0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues17 pages

Fonctions réelles : définitions et propriétés

Transféré par

liyandemoise208
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
3 vues17 pages

Fonctions réelles : définitions et propriétés

Transféré par

liyandemoise208
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

[60]

CHAPITRE III : FONCTIONS REELLES A UNE SEULE VARIABLE

III.1. Généralités sur les fonctions réelles

III.1.1. Définitions et opérations


Définition 3.1.1. Soient A et B des sous-ensembles de ℝ. Une fonction réelle une variable réelle 𝑓 est
une application de A dans B telle qu’à tout élément 𝑥 de A on associe au plus un seul élément 𝑦 de B
noté 𝑓(𝑥) appelé image de 𝑥 par 𝑓. On écrit alors :
𝑓 :𝐴 ⊂ ℝ ⟶ 𝐵 ⊂ ℝ
𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥) = 𝑦.
Définition 3.1.2. Soit 𝑓 : ℝ ⟼ ℝ.
1. Le domaine (de définition) de 𝑓 est l’ensemble d’éléments de ℝ qui ont une image dans ℝ par 𝑓.
On le note :
𝐷 = 𝐷𝑜𝑚 = {𝑥 ∈ 𝐴 : ∃ 𝑦 ∈ ℝ; 𝑦 = 𝑓 (𝑥)}.
2. Le codomaine ou l’image de 𝑓 est l’ensemble des 𝑦 ∈ ℝ tels qu’il existe au moins élément 𝑥 ∈
ℝ satisfaisant 𝑓(𝑥) = 𝑦. On note :
𝐼𝑚(𝑓) = 𝐼𝑚 = {𝑦 ∈ ℝ : ∃𝑥 ∈ 𝐴; 𝑦 = 𝑓(𝑥)}
3. Si 𝐴 ⊂ ℝ alors 𝑓[𝐴] = 𝑓(𝑥) : 𝑥 ∈ 𝐴 ∩ 𝐷 est appelé l’image directe de 𝐴 par 𝑓.
4. Si 𝑌 ⊂ ℝ alors 𝑓 (𝑌) = 𝑥 ∈ 𝐷 : 𝑓(𝑥) ∈ 𝑌 est appelé image réciproque de 𝑌.
5. On graphe de la fonction 𝑓: 𝐷 → ℝ l’ensemble : 𝐺 ⊂ ℝ défini par :

𝐺 = { 𝑥, 𝑓(𝑥) : 𝑥 ∈ 𝐷
6. On appelle fonction réciproque de 𝑓 et on note « 𝑓 » l’application de 𝐼𝑚 dans ℝ telle que
𝑓 (𝑦) = 𝑥 si et seulement si 𝑓(𝑥) = 𝑦.
7. Si 𝑓: 𝐷 → ℝ est une fonction et 𝑋 ⊂ 𝐷 , alors la restriction de 𝑓 sur 𝑋 est la fonction

𝑓∕ : 𝑋 ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑓 (𝑥)

Les 4 opérations fondamentales induisent sur les fonctions les opérations suivantes :

Définition 3.1.3. Soient 𝑓 : 𝐷 ⟼ ℝ et 𝑔 : 𝐷 ⟼ ℝ deux fonctions.


Les fonctions 𝑓 + 𝑔, 𝑓. 𝑔 ont pour 𝐷 ∩ 𝐷 et sont définies par :
(𝑓 + 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑥) + 𝑔(𝑥) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝐷 ∩ 𝐷

(𝑓. 𝑔)(𝑥) = 𝑓(𝑥). 𝑔(𝑥) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝐷 ∩ 𝐷 .


En particulier pour 𝑐 ∈ ℝ la fonction 𝑐. 𝑓 a pour domaine 𝐷 et est définie par :
(𝑐. 𝑓)(𝑥) = 𝑐. 𝑓(𝑥)𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝐷 .
La fonction a pour domaine 𝐷 ∩ 𝑥 ∈ 𝐷 ∶ 𝑔(𝑥) ≠ 0 et est définie par :
𝑓 𝑓(𝑥)
(𝑥) = 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑥 ∈ 𝐷 ∩ 𝑥 ∈ 𝐷 ∶ 𝑔(𝑥) ≠ 0 .
𝑔 𝑔(𝑥)

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[61]

Remarque 3.1.4. On peut bien sûr recommencer ce processus de construction et obtenir des
combinaisons linéaires de fonctions 𝑐 . 𝑓 + ⋯ + 𝑐 . 𝑓 (où 𝑓 , … , 𝑓 sont des fonctions et
𝑐 , … , 𝑐 ∈ ℝ). Elles ont pour domaines de définition 𝐷 ∩ … ∩ 𝐷 .

On peut également composer des fonctions de ℝ dans ℝ. La définition est évidente si on pense une
fonction comme une “loi de transformation”. On applique simplement plusieurs transformations l’une
après l’autre.

Définition 3.1.5. Soient 𝑓 : 𝐷 ⟼ ℝ et 𝑔 : 𝐷 ⟼ ℝ deux fonctions.


La composée de 𝑓 et 𝑔 (𝑓 après 𝑔 ou 𝑔 suivie de 𝑓) est la fonction, notée 𝑓 ∘ 𝑔, qui a pour domaine
𝐷 ∩ 𝑥 ∶ 𝑔(𝑥) ∈ 𝐷 et définie par (𝑓 ∘ 𝑔)(𝑥) = 𝑓 𝑔(𝑥) .

Définition 3.1.6.
La fonction f : 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ est :
 constante si et seulement si il existe 𝑐 є ℝ telle que 𝑓 (𝑥) = 𝑐 pour tout 𝑥 ∈ 𝐷
 l’identité de 𝐷 si et seulement si 𝑓 (𝑥) = 𝑥 pour tout 𝑥 ∈ 𝐷
 injective si et seulement si deux éléments distincts de 𝐷 ont des images distinctes
 surjective si et seulement si chaque élément de ℝ est image d’un élément de 𝐷
 bijective si et seulement si elle est à la fois injective et subjective.

III.1.2. Fonctions croissante, décroissante, paire, impaire, périodique


Définition 3.1.7.
1. 𝑓 est dite croissante sur 𝐼 ⊂ 𝐷 ⊂ ℝ si et seulement si ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐼 (𝑥 ≤ 𝑦 ⟹ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑦)
2. 𝑓 est dite décroissante sur 𝐼 ⊂ 𝐷 ⊂ ℝ si et seulement si ∀ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐼 (𝑥 ≤ 𝑦 ⟹ 𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑦))

Définition 3.1.8.
1. 𝑓 est périodique si et seulement s’il existe un réel 𝑝 > 0 tel que ∀ 𝑥 ∈ 𝐴, on a :
𝑥 + 𝑝 ∈ 𝐷 et 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 𝑝).
2. 𝑓 est paire si et seulement si ∀ 𝑥 ∈ 𝐷 on a : − 𝑥 ∈ 𝐷 𝑒𝑡 𝑓(− 𝑥) = 𝑓(𝑥).
3. 𝑓 est impaire si et seulement si ∀𝑥 ∈ 𝐷 on a : − 𝑥 ∈ 𝐷 𝑒𝑡 𝑓(− 𝑥) = −𝑓(𝑥).

