Cours sur les infrastructures routières au Maroc
Cours sur les infrastructures routières au Maroc
24/02/2025
Cours de routes 1
M. Ahmed JEBBARI
(Jean-Marie DUTHILLEUL)
ESIAI - OUJDA
Table des matières
INTRODUCTION : .............................................................................................................................................. 4
DEFINITION: ....................................................................................................................................... 6
FONCTIONS DE LA ROUTE : .................................................................................................................... 6
LE RESEAU ROUTIER AU MAROC : ........................................................................................................... 6
LE RESEAU ROUTIER AU NIVEAU DE LA REGION DE L’ORIENTALE :.................................................................. 8
LES GESTIONNAIRES DU RESEAU ROUTIER AU MAROC : ............................................................................ 10
CHAUSSEE : ...................................................................................................................................... 12
ACCOTEMENTS :................................................................................................................................ 13
TERRE-PLEIN CENTRAL : ...................................................................................................................... 13
FOSSES : .......................................................................................................................................... 14
REMBLAIS – DEBLAIS -TERRASSEMENT : ................................................................................................ 15
TALUS : ........................................................................................................................................... 15
PLATE-FORME : ................................................................................................................................. 16
ASSIETTE : ........................................................................................................................................ 16
EMPRISE : ........................................................................................................................................ 16
DEVERS : ..................................................................................................................................... 17
OUVRAGES HYDRAULIQUES ROUTIERS : ............................................................................................. 17
OUVRAGES DE SOUTENEMENT ET DE PROTECTION :............................................................................. 18
....................................................................................................................................................................... 19
TOPOGRAPHIE : ................................................................................................................................ 27
INTRODUCTION : ............................................................................................................................... 48
TRACE EN PLAN : ............................................................................................................................... 48
2.1. Arcs de cercle : .......................................................................................................................................... 49
2.2. Courbes de raccordement : ....................................................................................................................... 53
2.3. Raccordement et devers : ......................................................................................................................... 59
2.4. Règles de continuité : ................................................................................................................................ 64
INTRODUCTION : ............................................................................................................................... 79
CALCUL DES SURFACE DES PROFILS EN TRAVERS : .................................................................................... 79
CALCUL DES VOLUMES DE TERRASSEMENT :............................................................................................ 80
3.1. Application dans les projets routiers : ....................................................................................................... 80
3.2. Foisonnement et tassement :.................................................................................................................... 81
Ainsi, la route est un ouvrage critique qui nécessite beaucoup d’attention pendent ses
études et son exécution, vu qu’il est très couteux, et qu’il doit assurer la sécurité des
usagers.
L’ingénieur est alors obligé, dans un projet routier, de présenter des solutions à la fois
rationnelles, sécuritaires et économiques.
La route est une voie terrestre aménagée pour assurer la circulation des véhicules en toute
saison.
C’est une structure multicouche dont le rôle est de permettre au sol de résister aux contraintes
dues à la circulation des véhicules.
Fonctions de la route :
La taille et l’état du réseau routier d’un pays reflètent généralement le niveau de développement
du pays, et c’est généralement à cause des fonctions pertinentes que joue la route. Ces fonctions
de la route sont généralement :
Le réseau routier marocain assure 90% des déplacement des personnes et 75% du transport des
marchandises. Il joue un rôle primordial dans le développement économique, social et
touristique du pays. Pour cela, le royaume a accordé une grande importance aux infrastructures
routières.
PK : point kilométrique.
La région de l’Oriental dispose d’un réseau routier qui s’étend sur une longueur de 4.942 Km,
soit 8,6% du total national. Les routes revêtues représentent 74,7% du total du réseau routier
régional contre 69,8% au niveau national. Les routes provinciales représentent la moitié de
l’ensemble du réseau régional (2543 Km), les routes régionales s’étendent à 913 Km, alors que
la part des routes nationales se maintient à 30% (soit 1434 Km).
TERMINOLOGIE ROUTIÈRE
Sur le plan horizontal ; la chaussée est la surface revêtue de la route sur laquelle circulent
normalement les véhicules.
Et sur le plan vertical ; c’est une structure multicouche rapportée sur un terrain naturel pour
permettre la circulation des véhicules. Elle est constituée de trois parties principales : la plate-
forme support de la chaussée, les couches d’assise (couche de fondation et couche de base), et
la couche de surface (couche de liaison et couche de roulement).
Son rôle est de supporter les sollicitations du trafic dans les meilleures conditions de sécurité et
de confort.
Il est vrai qu’on circulait aisément sur des pistes bien nivelées quand les conditions climatiques
étaient favorables,
Mais
Donc étaler des lits de pierres dont le mérite était d’être moins sensibles à l’eau : structure de
chaussée (Corps de chaussée).
Ce sont deux bandes latérales qui encadrent la chaussée, ils peuvent être dérasés ou surélevés.
Terre-plein central :
Le terre-plein central (TPC) est la partie située au milieu d’une route bidirectionnelle permettant
la séparation physique des deux sens de circulation, il sert à éviter les mouvements de traversée
des véhicules.
Quand la route est construite au-dessus du terrain naturel, on dit qu’elle est en remblais.
Quand elle est construite au-dessous du terrain naturel, on dit qu’elle est en déblais .
Déblaiement : c’est l’opération qui consiste à abaisser le niveau altimétrique du terrain par
creusement (excavation)
Déblai : c’est le nom qui désigne les terres provenant de déblaiement (le sol retiré du terrain
naturel par creusement)
Remblaiement : c’est l’opération opposée à la première, elle consiste à apporter des terres pour
surélever le profil d’un terrain
Remblai : c’est le nom qui désigne les terres à apporter pour l’opération de remblaiement (C’est
le volume du matériau apporté et mis en œuvre par couches et par compactage)
Talus :
C’est la partie de la route comprise entre l'accotement et le fossé, ou au-delà du fossé (c’est la
proie des déblais et remblai).
