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Guide complet sur l'intubation trachéale

L'intubation trachéale est un geste d'anesthésie ou de réanimation, fréquemment utilisé en médecine d'urgence, qui consiste à placer dans la trachée à travers l'orifice glottique une sonde dont l'extrémité supérieure émerge par la bouche (intubation orotrachéale) ou la narine (intubation nasotrachéale). Elle assure la liberté et l'étanchéité des voies aériennes et permet la ventilation mécanique

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Guide complet sur l'intubation trachéale

L'intubation trachéale est un geste d'anesthésie ou de réanimation, fréquemment utilisé en médecine d'urgence, qui consiste à placer dans la trachée à travers l'orifice glottique une sonde dont l'extrémité supérieure émerge par la bouche (intubation orotrachéale) ou la narine (intubation nasotrachéale). Elle assure la liberté et l'étanchéité des voies aériennes et permet la ventilation mécanique

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PLAN :

I. Définition + anatomie de l’app


respiratoire
II. Indication

III. Contre indication

IV. Matériels

V. Déroulement

VI. risques et complications


DEFINITION

 L'intubation trachéale est un geste d'anesthésie ou de


réanimation, fréquemment utilisé en médecine
d'urgence, qui consiste à placer dans la trachée à
travers l'orifice glottique une sonde dont l'extrémité
supérieure émerge par la bouche (intubation
orotrachéale) ou la narine (intubation nasotrachéale).
Elle assure la liberté et l'étanchéité des voies
aériennes et permet la ventilation mécanique.
composante de l’app respiratoire :
Le système respiratoire est composé d'une série d'éléments qui travaillent ensemble.
 Le nez et la bouche: L'entrée de l'air dans le système respiratoire se situe dans le nez et la
bouche.
 Le pharynx: Il se situe entre le nez et la traché[Link] travaille étroitement avec le larynx pour
contrôler l'ouverture et la fermeture du tube respiratoire, la trachée, et du tube digestif,
l'oesophage.
 Le larynx:Il ferme l'accès aux voies respiratoires pendant que la nourriture est envoyée dans le
tube digestif.
 La trachée:La trachée conduit l’air jusqu’aux bronches. Elle a environ 20 mm de diamètre.
 Les bronches:Ce sont deux tubes d’environ 12 mm de diamètre qui se dirigent vers la gauche et
vers la droite et qui conduisent l’air aux bronchioles dans chaque poumon.
 Les bronchioles:Tubes ramifiés mesurant environ 0,5 mm de diamètre. Les bronchioles
conduisent l’air aux alvéoles.
 Les alvéoles:Minuscules poches d’air d’environ 0,2 mm de diamètre. Les poumons d’un être
humain comportent environ 300 millions d’alvéoles. Les échanges gazeux se font dans les alvéoles.
 Les poumons:Organes thoraciques qui contiennent les bronches, les bronchioles et les alvéoles.
L’être humain a deux poumons, un gauche et un droit. Les poumons reposent sur le diaphragme et
sont protégés par la cage thoracique.
 Le diaphragme:Organe formé de tissus musculaire. Lorsque le diaphragme se contracte, il
provoque l’inspiration de l’air dans le système respiratoire. Lorsqu’il se relâche, l’air est expiré du
système respiratoire.
Indications :

 Patient présentant une détresse


respiratoire ; détresse circulatoire.,
un coma...
 Libération et protection des voies
aériennes supérieures
 Anesthésie générale
CONTRE INDICATION :

 Trauma du rachis cervical

 Trauma crânio-facial grave

 Œdème laryngé
MATERIEL:
 Plateau d'intubation:

 Sonde d’intubation

 Le laryngoscope (manches ; lame ; pile de recharge)

 Seringue 10 ml

 Pince de magille

 Mandrin souple permet de modifier la courbure de sonde


d’intubation.

 Sparadrap de fixation pour la sonde d’intubation


MATERIEL:
Matériel d'oxygénation:

 Source d’oxygène

 Ballon Auto-remplisseur à Valves Unidirectionnelles : BAVU.