III.1.3. Fonctions algébriques et transcendantes


Les fonctions algébrique sont des fonctions explicites définies par la formule y = f(x) dans laquelle les
opérations à effectuer sur la variable indépendante x sont : l’addition, la soustraction, la multiplication, la
division, l’élévation à la puissance, l’extraction des racines. En voici quelques unes.

Définition 3.1.8.
1. On appelle fonction linéaire une fonction de la forme 𝑓 ∶ 𝐷 = ℝ ⟶ ℝ, 𝑥 ⇝ 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑥, avec
𝑐 ∈ ℝ est non nul.
2. On appelle fonction affine une fonction de la forme 𝑓 : 𝐷 = ℝ ⟶ ℝ, 𝑥 ⇝ 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏
avec 𝑎 ∈ ℝ∗ et 𝑏 ∈ ℝ.
3. On appelle fonction polynôme de degré 𝑛 ∈ ℕ, toute fonction 𝑃 : 𝐷 = ℝ ⟶ ℝ ,
𝑥 ⇝ 𝑃(𝑥) = 𝑎 + 𝑎 𝑥 + 𝑎 𝑥 + ⋯ + 𝑎 𝑥 = ∑ 𝑎 𝑥 , où 𝑎 , 𝑎 , … , 𝑎 ∈ ℝ.

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[62]

( )
4. On appelle fonction rationnelle toute fonction 𝑓:: 𝐷 = ℝ ⟶ ℝ, 𝑥 ⇝ 𝑓(𝑥) = ( )
, où 𝑃et 𝑄
sont des fonctions polynômes. Son domaine est : 𝐷 = ℝ ∖ {𝑥 ∶ 𝑄(𝑥) = 0}.
5. On appelle fonction irrationnelle toute fonction 𝑓: 𝐷 = ℝ ⟶ ℝ, 𝑥 ⇝ 𝑓(𝑥) = 𝑃(𝑥) , où 𝑃
est une fonction polynôme et 𝑛 ∈ ℕ et 𝑛 ≥ 2. Son domaine est : 𝐷 = {𝑥 ∈ ℝ ∶ 𝑃(𝑥) ≥ 0}, si
𝑛 est paire ou 𝐷 = ℝ, si 𝑛 est impaire

Ainsi, les fonctions monômes, les fonctions polynômes, les fonctions rationnelles, les fonctions
irrationnelles sont dites algébriques.
Ex : y = x2 + 7x -3 fonction algébrique explicite
y + 4 –x = 0 fonction algébrique implicite

Par contre les fonctions transcendantes les fonctions qui ne sont pas algébriques. Les fonctions
suivantes sont transcendantes : trigonométriques, logarithmiques, exponentielles et hyperboliques.

Définition 3.1.8.
On définit quatre fonctions trigonométriques sur ℝ et à valeurs dans ℝ.
[Link] fonction sin ∶ ℝ → ℝ ∶ 𝑥 ↦ sin(𝑥), avec 𝐷 = ℝ ;
2. La fonction cos ∶ ℝ → ℝ ∶ 𝑥 ↦ cos(𝑥), avec 𝐷 =ℝ;
3. La fonction tg ∶ ℝ → ℝ ∶ 𝑥 ↦ tg(𝑥), avec 𝐷 = ℝ\ + 𝑘𝜋 ∶ 𝑘 ∈ 𝑍 ;
4. La fonction cotg ∶ ℝ → ℝ ∶ 𝑥 ↦ cotg(𝑥), avec 𝐷 = ℝ\ + 𝑘𝜋 ∶ 𝑘 ∈ 𝑍 .
Rappelons que tg(𝑥) = et cotg(𝑥) = . Les fonctions tg et cotg sont impaires et
périodiques de périodique de période 𝜋.
La fonction sin est une fonction impaire et périodique de période 2𝜋. La fonction cos est une fonction
paire et périodique de période 2𝜋. Les

III.2. Limites et Continuité des fonctions réelles


[Link] de ℝ

Définitions 3.2.1. Soit 𝐴 une partie de ℝ et 𝑥 ∈ ℝ. on dit que :


1. 𝐴 est voisinage de 𝑥 s’il existe un réel 𝑟 > 0 tel que ]𝑥 − 𝑟, 𝑥 + 𝑟[ ⊂ 𝐴. Donc, 𝐴 contient un

intervalle ouvert centré en 𝑥. On dit aussi que 𝑥 est un point intérieur de 𝐴. L’interieur 𝐴 𝐴̇ de 𝐴

est l’ensemble des points interieurs de 𝐴.


2. 𝐴 est un ouvert de ℝ si 𝐴 coincide avec son interieur c’est-à-dire 𝐴 est voisinage de chacun de
ses éléments.
3. 𝑥 est un point adhérent à 𝐴 si et seulement si chaque voisinage 𝑉 de 𝑥 contient un point de 𝐴.
Autrement dit, 𝑉⋂𝐴 ≠ 𝜙. L’adhérence 𝐴̅ de 𝐴 est l’ensemble des points adhérents à 𝐴.
4. 𝑥 est un point d’accumulation de 𝐴 si et seulement si chaque voisinage de 𝑥 contient un point de 𝐴
distinct de 𝑥 , c’est-à-dire. 𝑉⋂𝐴\{𝑥} ≠ 𝜙
5. 𝑥 est dans la frontière de 𝐴 si seulement si 𝑥 est un point adhérent à 𝐴 et au du complémentaire
ℝ\𝐴 de 𝐴. Ainsi, l’ensemble 𝐹𝑟(𝐴) = 𝐴̅ ⋂ℝ\𝐴 est la frontière de 𝐴.
6. 𝐴 est un fermé de ℝ ( ou 𝐴 est fermé) ssi 𝐴 est le complémentaire d’un ouvert.

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[63]

On montre que 𝐴 est fermé si et seulement si 𝐴 coincide avec son adhérence.

