Érythème polymorphe : caractéristiques et causes
Érythème polymorphe : caractéristiques et causes
Érythème polymorphe
(erythema multiforme)
A Tesici
JC Roujeau
Résumé. – L’érythème polymorphe est un syndrome éruptif aigu défini par la morphologie des lésions. Cette
définition purement clinique contribue à une nosologie encore confuse. L’éruption peut être invalidante
quand elle s’associe à une atteinte muqueuse sévère. Elle reste de pronostic favorable avec un risque
important de récidive. L’érythème polymorphe est probablement une réaction immunitaire induite par des
agents variés, le plus fréquent étant l’Herpès simplex virus (HSV), d’autres maladies infectieuses peuvent être
en cause, en particulier la pneumonie à « Mycoplasma pneumoniae ». Le rôle éventuel des médicaments reste
controversé. Le traitement est symptomatique. Les formes récurrentes postherpétiques sévères peuvent être
prévenues par un traitement antiviral au long cours.
© 2001 Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS. Tous droits réservés.
Mots-clés : érythème polymorphe, cocarde, distribution acrale, muqueuse, Herpès simplex virus, aciclovir.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Tesici A et Roujeau JC. Érythème polymorphe (erythema multiforme). Encycl Méd Chir (Editions Scientifiques et Médicales Elsevier SAS, Paris, tous droits réservés), Dermatologie,
98-265-A-10, 2001, 7 p.
98-265-A-10 Érythème polymorphe (erythema multiforme) Dermatologie
ATTEINTE MUQUEUSE
Des lésions muqueuses, le plus souvent buccales, ont été constatées MANIFESTATIONS SYSTÉMIQUES
dans 50 à 65 % des cas d’EP hospitalisés [42]. Elles sont sans doute Un syndrome pseudogrippal est parfois constaté dans les jours
plus rares dans les cas qui ne conduisent pas à une hospitalisation. précédant la poussée d’EP. La fièvre est présente dans environ 30 %
Les lésions buccales sont les plus fréquentes, suivies des lésions des formes mineures, 60 % des formes majeures [97] ; elle est
oculaires puis des lésions génitales [88]. habituellement bien tolérée. Il n’y a généralement aucune atteinte
2
Dermatologie Érythème polymorphe (erythema multiforme) 98-265-A-10
Biologie
Il n’ y a pas d’examen biologique utile au diagnostic positif d’EP. Il
est en revanche logique de documenter ou d’écarter des causes qui
pourraient justifier un traitement spécifique : infection herpétique ou
par Mycoplasma pneumoniae de façon systématique, éventuellement
autre infection selon le contexte clinique.
Une sérologie d’herpès peut avoir pour seul intérêt, si elle est
négative, d’écarter l’hypothèse d’un érythème polymorphe
postherpétique. L’Herpès simplex virus (HSV) peut être obtenu en
culture sur les lésions initiales d’herpès, mais les cultures de lésions
d’EP sont pratiquement toujours négatives.
Une infection récente par Mycoplasma pneumoniae est suggérée par
la présence d’agglutinines froides et établie par une sérologie
positive en IgM et/ou une séroconversion.
6 Érythème polymorphe majeur. Érosions génitales associées à des cocardes.
Évolution
7 Érosions conjonctivo-
palpébrales. L’EP mineur est une maladie bénigne. Les lésions cutanées
guérissent en 1 à 3 semaines [42].
L’EP majeur peut avoir une évolution plus sévère et prolongée.
L’atteinte orale peut être source de difficultés à l’alimentation,
nécessitant une hospitalisation pour éviter la déshydratation ou la
dénutrition.
L’évolution se fait par poussées successives pendant une période de
quelques jours à 1 mois.
Le problème majeur est le risque de récurrence. Des récurrences sont
en effet assez fréquentes (un tiers des cas), surtout pour l’EP
secondaire à une infection par l’HSV. Si elles sont fréquentes, elles
peuvent retentir de façon marquée sur l’état général et la qualité de
vie. Exceptionnellement, les nouvelles poussées surviennent avant
même que les lésions précédentes soient guéries, réalisant une forme
chronique subintrante ; ce tableau, appelé par certains « EP
continu », est rarement secondaire à une infection herpétique [53, 68]
et apparaît le plus souvent idiopathique.
Heureusement, seule une très faible partie des personnes qui
souffrent d’un herpès récidivant (15 à 20 % des adultes en France)
ont un EP, pour des raisons que l’on ne comprend pas. L’EP n’est
pas contagieux, ni transmissible.
