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Exercices de Mathématiques Générales B1 Bio-Méd

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[77]

III.5. Exercices
1. Déterminer les domaines de définition des fonctions suivantes :

a. 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 2𝑥 j. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 6𝑥 + 8
b. 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3 k. 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3
c. 𝑓(𝑥) = l. 𝑓(𝑥) =
d. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 𝑥 m. 𝑓(𝑥) = −
e. 𝑓(𝑥) = √ √
n. 𝑓(𝑥) =
f. 𝑓(𝑥) = √−𝑥 + √
√ √
o. 𝑓(𝑥) =
g. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 4 + √6 − 𝑥 √

h. 𝑓(𝑥) = (𝑥 − 1)(𝑥 − 5)(𝑥 − 7)


i. 𝑓(𝑥) = √𝑠𝑖𝑛 2𝑥
√ √
p. 𝑓(𝑥) = √
r. 𝑓(𝑥) =


q. 𝑓(𝑥) =

√ √
s. 𝑓(𝑥) = t. 𝑓(𝑥) =
√ √

2. Calculer si possible les limites suivantes :

a. 𝑙𝑖𝑚 → (−𝑥 + 3𝑥 + 2) i. 𝑙𝑖𝑚


( )

b. 𝑙𝑖𝑚 → (−3𝑥 + 2𝑥 − 8)
c. 𝑙𝑖𝑚 → (−5𝑥 + 3𝑥 − 4𝑥 + 1) j. 𝑙𝑖𝑚 →
d. 𝑙𝑖𝑚 → k. 𝑙𝑖𝑚 →
e. 𝑙𝑖𝑚 → l. 𝑙𝑖𝑚


f. 𝑙𝑖𝑚 → m. 𝑙𝑖𝑚

g. 𝑙𝑖𝑚 → n. 𝑙𝑖𝑚

h. 𝑙𝑖𝑚 →

3. Pour chaque fonction 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ étudiez la continuité et calculez s’il y a lieu, les limites
latérales et bilatérales aux points indiqués.
a. 𝑓(𝑥) = − ; 𝑎 ∈ {−∞ , 0 , 5 , +∞}

b. 𝑓(𝑥) = ; 𝑎 ∈ {1 , 0 , −∞ , +∞}
c. 𝑓(𝑥) = √𝑥 + 3 + √3 − 𝑥 ; 𝑎 ∈ {−3, 3 ,0,4}
d. 𝑓(𝑥) = ; 𝑎∈ 0 ,
e. 𝑓(𝑥) = (𝑡𝑔 𝑥)(1 + 𝑠𝑖𝑛 𝑥) ; 𝑎∈ 0 ,
f. 𝑓(𝑥) = | |
; 𝑎 ∈ {1, −1, −∞, +∞}
g. 𝑓(𝑥) = √ ; 𝑎 ∈ {−1 , 1 ,0}

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( )| |
h. 𝑓(𝑥) = | |( )
; 𝑎 ∈ {1 , 3 , 0 , 2}
i. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑢𝑝 {𝑦 ∈ ℤ | 𝑦 ≤ 𝑥} ; 𝑎∈ℤ
j. 𝑓(𝑥) = 𝑥 − 𝑠𝑢𝑝{𝑦 ∈ ℤ | 𝑦 ≤ 𝑥} ; 𝑎 ∈ ]0,1[⋃ℤ
𝑥 𝑠𝑖 𝑥 < 0
k. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 − 𝑥 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [0 , 2𝜋] ; 𝑎 ∈ {0 , 2𝜋}
−2𝑥 𝑠𝑖 𝑥 > 2𝜋
|𝑥 − 2| 𝑠𝑖 |𝑥| ≥ 2
l. 𝑓(𝑥) = 0 𝑠𝑖 |𝑥| ≤ 1
𝑠𝑖 1 < |𝑥| < 2

4. Déterminer le domaine et étudiez la parité et la périodicité de la fonction réelle 𝑓 de la variable


réelle 𝑥 définie par :
a) 𝑓(𝑥) = g) 𝑓(𝑥) =
√ √

b) 𝑓(𝑥) = √ h) 𝑓(𝑥) = 𝑡𝑔
c) 𝑓(𝑥) = 2𝑥 i) 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 + 𝑐𝑜𝑠 𝑥
d) 𝑓(𝑥) = j) 𝑓(𝑥) = 𝑥 + 3𝑥 + 1
e) 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛
f) 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 1 − √1 + 𝑥

5. Trouvez le domaine, les asymptotes et les extrema et le graphe des fonctions

a. 𝑓(𝑥) = f. 𝑓(𝑥) = |𝑥 − 2𝑥 |
g. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛 𝑥
b. 𝑓(𝑥) = h. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝑥
c. 𝑓(𝑥) = | | i. 𝑓(𝑥) =
| |
d. 𝑓(𝑥) = j. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔𝑥
e. 𝑓(𝑥) =

6. Etudiez les fonctions suivantes (fonctions réelles d’une variable réelle) :

a. 𝑓(𝑥) = √ g. 𝑓(𝑥) =
( )
b. 𝑓(𝑥) = ( )
h. 𝑓(𝑥) =
c. 𝑓(𝑥) = i. 𝑓(𝑥) =

d. 𝑓(𝑥) = j. 𝑓(𝑥) =
√ k. 𝑓(𝑥) = 3|𝑠𝑖𝑛 2𝑥|
e. 𝑓(𝑥) =
f. 𝑓(𝑥) =

7. Etudier la dérivabilité des fonctions suivantes :


a. 𝑓(𝑥) = |𝑥 − 9|
b. 𝑓(𝑥) = |𝑥|

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8. Donnez le développement de Mac Laurin d’ordre 5 des fonctions réelles suivantes :


a. 𝑓(𝑥) = √1 − 𝑥
b. 𝑓(𝑥) = 𝑙𝑛(1 − 𝑥)
c. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑥
d. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛(1 − 𝑥 )

9. Montrer que pour tout 𝑛 ∈ ℕ


1 1
2≤ 1+ ≤ ≤3
𝑛 𝑘!
On appelle nombre d’Euler 𝑒 la limite de la suite :
1 1
𝑒 = lim 1 + =
→ 𝑛 𝑛!
On peut montrer que : 2,71827 < 𝑒 < 2,71829

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CHAPITRE IV : CALCUL INTEGRAL D’UNE FONCTION REELLE


A UNE SEULE VARIABLE

IV.1. Intégrale définie (au sens de RIEMANN)


Soient 𝑎 et 𝑏 des réels avec 𝑎 < 𝑏 et une fonction 𝑓 ∶ [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ.

(7) Une partie 𝒫 de ℝ est une partition de l’intervalle [𝑎, 𝑏] s’il existe un entier naturel 𝑛 et des
réels 𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 tel que
𝑥 =𝑎<𝑥 <⋯<𝑥 =𝑏

𝒫 = {𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 }

La longueur 𝑙(𝒫) de la partition 𝒫 = {𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 } de [𝑎, 𝑏] est le réel


𝑙(𝒫) = max{𝑥 − 𝑥 : 1 ≤ 𝑖 ≤ 𝑛}

(8) La somme de Riemann associé à la fonction 𝑓, à la partition


𝒫 = {𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 } et au 𝑛 − 𝑢𝑝𝑙𝑒 𝜉 = (𝜉 , … , 𝜉 ) avec 𝜉 ∈ [𝑥 − 𝑥 ] pour
1 ≤ 𝑖 ≤ 𝑛 est le réel

(𝑓, 𝒫, 𝜉) = 𝑓(𝜉 )(𝑥 −𝑥 )

 On dit que 𝑓 est intégrable au sens de Riemann sur [𝑎, 𝑏] s’il existe 𝐴 ∈ ℝ tel que pour tout
réel 𝜀 > 0 il existe 𝛿 > 0 tel que pour toute partition 𝒫 de [𝑎, 𝑏] de longueur 𝑙(𝒫) < 𝛿 et
pour toute somme de Riemann ∑(𝑓, 𝒫, 𝜉) associée à 𝑓, 𝒫 et 𝜉, on ait :
(𝑓, 𝒫, 𝜉) − 𝐴 < 𝜀

(∗) Le réel 𝐴 est appelé intégrale de 𝑓 sur [𝑎, 𝑏] et on note :

𝐴= 𝑓 ou 𝐴 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 ou 𝐴 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
[ , ] [ , ]

(∗) 𝑓 est l’intégrand et 𝑥 est la variable d’intégration


(∗) 𝑎 (resp.𝑏) est la borne inferieure (resp. superieure) de l’intégrale définie.
(∗) Le signe somme∫ est le signe d’intégration.

 Si 𝑓 ∶ [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ est bornée, on associe à chaque partition 𝒫 = {𝑥 , … , 𝑥 } deux


sommes de DARBOUX :

(∗) La somme supérieure de Darboux

𝑆(𝑓, 𝒫) = 𝑀 (𝑥 − 𝑥 )

Où 𝑀 = sup{𝑓(𝑢)| 𝑢 ∈ [𝑥 , 𝑥 ]} , la valeur maximale de 𝑓 sur l’intervalle [𝑥 , 𝑥 ].

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(∗) La somme inférieure de Darboux

𝑠(𝑓, 𝒫) = 𝑚 (𝑥 − 𝑥 )

Où 𝑚 = inf{𝑓(𝑢)| 𝑢 ∈ [𝑥 , 𝑥 ]}, la valeur minimale de 𝑓 sur l’intervalle [𝑥 , 𝑥 ].