Exemples

(1) 𝜙 et ℝ sont à la fois fermés et ouverts


(2) Tout intervalle ouvert est un ouvert de ℝ
Tout intervalle fermé est un fermé de ℝ
(3) La réunion quelconque et l’intersection finie d’ouverts est un ouvert.
L’intersection quelconque et la réunion finie de fermés est un fermé.
(4) Si 𝐴 = ]−1,2] alors 1 est un point intérieur et −1 et 2 sont des points d’accumulation

𝐴̅ = 𝐴 ; 𝐴 = ]−1,2]

(5) Si 𝐴 = {3,4,5,6}, alors 𝐴 n’a ni point intérieur ni point d’accumulation

III.2.1. LIMITES
Définitions 3.2.2. (Limites finies) Soient 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ 𝑎 ∈ ℝ et 𝑙 ∈ ℝ. On dit que :
1. 𝑙 est la limite de 𝑓 lorsque 𝑥 tend vers 𝑎, et on écrit 𝑙𝑖𝑚 → 𝑓(𝑥) = 𝑙 , si et seulement si pour
tout réel 𝜀 > 0 il existe un réel 𝛿 = 𝛿(𝜀) > 0 tel que pour tout 𝑥 ∈ 𝐷 et
|𝑥 − 𝑎| < 𝛿 on a :|𝑓(𝑥) − 𝑙| < 𝜀
2. 𝑙 est la limite de 𝑓 en 𝑎 à gauche si et seulement si 𝑙 est la limite en 𝑎 de 𝑓 . On écrit :
⋂] , [
𝑙 = 𝑓(𝑎 ) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)

3. 𝑙 est la limite de 𝑓 en 𝑎 à droite si et seulement si 𝑓 est la limite en 𝑎 de 𝑓 On note :
⋂] , [
𝑙 = 𝑓(𝑎 ) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)

Proposition 3.2.3. (Propriétés des limites finies)

(1) 𝑓 admet une limite en 𝑎 ssi 𝑓 admet une limite en 𝑎 à gauche et une limite en 𝑎 à droite et
𝑓(𝑎 ) = 𝑓(𝑎 ). Dans ce cas, on a :
𝑓(𝑎 ) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎 )

(2) Si 𝑓 et 𝑔 admettent des limites en , alors :


(2.1) ∀𝜆 ∈ ℝ 𝑙𝑖𝑚( 𝜆. 𝑓)(𝑥) = 𝜆. 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)
→ →
(2.2) 𝑙𝑖𝑚( 𝑓 ± 𝑔)(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) ± 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥)
→ → →
(2.3) 𝑙𝑖𝑚( 𝑓. 𝑔)(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) . 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥)
→ → →
En particulier, ∀ 𝑛 ∈ ℕ
𝑙𝑖𝑚 𝑓 (𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)
→ →

𝑙𝑖𝑚 𝑓 (𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)


→ →

(2.4) Lorsque 𝑙𝑖𝑚 → 𝑓(𝑥) ≠ 0 , on a :


1 1
𝑙𝑖𝑚 =
→ 𝑓(𝑥) 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥)

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[64]

(3) Si 𝑓 admet une limite 𝑏 en 𝑎 et 𝑔 admet une limite 𝑙 en 𝑏 et 𝑓(𝐷 ) ⊂ 𝐷 , alors 𝑔 ∘ 𝑓 admet une
limite en 𝑎 et
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑏

𝑙𝑖𝑚(𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) = 𝑙 c. à. d. 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑦) = 𝑙 ⟹ 𝑙𝑖𝑚(𝑔 ∘ 𝑓)(𝑥) = 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑦) = 𝑙
→ → → →
𝑓(𝐷 ) ⊂ 𝐷

Exemples

(1) Limite d’une fonction constante

 Soit 𝜒 ∶ ℝ ⟶ ℝ , 𝑥 ⇝ 1 . Alors, ∀ 𝑎 ∈ ℝ, on a :
lim 𝜒(𝑥) = 1 = 𝜒(𝑎)

 On en déduit que pour tout réel c , la fonction 𝑓: ℝ ⟶ ℝ , 𝑥 ⇝ 𝑐, admet une limite en tout
𝑎 ∈ ℝ et on a :
lim 𝑓(𝑥) = 𝑐 = 𝑓(𝑎).

Il suffit de noter que 𝑓 = 𝑐. 𝜒 pour obtenir :
lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑐. 𝜒(𝑥) = 𝑐. lim 𝜒(𝑥) = 𝑐. 1 = 𝑐 c. à. d lim 𝑓(𝑥) = 𝑐 .
→ → → →

Donc,
lim 𝑓(𝑥) = 𝑐

(2) Limite de la fonction identité

Comme 𝑖𝑑ℝ : ℝ ⟶ ℝ , 𝑥 ⇝ 𝑖𝑑ℝ (𝑥). Pour tout 𝑎 ∈ ℝ, on a :


lim 𝑖𝑑ℝ (𝑥) = 𝑎 = 𝑖𝑑ℝ (𝑎).

En effet, tout réel 𝜀 > 0 il existe un réel 𝛿 = 𝜀 > 0 tel que pour tout 𝑥 ∈ 𝐷 et
|𝑥 − 𝑎| < 𝛿 entraîne |𝑖𝑑ℝ (𝑥) − 𝑎| = |𝑥 − 𝑎| < 𝜀.

(3) Limite d’une fonction polynôme

Soient 𝑛 ∈ ℕ, 𝑎 , … , 𝑎 ∈ ℝ et la fonction
𝑓: ℝ ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑎 + 𝑎 𝑥 + ⋯+ 𝑎 𝑥

Puisque

𝑓= 𝑎 (𝑖𝑑ℝ )

On déduit des propriétés des limites finies et des exemples 1 et 2 que


∀ 𝑢 ∈ ℝ lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑢)

(4) Limite d’une fonction rationnelle

Une fonction rationnelle est un quotient de 2 fonctions polynômes.


Si 𝑃, 𝑄, 𝑅 ∶ ℝ ⟶ ℝ sont des polynômes il découle de l’exemple 3 que :

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[65]

𝑃
∀ 𝑎 ∈ 𝐷𝑜𝑚 ≝ {𝑥 ∈ ℝ | 𝑄(𝑥) ≠ 0}
𝑄
𝑃 𝑃 𝑃(𝑥) 𝑃(𝑎)
lim (𝑥) = (𝑎) c. à. d lim =
⇝ 𝑄 𝑄 → 𝑄(𝑥) 𝑄(𝑎)

(5) Limite d’une fonction irrationnelle

Soit 𝑛 ∈ ℕ 𝑃 ∶ ℝ ⟶ ℝ polynôme et 𝑓 = √𝑃
Rappelons que :
ℝ si 𝑛 est impair
𝐷𝑜𝑚 𝑓 =
{𝑥 ∈ ℝ | 𝑃(𝑥) ≥ 0} si 𝑛 est pair

Si 𝑎 ∈ 𝐷𝑜𝑚 𝑓, alors on a :

lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑃(𝑥) = lim 𝑃(𝑥) = 𝑃(𝑎) ≝ 𝑓(𝑎)


→ → →
Donc
lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)

Définitions 3.2.4. (Limites à l’infini) Soient 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ , 𝑙 ∈ ℝ, on dit que 𝑙 est la limite de 𝑓


lorsque 𝑥 tend vers :
 +∞ ssi pour tout réel ℰ > 0 il existe un réel 𝑀 > 0 tel que pour pour tout réel 𝑥 ∈ 𝐷 avec
𝑥 > 𝑀 on a : |𝑓(𝑥) − 𝑙| < ℰ. On écrit 𝑙𝑖𝑚 → 𝑓(𝑥) = 𝑙

 −∞ ssi pour tout réel ℰ > 0 il existe un réel 𝑀 < 0 tel que pour tout réel 𝑥 ∈ 𝐷 avec
𝑥 < 𝑀 on a : |𝑓(𝑥) − 𝑙| < ℰ . On écrit 𝑙𝑖𝑚 → 𝑓(𝑥) = 𝑙

Remarques 3.2.5.
(1) Les propriétés des limites finies énoncées pour les limites en un point fini sont valables pour les
limites finies de fonctions en un point infini.

