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Calcul des Nombres Complexes et Propriétés

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NOMBRES COMPLEXES

1. Calculer le module et l’argument des nombres complexes suivants :



√ 1+i 3
z1 = 1 + i , z2 = 1 − i , z3 = 1 + i 3 , z4 = .
1−i
2. Calculer les nombres complexes suivants :
√ !20
21 1+i 3
w1 = (1 + i) , w2 = .
1−i

1 + ix
3. a) Soit x ∈ R. Déterminer le module du nombre complexe w = .
1 − ix
1 + ix
b) Montrer que tout nombre complexe de module 1, différent de −1, peut s’écrire , avec
1 − ix
x ∈ R.
1 + ix
c) Vérifier que −1, ix, et ont des images alignées. Interprétation géométrique?
1 − ix
z−i
4. Soit z un nombre complexe de partie imaginaire strictement positive. Soit w = .
z+i
Montrer que |w| < 1. Interprétation géométrique ?

5. Déterminer les nombres entiers n tels que ( 3 + i)n ∈ R.
1
6. Déterminer z ∈ C pour que les nombres z, 1 − z aient le même module.
z
7. Comment faut-il choisir z pour que les images de z, z 2 , z 4 soient alignées?

8. Soit u et v deux nombres complexes. Montrer que :

|u + v|2 + |u − v|2 = 2(|u|2 + |v|2 ) .

Interprétation géométrique ?

9. Résoudre dans C les équations suivantes :

a) z 2 = −11 , b) z 2 = −1 + 3i , c) z 2 = 9 + 5i .

10. Résoudre dans C l’équation : z 2 − z + 7 = 0.

11. Résoudre dans C l’équation : z 2 − (5 − 14i)z − 24 − 10i = 0.

12. Soit ω un nombre complexe quelconque. Résoudre l’équation :

z 2 − (2 + iω)z + 2 + iω − ω = 0 .

13. Résoudre dans C les équations suivantes :

a) z 3 + 1 = 0 , b) z 4 − i = 0 , c) z 8 + 1 = 0 .

1
14. Trouver une condition sur le paramètre complexe a pour que l’équation z + z̄ 2 = a
admette une solution réelle. Lorsque cette condition est satisfaite, résoudre l’équation.

15. Exprimer sin 5θ en fonction de sin θ.

16. a) Montrer qu’il existe des constantes A et B (que l’on déterminera) telles que

cos3 θ = A cos 3θ + B cos θ .

b) Montrer qu’il existe des constantes A, B et C (que l’on déterminera) telles que

sin4 θ = A cos 4θ + B cos 2θ + C .

17. Pour θ 6= mπ avec m ∈ Z, montrer que


p
sin(2p + 1)θ X
=1+2 cos 2kθ .
sin θ
k=1

Que se passe-t-il pour θ = 0?

2
Corrigé
p √
1. On a z1 = x1 + iy1 , avec x1 = y1 = 1. Donc |z1 | = x21 + y12 = 2. Un argument θ1 de z1
est tel que √ √
x1 1 2 y1 1 2
cos θ1 = =√ = et sin θ1 = =√ = .
|z1 | 2 2 |z 1 | 2 2
π
On a donc θ = (modulo2π).
4
On a z2 = z1 . Donc
√ π
|z2 | = |z1 | = 2 et arg z2 = − arg z1 = − (modulo 2π) .
4
√ p
On a z3 = x3 + iy3 , avec x3 = 1 et y3 = 3. Donc |z3 | = x23 + y32 = 2. Un argument θ3 de z3
est tel que √
x3 1 y3 3
cos θ3 = = et sin θ3 = =√ .
|z3 | 2 |z3 | 2
π
On a donc θ = (modulo 2π).
3
z3
On remarque que z4 = . On a donc
z2
|z3 | 2 √
|z3 | = =√ = 2.
|z2 | 2
On a aussi
π π 7π
arg z4 = arg z3 − arg z2 = + = (modulo 2π) .
3 4 12

2. En utilisant l’exercice précédent, on a w1 = z121 . Donc


√ 21 √
|w1 | = |z1 |21 = 2 = 210 2 ,

et
π
arg w1 = 21 arg z1 = 21
(modulo 2π) .
4
On cherche un argument plus simple. En remarquant que
21π 5π
= 4π + ,
4 4
on a donc

arg w1 = (modulo 2π) .
4
Alors

 
5π 5π
w1 = 210 2 cos + i sin
4 4
√ √ !
√ 2 2
= 210 2 − −i
2 2
= −210 (1 + i) = −1024 − 1024i .