Théorème : Critère de Darboux

Pour qu’une fonction bornée 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ soit intégrable (au sens de Riemann) il faut et il suffit que
∀𝜀 > 0 il existe une partition 𝒫 de [𝑎, 𝑏] vérifiant :
𝑆(𝑓, 𝒫 ) − 𝑠(𝑓, 𝒫 ) < 𝜀

Remarques

(1) Si 𝑓est intégrable sur [𝑎, 𝑏] et non-négative (i.e. 𝑓 ≥ 0) , alors

𝑓(𝑥)d𝑥

est l’aire de la région plane délimité par :


 Les droites verticales 𝑥 = 𝑎 et 𝑥 = 𝑏
 La droite horizontale 𝑦 = 0
 Le graphe de 𝑦 = (𝑥)

𝑎 0 𝑏 𝑥

(2) Soient 𝑎, 𝑏 ∈ ℝ , 𝑎 < 𝑏 et 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ une fonction intégrable. Pour chaque entier naturel 𝑛
définissons la partition 𝒫 de [𝑎, 𝑏] par :
𝒫 = {𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 } où
𝑏−𝑎
𝑥 = 𝑎 + 𝑖. ; 0≤𝑖≤𝑛
𝑛
On remarquera que 𝑙(𝒫 ) =

(2.1) L’intégrale de 𝑓 sur [𝑎, 𝑏] est la limite de toute suite(∑(𝑓, 𝒫 , 𝜉 ) où


𝜉 = (𝜉 , … , 𝜉 ) avec 𝜉 ∈ [𝑥 , 𝑥 ]

(2.2) Si 𝑓 est bornée, alors les suites (𝑆(𝑓, 𝒫 )) et 𝑠(𝑓, 𝒫 ) convergent vers
une même limite qui est égale à

𝑓(𝑥)𝑑𝑥

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Exemples

(1) Si 𝜒[ , ]: ℝ ⟶ ℝ est la fonction caractéristique de [𝑎, 𝑏]


1 𝑠𝑖 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏]
𝑖. 𝑒. 𝜒[ , ] (𝑥) =
0 𝑠𝑖 𝑥 ∉ [𝑎, 𝑏]

Alors 𝜒[ , ] est intégrable et

𝜒[ , ] 𝑑𝑥 =𝑏−𝑎

(2) Toute combinaison linéaire finie de fonctions caractéristiques d’intervalles fermés et bornés est
intégrable.

(3) Grâce au critère de Darboux, on montre que toute fonction monotone (i.e. croissante ou
décroissante) bornée est intégrable sur un intervalle fermé et borné et que toute fonction
continue sur [𝑎, 𝑏] y est intégrable.

Propriétés de l’intégrale définie

(1) Linéarité

 Si 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑏] et 𝜆 ∈ ℝ, alors 𝜆𝑓 est intégrable et

(𝜆𝑓)d𝑥 = 𝜆. 𝑓 d𝑥
[ , ] [ , ]

 Si 𝑓 et 𝑔 sont intégrables sur [𝑎, 𝑏], alors 𝑓 + 𝑔 est intégrable et

(𝑓 + 𝑔)d𝑥 = 𝑓d𝑥 + 𝑔 d𝑥
[ , ] [ , ] [ , ]

(2) Additivité par rapport aux domaines

Si 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑏] et sur [𝑏, 𝑐] avec 𝑎 < 𝑏 < 𝑐, 𝑎𝑙𝑜𝑟𝑠 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑐]
et

𝑓d𝑥 = 𝑓d𝑥 + 𝑓 d𝑥
[ , ] [ , ] [ , ]

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Définition

Si 𝑓 est intégrable sur [𝑎, 𝑏], on pose

𝑓(𝑥)d 𝑥 = − 𝑓(𝑥)d 𝑥

On pose, en conséquence, que :

𝑓(𝑥)d 𝑥 = 0

Pour faciliter le calcul des intégrales définies, nous introduisons le concept de primitives ou intégrales
indéfinies. Le calcul d’une primitive est une opération inverse du calcul d’une dérivée.

IV.2. Primitives et Intégrales indéfinies


Primitive

Soit 𝐼 un intervalle de ℝ et 𝑓 : 𝐼 ⟶ ℝ . Une primitive 𝐹 de 𝑓 sur 𝐼 est une fonction


𝐹 ∶ 𝐽 ⟶ ℝ telle que :
 𝐼⊂𝐽
 𝐹 est dérivable sur 𝐼
 (𝑥) = 𝑓(𝑥) ∀𝑥 ∈ 𝐼

On note :
𝐹= 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
Remarquons qu’une primitive n’est définie qu’à une constante additive près. En effet, si 𝐹 est une
primitive de 𝑓 sur l’intervalle 𝐼, alors pour tout réel 𝐶, la fonction 𝐺 définie par :

𝐺(𝑥) = 𝐹(𝑥) + 𝐶
vérifie
d𝐺 d𝐹
(𝑥) = (𝑥) + 0 = 𝑓(𝑥) ∀𝑥 ∈ 𝐼
d𝑥 d𝑥
et donc 𝐺 est aussi une primitive de 𝑓 sur 𝐼

Théorème fondamental du Calcul Intégral

Si 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ est continue, alors

(1) la fonction 𝐹: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ


𝑥 ⇝ ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 est primitive de 𝑓 sur [𝑎, 𝑏]
(2) pour toute primitive 𝐺 de 𝑓 sur [𝑎, 𝑏], on a :

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𝐹(𝑏) − 𝐹(𝑎) = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝐺(𝑏) − 𝐺(𝑎)

Remarques

𝑏
𝐺(𝑏) − 𝐺(𝑎) se note souvent 𝐺 et on dit que c’est la variation de 𝐺 entre 𝑎 et 𝑏. Ainsi
𝑎

𝑏
𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = 𝐺 = 𝐺(𝑏) − 𝐺(𝑎)
𝑎

Calcul des primitives

Les différentes propriétés du calcul des primitives se déduisent directement des règles de dérivation.

(1) Le calcul des primitives est une opération linéaire

 Si 𝑓 admet des primitives sur [𝑎, 𝑏] et 𝜆 ∈ ℝ, alors 𝜆. 𝑓 admet des primitives sur [𝑎, 𝑏] et
( 𝜆. 𝑓)(𝑥)𝑑𝑥 = 𝜆. 𝑓(𝑥)𝑑𝑥
(1.1) Si 𝑓 et 𝑔 admettent des primitives sur [𝑎, 𝑏], alors 𝑓 + 𝑔 admet des primitives sur
[𝑎, 𝑏] et
( 𝑓 + 𝑔)(𝑥)𝑑𝑥 = 𝑓(𝑥)𝑑𝑥 + 𝑔(𝑥)𝑑𝑥

C’est la méthode d’intégration par décomposition

(2) Méthode d’intégration par parties

Si 𝐹 (resp.𝐺) est une primitive de 𝑓 (resp.𝑔) sur [𝑎, 𝑏], alors 𝐹. 𝑔 admet des primitives sur
[𝑎, 𝑏] et
(𝐹. 𝑔)d𝑥 = 𝐹. 𝐺 − (𝐺. 𝑓)(𝑥)d𝑥
En utilisant les différentielles de 𝐹 et 𝐺, on a :
𝐹 d𝐺 = 𝐹. 𝐺 − 𝐺d𝐹

(3) Méthode d’intégration par changement de variables

Si 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑓(𝑥)
admet des primitives sur [𝑎, 𝑏] et la fonction 𝑥 = 𝜑(𝑢) est dérivable, est continue et ne
s’annule pas, alors on a :
𝑑𝜑
𝑓(𝑥)𝑑𝑥 = (𝑓 ∘ 𝜑)(𝑢). (𝑢)𝑑𝑢
𝑑𝑢 ( )

où 𝜑 est l’inverse de la bijection 𝜑

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Exemples

(1) Quelques primitives de fonctions élémentaires

INTEGRAND PRIMITIVE INTEGRAND PRIMITIVE


1 𝑥+𝐶 cos 𝑥 sin 𝑥 + 𝐶
𝑥 ; 𝑚 ≠ −1 +𝐶 sin 𝑥 −cos 𝑥 + 𝐶
1 ln|𝑥| + 𝐶 𝑠𝑒𝑐 𝑥 𝑡𝑔 𝑥 + 𝐶
𝑥
1 (𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔𝑥) + 𝐶 𝑐𝑜𝑠𝑒𝑐 𝑥 −𝑐𝑜𝑡𝑔 𝑥 + 𝐶
(𝑥 + 1)
1 (𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛𝑥) + 𝐶 𝑠𝑒𝑐𝑥 𝑡𝑔𝑥 sec 𝑥 + 𝐶
(1 − 𝑥 )

𝑓 ; 𝑚 ≠ −1 +𝐶

(2) 𝐼 = 𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥 𝑑𝑥


A l’aide de la méthode d’intégration par parties, on a :
1
𝐼= (𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥) (1. 𝑑𝑥) = (𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛𝑥). 𝑥 − 𝑥 𝑑𝑥
√1 − 𝑥
𝑥
= 𝑥 𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥 − 𝑑𝑥 = 𝑥 𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥 − (− 1 − 𝑥 ) + 𝐶
√1 − 𝑥
= 𝑥 𝑎𝑟𝑐 sin 𝑥 + √1 − 𝑥 + 𝐶

(3) 𝐼 = 𝑥 cos 3𝑥 𝑑𝑥
On utilise la méthode d’intégration par parties on a :
sin 3𝑥 sin 3𝑥
𝐼 = 𝑥 cos 3𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 . − (2𝑥). 𝑑𝑥
3 3
1 2 1 2 cos 3𝑥 cos 3𝑥
= 𝑥 sin 3𝑥 − 𝑥 sin 3𝑥 𝑑𝑥 = 𝑥 sin 3𝑥 − 𝑥 − − 1. − 𝑑𝑥
3 3 3 3 3 3
1 2 2
= 𝑥 sin 3𝑥 + 𝑥 cos 3𝑥 − cos 3𝑥 𝑑𝑥
3 9 9
1 2 2 sin 3𝑥
= 𝑥 sin 3𝑥 + 𝑥 cos 3𝑥 − +𝐶
3 9 9 3
1 2 2
= 𝑥 sin 3𝑥 + 𝑥 cos 3𝑥 − sin 3𝑥 + 𝐶
3 9 27

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(4) Evaluer 𝐼 = 𝑥 (1 + 𝑥 ) 𝑑𝑥

Soit
𝐹(𝑥) = 𝑥 (1 + 𝑥 ) 𝑑𝑥
Posons 𝑢 = 𝑥
du = 3𝑥 d𝑥, on a :
d𝑢 1
𝐹(𝑥) = (1 + 𝑥 ) 𝑑𝑥 = (1 + 𝑢) = (1 + 𝑢) d𝑢
3 3
1 (1 + 𝑢) 1 2
= . + 𝐶 = . (1 + 𝑢) + 𝐶
3 1 3 3
2+1
2
= (1 + 𝑥 ) + 𝐶
9

Par suite

2 2
𝐼 = 𝐹 3 = 𝐹(3) − 𝐹(−1) = (1 + 27) + 𝐶 − (1 − 1) − 𝐶
−1 9 9
2 2 2 2
= (28) = (4.7) = (2 . 7) = .2 .7
9 9 9 9
2 16 112√7
= . 8. 7 = . 7√7 =
9 9 9

(5) Calculez 𝐼 = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑑𝑥


On réduit d’abord la puissance de l’intégrant et on linéarise ensuite les termes obtenus. On a :
1 1
𝑠𝑖𝑛 𝑥 = (𝑠𝑖𝑛 𝑥) = (1 − cos 2𝑥) = (1 − 2 cos 2𝑥 + 𝑐𝑜𝑠 2𝑥)
2 4
1 1
= 1 − 2𝑐𝑜𝑠2𝑥 + (1 + cos 4𝑥)
4 2