(2) Les propriétés des limites finies énoncées pour les limites en un point fini ou infini sont aussi
valables pour les limites à gauche et à droite en un point. On notera la limite en −∞ (resp.+∞)
est une limite à droite en −∞ (resp à gauche en +∞).

Exemples
1 1
(1) lim =0= lim
→ 𝑥 → 𝑥

Soit 𝑓(𝑥) = pour tout 𝑥 ∈ ℝ∗ . Prouvons que lim → 𝑓(𝑥) = 0


Soit 𝜀 ∈ ℝ∗ . Comme ∈ ℝ∗ , d’après la propriété archimédienne des réels, il existe un entier
naturel 𝑚 tel que < 𝑚
Si 𝑥 > 𝑚 , alors on aura :
< <𝜀 ⟹ <𝜀 𝑖. 𝑒. −0 < 𝜀

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[66]

On vient ainsi de montrer que pour tout réel 𝜀 > 0 il existe un réel 𝑚 > 0 tel que pour tout réel
𝑥 ∈ ℝ\{0} = 𝐷𝑜𝑚(𝑓) avec 𝑥 > 𝑚 on a : |𝑓(𝑥) − 0| < 𝜀, c.à.d
1
lim 𝑓(𝑥) = 0 𝑖. 𝑒 lim = 0
→ → 𝑥
1
(2) ∀ 𝑘 ∈ ℕ lim =0
→± 𝑥

Définitions 3.2.5. (Limites infinies) On dit que :


 +∞ est la limite de 𝑓 en 𝑎 ∈ ℝ ssi pour tou 𝑀 > 0 il existe 𝛿 > 0 tel que
pour tout 𝑥 ∈ 𝐷 avec |𝑥 − 𝑎| < 𝛿 on a : 𝑓(𝑥) > 𝑀
 +∞ est la limite de 𝑓 en +∞ (resp −∞) ssi pour tout 𝑀 > 0 il existe 𝐾 > 0 (resp. il existe
𝐾 < 0 ) tel que pour 𝑥 ∈ 𝐷 avec 𝑥 > 𝐾 ( resp.𝑥 < 𝐾) on a 𝑓(𝑥) > 𝑀
 −∞ est la limite de 𝑓 en 𝑎 ∈ ℝ⋃{+∞, −∞} ssi +∞ est la limite de – 𝑓 en 𝑎.

Exemples

(1) lim 𝑥 = +∞ ; lim 𝑥 = −∞ ;


→ →
1 1
(2) lim = +∞ ; lim = −∞ ;
→ 𝑥 → 𝑥
(3) ∀ 𝑛 ∈ ℕ lim 𝑥 = +∞ = lim 𝑥
→ →
lim 𝑥 = ±∞
→±

Proposition 3.2.6. (Comparaison des limites)


(1) Si 𝑓 et 𝑔 sont des fonctions admettant des limites en 𝑎 et si 𝑓(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥) pour 𝑥 ∈ 𝐷 ∩ 𝐷 ,
alors
lim 𝑓(𝑥) ≤ lim 𝑔(𝑥).
→ →
En particulier, si 𝑓 et 𝑔 admettent la même limite en 𝑎 et si ℎ vérifie 𝑓(𝑥) ≤ ℎ(𝑥) ≤ 𝑔(𝑥) pour
tout 𝑥 ∈ 𝐷 ∩ 𝐷 ∩ 𝐷 , alors ℎ admet une limite en 𝑎 et
lim 𝑓(𝑥) = lim ℎ(𝑥) = lim 𝑔(𝑥)
→ → →
(2) Si 𝛿 est un réel strictement positif, 𝑏 ∈ ℝ et 𝑓 est une fonction admettant une limite en 𝑎 et
|𝑓(𝑥) − 𝑏| < 𝛿 pour tout 𝑥 ∈ 𝐷 , alors on a : |𝑙 − 𝑏| ≤ 𝛿

(3) Si 𝑓 admet une limite 𝑙 en 𝑎, alors |𝑓| admet une limite en 𝑎 et


lim |𝑓(𝑥)| = |𝑙| = lim 𝑓(𝑥)
→ →

(4) Si 𝑓 admet une limite en a, alors


lim 𝑓(𝑥) = 0 si et seulement si lim |𝑓(𝑥)| = 0.
→ →
(5) Si 𝑓 admet une limite infinie en 𝑎, alors admet une limite en 𝑎 et
1
lim =0
→ 𝑓(𝑥)

Exemples

(1) On sait que


lim 𝑥 = ±∞ ∀𝑛 ∈ℕ
→±

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[67]

Il s’ensuit que :
1
lim =0
→± 𝑥
(2) On sait que :

−1 ≤ sin 𝑥 ≤ 1 et −1 ≤ cos 𝑥 ≤ 1

Il s’ensuit que pour tout entier naturel 𝑛,


sin 𝑥 cos 𝑥
lim = 0 = lim
→± 𝑥 →± 𝑥

Définitions 3.2.6. (Asymptotes) Soit 𝑓 ∶ 𝐴 ⊂ ℝ ⟶ ℝ.


(1) Une droite ∆ est une asymptote ( au graphe) de 𝑓 si ∆ est tangente à une branche infinie du
graphe de 𝑓 ou encore si la distance entre un point 𝑀 d’une branche infinie du graphe de 𝑓 à la
droite ∆ tend vers zéro lorsque 𝑀 parcourt cette branche infinie du graphe :
𝑖𝑛𝑓{𝑑(𝑀 , 𝐴) ∶ 𝑀 ∈ 𝐺𝑟𝑎𝑝ℎ𝑒(𝑓)} = 0
(2) La droite 𝑥 = 𝑎 est une asymptote verticale de 𝑓 lorsque l’une des deux limites latérales vaut ±∞

c. à. d: 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = ±∞ 𝑜ù 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = ±∞ .