L’herpès est en revanche contagieux et peut être dangereux pour
des enfants atopiques ou pour des adultes immunodéprimés. Il est
donc légitime de limiter les contacts avec ces personnes à risque au
viscérale. Une bronchite ou une bronchopneumopathie doivent faire cours d’un EP postherpétique ou de cause inconnue.
suspecter une infection causale à Mycoplasma pneumoniae.
Étiologie
Anatomie pathologique
INFECTION À HERPÈS SIMPLEX VIRUS
Les lésions histologiques de l’érythème polymorphe ne sont pas Les récurrences d’herpès (le plus souvent HSV 1, mais parfois
spécifiques [1] . On les intègre souvent dans la catégorie des HSV 2) sont la cause la plus fréquente d’EP [38, 42, 84, 92], en particulier
« dermatites de l’interface ». Les modifications les plus précoces sont dans les formes récidivantes. Les poussées d’EP suivent de quelques
3
98-265-A-10 Érythème polymorphe (erythema multiforme) Dermatologie
Diagnostic différentiel
– Dans le syndrome de Stevens-Johnson, essentiellement dû à des
réactions médicamenteuses, l’atteinte cutanée est plus diffuse. Elle
est faite de macules purpuriques ou ardoisées (fig 8, 9, 10), causées
par une nécrose de l’épiderme [8, 12]. Les lésions peuvent confluer en
donnant des bulles ou des décollements étendus.
– Des lésions ressemblant plus ou moins à celles d’EP sont parfois
observées dans des toxidermies médicamenteuses « banales » [33, 58].
– Le syndrome de Rowell représente une forme de lupus
érythémateux où apparaissent des lésions « à type d’EP », associées 10 Syndrome de Stevens-Johnson. Cocardes atypiques planes associées à des lésions
à un tableau immunologique « caractéristique » (anticorps érythématobulleuses confluentes.
antinucléaires mouchetés, anticorps antiantigènes solubles SSA et
SSB) [18, 63, 78, 79, 85, 98]. Les photos des cas publiés en tant que syndrome – D’autres dermatoses bulleuses auto-immunes peuvent parfois donner
de Rowell évoquent plus des lésions annulaires, comme on en des tableaux cliniques proches d’un EP, mais les examens
rencontre dans le lupus cutané subaigu, que des lésions complémentaires (histologie, immunofluorescence directe, recherche
caractéristiques d’EP. d’anticorps sériques) redressent le diagnostic :
4
Dermatologie Érythème polymorphe (erythema multiforme) 98-265-A-10
– dermatose à IgA linéaire : à l’immunofluorescence directe, il – la présence dans le derme de lymphocytes activés, de diversité
existe des dépôts linéaires exclusifs ou prédominants d’IgA [6] ; restreinte, évoquant une réponse immunitaire spécifique ;
– pemphigoïde bulleuse : elle touche essentiellement les patients – la présence d’HSV dans les cellules mononucléées du sang d’une
âgés ; les bulles sont tendues et de grande taille, le plus souvent minorité de patients ayant des récurrences d’herpès labial [15] ;
prurigineuses ; dans le sérum, on retrouve des anticorps
antimembrane basale ; l’immunofluorescence directe montre des – les lymphocytes du sang infecté par HSV induisent sur les cellules
dépôts d’IgG et/ou de C3 le long de la membrane basale de endothéliales dermiques l’expression de molécules d’adhésion
l’épiderme [2] ; favorisant l’accumulation de ces lymphocytes dans la peau [52] ;
– pemphigus, en particulier paranéoplasique : des anticorps – ces lymphocytes spécifiques activés déclenchent la production
antisubstance intercellulaire sont présents dans le sérum des locale de cytokines (en particulier l’interféron c dans les lésions d’EP
malades ; l’immunofluorescence directe met en évidence de l’IgG associées à l’HSV, à la différence de tumor necrosis factor (TNF)-a
et/ou du C3 au niveau des membranes cytoplasmiques des retrouvé dans les lésions induites par des médicaments) [50].
kératinocytes, avec l’aspect de « mailles d’un filet » [71].
L’ensemble de ces données suggère que l’EP postherpétique est
probablement déclenché par une réaction immunitaire locale à des
Génétique protéines d’HSV apportées in situ par des cellules mononucléées
sanguines qui ont partiellement dégradé le virus.
