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Régulation des rivières : Diques enrocaudés

Ce document décrit les digues enrochement et leur conception. En 3 phrases : Les digues enrochement sont des structures flexibles construites pour protéger les rives des rivières. Leur conception nécessite des calculs hydrologiques, géotechniques et hydrauliques pour déterminer les dimensions optimales et garantir la stabilité des roches face aux forces du courant.

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Régulation des rivières : Diques enrocaudés

Ce document décrit les digues enrochement et leur conception. En 3 phrases : Les digues enrochement sont des structures flexibles construites pour protéger les rives des rivières. Leur conception nécessite des calculs hydrologiques, géotechniques et hydrauliques pour déterminer les dimensions optimales et garantir la stabilité des roches face aux forces du courant.

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MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE

DIRECTION RÉGIONALE AGRICOLE DE LA LIBERTÉ

PROGRAMME DE RÉGULATION DES RIVIÈRES ET DE PROTECTION

DE STRUCTURES DE CAPTATION

PERPEC - LA LIBERTÉ

DIQUES ENROCADOS

SEPTEMBRE – 2002.

DIQUES ENROCADOS
1. DIQUE ENROCADO:

Nous pouvons parler de cette structure, flexible, construite longitudinalement par rapport à l'axe de la rivière dans le but
de protéger ou de fixer les marges de celui-ci. Sa formation se fait par la construction d'un
digue de matériel propre, pouvant être en matériau sélectionné, et son enrochement ultérieur en talus et
optionallement, le digue peut comporter un noyau imperméable en matériau lourd, filtre de
graviers, tissus plastiques et géotextiles, selon le matériau utilisé dans la formation du
dique.
Depuis notre position, en tant que partie du PERPEC, nous considérons ce type de défenses comme la
plus optimale, pour les raisons suivantes :
Techniquement, il s'agit de structures de caractère permanent, elles possèdent une plus grande résistance.
à l'érosion et à l'érosion des fondations.

Disponibilité des ressources, matériel de rivière, roche et machines lourdes.


Coûts inférieurs par rapport à d'autres structures avec des capacités de résistance similaires.
Des délais d'exécution plus courts, l'utilisation de machines lourdes permet d'obtenir des résultats élevés
rendements par rapport à d'autres types de travaux où leur emploi n'est pas possible
(gavions).

1.1. DIMENSIONNEMENT DU DIQUE :

Le dimensionnement nécessite le développement de diverses études et calculs, parmi lesquels


nous mentionnerons en suivant un processus ordonné pour sa détermination :

Calculs hydrologiques, pour déterminer le débit de conception. Divers seront utilisés.


méthodes (hydrauliques, hydrologiques et) et outils (logiciel : SIH, HMS, HFAM).
Études géotechniques, analyse granulométrique du matériau de cours d'eau.
Calculs hydrauliques, pour déterminer la largeur stable de la rivière, le tirant d'eau et
profondeur d'érosion. (formules empiriques de : Altunin, Blench,)
Analyse structurelle, stabilité du barrage et enrochement, l'analyse détaillée de celui-ci
nous le verrons plus tard.
Étude topographique, pour déterminer la pente de la rivière, l'emplacement et l'alignement.

Avec ces calculs, nous obtiendrons : hauteur du mur, section transversale, profondeur et largeur de
ongle.

2. CONception DE L'enrochement DU DIQUE :

La conception de l'enrochement de digue nécessite de connaître les caractéristiques hydrauliques de l'écoulement pour les
que commencent à se déplacer les particules du lit d'un cours d'eau, semblable à l'estimation de la
capacité de transport de solides dans une section déterminée.
La définition du concept de commencement de traînée n'est pas exempte de difficultés, car le fait
du fait qu'une particule se déplace ou reste au repos, à un instant donné, dépend de
de nombreux facteurs parmi lesquels se trouvent les caractéristiques du flux dans son environnement dans ce cadre
instantané, sa position dans l'ensemble du matériau, poids, dimensions, etc., ce qui fait que
De nombreuses études sur le sujet sont abordées statistiquement.
2.1. PROPRIÉTÉS DE LA ROCHE :

2.1.1. TAILLE

En général, on considère que la roche est composée de particules de taille supérieure à 15 cm. Il n'y a pas
limitation pour la dimension maximale.