Par conséquent

1 3 1 1 3 1
𝐼= − 2𝑐𝑜𝑠2𝑥 + cos 4𝑥 𝑑𝑥 = − 2𝑐𝑜𝑠2𝑥 + cos 4𝑥 𝑑𝑥
4 2 2 4 2 2
1 3 1
= 𝑥 − 𝑠𝑖𝑛2𝑥 + sin 4𝑥 + 𝐶
4 2 8

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[87]

IV.3. Applications : fonctions logarithmes et exponentielles


(i) Fonctions logarithmes

(i.1) Fonction logarithme népérien 𝑙𝑛

On appelle fonction logarithme népérien la fonction

ln : ]0, +∞[ ⟶ ℝ
𝑑𝑡
𝑥 ⇝
𝑡
C'est-à-dire 𝑙𝑛 est l’unique primitive de la fonction 𝜑 ∶ ℝ∗ ⟶ ℝ
1
𝑥 ⇝
𝑥
Vérifiant 𝑙𝑛(1) = 0

Propriétés de 𝒍𝒏

(1) 𝑙𝑛 est une fonction dérivable strictement croissante

(2) ∀𝑎, 𝑏 ∈ ℝ∗ 𝑙𝑛(𝑎. 𝑏) = 𝑙𝑛 𝑎 + 𝑙𝑛 𝑏


En particulier 𝑙𝑛 = −𝑙𝑛𝑎 et

(∗) ∀𝑎 ∈ ℝ∗ ∀𝑛 ∈ ℕ ln(𝑎 ) = 𝑛 𝑙𝑛𝑎


𝑎 > 1 ⟹ 𝑙𝑛𝑎 > 0
(∗)
0 < 𝑎 < 1 ⟹ 𝑙𝑛𝑎 < 0
(∗) lim 𝑙𝑛𝑥 = +∞

(∗) lim 𝑙𝑛𝑥 = −∞

(3) 𝑙𝑛 est une bijection de ℝ∗ sur ℝ

Preuve

(1) Par définition d’une primitive, 𝑙𝑛 est dérivable sur ]0, +∞[
Puisque
d𝑙𝑛 1
∀𝑥 ∈ ]0, +∞[ , = >0
d𝑥 𝑥
ln est strictement croissante.

(2) Soient 𝑎, 𝑏 ∈ ]0, +∞[. Définissons la fonction

𝑢: ℝ∗ ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑙𝑛(𝑎. 𝑥)

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[88]

Si 𝜃: ℝ ⟶ ℝ
𝑥 ⇝ 𝑦 = 𝑎. 𝑥 alors 𝑢 = 𝑙𝑛 ∘ 𝜃
Comme 𝑙𝑛 et 𝜃 sont dérivables, la composée 𝑢 = 𝑙𝑛 ∘ 𝜃 est dérivable et on a :
d𝑢 d𝑙𝑛 d𝜃 d𝑙𝑛 d𝜃
(𝑥) = ∘ 𝜃(𝑥) . (𝑥) = 𝜃(𝑥) . (𝑥)
d𝑥 d𝑦 d𝑥 d𝑦 d𝑥

1 1 1
= .𝑎 = .𝑎 =
𝜃(𝑥) 𝑎𝑥 𝑥

D’où
d𝑢 1
=
d𝑥 𝑥

i.e 𝑢 est une primitive de sur ℝ∗ .

Par conséquent il existe un réel 𝐶 tel que 𝑢(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥 + 𝐶

Pour 𝑥 = 1, on a : 𝑢(1) = 𝑙𝑛1 + 𝐶 = 0 + 𝐶 = 𝐶

i.e. 𝐶 = 𝑢(1) ≝ 𝑙𝑛(𝑎. 1) = 𝑙𝑛𝑎

Donc 𝑢(𝑥) = 𝑙𝑛𝑥 + 𝑙𝑛𝑎 = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑥 i.e 𝑙𝑛(𝑎. 𝑥) = 𝑙𝑛𝑎 = 𝑙𝑛𝑥

En particulier, pour 𝑥 = 𝑏, on a :
𝑙𝑛(𝑎. 𝑏) = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑏

 Puisque 𝑎. = 1 on a :
1 1
0 = 𝑙𝑛1 = ln 𝑎. = 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛
𝑎 𝑎
D’où
1
𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛 =0
𝑎
Donc
1
𝑙𝑛 = −𝑙𝑛𝑎
𝑎

 Soit 𝑎 ∈ ℝ∗ . On montre, par récurrence, que


∀ 𝑛 ∈ ℕ 𝑙𝑛(𝑎 ) = 𝑛. 𝑙𝑛𝑎

 Pour 𝑛 = 1, on a :

𝑙𝑛(𝑎 ) = 𝑙𝑛(𝑎 ) ≝ 𝑙𝑛𝑎 = 1. 𝑙𝑛𝑎 = 𝑛 𝑙𝑛𝑎

Donc 𝑙𝑛(𝑎 ) = 𝑛. 𝑙𝑛𝑎

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[89]

 Supposons la propriété vraie pour l’entier naturel 𝑝.montrons qu’elle est vraie pour
𝑛 = 𝑝 + 1, on a :

𝑙𝑛 (𝑎 ) = 𝑙𝑛(𝑎 ) ≝ 𝑙𝑛(𝑎 . 𝑎)
= 𝑙𝑛(𝑎 ) + 𝑙𝑛𝑎
= 𝑝. 𝑙𝑛𝑎 + 𝑙𝑛𝑎
= (𝑝 + 1) 𝑙𝑛 𝑎 = 𝑛. 𝑙𝑛 𝑎

D’où, 𝑙𝑛 (𝑎 ) = 𝑛. 𝑙𝑛 𝑎

En vertu du principe de récurrence nous déduisons que la propriété est vraie pour tout entier
naturel 𝑛.

 Puisque 𝑙𝑛 est strictement croissante, on a :


 1 < 𝑎 ⟹ 𝑙𝑛1 < 𝑙𝑛𝑎 ⟺ 0 < 𝑙𝑛𝑎
 0 < 𝑎 < 1 ⟹ 𝑙𝑛𝑎 < 𝑙𝑛1 = 0 ⟺ 𝑙𝑛𝑎 < 0

 Il suffit de remarquer que

𝑦 =2
(⋆) ⟹ lim 𝑙𝑛𝑥 ≥ lim 𝑙𝑛 𝑦 = lim 𝑛 𝑙𝑛2
lim 2 = +∞ → → →

= (𝑙𝑛2)( lim 𝑛)

= (𝑙𝑛2)(+∞) = +∞

1 ⎫
𝑧 = ⎪
2
(⋆) ⟹ lim 𝑙𝑛𝑥 = lim 𝑧 = −∞
1 ⎬ → →
lim = 0⎪
→ 2 ⎭

(3) Comme 𝑙𝑛 est strictement croissante, 𝑙𝑛 est injective. Montrons que l𝑛 est surjevtive.
Puisque 𝑙𝑛 est continue et que
(⋆) lim 𝑙𝑛𝑥 = −∞

(⋆) lim 𝑙𝑛𝑥 = +∞

L’image 𝑙𝑛(ℝ∗ ) de l’intervalle ]0, +∞[ est un intervalle qui coïncide avec ]−∞, +∞[ c-à-d
𝑙 𝑛(ℝ∗ ) = ℝ
Donc 𝑙𝑛 est surjective.

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[90]

Remarques : Nombre d’Euler

Puisque 𝑙𝑛: ℝ∗ ⟶ ℝ est bijective, il existe un seul réel 𝑒 tel que 𝑙𝑛𝑒 = 1, ce réel 𝑒 est appelé
nombre d’Euler, c’est la base des logarithmes népériens.

i2) Logarithme de base 𝑎 > 0 avec 𝑎 ≠ 1

On appelle logarithme de base 𝑎 la fonction


𝑙𝑜𝑔 ∶ ]0, +∞[ ⟶ ℝ
𝑙𝑛𝑥
𝑥⇝
𝑙𝑛𝑎
∀ 𝑎, 𝑏 ∈ ]0, +∞[\{1} ∀ 𝑥 > 0 on a :
𝑙𝑜𝑔 𝑥
𝑙𝑜𝑔 𝑥 =
𝑙𝑜𝑔 𝑏
En particulier
𝑙𝑛 𝑥
𝑙𝑜𝑔 𝑥 ≝
𝑙𝑛 10
log 𝑥
𝑙𝑛𝑥 =
log 𝑒

Propriétés

Si 𝑎 est un réel strictement positif différent de 1, on a :

𝑙𝑜𝑔 (𝑥. 𝑦) = 𝑙𝑜𝑔 𝑥 + 𝑙𝑜𝑔 𝑦


(1) 𝑥 > 0, 𝑦 > 0 ⟹
1
𝑙𝑜𝑔 = − 𝑙𝑜𝑔 𝑥
𝑥

(2) (∗) 𝑙𝑜𝑔 𝑎 = 1 ; 𝑙𝑜𝑔 1 = 0


𝑙𝑖𝑚 𝑙𝑜𝑔 𝑥 = +∞

(∗) 𝑎 > 1 ⟹
𝑙𝑖𝑚 𝑙𝑜𝑔 𝑥 = −∞

lim log 𝑥 = −∞

(∗) 𝑎 < 1 ⟹
lim log 𝑥 = +∞

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[91]

(3)𝑙𝑜𝑔 est une bijection infiniment différentiable de ℝ∗ sur ℝ et


d 𝑙𝑜𝑔 1
(𝑥) =
d𝑥 𝑥 𝑙𝑛 𝑎

Allure du graphe de 𝑦 = log 𝑥

𝑦 𝑦 𝑎>1
0<𝑎<1

0
𝑥
0 𝑥

Exercice

Pour 𝑛 ∈ ℕ, donnez le développement de Mac Laurin d’ordre 𝑛 des fonctions


𝑓(𝑥) = 𝑙𝑜𝑔 (1 + 𝑥) et 𝑔(𝑥) = 𝑙𝑜𝑔 (1 − 𝑥) autour de zéro.