Une association significative avec un antigène d’histocompatibilité
HLA-B15 a été retrouvée dans l’EP postherpétique [22, 64]. Une étude
comparative a montré une liaison hautement significative de l’EP Traitements
avec l’antigène HLA-DQw3 ; cette association était encore plus forte
pour l’EP postherpétique avec un risque relatif de 9,4 [45]. Deux
autres études [49, 61] ont précisé par des méthodes de PCR que L’EP mineur ne nécessite le plus souvent pas de traitement.
l’association était surtout forte avec l’allèle DQB1 (0301 ou 0302) et, Les formes graves cutanéomuqueuses peuvent imposer un transfert
là encore, le lien était plus fort pour l’EP postherpétique. en milieu spécialisé, où des mesures symptomatiques de
rééquilibration hydroélectrolytique et de nutrition sont entreprises
si nécessaires.
Physiopathologie Les érosions buccales, génitales ou cutanées requièrent un traitement
antiseptique. Les lésions oculaires nécessitent le recours à un
Le rôle majeur d’HSV est suspecté de longue date ; l’injection
intradermique d’HSV inactivé par le formaldéhyde avait en effet spécialiste ; la prescription de larmes artificielles et de collyre
permis de reproduire des lésions d’EP bulleux chez un patient ayant antibactérien sans corticoïde est souhaitable en attendant cet avis
un EP postherpétique [84]. spécialisé.
Des travaux déjà anciens plaidaient en faveur d’une réaction à Peut-on proposer un traitement spécifique ? Le seul dont l’efficacité
médiation humorale. En effet, des complexes immuns, des soit démontrée par un essai contrôlé est l’aciclovir pour la
cryoglobulines et une baisse des fractions du complément avaient prévention des formes récurrentes postherpétiques [87].
été observés dans le sérum des patients en phase aiguë, ainsi que
des dépôts d’immunoglobuline et de fractions du complément dans
la paroi des vaisseaux et à la jonction dermoépidermique [30, 38, 41, 46]. CORTICOTHÉRAPIE GÉNÉRALE
Des travaux récents ont mis en évidence, dans une forme L’intérêt éventuel des corticoïdes dans le traitement des poussées
particulière d’EP récidivant non lié à l’HSV, des anticorps d’EP est controversé [25]. Son utilisation est justifiée par certains du
antidesmoplakine I et II [31]. Ces antigènes sont des constituants des fait de l’hypothèse d’une réaction immunologique. Cependant, il n’y
desmosomes normaux. Les anticorps contribuent à l’induction d’une a jamais eu d’essai contrôlé de bonne qualité ; plusieurs études
acantholyse et expliquent la positivisation d’une immuno- rétrospectives ont montré un bénéfice immédiat de la corticothérapie
fluorescence directe de type pemphigus. Il semble donc plus logique
sur le bien-être des patients [42], contrebalancé par un taux un peu
de considérer ces observations comme des formes atypiques de
plus élevé de complications [75, 89].
pemphigus, plutôt que comme des EP. Au cours de l’EP, la présence
de tels anticorps antidesmoplakine est très rare. Ils ne contribuent Il en est de même pour les formes récidivantes. L’administration
donc pas à la physiopathologie de l’EP « habituel ». très précoce de corticoïdes lors d’une récidive d’herpès pourrait
Le mécanisme précis reste mal connu. prévenir une récurrence d’EP, mais cet effet préventif n’est ni
Actuellement, on considère plutôt l’EP comme une réaction prouvé, ni constant.
cellulaire à des antigènes viraux présents dans l’épiderme [73]. En ce qui concerne l’atteinte ophtalmologique, aucune efficacité n’a
L’expression de molécules d’adhésion par les kératinocytes, été notée sous corticothérapie générale [74].
l’infiltration de l’épiderme par des lymphocytes activés de spécificité
restreinte, la mise en évidence in situ de perforine [44] sont en faveur
de cette hypothèse. De nombreux travaux concernant l’EP post-HSV THALIDOMIDE
tentent à confirmer ces hypothèses [9, 51, 53] . Ils ont montré en
Des cas anecdotiques ont apporté un effet bénéfique du thalidomide
particulier :
sur une poussée installée. L’analyse rétrospective d’une série de cas
– la plupart des cellules dans les lésions d’EP sont des traités par diverses équipes a surtout suggéré un effet spectaculaire
lymphocytes T de phénotype CD4 dans le derme et CD8 dans dans le contrôle des formes à poussées subintrantes [10, 17, 20, 66, 70]. Une
l’épiderme [62] ; dose de 100 mg/j est en règle efficace initialement et l’effet se
– la présence de fragment de génome d’HSV aux sites des lésions maintient avec une dose d’entretien plus faible.
d’EP (polymérase du virus, mise en évidence par des techniques de Cependant, compte tenu de son risque tératogène majeur, ce produit
PCR) ; ne peut être utilisé chez les femmes en âge de procréer que dans des
– la production in situ de la protéine de la polymérase en phase conditions de surveillance extrêmement strictes (test de grossesse
« active » des lésions cliniques (par des techniques d’immuno- négatif, contraception obligatoire avant l’initiation du traitement et
fluorescence) ; pendant toute sa durée) [77].