Les talus de remblais sont généralement réglés à une pente de 3/2 (3 à la base et 2 en
hauteur).
Les talus de déblais sont généralement réglés à une pente de 1/1.
C’est la surface de la route qui comprend la chaussée, les accotements et éventuellement les
terres pleines centrales (TPC).
Assiette :
C’est la surface du terrain réellement occupée par la route et ses annexes.(Plate-forme + fossées
+ talus + toute dépendance et ouvrages affectés au domaine publique).
Emprise :
C’est la surface de terrain juridiquement affectée à la route et ses annexes ; c’est la limite du
domaine publique de l’état.
Elle est généralement de 30 m pour les routes, et de 70 à 100 m pour les autoroutes .
Ce sont des ouvrages d’assainissements qui permettent à la route de traverser les cours d’eaux
et les dépressions en assurant l’évacuation des eaux. Ils sont en maçonnerie, en béton ou en
béton armé.
Les buses : ouvrages en béton à section circulaire. Elles peuvent être simples, doubles
ou triples ou multiples.
Les dalots : ouvrages en béton armé à section carrée ou rectangulaire. Ils peuvent être
aussi simples, doubles ou triples.
Les ponts (OA - ouvrage d’art) : ils sont adoptés dans le cas de grands cours d’eaux.
Les ouvrages de soutènement sont des ouvrages destinés à assurer la stabilité des talus ; qu’ils
soient des talus naturels, en remblais ou en déblais.
Les ouvrages de protection sont destinés à protéger la route ou ses éléments contre les
affouillements ou les ravinements des eaux.
Une chaussée est une structure multicouche constituée de trois parties principales : la
plate-forme support de la chaussée, les couches d’assise et la couche de surface.
Son rôle est de permettre au sol-support de résister aux contraintes dues à la circulation des
véhicules, et cela se fait principalement par la répartition de ces contraintes lors de leur
transmission au sol sous-jacent, afin d’avoir au niveau du sol-support une contrainte inférieure
à sa contrainte admissible.
Répartition de la charge d'une roue d'atterrisseur dans les différentes couches de matériaux
Les structures de chaussée peuvent se diviser en trois catégories selon leur fonctionnement mécanique :
Cette catégorie regroupe les chaussées dont l’assise est constituée de couches de graves non
traitées, ou traitées aux liants hydrocarbonés, avec un revêtement bitumineux relativement
mince qui peut être réduit à un enduit superficiel dans le cas de chaussées à très faible trafic.
Remarque :
Une grave non traitée est un mélange de granularité continue de cailloux, de graviers et
de sable, avec généralement une certaine proportion de particules fines.
Un liant hydrocarboné est un matériau adhésif contenant du bitume, du goudron, ou bien
les deux.
La répartition des efforts verticaux sur le sol support due à cette structure est modérée, ainsi
qu’elle ne peut mobiliser que de faibles efforts assimilables à une flexion, surtout pour les
structures en assise non traitée.
Le critère principal de dimensionnement d’une chaussée souple réside donc dans la limitation
de la sollicitation du sol support de manière à éviter sa « plastification » qui se traduirait en
surface par d’importantes déformations de la chaussée.
Il faut donc adapter l’épaisseur de chaussée. Ainsi, les chaussées souples sont à grandes
épaisseurs disposées en plusieurs couches de qualité géotechnique améliorée de bas en haut.
Elles sont constituées Les chaussées semi-rigides d’une couche de surface bitumineuse, posée
sur une assise en matériaux traités aux liants hydrauliques (ciment, chaux ...) et qui peut être
réduite à une seule couche (couche de base) en fonction de la portance de la plate-forme support.
Sont constituées d’un corps de chaussée en dalle béton de ciment, la couche de surface et la
couche de base sont éventuellement confondues dans cette catégorie de chaussées.
La répartition des efforts au niveau du sol support due à cette structure conduit à une faible
sollicitation de ce dernier. En plus, ces matériaux possèdent une grande rigidité, et donc peuvent
mobiliser des efforts notables de traction par flexion.
Pour les chaussées souples dans la limitation des efforts verticales dus à la circulation.
Pour les chaussées rigides dans la limitation des efforts de traction par flexion des
matériaux dus à leur grande rigidité.
Les graves non traitées sont des matériaux granulaires à granulométrie continue avec un
diamètre maximal de grains compris entre 14 et 31,5 mm, et contenant une faible quantité de
fines non plastiques (4 à 10 %).
les graves non traitées sont utilisées comme matériaux d’assise de chaussées, principalement
sur les chaussées à faible trafic, en couche de base et de fondation ; mais elles peuvent aussi
être utilisées en couche de fondation sur des chaussées à moyen trafic.
Les caractéristiques des granulats sont choisies selon leur dureté, propreté, forme et angularité
qui sont les principales spécifications portant sur les granulats.
GNF : Grave non traitée pour couche de fondation. ( GNF1 – GNF2 – GNF3 ).
GN : Grave non traitée pour couche de base.( GNA – GNB – GNC – GND ).
On distingue trois familles de liants hydrocarbonés : les liants naturels, les goudrons et les
bitumes.
GC : Grave ciment
GAC : Grave améliorée au ciment
GVC : Gave valorisé au ciment
La conception et le dimensionnement de la route sont donc affectés par plusieurs facteurs qui
touchent plusieurs spécialités ; la conception géométrique de la route nécessite des études de la
topographie, et de l’hydrologie, tandis que le dimensionnement est basé principalement sur les
études de trafic, de géotechnique et d’hydrologie.