 Masque adapté à la morphologie du patient

 Respirateur en état de marche et préréglé.

 Filtre antibactérien: Permet de prévenir une infection broncho-


pulmonaire.

 En cas de vomissement, permet d'éviter la propagation du liquide


gastrique dans le système de ventilation
MATERIEL:
Matériel d’aspiration :

 Source de vide munie d’un manomètre.

 Réceptacle à usage unique.

 Tuyaux.

 Sonde d’aspiration stérile de calibre adapté : en fonction de


l’aspiration : nasopharyngée, trachéale, buccale.

 Compresses stériles.
Déroulement :
1-l'installation du malade:
 Installer le patient en décubitus dorsal.

 Vérifier le monitorage du patient et noter ses paramètres: scope, tension


artérielle, pulsations, saturation, fréquence respiratoire.

 Vérifier la présence et le fonctionnement du plateau d'intubation (tester le


ballonnet avec la seringue pour vérifier son étanchéité), du système
d'aspiration et du système de ventilation artificielle.

 Poser une sonde nasogastrique sur prescription médicale: permet de vidanger


le contenu gastrique et prévenir le risque de syndrome de Mendelson:
inhalation du contenu gastrique. (en cas d’indications)
Déroulement :
2-L'induction de l'anesthésie

Anesthésie par voie intraveineuse :

 1er: analgésique pour supprimer la douleur

 2nd : Curare : myorelaxant qui entraîne une paralysie des muscles.

 3ème : Hypnotique : action sédative et endormissement


Déroulement :
3-La téchnique:

 On surélève légèrement la tête avec un petit coussin ou la mettre


en hyper extension;
 On ouvre largement la bouche par les doigts;
 L’opérateur saisit le laryngoscope avec la main gauche et introduit
la lame verticalement du coté droit de la bouche, tandis que le
pouce et l’index écartant les lèvres pour éviter qu’elles ne soient
coincées entre la lame et les dents;
 Dés son introduction la lame refoule la langue vers la gauche et
l’enfonce progressivement jusqu’à l’épiglotte, cela se fait en
douceur. Puis il soulève le maxillaire inférieur à l'aide du manche ce
qui permet de visualiser l'orifice glottique;

suite…
Déroulement :
 Introduction de la sonde une fois l’opérateur a une bonne
visualisation des cordes vocales;
 le ballonnet doit se situer environ à 2 centimètres en dessous des
cordes vocales :
soit à environ 23 cm des arcades dentaires chez l'homme.
Soit à environ 21 cm des arcades dentaires chez la femme.
 Retrait du laryngoscope et de la pince de magill ou du mandrin si
utilisés;
 Gonfler le ballonnet : volume indiqué sur la sonde : objectif : < 25 mm
Hg ou 30 cmH2O;
 L’opérateur ausculte pour comparer les deux champs pulmonaires en
plaçant le pavillon du stéthoscope dans la région sous axillaire, pour
s’assurer de l’égalité de l’intensité des deux murmures;
RISQUE ET COMPLICATION :
♣ Blessure de la lèvre inférieure par écrasement contre
l'arcade dentaire lors de l'introduction de laryngoscope;
♣ Fractures dentaires;
♣ Laryngospasme;
♣ Syndrome de Mendelson : inhalation bronchique de
liquide gastrique : mise en place d'une aspiration
gastriques;
♣ Intubation sélective de la bronche droite : sonde trop
enfoncée;
♣ Intubation œsophagienne;
♣ Lésion des cordes vocales;
♣ Extubation accidentelle.
Conclusion
 Geste technique fréquent

 Potentiellement à risque si problème


anatomique

 A risque si problème médical/paramédical

 Surveillance cruciale pour les complications


 L’intubation est un geste technique
courant mais qui peut présenter des
risques, notamment en cas d’anomalies
anatomiques ou de conditions médicales
particulières. Une vigilance constante
est essentielle afin de prévenir et de
gérer les complications potentielles.

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