2.1.2. POIDS SPÉCIFIQUE :

En général, le poids spécifique réel est de l'ordre de 2,65 tn/m3.

2.1.3. FORMA

Selon le "Cahier des charges techniques générales pour l'exécution des travaux"
hidrauliques” ESPAGNE, la forme des roches remplira les conditions suivantes :
Être principalement anguleux.
Au moins 75 % des roches auront leur dimension majeure, supérieure à 2,5 fois à
la dimension du plus petit.
En aucun cas la dimension la plus grande ne dépassera trois fois la plus petite.

2.1.4. ANGLE DE REPOS:

Dans le cas des roches de protection, on utilise le concept de "taux de repos".


matériel qui correspond à la notion intuitive de l'angle qu'il supporte sans tomber un
talus formé par des roches projetées.
L'action de l'eau n'affecte pas significativement sa valeur, et, évidemment, le placement
du matériau l'augmente.

2.2. ANALYSE DU TRAÎNEMENT DES ROCHES :

2.2.1. DÉBUT DU TRAÎNEMENT :

La condition critique du mouvement d'une particule de fond se produit lorsque celles-ci se


se déplacent en raison de la force de traînée du flux.
La stabilité d'une particule dépend de sa taille, de sa forme et de sa "cohésion".

[Link]. FORCE TRACTIVE :

C'est l'effort interne du fluide qui résiste à la déformation dans un fluide en


mouvement. Considérant l'équilibre dans la direction X du volume de contrôle
(v.c.), dans le lit d'un cours d'eau. L

V
Wsen

Ft

W
Figure N° 01

Où :
L : Longueur du tronçon
V : Vitesse
W : Poids de l'eau
[Link] : Composante du poids de l'eau dans la direction du
flux qui génère l'effort de cisaillement au fond
du fleuve. (Ft).
Un : Aire de la section transversale
Ft : Force de cisaillement au fond en raison de l'écoulement dans le
tramo L.

Ft=[Link] = .[Link]

Ft= o. A
A =P.L
effort de cisaillement unitaire moyen
P : périmètre mouillé.

o= .[Link] , en simplifiant

o= .[Link] ................. (1)

Rh= A / P

Rhradio hydraulique

Pour petits, sen = Se


Seen attente d'énergie.

Pour des canaux très larges par rapport à la profondeur h de l'écoulement, cela est vrai

Rh= h
Alors :
o = .[Link]
………… (2)

[Link]. CONDITION CRITIQUE :

L'équilibre d'une particule dans le lit d'un courant est rompu si l'effet
résultante des forces de : traînée, portance et viscosité, sont supérieures à
les forces résistantes comme : la gravité et la cohésion. La cohésion est importante
uniquement en matériaux fins.
Condition critique, signifie qu'un léger changement dans les conditions d'écoulement
origina le début du mouvement, Déterminer cette condition est très difficile par
être le mouvement lié à la diffusion turbulente du flux.

[Link].1. EFFORT CISAULT CRITIQUE DE FOND :

L'effort de cisaillement critique de fond est fonction du nombre de


Reynolds Re:

Re* = DV* / , V* = g.h.S o/ .............. (3)

cr o cr = ƒ (Re*) .............. (4)


( s- )gD

La relation (4) a été étudiée par de nombreux auteurs, en particulier


par SHIELDS, qui a obtenu le graphique (Nº 01), pour des conditions d'écoulement
turbulent et matériau uniforme, 2 < Re < 500.

Pour un matériau non uniforme, la courbe de SHIELDS peut être utilisée si


anniversaire (D95/ D50) < 5 , et en utilisant le diamètre moyen comme D.

[Link].2.
Fs

V
Wsen
Wcos

Figure Nº 02
Lane en 1953, en utilisant le critère de la force tractrice, a trouvé la relation :

( ) = cos 1-(tg / tg )3* ................. (5)


o crt o cr

k( ) = ( )/
o crt ,
o cr ............... facteur de correction.

Où :
: angle de repos
: angle de la pente latérale.
o cr : effort de cisaillement admissible au fond du lit.
o crt ( ) : effort tranchant critique admissible pour une
particule dans le mur de la pente et qui garantit sa
stabilité.