Nous allons illustrer dans ce chapitre les différents paramètres nécessaires pour l’étude d’un
projet routier.
Topographie :
Le topographe joue ainsi un rôle très important durant tout le cycle de vie du projet routier, il
assure durant les travaux le bon calage de la route sur le terrain naturel, et la gestion et suivie
des quantités de matériaux utilisés (ce sont des quantités énormes dans les projets routiers, d’où
vient l’importance du suivie topographique).
Hydrologie :
Sachant les dangers que présente l’eau, si elle est mal évacuée, pour les structures de chaussées,
il se relève très nécessaire de savoir les conditions climatiques dans lesquelles se trouve le projet
(principalement le niveau de précipitations), et d’identifier à l’aide de la topographie les cours
d’eau et les dépressions principales qui influence la zone du projet.
Cela permettra de choisir le trajet le plus adéquat pour la route, et d’anticiper les ouvrages
hydrauliques nécessaires pour le projet.
Pour le niveau des précipitations au Maroc, quatre zones sont considérées en fonction de la
précipitation annuelle moyenne exprimée en mm et déterminée sur une période de récurrence
longue (environ 30 ans).
Le trafic est un terme qui représente le nombre de véhicules circulant sur une route, par unité
de temps.
Si l’unité de temps est le jour on dit : le trafic journalier (TJ). La moyenne annuelle des trafics
journalier est appelée le trafic moyen journalier (TMJ).
En fait, par l’intermédiaire des pneumatiques, le poids des véhicules est transmis à la chaussée
sous forme de pressions. Cette pression est de l’ordre de 0,2 MPa pour une automobile, et de
0,66 MPa sous une roue de camion.
Illustration des agressivités d’un véhicule léger et d’un poids lourd sur la chaussée.
Vu la différence des deux efforts, seuls les efforts dus aux poids lourds sont pris en compte pour
déterminer les classes de trafic.
4.1. Définition :
L’objectif de l’étude est de minimiser les coûts de terrassement par un choix judicieux du tracé
et de la ligne rouge, qui prend en compte la nature et l’état des sols à terrasser, ainsi que leur
emplacement.
Ces paramètres sont déterminés à l’aide des essais d’identification des sols
On s’intéresse ici à la stabilité des versants ou des pentes naturelles dans lesquels on effectue
un terrassement (déblai ou remblai), à la stabilité des talus de déblai, et celle des talus de
remblais.
L’objet de l’étude est d’assurer la pérennité de l’ouvrage en estimant, en premier lieu, les risques
d’instabilité et leur percussion et, en second lieu, en définissant toutes les mesures constructives
propres à éviter ces risques ou en cas d’impossibilité à y remédier.
Les éléments essentiels des études de stabilité sont généralement le contexte géologique et
hydrogéologique, le relief et les caractéristiques géométriques de l'ouvrage routier.
Pour ce qui est de la stabilité des versants et des pentes naturelles, on peut regrouper les
désordres les plus fréquents en quatre classes :
les écroulements ; ils affectent les masses rocheuses et provoquent la chute d’importants
blocs rocheux ;
les fluages ; ils affectent aussi les sols meubles, mais sous la forme d’un mouvement
lent sans surface définie ;
les coulées ; ce sont des mouvements importants de matériaux divers peu liés,
généralement en présence d’eau.
Si les premières peuvent être détectées facilement par des gens expérimentés, les secondes
nécessitent la collecte des données géotechniques et hydrologiques suffisantes à partir de
reconnaissances in-situ plus ou moins détaillées.
Au niveau de la stabilité des pentes de talus de déblai, deux types de problèmes sont rencontrés:
Les premiers nécessitent une connaissance géotechnique des sols meubles ou rocheux qui se
trouveront en parement du talus après déblaiement, afin de prévoir les travaux de fixation des
sols qui pourraient s’avérer indispensables.
Pour l’étude des problèmes profonds, il faudra poursuivre les investigations pour atteindre des
niveaux bien inférieurs à celui du parement du talus (surface du « cercle » de glissement
potentiel).
Les rectifications éventuelles en cours de travaux ne doivent être que de second ordre.
On s’intéresse ici aux remblais de grande hauteur, et aux remblais sur sols compressibles.
L’objet de l’étude est de limiter les tassements, d’éviter les cisaillements (remblais), et de
déterminer les matériaux de remblai et les dispositions constructives (notamment planning pour
les remblais sur sols compressibles).
On s’intéresse ici à l’étude de stabilité des fondations des ouvrages d’art et des ouvrages de
soutènement et de protection.
L’objet de l’étude est de définir pour ces ouvrages le (ou les) types de fondations possibles et
leur niveau.
En général, il est nécessaire de mener les investigations pour avoir une idée claire sur la nature
du sol qui supportera les semelles des ouvrages, et sur le niveau du bon sol susceptible de
résister aux contraintes dues aux chargements. L’étude doit prendre en compte les instabilités
susceptibles dans la zone des ouvrages, surtout pour les ouvrages de soutènement.
Les études de sols d’emprunts pour matériaux de remblai (en cas de déficit), et de couche de
forme et les études de gites à matériaux pour corps de chaussée, sont bien souvent négligées,
laissant au niveau de l’appel d’offres jouer la concurrence en ce qui concerne la fourniture et le
transport des matériaux.
Il est cependant impératif d’évaluer, au plus juste, le coût des matériaux d’emprunt et de corps
de chaussée, tout en s’assurant d’une qualité minimale.
