1.
Introduction et objectifs pédagogiques
2. Rappel sur les composants semi-conducteurs de puissance
3. Définition et principe de fonctionnement du DIAC
4. Caractéristiques électriques et courbes I-V
5. Applications du DIAC (particulièrement en déclenchement de TRIAC)
6. Méthodes de test et mesures pratiques
7. Exercices et étude de cas
8. Conclusion et références
📘 Cours : Le DIAC
Module : Électronique de puissance appliquée à la maintenance
Durée : 4 heures
Niveau : BTS – Maintenance des équipements informatiques et bureautiques
1. Introduction
Le DIAC (Diode for Alternating Current) est un composant électronique de puissance, utilisé
principalement dans les circuits de commande pour les TRIACs et autres dispositifs de
commutation alternatifs.
Son rôle principal est de fournir un déclenchement précis et symétrique en courant alternatif,
permettant un contrôle efficace de la puissance.
Objectifs pédagogiques :
À la fin du cours, l’étudiant doit être capable de :
Identifier et expliquer la structure d’un DIAC.
Interpréter ses caractéristiques électriques.
Décrire son rôle dans les circuits de commande (lampes, gradateurs, variateurs).
Réaliser un test pratique du DIAC avec un multimètre.
Situer son usage dans la maintenance des équipements informatiques (ex. :
alimentations à découpage, dispositifs de régulation).
2. Rappel sur les semi-conducteurs de puissance
Avant d’introduire le DIAC, rappelons brièvement :
Diode : conduction dans un seul sens.
Zener : conduction en inverse au-delà d’une tension de seuil.
Thyristor (SCR) : interrupteur commandé, unidirectionnel.
TRIAC : équivalent de deux SCR montés tête-bêche, conduction bidirectionnelle avec
commande.
➡️Le DIAC se situe comme un déclencheur bidirectionnel non commandé, souvent
associé au TRIAC.
3. Définition et principe de fonctionnement du DIAC
Le DIAC est un dispositif à deux jonctions PN, symétrique et bidirectionnel.
Il ne possède ni cathode ni anode, ses deux électrodes sont interchangeables (notées
MT1 et MT2 ou A1 et A2).
Fonctionnement :
o Pour des tensions faibles, il reste bloqué.
o Dès que la tension appliquée dépasse la tension de déclenchement (V_BO), le
DIAC entre brusquement en conduction.
o Il présente ensuite une faible résistance dynamique, laissant passer le courant.
o Quand le courant redescend sous un certain seuil, il se bloque de nouveau.
4. Caractéristiques électriques
Le DIAC est un composant symétrique bidirectionnel : ses caractéristiques électriques sont
identiques quelle que soit la polarité de la tension appliquée entre ses deux électrodes.
1. Tension de déclenchement (V_BO)
C’est la tension critique (positive ou négative) à laquelle le DIAC passe brutalement
de l’état bloqué à l’état conducteur.
Valeurs typiques : 20 V à 40 V selon le modèle.
Symétrie :
o +V_BO (en polarité positive).
o –V_BO (en polarité négative).
👉 Exemple : un DIAC DB3 a V_BO ≈ 32 V (±3 V).
2. Tension de maintien (V_H)
Après déclenchement, la tension aux bornes du DIAC chute et se stabilise à une valeur
appelée tension de maintien.
Valeur typique : 5 à 15 V.
Cette chute de tension correspond au passage du DIAC en conduction avec une faible
résistance dynamique.
👉 Interprétation : le DIAC se comporte presque comme un court-circuit une fois déclenché.
3. Courant de déclenchement (I_BO)
C’est le courant qui circule immédiatement au moment du déclenchement (lorsque la
tension atteint V_BO).
Valeur typique : quelques mA à dizaines de mA.
👉 Ce courant est important car il doit être suffisant pour ensuite amorcer le composant
commandé (souvent un TRIAC).
4. Courant de maintien (I_H)
Une fois le DIAC en conduction, si le courant qui le traverse diminue, il finit par
s’éteindre.