5
98-265-A-10 Érythème polymorphe (erythema multiforme) Dermatologie
Références
[1] Ackerman AB, Ragaz A. Erythema multiforme. Am J Derma- [12] Bastuji-Garin S, Rzany B, Stern RS, Shear NH, Naldi L, [21] Darragh TM, Egbert BM, Berger TG, Yen TS. Identification
topathol 1985 ; 7 : 133-139 Roujeau JC. Clinical classification of cases of toxic epider- of herpes simplex virus DNA in lesions of erythema multi-
[2] Alcalay J, David M, Ingber A, Hazaz B, Sandbank M. Bullous mal necrolysis, Stevens-Johnson syndrome and erythema forme by the polymerase chain reaction. J Am Acad Derma-
pemphigoid mimicking bullous erythema multiforme: an multiforme. Arch Dermatol 1993 ; 129 : 92-96 tol 1991 ; 24 : 23-26
untoward side effect of penicillins. J Am Acad Dermatol [13] Böttiger LE, Standberg I, Westerholm B. Drug-induced [22] Dumas V, Thieulent N, Souillet AL, Jullien D, Faure M,
1988 ; 18 (2 Pt 1) : 345-349 febril mucocutaneous syndrome. Acta Med Scand 1975 ; Claudy A. Recurrent erythema multiforme and chronic
[3] Ali NJ, Sillis M, Andrews BE, Jenkins PF, Harrison BD. The 198 : 229-233 hepatitis C: efficacy of interferon alpha. Br J Dermatol 2000 ;
clinical spectrum and diagnosis of Mycoplasma pneumo- 142 : 1248-1249
niae infection. Q J Med 1986 ; 58 : 241-251 [14] Brice SL, Krzemien D, Weston WL, Huff JC. Detection of [23] Duvic M, Reisner EG, Dawson DV, Ciftan E. HLA-B15 asso-
herpes simplex virus DNA in cutaneous lesions of erythema ciation with erythema multiforme. J Am Acad Dermatol
[4] Amblard P, Leccia MT. Dermatoses photosensibles. Rev multiforme. J Invest Dermatol 1989 ; 93 : 183-187
Prat 1992 ; 42 : 1365-1368 1983 ; 8 : 493-495
[5] Andersen R, Bergan T, Halvorsen K, Kallings I, Orstavik I. [15] Brice SL, Stockert SS, Jester JD, Huff JC, Bunker JD, Weston [24] Eggert J, Larsen PO. Combined erythema nodosum and
Legionnaires’disease combined with erythema multiforme WL. Detection of herpes simplex virus DNA in the peri- erythema multiforme caused by Yersinia enterocolitica sero-
in a 3-year-old boy. Acta Paediatr Scand 1981 ; 70 : 427-430 pheral blood during acute recurrent herpes labialis. J Am type 4. Ugeskr Laeger 1982 ; 144 : 879-881
Acad Dermatol 1992 ; 26 : 594-598 [25] Esterly NB. Corticosteroids for erythema multiforme?
[6] Argenyi ZB, Bergfeld WF, Valenzuela R, Mcmahon JT,
Tomecki KJ. Linear IgA bullous dermatosis mimicking [16] Chan HL, Stern RS, Arndt KA, Langlois J, Jick SS, Jick H, Pediatr Dermatol 1989 ; 6 : 229-250
erythema multiforme in adult. Int J Dermatol 1987 ; 26 : Walker AM. The incidence of erythema multiforme, [26] Fawcett HA, Wansbrough-Jones MH, Clark AE, Leigh IM.