Après un bilan sommaire des ressources connues disponibles, il conviendra d’orienter l’étude
vers une reconnaissance plus approfondie, allant de la recherche de gîtes avec vérification des
qualités de matériau à la détermination de réserve de gîtes déjà connus et exploités.
Enfin, il faut insister sur les qualités minimales requises pour les matériaux, afin de faire
effectivement jouer la concurrence à l’appel d’offres dans des conditions satisfaisantes.
Bien que ce problème ait déjà été partiellement évoqué, notamment pour les terrassements
(présence éventuelle de nappe avec dispositions constructives particulières, rabattement, etc...)
et pour les stabilités de pente (à court terme au moment des travaux ou à long terme), il parait
utile de souligner l’importance de l’étude des nappes aquifères
Le cas des nappes affleurantes (marécages, sebkha) est à inclure dans ces études sans oublier
que bien souvent sont associés à ces situations des problèmes de sols compressibles.
N.B : Les partie ici-bas sont évoqué dans ce cours à titre sommaire et simpliste, il seront étudié
minutieusement ultérieurement
L’identification des sols est une étape indispensable pour la résolution des différents problèmes
géotechniques, ou dans le cas échéant, l’anticipation des mesures adéquates pour y remédier.
Cette identification se réalise par le moyen de plusieurs essais qui permettent de caractériser les
sols, puis de les classer. Cela permet en fin de compte de déterminer les méthodes adéquates
pour l’extraction du sol, la possibilité de réutilisation du sol en remblais ou en couche de forme,
et les conditions de mise en œuvre.
i. Analyse granulométrique :
Le but est de déterminer la propreté d'un sable, d'un granulat et plus généralement d’un sol, et
les différents types d'argiles qu'il contient.
L'essai équivalent de sable permet de déterminer la proportion de poussière fine nuisible dans
un matériau. Il est surtout utilisé par les matériaux routiers et les sables à béton, car il permet
de séparer les sables et graviers des particules fines comme les limons et argiles.
i. Essai Proctor :
Cet essai sert à la détermination des références de compactage d'un matériau : masse volumique
et teneur en eau.
L’essai CBR est un essai de portance (aptitude des matériaux à supporter les charges)
L’objectif de cet essai et d’apprécier la résistance à l’usure des granulats ; l’essai est réalisé en
présence d’eau pour se rapprocher des conditions réelles de séjour des granulats dans les
chaussées.
Sur la base des résultats des essais précédents, une classification des sols est établie :
6.1. Vitesses :
La définition des caractéristiques géométriques d’une route dépend de plusieurs facteurs parmi
lesquels on trouve obligatoirement la vitesse à laquelle circulent les véhicules.
Pourtant les véhiculent peuvent circuler généralement à différentes vitesses, d’où vient le besoin
de définir des vitesses réglementaires, et des vitesses permettant la normalisation du tracé
routier.
La vitesse de référence Vr d’une route est la vitesse qui peut être pratiquée en tout point de la
route considérée, c’est-à-dire la vitesse que l’on peut pratiquer, en toute sécurité, aux points les
plus difficiles de cette route.
Elle permet de définir les caractéristiques minimales d’aménagement des points singuliers, et
de normaliser les conditions techniques d’aménagement des routes.
En vue de l’homogénéité du réseau, une certaine normalisation doit être introduite. Cette
normalisation est la définition des catégories.
L’instruction des caractéristiques géométriques des routes en rase compagne (ICGRRC) prévoit
5 catégories :
Vitesse
de
40 60 80 100 120
référence
en km/h
Hors
Catégorie catégorie 3eme 2eme 1ere Exceptionnelle
Ou REFT
C’est les vitesses limites définies suivants les conditions de circulation (type, géométrie, profil,
environnement, météo etc…) fixées dans un but de sécurité.
Le concepteur de la route doit avoir une idée claire sur les distances minimales permettant aux
usagers de réaliser les différentes manœuvres en toute sécurité (rouler, freiner, dépasser,
s’arrêter devant un obstacle).
𝑒 =𝑣×𝑡
𝑉
Pour passer à l’équation en fonction de V en Km/h on passe par la relation 𝑣 =
3,6
On aura donc :
Pout t = 2s : e = 0,55V
Pour t = 1,8s : e = 0,5V
C’est la distance parcourue par le véhicule pendant l’action effective de freinage, jusqu’à
l’annulation de sa vitesse initiale.
Le théorème de l’énergie cinétique annonce que l’énergie cinétique de la voiture est égale au
travail de ses forces pendant la durée de freinage t(s) ; c’est-à-dire :
𝑚. 𝑣²
= 𝑓. 𝑃. 𝑑𝑏 + 𝑃. sin(𝛼) . 𝑑𝑏
2
Avec :
𝑆𝑖𝑛 𝛼 = tan 𝛼 = 𝛿
𝑣²
= 𝑑𝑏 . 𝑔. (𝑓 + 𝛿)
2
𝑣²
𝑑𝑏 =
2𝑔. (𝑓 + 𝛿)
𝑉
𝑣=
3,6
𝑽²
𝒅𝒃 = 𝟎, 𝟎𝟎𝟒.
𝒇+𝜹
C’est la distance nécessaire pour effectuer l’action d’arrêt. Elle est la somme de la distance de
perception-réaction et la distance de freinage ;
Ou bien :
𝑉2
𝑑1 = 0,004. (𝑓+𝛿) + 0,55. 𝑉 (𝑠𝑖 𝑉 < 100 𝐾𝑚/ℎ)
𝑉²
𝑑1 = 0,004. (𝑓+𝛿) + 0,50. 𝑉 (𝑠𝑖 𝑉 ≥ 100 𝐾𝑚/ℎ)
On ne prend en compte d2 que dans l’hypothèse où le rayon en plan du tracé exprimé en mètres
est inférieur à 5 fois V exprimé en km/h.
