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Nettoyage des Locaux de Travail : Guide Pratique

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Nettoyage des Locaux de Travail : Guide Pratique

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Nettoyage

des locaux de travail.


Que faire ?
L’Institut national de recherche et de sécurité (INRS)
Dans le domaine de la prévention des risques professionnels,
l’INRS est un organisme scientifique et technique qui travaille,
au plan institutionnel, avec la Cnam, les Carsat, Cramif, CGSS
et plus ponctuellement pour les services de l’État ainsi que pour tout
autre organisme s’occupant de prévention des risques professionnels.
Il développe un ensemble de savoir-faire pluridisciplinaires qu’il
met à la disposition de tous ceux qui, en entreprise, sont chargés
de la prévention : chef d’entreprise, médecin du travail, instances
représentatives du personnel, salariés. Face à la complexité des
problèmes, l’Institut dispose de compétences scientifiques, techniques
et médicales couvrant une très grande variété de disciplines,
toutes au service de la maîtrise des risques professionnels.
Ainsi, l’INRS élabore et diffuse des documents intéressant l’hygiène
et la sécurité du travail : publications (périodiques ou non),
affiches, audiovisuels, sites Internet… Les publications de l’INRS
sont diffusées par les Carsat. Pour les obtenir, adressez-vous
au service Prévention de la caisse régionale ou de la caisse générale
de votre circonscription, dont l’adresse est mentionnée en fin de brochure.
L’INRS est une association sans but lucratif (loi 1901) constituée
sous l’égide de la Cnam et soumise au contrôle financier
de l’État. Géré par un conseil d’administration constitué à parité
d’un collège représentant les employeurs et d’un collège
représentant les salariés, il est présidé alternativement par
un représentant de chacun des deux collèges. Son financement
est assuré en quasi-totalité par la Cnam sur le Fonds national
de prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Les caisses d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat),


la caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (Cramif)
et les caisses générales de sécurité sociale (CGSS)
Les caisses d’assurance retraite et de la santé au travail, la caisse
régionale d’assurance maladie d’Île-de-France et les caisses générales
de sécurité sociale disposent, pour participer à la diminution des risques
professionnels dans leur région, d’un service Prévention composé
d’ingénieurs-conseils et de contrôleurs de sécurité. Spécifiquement
formés aux disciplines de la prévention des risques professionnels
et s’appuyant sur l’expérience quotidienne de l’entreprise, ils sont
en mesure de conseiller et, sous certaines conditions, de soutenir
les acteurs de l’entreprise (direction, médecin du travail, instances
représentatives du personnel, etc.) dans la mise en œuvre des démarches
et outils de prévention les mieux adaptés à chaque situation.
Ils assurent la mise à disposition de tous les documents édités par l’INRS.

Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’INRS,


de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite.
Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction,
par un art ou un procédé quelconque (article L. 122-4 du code de la propriété intellectuelle).
La violation des droits d’auteur constitue une contrefaçon punie d’un emprisonnement de trois ans
et d’une amende de 300 000 euros (article L. 335-2 et suivants du code de la propriété intellectuelle).

© INRS, 2019. Conception graphique et mise en pages : Blue Graphic & MADEHOK. Illustrations : Jean-André Deledda
Nettoyage
des locaux de travail.
Que faire ?

Christine David, INRS

ED 6347
novembre 2019
L’auteur remercie Annabelle Guilleux pour sa relecture attentive.
1. Pourquoi nettoyer les surfaces ? 5

2. Comment nettoyer ? 7
2.1 Dépoussiérer 8
2.2 Dégraisser 10
2.3 Périodicité 11

3. Pourquoi ne pas désinfecter ? 13

4. Quelles mesures de prévention suivre ? 16


4.1 Mesures organisationnelles et techniques 17
4.2 Protection individuelle 19
4.3 Mesures d’hygiène 20
4.4 Formation et information 20

Bibliographie 21
Introduction
La poussière déposée sur les meubles et le sol des
bureaux, les traces d’aliments laissées sur les tables,
réfrigérateurs et paillasses des locaux de restauration/
repos, les souillures visibles dans les sanitaires et les
douches, les matières (poussières, graisses, huiles…)
accumulées dans les locaux de fabrication ou
d’entreposage peuvent constituer un milieu propice au
développement des micro-organismes et autres nuisibles.
Il est donc nécessaire de limiter l’accumulation de ces
matières en assurant un entretien régulier des locaux.

Ce document présente les principes de mise en propreté


des locaux professionnels qui ne disposent pas de
procédure réglementaire, ni de « bonnes pratiques »
imposant des niveaux de propreté, comme c’est le cas
par exemple dans les milieux de soins et pharmaceutique,
en agroalimentaire, électronique…

Ces principes de base s’appliquent aux techniques,


aux produits et aux mesures de prévention des risques.
Ils doivent être respectés afin d’effectuer le nettoyage
de façon efficace et en toute sécurité.