Remarque

Si 𝑓 est dérivable et sa dérivée est continue, alors pour tout rationnel 𝑟 ≠ −1 on a :


𝑓
𝑓 (𝑥). 𝑓 (𝑥)𝑑𝑥 = +𝐶
𝑟+1
et
𝑓 (𝑥)
𝑑𝑥 = 𝑙𝑛|𝑓(𝑥)| + 𝐶
𝑓(𝑥)

i) Fonctions exponentielles

Soit 𝑎 ∈ ℝ , 𝑎 > 0 et 𝑎 ≠ 1
On appelle fonction exponentielle de base 𝑎 la fonction inverse de la bijection 𝑙𝑜𝑔 , elle se note
toujours , 𝑒𝑥𝑝 c’est à dire
𝑒𝑥𝑝 : ℝ ⟶ ℝ∗
𝑥 ⇝ 𝑦 tel que 𝑙𝑜𝑔 𝑦 = 𝑥

Puisque ( 𝑒𝑥𝑝 ∘ 𝑙𝑜𝑔 )(𝑦) = 𝑦 et la dérivée de 𝑙𝑜𝑔 ne s’annule pas, on en déduit que 𝑒𝑥𝑝 est
dérivable et :
𝑑𝑒𝑥𝑝 𝑑𝑙𝑜𝑔
(𝑙𝑜𝑔 𝑦). (𝑦) = 1
𝑑𝑥 𝑑𝑦

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[92]

𝑑𝑒𝑥𝑝 1
𝑖. 𝑒 (𝑙𝑜𝑔 𝑦). =1
𝑑𝑥 𝑦𝑙𝑛𝑎

Par conséquent si 𝑥 = 𝑙𝑜𝑔 𝑦 ⟺ 𝑦 = 𝑒𝑥𝑝 𝑥, on a :


d𝑒𝑥𝑝 1
(𝑥). =1
d𝑥 𝑒𝑥𝑝 𝑙𝑛𝑎
Donc
d𝑒𝑥𝑝
(𝑥) = (𝑒𝑥𝑝 𝑥). 𝑙𝑛𝑎
d𝑥

Pour 𝑎 = 𝑒, on écrit 𝑒𝑥𝑝 = 𝑒𝑥𝑝 et l’on a :


d𝑒𝑥𝑝
= 𝑒𝑥𝑝
d𝑥

Propriétés des fonctions exponentielles


(1) 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ ⟹ 𝑒𝑥𝑝 (𝑥 + 𝑦) = (𝑒𝑥𝑝 (𝑥))(𝑒𝑥𝑝 (𝑦))
En particulier :
(⋆) 𝑒𝑥𝑝 (0) = 1 ; 𝑒𝑥𝑝 (𝑥) > 0 ∀𝑥 ∈ ℝ
1
(⋆)𝑒𝑥𝑝 (−𝑥) =
𝑒𝑥𝑝 (𝑥)
(⋆) ∀𝑛 ∈ ℕ 𝑒𝑥𝑝 (𝑛𝑥) = (𝑒𝑥𝑝 (𝑥))

(2) (⋆) 𝑒𝑥𝑝 (1) = 𝑎


(⋆) ∀𝑛 ∈ ℕ 𝑒𝑥𝑝 (𝑛) = 𝑎

(3) 𝑒𝑥𝑝 (𝑥) = 𝑒𝑥𝑝(𝑥 𝑙𝑛𝑎)

d𝑒𝑥𝑝 d𝑒𝑥𝑝
(4) = (𝑒𝑥𝑝 ). 𝑙𝑛𝑎 ; = 𝑒𝑥𝑝
d𝑥 d𝑥

(5) 𝑒𝑥𝑝 est une bijection dérivable de ℝ sur ℝ∗

lim 𝑒𝑥𝑝 (𝑥) = +∞


⎧ →
⎪ lim 𝑒𝑥𝑝 (𝑥) = 0
(⋆) 𝑎 > 1 ⟹ →
⎨ 𝑒𝑥𝑝 (𝑥)
⎪∀ 𝑘 ∈ ℕ lim = +∞
⎩ → 𝑥

lim 𝑒𝑥𝑝 (𝑥) = 0


⎧ →
⎪ lim 𝑒𝑥𝑝 (𝑥) = +∞
(⋆) 0 < 𝑎 < 1 ⟹ →
⎨ 𝑒𝑥𝑝 (𝑥)
⎪∀ 𝑘 ∈ ℕ lim = +∞
⎩ → 𝑥

Définition

A cause de la continuité de 𝑒𝑥𝑝 et de la propriété (3) ci-dessus, on note toujours :


𝑎 ≝ 𝑒𝑥𝑝 (𝑥)

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[93]

En particulier 𝑒 ≝ 𝑒𝑥𝑝(𝑥)
Ainsi 𝑎 = 𝑒
è
Si 𝑏 est un réel avec 𝑏 > 0 et 𝑣 ∈ ℝ , la 𝑣 puissance de 𝑏 est par définition le réel
𝑏 ≝ 𝑒𝑥𝑝(𝑣 𝑙𝑛 𝑏) = 𝑒
Par exemple
(101)√ ≝ 𝑒 √

Graphique des fonctions exponentielles 𝑦 = 𝑒𝑥𝑝 𝑥


𝑎>1
𝑦
𝑦 0<𝑎<1 𝑎=1 𝑦

𝑥
𝑥 0 𝑥

Remarque :

(1) La fonction 𝑒𝑥𝑝 peut se définir indépendamment de la fonction logarithme néperien 𝑙𝑛 à l’aide
des suites. En effet, on montre que pour réel 𝑥 la série
𝑥
𝑛!
converge et ainsi on définit une fonction
exp : ℝ ⟶ ℝ
𝑥
𝑥⇝
𝑛!
On notera que la 𝑛 èsomme partielle
𝑥
𝑠 (𝑥) =
𝑘!
n’est rien d’autre que l’approximation polynomiale d’ordre 𝑛 fournir par le développement de
MacLaurin de 𝑒𝑥𝑝.

(2) La fonction 𝑒𝑥𝑝: ℝ ⟶ ℝ se prolonge sur l’ensemble des nombres complexes par la formule
𝑧
𝑒 =
𝑛!
On montre que
(∗) 𝑒 = cos 𝑥 + 𝑖 sin 𝑥 ∀ 𝑥 ∈ ℝ
1 1
(∗) cos 𝑥 = 𝑒 + 𝑒 ; 𝑠𝑖𝑛 𝑥 = 𝑒 −𝑒 (𝐹𝑜𝑟𝑚𝑢𝑙𝑒𝑠 𝑑 𝐸𝑢𝑙𝑒𝑟)
2 2𝑖

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[94]

(∗) 𝑧 = 𝑥 + 𝑖𝑦 ⟹ 𝑒 = 𝑒 (cos 𝑦 + 𝑖 sin 𝑦)

(3) Fonctions hyperboliques

(∗) cosinus hyperbolique 𝑐ℎ


1
𝑐ℎ 𝑥 = (𝑒 + 𝑒 )
2
(∗) sinus hyperbolique 𝑠ℎ
1
𝑠ℎ 𝑥 = (𝑒 − 𝑒 )
2
(∗) Tangente et Cotangente hyperbolique
𝑠ℎ 𝑐ℎ
𝑡ℎ = ; 𝑐𝑜𝑡ℎ =
𝑐ℎ 𝑠ℎ
(∗) sécante et cosécante hyperbolique
1 1
𝑠𝑒𝑐ℎ = ; 𝑐𝑜𝑠𝑒𝑐ℎ =
𝑐ℎ 𝑠ℎ

Quelques propriétés des fonctions hyperboliques

 𝑐ℎ (resp. 𝑠ℎ) est paire (resp. impaire) et dérivable et


𝑐ℎ(0) = 1 ; 𝑠ℎ(0) = 0

d𝑐ℎ d𝑠ℎ
= 𝑠ℎ ; = 𝑐ℎ
d𝑥 d𝑥

 𝑐ℎ(𝑥 ± 𝑦) = 𝑐ℎ𝑥𝑐ℎ𝑦 ± 𝑠ℎ𝑥𝑠ℎ𝑦


𝑠ℎ(𝑥 ± 𝑦) = 𝑠ℎ𝑥𝑐ℎ𝑦 ± 𝑐ℎ𝑥𝑠ℎ𝑦
𝑐ℎ 𝑥 − 𝑠ℎ 𝑥 = 1 ; 𝑐ℎ 𝑥 + 𝑠ℎ 𝑥 = 𝑐ℎ2𝑥
𝑠ℎ2𝑥 = 2𝑠ℎ𝑥𝑐ℎ𝑥

 𝑠ℎ est une bijection de ℝ sur ℝ et son inverse s’écrit :


𝑎𝑟𝑔 𝑠ℎ𝑥 = 𝑙𝑛(𝑥 + √𝑥 + 1)
𝑐ℎ est une bijection de [0, +∞[ sur [1, +∞[ dont l’inverse est :
𝑎𝑟𝑔 𝑐ℎ𝑥 = 𝑙𝑛(𝑥 + √𝑥 − 1)

Complément sur les primitives des fonctions élémentaires

INTEGRAND PRIMITIVE INTEGRAND PRIMITIVE


1 𝑙𝑛|𝑥| + 𝐶 𝑐ℎ𝑥 𝑠ℎ𝑥 + 𝐶
𝑥
𝑒 𝑒 +𝐶 𝑠ℎ𝑥 𝑐ℎ𝑥 + 𝐶
𝑎 ∈ ℝ∗ \{1} 𝑎 𝑠𝑒𝑐ℎ 𝑥 𝑡ℎ𝑥 + 𝐶
+𝐶
𝑙𝑛𝑎
𝑡𝑔𝑥 𝑙𝑛|sec 𝑥| + 𝐶 1 1+𝑥
𝑙𝑛 +𝐶
1−𝑥 1−𝑥
sec 𝑥 𝑙𝑛|sec 𝑥 + 𝑡𝑔 𝑥| + 𝐶 1 arg 𝑠ℎ𝑥 + 𝐶
√𝑥 + 1

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[95]

1 arg 𝑐ℎ𝑥 + 𝐶 𝑐𝑜𝑠𝑒𝑐ℎ 𝑥 −𝑐𝑜𝑡ℎ𝑥 + 𝐶


√𝑥 − 1
𝑥 𝑚≠1 𝑥 1 𝑥+𝐶
𝑚+1

IV.4. Quelques applications de l’intégration


(i) Aire et moment d’inertie

(i.1) Evaluez l’aire de la région plane bornée 𝐴 délimitée par l’ellipse


𝑥 𝑦
+ =1
𝑎 𝑏
Où 𝑎, 𝑏 sont des réels avec 0 < 𝑎 < 𝑏

𝑏
𝑦+
𝐴
+

−𝑎 𝑎 𝑥
𝐴_
𝑦−

−𝑏

Remarquons que ce domaine est délimité par la réunion des graphes des deux fonctions
𝑥 𝑥
𝑦 =𝑏 1− ; 𝑦 = −𝑏 1 −
𝑎 𝑎