De ce fait, l’effort de freinage est moins énergétique, on en tient compte en majorant la distance
d1 d’une valeur de 25% de db.
L’équation devient :
𝑉2
𝑑2 = 0,005. (𝑓+𝛿) + 0,55. 𝑉 (𝑠𝑖 𝑉 < 100 𝐾𝑚/ℎ)
𝑉²
𝑑2 = 0,005. (𝑓+𝛿) + 0,50. 𝑉 (𝑠𝑖 𝑉 ≥ 100 𝐾𝑚/ℎ)
Deux véhicules circulent dans le même sens, à la même vitesse. Le premier freine au maximum.
A quelle distance le second peut suivre pour éviter la collision ?
Théoriquement puisqu’ils roulent à la même vitesse, ils s’arrêteront à la même distance qui est
la distance de freinage.
L’espacement entre les deux véhicules sera simplement parcouru durant le temps de perception-
réaction (t=2s).
Pratiquement le freinage est une opération plus compliquée. Lorsque B voit s’allumer le stop
de A, il ne sait pas avec qu’elle intensité A freine. Il hésite donc à freiner lui aussi au maximum.
En se basant sur des expériences, on a complété la valeur de "e" par un terme en fonction de
𝑉².
𝑉²
𝑒 = 0,55. 𝑉 +
335
On considère un véhicule qui exerce la manœuvre de dépassement à vitesse constante v1, sans
avoir à ralentir.
𝑑 = 𝑣1 × 𝑡
Et
𝑑 = 𝑑1 + 𝑣2 × 𝑡 + 𝑑2
𝑑1 + 𝑑2
𝑡=
𝑣1 − 𝑣2
D’où :
𝑣1 × (𝑑1 + 𝑑2)
𝑑=
𝑣1 − 𝑣2
Le tracé de la route doit offrir au conducteur une visibilité suffisante, pour une vitesse de
référence donnée, afin qu’il puisse effectuer toutes ses manœuvre (rouler, freiner, dépasser,
s’arrêter devant un obstacle).
Le dégagement latéral des obstacles peut être rendu nécessaire pour assurer la distance de
visibilité nécessaire.
𝑑²
𝑒=
8. 𝑅
R²=(R-e)² + da²/2²
(𝑑𝑎)²
𝑒=
8. 𝑅
Définir les caractéristiques d'une route, c'est concevoir les trois éléments géométriques simples
qui la composent :
Les règles et les conditions techniques relatives à la construction de ces trois éléments font
l'objet de trois instructions ministérielles. Elles s'appliquent selon le type de route considérée:
Tracé en plan :
La combinaison de ces éléments, en coordination avec le profil en long, doit en premier lieu
permettre de réserver une proportion convenable de zones où la visibilité est suffisante pour
permettre le dépassement. Simultanément, on doit éviter l’effet de monotonie et réduire en
conduite nocturne le temps d’éblouissement par les phares lié aux grands alignements droits
(de préférence de ne pas dépasser 5km d’alignement droit !).
Dans un virage de rayon R, le véhicule subit l’effet de la force centrifuge qui tend à provoquer
une instabilité du système (dérapage du véhicule).
𝑃. sin α + F ′ ≥ F. cos α
Avec : α : l’angle que fait la route avec le plan horizontale ; on a tan 𝛼 = 𝑑 (le devers en %).
𝑃. 𝑑 + 𝑃. 𝑓𝑡 ≥ 𝐹
𝑚.𝑣²
𝑚. 𝑔. (𝑑 + 𝑓𝑡) ≥ 𝑅
𝑣²
𝑅 ≥ 𝑔.(𝑑+𝑓𝑡)
𝑉
Et on a : 𝑣 = 3.6 et g = 9.81 m/s².
Après calcul on a :
𝑉²
𝑅𝑚𝑖𝑛 =
127(𝑑 + 𝑓𝑡)
Pour les normes marocaines on a défini pour chaque catégorie 2 valeurs limites du rayon :
Le rayon minimum normal (Rmn) et le rayon minimum absolu (Rma).
Rmn : qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe déversée à 4%.
Rma : qui assure la stabilité d’un véhicule dans une courbe déversée à 7%.
Egalement on a défini le rayon non déversé (Rnd) qui correspond à un profil en travers normal
(2,5% et – 2,5%).
Un long véhicule à deux essieux, circulant dans un virage, balaye en plan une bande de chaussée
plus large que celle qui correspond à la largeur de son propre gabarit.
Pour éviter qu’une partie de sa carrosserie n’empiète sur la voie adjacente, on donne à la voie
parcourue par ce véhicule une surlargeur par rapport à sa largeur normale en alignement.
Ce problème, dit de « l’inscription des véhicules » dans les virages, s’adresse aux sinuosités de
faibles rayons, généralement inférieur ou égale à 250 m.
On a 𝑅 2 = (𝑅 − 𝑠)2 + 𝐿2
𝐿²
On aura donc : 𝑠 = 2𝑅
50
L’ICGRRC fixe cette formule à : 𝑠= ( S et R en mètre )
𝑅
Exemple 1 : Connaissant R et A :
Le gisement désigne, en topographie, l'angle formé entre une direction et le nord de la carte.
B=34,78m , D=229,65m.
Soit S le point d’intersection des deux alignements droits (le sommet du raccordement).
