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Diffusion moléculaire des gaz et loi de Fick

Le document présente le cadre théorique de la diffusion moléculaire dans les gaz. Il explique que la diffusion se produit lorsque les molécules se déplacent aléatoirement des zones de haute à basse concentration, uniformisant le mélange. Il décrit la première loi de Fick pour un état stationnaire et comment le flux diffusif est lié au gradient de concentration. Il couvre également des cas plus généraux impliquant la convection et la diffusion équimolaire entre deux gaz.

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Diffusion moléculaire des gaz et loi de Fick

Le document présente le cadre théorique de la diffusion moléculaire dans les gaz. Il explique que la diffusion se produit lorsque les molécules se déplacent aléatoirement des zones de haute à basse concentration, uniformisant le mélange. Il décrit la première loi de Fick pour un état stationnaire et comment le flux diffusif est lié au gradient de concentration. Il couvre également des cas plus généraux impliquant la convection et la diffusion équimolaire entre deux gaz.

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1 MARCO THÉORIQUE

1.1 DIFFUSION MOLECULAIRE DANS LES GAZ


la diffusion moléculaire ou le transport moléculaire de masse, dans son expression la plus

simple, c'est le phénomène dans lequel les molécules d'un composé se déplacent
aléatoirement et tendent à uniformiser la concentration dans un milieu. la diffusion
peut être causée par diverses forces motrices, la plus courante étant la
provocée par un gradient de concentration. Dans ce cas, le phénomène se
on appelle diffusion ordinaire. la diffusion peut également avoir son origine dans des gradients

de pression, de température ou en forces externes au système qui agissent différemment


manière sur les espèces chimiques qui composent le mélange.
2058

Les forces intermoléculaires dans les gaz sont relativement faibles. Cela est dû à
que contiennent peu de molécules par unité de volume, où chaque molécule
il a peu de molécules voisines avec lesquelles il peut interagir en devant parcourir
distances considérables avant de pouvoir entrer en collision.[ CITATION Rod17 l 2058 ]

1.2 PREMIÈRE LOI DE FICK (ÉTAT STEADY)


Considérant un mélange binaire dans un milieu au repos des espèces
quimique A et B, où le nombre de molécules de A dans un volume donné dans un
région, est plus grande que dans une autre région voisine, alors se produira la migration de

Figure 2 Diffusion moléculaire de l'oxygène et de l'azote de manière expérimentale. Source :


[ CITATION Lob07 \l 2058 ]
molécules de A, à travers de B, c'est-à-dire depuis la zone de plus grande concentration vers

la de menor concentration.

DAB∗C AO−CAL
J A,z= (1)
LZ

Où :

kmol
J U n = Flux spécifique de diffusion par rapport au fluide en mouvement.
m2s

D AB=diffusion de A en B

Les hypothèses que nous utilisons pour présenter la loi de Fick peuvent sembler
arbitraires. En fait, elles ne s'appliquent pas dans n'importe quelle circonstance. Par exemple, si les

les concentrations étaient très élevées ou qu'une réaction se produisait entre les gaz, ce
le modèle ne fonctionnerait pas. L'une des clés pour utiliser correctement les lois
scientifiques ou empiriques consiste à les appliquer dans les conditions dans lesquelles elles sont
valides ; il n'existe pas une seule loi qui ne contienne des restrictions. Comme nous le verrons à l'

au long de ce texte, la loi de Fick est largement applicable à une grande diversité de
problèmes.[ CITATION Lob07 2058 ]

où J A,z représente le flux diffusif de l'espèce A dans la direction z; (C−C)


A0 AL es

la différence deconcentration de A entre les plansz=0y z=L zoùz; c'est L


le
épaisseur du film liquide. Supposonsmaintenant que l'Ec. (1) est applicable sur

Figure 3 Variation de la concentration avec la distance dans un film à un tempo


arbitraire, originée par la diffusion du soluté A. Source : [ CITATION Lob07 \l 2058 ]
un petit incremento de distance∆ zet que la différence de concentration sur
cette distance est ∆CA de sorte que nous faisons correspondre z; L ∆z, y (
con
CA 0−C AL) avec−∆ C A Le signe négatif est nécessaire par la définition de l'opérateur.
∆, c'est ça

∆CA =C Un(z+ ∆z)−C A ( z) (2)

Le flux du soluté A moyen à travers la distance ∆z est alors

∆ C Un C Un( z +∆z,t)−C Un( z)


J A,z=−D AB =−D AB
∆z ∆z
(3)
∆CA
Dans la Figure 3, il est clair que représente la pente moyenne sur la région
∆z
∆z. Plus ∆z est petit, meilleure sera la représentation de la pente dans
un point z. À la limite lorsque ∆z→ 0, nous obtenons la dérivée partielle de CA avec
concernant z

C A ( z +∆ z,t)−C A (z,t) ∂ C U n
lim =
∆z→0 ∆z ∂z
(4)

Alors, le flux diffusif pour un flux molaire de l'espèce A à n'importe quelle distance et
à tout moment est donné par :

−C∗D AB∗Un∗dyU n
J A,z=
dz

dCUn
J A,z=−D AB (5)
dz

Où :

kmol
J U n = Flux spécifique de diffusion par rapport au fluide en mouvement de A.
m 2s
CA=Concentration molaire partielle de l'espèce A.