Comme la droite 𝑦 = 0 divise cette région en deux domaines 𝐴 et 𝐴 de même aire et d’intérieurs
disjoints, on a :

𝐴𝑖𝑟𝑒 (𝐴) = 𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴 ) + 𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴 ) = 2𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴 )

Or la région 𝐴 est délimitée par le graphe de 𝑦 et les droites 𝑥 = −𝑎, 𝑥 = 𝑎 et 𝑦 = 0 et 𝑦 ≥ 0


Par conséquent

𝐴𝑖𝑟𝑒 𝐴 = 𝑦 (𝑥)𝑑𝑥

Si on effectue le changement de variables 𝑥 = 𝑎 sin 𝜃

En remarquant que

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[96]

𝜋
𝑥 = −𝑎 ⟹ 𝜃 = −
2
𝜋
𝑥=𝑎 ⟹ 𝜃=
2

On obtient

𝑥 𝑎 𝑠𝑖𝑛 𝜃
𝐴𝑖𝑟𝑒 (𝐴) = 2 𝐴𝑖𝑟𝑒(𝐴 ) = 2 𝑏 1− 𝑑𝑥 = 2 𝑏 1− a cos 𝜃 𝑑𝜃
𝑎 𝑎

1
= 2𝑎𝑏 𝑐𝑜𝑠 𝜃 𝑑𝜃 = 2𝑎𝑏 (1 + cos 2𝜃) 𝑑𝜃
2
𝜋
1 1 2 𝜋 𝜋
= 2𝑎𝑏. (𝜃 + 𝑠𝑖𝑛2𝜃) = 𝑎𝑏 − − = 𝜋𝑎𝑏
2 2 𝜋 2 2

2

(i.2) Moment d’inertie d’une barre homogène

On considère une barre homogène d’extrémités 𝐴 et 𝐵, de section 𝑠 et de masse volumique 𝜌.


Calculez le moment d’inertie de la barre par rapport à un point 𝑀 de la barre, la longueur de la barre
étant égale à 𝑙.

𝐴 𝑀 𝐵

Solution

Soit 𝑟 la longueur du segment 𝐴𝑀. En choisissant sur la droite contenant 𝐴, 𝐵 et 𝑀 le repère d’origine
𝑀 et de vecteur unitaire 𝑒⃗ = 𝐴𝐵⃗, les abscisses de 𝐴 et 𝐵 sont respectivement – 𝑟 et 𝑙 − 𝑟.
Puisqu’un élément de la barre de longueur d𝑥 a une masse égale à :
d𝑚 = 𝜌𝑠 d𝑥 . Le moment d’inertie 𝐼 de la barre par rapport à 𝑀 est :
𝑙−𝑟
𝑥
𝐼 = 𝑥 𝑑𝑚 = 𝑥 𝜌 𝑠 𝑑𝑠 = 𝜌𝑠 𝑥 𝑑𝑥 = 𝜌𝑠
3 −𝑟
1 1
= 𝜌𝑠((𝑙 − 𝑟) + 𝑟 ) = 𝜌𝑠(𝑙 − 3𝑙 𝑟 + 3𝑙𝑟 )
3 3
1
= 𝜌𝑠𝑙(𝑙 − 3𝑙𝑟 + 3𝑟 )
3

Si 𝑚 est la masse de la barre, on a :


𝑚 = 𝜌𝑠𝑙

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[97]

Par conséquent
1
𝐼 = 𝑚(𝑙 − 3𝑙𝑟 + 3𝑟 )
3

Remarque

(∗) Si 𝑟 = 0 i.e. 𝑀 = 𝐴, on a :
1
𝐼 = 𝑚𝑙
3
(∗) Si 𝑟 = i.e 𝑀 est au milieu de la barre, on a :
1 𝑙 𝑙 1 3 3
𝐼 = 𝑚 𝑙 −3 +3 = 𝑚𝑙 1 + −
3 2 4 3 4 2
1
= 𝑚𝑙
12
1
𝑖. 𝑒. 𝐼 = 𝑚𝑙
12

IV.5. Exercices
Question 1

Evaluer les intégrales

1 𝑑𝑡
𝑎. 𝑢 − 2𝑢 + 𝑑𝑢 𝑑.
𝑢 √5𝑡

𝑏. 𝑥 (1 − 𝑥) 𝑑𝑥 𝑒. (𝑡 + 1) 𝑑𝑡

𝑥𝑑𝑥
𝑐. 𝑓. 𝑒 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑑𝑥
√1 + 2𝑥

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[98]

𝑎𝑟𝑐 𝑐𝑜𝑠 𝑥
𝑔. 𝑥𝑒 𝑑𝑥 𝑞.
(1 − 𝑥 )

ℎ. 𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑑𝑥 𝑟. 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑑𝑥

𝑖. 𝑥 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥 𝑠. 𝑐ℎ 𝑑𝑥

𝑗. 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑡 𝑑𝑡 𝑡. (𝑥 − 2𝑥 + 3) 𝑙𝑛𝑥 𝑑𝑥

𝑘. (𝑐𝑜𝑠 𝑥 − 2𝑠𝑖𝑛 𝑥)𝑑𝑥 𝑢. 𝑥 + 4 𝑑𝑥

𝑥−1
𝑙. 𝑑𝑥 𝑣. 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑐𝑜𝑠𝑒𝑐 𝑥 𝑑𝑥
𝑥 +𝑥

𝑚. 𝑡𝑔 𝑥 𝑑𝑥 𝑤. 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑐𝑜𝑠 𝑥 𝑑𝑥

𝑥 − 2𝑥
𝑛. 𝑑𝑥 𝑧. 𝑥 𝑠𝑖𝑛 𝑥 𝑑𝑥
𝑥+4

𝑥𝑑𝑥
𝑜. 𝑎𝑎. (1 + 𝑐𝑜𝑠 𝑥) 𝑑𝑥
√𝑥 − 1

𝑝. (𝑐𝑜𝑠 3𝑥 − 𝑠𝑖𝑛 2𝑥 + 𝑐𝑜𝑠 𝑥) 𝑑𝑥 𝑎𝑏. 𝑒𝑥𝑝(√𝑡) 𝑑𝑡

Question 2

Déterminer les primitives des fonctions réelles suivantes :


a. 𝑓(𝑥) = √𝑥 − 1 i. 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 𝑥 − 2𝑠𝑖𝑛 𝑥
b. 𝑓(𝑥) = 𝑥𝑒 j. 𝑓(𝑥) =
c. 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑐𝑜𝑠 3𝑥 k. 𝑓(𝑥) = √
d. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥
e. 𝑓(𝑥) = l. 𝑓(𝑥) =

f. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑠𝑖𝑛 𝑥 m. 𝑓(𝑥) =
g. 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑙𝑛𝑥 n. 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 3𝑥 − 2𝑠ℎ 𝑥 + 𝑐ℎ 𝑥
h. 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑟𝑐 𝑡𝑔 𝑥

Question 3

Représenter et évaluer l’aire de la région plane bornée délimitée par le graphe de 𝑓, l’axe des
abscisses et les droites indiquées
a. 𝑓(𝑥) = 𝑥 ; 𝑥 = 1 ; 𝑥 = 2

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[99]

b. 𝑓(𝑥) = 4 − 𝑥 ;
c. 𝑓(𝑥) = 𝑥 𝑒 ; 𝑥 = −1 ; 𝑥 = 8
d. 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 ; 𝑥 = 0 ; 𝑥 = 2𝜋
e. 𝑓(𝑥) = 𝑐ℎ𝑥 ; 𝑥 = −1 ; 𝑥 = 5

Question 4
Calcul des surfaces et leur représentation :

a. L’aire de la surface comprise entre la courbe 𝑦 = 𝑥 − 6𝑥 + 8𝑥 et l’axe des 𝑥


b. L’aire de la surface limitée par la parabole 𝑦 = 4𝑥 et par la droite 𝑦 = 2𝑥 − 4
c. L’aire de la surface limitée par les paraboles 𝑦 = 6𝑥 − 𝑥 et 𝑦 = 𝑥 − 2𝑥
d. L’aire de la surface limitée par la fonction 𝑓(𝑥) = 𝑠𝑖𝑛 𝑥 , l’axe des 𝑥 ainsi que les
droites verticales 𝑥 = 0 et 𝑥 = 2𝜋
e. Représenter l’exercice d pour 𝑓(𝑥) = 𝑐𝑜𝑠 𝑥
f. L’aire de la région limitée par la droite 𝑦 = 4𝑥 et la courbe 𝑦 = 𝑥 + 3𝑥
g. L’aire de la région limitée par les courbes 𝑦 = 2 − 𝑥 et 𝑦 = −𝑥
h. L’aire limitée par les courbes d’équation 𝑥 = 4𝑦 et 8𝑦 = 𝑥 + 16
i. L’aire limitée par les courbes d’équations 𝑦 = 4𝑥 − 𝑥 , 𝑦 = 2𝑥 en dehors de la
parabole

4.a. 4.b.

4.c. 4. d.

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[100]

4.f. 4. g.

4.h 4. i.