3
En utilisant encore l’exercice précédent, on a w2 = z420 . Donc
√ 20
|w2 | = |z4 |20 = 2 = 210 ,

et
7π 35π
=
arg w2 = 20 arg z4 = 20 (modulo 2π) .
12 3
On cherche un argument plus simple. En remarquant que
35π π
= 12π − ,
3 3
on a donc
π
arg w2 = − (modulo 2π) .
3
Alors
  π  π 
w2 = 210 cos − + i sin −
3 3
√ !
1 3
= 210 −i
2 2
√ √
= 29 (1 − i 3) = 512 − 512i 3 .

3. a) En remarquant que les nombres 1 + ix et 1 − ix sont conjugués, ils ont le même module
et
|1 + ix|
|w| = =1.
|1 − ix|
1 + ix
b) Soit w un nombre complexe de module 1 et défférent de −1. Résolvons l’équation w = .
1 − ix
On obtient
w(1 − ix) = 1 + ix ,
puis
ix(1 + w) = w − 1 ,
et puisque w 6= 1, on trouve finalement
1w−1
x= .
i w+1
Il reste à voir que le nombre x trouvé est bien réel. Pour cela on multiplie le numérateur et le
dénominateur par le conjugué de w + 1. On obtient
1 (w − 1)(w̄ + 1)
x= .
i |w + 1|2
Mais
(w − 1)(w̄ + 1) = (w − 1)(w̄ + 1) = ww̄ + w − w̄ − 1 .
Or
ww̄ − 1 = |w|2 − 1 = 0 et w − w̄ = 2iIm w .
Finalement
1 2iIm w 2Im w
x= = .
i |w + 1|2 |w + 1|2

4
Le nombre x trouvé est bien un nombre réel.

c) Notons a = −1 et b = ix. Les images de a, b et w sont alignées si et seulement si le nombre


w−a
ω= est réel. Or
b−a
1 + ix 2
w−a= +1= ,
1 − ix 1 − ix
donc
2 1 2
ω= = ,
1 − ix ix + 1 1 + x2
et l’on a bien trouvé un nombre réel.

Si l’on note Ω le point d’affixe −1, A le point d’affixe ix et M le point d’affixe w, le poit A est
l’intersection de la droite ΩM avec l’axe des y. Il y a une bijection entre le cercle unité privé du
point Ω, et l’axe Oy.
y 6

A
Ω O
-
x

4. Si z = x + iy, avec y > 0, on a

|z − i|2 = x2 + (y − 1)2 et |z + i|2 = x2 + (y + 1)2 .

Alors
|z + i|2 − |z − i|2 = (y + 1)2 − (y − 1)2 = 4y > 0 .
On en déduit que |z + i| > |z − i|, et donc que

|z − i|
|w| = <1.
|z + i|

Si I est l’image de i, J l’image de −i et M l’image de w, le point M se trouve dans le demi-plan


supérieur et la distance M I est inférieure à M J.

5
M
y 6

O
-
x


5. Le module de z = 3 + i vaut 2. L’argument θ vérifie donc

3 1
cos θ = et sin θ = .
2 2
π nπ
On a donc θ = modulo 2π. Alors w = z n a pour argument modulo 2π, et le nombre est
6 6
réel si et seulement si ses arguments sont des multiples de π c’est-à-dire si et seulement si n est
divisible par 6. On voit effectivement que, si n = 6k, on obtient

( 3 + i)6k = 26k (cos kπ + i sin kπ) ,

et donc vaut 26k si k est pair, et −26k si k est impair.

6. On cherche z (non nul), tel que


1
|z| = = |1 − z| .
|z|

On a donc le système 
1

 |z| =
|z|

.

 |1 − z|2 = |z|2

1
Mais la première égalité |z| = équivaut à |z| = 1, et d’autre part
|z|

|1 − z|2 = (1 − z)(1 − z̄) = 1 + z z̄ − z − z̄ = 1 + |z|2 − 2Re z .

Le système est équivalent à 


|z| = 1
.
1 − 2Re z = 0

1 3
Les solutions sont les nombres de module 1, dont la partie réelle vaut 1/2, c’est-à-dire + i
√ 2 2
1 3
et − i .
2 2

6
7. Supposons z distinct de 0 et de 1. Alors les images des nombres z, z 2 et z 4 sont alignées si
z4 − z2
et seulement si le nombre w = est réel. Mais cette expression se simplifie, car
z − z2
z 2 (z + 1)(z − 1)
w= = −z(z + 1) .
z(1 − z)

Soit λ un nombre réel. Cherchons pour quelles valeurs de z on a −z(z + 1) = λ, c’est-à-


dire z 2 + z + λ = 0.