Alors, le flux diffusif pour un flux massique de l'espèce A à n'importe quelle distance et
à tout moment est donné par :

(6)

Où :

kg
J=Flujomásico
A spécifique de diffusion par rapport au fluide en mouvement.
m 2s

❑ Un
=¿ Densité partielle de l'espèce A

kg
ṁ=débit
A massique
s

w=¿
Un Fraccion de masa de la especie A.

Un=zone de coupe transversale par où passe le flux.

1.3 CAS DE GÉNÉRAL POUR LA DIFFUSION DES GAZ A ET B


PLUS DE CONVEXION :
Jusqu'à présent, seule la transfert de masse par diffusion a été considérée.
dans un fluide stationnaire, sans mouvement net (ou flux convectif) de l'ensemble
de ce mélange de A et B, où le flux spécifique de diffusion A J ne dépend que de
gradient de concentrations ; qui peut également être exprimé en fonction de la
vitesse de diffusion de A comme : [ CITATION Rod17
2058 ]
J A =v dif , AC U n (7)

vdif , AVitesse de diffusion de A, en m/s, en considérant qu'elle se dirige vers le


droite (avec signe positif)
Considérons maintenant que la totalité du fluide se déplace avec un flux
général ou convectif. Le composant A continue à se diffuser vers la droite, et son
la vitesse par rapport à un point stationnaire sera égale à sa vitesse de diffusion
plus la vitesse de la phase totale :[ CITATION Rod17 2058 ]

v A =v dif U n +v M (8)

Où :

vA Vitesse de A par rapport à un point fixe.

vM Vitesse molaire moyenne de l'ensemble du fluide par rapport à un point

stationnaire.

En multipliant l'équation (13) parUn,Con a :

CUnv U n =C Av différentielA +C Unv M

Nous pouvons exprimer cette équation par :

N A =JU n +CAv M (9)

Où :

N Un Flux spécifique total de A par rapport au point stationnaire

J Un Flux spécifique de diffusion par rapport au fluide en mouvement.

CUnvM Flux convectif spécifique de A par rapport au point stationnaire.

De plus, soit N, le flux spécifique total du courant général par rapport au point
stationnaire

N=CUnv M =N Un+ N B

Déblayant vM:
N U n + NB
vM=
C

En remplaçant dans l'équation (14)

CUn
N A =JA + ( N+A N B ) (10)
C

1.4 CONTRADIFFUSION ÉQUIMOLALE DANS LES GAZ

Elle se présente fréquemment dans les opérations de distillation. Supposons que l'on
ils ont deux grandes chambres reliées par un tube, où les gaz sont contenus
A et B à la pression totale P qui reste constante. Les deux chambres sont en train de
agitées pour maintenir des concentrations uniformes. Les pressions partielles
sont liées comme : p A 1 > p Un2ypB 2 > p B 1 , donc les molécules de A se
se propagent vers la droite et celles de B le font vers la gauche. Comme la pression
le Ptotal reste constant, les moles nettes de A qui se diffusent vers la
la droite doit être égale aux moles nettes de B qui le font vers la gauche,
es [ CITATION Rod17 \l 2058 ]

J U n =−J B (11)

Où :
kmol
J B =Flux spécifique de diffusion par rapport au fluide en mouvement de B. 2
ms
Figure 4 Diffusion équimolaire. Source : [ CITATION Rod17 2058 ]

Écrivant la loi de Fick pour B quand C est constant (équation similaire à la


équation 5):

dCB
J B =−D BA
dz
(12)

CA +C B=C

Différencier :

dCA =−d C B (13)

Remplaçant dans l'équation (11) :

d C Un dCB
−D AB
dz (
=− −DBA
dz )
d C Un dCB
−D AB
dz (
=− −DBA
dz )
d CB dCB
D AB =D BA
dz dz
D AB=D BA (14)

D AB=diffusion de A en B

DBA =diffusion de Ben A

Cela démontre que dans un mélange gazeux binaire de A et B, le coefficient de


diffusivité (ABD
) pour la diffusion de A dans B est égal au coefficient de diffusivité

pour la diffusion de B dans ADBA ).