→ →

(3) La droite 𝑦 = 𝑏 est une asymptote horizontale de 𝑓 lorsque

𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑏 ou 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑏


→ →

(4) La droite 𝑦 = 𝑎𝑥 + 𝑏 est une asymptote oblique de 𝑓 si l’on a simultanément

𝑓(𝑥)
𝑎 = 𝑙𝑖𝑚 ≠0 et 𝑏 = 𝑙𝑖𝑚 (𝑓(𝑥) − 𝑎𝑥)
→ 𝑥 →

III.2.2. CONTINUITE

Définitions 3.2.7. Soit 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 ∈ 𝐷


(1) 𝑓 est continue en 𝑎 ∈ 𝐷 si et seulement si pour tout réel 𝜀 > 0 il existe un réel 𝛿 > 0 tel
que pour tout 𝑥 ∈ 𝐷 et |𝑥 − 𝑎| < 𝛿 ⟹ |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)| < 𝜀. Ce qui équivaut à :
𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)

(2) On dit que 𝑓 est continue ssi 𝑓 est continue en chaque point de 𝐷 .
Proposition 3.2.8.(Propriétés de la continuité)
(1) Soient 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et g : 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ des fonctions continues alors :
(1.1) 𝑓 + 𝑔 et 𝑓. 𝑔 sont continues sur 𝐷 ⋂𝐷 en particulier ∀ 𝑛 ∈ ℕ 𝑓 est continue.
(1.2) Pour tout 𝜆 ∈ ℝ , 𝜆. 𝑓 est continue sur 𝐷 .
(1.3) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ 𝑓 est continue sur 𝐷 𝑓 est continue sur 𝑥 ∈ 𝐷 | 𝑓(𝑥) ≥ 0
(1.4) Lorsque 𝑓 𝐷 ⊂ 𝐷 𝑔 ∘ 𝑓 est continue sur 𝐷
(1.5) est continue sur 𝑥 ∈ 𝐷 | 𝑓(𝑥) ≠ 0

(2) Soit 𝐼 un intervalle de ℝ et 𝑓: 𝐼 ⟶ ℝ une fonction continue. Alors

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[68]

(1.1) L’image 𝑓(𝐼) de 𝐼 est un intervalle, i.e. l’image continue d’un intervalle est un intervalle.
En particulier , le graphe de 𝐺 de 𝑓 est une courbe du plan ℝ
(1.2) Lorsque 𝐼 est un intervalle fermé et borné, 𝑓(𝐼) est un intervalle fermé et borné. En
particulier, 𝑓 atteint sur 𝐼 un maximum et un minimum. C'est-à-dire il existe 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐼 tel
que ∀𝑥 ∈ 𝐼, 𝑓(𝑢) ≤ 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑣) c.à.d il existe 𝑢, 𝑣 ∈ 𝐼 tels que
𝑓(𝑢) = inf {𝑓(𝑥)| 𝑥 ∈ 𝐼} et 𝑓(𝑣) = sup {𝑓(𝑥)| 𝑥 ∈ 𝐼}

Remarques 3.2.9.
1) La continuité d’une fonction 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ permet de garantir l’existence de solution pour
les problèmes d’optimisation
min 𝑓(𝑥) ; max 𝑓(𝑥)
∈ ∈
2) Une fonction 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ , 𝑥 ⇝ (𝑓 (𝑥), … , 𝑓 (𝑥)), est continue ssi les fonctions
composantes 𝑓 , … , 𝑓 sont continues

III.3. Dérivation
III.3.1. Dérivée d’une fonction

Définitions 3.3.1. Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 ∈ 𝐷

(1) 𝑙 ∈ ℝ est la dérivée de 𝑓 en 𝑎 lorsque


𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)
𝑙 = lim
→ 𝑥−𝑎

Dans ce cas, on note :


𝑑𝑓
𝑙= (𝑎) ou 𝑙 = 𝑓 (𝑎) ou 𝑙 = 𝑓̇(𝑎) ou 𝑙 = 𝐷𝑓(𝑎)
𝑑𝑥

(2) 𝑙 ∈ ℝ est la dérivée à gauche (resp. à droite) de 𝑓 en 𝑎 ssi


𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎) 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)
𝑙 = lim resp. 𝑙 = lim
→ 𝑥−𝑎 → 𝑥−𝑎

(3) Si 𝑓 est dérivable sur 𝐴 ⊂ 𝐷 , alors la fonction 𝑓 : 𝐴 ⟶ ℝ, 𝑥 ⇝ 𝑓 (𝑥) est appelée dérivée
(ou dérivée 1ère ou dérivée d’ordre 1) de 𝑓.

(4) Si 𝑓 est dérivable en 𝑎, on appelle différentielle de 𝑓 en 𝑎 la fonction


(𝑑𝑓) : ℝ ⟶ ℝ
𝑦 ⇝ (𝑑𝑓) (𝑦) = 𝑓 (𝑎). 𝑦
(5) La différentielle de 𝑓 est la fonction 𝑑𝑓: 𝐴 ⟶ ℒ𝑖𝑛 (ℝ, ℝ)
𝑥 ⇝ (𝑑𝑓) : ℝ ⟶ ℝ
𝑦 ⇝ 𝑓 (𝑥). 𝑦
où ℒ𝑖𝑚 (ℝ, ℝ) est l’ensemble des applications linéaires de ℝ dans ℝ.

(6) Pour tout 𝑛 ∈ ℕ , on définit :


𝑑∘ 𝑓 𝑑 𝑓 𝑑𝑓 𝑑 𝑓 𝑑𝑓 𝑑 𝑓

=𝑓 ; =𝑓 = ; = . ,𝑛 ≥ 1
𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥 𝑑𝑥
Ainsi,

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[69]

𝑑𝑓′ ∙
𝑓 = = (𝑓 ) = 𝐷(𝐷𝑓) = 𝐷 𝑓 = 𝑓̈ = 𝑓̇
𝑑𝑥
On dit que est la dérivée d’ordre 𝑛 de 𝑓. On note aussi :
𝑑 𝑓
𝐷 𝑓= = 𝑓( )
𝑑𝑥
𝐷 et sont appelés opérateurs de dérivations.

Exemples :

On calcule facilement que pour :


𝜒: ℝ ⟶ ℝ et 𝑖𝑑ℝ : ℝ ⟶ ℝ
𝑥⇝1 𝑥⇝𝑥
( ) ( ) ℝ( ) ℝ( )
En effet, (𝑎) = 0 car = = 0 et ℝ
(𝑎) = 1 car = = 1.

Remarques 3.3.2.