4
P O U R Q U O I N E T T O Y E R L E S S U R FA C E S ?

1.
POURQUOI
NETTOYER
LES SURFACES ?
Les locaux et leurs équipements se salissent du fait de la simple présence
humaine ou de l’activité exercée.
En effet, des squames1 ou des cheveux se détachent spontanément des humains,
qui déposent également sur les objets qu’ils touchent (bureau, chaise, téléphone,
poignée de porte, rampe…) des micro-organismes naturellement présents sur
leur peau ou leurs vêtements. Ces derniers peuvent aussi libérer des particules
(fibres, peluches…) pouvant participer à la formation de poussière.

Dans les locaux du secteur tertiaire, l’empoussièrement peut également provenir


des revêtements du local (moquette, papier peint…), des emballages en carton,
des piles de papier, mais aussi des particules organiques (végétales, animales…)
et minérales (terre, matériaux de construction…) apportées par l’air extérieur.
Les ateliers ou entrepôts présentent des sources supplémentaires de salissure,
à savoir les particules émises par les procédés (huiles, bois, métal…) ou les mar-
chandises entreposées, ainsi que par les vêtements de travail salis.
Les salissures spécifiques des locaux de restauration proviennent des matières
grasses, des miettes et fragments d’aliments et celles des sanitaires et douches
émanent des personnes qui les utilisent.

L’accumulation des salissures peut constituer une source de nourriture pour les
micro-organismes, comme les bactéries ou les moisissures (voir encadré 1), qui
alors s’implantent et colonisent les surfaces. Ces micro-organismes cohabitent par-
faitement et sécrètent une substance les protégeant des agressions extérieures.

1. Fragments de peau se détachant naturellement.

5
S’ils se développent suffisamment, l’ensemble forme une pellicule visqueuse au
toucher, appelée biofilm.
Des locaux non nettoyés peuvent également favoriser la prolifération des aca-
riens, des cafards, voire des souris et des rats.

[ Encadré 1 ]

Conditions de multiplication des


micro-organismes dans l’environnement
Les micro-organismes se multiplient lorsqu’ils trouvent un milieu adé-
quat leur fournissant :
– suffisamment de nourriture (poussières, dépôts gras…),
– une humidité relative élevée (entre 70 et 100 %),
– une température optimale de croissance pouvant varier selon les
micro-organismes (ceux retrouvés chez l’homme préfèrent une tem-
pérature située autour de 37 °C).
La plupart des micro-organismes sont inoffensifs pour les humains, mais
certains peuvent entraîner des maladies lorsqu’ils sont ingérés ou inhalés
ou lorsqu’ils passent à travers la peau abîmée ou les muqueuses.

Outre l’aspect peu engageant des locaux non entretenus, l’encrassement avec
des matières grasses peut provoquer des chutes par glissade. De plus, les
micro-organismes et les nuisibles peuvent être à l’origine de troubles de la santé
tels que des allergies (notamment aux acariens), des irritations des voies res-
piratoires (par exemple, lors de l’inhalation de moisissures présentes en abon-
dance sur les murs), des verrues plantaires attrapées dans des douches non
entretenues…

Pour éviter ces risques, il est important de limiter l’encrassement et donc de


nettoyer les surfaces des locaux de travail, en respectant certaines règles. Il est
à noter qu’à l’occasion du nettoyage, certains micro-organismes peuvent être
tués. Toutefois, leur concentration n’est pas suffisamment diminuée pour que le
nettoyage soit assimilé à une désinfection.

Dans le contexte professionnel évoqué ici, il n’est pas utile d’utiliser des pro-
duits désinfectants. En effet, une désinfection ne s’envisage que dans des cir-
constances et des secteurs particuliers (milieux de soins et pharmaceutique,
agroalimentaire, électronique…), où il est nécessaire de diminuer de façon très
importante le nombre de micro-organismes (voir chapitre 3).

6
COMMENT NETTOYER ?

2.
COMMENT
NETTOYER ?

Le nettoyage consiste à dépoussiérer et à dégraisser.

De nombreuses surfaces peuvent faire l’objet d’un nettoyage :


• Dans tous les locaux : le sol, les plinthes, les plans de travail, les sièges, les
poubelles, les téléphones, les luminaires, les radiateurs, les poignées de porte
et de fenêtre, les fenêtres, les stores, les interrupteurs, les extincteurs, la signa-
létique, les badgeuses, les distributeurs de boissons, les rampes, les escaliers,
les ascenseurs, les monte-charges…
• Dans les bureaux : les armoires, le matériel de bureautique (ordinateur, photo-
copieur), les objets de décoration…
• Dans les ateliers et entrepôts : les murs (en cas de projection), les étagères,
le matériel de production…
• Dans les locaux de restauration : les tables, les placards, l’électroménager,
les éviers…
• Dans les sanitaires : les miroirs, les vasques, la robinetterie, les toilettes, les
urinoirs, les brosses et porte-brosses, les douches…