513-517 Stevens-Johnson syndrome and toxic epidermal necroly- Prophylactic topical acyclovir for frequent recurrent herpes
[7] Aslanzadeh J, Helm KF, Espy MJ, Muller SA, Smith TF. Detec- sis. A population-based study with particular reference to simplex infection with and without erythema mutliforme.
tion of HSV-specific DNA in biopsy tissue of patients with reactions caused by drugs among outpatients. Arch Derma- Br Med J 1983 ; 287 : 798-799
erythema multiforme by polymerase chain reaction. Br J tol 1990 ; 126 : 43-47
[27] Feit JP, Macabeo V, Vittori F, David M. Érythème polymor-
Dermatol 1992 ; 126 : 19-23 [17] Cherouati K, Claudy A, Souteyrand P, Cambazard F, phe au cours d’une primo-infection tuberculeuse. À propos
[8] Assier H, Bastuji-Garin S, Revuz J, Roujeau JC. Erythema Vaillant L, Crickx B et al. Treatment by thaliomide of chronic d’un cas. Pédiatrie 1977 ; 32 : 579-583
multiforme with mucous membrane involvment and multiforme erythema: recurrent and continuous variants. [28] Fiessinger N, Rendu R. Sur un syndrome caractérisé par
Stevens-Johnson syndrome are clinically different disor- A retrospective study of 26 patients. Ann Dermatol Vénéréol l’inflammation simultanée de toutes les muqueuses exter-
ders with distinct causes. Arch Dermatol 1995 ; 131 : 1996 ; 123 : 375-377 nes coexistant avec une éruption vésiculeuse des quatre
539-543 membres, non douloureuse et non récidivante. Paris Méd
[18] Child FJ, Kapur N, Creamer D, Kobza Black A. Rowell’s syn-
[9] Aurelian L, Kokuba H, Burnett JW. Understanding the drome. Clin Exp Dermatol 1999 ; 24 : 74-77 1917 ; 25 : 54-58
pathogenesis of HSV-associated erythema multiforme. [29] Fiessinger N, Wolf M, Thévenard A. Ectodermose érosive
Dermatology 1998 ; 197 : 219-222 [19] Cote B, Wechsler J, Bastuji-Garin S, Assier H, Revuz J, pluriorificielle, une nouvelle observation recueillie dans le
[10] Bahmer FA, Zaun H, Luszpinski P. Thalidomide treatment Roujeau JC. Clinico pathologic correlation in erythema service du professeur Chauffard. Soc Méd Hôp Paris 16 mars
of recurrent erythema multiforme. Acta Derm Venereol multiforme and Stevens-Johnson syndrome. Arch Dermatol 1923
1982 ; 62 : 449-450 1995 ; 131 : 1268-1272
[30] Finan MC, Schroeter AL. Cutaneous immunofluorescence
[11] Bassioukas K, Orfanidou A, Stergiopoulou CH, Hatzis J. [20] Crickx B, Fauché F, Belaich S. Efficacité du thalidomide dans study of erythema multiforme: correlation with light micro-
Clinical and epidemiological study. Australas J Dermatol le traitement de l’érythème polymorphe invalidant. Jour- scopic patterns and etiologic agents. J Am Acad Dermatol
1993 ; 34 : 119-123 nées dermatologiques de Paris, 1992 ; 17 : 65 1984 ; 10 : 497-506
6
Dermatologie Érythème polymorphe (erythema multiforme) 98-265-A-10
[31] Foedinger D, Anhalt JH, Boecskoer B, Elbe A, Wolff K, Rap- [53] Leigh IM, Mowbray JF, Levene GM, Sutherland S. Recur- [75] Rasmussen JE. Erythema mutliforme in children. Br J Derma-
persberger K. Autoantibodies t desmoplakin I and II in rent and continuous erythema multiforme: a clinical and tol 1976 ; 95 : 181-186
patients with erythema multiforme. J Exp Med 1995 ; 181 : immunological study. Clin Exp Dermatol 1985 ; 10 : 58-67
169-179 [76] Rendu R. Sur un syndrome caractérisé par une l’inflamma-
[54] Lemak MA, Duvic M, Bean SF. Oral acyclovir for the preven- tion simultanée de toutes les muqueuses externes
[32] Foerster DX, Scott LV. Isolation of herpes simplex virus from tion of herpes-associated erythema multiforme. J Am Acad (conjonctivale, nasale, linguale, buccopharyngée, anale et