( ) ( ) ( ) ( )
(1) En posant ℎ = 𝑥 − 𝑎, on a : 𝑙 = lim → = lim → .
(2) Notations des différentielles : Remarquons d’abord que pour tout réel 𝑎 on a :

(d 𝑖𝑑ℝ ) ∶ ℝ ⟶ ℝ
ℎ ⇝ 1. ℎ = ℎ
On en déduit que (d𝑖𝑑ℝ ) = 𝑖𝑑ℝ ∀𝑎 ∈ ℝ. Il s’ensuit que pour toute fonction dérivable 𝑓
(d𝑓) (ℎ) ≝ 𝑓 (𝑎). ℎ = 𝑓 (𝑎). 𝑖𝑑ℝ (ℎ) = 𝑓 (𝑎)( 𝑑 𝑖𝑑ℝ ) (ℎ) = (𝑓 (𝑎). 𝑖𝑑ℝ )(ℎ)
D’où, ∀ ℎ ∈ ℝ (d𝑓) (ℎ) = (𝑓 (𝑎). 𝑖𝑑ℝ )(ℎ) ; c'est-à-dire
(d𝑓) = 𝑓 (𝑎)( d 𝑖𝑑ℝ )
Il s’ensuit que d𝑓 = 𝑓 . d 𝑖𝑑ℝ .
Si on note d𝑥 ≝ d 𝑖𝑑ℝ , on obtient : d𝑓 = 𝑓 d𝑥, où d𝑥 est la différentielle de la fonction identité.

III.3.2. Interprétation de la dérivée


(1) Interprétation géométrique : Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction dérivable en un point 𝑎 intérieur à
𝐷 . Définissons les points 𝑀 𝑎, 𝑓(𝑎) et 𝑀 𝑥, 𝑓(𝑥) . Lorsque 𝑀 tend vers 𝑀 sur le graphe de
𝑓, la sécante, 𝑀 𝑀 tend vers une droite 𝑀 𝑇 n’ayant qu’un seul point commun avec le graphe de
( ) ( )
𝑓: c’est la tangente au graphe de 𝑓 en 𝑀 . Puisque est le coefficient angulaire de la
sécante 𝑀 𝑀, on déduit que
𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)
𝑓 (𝑎) = lim
→ 𝑥−𝑎
est le coefficient angulaire de la tangente en 𝑀 au graphe de 𝑓.

Remarquons que l’équation cartésienne de cette tangente est :


𝑦 − 𝑓(𝑎) = 𝑓 (𝑎)(𝑥 − 𝑎) 𝑐. à. 𝑑. 𝑦 = 𝑓(𝑎) + 𝑓 (𝑎)(𝑥 − 𝑎)
Cette équation peut encore s’écrire :

𝑦 = 𝑓(𝑎) + (d𝑓) (𝑥 − 𝑎) ou bien 𝑦 = ∘ (𝑎)(𝑥 − 𝑎)° + (𝑎)(𝑥 − 𝑎)

Il faut comparer cette expression avec le développement de TAYLOR d’ordre 1 pour constater que 𝑦
est une approximation polynômiale d’ordre 1 de 𝑓(𝑥).

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[70]

(2) Interprétation cinématique

Lorsque la variable indépendante 𝑥 est le temps le taux moyen de variation


𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)
𝑥−𝑎

représente la vitesse moyenne sur l’intervalle de temps [𝑎, 𝑥] lorsque 𝑎 < 𝑥. Il s’ensuit que
𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)
𝑓 (𝑎) = lim
→ 𝑥−𝑎

est la vitesse instantanée à l’instant 𝑎. On en déduit que la dérivée seconde 𝑓 (𝑎) est
l’accélération instantanée à l’instant 𝑎.

Proposition 3.3.3.(Monotonie et convexité des fonctions dérivables)


Soit 𝐼 un intervalle de ℝ et 𝑓: 𝐼 ⟶ ℝ on montre que :
(1) Si 𝑓 dérivable et 𝑓′ ≥ 0 ( resp. 𝑓 ≤ 0) alors 𝑓 est croissante ( resp. décroissante)
(2) Si 𝑓 est deux fois dérivable et 𝑎 est un point de 𝐼 et 𝑓 (𝑎) = 0, 𝑓 (𝑎) > 0, alors 𝑓admet un
minimum en 𝑎.
(3) Si 𝑓 est deux fois dérivable et 𝑎 est un point de 𝐼 et 𝑓 (𝑎) = 0, 𝑓 (𝑎) < 0, alors 𝑓admet un
maximum en 𝑎.
(4) Si 𝑓 est deux fois dérivable sur 𝐼, alors 𝑓 est convexe ( resp. concave) ssi 𝑓 ≥ 0 ( resp.𝑓 ≤ 0)

𝑦 𝑦

𝛼 𝛾
𝛽 𝑥
𝛼 𝛾 𝛽 𝑥

Fonction concave Fonction convexe


𝑓(𝑡𝛼 + (1 − 𝑡)𝛽) ≥ 𝑡𝑓(𝛼) + (1 − 𝑡)𝑓(𝛽) 𝑓(𝑡𝛼 + (1 − 𝑡)𝛽) ≤ 𝑡𝑓(𝛼) + (1 − 𝑡)𝑓(𝛽)
∀ 𝛼, 𝛽 ∈ 𝐼 ∀ 𝑡 ∈ [0,1] ∀ 𝛼, 𝛽 ∈ 𝐼 ∀ 𝑡 ∈ [0,1]

Remarques 3.3.4.
(1) Si 𝑓 est dérivable et 𝑓 (𝑎) = 0 , on dit que 𝑎 est un point critique. Un extremum est un
minimum ou un maximum. Une condition nécessaire pour qu’une fonction dérivable admette en un
point 𝑎 interieur à son domaine un extremum est que 𝑎 soit un point critique.
(2) Une fonction dérivable sur un intervalle est convexe (resp. concave) n’admet qu’un seul minimum
(resp. maximum)

Proposition 3.3.5. Soient 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ , 𝑔: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ deux fonctions dérivables. Alors :


(1) ∀𝜆 ∈ ℝ 𝐷(𝑓 + 𝑔) = 𝐷𝑓 + 𝐷𝑔 ; 𝐷(𝜆. 𝑓) = 𝜆. 𝐷𝑓
(2) 𝐷(𝑓. 𝑔) = (𝐷𝑓). 𝑔 + 𝑓. (𝐷𝑔)

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[71]

1 𝐷𝑓
(3) 𝐷 =−
𝑓 𝑓
(4) Pour tou rationnel 𝑟 𝐷(𝑓 ) = 𝑟 𝑓 . 𝐷𝑓
(5) Lorsque 𝑓(𝐷 ) ⊂ 𝐷 ; 𝐷(𝑔 ∘ 𝑓) = (𝐷𝑔) ∘ 𝑓 . 𝐷𝑓

III.3.3. Application de la dérivée à l’étude de fonctions

L’étude d’une fonction réelle 𝑓 de la variable réelle 𝑥 consiste essentiellement en la représentation du


graphe 𝐺 = {(𝑥, 𝑓(𝑥)| 𝑥 ∈ 𝐷𝑜𝑚 (𝑓)} de 𝑓.