Chaque entreprise doit réfléchir à sa stratégie de nettoyage en fonction de


l’usage et de la fréquentation de chaque local. Cette stratégie, transcrite dans le
cahier des charges (en cas d’intervention d’une entreprise extérieure) puis dans
une procédure validée et connue par toutes les personnes concernées, précise :
– les personnels effectuant ces tâches,
– les horaires d’intervention,

7
– les matériels et les produits,
– les techniques (notamment la méthodologie de base, voir encadré 2),
– les locaux et surfaces concernés,
– la périodicité des opérations,
– les interactions possibles avec les autres activités,
– les mesures de prévention des risques,
– les interventions en cas d’événements exceptionnels,
– le contenu et la périodicité de la formation et des informations apportées aux
agents chargés du nettoyage.

[ Encadré 2 ]

Méthodologie de nettoyage
Pour une meilleure efficacité, l’opération de nettoyage respecte la métho-
dologie suivante :
– aller de la zone la plus propre vers la zone la plus sale,
– éviter de repasser sur des zones déjà traitées,
–ne pas retremper une bande, une lingette déjà utilisée dans le produit
propre afin de ne pas le salir,
– décrire des « 8 » ou des bandes parallèles se chevauchant afin de n’ou-
blier aucune surface.
Le nettoyage des murs s’effectue du haut vers le bas ; le nettoyage du sol
s’effectue du fond de la pièce vers la sortie ; le nettoyage des surfaces hori-
zontales s’effectue en partant de la zone la plus éloignée vers la zone la plus
proche (pour éviter tout contact du corps avec une zone déjà nettoyée).

2.1 DÉPOUSSIÉRER
Le dépoussiérage s’effectue au moyen de procédés mécaniques, sans produit
chimique.
Le balayage, l’époussetage et le soufflage sont des techniques à proscrire parce
qu’elles mettent en suspension dans l’air des poussières inhalables (aérosols).
Les techniques employées doivent être choisies de façon à limiter au maximum
la formation d’aérosols. Aussi, pour dépoussiérer de petites surfaces pouvant
être traitées à la main, il est préférable d’utiliser des lingettes humides ou des
lingettes en microfibre. Les surfaces plus importantes peuvent être traitées à
l’aide d’un balai-raclette, d’un balai humide ou d’un aspirateur, à la condition que

8
COMMENT NETTOYER ?

celui-ci soit muni d’un filtre HEPA 2 retenant les poussières résiduelles pour éviter
leur rejet dans la pièce.
Le dépoussiérage va de pair avec le vidage des poubelles. La même vigilance
vis-à-vis des aérosols s’applique si les poubelles contiennent des matières pous-
siéreuses. Dans ce cas, il convient de couvrir la poubelle d’un sac plastique et
de renverser l’ensemble avant de retirer la poubelle vide sans la secouer. Si des
matières poussiéreuses sont habituellement déposées dans la poubelle, celle-ci
est munie d’un couvercle et doublée d’un sac plastique qui est fermé avant d’être
évacué avec les déchets.

2 . High efficiency particulate air : filtre à haute efficacité retenant les particules présentes dans l’air qui le traverse.

9
2.2 DÉGRAISSER
Le dégraissage, ou élimination des salissures, se fait à l’aide d’un produit chimique
ou d’un appareil générateur de vapeur. Ces protocoles mettent en œuvre des
techniques différentes et génèrent des risques spécifiques.

Le produit chimique utilisé est un détergent et non un détergent-désinfectant.


Ces produits « deux en un » n’ont aucune raison d’être employés dans les cir-
constances décrites ici.

Un détergent contient de nombreuses substances comme des tensio-actifs (qui


décollent les salissures), des agents anticorrosion, d’émulsion, de dispersion, de
solubilisation, des colorants et encore des parfums. L’efficacité d’un détergent
dépend de nombreux paramètres dont il faut tenir compte lors de son choix :
– le temps de contact,
– la température de l’eau,
– la qualité de l’eau (dure ou douce),
– le mode d’application (mouillage, pulvérisation de liquide, pulvérisation de
mousse…),
– la nature des souillures (graisses, poussières accumulées…),
– la nature des matériaux à nettoyer.
Les détergents présentent des risques chimiques. Ils doivent donc être mani-
pulés en respectant les mesures de prévention indiquées sur leurs étiquettes et
dans leurs fiches de données de sécurité (voir chapitre 4).