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[101]

CHAPITRE V : FONCTIONS REELLES A PLUSIEURS


VARIABLES

V.1. Normes sur ℝ𝐧 et quelques ensembles particuliers


Ensemble ℝ𝒏
On appelle par ℝ𝒏 l’ensemble de n-uplet c’est-à-dire ℝ𝒏 = ℝ × ℝ × … … × ℝ, n fois
𝑥⃗ ∈ ℝ ⟺ 𝑥⃗ = (𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 ) avec 𝑥 ∈ ℝ, i = 1,2,…,n

Normes sur ℝ𝒏
Soit 𝑋 ⊂ ℝ𝒏 . On appelle par norme sur 𝑋 une fonction réelle ‖. ‖: 𝑋 ⟶ ℝ qui vérifie les axiomes
suivants :
 ∀ 𝑥⃗ ∈ 𝑋, ‖𝑥⃗ ‖ ≥ 0
 ∀ 𝑥⃗ ∈ 𝑋, ‖𝑥⃗ ‖ = 0 si et seulement si 𝑥⃗ = 0⃗ , le zéro de 𝑋
 ∀ 𝑥⃗ ∈ 𝑋, ∀ 𝑡 ∈ 𝔽, ‖𝑡𝑥⃗ ‖ = |𝑡|. ‖𝑥⃗ ‖
 ∀ 𝑥⃗, 𝑦⃗ ∈ 𝑋, ‖𝑥⃗ + 𝑦⃗‖ ≤ ‖𝑥⃗‖ + ‖𝑦⃗‖ [Inégalité triangulaire]

Différentes normes
∀𝑥⃗ ∈ ℝ , on peut définir les normes ci-après :
‖𝑥⃗‖ = ∑ |𝑥 |; ‖𝑥⃗‖ = ∑ |𝑥 | ; ‖𝑥⃗‖ = 𝑠𝑢𝑝 |𝑥 |

Quelques ensembles particuliers


Si 𝜔 ∈ 𝑋 ⊂ ℝ𝒏 et 0 < 𝜀 ∈ ℝ, on définit les trois ensembles suivants :

 𝐵(𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝑋) = {𝑥⃗ ∈ 𝑋: ‖𝑥⃗ − 𝜔‖ < 𝜀} appelée boule ouverte de centre 𝜔 et de


rayon 𝜀 ;
 𝐵 (𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝑋) = {𝑥⃗ ∈ 𝑋: ‖𝑥⃗ − 𝜔‖ ≤ 𝜀} appelée boule fermée de centre 𝜔 et de rayon 𝜀 ;
 𝑆(𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝑋) = {𝑥⃗ ∈ 𝑋: ‖𝑥⃗ − 𝜔‖ = 𝜀} appelée sphère centrée en 𝜔 et de rayon 𝜀 ;
 Une partie 𝑂 de ℝ est un ouvert ssi tout élément 𝑥 de 𝑂 admet une boule ouverte centrée
en 𝑥 et contenue dans 𝑂 ;
 Un fermé de ℝ est un complémentaire d’un ouvert ;
 Un sous-ensemble de ℝ est bornée s’il est contenue dans une boule fermée ;
 Une partie 𝐷 de ℝ est voisinage de 𝑎 ∈ ℝ lorsque 𝐷 contient une boule ouverte centrée en
𝑎.

Dans ce cas, on dit que 𝑎 est un point intérieur de 𝐷. L’intérieur 𝐷 de 𝐷 est l’ensemble des

points intérieurs de 𝐷

 Un élément 𝑎 de ℝ est :
 Un point adhérent de 𝐷 ⊂ ℝ ssi chaque voisinage de 𝑎 contient un point de 𝐷 ;
 Un point d’accumulation de 𝐷 ⊂ ℝ lorsque chaque voisinage de 𝑎 contient un point de 𝐷
distinct de 𝑎.

 Le diamètre d’une partie 𝐷 de ℝ est le réel 𝜀, s’il existe,


𝑑𝑖𝑎𝑚 (𝐵) = sup{‖𝑥 − 𝑦‖ ∶ 𝑥, 𝑦 ∈ 𝐷}

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[102]

Notons que 𝑑𝑖𝑎𝑚 𝐵(𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝐷) = 2𝜀 = 𝑑𝑖𝑎𝑚 𝐵 (𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝐷)


 L’adhérence 𝐷 de 𝐷 ⊂ ℝ est l’ensemble des points adhérents à 𝐷.
 La frontière 𝐹𝑟(𝐷) de 𝐷 ⊂ ℝ est l’intersection
𝐹𝑟(𝐷) = 𝐷 ⋂ ℝ \𝐷
 Un compact de ℝ est une partie fermée et bornée de ℝ .

Exemples

(1) (⋅) ϕ et ℝ sont des ouverts et fermés.


(⋅) Toute boule ouverte est un ouvert
(⋅) Toute boule fermée est un fermé

(2) La réunion quelconque et l’intersection finie d’ouverts (resp. de voisinages d’un point) est un ouvert
( resp. un voisinage de ce point)

(3) 𝐵(𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝐷) = 𝐵 (𝜔, 𝜀, ‖. ‖, 𝐷), Fr(D) = D\ D

V.2. Fonction réelle à plusieurs variables réelles


Généralement, une fonction réelle à n variables réelles est une application
𝑓: ℝ ↦ ℝ, 𝑥⃗ ⇝ 𝑓(𝑥⃗) = 𝑓(𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 )

V.2.1. Domaine de définition d’une fonction réelle à plusieurs variables réelles

Le domaine de définition d’une fonction 𝑓: 𝑋 ⊂ ℝ𝒏 ↦ ℝ est donné par l’ensemble :


{𝑥⃗ ∈ 𝑋: 𝑓(𝑥⃗) ∈ ℝ}

V.2.2. Limites d’une fonction réelle à plusieurs variables

Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 un point de 𝐷 .

On dit que 𝑙 ∈ ℝ est la limite de 𝑓 en 𝑎 et on écrit :


lim 𝑓(𝑥) = 𝑙

Lorsque pour tout 𝜀 > 0 un réel 𝛿 > 0 tel que pour chaque élément 𝑥 ∈ 𝐷 vérifiant
0 < ‖𝑥 − 𝑎‖ < 𝛿 on a : ‖𝑓(𝑥) − 𝑙‖ < 𝜀

On dit que +∞ (resp. −∞) est la limite de 𝑓 en 𝑎 et on écrit :


lim 𝑓(𝑥) = +∞ ( resp. lim 𝑓(𝑥) = −∞ )
→ →

Lorsque pour tout réel 𝑀 > 0 ( resp. 𝑀 < 0 ) il existe un réel 𝛿 > 0 tel que pour tout élément 𝑥 ∈ 𝐷
avec 0 < ‖𝑥 − 𝑎‖ < 𝛿 on a : 𝑓(𝑥) > 𝑀 (resp. 𝑓(𝑥) < 𝑀)

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[103]

Propriétés des limites

Soient 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ , 𝑔: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 un point d’accumulation de 𝐷 et 𝐷 tel que 𝑓 et


𝑔 admettent des limites en 𝑎. Alors

(1) ∀𝜆 ∈ ℝ lim (𝜆 𝑓)(𝑥) = 𝜆. lim 𝑓(𝑥)


→ →

(2) lim(𝑓 ± 𝑔)(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) ± lim 𝑔(𝑥)


→ → →

(3) lim(𝑓. 𝑔)(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) . lim 𝑔(𝑥)


→ → →

En conséquence ∀ 𝑛 ∈ ℕ
(4) lim(𝑓 (𝑥)) = lim 𝑓(𝑥)
→ →
1 1
(5) lim 𝑓(𝑥) ≠ 0 ⟹ lim =
→ → 𝑓(𝑥) lim 𝑓(𝑥)

(6) lim 𝑓 (𝑥) = lim 𝑓(𝑥)
→ →
(7)𝑓 ≤ 𝑔 ⟹ lim 𝑓(𝑥) ≤ lim 𝑔(𝑥)
→ →

En particulier
𝑓 ≤ 𝑔 ≤ ℎ 𝑒𝑡 lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑔(𝑥) ⟹ lim 𝑔(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) = lim ℎ(𝑥)
→ → → → →

Exemples

(1) La fonction constante 𝜒 ∶ ℝ ⟶ ℝ


𝑥 ⇝ 𝜒(𝑥) = 1
vérifie :
∀ 𝑎 ∈ ℝ lim 𝜒(𝑥) = 1 = 𝜒(𝑎)

(2) Soit 𝑎 ∈ ℝ et pour 𝑖 ∈ {1, … , 𝑛} la 𝑖 è projection


𝑝:ℝ ⟶ℝ
(𝑥 , … , 𝑥 ) ⇝ 𝑥
Si 𝑎 = (𝑎 , … , 𝑎 ) alors
lim 𝑝 (𝑥) = 𝑎 = 𝑝 (𝑎)

(3) Pour tout polynôme 𝑃: ℝ ⟶ ℝ de degré 𝑟 et pour tout 𝑎 ∈ ℝ , on a :


lim 𝑃(𝑥) = 𝑃(𝑎)

Il suffit de remarquer que pour :

𝑃(𝑥 , … , 𝑥 ) = 𝑏 … 𝑥 …𝑥

,…, ∈ℤ
on a :

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[104]

𝑃= 𝑏 … 𝑝 …𝑝

,…, ∈ℤ

et d’appliquer les propriétés des limites.

(4) Soient 𝑃 et 𝑄 des polynômes et la fonction rationnelle


𝑃
𝑓=
𝑄
Pour tout élément 𝑎 ∈ 𝐷𝑜𝑚 (𝑓) = {𝑥 ∈ ℝ | 𝑄(𝑥) ≠ 0}, on a :
lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)

(5) Si 𝑚 ∈ ℕ\{1} et 𝑃 est un polynôme à 𝑛 variables et 𝑎 est un point d’accumulation de 𝑝 ,


on a :
lim 𝑝(𝑥) = lim 𝑝(𝑥) ≝ 𝑝(𝑎)
→ →

V.2.3. Continuité

On dit que 𝑓 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ est continue en 𝑎 ssi pour tout réel 𝜀 > 0 il existe un réel 𝛿 > 0
tel que
∀ 𝑥 ∈ 𝐷 et ‖𝑥 − 𝑎‖ < 𝛿 ⟹ ‖𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑎)‖ < 𝜀
On dit que 𝑓 est continue (sur 𝐷 ) si 𝑓 est continue en chaque point de 𝐷 .

Propriétés de fonctions continues

(1) Si 𝑎 ∈ 𝐷 , alors 𝑓 est continue en 𝑎 ssi


lim 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎)

(2) Si 𝑓 est continue, alors


(2.1) ∀ 𝜆 ∈ ℝ 𝜆. 𝑓 est continue
(2.2) est continue sur 𝐷𝑜𝑚 = {𝑥 ∈ 𝐷 | 𝑓(𝑥) ≠ 0}
(2.3) ∀ 𝑚 ∈ ℕ 𝑓 est continue sur 𝐷𝑜𝑚 𝑓

(3) Si 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑔 ∶ 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ sont continue, alors 𝑓 ± 𝑔 et 𝑓. 𝑔 et sont


continues

Exemples
A l’aide des exemples donnés sur les limites et en vertu des propriétés des fonctions continues, on
montre facilement que les polynômes, les fonctions rationnelles et les fonctions racines 𝑚 è de
fonctions continues sont continues (sur leurs domaines)

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[105]

V.4. Dérivées partielles et différentielle


Soient 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction continue et 𝑎⃗ = (𝑎 , … , 𝑎 ) un point de 𝐷 .
 Si 𝑖 ∈ {1, … , 𝑛}, on appelle dérivée partielle de 𝑓 par rapport à 𝑥 en 𝑎 la dérivée en 0 de la
fonction
𝐼⊂ℝ⟶ℝ
𝑡 ⇝ 𝑓(𝑎 , … , 𝑎 , 𝑎 + 𝑡, … , 𝑎 )
et on la note
𝜕𝑓
(𝑎)
𝜕𝑥

Ainsi

𝜕𝑓 1
(𝑎) = lim (𝑓(𝑎 , … , 𝑎 + 𝑡, … , 𝑎 ) − 𝑓(𝑎))
𝜕𝑥 → 𝑡

 On dit que 𝑓 est différentiable en 𝑎 ssi 𝑓 admet toutes les dérivées partielles en 𝑎 et
1 𝜕𝑓
lim 𝑓(𝑎 + ℎ) − 𝑓(𝑎) − ℎ (𝑎) = 0
→ ‖ℎ‖ 𝜕𝑥
Dans ce cas, l’application linéaire
(d𝑓) : ℝ ⟶ ℝ
ℎ = (ℎ , … , ℎ ) ⇝ (d𝑓) (ℎ) =
𝜕𝑓
ℎ (𝑎)
𝜕𝑥
est appelée différentielle de 𝑓 en 𝑎.