Pour la conception, les efforts de cisaillement maximaux au fond et sur les talus
ils ne doivent pas dépasser les admissibles calculés avec (2), (3) et (4), les
Les efforts de cisaillement maximaux peuvent être obtenus à partir du graphique de SHIELDS.
pour différentes sections transversales, en considérant h=D.
Pour une section très large, on obtient.
Pour le fond ô max = .h.S
Pour le talus o max t = 0,75 .h.S

2.2.2. STABILITÉ DES ROCHES :

La stabilité des roches dans les enrochements a été analysée par plusieurs auteurs.
Prendre une valeur « sûre » pour le paramètre de SHIELDS = 0.03, à partir du
critère du début de mouvement en relation avec l'effort critique et le diamètre de la
particule, la relation suivante a été obtenue :
D50 b. V2 ……………… (6)
2g
Où :
D50 : il peut être considéré comme le diamètre moyen des roches en mètres.
b : c'est un facteur qui pour des conditions de beaucoup de turbulence et de pierres
redondeadas doit être pris comme 1,40.
V : vitesse moyenne du flux en m/s.
: facteur de talud
: Densité relative.

= sen2 .................. (7)


sen2

: angle de la pente.
: angle de friction interne du matériau.

Le poids d'une roche de diamètre Dmse calcule par :

W . s.D3m …………… (8)

: facteur qui rapproche le volume d'une roche de celui d'un cube.

= 1,00 pour un cube.


= 0,50 pour une sphère.
= 0,65 pour pierre concassée.

De l'équation (4) :

cr = o cr .
( s- )gD

y de l'équation de CHEZY : V = C RS, se obtient :

V cr C =
cr 1h/D)1/6 ………… (9)
gD g

Aussi :
D= 2V3cr ………… (10)
h

Où :
D : diamètre équivalent en mètres.
1, 2: coeficients numériques.
h : profondeur de l'eau.

2.2.3. FACTEUR DE SÉCURITÉ : (K)


La stabilité des roches sur un talus dépend de la vitesse du flux, de l'angle du
talus et les caractéristiques de la roche.
Les roches sur un talus ont tendance à rouler plutôt qu'à glisser, donc la stabilité de
les mêmes sont analysées en considérant les moments autour d'un point de rotation.
(point O).

Un

horizontal
horizontale FD
Vr Vr
Wssen R
Un
Fs

d4
Sens de rotation

O FDcos
d3d1Wssen cos
d2
Wscos

COUPE A-A

FD : Force de traînée.
Fs : Force de sustentation normale au plan du talus.
: angle de la pente.
Ws : poids immergé de roche.
: angle mesuré dans le plan de la pente entre l'horizontal et le vecteur
vitesse Vr.
[Link] : composante du poids normal au talus.

De la figure :

[Link] .d2moment résistant de la composante du poids qui s'oppose à la rotation


Fs.d4+ [Link] .d3+ [Link] .cos .d1= moments de torsion qui produisent une rotation
de la roca.
La stabilité de la roche signifie que le moment résistant soit supérieur ou égal à
moment de retournement ; par conséquent, le facteur de sécurité (FS) doit être supérieur à l'unité.

K = Moment résistant
Moment de retournement

K = . [Link] .d2 . ............................. (11)


Fs.d4+ [Link] .d3+ [Link] .cos .d1

Divisant par Ws.d2 :

K = . cos bronzage . ............................ (12)


’ bronzer + sen cos

’ = [Link] .d3+ Fsd4 ........................... (13)


Ws d2 Ws d3

' = paramètre de stabilité pour les solides dans une pente, et est lié à la
paramètre de SHIELDS :
cr = o cr .
( s- )gD

Selon GESSLER, pour un flux turbulent = 0,047, alors :

= o cr .
0,047 ( s- )gD

= 21 o cr . ..................... (14)
( s- )gD

’ = (1+sen ( + )) / 2 …………….. (15)

bronzage .
= cos .
2 sen + sen ………. (16)
bronzé

[Link]. FLUX SUR FOND PLAT :

Pour des roches sur un fond plat, il est vrai que = 0, = 0; remplaçant des valeurs dans
(13) et (12) nous avons :

’= FDd3 + Fsd4 .................. (17)


Ws d2 Ws d3

1/ ’ ………....... (18)