Ces produits chimiques sont en général irritants voire allergisants pour la peau
et doivent donc être manipulés en évitant tout contact cutané. De même, ils ne
doivent pas être inhalés. Il est donc déconseillé d’employer des sprays ou des pul-
vérisateurs. Plutôt que de pulvériser le produit, il est recommandé d’imbiber une
lingette de nettoyage avec le produit liquide. Pour les grandes surfaces, le produit
peut être appliqué au balai-humide ou au moyen d’une monobrosse (suivie soit
d’un aspirateur à eau, soit d’une raclette ou d’un balai de lavage) ou encore à l’aide
d’une autolaveuse (effectuant l’aspiration du sol, le lavage et le séchage).

Des appareils sous pression (4 à 10 bars) générant de la vapeur d’eau à haute


température (120 °C à 180 °C) permettent également de dégraisser les surfaces.
Les modèles commercialisés bénéficient de différents équipements (buses et
brosses de formes et de tailles multiples, lance, balai, raclette, système d’aspira-
tion de l’eau sale…) et s’emploient de différentes manières (de façon manuelle ou
automatisée, accompagnés ou non d’un essuyage avec une lingette en micro-
fibre, à différents niveaux de température et de pression…).

10
COMMENT NETTOYER ?

Il est donc important de préciser dans la procédure, la technique exacte employée


pour chaque surface nettoyée.

Ces appareils présentent des risques de brûlure liés à la vapeur d’eau chaude
(dégagée en fonctionnement normal ou de façon accidentelle) et des risques
d’explosion en cas de surpression excessive. Il est important de choisir des appa-
reils munis de systèmes de sécurité garantissant la maîtrise de la température
et de la pression. Le personnel doit être formé afin d’employer cet appareil de
façon optimale et en toute sécurité.

2.3 PÉRIODICITÉ
Il est recommandé de dépoussiérer tous les jours les surfaces susceptibles
d’être salies.

Le dégraissage quotidien s’impose pour les surfaces rapidement salies telles que :
• Les locaux très fréquentés : le sol, les plans de travail, les sièges, les télé-
phones, les poignées de porte et de fenêtre, les interrupteurs, les badgeuses,
les distributeurs de boissons, les rampes, les escaliers, les ascenseurs, les
monte-charges…
• Les locaux hébergeant des procédés ou matériaux salissants (usinage de
pièces métalliques, entreposage de plantes…) : le sol, les murs, les plans de
travail, les sièges, les téléphones, les poignées de porte, les interrupteurs, la
signalétique, les étagères, le matériel…
• Les locaux de restauration : le sol, les plans de travail, les tables, les sièges, les
poignées de porte, les interrupteurs, les placards, l’électroménager, les éviers…
• Les sanitaires : le sol, les miroirs, les vasques, la robinetterie, les poignées de
porte, les toilettes, les urinoirs, les brosses et porte-brosses, les douches.

11
Il peut être envisagé d’espacer les opérations de dégraissage (rythme hebdo-
madaire, mensuel, trimestriel…) des surfaces moins propices à l’encrassement
telles que les plinthes, les armoires, le matériel de bureautique (ordinateur, pho-
tocopieur), les objets de décoration, les luminaires, les radiateurs, les poignées
de fenêtre, les fenêtres, les stores, les interrupteurs, les extincteurs, la signalé-
tique…

12
3.
POURQUOI
NE PAS
DÉSINFECTER ?
La désinfection ne tue pas tous les micro-organismes
La désinfection a pour but de diminuer de façon très importante le nombre de
micro-organismes présents au moment de l’opération. Elle ne tue pas tous les
micro-organismes et ne rend pas une surface stérile. De plus, la désinfection
n’empêche pas la recontamination de cette surface, qui se produit d’ailleurs très
rapidement, par les micro-organismes naturellement présents dans les locaux
ou apportés par les personnes.

Il ne faut pas désinfecter à tort et à travers


L’usage répétitif d’un désinfectant de surface peut créer des micro-organismes
résistants au désinfectant. En effet, les micro-organismes se multiplient très
rapidement (certains doublent leur population en 10 minutes) et trouvent rapi-
dement, par mutation, le moyen de résister à une molécule désinfectante. Une
fois le moyen de résistance trouvé par un micro-organisme, il est vite transmis
aux autres.
Un désinfectant mal employé (concentration trop faible, temps de contact trop
court…) tue les micro-organismes les plus sensibles, mais permet la survie
des micro-organismes les plus résistants. La surface est alors envahie par des
micro-organismes ayant un niveau de résistance supérieur à la population de
départ. Pour éliminer cette nouvelle population, il faudra utiliser une concentra-
tion de désinfectant supérieure à celle du premier traitement.

13
Ou encore, plus simplement, il peut arriver qu’une souche résistant au désin-
fectant soit capable de le dégrader et ouvrir ainsi la porte aux autres micro-
organismes. Le désinfectant n’a par conséquent plus aucun effet et procure une
fausse sécurité alors que le biofilm se développe.
Si le biofilm contient une souche pathogène, celle-ci risque de devenir résis-
tante, de se développer et gagner d’autres surfaces. Lorsqu’il s’agira d’éliminer
cette souche pathogène, ce produit ne sera alors plus efficace. Si cette souche a
été régulièrement confrontée à différents désinfectants mal employés, elle peut
devenir résistante à tous ces produits et entraîner un réel problème sanitaire.

