Exercices de Mathématiques Générales B1 Bio-Méd
Exercices de Mathématiques Générales B1 Bio-Méd
III.5. Exercices
1. Déterminer les domaines de définition des fonctions suivantes :
a. 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 2𝑥 j. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 6𝑥 + 8
b. 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3 k. 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3
c. 𝑓(𝑥) = l. 𝑓(𝑥) =
d. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 𝑥 m. 𝑓(𝑥) = −
e. 𝑓(𝑥) = √ √
n. 𝑓(𝑥) =
f. 𝑓(𝑥) = √−𝑥 + √
√ √
o. 𝑓(𝑥) =
g. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 4 + √6 − 𝑥 √
3. Pour chaque fonction 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ étudiez la continuité et calculez s’il y a lieu, les limites
latérales et bilatérales aux points indiqués.
a. 𝑓(𝑥) = − ; 𝑎 ∈ {−∞ , 0 , 5 , +∞}
√
b. 𝑓(𝑥) = ; 𝑎 ∈ {1 , 0 , −∞ , +∞}
c. 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3 + √3 − 𝑥 ; 𝑎 ∈ {−3, 3 ,0,4}
d. 𝑓(𝑥) = ; 𝑎∈ 0 ,
e. 𝑓(𝑥) = (𝑡𝑔 𝑥)(1 + 𝑠𝑖𝑛 𝑥) ; 𝑎∈ 0 ,
f. 𝑓(𝑥) = | |
; 𝑎 ∈ {1, −1, −∞, +∞}
g. 𝑓(𝑥) = √ ; 𝑎 ∈ {−1 , 1 ,0}
( )| |
h. 𝑓(𝑥) = | |( )
; 𝑎 ∈ {1 , 3 , 0 , 2}
i. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑢𝑝 {𝑦 ∈ ℤ | 𝑦 ≤ 𝑥} ; 𝑎∈ℤ
j. 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝑠𝑢𝑝{𝑦 ∈ ℤ | 𝑦 ≤ 𝑥} ; 𝑎 ∈ ]0,1[⋃ℤ
𝑥 𝑠𝑖 𝑥 < 0
k. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 − 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [0 , 2𝜋] ; 𝑎 ∈ {0 , 2𝜋}
−2𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 2𝜋
|𝑥 − 2| 𝑠𝑖 |𝑥| ≥ 2
l. 𝑓(𝑥) = 0 𝑠𝑖 |𝑥| ≤ 1
𝑠𝑖 1 < |𝑥| < 2
a. 𝑓(𝑥) = f. 𝑓(𝑥) = |𝑥 − 2𝑥 |
g. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛 𝑥
b. 𝑓(𝑥) = h. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝑥
c. 𝑓(𝑥) = | | i. 𝑓(𝑥) =
| |
d. 𝑓(𝑥) = j. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔𝑥
e. 𝑓(𝑥) =
a. 𝑓(𝑥) = √ g. 𝑓(𝑥) =
( )
b. 𝑓(𝑥) = ( )
h. 𝑓(𝑥) =
c. 𝑓(𝑥) = i. 𝑓(𝑥) =
d. 𝑓(𝑥) = j. 𝑓(𝑥) =
√ k. 𝑓(𝑥) = 3|𝑠𝑖𝑛 2𝑥|
e. 𝑓(𝑥) =
f. 𝑓(𝑥) =
(7) Une partie 𝒫 de ℝ est une partition de l’intervalle [𝑎, 𝑏] s’il existe un entier naturel 𝑛 et des
réels 𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 tel que
𝑥 =𝑎<𝑥 <⋯<𝑥 =𝑏
𝒫 = {𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 }
On dit que 𝑓 est intégrable au sens de Riemann sur [𝑎, 𝑏] s’il existe 𝐴 ∈ ℝ tel que pour tout
réel 𝜀 > 0 il existe 𝛿 > 0 tel que pour toute partition 𝒫 de [𝑎, 𝑏] de longueur 𝑙(𝒫) < 𝛿 et
pour toute somme de Riemann ∑(𝑓, 𝒫, 𝜉) associée à 𝑓, 𝒫 et 𝜉, on ait :
(𝑓, 𝒫, 𝜉) − 𝐴 < 𝜀
𝐴= 𝑓 ou 𝐴 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ou 𝐴 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
[ , ] [ , ]
𝑆(𝑓, 𝒫) = 𝑀 (𝑥 − 𝑥 )
𝑠(𝑓, 𝒫) = 𝑚 (𝑥 − 𝑥 )
Pour qu’une fonction bornée 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ soit intégrable (au sens de Riemann) il faut et il suffit que
∀𝜀 > 0 il existe une partition 𝒫 de [𝑎, 𝑏] vérifiant :
𝑆(𝑓, 𝒫 ) − 𝑠(𝑓, 𝒫 ) < 𝜀
Remarques
𝑓(𝑥)d𝑥
𝑎 0 𝑏 𝑥
(2) Soient 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ , 𝑎 < 𝑏 et 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ une fonction intégrable. Pour chaque entier naturel 𝑛
définissons la partition 𝒫 de [𝑎, 𝑏] par :
𝒫 = {𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 } où
𝑏−𝑎
𝑥 = 𝑎 + 𝑖. ; 0≤𝑖≤𝑛
𝑛
On remarquera que 𝑙(𝒫 ) =
(2.2) Si 𝑓 est bornée, alors les suites (𝑆(𝑓, 𝒫 )) et 𝑠(𝑓, 𝒫 ) convergent vers
une même limite qui est égale à
𝑓(𝑥)𝑑𝑥
Exemples
𝜒[ , ] 𝑑𝑥 =𝑏−𝑎
(2) Toute combinaison linéaire finie de fonctions caractéristiques d’intervalles fermés et bornés est
intégrable.