On résout cette équation. Il existe trois cas possibles :


1
λ< Les solutions sont alors les nombres réels.
4
1
λ> Les solutions sont complexes mais leur partie réelle vaut −1/2.
4
1
λ= Une seule solution qui vaut −1/2.
4
Réciproquement, si z est réel, il en est de même de z 2 et de z 4 donc les images des trois points
sont alignées sur Ox.
1
Si maintenant z = − + ix, on a
2
1 1
z2 = − x2 − ix et z 2 + z = − − x2 ,
4 4
donc z 2 + z est réel, et les images de z, z 2 , et z 4 sont alignées.

L’ensemble des solutions est donc R∪{z ∈ C | Re z = −1/2}. Géométriquement cela correspond
à la rénion des droites d’équation y = 0 et x = −1/2.

8. On a
|u + v|2 = (u + v)(ū + v̄) = |u|2 + |v|2 + uv̄ + vū ,
et
|u − v|2 = (u − v)(ū − v̄) = |u|2 + |v|2 − uv̄ − vū .
On obtient immédiatement en sommant ces deux égalités membre à membre

|u + v|2 + |u − v|2 = 2|u|2 + 2|v|2 .

Dans le parallélogramme OU W V , on a alors

|u| = OU = V W et |v| = OV = U W ,

ainsi que
|u + v| = OW et |u − v| = U V .
La relation trouvée s’écrit donc encore

OW 2 + U V 2 = OU 2 + V W 2 + OV 2 + U W 2 .

La somme des carrés des longueurs des diagonales et donc égale à la somme des carrés des lon-
gueurs des côtés du parallélogramme.

7
W
6
V

U
-
O

√ √
9. a) −11 est un nombre entier négatif. Ses racines sont donc 11i et − 11i

b) On cherche les racines Z = X + iY du nombre complex z = −1 + 3i.

On a donc
Z 2 = X 2 − Y 2 + 2iXY = −1 + 3i ,
ce qui conduit au système
X 2 − Y 2 = −1

.
2XY = 3
De la deuxième relation on tire le fait que X et Y ont le même signe. Par ailleurs

|Z|2 = X 2 + Y 2 = |z| = 10 .

Les nombres X et Y cherchés sont donc les nombres de même signe qui vérifient
X 2 − Y 2 =√

−1
.
X 2 + Y 2 = 10

On en tire immédiatement
√ √
2 10 − 1 2 10 + 1
X = et Y = ,
2 2
d’où les deux nombres cherchés
√ s√
s 
10 − 1 10 + 1 
Z = ± +i .
2 2

c) On cherche les racines Z = X + iY du nombre complex z = 9 + 5i.

On a donc
Z 2 = X 2 − Y 2 + 2iXY = 9 + 5i ,
ce qui conduit au système
X2 − Y 2 = 9

.
2XY = 5
De la deuxième relation on tire le fait que X et Y ont le même signe. Par ailleurs

|Z|2 = X 2 + Y 2 = |z| = 106 .

8
Les nombres X et Y cherchés sont donc les nombres de même signe qui vérifient

X2 − Y 2 =

2 2
√9 .
X + Y = 106

On en tire immédiatement
√ √
2 106 + 9 2 106 − 9
X = et Y = ,
2 2
d’où les deux nombres cherchés
√ s√
s 
106 + 9 106 − 9 
Z = ± +i .
2 2

√ √
10. Le trinôme z 2 − z + 7 a pour discriminant ∆ = −27, dont une racine est δ = i 27 = 3i 3.
On trouve donc comme solutions √
1 ± 3i 3
z= .
2

11. Le trinôme z 2 − (5 − 14i)z − 24 − 10i = 0 a pour discriminant

∆ = (5 − 14i)2 + 4(24 + 10i) = −75 − 100i = 25(−3 − 4i) .

On cherche une racine carrée Z = X + iY de −3 − 4i. On a donc

Z 2 = X 2 − Y 2 + 2iXY = −3 − 4i ,

ce qui conduit au système


X 2 − Y 2 = −3

.
2XY = −4
De la deuxième relation on tire le fait que X et Y sont de signes opposés. Par ailleurs

|Z|2 = X 2 + Y 2 = |z| = 25 = 5 .

Les nombres X et Y cherchés sont donc les nombres de signes opposés qui vérifient
 2
X − Y 2 = −3
.
X2 + Y 2 = 5

On en tire immédiatement
X2 = 1 et Y 2 = 4 ,
et l’on peut prendre Z = 1 − 2i. Alors les solutions de l’équation sont
(5 − 14i) ± 5(1 − 2i)
z= ,
2
ce qui donne z1 = 5 − 12i et z2 = −2i.