C'est une situation qui se présente fréquemment dans les opérations de


distillation

N A =−N B =const . (15)

Figure 5 Profil des pressions partielles de A et B en fonction de z. Source : [CITATION Tre 2058]

Alors :

N A =JU n +CUnv M (16)

vM Vélocité molaire moyenne de l'ensemble du fluide par rapport à un point

N A Flux spécifique total de A par rapport au point stationnaire

J A Flux spécifique de diffusion par rapport au fluide en mouvement.


CUnvM Flux convectif spécifique de A par rapport au point stationnaire.

De la ec. (16) laUnCavec l'équation des gaz parfaits :

PUn
CUn=
RT

−D ABdPUnP A
N Un= + ( N+A N B ) (17)
RT d z p

−D ABdPUn
N A=
RT d z
(18)

Z2 p Un2
−DAB
∫Z dz=
RT NUn∫p
d P Un
1 Un1

−D AB
N A= ( P−P
A2A1 )
RTz

D AB
N A= ( P −P ) (19)
RTz U n 1 U n 2

Où :

distributeur automatique
R constante des gaz universelle 0,082
mol.K

T température du système. K

1.5 DIFFUSION À TRAVERS UNE ZONE DE COUPE


VARIABLE TRANSVERSALE
Dans les cas d'état stationnaire analysés jusqu'à présent, on a considéré à
N Uny JUncomme des constantes dans les intégrations. Dans ces exemples, la zone de coupe
transversal J e s2àu travers
is lequel se vérifie la diffusion, est invariable et la distance z
ça change. Dans certaines situations, la zone A peut changer. Alors, cela résulte
pratique définir N Un comme :

ŃUn
N A= (20)
Un

Où :

A=Zone du cortetransversal

Ń Unkg mol de A qui se diffuse par seconde oukg mol/s .

´ constant mais A ne pour pas une zone variable.


En état stationnaire,NUnsera

[ CITATION Rod17 2058 ]

1.5.1 Diffusion depuis une sphère


Considérer le cas de diffusion dans un gaz vers ou depuis une sphère ; situation qui se
peut présenter dans des cas d'évaporation d'une goutte de liquide, l'évaporation de
une boule de naphtaline et dans la diffusion de nutriments à un micro-organisme de forme

r 1 que se trouve dans un


sphérique dans un liquide. Ainsi, nous avons une sphère de rayon

milieu gazeux infini. Le composant A, avec une pression partielle PA1 dans la
superficie, se difond dans le milieu stationnaire environnant B, où la valeur de
P A 2une distance grande équivaut à zéro.[ CITATION Rod17 2058 ]
Figure 6 Diffusion depuis une sphère. Source : [ CITATION Rod17 2058 ]

De l'équation (20) pour une sphère, on a :

ŃUn
N A= (21)
4π r2

Et de l'équation (17), en remplaçantdz pardocteur:

−D ABdpUnp U n e
N Un= + ( N+0Un )
RTdr p

−D ABdpUnp A
N A= + ( N A)
RTdr p

−D AB dPUn
N Un=
RT PUn
( 1−
P )
dr

(22)

En égalant les deux équations, en les ordonnant et en intégrant :

ŃUn−DAB dPA
=
4π r2 RT PUn
( 1−
P
dr
)
r2 p A2
Ń A docteur
−D AB dPUn

4π r r 2
=
RT ∫p PA
1 Un1

( 1−
P )
Ń A 1 1 −D AB P−P Un2
(
4π r1r 2
− =
)
RT
ln
P−P Un1 ( )
(19)
1
Puisque r 2≫r 1 , donc que 0 , en remplaçant la valeur de PBM, et en multipliant
r2

1
les deux membres par
r1

1 ŃUn−D ABP(P Un1−P A 2 ) 1


x = x
r 14π r1 RT PBM r1

ŃA −D ABP(P A 1 −P U n 2)
=N U n =
4π r 2
1
RTr1PBM
(23)

Où :

r 1=radiodel puntoinicial.

P= pression atmosphérique du système.

P A 1= pression partielle de l'espèce A.

1.5.2 Diffusion par un conduit de section transversale non


uniforme
Considérer la figure suivante où le composant A se diffuse dans l'état
stationnaire à travers un conduit circulaire à section variable.