Le courant minimum nécessaire pour le maintenir en conduction est appelé courant
de maintien.
Valeur typique : 2 à 5 mA.
👉 Si le courant tombe en dessous de I_H, le DIAC repasse en blocage.
5. Résistance dynamique en conduction (R_d)
Après déclenchement, le DIAC présente une résistance très faible (quelques ohms).
Cela permet un passage de courant quasi libre jusqu’à extinction.
6. Temps de montée et temps de déclenchement
Le passage de l’état bloqué à l’état conducteur est très rapide (de l’ordre de la
microseconde).
Ce comportement abrupt est utile pour fournir une impulsion franche au TRIAC,
assurant une commutation fiable.
7. Dissipation maximale (P_tot)
Comme tout composant, le DIAC supporte une puissance maximale (chaleur dissipée).
Généralement de l’ordre de 150 à 300 mW selon les boîtiers.
Dépend directement du courant et de la tension appliqués.
8. Courbe caractéristique I–V du DIAC
La courbe est symétrique :
1. Zone de blocage :
o Tension faible → courant quasi nul.
o Le DIAC se comporte comme un interrupteur ouvert.
2. Déclenchement (V_BO) :
o À la tension seuil, le courant augmente brusquement.
3. Conduction (V_H) :
o Après déclenchement, la tension chute à V_H.
o Le courant peut croître fortement (limité par la charge et le circuit externe).
4. Extinction (I_H) :
o Quand le courant tombe en dessous de I_H, le DIAC se bloque de nouveau.
Exemple numérique (DIAC DB3 – STMicroelectronics)
Tension de déclenchement V_BO : 30–34 V.
Tension de maintien V_H : ≈ 10 V.
Courant de maintien I_H : 2 mA.
Courant de déclenchement I_BO : 50 mA typique.
Dissipation totale : 150 mW (à 25 °C).
a) Courbe I-V
Zone de blocage : courant quasi nul jusqu’à V_BO.
Point de déclenchement : brusque conduction lorsque la tension atteint V_BO (en
général 20 à 40 V).
Conduction symétrique : même comportement en positif et en négatif.
b) Paramètres caractéristiques
Tension de déclenchement (V_BO) : 20 à 40 V (selon le type).
Tension de maintien (V_H) : plus basse que V_BO, typiquement 5 à 10 V.
Courant de maintien (I_H) : courant minimum pour rester conducteur.
Applications du DIAC
Le DIAC est surtout utilisé comme dispositif de déclenchement pour les composants de
puissance (principalement les TRIACs). Grâce à son comportement symétrique et à son
déclenchement abrupt, il permet une commutation stable et précise en courant alternatif.
1. Déclenchement des TRIACs
Rôle majeur : fournir une impulsion nette au TRIAC afin d’assurer son amorçage.
Comme la tension de déclenchement est symétrique (+V_BO et –V_BO), le DIAC
garantit un allumage équilibré du TRIAC en alternance positive et négative.
Résultat : meilleure stabilité et réduction des distorsions harmoniques.
👉 Exemple : variateurs de vitesse pour petits moteurs (ventilateurs, périphériques
bureautiques).
2. Variateurs de lumière (gradateurs)
Dans les gradateurs d’éclairage, le DIAC commande l’allumage du TRIAC à
différents moments de l’alternance, modulant ainsi la puissance délivrée à la lampe.
Avantage : contrôle simple et économique de l’intensité lumineuse.
👉 Dans les équipements de bureau, on le retrouve parfois dans les systèmes d’éclairage
réglable intégrés.
3. Variateurs de vitesse pour moteurs AC
Utilisé dans les régulateurs de ventilateurs (climatisation, unités de refroidissement
dans certains matériels).
Permet de contrôler la puissance fournie au moteur.
👉 Exemple : ventilateurs internes d’unités informatiques industrielles, équipements
bureautiques dotés de moteurs.
4. Régulateurs de chauffage électrique
Le DIAC associé au TRIAC contrôle la puissance appliquée à une résistance
chauffante.
Application : fours électriques, fer à souder électronique, systèmes de maintien en
température.