Le point S et l’angle A sont connus vu que les deux alignements droits sont connus.
R est connu, donc les droites ST et ST’ sont connus, on construit donc le point S d’intersection
et on lui reporte les distances horizontales calculées ST et ST’. On procède suivant au piquetage
de plusieurs points de l’arc.
𝐴 𝑅
On a : 𝑆𝑇 = 𝑆𝑇 ′ = 𝑅. 𝑐𝑜𝑡𝑔 ( 2 ) Et 𝑆𝑂 = 𝐴
sin( )
2
1
Définition de la courbure : 𝐾 = 𝑅 (R = rayon de l’axe du virage).
Un tracé rationnel de route moderne comportera donc nécessairement des alignements droit,
des virages en arcs de cercle et, entre ces deux éléments, des tronçons de raccordement de
courbure progressive, passant de la courbure 0 (R = infini) à l’extrémité de l’alignement à la
1
courbure au début du cercle du virage.
𝑅
Pour les sinuosités de rayons supérieurs à 1000 m, les conditions dynamiques et de confort ne
demandent plus de CR ; mais il est toutefois recommandé de les maintenir pour des raisons
d’ordre optique et esthétique.
On a :
𝛼1 + 𝛼2 + 𝛾 = 200
𝑆1𝑆2 = 𝑑1 + 𝑑2
𝑆1𝑆2 𝑆𝑆1 𝑆𝑆2
= sin 𝛼2 = sin 𝛼1
sin 𝛾
̂ = 𝑅1. 𝛼1. 𝜋
𝑇𝑇1 Et ̂ = 𝑅2. 𝛼2. 𝜋
𝑇𝑇2
200 200
Pour réaliser la transition en douceur du rayon infini (alignement droit) au rayon R du virage,
on intercale entre l’alignement droit et l’arc de cercle un raccordement progressif (généralement
une Clothoïde).
La clothoïde est une courbe plane caractérisée par la propriété que sa courbure en un point est
proportionnelle à l'abscisse curviligne du point (ou longueur de l’arc), mesurée à partir du point
d’inflexion.
C’est une spirale, dont le rayon de courbure décroît d’une façon continue dès l’origine (ou point
d’inflexion) où il est infini jusqu’au point asymptotique où il est nul (sur la bissectrice des
coordonnées).
1
𝐾= = 𝐶. 𝐿
𝑅
1
Pour l’homogénéité de la formule, on pose : 𝐶 = 𝐴²
𝑳. 𝑹 = 𝑨²
A= paramètre de la clothoïde.
A l’origine : 𝐿 = 0 𝑒𝑡 𝑅 = ∞
𝑅 = 𝑂 𝑒𝑡 𝐿 = ∞.
N.B :
Chaque valeur du paramètre A défini une certaine clothoïde, autrement dit à chaque paramètre
correspond une seule clothoïde. En faisant varier A, on obtient une famille de clothoïde
homothétiques, soit géométriquement semblables entre elles.
Hors
Catégorie catégorie 3eme 2eme 1ere Exceptionnelle
Ou REFT
Les deux branches peuvent avoir le même paramètre ou deux paramètres différents, voisins l’un
de l’autre.
C’est le cas de raccordement de deux arcs de sens contraires par un seul arc de clothoïde.
iii. Cas 3 : Raccordement de deux arcs de cercle de même sens par une courbe en
ovale :
Il est nécessaire d’utiliser un cercle auxiliaire de rayon R3 contenant les deux autres cercles,
après quoi on applique deux fois le cas 3 précédent. Ce cas peut rendre service lorsque l’on veut
éviter le désagrément d’avoir un court alignement entre deux arcs de cercle de même sens.
Dans les alignements droits les chaussées ont un profil en travers constitué :
Dans les courbes déversées, le profil en travers présente un versant plan de pente uniforme vers
l’intérieur de la courbe, dit devers.
Le raccordement s’effectue toujours en dehors de la courbe circulaire dont le devers est fixe, le
raccordement s’effectue donc sur les alignements droits, sinon sur des courbes de raccordement
à courbe progressives disposées de part et d’autre des courbes circulaires.
Variation du devers :
Pour des raisons de confort le devers est introduit à raison de 2% par seconde de temps de
parcours à la vitesse de base de la catégorie considérée.
Ce taux de variations peut être porté à 4% pour les routes de 3ème catégorie, H.C et REFT.
1s 2%
t (d+2,5)%
𝑑+2,5
Et donc : 𝑡 =
2
Donc :
𝑣𝑏 × (𝑑 + 2,5)
𝐿=
2
𝑉𝑏 × (𝑑 + 2,5)
𝐿=
7,2
Données :
- Catégorie : 2ème
- Rayon : R = 175 m
- Dévers : d = 7%
- Vitesse de base : Vb=80 km/h
Calcul :
- Branche de clothoïde : L = Vb. (d + 2,5)/7,2
Vb = 80 km/h ; d = 7% ; alors : L = 105,56 m
Pour d = 0% ; L = 27.78 m.
7,2×𝐿
- Calcul du dévers : 𝑑 = – 2,5
𝑉𝑏
i. Règle 1 :
Sous certaines conditions, on peut conserver dans les virages le profil en travers en alignement.
Ces conditions sont :
Pour les routes de Catégorie Exceptionnelle, 1ère catégorie et 2ème catégorie, la section de
raccordement devers sera obligatoirement une courbe de raccordement à courbe progressive
sauf si : 𝑅 > 1,4𝑅𝑚𝑛
iii. Règle 3 :
Pour les routes susceptibles d’être enneigées ou verglacées, le devers sera limité à 5 %.