12. Le trinôme z 2 − (2 + iω)z + 2 + iω − ω a pour discriminant

∆ = (2 + iω)2 − 4(2 + iω − ω) = −4 + 4ω − ω 2 = −(ω − 2)2 .

9
Alors les solutions de l’équation sont
(2 + iω) ± i(ω − 2)
z= ,
2
ce qui donne z1 = 1 + i et z2 = 1 + i(ω − 1).

13. Dans cet exercice on donnera les solutions sous la forme x + iy et sous la forme ρeiθ .

a) On cherche les nombres complexes z = ρeiθ vérifiant l’équation z 3 = −1 = eiπ . (On doit en
trouver trois distincts). On a donc le système

ρ3 = 1

,
3θ = π + 2kπ (k ∈ Z)

soit
π 2kπ
ρ=1 et θ = + (k ∈ Z) .
3 3
Cela donne trois nombres différents :


π π 1 3
k = 0 z2 = cos + i sin = + i
3 3 2 2

k = 1 z3 = cos π + i sin π = −1

5π 5π 1 3
k = 2 z1 = cos + i sin = −i
3 3 2 2

b) On cherche les nombres complexes z = ρeiθ vérifiant l’équation z 4 = i = eiπ/2 . (On doit en
trouver quatre distincts). On a donc le système

ρ4 = 1
(
π ,
4θ = + 2kπ (k ∈ Z)
2
soit
π kπ
ρ=1 et θ = + (k ∈ Z) .
8 2
Cela donne quatre nombres différents :

π π
k = 0 z1 = cos + i sin ,
8 8
5π 5π
k = 1 z2 = cos + i sin ,
8 8
9π 9π
k = 2 z3 = cos + i sin = −z1 ,
8 8
13π 13π
k = 3 z4 = cos + i sin = −z2 .
8 8

10
On remarque aussi que z2 = iz1 , z4 = iz3 .

On peut chercher explicitement les parties réelles et imaginaires en utilisant une inconnue auxi-
liaire u = z 2 . En effet l’équation est alors équivalente au système
 2
u =i
.
z2 = u

On résoud tout d’abord l’équation u2 = i ce qui donne


 π π 1+i
z = ± cos + i sin =± √ ,
4 4 2
puis on résoud ensuite, par la méthode habituelle l’équation
1+i
z2 = √ .
2
1+i
(Pour l’équation z 2 = − √ , il suffira de multiplier par i les solutions déjà obtenues).
2
1+i
On cherche les racines u = X + iY du nombre complex √ .
2
On a donc
1+i
u2 = X 2 − Y 2 + 2iXY = √ ,
2
ce qui conduit au système  1

 X2 − Y 2 = √

 2
.

 1

 2XY = √
2
De la deuxième relation on tire le fait que X et Y ont le même signe. Par ailleurs

|u|2 = X 2 + Y 2 = |z| = 1 .

Les nombres X et Y cherchés sont donc les nombres de même signe qui vérifient

2 2 1
 X −Y = √


2 .

 X2 + Y 2 = 1

On en tire immédiatement
√ √
22+ 2 2 2− 2
X = et Y = ,
4 4
d’où les deux nombres cherchés
p √ p √ !
2+ 2 2− 2
u=± +i .
2 2

11
On voit facilement en plaçant sur le cercle unité les images des quatre solutions que z1 est la
seule solution dont les parties réelles et imaginaires sont positives, on a
p √ p √
2+ 2 2− 2
z1 = +i ,
2 2

et donc p √ p √
2+ 2 π 2− 2 π
= cos et = sin .
2 8 2 8
c) On cherche les nombres complexes z = ρeiθ vérifiant l’équation z 8 = −1 = eiπ . (On doit en
trouver huit distincts). On a donc le système

ρ8 = 1

,
8θ = π + 2kπ (k ∈ Z)

soit
π kπ
ρ=1 et θ =+ (k ∈ Z) .
8 4
On peut d’ailleurs facilement se ramener au cas b), en effet l’équation s’écrit z 8 = i2 , et ses
solutions proviennent soit de z 4 = i, soit de z 4 = −i, mais les solutions de z 4 = −i sont les
conjuguées de celles de z 4 = i (en effet si z 4 = −i alors z̄ 4 = i). Les solutions sont donc z1 , z2 ,
z3 , z4 ainsi que z̄1 , z̄2 , z̄3 , z̄4 .