(3) Grâce au critère de Darboux, on montre que toute fonction monotone (i.e. croissante ou
décroissante) bornée est intégrable sur un intervalle fermé et borné et que toute fonction
continue sur [𝑎, 𝑏] y est intégrable.
(1) Linéarité
(𝜆𝑓)d𝑥 = 𝜆. 𝑓 d𝑥
[ , ] [ , ]
(𝑓 + 𝑔)d𝑥 = 𝑓d𝑥 + 𝑔 d𝑥
[ , ] [ , ] [ , ]
Si 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑏] et sur [𝑏, 𝑐] avec 𝑎 < 𝑏 < 𝑐, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑐]
et
𝑓d𝑥 = 𝑓d𝑥 + 𝑓 d𝑥
[ , ] [ , ] [ , ]
Définition
𝑓(𝑥)d 𝑥 = − 𝑓(𝑥)d 𝑥
𝑓(𝑥)d 𝑥 = 0
Pour faciliter le calcul des intégrales définies, nous introduisons le concept de primitives ou intégrales
indéfinies. Le calcul d’une primitive est une opération inverse du calcul d’une dérivée.
On note :
𝐹= 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
Remarquons qu’une primitive n’est définie qu’à une constante additive près. En effet, si 𝐹 est une
primitive de 𝑓 sur l’intervalle 𝐼, alors pour tout réel 𝐶, la fonction 𝐺 définie par :
𝐺(𝑥) = 𝐹(𝑥) + 𝐶
vérifie
d𝐺 d𝐹
(𝑥) = (𝑥) + 0 = 𝑓(𝑥) ∀𝑥 ∈ 𝐼
d𝑥 d𝑥
et donc 𝐺 est aussi une primitive de 𝑓 sur 𝐼
Remarques
𝑏
𝐺(𝑏) − 𝐺(𝑎) se note souvent 𝐺 et on dit que c’est la variation de 𝐺 entre 𝑎 et 𝑏. Ainsi
𝑎
𝑏
𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝐺 = 𝐺(𝑏) − 𝐺(𝑎)
𝑎
Les différentes propriétés du calcul des primitives se déduisent directement des règles de dérivation.
Si 𝑓 admet des primitives sur [𝑎, 𝑏] et 𝜆 ∈ ℝ, alors 𝜆. 𝑓 admet des primitives sur [𝑎, 𝑏] et
( 𝜆. 𝑓)(𝑥)𝑑𝑥 = 𝜆. 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
(1.1) Si 𝑓 et 𝑔 admettent des primitives sur [𝑎, 𝑏], alors 𝑓 + 𝑔 admet des primitives sur
[𝑎, 𝑏] et
( 𝑓 + 𝑔)(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + 𝑔(𝑥)𝑑𝑥
Si 𝐹 (resp.𝐺) est une primitive de 𝑓 (resp.𝑔) sur [𝑎, 𝑏], alors 𝐹. 𝑔 admet des primitives sur
[𝑎, 𝑏] et
(𝐹. 𝑔)d𝑥 = 𝐹. 𝐺 − (𝐺. 𝑓)(𝑥)d𝑥
En utilisant les différentielles de 𝐹 et 𝐺, on a :
𝐹 d𝐺 = 𝐹. 𝐺 − 𝐺d𝐹
Si 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑓(𝑥)
admet des primitives sur [𝑎, 𝑏] et la fonction 𝑥 = 𝜑(𝑢) est dérivable, est continue et ne
s’annule pas, alors on a :
𝑑𝜑
𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = (𝑓 ∘ 𝜑)(𝑢). (𝑢)𝑑𝑢
𝑑𝑢 ( )
Exemples
𝑓 ; 𝑚 ≠ −1 +𝐶
(3) 𝐼 = 𝑥 cos 3𝑥 𝑑𝑥
On utilise la méthode d’intégration par parties on a :
sin 3𝑥 sin 3𝑥
