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Restauration des bornes par photogrammétrie

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Absolument. Ce thème est excellent et très actuel pour un mémoire de topographe (géomètre-expert).

Il
se situe à la confluence de la technique topographique traditionnelle et des technologies modernes de
l'information géographique.

Voici un plan détaillé structuré en trois grandes parties, avec des chapitres pour chaque partie.

---

### **Titre proposé pour le mémoire :**

**« La restauration des bornes de propriété par photogrammétrie à partir d'images Google Earth :
précision, fiabilité et intégration dans la pratique topographique moderne »**

### **Problématique centrale :**

Dans quelle mesure les images historiques et actuelles de Google Earth (et/ou d'autres services
similaires) peuvent-elles constituer un outil fiable, précis et juridiquement valable pour aider à la
restauration des bornes disparues ou incertaines en topographie légale ?

---

### **Plan Détaillé**

#### **Partie 1 : Fondements théoriques, techniques et cadre juridique**

*Objectif : Poser le cadre de l'étude en présentant les concepts clés, la technologie et l'environnement
légal.*

* **Chapitre 1.1 : La borne et son contexte topo-légal**

* 1.1.1 Définition, rôle et importance de la borne dans la propriété foncière.


* 1.1.2 Les causes de disparition ou de déplacement des bornes (usure, travaux, végétation, etc.).

* 1.1.3 Le processus traditionnel de recherche et de rétablissement (actes, plans anciens, bornes


voisines).

* **Chapitre 1.2 : Google Earth en tant qu'outil géomatique**

* 1.2.1 Origine des images : satellites, avions, fournisseurs.

* 1.2.2 Principes de la photogrammétrie et stéréoscopie appliqués aux images satellitaires.

* 1.2.3 Notions de résolution spatiale, radiométrique et temporelle. Le concept d'« historique


d'images ».

* 1.2.4 Les systèmes de coordonnées et projections utilisés (WGS84, Web Mercator).

* **Chapitre 1.3 : Cadre juridique et déontologique**

* 1.3.1 Le rôle et la responsabilité du géomètre-expert (principe de contradiction, respect de la


propriété).

* 1.3.2 La valeur probante des documents et méthodes utilisés (anciens plans vs. nouvelles
technologies).

* 1.3.3 Aspects liés à la propriété intellectuelle des images et leur utilisation professionnelle.

#### **Partie 2 : Méthodologie pratique et étude de cas comparée**

*Objectif : Décrire la méthode de travail, la mettre en œuvre sur un cas concret et évaluer sa précision
par rapport aux méthodes classiques.*

* **Chapitre 2.1 : Conception d'une méthodologie de travail**

* 2.1.1 Protocole d'acquisition : sélection des images (date, résolution, angle), identification des
points de calage.

* 2.1.2 Méthodes de numérisation : relevé des points suspects (anciennes bornes, angles de clôture,
bâtiments).
* 2.1.3 Traitement des données : géoréférencement, correction des déformations, export des
coordonnées.

* **Chapitre 2.2 : Mise en œuvre sur une étude de cas**

* 2.2.1 Présentation du terrain d'étude : un cas concret de bornes disparues.

* 2.2.2 Application du protocole : utilisation de l'historique d'images pour retrouver l'emplacement


d'une borne visible à une date T.

* 2.2.3 Production d'un plan de proposition de rétablissement.

* **Chapitre 2.3 : Vérification et analyse de la précision**

* 2.3.1 Levé topographique de contrôle : intervention sur le terrain avec un GPS RTK ou une station
totale pour mesurer les points identifiés.

* 2.3.2 Analyse comparative : calcul des écarts (en planimétrie et altimétrie) entre les points Google
Earth et les points levés avec précision centimétrique.

* 2.3.3 Identification et quantification des sources d'erreur (métadonnées des images, géométrie du
capteur, végétation, etc.).

#### **Partie 3 : Analyse critique, limites et perspectives**

*Objectif : Tirer des conclusions sur la méthode, discuter de ses limites et proposer des améliorations ou
des usages complémentaires.*

* **Chapitre 3.1 : Synthèse des avantages et des limites**

* 3.1.1 Avantages : gain de temps, accès à des données historiques gratuites, aide à la
compréhension des lieux, outil de pré-diagnostic puissant.

* 3.1.2 Limites techniques : précision insuffisante pour un bornage définitif (souvent métrique vs.
centimétrique requise), dépendance à la qualité et à l'angle des images.

* 3.1.3 Limites opérationnelles : impossibilité de l'utiliser seul, nécessité d'une validation terrain
incontournable.
* **Chapitre 3.2 : Positionnement dans la chaîne de travail du géomètre**

* 3.2.1 Google Earth comme outil de **pré-reconnaissance** et d'**hypothèse**.

* 3.2.2 Intégration avec d'autres méthodes (LIDAR, drones, plans scannés et vectorisés).

* 3.2.3 Proposition d'une procédure type intégrant l'image satellite comme élément de preuve
complémentaire (et non principale).

* **Chapitre 3.3 : Perspectives d'évolution et conclusion**

* 3.3.1 L'amélioration future de la résolution et de la précision géométrique des images.

* 3.3.2 L'automatisation du processus via l'intelligence artificielle (détection automatique de bornes).

* 3.3.3 Conclusion générale : réaffirmation du rôle central du topographe comme expert interprétant
et croisant les sources, et non comme simple opérateur de logiciel.

* 3.3.4 Réponse à la problématique et recommandations pour la pratique professionnelle.

---

### **Conseils pour la rédaction :**

* **Illustrations :** Utilisez de nombreuses captures d'écran de Google Earth, des schémas de principe,
des photos de terrain et les plans que vous produirez.

* **Glossaire :** Ajoutez un glossaire des termes techniques (géoréférencement, RTK,


photogrammétrie, etc.).

* **Annexes :** Mettez en annexe vos jeux de données bruts, les fiches techniques des images
utilisées, le détail des calculs d'écarts.

* **Neutralité :** Soyez critique et objectif. Le but n'est pas de vanter Google Earth mais d'évaluer
scientifiquement son apport dans une démarche professionnelle très normée.
Ce plan offre une structure solide, équilibrée entre théorie et pratique, et permet de mener une analyse
approfondie et critique de votre sujet. Bon courage pour votre mémoire

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