La désinfection ne s’improvise pas


La technique la plus couramment utilisée fait appel à un produit désinfectant,
comprenant différentes substances dont au moins une reconnue pour son acti-
vité désinfectante.
Le désinfectant doit toujours être appliqué sur une surface ayant été préalable-
ment nettoyée, afin que la substance active ne soit pas captée par les salissures
mais soit entièrement dirigée contre les micro-organismes.
Le produit doit répondre à des normes garantissant une action spécifique contre
les micro-organismes que l’on veut détruire (bactéries, moisissures, levures,
virus…) [1]. Il est inutile de choisir une substance avec un large spectre si l’on
souhaite agir uniquement sur un seul type de micro-organismes.
De plus, il est important de changer régulièrement de substance active, afin
d’éliminer les souches ayant pu résister au produit précédent, mais encore sen-
sibles au nouveau produit.
Certains appareils générateurs de vapeur revendiquent une activité désinfec-
tante. Ces dispositifs de désinfection par la vapeur (DDV) répondent à la norme
NF T-72-110 [2], qui teste chaque couple générateur de vapeur/accessoire pour
chaque usage possible. Pour s’assurer de l’efficacité de la désinfection, il est
important de choisir un DDV répondant à cette norme et de suivre les préconi-
sations du fabricant concernant le type d’accessoire, le débit de vapeur, la vitesse
de passage, la distance par rapport à la surface… Pour optimiser leur efficacité,
ces procédés sont précédés d’une opération de dépoussiérage.

14
POURQUOI NE PA S DÉ SINFECTER ?

Il faut discerner les situations nécessitant


une désinfection
Dans les secteurs professionnels considérés ici, où il n’y a pas de risque biolo-
gique particulier, il n’est pas nécessaire de désinfecter systématiquement les
surfaces. En outre, la désinfection nécessite un temps de travail s’ajoutant au
temps passé à nettoyer, et génère des frais supplémentaires.
La désinfection s’effectue uniquement si elle s’avère nécessaire, par exemple
lors d’une contamination d’une surface par des moisissures suite à un dégât des
eaux [3].

15
4.
QUELLES
MESURES DE
PRÉVENTION
SUIVRE ?
L’opération de nettoyage peut générer des risques pour les opérateurs, mais
également pour les personnes présentes sur les lieux où elle est effectuée.
Différents risques peuvent être identifiés :
– chutes de hauteur, glissades [4],
– troubles musculosquelettiques (TMS) lors de manutentions manuelles ou
mécaniques [4],
– électrisation, électrocution, brûlures lors de l’utilisation du matériel,
– risques chimiques engendrés par les produits d’entretien [5],
– risques biologiques variables selon la surface nettoyée : sanitaires, locaux
moisis… [6],
– horaires atypiques [7].

16
QUELLES MESURES DE PRÉVENTION SUIVRE ?

4.1 MESURES ORGANISATIONNELLES


ET TECHNIQUES
Il convient d’organiser les opérations de nettoyage en fonction de l’occupation
des locaux. Certaines opérations peuvent s’envisager en journée (nettoyage
des sanitaires, des locaux de restauration et de repos, des bureaux et salles de
réunion inoccupés…) sans que cela impacte le fonctionnement de l’entreprise ni
l’efficacité du nettoyage. En cas d’impossibilité, d’autres opérations de nettoyage
sont effectuées en horaires décalés en fin de journée.

Lorsque le nettoyage est effectué par une entreprise extérieure, un plan de pré-
vention est établi préalablement entre cette entreprise et l’entreprise utilisatrice,
afin de lister les situations à risque et définir les mesures de prévention [8].

Selon les surfaces ou les locaux, le personnel peut être exposé à des micro-
organismes pathogènes soit directement par contact avec les surfaces, soit par
contact des mains vers la bouche, le nez ou les yeux. Dans les locaux visible-
ment sales, le personnel peut également être contaminé en inhalant des pous-
sières dispersées dans l’air lors de l’opération de nettoyage [3]. Le personnel est
informé des risques biologiques identifiés pour certaines surfaces ou locaux et
suit les mesures de prévention pour lesquelles il a été formé.

Les produits employés peuvent être irritants, sensibilisants, corrosifs, inflam-


mables… Ils peuvent entraîner, notamment, des dermatites de contact irritatives
ou allergiques [9]. Il convient donc d’évaluer les dangers de chaque produit, en
étudiant son étiquette et sa fiche de données de sécurité (FDS) [10]. La compa-
raison des FDS permet de choisir un produit non dangereux ou le moins dange-
reux possible, assurant un même niveau d’efficacité. Le choix se portera sur des
produits :
– non classés par le règlement CLP : les substances CMR, sensibilisantes, toxiques
aiguës de catégories 1, 2 et 3, toxiques spécifiques pour certains organes cibles
sont à exclure,
– les moins volatils, à danger équivalent.