𝐼 = 𝑥 cos 3𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 . − (2𝑥). 𝑑𝑥
3 3
1 2 1 2 cos 3𝑥 cos 3𝑥
= 𝑥 sin 3𝑥 − 𝑥 sin 3𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 sin 3𝑥 − 𝑥 − − 1. − 𝑑𝑥
3 3 3 3 3 3
1 2 2
= 𝑥 sin 3𝑥 + 𝑥 cos 3𝑥 − cos 3𝑥 𝑑𝑥
3 9 9
1 2 2 sin 3𝑥
= 𝑥 sin 3𝑥 + 𝑥 cos 3𝑥 − +𝐶
3 9 9 3
1 2 2
= 𝑥 sin 3𝑥 + 𝑥 cos 3𝑥 − sin 3𝑥 + 𝐶
3 9 27
(4) Evaluer 𝐼 = 𝑥 (1 + 𝑥 ) 𝑑𝑥
Soit
𝐹(𝑥) = 𝑥 (1 + 𝑥 ) 𝑑𝑥
Posons 𝑢 = 𝑥
du = 3𝑥 d𝑥, on a :
d𝑢 1
𝐹(𝑥) = (1 + 𝑥 ) 𝑑𝑥 = (1 + 𝑢) = (1 + 𝑢) d𝑢
3 3
1 (1 + 𝑢) 1 2
= . + 𝐶 = . (1 + 𝑢) + 𝐶
3 1 3 3
2+1
2
= (1 + 𝑥 ) + 𝐶
9
Par suite
2 2
𝐼 = 𝐹 3 = 𝐹(3) − 𝐹(−1) = (1 + 27) + 𝐶 − (1 − 1) − 𝐶
−1 9 9
2 2 2 2
= (28) = (4.7) = (2 . 7) = .2 .7
9 9 9 9
2 16 112√7
= . 8. 7 = . 7√7 =
9 9 9
Par conséquent
1 3 1 1 3 1
𝐼= − 2𝑐𝑜𝑠2𝑥 + cos 4𝑥 𝑑𝑥 = − 2𝑐𝑜𝑠2𝑥 + cos 4𝑥 𝑑𝑥
4 2 2 4 2 2
1 3 1
= 𝑥 − 𝑠𝑖𝑛2𝑥 + sin 4𝑥 + 𝐶
4 2 8
ln : ]0, +∞[ ⟶ ℝ
𝑑𝑡
𝑥 ⇝
𝑡
C'est-à-dire 𝑙𝑛 est l’unique primitive de la fonction 𝜑 ∶ ℝ∗ ⟶ ℝ
1
𝑥 ⇝
𝑥
Vérifiant 𝑙𝑛(1) = 0
Propriétés de 𝒍𝒏
Preuve
(1) Par définition d’une primitive, 𝑙𝑛 est dérivable sur ]0, +∞[
Puisque
d𝑙𝑛 1
∀𝑥 ∈ ]0, +∞[ , = >0
d𝑥 𝑥
ln est strictement croissante.
𝑢: ℝ∗ ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑙𝑛(𝑎. 𝑥)
Si 𝜃: ℝ ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑦 = 𝑎. 𝑥 alors 𝑢 = 𝑙𝑛 ∘ 𝜃
Comme 𝑙𝑛 et 𝜃 sont dérivables, la composée 𝑢 = 𝑙𝑛 ∘ 𝜃 est dérivable et on a :
d𝑢 d𝑙𝑛 d𝜃 d𝑙𝑛 d𝜃
(𝑥) = ∘ 𝜃(𝑥) . (𝑥) = 𝜃(𝑥) . (𝑥)
d𝑥 d𝑦 d𝑥 d𝑦 d𝑥
1 1 1
= .𝑎 = .𝑎 =
𝜃(𝑥) 𝑎𝑥 𝑥
D’où
d𝑢 1
=
d𝑥 𝑥
Donc 𝑢(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥 + 𝑙𝑛𝑎 = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑥 i.e 𝑙𝑛(𝑎. 𝑥) = 𝑙𝑛𝑎 = 𝑙𝑛𝑥
En particulier, pour 𝑥 = 𝑏, on a :
𝑙𝑛(𝑎. 𝑏) = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑏
Puisque 𝑎. = 1 on a :
1 1
0 = 𝑙𝑛1 = ln 𝑎. = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛
𝑎 𝑎
D’où
1
𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛 =0
𝑎
Donc
1
𝑙𝑛 = −𝑙𝑛𝑎
𝑎
Pour 𝑛 = 1, on a :
Supposons la propriété vraie pour l’entier naturel 𝑝.montrons qu’elle est vraie pour
𝑛 = 𝑝 + 1, on a :
𝑙𝑛 (𝑎 ) = 𝑙𝑛(𝑎 ) ≝ 𝑙𝑛(𝑎 . 𝑎)
= 𝑙𝑛(𝑎 ) + 𝑙𝑛𝑎
= 𝑝. 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑎
= (𝑝 + 1) 𝑙𝑛 𝑎 = 𝑛. 𝑙𝑛 𝑎
D’où, 𝑙𝑛 (𝑎 ) = 𝑛. 𝑙𝑛 𝑎
En vertu du principe de récurrence nous déduisons que la propriété est vraie pour tout entier
naturel 𝑛.