Pour les routes de 3ème catégorie, il ne sera utilisé de courbes progressives que lorsque
ce sera nécessaire pour respecter les conditions de variation des dévers.
Valeurs des Devers en fonction de la catégorie de la route et du rayon de courbure (en mètre)
:
Les valeurs intermédiaires sont calculées à partir des formules d’interpolation ci-après et
arrondi au plus proche à 0,5% près :
Catégorie exceptionnelle :
1
𝑑= − 0,2
0,00033. 𝑅 − 0,092
1
𝑑= − 0,2
0,00066. 𝑅 − 0,092
2ème catégorie :
1
𝑑= − 0,2
0,00132. 𝑅 − 0,092
3ème catégorie :
1
𝑑= − 0,2
0,00275. 𝑅 − 0,092
REFT :
90
𝑑= + 1 ; 𝑝𝑜𝑢𝑟 15 < 𝑅 < 30
𝑅
75
𝑑= + 1,5 ; 𝑝𝑜𝑢𝑟 30 < 𝑅 < 75
𝑅
La sécurité dans la route dépend de la continuité de ses caractéristiques plus que son niveau
d’aménagement.
i. Règle a:
Le rayon d’une courbe R ne peut être inférieur au Rmn (ou Rma) que s’il est précédé,
dans le sens de parcours, d’un rayon R1 tel que :
𝑅 × 𝑅𝑚𝑛
𝑅1 <
𝑅𝑚𝑎
La distance entre les sommets de ces courbes doit être inférieure à celle correspondant
à une minute de temps de parcours à la vitesse de base.
𝑉(𝐾𝑚⁄ℎ) × 60
𝐷𝑖𝑠𝑡𝑎𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑛𝑡𝑟𝑒 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑡𝑠 (𝑚) <
3,6
Après un alignement droit d’une longueur correspondant à plus de 2 min de temps de parcours,
le rayon d’une courbe doit être supérieur au Rma de la catégorie immédiatement supérieure
(1500 m pour la catégorie exceptionnelle).
3.1. Introduction :
Les droites ascendantes dans le sens du kilométrage sont appelées « Rampes », les descendantes
« Pentes ». Rampes et pentes constituent les déclivités, exprimées avec signe + pour les rampes,
et pour les pentes avec signe -.
i. Déclivité minimum :
Les tronçons de route absolument horizontaux, dits « en palier » sont à éviter (si c’est possible),
pour la raison de l’écoulement des eaux pluviales.
Définition : Voie supplémentaire amenée dans une rampe, adjacente aux voies principales,
destinée aux véhicules lents (camions, cars, VP avec remorque). Elle sert à maintenir sur la voie
principale une vitesse rationnelle VCR. On a intérêt à éliminer les véhicules lents assez tôt pour
ne pas freiner le trafic, d’où l’adoption de Vcr plus grand que Vmin.
Aux deux extrémités, la voie lente est munie de biseaux, dont la longueur correspond au
parcours en 3 secondes, à la vitesse VCR, soit 30 – 40 m.
- valeur de la rampe ;
- longueur de la rampe ;
- proportion des PL ;
- volume du trafic ;
Pour des raisons de confort, la valeur du rayon est fixée de manière à limiter l'accélération
normale à g/30.
D’où :
Raccordement théorique :
La propriété que doit assurer la courbe de transition TT' permettant de passer de la rampe AT à
la pente T' B est d’assurer un taux de changement de pente constant. Ainsi le passage de la
pente p, positive par convention à la pente p' négative, sera le plus progressif possible.
Dans le repère (O, X, Z) associé au profil en long, on peut exprimer la pente par:
𝑑²𝑍
La variation de pente est donc : , soit la dérivée seconde de l’altitude Z par rapport à
𝑑𝑋²
l’abscisse X.
𝑑2𝑍
=𝐾
𝑑𝑋 2
Et donc :
𝐾𝑋²
𝑍= + 𝐾 ′ 𝑋 + 𝐾′′
2
C'est l’équation d’une parabole d’axe de symétrie vertical qui est la courbe cherchée.
Remarques :
RI : Il ne peut être fait usage de raccordement saillant d'un R < RMN que si la déclivité de part
et d'autre est en pente descendante en s'éloignant du sommet d'au moins 2%.
R2 : L'usage de déclivité > à 4% (6% pour 3ème Catégorie) est interdit, à moins qu'un calcul
de rentabilité en prouve le bien fondé.
Elles ne peuvent en aucun cas régner sur plus de 2 Km, et seront, s'il y a lieu séparées par des
paliers de 2% de déclivité max.
Dans le cas d’angle saillant, Parfois ils comporteront des raccordements assurant la visibilité à
la distance de visibilité de dépassement.
Les pertes de tracé en alignement droit, et/ou donnant l’illusion d’un A.D (alignements droits
séparés par des courbes masqués) sont interdites, à moins que la distance de visibilité en tout
point soit > 500m.
En angle saillant, il ne faut pas coïncider le sommet de la parabole (PL) avec l’origine de la
courbe en TP.
Donc soit on essaie de coïncider la courbe en plan avec celle du PL dans la mesure du possible.
Soit on essaie d’introduire une Clothoïde pour changer l’origine de la courbe en TP.
Le profil en travers (figure ci-dessous) est représenté en vue de face pour une personne qui se
déplacerait sur l’axe du projet de l’origine à l’extrémité du projet.
On commence par dessiner le terrain naturel à partir d’un plan horizontal de référence qui n’est
pas forcément celui du profil en long, de manière à obtenir le profil en travers à l’échelle
maximale sur le format choisi. L’échelle de représentation est de l’ordre de 1/100 à 1/200
(jusqu’à 1/50 pour les voies les moins larges).