17
Il faut également choisir les procédés limitant au maximum l’exposition du per-
sonnel. Ainsi, la pulvérisation des produits doit être évitée, car elle génère des
aérosols inhalables et des gouttelettes pouvant atteindre les muqueuses du
visage. De même, une centrale de dilution limite les risques de projection lors de
la dilution des produits.
D’autres mesures de prévention plus spécifiques sont indiquées sur la FDS du
produit, en fonction de son usage [11].

18
QUELLES MESURES DE PRÉVENTION SUIVRE ?

Les produits d’entretien doivent être gérés comme tout produit chimique [12] :
• Conserver les produits dans leurs emballages d’origine, dans un local garantis-
sant des conditions de stockage adéquates (température, lumière). En cas de
déconditionnement, il est important de choisir un emballage adapté (proscrire
absolument les emballages de produit alimentaire) et de reporter l’étiquetage
figurant sur l’emballage initial.
• Tenir à jour et à disposition des salariés les fiches de données de sécurité des
produits.
•
Éviter de mélanger des produits, au risque de provoquer des réactions
chimiques dangereuses (par exemple, ne jamais mélanger un produit acide
avec un produit basique, un produit acide avec un produit javellisé…).

4.2 PROTECTION INDIVIDUELLE

Les mesures organisationnelles et techniques sont complétées par des mesures


de protection individuelle. Ainsi, toute personne effectuant des opérations de
nettoyage porte des vêtements de travail couvrants (de préférence un panta-
lon et une veste fermée à manches longues) et des gants de protection épais à
longue manchette.

Selon l’évaluation des risques, les gants doivent assurer une protection contre :
– les risques physiques (frottement, pincement, coupure, brûlure, froid…),
– les risques chimiques : prendre conseil auprès des fournisseurs car tous les
matériaux constituant les gants ne résistent pas à tous les produits chimiques [13],
– les risques biologiques : tous les matériaux peuvent être choisis pourvu que
les gants soient étanches aux liquides [14].
Il est recommandé de choisir des gants doublés en coton offrant un meilleur
confort. En fin de tâche, les gants réutilisables sont nettoyés puis retirés en
suivant un protocole précis évitant que l’opérateur touche la partie souillée des
gants [15]. Après retrait des gants, l’opérateur se lave les mains et les sèche
convenablement.

Selon les opérations, cette tenue est complétée par des vêtements et des équi-
pements de protection individuelle (EPI) adaptés, par exemple :
– un tablier résistant aux produits chimiques et un écran facial pour se proté-
ger des projections lors du transvasement de produits concentrés en grand
volume,
– un vêtement chaud lors du nettoyage des surfaces extérieures par temps froid.

19
L’entretien et le nettoyage des vêtements de travail et des EPI réutilisables sont
assurés par le chef d’entreprise. Ces derniers ne doivent pas être amenés au
domicile des personnels.

4.3 MESURES D’HYGIÈNE

Il est important que les mesures d’hygiène soient respectées. Pour ce faire, il
convient de mettre à disposition du personnel les moyens permettant de res-
pecter ces mesures : vestiaires séparant les vêtements de ville et de travail, lave-
mains avec savon liquide, essuie-mains à usage unique et poubelle… Les salariés
se lavent les mains avant de boire, manger, porter des objets à la bouche et après
avoir enlevé leurs équipements et vêtements de protection. Le lavage des mains
permet de limiter le contact des produits chimiques et biologiques avec la peau,
mais également le contact des mains souillées avec la bouche, les muqueuses
(yeux, nez) et les autres surfaces (téléphone, poignées de porte, clavier) qui
deviendraient, à leur tour, source de contamination.

Le lavage des mains se fait à l’eau tiède (en évitant l’eau chaude qui aggrave
l’irritation cutanée) et au savon doux et est suivi d’un séchage soigneux à l’aide
d’un essuie-mains à usage unique [16].

4.4 FORMATION ET INFORMATION


Le personnel doit être formé aux techniques de nettoyage, mais également
informé des risques encourus, et formé à l’application des mesures de préven-
tion, particulièrement celles relatives aux procédures correctes de mise en place
et de retrait des EPI.

Cette information peut s’appuyer notamment sur la fiche de poste (ou notice de
poste) [17] qui est établie pour chaque poste ou situation de travail exposant les
salariés à des agents chimiques dangereux. Elle est destinée à informer les sala-
riés sur les risques encourus et les dispositions prises pour les éviter. Elle rappelle
ainsi les consignes relatives à l’emploi des équipements de protection collective
ou individuelle et les règles d’hygiène. Ce document court est tenu à disposition
des salariés, afin qu’ils puissent s’y référer en cas de besoin.