𝑦 =2
(⋆) ⟹ lim 𝑙𝑛𝑥 ≥ lim 𝑙𝑛 𝑦 = lim 𝑛 𝑙𝑛2
lim 2 = +∞ → → →
→
= (𝑙𝑛2)( lim 𝑛)
→
= (𝑙𝑛2)(+∞) = +∞
1 ⎫
𝑧 = ⎪
2
(⋆) ⟹ lim 𝑙𝑛𝑥 = lim 𝑧 = −∞
1 ⎬ → →
lim = 0⎪
→ 2 ⎭
(3) Comme 𝑙𝑛 est strictement croissante, 𝑙𝑛 est injective. Montrons que l𝑛 est surjevtive.
Puisque 𝑙𝑛 est continue et que
(⋆) lim 𝑙𝑛𝑥 = −∞
→
(⋆) lim 𝑙𝑛𝑥 = +∞
→
L’image 𝑙𝑛(ℝ∗ ) de l’intervalle ]0, +∞[ est un intervalle qui coïncide avec ]−∞, +∞[ c-à-d
𝑙 𝑛(ℝ∗ ) = ℝ
Donc 𝑙𝑛 est surjective.
Puisque 𝑙𝑛: ℝ∗ ⟶ ℝ est bijective, il existe un seul réel 𝑒 tel que 𝑙𝑛𝑒 = 1, ce réel 𝑒 est appelé
nombre d’Euler, c’est la base des logarithmes népériens.
Propriétés
lim log 𝑥 = −∞
→
(∗) 𝑎 < 1 ⟹
lim log 𝑥 = +∞
→
𝑦 𝑦 𝑎>1
0<𝑎<1
0
𝑥
0 𝑥
Exercice
Remarque
i) Fonctions exponentielles
Soit 𝑎 ∈ ℝ , 𝑎 > 0 et 𝑎 ≠ 1
On appelle fonction exponentielle de base 𝑎 la fonction inverse de la bijection 𝑙𝑜𝑔 , elle se note
toujours , 𝑒𝑥𝑝 c’est à dire
𝑒𝑥𝑝 : ℝ ⟶ ℝ∗
𝑥 ⇝ 𝑦 tel que 𝑙𝑜𝑔 𝑦 = 𝑥
Puisque ( 𝑒𝑥𝑝 ∘ 𝑙𝑜𝑔 )(𝑦) = 𝑦 et la dérivée de 𝑙𝑜𝑔 ne s’annule pas, on en déduit que 𝑒𝑥𝑝 est
dérivable et :
𝑑𝑒𝑥𝑝 𝑑𝑙𝑜𝑔
(𝑙𝑜𝑔 𝑦). (𝑦) = 1
𝑑𝑥 𝑑𝑦
𝑑𝑒𝑥𝑝 1
𝑖. 𝑒 (𝑙𝑜𝑔 𝑦). =1
𝑑𝑥 𝑦𝑙𝑛𝑎
d𝑒𝑥𝑝 d𝑒𝑥𝑝
(4) = (𝑒𝑥𝑝 ). 𝑙𝑛𝑎 ; = 𝑒𝑥𝑝
d𝑥 d𝑥
Définition
En particulier 𝑒 ≝ 𝑒𝑥𝑝(𝑥)
Ainsi 𝑎 = 𝑒
è
Si 𝑏 est un réel avec 𝑏 > 0 et 𝑣 ∈ ℝ , la 𝑣 puissance de 𝑏 est par définition le réel
𝑏 ≝ 𝑒𝑥𝑝(𝑣 𝑙𝑛 𝑏) = 𝑒
Par exemple
(101)√ ≝ 𝑒 √
𝑥
𝑥 0 𝑥
Remarque :
(1) La fonction 𝑒𝑥𝑝 peut se définir indépendamment de la fonction logarithme néperien 𝑙𝑛 à l’aide
des suites. En effet, on montre que pour réel 𝑥 la série
𝑥
𝑛!
converge et ainsi on définit une fonction
exp : ℝ ⟶ ℝ
𝑥
𝑥⇝
𝑛!
On notera que la 𝑛 èsomme partielle
𝑥
𝑠 (𝑥) =
𝑘!
n’est rien d’autre que l’approximation polynomiale d’ordre 𝑛 fournir par le développement de
MacLaurin de 𝑒𝑥𝑝.