Figure 6 Diffusion à travers un conduit à section transversale non uniforme

. Source : [ CITATION Rod17 \l 2058 ]

De l'équation (20) pour une sphère, on a :

Ń U n
N Un= 2
πr

De l'équation (22), remplacé pardr pardznous avons :

−D AB dpU n
N A=
RT pA
( 1−
p )dz

(21)

où le rayon r est variable et peut être relié à la position z de la


trajet alors :

r −r 1r 2−r 1
=
z−z 1z 2−z 1

r 2−r 1
r=
( )
z 2−z 1 (
z−z+r
1) 1 (22)
En remplaçant l'équation (22) dans l'équation (21), en ordonnant et en intégrant, nous avons :

ŃUnz 2−z 1−D ABp p− p A 2


(
π r 1r 2 )=
RT
ln
( )
p− p U n 1
(23)

2 EXERCICES
1)
2)
Exercice 1, solution :

Données

−4m2
D AB=0,16×10
s

L=1 m =z

D=50mm=50x10−3 m

r =25 mm=25x10−3m

p A 1 =100mmHg

p U n 2 =50 mmHg

distributeur automatique
R=0,082
mol. K

T =25°C=298,15K

kg
PM=44
kmol

De l'équation de Fick :

N A =JA +CUnv M
Où :

N A =−N B =const .

N U n =JUn

dCA
J U n =−D AB
dz

Dégager la zone

ŃA
J U n =NU n = 2
πr

utilisant les équations des gaz idéaux :

pUn
CUn=
RT

Remplaçant :

−D ABπr2dpA
Ń U n =
RT dz

Intégrant :

Z2 2 p Un2
−D ABπ( r )
Ń Un∫dz= ∫p d pA
Z1
RT A1

2
−D ABπ( r )
Ń Un( z2 −z1 )= ( p A 2 −p A 1)
RT

2
DABπ( r( p) A 1 −p U n 2)
Ń A =
RT(z 2−z 1 )

Remplaçant les données de l'énoncé :

2
DABπ( r( p) U n 1 −p A 2)
Ń U n =
RT(z 2−z 1 )
( m2
)
2
0,16×10
−4

s
( π25x10m(100mmHg−50mmHg)
( −3
))
Ń U n =
1 m 3dix3mol
( )
guichet automatique
( 0,082
mol. K
(
)
298,15 ) (1 m −0) 3
10L
x
1kmol

kmol
−11
Ń A =−8,454×10
s

La rapidité de transfert de masse du C O2es:

kmol kg
( )( )
−11
ṁ=
Un −8,454×10 44
s kmol

−9 kg
ṁ=2,367×10
Un
s

Exercice 2, solution :

Données

−6 m2
D AB=6,92×10
s

DAB
P−P Un1=1atm−0,555mmHg =0,999atm
760mmHg

P−P Un2=1 a t m −0atm=1atm


r =2mm=2x10−3m

distributeur automatique de billets


R=0,082
mol. K

T =25°C=298,15 K

De l'équation (16) pour une sphère, on obtient :

ŃUn
N A=
4π r2

Et de l'équation (13), en remplaçantdz pourDr:

−D ABdPUnP U n
N Un= + ( N+0
A )
RT d r P

−D ABdpUnp U n
N A= + ( N Un)
RTdr p

−D AB dpA
N Un=
RT PUn
( 1−
P )dr

En égalant les deux équations, en les ordonnant et en intégrant :

ŃA−DABP dPUn
=
4π r2 RT PA
( 1−
P
dr
)
r2 p Un2
Ń A dr −D AB dPUn
4π ∫r r 2 ∫p
=
RT PUn
1 A1

( 1−
P )
Ń U n 1 1 D ABP P−P U n 2
(
4π r1r 2
− =
)RT
ln
P−P A 1 ( )
1 1
Puisque r 2≫r 1, donc que 0 , multipliant les deux membres par
r2 r1

1 ŃUn 1 D ABP P−P Un2 1


x
r 14π r1
=
( )
RT
ln
P−P Un1r 1
x
( )
ŃA D ABP P−P U n 2
4π r12
=NA =
RT r1
ln
(
P−P A 1 )
Calculez la rapidité d'évaporation du naphtalène à la surface.

( m2
6,92×10
s
−6
( 1atm )
) 1atm
N Un=
guichet automatique
ln
0.999atm ( )
( )
−3
0,082 x 2 9 8 , 1 5 K(2 x 1 0 m )
mol.K

N A =9,7×10−5mol

3 BIBLIOGRAPHIE

Betancourt Grajales, R. (2008). Transfert moléculaire de chaleur, de masse et/ou de quantité de


[Link].

Lobo Oehmichen, R. A. (2007). PRINCIPES DE TRANSFERT DE MASSE. Université


Autonome Métropolitaine.

Rodríguez Espinoza, R., Alfaro Cruz, S., & Jamanca Gonzáles, N. (2017). Transfert de
[Link] : UNAB.

Treybal, R. E. (s.f.). OPÉRATIONS DE TRANSFERT DE MASSE. Mexique : McGRAW-HILL.

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