👉 En maintenance informatique, cela peut apparaître dans certains systèmes de
soudage/rework stations pour composants électroniques.
5. Commandes de phase (Phase Control)
Dans les alimentations AC, le DIAC permet un décalage de phase contrôlé pour
réguler la puissance délivrée.
Exemple : soft-start circuits (démarrage progressif d’un équipement afin d’éviter un
appel de courant brutal).
👉 Application dans les alimentations de PC et d’imprimantes où un démarrage progressif
prolonge la durée de vie des composants.
6. Protection contre les surtensions (applications spéciales)
Dans certains montages, le DIAC est utilisé pour déclencher un dispositif de décharge
lorsqu’une surtension dépasse un seuil.
Fonctionne comme une sécurité complémentaire.
👉 Utile dans des onduleurs ou blocs d’alimentation destinés à protéger les équipements
informatiques sensibles.
7. Applications pédagogiques et de laboratoire
Le DIAC est un excellent composant pour illustrer :
o Les courbes de déclenchement.
o La conduction symétrique.
o L’association avec le TRIAC.
📝 Résumé des applications du DIAC
1. Déclenchement de TRIACs → circuits de commande AC.
2. Gradateurs de lumière → contrôle d’éclairage.
3. Variateurs de vitesse moteurs → ventilateurs, systèmes bureautiques motorisés.
4. Régulateurs de chauffage → stations de soudage, équipements électroniques.
5. Soft-start et contrôle de phase → alimentations, onduleurs.
6. Protection contre surtensions → déclencheurs de circuits de sécurité.
7. Enseignement et TP → étude des caractéristiques non linéaires.
Déclenchement du TRIAC dans les circuits de gradateurs de lumière, variateurs de
vitesse, régulateurs de chauffage.
Circuits de commande AC nécessitant une commutation symétrique.
Protection contre les surtensions transitoires (en association).
➡️Dans le domaine de la maintenance des équipements informatiques et bureautiques, on
retrouve le DIAC dans :
Les circuits d’alimentations à gradateur ou soft-start.
Certains variateurs des ventilateurs internes.
Les commandes de régulation de puissance dans les onduleurs ou protections.
6. Méthodes de test et mesures pratiques
a) Test au multimètre (mode diode)
Un DIAC doit apparaître isolant dans les deux sens (affiche « OL »).
En pratique, un simple multimètre n’est pas suffisant car la tension de déclenchement
est trop élevée.
b) Test en montage pratique
Montage avec une source alternative (230 V via résistance série et lampe).
Observer le déclenchement du DIAC quand la tension dépasse V_BO → allumage
soudain de la lampe.
c) Entretien et diagnostic
Vérifier si le DIAC est en court-circuit (conduction permanente).
Vérifier si le DIAC est coupé (ne déclenche plus).
7. Exercices et étude de cas
Exercice 1 :
Tracer la courbe caractéristique I-V d’un DIAC et indiquer les zones de fonctionnement.
Exercice 2 :
Un DIAC présente une tension de déclenchement de 32 V. Calculer la tension crête nécessaire
pour assurer le déclenchement dans un montage AC.
Exercice 3 :
Identifier dans un schéma de gradateur de lampe la position du DIAC et expliquer son rôle par
rapport au TRIAC.
8. Conclusion
Le DIAC est un composant simple mais essentiel en électronique de puissance, surtout dans
les circuits de commande AC.
Sa compréhension est fondamentale pour les techniciens en maintenance, car il intervient dans
le déclenchement des TRIACs et donc dans la régulation de puissance des équipements.
9. Références bibliographiques
Boylestad, R. & Nashelsky, L. Electronic Devices and Circuit Theory. Pearson.
Rashid, M. H. Power Electronics: Circuits, Devices, and Applications. Pearson.
F. Forest, Électronique de puissance. Dunod.
Datasheets fabricants (STMicroelectronics, NXP, ON Semiconductor).