a patient with erythema multiforme exuditavum. N Engl J Dermatol 1986 ; 15 : 50-54 balano-prépuciale) coexistant avec une éruption varicelli-
Med 1958 ; 259 : 473-475 forme puis purpurique des quatre membres. J Prat 1916 ;
[55] Lesire V, Machet L, Toledano C, De Muret A, Maillard H,
[33] Freeman T. Erythema multiforme in children taking amox- 30 : 351-352
Lorette G et al. Atypical erythema multiforme occuring at
icillin after vaccination. Can Med Assoc J 1982 ; 127 : the early phase of Lyme disease? Acta Derm Venereol 2000 ;
818-919 [77] Revuz J. Actualité du thalidomide. Ann Dermatol Vénéréol
80 : 222 1990 ; 117 : 313-321
[34] Garcia-Tapia AM, Fernandez-Gutierrez Del Alamo C, Giron
JA, Mira J, De La Rubia F, Martinez-Rodriguez A et al. Spec- [56] Leung AK. Erythema multiforme following DPT vaccina- [78] Roustan G, Salas C, Barbadillo C, SanchezYus E, Mulero J,
trum of parvovirus B19 infection: analysis of an outbreak of tion. J R Soc Med 1984 ; 77 : 1066-1067 Simon A. Lupus erythematosus with an erythema
43 cases in Cadiz, Spain. Clin Infect Dis 1995 ; 21 : [57] Loche F, Schwarze HP, Thedenat B, Carriere M, Bazex J. multiforme-like eruption. Eur J Dermatol 2000 ; 10 :
1424-1430 Erythema multiforme associated with hepatitis B immuni- 459-462
[35] Goldberg LH, Sperber J. Erythema multiforme due to zation. Clin Exp Dermatol 2000 ; 25 : 167-168 [79] Rowell NR, Beck JS, Anderson JR. Lupus erythematosus and
herpes simplex: treatment with oral acyclovir. South [58] Mahboob A, Haroon TS. Drugs causing fixed eruptions: a erythema multiforme-like lesions. Arch Dermatol 1963 ; 88 :
Med J 1986 ; 79 : 757-759 study of 450 cases. Int J Dermatol 1998 ; 37 : 833-838 176-180
[36] Green JA, Spruance SL, Wenerstrom G, Piepkorn MW. Post- [80] Rzany B, Hering O, Mockenhaupt M, Schroder W, Goerltt-
herpetic erythema multiforme prevented with prophylac- [59] Major PP, Morisette R, Kurstak C, Kurstak E. Isolation of
herpes simplex virus type 1 from lesions of erythema mul- ler E, Ring J et al. Histopathological and epidemiological
tic oral acyclovir. Ann Intern Med 1985 ; 102 : 632-633 characteristics of patients with erythema exsudativum mul-
tiforme. Can Med Assoc J 1978 ; 118 : 821-822
[37] Hellgren L, Hersle K. Erythema multiforme. Statistical evalu- tiforme major, Stevens-Johnson syndrome and toxic epi-
ation of clinical and laboratory data in 224 patients and [60] Maleville J, Massicot P, Ponge A et al. Aspects clinique et dermal necrolysis. Br J Dermatol 1996 ; 135 : 6-11
matched healthy controls. Acta Allergol 1965 ; 21 : 45-51 étiologique de l’érythème polymorphe. À propos de qua-
rante observations. Sem Hôp Paris 1983 ; 59 : 671-675 [81] Salmon P, Rademaker M. Erythema multiforme associated
[38] Howland WW, Golitz LE, Weston WL, Huff JC. Erythema with an outbreak of Mycoplasma pneumoniae function. N Z
multiforme: clinical, histopathologic and immunological [61] Malo A, Kampgen E, Vank R. Recurrent herpes simplex Med J 1993 ; 106 : 449-450
study. J Am Acad Dermatol 1984 ; 10 : 438-446 virus-induced erythema multiforme: different HLA-DQB1
[39] Huff JC. Acyclovir for recurrent erythema multiforme alleles associate with severe mucous membrane versus skin [82] Schofield JK, Tatnall FM, Leigh IM. Recurrent erythema
caused by herpes simplex. J Am Acad Dermatol 1988 ; 18 : attacks. Scand J Immunol 1998 ; 47 : 408-411 multiforme: clinical features and treatment in a large series
197-199 of patients. Br J Dermatol 1993 ; 128 : 542-545
[62] Margolis RJ, Tonnesen MG, Harrist TJ, Bhan AK, Wintroub
[40] Huff JC, Weston WL. Recurrent erythema multiforme. Medi- BU, Mihm MC Jr et al. Lymphocyte subsets and Langerhans [83] Schuttelaar ML, Laeijendecker R, Heinhuis RJ, VanJoost T.