La fonction d𝑓: 𝐴 ⊂ 𝐷 ⟶ ℒ𝑖𝑛(ℝ , ℝ)


𝑥 ⇝ (d𝑓)
est la différentielle de 𝑓.

Proposition

Pour que 𝑓 soit différentiable en 𝑎, il suffit que toutes les dérivées partielles de 𝑓 existent dans un
voisinage de 𝑎 et y soient continues.

 Lorsque la fonction d𝑓: 𝐷 ⟶ ℒ𝑖𝑛(ℝ , ℝ) est différentiable, on dit que 𝑓 est deux fois
différentiable.
Pour qu’il en soit ainsi, il suffit que toutes les dérivées partielles de 𝑓 aient des dérivées partielles
qui sont toutes continues.

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[106]

Notations des dérivées partielles d’ordre 2

Si 𝑖, 𝑗 ∈ {1, , … , 𝑛}, on note :


𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝜕
𝜕 𝑓 𝜕𝑥 𝜕 𝑓 𝜕 𝜕𝑥
= ; =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥
Théorème de YOUNG (Interversion de l’ordre de dérivation)

Si 𝑓 admet des dérivées partielles d’ordre 2 continues (on dit aussi que 𝑓 est de classe ∁ ), alors
𝜕 𝑓 𝜕 𝑓
∀ 𝑖, 𝑗 ∈ {1, , … , 𝑛}, =
𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥

 Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction deux fois différentiable et 𝑎 ∈ 𝐷 ,

 Le gradient (𝛻𝑓)(𝑎) de 𝑓 𝑎 est le vecteur


𝜕𝑓 𝜕𝑓
(𝛻𝑓)(𝑎) = (𝑎), … , (𝑎)
𝜕𝑥 𝜕𝑥
 𝑎 est un point critique lorsque (𝛻𝑓)(𝑎) = 0
𝜕𝑓
𝑠𝑠𝑖 ∀ 𝑖 ∈ {1, , … , 𝑛 } , (𝑎) = 0
𝜕𝑥

 La (matrice) Hessienne 𝐻𝑒𝑠𝑠(𝑓) (𝑎) de 𝑓 en 𝑎 est la matrice


𝜕 𝑓 𝜕 𝑓
⎡ (𝑎) … (𝑎)⎤
⎢ 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎥
⎢ 𝜕𝑓 𝜕 𝑓 ⎥
⎢ (𝑎) … ⎥
𝜕 𝑓 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎥
𝐻𝑒𝑠𝑠(𝑓) (𝑎) = (𝑎) =⎢ . .
𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎢ ⎥
. .
⎢ ⎥
⎢ . . ⎥
⎢ 𝜕𝑓 𝜕 𝑓
(𝑎) … (𝑎) ⎥
⎣𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎦

 Le Jacobien ou la Matrice Jacobienne.

Soit 𝑓 ∶ 𝐴 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑐 ∈ 𝑖𝑛𝑡(𝐴) tq ∀ 𝑖 ∈ {1, … , 𝑚}, la fonction 𝑓 admet en 𝑐 les dérivées


partielles par rapport à chacune des variables 𝑥 , 𝑥 , … , 𝑥 . La suivante matrice de type 𝑚 𝑥 𝑛 :
𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓
⎡ (𝑐) (𝑐) (𝑐) ⋯ (𝑐) ⎤
⎢ 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎥
⎢ 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 𝜕𝑓 ⎥
⎢ (𝑐) (𝑐) (𝑐) ⋯ (𝑐) ⎥
⎢ 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎥
⎢ ⋮ ⎥
⎢ ⎥
⎢ ⎥
⎢𝜕𝑓 (𝑐) 𝜕𝑓 (𝑐) 𝜕𝑓 (𝑐) ⋯ 𝜕𝑓 (𝑐)⎥
⎣ 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 𝜕𝑥 ⎦

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[107]

( , ,…, )
s’appelle matrice Jacobienne de 𝑓 en 𝑐 et se note 𝐽 (𝑐) ou encore ( , ,…, )
.
Si 𝑛 = 𝑚, 𝑑𝑒𝑡 𝐽 (𝑐) s’appelle le Jacobien de 𝑓 en 𝑐.

[Link].2. EXTREMAS LOCAUX

Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 ∈ 𝐷 .
On dit que 𝑓 admet un minimum ([Link]) local en 𝑎 s’il existe un voisinage 𝑉 de 𝑎 tel que pour
tout élément 𝑥 de 𝑉, on ait :
𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(𝑎) (resp. 𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑎))

On dit que 𝑓 admet un extremum local en 𝑎 ssi 𝑓 admet en 𝑎 un minimum local ou maximum local.
Pour identifier les extrema locaux de fonctions différentiables, on dispose des deux résultats suivants :

Théorème (Condition nécessaire)



Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ et 𝑎 ∈ 𝐷

Une condition nécessaire pour que 𝑎 soit un extremum local de la fonction différentiable 𝑓 est que
𝑎 soit un point critique ( i.e. (∇𝑓)(𝑎) = 0)

Théorème (Conditions suffisantes)

Soit 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction deux fois continûment différentiable (i.e. 𝑓 admet des dérivées

d’ordre deux continues) et 𝑎 ∈ 𝐷

Pour que 𝑓 admette un extremum local en 𝑎, il suffit que 𝑎 soit un point critique et que la matrice
Hessienne de 𝑓 en 𝑎 soit définie positive ou définie négative.

Si (𝐻𝑒𝑠𝑠 𝑓)(𝑎) est définie positive (i.e. toutes les valeurs propres sont positives), alors 𝑓 admet un
minimum local en 𝑎.

Si (𝐻𝑒𝑠𝑠 𝑓)(𝑎) est définie négative ( i.e. toutes les valeurs propres sont négatives), alors 𝑓 admet un
maximum local en 𝑎.

Développement limité de Taylor

Théorème

Soient 𝑝 un entier naturel , 𝑎 ∈ ℝ , 𝛿 ∈ ℝ avec 𝛿 >0 et 𝑓: 𝐵(𝑎, 𝛿) ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction


admettant des dérivées partielles d’ordre 𝑝 + 1 continues. Alors pour tout élément 𝑥 de 𝐵(𝑎, 𝛿) il
existe 𝜃 dans ]0,1[ tel que, pour 𝑎 = (𝑎 , … , 𝑎 ) et 𝑥 = (𝑥 , … , 𝑥 ) on ait :

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[108]

1 𝜕 𝑓
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎) + (𝑥 − 𝑎 ) ⋅ … ⋅ 𝑥 −𝑎 (𝑖 + ⋯ + 𝑖 )
𝑘! 𝜕𝑥 … 𝜕𝑥

,…, ∈ℤ
+𝑅
où le reste 𝑅 de Taylor est donné par :
1 𝜕 𝑓
𝑅 = (𝑥 − 𝑎 ) ⋅ … ⋅ 𝑥 − 𝑎 𝑎 + 𝜃(𝑥 − 𝑎)
(𝑝 + 1)! 𝜕𝑥 … 𝜕𝑥
( ⋯ )∈ℤ

Lorsque a = 0, ce développement est dit de MAC LAURIN

Remarques : Développement de Taylor et extrema

(1) Lorsque 𝑝 = 1, le développement de Taylor s’écrit :


𝜕𝑓 1 𝜕 𝑓
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎) + (𝑥 − 𝑎 ) (𝑎) + (𝑥 − 𝑎 ) 𝑥 − 𝑎 (𝑦)
𝜕𝑥 2 𝜕𝑥 𝜕𝑥
,
où 𝑦 = 𝑎 + 𝜃(𝑥 − 𝑎) avec 𝜃 ∈ ]0,1[

Si 𝑎 est un point critique (i.e (𝑎) = 0 ; pour 1 ≤ 𝑖 ≤ 𝑛)


Cette formule se réduit à :
1 𝜕 𝑓
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎) + (𝑥 − 𝑎 ) 𝑥 − 𝑎 𝑎 + 𝜃(𝑥 − 𝑎)
2 𝜕𝑥 𝜕𝑥
,
Cette formule s’écrit encore sous la forme :
1
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑎) + (𝑥 − 𝑎) 𝐻𝑒𝑠𝑠(𝑓) 𝑎 + 𝜃(𝑥 − 𝑎) (𝑥 − 𝑎)
2

Si la hessienne de 𝑓 en 𝑎 est définie positive (resp. négative) à cause de la continuité des


dérivées secondes, elle sera encore définies positive (resp. négative) dans un voisinage de 𝑎.

Par conséquent, 𝑓 admet un minimum (resp. un maximum) relatif en 𝑎.

V.5. Plan tangent


Considérons 𝑓: 𝐷 ⊂ ℝ ⟶ ℝ une fonction deux fois continûment différentiable (i.e. 𝑓 admet
des dérivées d’ordre deux continues), l’équation du plan tangent à 𝑓 en
(𝑥 , 𝑦 ) ∈ 𝐷 est donnée par :
𝜕𝑓 𝜕𝑓
𝑧 = 𝑓(𝑥 , 𝑦 ) + (𝑥 , 𝑦 )( 𝑥 − 𝑥 ) + (𝑥 , 𝑦 )( 𝑦 − 𝑦 )
𝜕𝑥 𝜕𝑦

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[109]

V.6. Introduction aux équations différentielles ordinaires

IV.6.1. Définitions

Une équation différentielle ordinaire (EDO) d’ordre 𝑝 dans ℝ est une équation de la forme
𝐹 𝑥, 𝑦(𝑥), 𝑦̇ (𝑥), … , 𝑦 (𝑥) = 0 (1.0)

où (∗)𝐹: 𝑈 ⊂ ℝ × (ℝ ) ⟶ℝ
(∗) 𝑈 est un ouvert de ℝ × (ℝ )
(∗) 𝑥 est la variable indépendante
(∗) 𝑦 est la variable dépendante ou fonction inconnue
(∗) 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑖 = 1, … , 𝑝 𝑦 =

Une solution de l’EDO (1.0) est une fonction 𝑣 ∶ 𝐼 ⟶ ℝ définie sur un intervalle ouvert
de ℝ( ) différentiable et vérifiant :

𝐹 𝑥, 𝑣(𝑥), 𝑣̇ (𝑥), … , 𝑣 (𝑥) = 0 ∀ 𝑥 ∈ 𝐼

Remarquons que la recherche d’une primitive 𝑦 d’une fonction 𝑓: [𝑎, 𝑏] ⟶ ℝ peut se formuler sous
forme d’une EDO.