Exercices — DIAC (6 exercices)
Exercice 1 — Compréhension (facile)
Énoncé :
Tracez et légendez la courbe I–V d’un DIAC. Indiquez clairement : zone de blocage, tension
de déclenchement VBOV_{BO}, tension de maintien VHV_H et courant de maintien IHI_H.
Expliquez brièvement ce qui se passe lorsque la tension appliquée atteint VBOV_{BO}.
Solution 1 :
Tracer un axe tension (horizontal) et courant (vertical) ; courbe symétrique autour de
Zone de blocage : courant quasi nul pour ∣V∣<VBO|V| < V_{BO}.
l’origine.
Point de déclenchement : à +VBO+V_{BO} ou −VBO-V_{BO} la pente devient
verticale (passage brusque en conduction).
Conduction : après déclenchement la tension chute à VHV_H (quelques volts) et le
courant augmente (comportement basse résistance).
Extinction : si le courant redescend en dessous de IHI_H le DIAC se bloque à
nouveau.
Quand la tension atteint VBOV_{BO}, une avalanche interne/ionisation provoque la
conduction soudaine, fournissant une impulsion de courant (utile pour déclencher un
TRIAC).
Exercice 2 — Lecture de données (facile-moyen)
Énoncé :
Une fiche technique indique pour un modèle DB3 : VBOV_{BO} typique = 32 V, tolérance
±3 V ; tension de maintien VH≈10 VV_H \approx 10\,\text{V}; courant de maintien IH=2
mAI_H = 2\,\text{mA}.
a) Quel intervalle possible pour VBOV_{BO} ?
b) Que signifie IH=2 mAI_H = 2\ \text{mA} pour le fonctionnement d’un montage
DIAC+TRIAC ?
Solution 2 :
a) Intervalle : VBOV_{BO} ∈ [32 − 3 ; 32 + 3] = [29 V ; 35 V].
b) IH=2 mAI_H = 2\ \text{mA} signifie que, une fois le DIAC déclenché, il faut que le
courant qui le traverse reste ≥ 2 mA pour le maintenir en conduction. Si le courant tombe en
dessous de 2 mA, le DIAC s’éteint (repasse en blocage). Dans un montage DIAC→TRIAC, il
faut donc que la charge et le circuit fournissent suffisamment de courant pour maintenir le
régime conducteur jusqu’à ce que l’alternance s’arrête.
Exercice 3 — Calcul de l’angle d’amorçage dans un circuit RC (moyen)
Énoncé :
Montage de commande de phase : une résistance RR série et un condensateur CC forment un
réseau de charge qui alimente un DIAC. La source est le secteur 230 V RMS230\ \text{V
RMS} à 50 Hz50\ \text{Hz}. On utilise un DIAC avec VBO=32 VV_{BO} = 32\ \text{V}.
On choisit R=100 kΩR = 100\ \text{k}\Omega et C=100 nFC = 100\ \text{nF}.
Calculez l’angle d’amorçage α\alpha (en degrés) à partir du début de la demi-alternance
jusqu’au déclenchement (approximation quasi idéale : la tension du condensateur suit
VC(t)=Vp(1−e−t/(RC))V_C(t)=V_{p}(1 - e^{-t/(RC)}) pendant la charge, avec VpV_p
valeur crête du secteur).
Solution 3 (détaillée, calcul step-by-step) :
1. Calcul de la valeur crête VpV_p du secteur :
Vp=230×2V_p = 230 \times \sqrt{2}.
2≈1.41421356\sqrt{2} \approx 1{.}41421356.
Vp=230×1.41421356=325.268(≈325.3 V).V_p = 230 \times 1{.}41421356 =
325{.}268 ( \approx 325{.}3\ \text{V}).
2. Condition de déclenchement : VC(td)=VBO=32 VV_C(t_d) = V_{BO} = 32\ \
text{V}.
Formule : VC(t)=Vp(1−e−t/(RC))V_C(t) = V_p (1 - e^{-t/(RC)}).
Donc 1−e−t/(RC)=VBOVp1 - e^{-t/(RC)} = \dfrac{V_{BO}}{V_p}.