(2) La fonction 𝑒𝑥𝑝: ℝ ⟶ ℝ se prolonge sur l’ensemble des nombres complexes par la formule
𝑧
𝑒 =
𝑛!
On montre que
(∗) 𝑒 = cos 𝑥 + 𝑖 sin 𝑥 ∀ 𝑥 ∈ ℝ
1 1
(∗) cos 𝑥 = 𝑒 + 𝑒 ; 𝑠𝑖𝑛 𝑥 = 𝑒 −𝑒 (𝐹𝑜𝑟𝑚𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑑 𝐸𝑢𝑙𝑒𝑟)
2 2𝑖
d𝑐ℎ d𝑠ℎ
= 𝑠ℎ ; = 𝑐ℎ
d𝑥 d𝑥
𝑏
𝑦+
𝐴
+
−𝑎 𝑎 𝑥
𝐴_
𝑦−
−𝑏
Remarquons que ce domaine est délimité par la réunion des graphes des deux fonctions
𝑥 𝑥
𝑦 =𝑏 1− ; 𝑦 = −𝑏 1 −
𝑎 𝑎
Comme la droite 𝑦 = 0 divise cette région en deux domaines 𝐴 et 𝐴 de même aire et d’intérieurs
disjoints, on a :
𝐴𝑖𝑟𝑒 𝐴 = 𝑦 (𝑥)𝑑𝑥
En remarquant que
𝜋
𝑥 = −𝑎 ⟹ 𝜃 = −
2
𝜋
𝑥=𝑎 ⟹ 𝜃=
2
On obtient
𝑥 𝑎 𝑠𝑖𝑛 𝜃
𝐴𝑖𝑟𝑒 (𝐴) = 2 𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴 ) = 2 𝑏 1− 𝑑𝑥 = 2 𝑏 1− a cos 𝜃 𝑑𝜃
𝑎 𝑎
1
= 2𝑎𝑏 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 = 2𝑎𝑏 (1 + cos 2𝜃) 𝑑𝜃
2
𝜋
1 1 2 𝜋 𝜋
= 2𝑎𝑏. (𝜃 + 𝑠𝑖𝑛2𝜃) = 𝑎𝑏 − − = 𝜋𝑎𝑏
2 2 𝜋 2 2
−
2
𝐴 𝑀 𝐵
Solution
Soit 𝑟 la longueur du segment 𝐴𝑀. En choisissant sur la droite contenant 𝐴, 𝐵 et 𝑀 le repère d’origine
𝑀 et de vecteur unitaire 𝑒⃗ = 𝐴𝐵⃗, les abscisses de 𝐴 et 𝐵 sont respectivement – 𝑟 et 𝑙 − 𝑟.
Puisqu’un élément de la barre de longueur d𝑥 a une masse égale à :
d𝑚 = 𝜌𝑠 d𝑥 . Le moment d’inertie 𝐼 de la barre par rapport à 𝑀 est :
𝑙−𝑟
𝑥
𝐼 = 𝑥 𝑑𝑚 = 𝑥 𝜌 𝑠 𝑑𝑠 = 𝜌𝑠 𝑥 𝑑𝑥 = 𝜌𝑠
3 −𝑟
1 1
= 𝜌𝑠((𝑙 − 𝑟) + 𝑟 ) = 𝜌𝑠(𝑙 − 3𝑙 𝑟 + 3𝑙𝑟 )
3 3
1
= 𝜌𝑠𝑙(𝑙 − 3𝑙𝑟 + 3𝑟 )
3
Par conséquent
1
𝐼 = 𝑚(𝑙 − 3𝑙𝑟 + 3𝑟 )
3
Remarque
(∗) Si 𝑟 = 0 i.e. 𝑀 = 𝐴, on a :
1
𝐼 = 𝑚𝑙
3
(∗) Si 𝑟 = i.e 𝑀 est au milieu de la barre, on a :
1 𝑙 𝑙 1 3 3
𝐼 = 𝑚 𝑙 −3 +3 = 𝑚𝑙 1 + −
3 2 4 3 4 2
1
= 𝑚𝑙
12
1
𝑖. 𝑒. 𝐼 = 𝑚𝑙
12
IV.5. Exercices
Question 1
1 𝑑𝑡
𝑎. 𝑢 − 2𝑢 + 𝑑𝑢 𝑑.
𝑢 √5𝑡
𝑏. 𝑥 (1 − 𝑥) 𝑑𝑥 𝑒. (𝑡 + 1) 𝑑𝑡
𝑥𝑑𝑥
𝑐. 𝑓. 𝑒 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑑𝑥
√1 + 2𝑥
𝑎𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝑥
𝑔. 𝑥𝑒 𝑑𝑥 𝑞.