14. Si l’on veut que l’équation z + z̄ 2 = a ait une solution réelle z0 , on doit donc avoir z¯0 = z0 ,
et donc a = z02 +z0 doit être réel. Alors z0 est solution de l’équation du second degré z 2 +z−a = 0
qui doit avoir des racines réelles, ce qui nécessite que son discriminant ∆ = 1 + 4a soit positif.
S’il en est ainsi, alors le trinôme a bien une ou des racines réelles

−1 ± 1 + 4a
z= ,
2
qui sont solutions de z + z̄ 2 = a.

Cherchons si, sous ces conditions, l’équation z + z̄ 2 = a possède d’autres solutions non réelles.
Posons z = x + iy avec x et y réels, et supposons y non nul. L’équation devient

x + iy + (x − iy)2 = a ,

soit
x + x2 − y 2 + i(y − 2xy) = a .
Et puisque a est réel, cela équivaut au système

x + x2 − y 2 = a

.
y(1 − 2x) = 0

La seconde équation donne x = 1/2, et la première


3
− y2 = a ,
4
soit
3
y2 = −a .
4

12

1 ± i 3 − 4a
Alors, si a < 3/4 on obtient deux nouvelles valeurs z = . Si a ≥ 3/4 on ne trouve
2
pas de nouvelles solutions non réelles.

15. On utilise la formule de Moivre

cos 5θ + i sin 5θ = (cos θ + i sin θ)5 .

En développant par la formule du binôme de Newton, on a

(cos θ+i sin θ)5 = cos5 θ+5 cos4 θ(i sin θ)+10 cos3 θ(i sin θ)2 +10 cos2 θ(i sin θ)3 +5 cos θ(i sin θ)4 +(i sin θ)5 .

On cherche la partie imaginaire, qui correspond aux termes contenant une puissance impaire de
i sin θ. On a alors

i sin 5θ = 5 cos4 θ(i sin θ) + 10 cos2 θ(i sin θ)3 + (i sin θ)5
= 5i cos4 θ sin θ − 10i cos2 θ sin3 θ + i sin5 θ .

Il reste à simplifier par i, et à remplacer cos2 θ par 1 − sin2 θ,

sin 5θ = 5(1 − sin2 θ)2 sin θ − 10(1 − sin2 θ) sin3 θ + sin5 θ


= 5(1 − 2 sin2 θ + sin4 θ) sin θ − 10(1 − sin2 θ) sin3 θ + sin5 θ
= 5 sin θ − 20 sin3 θ + 16 sin5 θ .

16. a) On utilise les formules d’Euler


3
eiθ + e−iθ

cos3 θ =
2
1 3iθ
= (e + 3eiθ + 3e−iθ + e−3iθ ) .
8
Mais
e3iθ + e−3iθ = 2 cos 3θ et eiθ + e−iθ = 2 cos θ ,
d’où
1
cos3 θ = (cos 3θ + 3 cos θ) .
4
b) On procède de même
4
eiθ − e−iθ

4
sin θ =
2i
1 4iθ
= (e − 4e2iθ + 6 − 4e−2iθ + e−4iθ ) .
16
Mais
e4iθ + e−4iθ = 2 cos 4θ et e2iθ + e−2iθ = 2 cos 2θ ,
d’où
1
cos3 θ = (cos 4θ + 2 cos 2θ + 3) .
8

13
17. Calculons la somme
p
X
Ap (θ) = 1 + 2 cos 2kθ .
k=1

Elle peut s’écrire aussi


p
X
Ap (θ) = 2 cos 2kθ − 1 ,
k=0

et c’est la partie réelle de la somme


p
X
Bp (θ) = 2 e2kiθ − 1 .
k=0

On voit apparaı̂tre la somme des termes d’une suite géométrique de raison e2iθ . Alors, si e2iθ 6= 1,
c’est-à-dire si θ 6= 2mπ avec m ∈ Z, on trouve

e2(p+1)iθ − 1
Bp (θ) = 2 −1 .
e2iθ − 1

Multiplions le numérateur et le dénominateur de la fraction par e−iθ . On obtient

e(2p+1)iθ − e−iθ
Bp (θ) = 2 −1 .
eiθ − e−iθ
Alors en remplaçant les exponentielles par leur expression trigonométrique

(cos(2p + 1)θ − cos θ) + i(sin(2p + 1)θ) + sin θ)


Bp (θ) = −1
i sin θ
(sin(2p + 1)θ + sin θ) − i(cos(2p + 1)θ − cos θ)
= −1 .
sin θ
Donc en prenant la partie réelle

sin(2p + 1)θ) + sin θ sin(2p + 1)θ


Ap (θ) = −1= .
sin θ sin θ
Si θ = 0, on a alors
p
X
Ap (0) = 1 + 2 1 = 2p + 1 .
k=1

14

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