En effet, 𝑦 ∶ 𝐽 ⟶ ℝ est une primitive ssi


d𝑦
(𝑥) = 𝑓(𝑥) ∀ 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏]
d𝑥
d𝑦
⟺ ∀ 𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏], (𝑥) − 𝑓(𝑥) = 0
d𝑥
Il suffit de définir

𝐹: ℝ × ℝ × ℝ ⟶ ℝ
𝐹(𝑥, 𝑦, 𝑧) = 𝑧 − 𝑓(𝑥)

L’EDO (1.0) s’écrit alors


d𝑦
𝐹 𝑥, 𝑦(𝑥), (𝑥) = 0
d𝑥

V.6.2. EDO du premier ordre


IV.6.2.1. EDO à variables séparables

Ce sont les équations de la forme


d𝑦 𝑓(𝑥)
= 𝑥 ∈ 𝐼 𝑒𝑡 𝑦 ∈ 𝐽 (1.1)
d𝑥 𝑔(𝑦)
Où (∗) 𝐼 et 𝐽 sont des intervalles ouverts
(∗) 𝑔(𝑦) ≠ 0 ∀𝑦 ∈ 𝐽
(∗) 𝑓 et 𝑔 sont continues

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[110]

La résolution de l’EDO (1.1) se réduit à un calcul de primitives.


On a:

(1.1) ⟺ 𝑔(𝑦) = 𝑓(𝑥) ⟺ 𝑔(𝑦)d𝑦 = 𝑓(𝑥)d𝑥

⟺ 𝑔(𝑦)𝑑𝑦 = 𝑓(𝑥)d𝑥

Si 𝐹 (resp.𝐺) est une primitive de 𝑓 (resp.𝑔), alors on a :


(1.1) ⟺ 𝐺 𝑦(𝑥) = 𝐹(𝑥) + 𝐶 (⋕)

Comme
d𝐺
(𝑦) = 𝑔(𝑦) ≠ 0 ∀𝑦 ∈ 𝐽
d𝑦

La fonction 𝐺 est strictement monotone et donc injective.


En appliquant aux 2 membres de (⋕) l’inverse 𝐺 de 𝐺, on obtient :

𝑦(𝑥) = 𝐺 (𝐹(𝑥) + 𝐶) 𝑥∈𝐼

Remarques

Si, en plus, on exige que 𝑦(𝑥 ) = 𝑦 , alors la relation (⋕) fournit :


𝐶 = 𝐺(𝑦 ) − 𝐹(𝑥 )

Et donc :
𝑦(𝑥) = 𝐺 𝐹(𝑥) + 𝐺(𝑦 ) − 𝐹(𝑥 ) ∀𝑥 ∈𝐼

V.6.2.2. Equations linéaires

Il s’agit des équations de la forme


d𝑦
+ 𝑎(𝑥)𝑦 = 𝑓(𝑥) (1.2)
d𝑥
où 𝑓 est continue sur un intervalle 𝐼 de ℝ.

La résolution de cette EDO se réduit, comme pour l’EDO (1.1) à un calcul de primitives.

On résout d’abord l’équation homogène associée :


d𝑧
+ 𝑎(𝑥)𝑧 = 0 ; 𝑥 ∈ 𝐼 (1.3)
d𝑥

Qui est une EDO à variables séparables. On a :


d𝑧 d𝑧 d𝑧
+ 𝑎(𝑥)𝑧 = 0 ⟺ = −𝑎(𝑥) ⟺ =− 𝑎(𝑥)d𝑥
d𝑥 z z
𝑧
⟺ 𝑙𝑛 = − 𝑎(𝑥)d𝑥
𝐾
⟺ 𝑧(𝑥) = 𝐾 𝑒 ( )

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[111]

𝐴(𝑥) = 𝑎(𝑥)d𝑥

Et 𝐾 est une constante

Ensuite on pose :
( )
𝑦(𝑥) = 𝐶(𝑥) 𝑒

Pour que 𝑦 soit solution de (1.2), il faut et il suffit que :


𝑓(𝑥) = 𝐶̇ (𝑥). 𝑒 ( ) + 𝐶(𝑥)𝑒 ( ) . −𝑎(𝑥) + 𝑎(𝑥) 𝐶(𝑥)𝑒 ( )

= 𝐶̇ (𝑥). 𝑒 ( )
D’où
d𝐶
(𝑥) = 𝑓(𝑥)𝑒 ( )
d𝑥
Donc
( )
𝐶(𝑥) = 𝑓(𝑥) 𝑒 d𝑥
Ainsi
( ) ( )
𝑦(𝑥) = 𝑓(𝑥) 𝑒 d𝑥 𝑒

où 𝐴(𝑥) = ∫ 𝑎(𝑥) d𝑥

V.6.3. EDO d’ordre 2

IV.6.3.1. EDO linéaires homogènes à coefficients constants

Il s’agit des EDO de la forme


d 𝑦 d𝑦
+𝑎 + 𝑏𝑦 = 0 (1.4)
d𝑥 d𝑥
où 𝑎 et 𝑏 sont des constantes réelles.

La résolution se réduit à la recherche des racines de l’équation algébrique


𝑟 + 𝑎𝑟 + 𝑏 = 0 (1.5)
Appelée équation caractéristique de (1.4)

1er cas

Si 𝑎 − 4𝑏 > 0, l’équation caractéristique (1.5) admet deux racines réelles distinctes


1 1
𝑟 = −𝑎 + 𝑎 − 4𝑏 ; 𝑟 = −𝑎 − 𝑎 − 4𝑏
2 2
Auxquelles on associe les deux fonctions
𝑢(𝑥) = 𝑒 ; 𝑣(𝑥) = 𝑒
La solution générale de (1.4) est :
𝑦 = 𝐴. 𝑢 + 𝐵. 𝑣 où 𝐴 et 𝐵 sont des constantes réelles.

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[112]

2ème cas

Si 𝑎 − 4𝑏 = 0, l’équation caractéristique (1.5) admet la racine double 𝑟 = à laquelle on associe


les deux fonctions
𝑢(𝑥) = 𝑒 ; 𝑣(𝑥) = 𝑥 𝑒

La solution générale de (1.4) s’écrit :


𝑦 = 𝐴. 𝑢 + 𝐵. 𝑣 où 𝐴 et 𝐵 sont des constantes réelles.

3ème cas

Si 𝑎 − 4𝑏 < 0, l’équation caractéristique (1.5) admet deux racines complexes conjuguées


1 1
𝑟 = −𝑎 + 𝑖 4𝑏 − 𝑎 ; 𝑟 = −𝑎 − 𝑖 4𝑏 − 𝑎
2 2
auxquelles on associe les deux fonctions

𝑢(𝑥) = 𝑒 cos( 4𝑏 − 𝑎 . 𝑥)
𝑣(𝑥) = 𝑒 sin( 4𝑏 − 𝑎 . 𝑥)

La solution générale de (1.4) s’écrit :


𝑦 = 𝐴. 𝑢 + 𝐵. 𝑣
où 𝐴 et 𝐵 sont des constantes réelles.

Remarque

On montre que l’ensemble des solutions de l’EDO (1.4) est un ℝ −espace vectoriel de dimension 2 et
que les fonctions 𝑢 et 𝑣 sont des solutions de (1.4) qui forment une base de cet espace vectoriel.
C’est pourquoi on obtient la solution 𝑦 comme combinaison linéaire de 𝑢 et 𝑣.
Le sous ensemble {𝑢, 𝑣} porte le nom de système fondamental de solutions de (1.4). i.e. toute base du
ℝ − 𝑒. 𝑣 des solutions de (1.4) est appelée système fondamental de solutions de (1.4).

V.6.3.2. EDO linéaires non-homogènes à coefficients constants

Il s’agit de l’équation du type


d 𝑦 d𝑦
+𝑎 + 𝑏𝑦 = 𝑓(𝑥) ; 𝑥 ∈ 𝐼 (1.6)
d𝑥 d𝑥
où 𝑎 et 𝑏 sont des constantes réelles et 𝑓 est continue sur l’intervalle ouvert 𝐼

La résolution de l’EDO (1.6) se réduit :

 A la recherche d’un système fondamental de solutions de l’EDO homogène


 A la résolution d’un système d’équations linéaires algébriques
 Au calcul de deux primitives

Plus précisément, si {𝑢, 𝑣} est un système fondamental des solutions de l’EDO linéaire associée
d 𝑧 d𝑧
+𝑎 + 𝑏𝑧 = 0
d𝑥 d𝑥

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[113]

Alors la fonction 𝑦: 𝐼 ⟶ ℝ définie par :


𝑦(𝑥) = 𝐶 (𝑥). 𝑢(𝑥) + 𝐶 (𝑥). 𝑣(𝑥)

est solution de (1.6) ssi 𝐶 et 𝐶 sont solutions du système :

d𝐶 d𝐶
⎧ 𝑢(𝑥). (𝑥) + 𝑣(𝑥). (𝑥) = 0
⎪ d𝑥 d𝑥
⎨ d𝑢 d𝐶 d𝑣 d𝐶

⎩ d𝑥 (𝑥). d𝑥 (𝑥) + d𝑥 (𝑥). d𝑥 (𝑥) = 𝑓(𝑥)

d𝐶 −𝑣. 𝑓
⎧ =
⎪ d𝑥 d𝑣 d𝑢
⎪ 𝑢 −𝑣
d𝑥 d𝑥
𝑖. 𝑒.
⎨d𝐶 𝑢. 𝑓
⎪ d𝑥 = d𝑣

d𝑢
⎩ 𝑢 −𝑣
d𝑥 d𝑥

On obtient 𝐶 et 𝐶 par primitivation.

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