(1 − 𝑥 )
𝑖. 𝑥 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 𝑠. 𝑐ℎ 𝑑𝑥
𝑗. 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑡 𝑑𝑡 𝑡. (𝑥 − 2𝑥 + 3) 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥
𝑥−1
𝑙. 𝑑𝑥 𝑣. 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑒𝑐 𝑥 𝑑𝑥
𝑥 +𝑥
𝑚. 𝑡𝑔 𝑥 𝑑𝑥 𝑤. 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑑𝑥
𝑥 − 2𝑥
𝑛. 𝑑𝑥 𝑧. 𝑥 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑑𝑥
𝑥+4
𝑥𝑑𝑥
𝑜. 𝑎𝑎. (1 + 𝑐𝑜𝑠 𝑥) 𝑑𝑥
√𝑥 − 1
Question 2
Question 3
Représenter et évaluer l’aire de la région plane bornée délimitée par le graphe de 𝑓, l’axe des
abscisses et les droites indiquées
a. 𝑓(𝑥) = 𝑥 ; 𝑥 = 1 ; 𝑥 = 2
b. 𝑓(𝑥) = 4 − 𝑥 ;
c. 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑒 ; 𝑥 = −1 ; 𝑥 = 8
d. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 ; 𝑥 = 0 ; 𝑥 = 2𝜋
e. 𝑓(𝑥) = 𝑐ℎ𝑥 ; 𝑥 = −1 ; 𝑥 = 5
Question 4
Calcul des surfaces et leur représentation :
4.a. 4.b.
4.c. 4. d.
4.f. 4. g.
4.h 4. i.
Normes sur ℝ𝒏
Soit 𝑋 ⊂ ℝ𝒏 . On appelle par norme sur 𝑋 une fonction réelle ‖. ‖: 𝑋 ⟶ ℝ qui vérifie les axiomes
suivants :
∀ 𝑥⃗ ∈ 𝑋, ‖𝑥⃗ ‖ ≥ 0
∀ 𝑥⃗ ∈ 𝑋, ‖𝑥⃗ ‖ = 0 si et seulement si 𝑥⃗ = 0⃗ , le zéro de 𝑋
∀ 𝑥⃗ ∈ 𝑋, ∀ 𝑡 ∈ 𝔽, ‖𝑡𝑥⃗ ‖ = |𝑡|. ‖𝑥⃗ ‖
∀ 𝑥⃗, 𝑦⃗ ∈ 𝑋, ‖𝑥⃗ + 𝑦⃗‖ ≤ ‖𝑥⃗‖ + ‖𝑦⃗‖ [Inégalité triangulaire]
Différentes normes
∀𝑥⃗ ∈ ℝ , on peut définir les normes ci-après :
‖𝑥⃗‖ = ∑ |𝑥 |; ‖𝑥⃗‖ = ∑ |𝑥 | ; ‖𝑥⃗‖ = 𝑠𝑢𝑝 |𝑥 |
points intérieurs de 𝐷
Un élément 𝑎 de ℝ est :
Un point adhérent de 𝐷 ⊂ ℝ ssi chaque voisinage de 𝑎 contient un point de 𝐷 ;
Un point d’accumulation de 𝐷 ⊂ ℝ lorsque chaque voisinage de 𝑎 contient un point de 𝐷
distinct de 𝑎.
Exemples
(2) La réunion quelconque et l’intersection finie d’ouverts (resp. de voisinages d’un point) est un ouvert
( resp. un voisinage de ce point)
∘
(3) 𝐵(𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝐷) = 𝐵 (𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝐷), Fr(D) = D\ D
Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 un point de 𝐷 .
Lorsque pour tout 𝜀 > 0 un réel 𝛿 > 0 tel que pour chaque élément 𝑥 ∈ 𝐷 vérifiant
0 < ‖𝑥 − 𝑎‖ < 𝛿 on a : ‖𝑓(𝑥) − 𝑙‖ < 𝜀
Lorsque pour tout réel 𝑀 > 0 ( resp. 𝑀 < 0 ) il existe un réel 𝛿 > 0 tel que pour tout élément 𝑥 ∈ 𝐷
avec 0 < ‖𝑥 − 𝑎‖ < 𝛿 on a : 𝑓(𝑥) > 𝑀 (resp. 𝑓(𝑥) < 𝑀)
En conséquence ∀ 𝑛 ∈ ℕ
(4) lim(𝑓 (𝑥)) = lim 𝑓(𝑥)
→ →
1 1
(5) lim 𝑓(𝑥) ≠ 0 ⟹ lim =
→ → 𝑓(𝑥) lim 𝑓(𝑥)
→
(6) lim 𝑓 (𝑥) = lim 𝑓(𝑥)
→ →
(7)𝑓 ≤ 𝑔 ⟹ lim 𝑓(𝑥) ≤ lim 𝑔(𝑥)
→ →
En particulier
𝑓 ≤ 𝑔 ≤ ℎ 𝑒𝑡 lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑔(𝑥) ⟹ lim 𝑔(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) = lim ℎ(𝑥)
→ → → → →
Exemples
𝑃(𝑥 , … , 𝑥 ) = 𝑏 … 𝑥 …𝑥
⋯
,…, ∈ℤ
on a :
𝑃= 𝑏 … 𝑝 …𝑝
⋯
,…, ∈ℤ
V.2.3. Continuité
On dit que 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ est continue en 𝑎 ssi pour tout réel 𝜀 > 0 il existe un réel 𝛿 > 0
tel que
∀ 𝑥 ∈ 𝐷 et ‖𝑥 − 𝑎‖ < 𝛿 ⟹ ‖𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)‖ < 𝜀
On dit que 𝑓 est continue (sur 𝐷 ) si 𝑓 est continue en chaque point de 𝐷 .