20
Bibliographie
[1] La désinfection des surfaces [9] Dermatoses professionnelles
en laboratoire de biologie. aux détergents. Fiches
ED 6188, INRS d’allergologie-dermatologie
professionnelle.
[2] NF T-72-110 : Procédés de 103 TA 72. DMT, INRS
désinfection des surfaces par
la vapeur avec ou sans contact. [10] Travailler avec des produits
Détermination de l’activité chimiques. Pensez prévention
bactéricide, fongicide, levuricide, des risques !
sporicide et virucide incluant les ED 6150, INRS
bactériophages.
[11] Manipulation de produits
[3] Surfaces contaminées par des chimiques. Comment lire la fiche
moisissures. Que faire ? de données de sécurité ?
ED 6299, INRS ED 6253, INRS

[4] Les activités de mise en propreté [12] Le stockage des produits


et services associés. Prévention des chimiques au laboratoire.
risques. ED 6015, INRS
ED 963, INRS
[13] Des gants contre les risques
[5] Risque chimique pendant les chimiques.
travaux de nettoyage. ED 112, INRS
Fiche pratique de sécurité.
ED 59, INRS [14] Des gants contre les
micro-organismes.
[6] Les risques biologiques en ED 118, INRS
milieu professionnel.
ED 6034, INRS [15] Risques chimiques ou
biologiques. Retirer ses gants en
[7] Le travail de nuit et le travail toute sécurité. Gants réutilisables.
posté. Quels effets ? ED 6169, INRS
Quelle prévention ?
ED 6305, INRS [16] Lavez-vous les mains, pour
vous protéger et protéger les autres.
[8] Intervention d’entreprises ED 6170, INRS
extérieures. Aide-mémoire pour
la prévention des risques. [17] Risque chimique :
ED 941, INRS fiche ou notice de poste.
ED 6027, INRS

22
Pour commander les brochures et les affiches de l’INRS,
adressez-vous au service Prévention de votre Carsat, Cramif ou CGSS.

Services Prévention des Carsat et de la Cramif


Carsat ALSACE-MOSELLE Carsat BRETAGNE
(67 Bas-Rhin) (22 Côtes-d’Armor, 29 Finistère,
14, rue Adolphe-Seyboth 35 Ille-et-Vilaine, 56 Morbihan)
CS 10392 236, rue de Châteaugiron
67010 Strasbourg cedex 35030 Rennes cedex 09
tél. 03 88 14 33 00 ‒ fax 03 88 23 54 13 tél. 02 99 26 74 63 ‒ fax 02 99 26 70 48
[Link]@[Link] [Link]@[Link]
[Link] [Link]

(57 Moselle) Carsat CENTRE - VAL DE LOIRE


3, place du Roi-George (18 Cher, 28 Eure-et-Loir, 36 Indre,
37 Indre-et-Loire, 41 Loir-et-Cher, 45 Loiret)
BP 31062
57036 Metz cedex 1 36, rue Xaintrailles
tél. 03 87 66 86 22 ‒ fax 03 87 55 98 65 CS44406
[Link] 45044 Orléans cedex 1
tél. 02 38 79 70 21
prev@[Link]
(68 Haut-Rhin)
[Link]
11, avenue De-Lattre-de-Tassigny
BP 70488 Carsat CENTRE-OUEST
68018 Colmar cedex (16 Charente, 17 Charente-Maritime,
tél. 03 69 45 10 12 ‒ fax 03 89 21 62 21 19 Corrèze, 23 Creuse, 79 Deux-Sèvres,
[Link] 86 Vienne, 87 Haute-Vienne)
TSA 34809
Carsat AQUITAINE 87048 Limoges cedex
(24 Dordogne, 33 Gironde, 40 Landes, tél. 05 55 45 39 04 ‒ fax 05 55 45 71 45
47 Lot-et-Garonne, 64 Pyrénées-Atlantiques) cirp@[Link]
80, avenue de la Jallère [Link]
33053 Bordeaux cedex
tél. 05 56 11 64 36 Cram ÎLE-DE-FRANCE
[Link]@[Link] (75 Paris, 77 Seine-et-Marne, 78 Yvelines,
[Link] 91 Essonne, 92 Hauts-de-Seine, 93 Seine-Saint-Denis,
94 Val-de-Marne, 95 Val-d’Oise)
Carsat AUVERGNE 17-19, place de l’Argonne
(03 Allier, 15 Cantal, 43 Haute-Loire, 75019 Paris
63 Puy-de-Dôme) tél. 01 40 05 32 64 ‒ fax 01 40 05 38 84
Espace Entreprises [Link]@[Link]
Clermont République [Link]
63036 Clermont-Ferrand cedex 9
tél. 04 73 42 70 19 ‒ fax 04 73 42 70 15 Carsat LANGUEDOC-ROUSSILLON
offredoc@[Link] (11 Aude, 30 Gard, 34 Hérault, 48 Lozère,
[Link] 66 Pyrénées-Orientales)
29, cours Gambetta
Carsat BOURGOGNE - FRANCHE-COMTÉ 34068 Montpellier cedex 2
(21 Côte-d’Or, 25 Doubs, 39 Jura, tél. 04 67 12 95 55 ‒ fax 04 67 12 95 56
58 Nièvre, 70 Haute-Saône, prevdoc@[Link]
71 Saône-et-Loire, 89 Yonne, [Link]
90 Territoire de Belfort)
46, rue Elsa-Triolet Carsat MIDI-PYRÉNÉES
21044 Dijon cedex (09 Ariège, 12 Aveyron, 31 Haute-Garonne, 32 Gers,
tél. 03 80 33 13 92 ‒ fax 03 80 33 19 62 46 Lot, 65 Hautes-Pyrénées, 81 Tarn, 82 Tarn-et-Garonne)
[Link]@[Link] 2, rue Georges-Vivent
[Link] 31065 Toulouse cedex 9
[Link]@[Link]
[Link]
Services Prévention des CGSS
Carsat NORD-EST CGSS GUADELOUPE
(08 Ardennes, 10 Aube, 51 Marne, 52 Haute-Marne, Espace Amédée Fengarol, bât. H
54 Meurthe-et-Moselle, 55 Meuse, 88 Vosges) Parc d’activités La Providence,
81 à 85, rue de Metz ZAC de Dothémare
54073 Nancy cedex 97139 Les Abymes
tél. 03 83 34 49 02 tél. 05 90 21 46 00 ‒ fax 05 90 21 46 13
[Link]@[Link] risquesprofessionnels@[Link]
[Link] [Link]