Pour une approche systématique et ordonnée de l’étude de la fonction 𝑦 = 𝑓(𝑥), on suivra les étapes
suivantes :

(1) Déterminer le domaine de 𝑓, les zéros, les limites aux bords du domaine et les asymptotes.
Tester la périodicité, la parité et l’imparité.
(2) Calculer la dérivée (première) de 𝑓 (là où elle est dérivable) et identifier les points critiques, les
intervalles de croissance et de décroissance et les extrema.
(3) Calculer la dérivée seconde de 𝑓 et identifier les intervalles où la fonction est convexe ou
concave et les points d’inflexion.
(4) Dresser un tableau des variations résumant les résultats obtenus ci-dessus
(5) Déterminer les points d’intersection de la courbe avec les axes ainsi que d’autres points
particuliers
(6) Tracer le graphe de la fonction 𝑓

III.3.4. Valeurs moyennes et Approximations de fonction


Proposition 3.3.6.(Théorème des accroissements finis)
Si 𝑓 ∶ [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ est continue sur [𝑎, 𝑏] et dérivable sur ]𝑎, 𝑏[ alors il existe 𝑐 ∈ ]𝑎, 𝑏[ tel que
𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎)
𝑓 (𝑐) =
𝑏−𝑎

Ce résultat assure que le graphe de f possède, entre 𝑀 : 𝑎, 𝑓(𝑎) et 𝑀 : 𝑏, 𝑓(𝑏) une tangente
parallèle à 𝑀 𝑀 . Il peut être généralisé pour fournir le théorème suivant :

Proposition 3.3.7. (Théorème des accroissements finis généralisé)


Si 𝑓, 𝑔 ∶ [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ sont continues sur [𝑎, 𝑏] et dérivables sur ]𝑎, 𝑏[, alors il existe 𝑐 ∈ ]𝑎, 𝑏[ tel
que 𝑓(𝑏) − 𝑓(𝑎) 𝑔 (𝑐) = 𝑔(𝑏) − 𝑔(𝑎) 𝑓 (𝑐)

On déduit de ce théorème une méthode de calcul de limites (pour lever certaines indéterminations)

Proposition 3.3.8. (Règle de l’HOSPITAL) Si 𝑓, 𝑔: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ sont dérivables et


(𝑖) 𝑔′ ne s’annule pas sur ]𝑎, 𝑏[
𝑓 (𝑥)
(𝑖𝑖) 𝑙𝑖𝑚 ∈ℝ
→ 𝑔 (𝑥)
(𝑖𝑖𝑖) 𝑙𝑖𝑚 𝑓(𝑥) = 0 𝑒𝑡 𝑙𝑖𝑚 𝑔(𝑥) ∈ {0, +∞, −∞}
→ →
Alors
𝑓(𝑥) 𝑓 (𝑥)
𝑙𝑖𝑚 = 𝑙𝑖𝑚
→ 𝑔(𝑥) → 𝑔 (𝑥)

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[72]

Ce résultat permet de montrer que :


sin 𝑥 𝑥 1 − cos 𝑥 1
lim = 1 = lim 𝑒𝑡 lim = .
→ 𝑥 → sin 𝑥 → 𝑥 2

III.3.4. Etude des quelques fonctions usuelles

(1) Fonctions affines 𝒚 = 𝒂𝒙 + b


𝑎 > 0 et 𝑏 > 0 𝑎 < 0 et 𝑏 > 0 𝑎 = 0 et 𝑏 > 0
𝑦 𝑦 𝑦

0 𝑥 0 𝑥 0 𝑥

(2) Fonctions paraboles 𝒚 = 𝒂𝒙𝟐 + 𝒃𝒙 + 𝒄

𝑎 > 0 ; 𝑏 − 4𝑎𝑐 > 0 𝑎 > 0 et 𝑏 − 4𝑎𝑐 = 0 𝑎 > 0 et 𝑏 − 4𝑎𝑐 < 0

𝑦
𝑦
𝑦

0 𝑥 0 𝑥 𝑥
0

𝑎 < 0 et 𝑏 − 4𝑎𝑐 > 0 𝑎 > 0 et 𝑏 − 4𝑎𝑐 = 0 𝑎 > 0 et 𝑏 − 4𝑎𝑐 < 0


𝑦 𝑦 𝑦

0
0 𝑥 𝑥 0
𝑥

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[73]

𝒂
(3) Fonctions hyperboles 𝒚 = 𝒙 + 𝒃

𝑎 > 0 ,𝑏 > 0 𝑎 > 0 et 𝑏 < 0


𝑦 𝑦

0 𝑥
0 𝑥

𝑎 < 0 et 𝑏 > 0
𝑎 < 0 et 𝑏 < 0
𝑦
𝑦

𝑥
0 𝑥 0

𝒌
(4) Fonction 𝒚 = 𝒙𝟐
𝑘>0 𝑘<0
𝑦 𝑦

𝑥
0
0 𝑥

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[74]

III.3.5. Développements limités


(1) Développement TAYLOR

Si 𝑛 ∈ ℕ et 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ et (𝑛 + 1) fois dérivable, alors pour tout 𝑥 dans [𝑎, 𝑏] il existe


𝑐 ∈ ]𝑎, 𝑥[ tel que
𝑥−𝑎 (𝑥 − 𝑎)
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎) + 𝑓 (𝑎) + ⋯ + 𝑓 (𝑎) + 𝑅
1! 𝑛!
(𝑥 − 𝑎) ( )
= 𝑓 (𝑎) + 𝑅
𝑘!

( )
𝑅 = ( )!
𝑓( ) (𝑐)
est le reste du développement.

(2) Développement de MacLaurin et Approximation


(1) Si 𝑎 = 0, le développement de Taylor porte le nom de développement de MacLaurin

( )
(2) Si 𝑃 (𝑥) = ∑ !
𝑓 ( ) (𝑎), alors 𝑃 est un polynôme de degré 𝑛 qui approxime 𝑓 sur [𝑎, 𝑏]
on dit que 𝑃 est une approximation polynomiale de 𝑓 (déduit du développement limité de Taylor
d’ordre 𝑛 autour de 𝑎)

(3) Une borne supérieure 𝐵 de l’erreur commise en remplaçant 𝑓 par 𝑃 sur l’intervalle [𝑎, 𝑏] est
donnée par :
𝑏−𝑎
𝐵 = sup 𝑓 ( ) (𝑥) ∶ 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏] .
(𝑛 + 1)!

III.4. Progressions arithmétique et géométrique


III.4.1. Notions de suites numériques
Définition 3.4.1. Une suite (numérique réelle) (𝑐 ) ∈ℕ est une fonction dont le domaine est ℕ (ou une
partie infinie de ℕ ) qui, à chaque nombre 𝑛 associe un nombre 𝑐 , appelé terme de la suite de rang 𝑛.

On peut donc lui appliquer la notion de limite à l’infini vue pour les fonctions : on a
lim 𝑐 = ℓ

Si et seulement si ∀ 𝜖 > 0 ∃ 𝑁 ∈ ℕ ∶ ∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑛 ≥ 𝑁 ⟹ |𝑐 − ℓ| < 𝜖.
Dans ce cas on dit que la suite converge vers le nombre réel ℓ. Sinon, on dit que la suite diverge.