Exemples
A l’aide des exemples donnés sur les limites et en vertu des propriétés des fonctions continues, on
montre facilement que les polynômes, les fonctions rationnelles et les fonctions racines 𝑚 è de
fonctions continues sont continues (sur leurs domaines)
Ainsi
𝜕𝑓 1
(𝑎) = lim (𝑓(𝑎 , … , 𝑎 + 𝑡, … , 𝑎 ) − 𝑓(𝑎))
𝜕𝑥 → 𝑡
On dit que 𝑓 est différentiable en 𝑎 ssi 𝑓 admet toutes les dérivées partielles en 𝑎 et
1 𝜕𝑓
lim 𝑓(𝑎 + ℎ) − 𝑓(𝑎) − ℎ (𝑎) = 0
→ ‖ℎ‖ 𝜕𝑥
Dans ce cas, l’application linéaire
(d𝑓) : ℝ ⟶ ℝ
ℎ = (ℎ , … , ℎ ) ⇝ (d𝑓) (ℎ) =
𝜕𝑓
ℎ (𝑎)
𝜕𝑥
est appelée différentielle de 𝑓 en 𝑎.
Proposition
Pour que 𝑓 soit différentiable en 𝑎, il suffit que toutes les dérivées partielles de 𝑓 existent dans un
voisinage de 𝑎 et y soient continues.
Lorsque la fonction d𝑓: 𝐷 ⟶ ℒ𝑖𝑛(ℝ , ℝ) est différentiable, on dit que 𝑓 est deux fois
différentiable.
Pour qu’il en soit ainsi, il suffit que toutes les dérivées partielles de 𝑓 aient des dérivées partielles
qui sont toutes continues.
Si 𝑓 admet des dérivées partielles d’ordre 2 continues (on dit aussi que 𝑓 est de classe ∁ ), alors
𝜕 𝑓 𝜕 𝑓
∀ 𝑖, 𝑗 ∈ {1, , … , 𝑛}, =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
( , ,…, )
s’appelle matrice Jacobienne de 𝑓 en 𝑐 et se note 𝐽 (𝑐) ou encore ( , ,…, )
.
Si 𝑛 = 𝑚, 𝑑𝑒𝑡 𝐽 (𝑐) s’appelle le Jacobien de 𝑓 en 𝑐.
Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 ∈ 𝐷 .
On dit que 𝑓 admet un minimum ([Link]) local en 𝑎 s’il existe un voisinage 𝑉 de 𝑎 tel que pour
tout élément 𝑥 de 𝑉, on ait :
𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑎) (resp. 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑎))
On dit que 𝑓 admet un extremum local en 𝑎 ssi 𝑓 admet en 𝑎 un minimum local ou maximum local.
Pour identifier les extrema locaux de fonctions différentiables, on dispose des deux résultats suivants :
Une condition nécessaire pour que 𝑎 soit un extremum local de la fonction différentiable 𝑓 est que
𝑎 soit un point critique ( i.e. (∇𝑓)(𝑎) = 0)
Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction deux fois continûment différentiable (i.e. 𝑓 admet des dérivées
∘
d’ordre deux continues) et 𝑎 ∈ 𝐷
Pour que 𝑓 admette un extremum local en 𝑎, il suffit que 𝑎 soit un point critique et que la matrice
Hessienne de 𝑓 en 𝑎 soit définie positive ou définie négative.
Si (𝐻𝑒𝑠𝑠 𝑓)(𝑎) est définie positive (i.e. toutes les valeurs propres sont positives), alors 𝑓 admet un
minimum local en 𝑎.
Si (𝐻𝑒𝑠𝑠 𝑓)(𝑎) est définie négative ( i.e. toutes les valeurs propres sont négatives), alors 𝑓 admet un
maximum local en 𝑎.