Il existe trois types de profils en travers (figure ci-dessous) : les profils en remblai, en déblai ou
bien les profils mixtes.
Le profil en travers courant est une pièce de base dessinée dans les projets à une distances
régulières (10, 15, 20, 25m, …) notamment selon la nature du terrain naturel (plat, vallonnée
ou accidenté)
Le nombre de voies de circulation est variable selon le volume de circulation projeté à terme et
les niveaux de services attendus.
La largeur des voies est de 3,50 m pour les routes principales neuves en rase-campagne. Celle-
ci peut néanmoins être réduite à 3 m en cas de contrainte de site et lorsque le volume de
circulation est faible.
Dans les zones urbaines la largeur de chaussée peut être réduite à 4,00 mètres. Cette largeur
suffit en effet au croisement de deux véhicules légers. Lorsque le croisement de poids lourd sur
ces voies est récurrent une largeur de 5,50m est préférable.
Dans les courbes de rayon inférieur à 250 m, une sur largeur est préconisée dans les virages.
Elle vaut normalement, par voie de circulation 50/R en mètres, R étant le rayon de courbure
exprimé en mètres. Cette sur largeur peut être ramenée à 25/R pour les routes en relief difficile.
4.3. Accotements :
L’accotement comprend par définition : une bande dérasée dépourvue de tout obstacle bordée
à l’extérieur d’une berme .
Le profil de la chaussée est constitué par deux versants de plans raccordés sur l’axe, sauf pour
les chaussées unidirectionnelles qui comportent un seul versant plan dirigé vers l’extérieur.
Les valeurs de la pente transversale dénommée dévers, pour les routes en rase-campagne,
peuvent être récapitulées dans le tableau suivant :
transversales
2,5 % à 4 % (revêtue)
(côté intérieur)
La cubature des terrassements consiste à calculer les volumes de terre à enlever (déblais) et les
volumes à apporter (Remblai), pour donner à la route une allure uniforme et homogène pour
recevoir un cops de chaussée qui permettra aux véhicules de circuler en toute sécurité et
sérénité.
Le profil en travers permet le calcul de la surface comprise entre la ligne de projet et la ligne
du terrain naturel.
Pour cela, mis à part les fossés qu’ayant généralement une section constante d’un profil à
l’autre, on divise la surface à calculer par des lignes verticales aux surface élémentaires
(rectangle triangle ou trapèze).
Soit par exemple une partie de terrassement comprise entre les profils en travers P1 et P2 ayant
une distance entre eux d1 et Si on suppose que la variation de surface est linéaire.
𝑆1+𝑆2
C’est-à-dire : 𝑆 ′ = 2
𝑑1
𝑉1 = (𝑆1 + 𝑆2)
2
𝑑𝑖−1 𝑑𝑖
La distance ( + ) est appelée « longueur d’application ».
2 2
Les résultats seront présenté sur un tableau appelé « tableau du métré des terrassements »:
Tous les terrains s’augmente en volume lors de leurs extractions, on dit qu’ils foisonnent.
𝑉𝐷𝐹 = 𝑉𝐷 + 𝑉𝐷 × 𝐶𝑓
Avec :
Cf : coefficient de foisonnement
Ct : coefficient de Tassement
Le maitre d’œuvre et le maitre de l’ouvrage ne s’attachent pas à ces coefficients car ce qui les
intéresse est le volume initial de déblai à extraire et le volume final remblais a mis en place, par
contre les entreprises de réalisation qui transporte les matériaux s’intéressent à ces coefficients
pour déterminer ces prises et ces cadences.
4.1. Généralité :
Le transport des terres représente une part importante des travaux à effectuer sur un projet
routier (40 à 50% du prix total) : une étude soignée doit être réalisée lors des phases de
soumission des prix du marché, de préparation du projet, d'exécution des travaux.
Dans les profils mixtes, on commence d’utiliser au maximum les déblais à la construction des
remblais, on fait ces transports perpendiculairement à l’axe de la route
Ces distances sont, généralement courtes et n’interviennent pas dans la distance moyenne de
transport.
On ne fait les transports longitudinaux qu’après avoir fait les transports transversaux. La
recherche de ces transports les plus économiques est effectuée par une méthode graphique.
4.3.1. Description :
L'épure de Lalanne est un graphique inventé par l'ingénieur Léon Lalanne1 au XIXe siècle.
Elle sert à optimiser le profil en long pour la construction d'une route et ainsi minimiser la
distance de transport moyenne des terres pour les opérations de terrassement qui vont suivre.
Il permet :
Soit V1, V2, V3, …, Vn les volumes transportés aux distances d1, d2, d3,…, dn,
On porte sur une droite, dite ligne de terre HH’, ou ligne initiale, les distances entre
centres de gravité(les positions des profils en travers).
Perpendiculairement à cette ligne, on trace les cubes des déblais et des remblais lus dans
le tableau du mouvement des terres.
On choisit pour cela une échelle des cubes (par exemple centimètre pour 20 m3 ou pour
50 m3 ou encore pour 100 m3.
On porte :
Exemple :
La distance entre la ligne de terre et l'extrémité de l'épure doit être, à l'échelle des cubes, égale
à la différence des déblais et des remblais.
Sur l'épure, les cubes des déblais, représentés par des segments verticaux ascendants, seront
transportés aux remblais, représentés par les segments verticaux descendants qui leur font face.
Exercice :
Etablir le tableau du mouvement des terres en utilisant les données du tableau suivant
sachant que Le dépôt se trouve à droite de l’épure à une distance de 80 m de profil N°9 :