Exemple : La suite converge vers 1. En effet, ∀ 𝜖 > 0 ∃ 𝑁 ∈ ℕ∗ tel que < 𝜖. Ainsi,
∈ℕ
𝑛 1 1 𝑛
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑛 ≥ 𝑁 ⟹ 𝑛 + 1 > 𝑁 ⟹ −1 = < < 𝜖. Donc, lim = 1.
𝑛+1 𝑛+1 𝑁 → 𝑛+1

Proposition 3.4.2. Si 𝑓 : [𝑛 , +∞[⟶ ℝ et supposons que 𝑐 = 𝑓(𝑛).


1. Si 𝑓 est croissante, alors (𝑐 ) ∈ℕ l’est aussi et si 𝑓 est décroissante, alors (𝑐 ) ∈ℕ l’est aussi.
2. Si lim → 𝑓(𝑥) = ℓ, alors lim → 𝑐 = ℓ.

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[75]

Exemple : La suite converge vers . En effet, ∀ 𝜖 > 0 ∃ 𝑁 ∈ ℕ∗ tel que < . Ainsi,
∈ℕ
2𝑛 + 3 2 7 7 7𝜖
∀ 𝑛 ∈ ℕ, 𝑛 ≥ 𝑁 ⟹ 3(3𝑛 + 1) > 𝑁 ⟹ − = < < = 𝜖.
3𝑛 + 1 3 3(3𝑛 + 1) 𝑁 7
Remarquez qu’on peut utiliser la proposition précédente et obtenir le même résultat. En effet,
2𝑥 + 3 2
lim = .
→ 3𝑥 + 1 3
Il est à noter que toutes les règles des opérations appliquées aux limites des fonctions peuvent être
appliquées aux suites.

III.4.2. Progression arithmétique


Définition 3.4.2. Une progression arithmétique est une suite des réels où chaque terme permet de
déduire le suivant en lui ajoutant une constante 𝑟, appelée raison de la progression :
𝑐 =𝑐 +𝑟, 𝑛 ∈ ℕ.
Cette appellation de progression arithmétique est dû au fait que chaque terme (à l’exception du premier)
est égal la moyenne arithmétique du terme qui le précède et de celui qui le suit :
𝑐 +𝑐
𝑐 = .
2
Proposition 3.4.2. Soit (𝑐 ) ∈ℕ une progression arithmétique de raison 𝑟. Alors,
1. Le terme 𝑐 de rang 𝑛 de la progression arithmétique est : 𝑐 = 𝑐 + 𝑛𝑟 ;
2. La somme 𝑆 de tous les termes de rang inférieur ou égal 𝑛 est :
(𝑛 + 1)(2𝑐 + 𝑛𝑟) 𝑐 +𝑐
𝑆 = = (𝑛 + 1) .
2 2
Preuve :
𝑐 =𝑐
𝑐 = 𝑐 +𝑟
𝑐 = 𝑐 + 2𝑟

𝑐 = 𝑐 + 𝑛𝑟
D’où, 1. Pour 2., on additionne membres à membres les 𝑛 + 1 égalités et on a :
𝑐 + 𝑐 + 𝑐 + ⋯ + 𝑐 = (𝑛 + 1)𝑐 + (1 + 2 + ⋯ + 𝑛)𝑟
( ) ( )( )
= (𝑛 + 1)𝑐 + = .
Proposition 3.4.3. Soit (𝑐 ) ∈ℕ une progression arithmétique de raison 𝑟.
1. Si 𝑟 > 0, alors (𝑐 ) ∈ℕ est croissante et divergente, avec lim → 𝑐 = +∞ ;
2. Si 𝑟 < 0, alors (𝑐 ) ∈ℕ est décroissante et divergente, avec lim → 𝑐 = −∞ ;
3. Si 𝑟 = 0, alors (𝑐 ) ∈ℕ est constante, donc converge et lim → 𝑐 = 𝑐 .

III.4.3. Progression géométrique


Définition 3.4.4. Une progression géométrique est une suite des réels où chaque terme permet de
déduire le suivant en le multipliant par une constante non nulle 𝑞, appelée raison de la progression :
𝑣 = 𝑞𝑣 , 𝑛 ∈ ℕ.
Cette appellation de progression géométrique est dû au fait que chaque terme (à l’exception du
premier) est égal la moyenne géométrique du terme qui le précède et de celui qui le suit :
𝑣 = 𝑣 .𝑣 .

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.


[76]

Proposition 3.4.5. Soit (𝑣 ) ∈ℕ une progression arithmétique de raison 𝑞. On a :


1. Le terme 𝑣 de rang 𝑛 de la progression géométrique est : 𝑣 = 𝑞 𝑐 ;
2. Si 𝑞 ≠ 1, alors la somme 𝑆 de tous les termes de rang inférieur ou égal 𝑛 de la progression
géométrique est :

1−𝑞
𝑆 = 𝑣 = 𝑣 (1 + 𝑞 + ⋯ + 𝑞 ) = 𝑣
1−𝑞
3. Si 𝑞 = 1, alors la somme 𝑆 de tous les termes de rang inférieur ou égal 𝑛 de progression
géométrique est : 𝑆 = 𝑐 (𝑛 + 1) ;

Proposition 3.4.6. Soit (𝑣 ) ∈ℕ une progression arithmétique de raison 𝑞.


1. Si |𝑞| < 1, alors (𝑣 ) ∈ℕ converge vers 0 et la somme de tous ses termes vaut :
𝑣
𝑣 =
1−𝑞
2. Si 𝑞 > 1 et 𝑣 > 0, alors (𝑣 ) ∈ℕ est croissante et diverge de limite +∞ ;
3. Si 𝑞 > 1 et 𝑣 < 0, alors (𝑣 ) ∈ℕ est décroissante et diverge de limite −∞ ;
4. Si 𝑞 ≤ −1, alors (𝑣 ) ∈ℕ est alternée, donc divergente et ne possède pas de limite ;
5. Si 𝑞 = 1, alors (𝑣 ) ∈ℕ est constante et de limite 𝑣 .

Proposition 3.4.7. Si le réel 𝑡 > 0, alors pour tout 𝑛 ∈ ℕ on a l’inégalité de Bernoulli ci-après :
(1 + 𝑡) ≥ 1 + 𝑛𝑡.

Cette inégalité signifie qu’une progression géométrique de raison 1 + 𝑡 croît plus rapidement qu’une
progression arithmétique de raison 𝑣 𝑡 et dont le premier terme est 𝑣 .
Pour la preuve, on applique le binôme de Newton.

Mathématiques Générales: Notes de cours B1 Bio-Méd. © 2025 Professeur Bukweli K.

Vous aimerez peut-être aussi