cine 1989 ; 68 : 133-140 cells, indeterminate cells in erythema multiforme. J Invest Erythema multiforme and persistent erythema as early
[41] Huff JC, Weston WL, Carr RI. Mixed cryoglobulinemia, IC1q Dermatol 1983 ; 85 : 403-406 cutaneous manifestations of Lyme disease. J Am Acad Der-
binding and skin immunofluorescence in erythema multi- matol 1997 ; 37 : 873-875
[63] Massone C, Parodi A, Rebora A. Erythema multiforme-like
forme. J Invest Dermatol 1980 ; 74 : 375-377 subacute cutaneous lupus erythematosus: a new variety? [84] Shelley WB. Herpes simplex as a cause of erythema multi-
[42] Huff JC, Weston WL, Tonnesen MG. Erythema multiforme: Acta Derm Venereol 2000 ; 80 : 308-309 forme. JAMA 1967 ; 201 : 153-156
a critical review of characteristics, diagnostic criteria and [85] Shteyngarts AR, Warner MR, Camisa C. Lupus erythemato-
causes. J Am Acad Dermatol 1983 ; 8 : 763-775 [64] Middleton M, Hutchinson TH, Lynd J. HLA antigen fre-
quency in erythema multiforme and in recurrent herpes sus associated with erythema multiforme: does Rowell’s
[43] Imafuku S, Kokuba H, Aurelian L, Burnett JW. Expression of simplex. Tissue Antigens 1983 ; 21 : 264-267 syndrome exist? J Am Acad Dermatol 1999 ; 40 : 773-776
herpes simplex virus DNA fragments located in the epider-
mal keratinocytes and germinative cells is associated with [65] Miura S, Smith CC, Burnett JW, Aurelian L. Detection of [86] Stevens AM, Johnson FC. A new eruptive fever associated
the development of erythema multiforme lesions. J Invest viral DNA within skin of healed recurrent herpes simplex with stomatitis and ophtalmia. Report of two cases in chil-
Dermatol 1997 ; 109 : 550-560 infection and erythema multiforme lesions. J Invest Derma- dren. Am J Dis Child 1922 ; 24 : 526-533
tol 1992 ; 98 : 68-72 [87] Tatnall FM, Schofield JK, Leigh IM. A double-blind,
[44] Inachi S, Mizutani H, Shimizu M. Epidermal apoptotic cell
death in erythema multiforme and Stevens-Johnson syn- [66] Moisson YF, Janier M, Dubertret L, Civatte J. Guérison par le placebo-controlled trial of continuous acyclovir therapy in
drome. Contribution of perforin-positive cell infiltration. thalidomide de deux patients ayant un érythème polymor- a recurrent erythema multiform. Br J Dermatol 1995 ; 132 :
Arch Dermatol 1997 ; 133 : 845-849 phe récidivant. Journées dermatologiques de Paris 1992 ; 267-270
[45] Kämpgen E, Burg G, Wank R. Association of herpes simplex 17 : 66
[88] Ting HC, Adam BA. Erythema multiforme: epidemiology,
virus-induced erythema multiforme with the human leu- [67] Molin L. Oral acyclovir prevents herpes simplex virus- clinical characteristics and natural history of fifty-nine
kocytes antigens DQw3. Arch Dermatol 1988 ; 124 : associated erythema multiforme. Br J Dermatol 1987; patients. Australas J Dermatol 1984 ; 25 : 83-88
1372-1375 116:109-11
[89] Ting HC, Adam BA. Erythema multiforme: response to cor-
[46] Kasmierowski JA, Wuepper KD. Erythema multiforme:
[68] Morel P, Barth P. Traitement prophylactique par l’aciclovir ticosteroid. Dermatologica 1984 ; 169 : 175-178
immune complex vasculitis of the superficial cutaneous
microvasculator. J Invest Dermatol 1978 ; 71 : 366-369 per os de l’érythème polymorphe récidivant, associé ou
non à une infection herpétique. Étude préliminaire. Ann [90] Tschen EH, Jessen RT, Robertson G, Becker LE. Erythema
[47] Kennett S. Erythema multiforme affecting the oral cavity. Dermatol Vénéréol 1986 ; 113 : 269-70 multiforme as a complication of BCG scarification tech-
Oral Surg 1968 ; 25 : 366-373 nique. Arch Dermatol 1979 ; 115 : 614-615