Calcul de la fraction : VBOVp=32325.268≈0.0984.\dfrac{V_{BO}}{V_p} = \
dfrac{32}{325{.}268} \approx 0{.}0984.
Donc e−t/(RC)=1−0.0984=0.9016.e^{-t/(RC)} = 1 - 0{.}0984 = 0{.}9016.
3. Calcul du temps tdt_d :
−tdRC=ln(0.9016)-\dfrac{t_d}{RC} = \ln(0{.}9016).
ln(0.9016)≈−0.1035.\ln(0{.}9016) \approx -0{.}1035.
D’où td=0.1035×RC.t_d = 0{.}1035 \times RC.
4. Calcul de RCRC : R×C=100 000 Ω×100×10−9 FR \times C = 100\,000\ \Omega \
times 100 \times 10^{-9}\ \text{F} = 100,000×0.0000001=0.01 s.100{,}000 \times
0{.}0000001 = 0{.}01\ \text{s}.
Donc td=0.1035×0.01=0.001035 s.t_d = 0{.}1035 \times 0{.}01 = 0{.}001035\ \
text{s}.
5. Conversion en angle : ω=2πf=2π×50=314.159 rad/s.\omega = 2\pi f = 2\pi \times 50 =
314{.}159\ \text{rad/s}.
θ=ωtd=314.159×0.001035≈0.3253 rad.\theta = \omega t_d = 314{.}159 \times
0{.}001035 \approx 0{.}3253\ \text{rad}.
En degrés : α=θ×180π=0.3253×57.2958≈18.65∘.\alpha = \theta \times \dfrac{180}{\
pi} = 0{.}3253 \times 57{.}2958 \approx 18{.}65^\circ.
Réponse : angle d’amorçage α≈18.7∘.\alpha \approx 18{.}7^\circ.
(Interprétation pédagogique : un angle faible signifie que la lampe / la charge reçoit la
plupart de l’énergie ; en augmentant RC l’angle augmente, retardant l’amorçage et réduisant
la puissance délivrée.)
Exercice 4 — Dimensionnement simple (moyen)
Énoncé :
Vous devez concevoir un gradateur de lampe pour une lampe 60 W / 230 V (purement
résistive), en utilisant un DIAC DB3 (VBO ≈ 32 V). Vous voulez que la charge du
condensateur atteigne VBOV_{BO} environ à α=90∘\alpha = 90^\circ. En supposant
f=50 Hzf = 50\ \text{Hz} et la même approximation VC(t)=Vp(1−e−t/(RC))V_C(t)=V_p(1-
e^{-t/(RC)}), trouvez la valeur de la constante de temps RCRC nécessaire (approximation).
Solution 4 :
1. Angle α=90∘\alpha = 90^\circ correspond à θ=π2 rad=1.5708 rad.\theta = \dfrac{\pi}
{2}\ \text{rad} = 1{.}5708\ \text{rad}.
Temps depuis début de demi-alternance : td=θω=1.5708314.159≈0.005 s.t_d = \
dfrac{\theta}{\omega} = \dfrac{1{.}5708}{314{.}159} \approx 0{.}005\ \text{s}.
2. On a vu que td=−RCln(1−VBOVp)t_d = -RC \ln\left(1 - \dfrac{V_{BO}}{V_p}\
right). Donc
RC=td−ln(1−VBO/Vp).RC = \dfrac{t_d}{- \ln(1 - V_{BO}/V_p)}.
Déjà calculé VBO/Vp≈0.0984V_{BO}/V_p \approx 0{.}0984 et
−ln(1−0.0984)=−ln(0.9016)=0.1035.-\ln(1 - 0{.}0984) = -\ln(0{.}9016) = 0{.}1035.
Donc RC=0.0050.1035≈0.0483 [Link] = \dfrac{0{.}005}{0{.}1035} \approx 0{.}0483\
\text{s}.
Réponse : il faut RC≈48.3 msRC \approx 48{.}3\ \text{ms}.