Théorème
1 𝜕 𝑓
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎) + (𝑥 − 𝑎 ) ⋅ … ⋅ 𝑥 −𝑎 (𝑖 + ⋯ + 𝑖 )
𝑘! 𝜕𝑥 … 𝜕𝑥
⋯
,…, ∈ℤ
+𝑅
où le reste 𝑅 de Taylor est donné par :
1 𝜕 𝑓
𝑅 = (𝑥 − 𝑎 ) ⋅ … ⋅ 𝑥 − 𝑎 𝑎 + 𝜃(𝑥 − 𝑎)
(𝑝 + 1)! 𝜕𝑥 … 𝜕𝑥
( ⋯ )∈ℤ
⋯
IV.6.1. Définitions
Une équation différentielle ordinaire (EDO) d’ordre 𝑝 dans ℝ est une équation de la forme
𝐹 𝑥, 𝑦(𝑥), 𝑦̇ (𝑥), … , 𝑦 (𝑥) = 0 (1.0)
où (∗)𝐹: 𝑈 ⊂ ℝ × (ℝ ) ⟶ℝ
(∗) 𝑈 est un ouvert de ℝ × (ℝ )
(∗) 𝑥 est la variable indépendante
(∗) 𝑦 est la variable dépendante ou fonction inconnue
(∗) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑖 = 1, … , 𝑝 𝑦 =
Une solution de l’EDO (1.0) est une fonction 𝑣 ∶ 𝐼 ⟶ ℝ définie sur un intervalle ouvert
de ℝ( ) différentiable et vérifiant :
Remarquons que la recherche d’une primitive 𝑦 d’une fonction 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ peut se formuler sous
forme d’une EDO.
𝐹: ℝ × ℝ × ℝ ⟶ ℝ
𝐹(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑧 − 𝑓(𝑥)
⟺ 𝑔(𝑦)𝑑𝑦 = 𝑓(𝑥)d𝑥
Comme
d𝐺
(𝑦) = 𝑔(𝑦) ≠ 0 ∀𝑦 ∈ 𝐽
d𝑦
Remarques
Et donc :
𝑦(𝑥) = 𝐺 𝐹(𝑥) + 𝐺(𝑦 ) − 𝐹(𝑥 ) ∀𝑥 ∈𝐼
La résolution de cette EDO se réduit, comme pour l’EDO (1.1) à un calcul de primitives.
𝐴(𝑥) = 𝑎(𝑥)d𝑥
Ensuite on pose :
( )
𝑦(𝑥) = 𝐶(𝑥) 𝑒
= 𝐶̇ (𝑥). 𝑒 ( )
D’où
d𝐶
(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 ( )
d𝑥
Donc
( )
𝐶(𝑥) = 𝑓(𝑥) 𝑒 d𝑥
Ainsi
( ) ( )
𝑦(𝑥) = 𝑓(𝑥) 𝑒 d𝑥 𝑒
où 𝐴(𝑥) = ∫ 𝑎(𝑥) d𝑥
1er cas
2ème cas
3ème cas
𝑢(𝑥) = 𝑒 cos( 4𝑏 − 𝑎 . 𝑥)
𝑣(𝑥) = 𝑒 sin( 4𝑏 − 𝑎 . 𝑥)
Remarque
On montre que l’ensemble des solutions de l’EDO (1.4) est un ℝ −espace vectoriel de dimension 2 et
que les fonctions 𝑢 et 𝑣 sont des solutions de (1.4) qui forment une base de cet espace vectoriel.
C’est pourquoi on obtient la solution 𝑦 comme combinaison linéaire de 𝑢 et 𝑣.
Le sous ensemble {𝑢, 𝑣} porte le nom de système fondamental de solutions de (1.4). i.e. toute base du
ℝ − 𝑒. 𝑣 des solutions de (1.4) est appelée système fondamental de solutions de (1.4).
Plus précisément, si {𝑢, 𝑣} est un système fondamental des solutions de l’EDO linéaire associée
d 𝑧 d𝑧
+𝑎 + 𝑏𝑧 = 0
d𝑥 d𝑥
d𝐶 d𝐶
⎧ 𝑢(𝑥). (𝑥) + 𝑣(𝑥). (𝑥) = 0
⎪ d𝑥 d𝑥
⎨ d𝑢 d𝐶 d𝑣 d𝐶
⎪
⎩ d𝑥 (𝑥). d𝑥 (𝑥) + d𝑥 (𝑥). d𝑥 (𝑥) = 𝑓(𝑥)
d𝐶 −𝑣. 𝑓
⎧ =
⎪ d𝑥 d𝑣 d𝑢
⎪ 𝑢 −𝑣
d𝑥 d𝑥
𝑖. 𝑒.
⎨d𝐶 𝑢. 𝑓
⎪ d𝑥 = d𝑣
⎪
d𝑢
⎩ 𝑢 −𝑣
d𝑥 d𝑥