de Santa Ana est bien un épisode de vent mais un vent
particulièrement dangereux, car il crée les conditions idéales pour une conflagration,
c’est-à-dire un embrasement extrêmement brutal et généralisé.
On observe en Californie une forte corrélation entre le climat et la fréquence des
grands incendies, notamment lors des épisodes de vents de Santa Ana, chauds, secs et
violents, qui favorisent leur propagation. L’analyse historique montre que l’intervalle moyen
entre deux grands incendies était d’environ 21 ans durant la période dite « Chumash » (avant
1760), 29 ans pendant la période espagnole et euro-américaine ancienne (1800-1900), puis 23
ans au XXᵉ siècle. L’augmentation récente de la fréquence et de l’intensité des incendies ne
s’explique pas seulement par la croissance démographique ou un nombre accru de départs
criminels ; elle est surtout liée au changement climatique, qui allonge la saison sèche,
intensifie les épisodes de Santa Ana et crée des conditions propices à la multiplication des
feux.
Les vents catabatiques est un vent gravitationnel produit par le déséquilibre d'une
masse d'air refroidit, devenue de ce fait plus dense, qui dévale alors un relief géographique.
Diverses conditions météorologiques sont nécessaires pour son déclenchement : une
inversion de température en altitude et un faible gradient de pression possiblement
accompagné d'une dépression en aval.

Incendies, critères météorologiques d’alerte

Les services météo émettent une alerte incendie (fire weather warning) quand plusieurs conditions
sont réunies, car elles favorisent fortement un départ et une propagation rapide du feu :

Critique (« critical »)

Températures supérieures à 10–15 °C (50–60 °F) — selon la saison​


Vents soutenus ≥ 32 km/h (20 mph) (≥ 24 km/h en )​
Humidité relative très basse, en dessous d’un seuil régional (souvent < 15–20 %)​
Végétation sèche (dry fuels) : feuilles mortes, herbes sèches, broussailles​
Ces conditions doivent durer au moins 3 heures consécutives

Extrêmement critique (« extremely critical »)

Vents soutenus ≥ 48 km/h (30 mph) (≥ 40 km/h en )​


mêmes autres conditions (sécheresse, chaleur, faible humidité)​
Quand ces critères sont atteints, les risques de départ de feu et d’embrasement rapide deviennent très
élevés.

Définitions clés en gestion des risques

Risque : possibilité qu’un aléa cause des dommages à des enjeux. C’est un danger possible,
avec une part de hasard.​
Aléa : phénomène hasardeux et potentiellement dangereux (ex : incendie, séisme).​
Enjeux : ce qui est exposé à l’aléa (population, bâtiments, infrastructures…).​
Vulnérabilité : degré d’exposition et de fragilité des enjeux face à un aléa.​
Catastrophe : réalisation concrète du risque entraînant des pertes humaines et matérielles
importantes (surmortalité et surcoût).
Termes géologiques

-​ Sédiments cénozoïques : dépôts sédimentaires formés durant le (il y a 66 millions


d’années à aujourd’hui) grès, argiles, calcaires récents, etc.
-​ Escarpement : rupture de pente abrupte dans le relief (falaise, versant raide, talus de
faille).
-​ Caliche : couche du sol durcie et enrichie en carbonates de calcium, formée en climat
aride à semi-aride, aussi appelée horizon calcifié.

Commentaire complet de carte météo et du phénomène des


vents de Santa Ana
Sur cette carte météo, on observe un anticyclone continental situé au nord-ouest des
États-Unis, avec des pressions élevées au centre (1033–1032–1030 hPa), qui diminuent
progressivement vers la côte pacifique (1025–1018–1009 hPa).

Dans l’hémisphère Nord, la force de Coriolis dévie toujours les vents vers la droite de leur
trajectoire :

●​ autour d’un anticyclone (hautes pressions), la circulation est donc horaire (sens des
aiguilles d’une montre),​
●​ autour d’une dépression (basses pressions), la circulation est antihoraire.​

Les hautes pressions (HP) correspondent à de l’air froid, dense et descendant : c’est la
subsidence anticyclonique.​
À l’inverse, les basses pressions (BP) correspondent à de l’air chaud, ascendant et léger :
il monte, se refroidit, condense et produit nuages et pluies (mécanisme cyclonique).

Dans le cas des vents de Santa Ana :

●​ L’air froid et sec issu de l’anticyclone continental (HP 1032–1030 hPa) se met en
mouvement vers les basses pressions côtières (1010–1009 hPa).​

●​ En descendant des plateaux et des canyons de Californie, l’air subit une compression
adiabatique : il gagne environ +1 °C tous les 100 m de descente.​

●​ Comme cet air est déjà pauvre en vapeur d’eau (origine désertique), son
réchauffement fait chuter encore plus son humidité relative → il devient
extrêmement sec.​

●​ Le relief (canyons, effet Venturi) canalise et accélère ce flux.​

Ainsi, un air qui était froid et sec au départ devient, à l’arrivée sur la côte, un vent chaud,
brûlant, sec et violent : les vents de Santa Ana, qui assèchent la végétation et créent des
conditions idéales pour la propagation des incendies.

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