(Ex. choix pratique : si C=100 nFC = 100\ \text{nF} alors
R=RC/C=0.0483/100×10−9=483 kΩR = RC / C = 0{.}0483 / 100\times10^{-9} = 483\ \
text{k}\Omega — choisir une valeur commerciale proche, ex. 470 kΩ.)
Exercice 5 — TP de mesure (pratique)
Énoncé / protocole :
Mesurer la tension de déclenchement VBOV_{BO} et la tension de maintien VHV_H d’un
DIAC en laboratoire. Matériel : générateur sinusoïdal (0–100 V crête), résistance série
Rs=10 kΩR_s = 10\ \text{k}\Omega, oscilloscope, fils, DIAC. Décrivez les étapes de mesure
et interprétez ces résultats exemples : la courbe montre déclenchement à V≈31.5 VV \approx
31.5\ \text{V} et la tension après conduction stabilise à V≈9.8 VV \approx 9.8\ \text{V}.
Solution 5 (protocole & interprétation) :
Protocole :
1. Monter en série : générateur → Rs=10 kΩR_s = 10\ \text{k}\Omega → DIAC →
retour générateur.
2. Brancher la sonde de l’oscilloscope aux bornes du DIAC (ou aux bornes de RsR_s et
calculer la tension DIAC par soustraction).
3. Balayer la tension crête du générateur progressivement depuis 0 V crête jusqu’à voir,
sur l’oscillo, la transition brusque : le DIAC passe de haute impédance à faible
impédance — on observe une chute de tension aux bornes du DIAC (passage à
VHV_H) et une montée de courant (visible via VRsV_{Rs}).
4. Relever la valeur de la tension aux bornes du DIAC juste avant et juste après le
déclenchement.
Interprétation d’exemples fournis :
Déclenchement observé à V≈31.5 VV \approx 31{.}5\ \text{V} → valeur de
VBOV_{BO} ; cohérente avec un DIAC DB3 typique (≈32 V).
Tension en conduction V≈9.8 VV \approx 9{.}8\ \text{V} → VH≈9.8 VV_H \approx
9{.}8\ \text{V}.
Ces valeurs indiquent un DIAC en bon état si elles sont proches des valeurs attendues
(vérifier dans la datasheet). Si VBOV_{BO} est beaucoup plus bas ou si le composant
reste conducteur en l’absence d’une tension suffisante (court-circuit permanent), le
DIAC est défectueux.
Exercice 6 — Diagnostic d’un appareil (situation réelle)
Énoncé :
Un gradateur d’éclairage industriel ne module plus correctement : la lampe s’allume presque
tout le temps à puissance pleine (peu ou pas d’atténuation). On soupçonne un DIAC. Proposez
une procédure de diagnostic (mesures) et deux causes possibles liées au DIAC qui
expliqueraient le symptôme.
Solution 6 :
Procédure de diagnostic :
1. Couper l’alimentation et vérifier visuellement le circuit (soudure, composants brûlés).
2. Démonter / isoler le DIAC (si possible). Mesurer à l’ohmmètre : on doit trouver circuit
ouvert dans les deux sens (en l’absence d’une tension de déclenchement).
3. Remonter le montage, alimenter, observer à l’oscilloscope la tension du condensateur
d’amorçage et la commutation. Si le DIAC déclenche immédiatement dès le début de
la demi-alternance (ou ne bloque jamais), c’est anormal.
4. Remplacer temporairement le DIAC par un DIAC de test pour vérifier.
Causes possibles liées au DIAC :
Court-circuit interne (DIAC en panne fermé) : le DIAC conduit sans seuil,
déclenchant immédiatement le TRIAC à chaque alternance → lampe à puissance
pleine.
Dérive de VBOV_{BO} très basse (DIAC usé/détérioré) : se déclenche trop tôt (ou
immédiatement) donnant un comportement proche de puissance pleine.
Remarques pédagogiques & suggestions pour l’évaluation
Donnez l’Exercice 3 + 5 en TP (calc + mesures).
Exercice 1 et 2 pour QCM/contrôle écrit.
Exercice 6 comme sujet d’étude de cas (compétences diagnostiques).