Carsat NORD-PICARDIE CGSS GUYANE


(02 Aisne, 59 Nord, 60 Oise, CS 37015
62 Pas-de-Calais, 80 Somme)
97307 Cayenne cedex
11, allée Vauban tél. 05 94 29 83 04 ‒ fax 05 94 29 83 01
59662 Villeneuve-d’Ascq cedex prevention-rp@[Link]
tél. 03 20 05 60 28 ‒ fax 03 20 05 79 30
bedprevention@[Link]
[Link]
CGSS LA RÉUNION
4, boulevard Doret, CS 53001
Carsat NORMANDIE 97741 Saint-Denis cedex 9
(14 Calvados, 27 Eure, 50 Manche, 61 Orne, tél. 02 62 90 47 00 ‒ fax 02 62 90 47 01
76 Seine-Maritime) prevention@[Link]
[Link]
Avenue du Grand-Cours
CS 36028
76028 Rouen cedex 1 CGSS MARTINIQUE
tél. 02 35 03 58 22 ‒ fax 02 35 03 60 76 Quartier Place-d’Armes,
prevention@[Link] 97210 Le Lamentin cedex 2
[Link] tél. 05 96 66 51 31 et 05 96 66 76 19
fax 05 96 51 81 54
Carsat PAYS DE LA LOIRE [Link]@[Link]
(44 Loire-Atlantique, 49 Maine-et-Loire, [Link]
53 Mayenne, 72 Sarthe, 85 Vendée)
2, place de Bretagne
44932 Nantes cedex 9
tél. 02 51 72 84 08 ‒ fax 02 51 82 31 62
[Link]@[Link]
[Link]

Carsat RHÔNE-ALPES
(01 Ain, 07 Ardèche, 26 Drôme, 38 Isère,
42 Loire, 69 Rhône, 73 Savoie, 74 Haute-Savoie)
26, rue d’Aubigny
69436 Lyon cedex 3
tél. 04 72 91 97 92 ‒ fax 04 72 91 98 55
[Link]@[Link]
[Link]

Carsat SUD-EST
(04 Alpes-de-Haute-Provence, 05 Hautes-Alpes,
06 Alpes-Maritimes, 13 Bouches-du-Rhône,
2A Corse-du-Sud, 2B Haute-Corse, 83 Var, 84 Vaucluse)
35, rue George
13386 Marseille cedex 20
tél. 04 91 85 85 36
[Link]@[Link]
[Link]
Les surfaces mal entretenues,
comme les plans de travail,
les sols et les murs peuvent
favoriser le développement
de micro-organismes.
Ce document explique
la stratégie à suivre pour
entretenir correctement
ces surfaces, en respectant
les mesures de prévention
des risques professionnels.

Institut national de recherche et de sécurité


pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles

65, boulevard Richard-Lenoir 75011 Paris Tél. 01 40 44 30 00 info@[Link] •
Édition INRS ED 6347
1re édition • novembre 2019 • 5000 ex. • ISBN 978-2-7389-2483-4
u L’INRS est financé par la Sécurité sociale - Assurance maladie / Risques professionnels t

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