Pour le début du mouvement sur un fond plat ’ = 1. Si nous considérons un


écoulement turbulent, étant V la vitesse de l'écoulement à proximité de la roche, se
aura
V = 2,5 V* ln(30.2) = 8.52 V* ………. (19)
Comment :
V* = o/ , en dégageant oet en remplaçant dans (19) :

o= V2 ………. (20)
72,5

Remplaçant oen(14) nous obtenons :

0,29 V2 .............. (21)


gD

[Link]. ÉCOULEMENT HORIZONTAL SUR LA PENTE:

Dans la plupart des cas, l'angle du flux avec l'horizontale est petit,
alors on a 0, en remplaçant dans (16) et (15) nous obtenons :

bronzage = bronzage ......... (22)


2 sen

’= ( (1 + sen ) / 2 ) …….. (23)

Remplaçant (22) et (23) dans (12) :

K = Sm( 2
+4- ) .......... (24)

Où :
Sm= tan / tangente
= Sm sec

Résolvant pour :

= Sm– K2. cos ................ (25)


K – S2m

Avec ces résultats, il est possible de déterminer la variation du facteur de sécurité


pour différents diamètres de roche. D'où l'on peut observer que plus grand
le diamètre augmente K, tout en ayant une vitesse plus faible.
Igualmente, le K pour un diamètre de roche déterminé peut augmenter si
nous réduisons l'angle ) du talus.
Enfin, nous devons indiquer que pour les enrochements en protection des rives, par le
général, le K = 1,50.
2.2.4. CRITERES DE VITESSE MOYENNE CRITIQUE :

Dans ce critère, on obtient la valeur de la vitesse moyenne du flux fournie par le


début de l'entraînement de la roche. Il montre, entre autres, les expressions suivantes :

Selon NEIL :

. V2o . = 2,5 ( h/d )0,2


( s- )gd

calado

Selon l'ASCE (Comité pour la préparation du manuel de sédimentation)

0,347 V2o= cos


( s - ) g d50

angle de talus

2.3. CONSIDÉRATIONS PRATIQUES :

2.3.1. EMPLACEMENT DU BARRAGE :


Conditions des bords en amont et en aval
Zone à protéger
Emplacement par rapport à la ligne de flux.
Emplacement en fonction de la zone marginale.
2.3.2. ALIGNEZ-VOUS :
Longueur de travail.
Modification de la direction du flux.

2.3.3. COTAS DE RASANTE :


Rasante de conception vs rasante actuelle de rivière.
Nombre de pentes à considérer dans le tronçon à exécuter.
Pente vs vitesse.
2.3.4. NIVEAU DE COLMATAGE :
Réduction de la surface de la section hydraulique.
Changement soudain de la ligne d'écoulement.
Recarga du débit sur une rive.
Augmentation de la profondeur et du volume d'excavation de la barre de digue.

2.3.5. MATÉRIAU DU CORPS DE DIQUE :


Résistance au phénomène de siphonnement.
Déstabilisation du terrain de repos de la roche.
Interruption de l'eau de drainage.

2.3.6. PROCESSUS CONSTRUCTIF :


Construction de digue en matériaux propres à 60 % avec tracteur à chenilles et
40 % avec excavatrice et bennes.
Type d'hébergement
Programmation dans le transport de roche et aménagement en digue.
Rendements atteints : 100 à 120 m3/jour.
Fff
uu
2.3.7. REFORESTATION :
Incorporation de cultures à racines profondes afin de "mailler" les
roches.(carrizos).
gg
2.3.8. CONSTRUCTION MIXTE AVEC ÉPIGNON.
Les coûts sont réduits et la superficie protégée est augmentée.
Meilleur utilisation du matériau fluvial et exécution de travaux doubles
objectifs (canalisation et formation de digue).
ooo
2.3.9. PRINCIPALES CAUSES DE DÉFAILLANCE :
Profondité d'excavation supérieure aux calculs de conception, cote de l'également
supérieur à la cote de cours d'eau, recharge du débit sur une seule rive, créant
sinuosité.
Érosion du corps de digue à travers les espaces vides entre les rochers.
Desaccomodo et déformation du enrochement par effet de siphonnage et
affaissement du corps de digue.
Destruction de digue par débordement en raison du colmatage du lit.

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