[69] Morel P, Blin P, Vaillant L et al. Traitement prophylactique
[48] Kerob D, Assier-Bonnet H, Esnault-Gelly P, Blanc F, Saiag P. [91] Vaatainen N, Mattila R, Fraki JE. Multiform skin eruptions
de l’érythème polymorphe récidivant associé au virus her-
Recurrent erythema multiforme unresponsive to acyclovir with photodistribution in patients with tularemia. Photo-
pétique. Résultat d’un essai thérapeutique randomisé mul-
prophylaxis and responsive to valacyclovir continuous dermatol 1985 ; 2 : 122-123
ticentrique : aciclovir per os versus placebo. Rech Dermatol
therapy. Arch Dermatol 1998 ; 134 : 876-877
1988 ; 1 [92] Villiger RM, Von Vigier RO, Ramelli GP, Hassink RI, Bian-
[49] Khalil I, Lepage V, Douay C, Morin L, Al-Daccak R, Wallach chetti MG. Precipitants in 42 cases of erythema multi-
D et al. HLA DQB1* 0301 allele is involved in the suscepti- [70] Naafs B, Faber WR. Thalidomide therapy: an open trial. Int
J Dermatol 1985 ; 24 : 131-134 forme. Eur J Pediatr 1999 ; 158 : 929-932
bility to erythema multiforme. J Invest Dermatol 1991 ; 97 :
697-700 [71] Nguyen VT, Ndoye A, Bassler KD, Shultz LD, Shields MC, [93] Von Hebra F. Atlas der Hautkrankheiten. Wien : Kaiserliche
[50] Kokuba H, Aurelian L, Burnett JW. Herpes simplex virus Ruben BS et al. Classification, clinical manifestations, and Akademie der Wissenchaften, 1866
associated erythema multiforme (HAEM) is mechanisti- immunopathological mechanisms of the epithelial variant [94] Welch KJ, Burke WA, Irons TG. Recurrent erythema multi-
cally distinct from drug-induced erythema multiforme: of paraneoplastic autoimmune multiorgan syndrome: a forme due to Mycoplasma pneumoniae. J Am Acad Dermatol
interferon-gamma is expressed in HAEM lesions and tumor reappraisal of paraneoplastic pemphigus. Arch Dermatol 1987 ; 17 (5 Pt 1) : 839-840
necrosis factor-alpha in drug-induced erythema multi- 2001 ; 137 : 193-206
forme lesions. J Invest Dermatol 1999 ; 113 : 808-815 [95] Weston WL, Morelli JG. Herpes simplex virus-associated
[72] Orfanos CE, Schaumburg-Lever G, Lever WF. Dermal and erythema multiforme in prepubertal children. Arch Pediatr
[51] Kokuba H, Imafuku S, Huang S, Aurelian L, Burnett JW. epidermal types of erythema multiforme. Arch Dermatol Adolesc Med 1997 ; 151 : 1014-1016
Erythema multiforme lesions are associated with expres- 1974 ; 109 : 682-688
sion of a herpes simplex virus (HSV) gene and qualitative [96] Yang YH, Tsai MJ, Tsau YK, Wang LH, Lin YT, Liu JC et al.
alteration in the HSV-specific T-cell response. Br J Dermatol [73] Orton PW, Huff JC, Tonnesen MG, Weston WL. Detection Clinical observation of erythema multiforme in children.
1999 ; 138 : 952-964 of a herpes simplex viral antigen in skin lesions of erythema Acta Paediatr Taiwan 1999 ; 40 : 107-111
multiforme. Ann Intern Med 1984 ; 101 : 48-50
[52] Larcher C, Gasser A, Hattmannstorfer R, Obexer P, Furhap- [97] Yetiv JZ, Bianchine JR, Owen JA. Etiologic factors of the
ter C, Fritsch P et al. Interaction of HSV-1 infected periph- [74] Power WJ, Ghoraishi M, Merayo-Lloves J, Neves RA, Foster Stevens-Johnson syndrom. South Med J 1980 ; 73 : 599-602
eral blood mononuclear cells with cultured dermal CS. Analysis of the acute ophtalmic manifestations of the
microvascular endothelial cells: potential model for the erythema multiforme / Stevens-Johnson syndrome / toxic [98] Zeitouni NC, Funaro D, Cloutier RA, Gagne E, Claveau J.
pathogenesis of HSV-1 induced erythema multiforme. epidermic necrolysis disease spectrum. Ophthalmology Redefining Rowell’s syndrome. Br J Dermatol 2000 ; 142 :
J Invest Dermatol 2001 ; 116 : 150-156 1995 ; 102 : 1669-1676 343346