Récits d'automne : Maya et Halloween
Récits d'automne : Maya et Halloween
Sommaire
1
« Maya »
(niveau A1)
2
Maya regarde par la fenêtre, son jardin s’est vêtu aux couleurs de l’automne :
le jaune, le rouge et le marron. Le mois de septembre est très beau cette année et
il peint des paysages magnifiques dans toute la région. Le vent souffle dans les
arbres. Le soleil va se coucher. Ses derniers rayons dorent la nature.
— Gaspard ! elle caresse doucement le chat roux qui dort sur ses genoux.
Réveille-toi ! Il faut préparer le dîner, les invités vont bientôt arriver.
La soupe de citrouille est en train de cuire à feu bas. Elle lève le couvercle et
en goûte un peu. Il ne manque rien, elle est bien assaisonnée et bien veloutée.
Maya prépare les ingrédients pour une omelette : des œufs, des champignons, du
beurre, du lait, du sel et du poivre. Le dîner va être simple, mais consistant. Le
dessert – une tarte aux pommes – est déjà sortie du four. Ils vont se régaler !
Elle revient dans son petit salon. Quand le froid automnal arrive, c’est sa pièce
préférée. Deux grandes fenêtres donnent sur le jardin et la forêt lointaine. Le vieux
canapé est toujours confortable et le grand fauteuil très accueillant. Le parquet a
été récemment renouvelé et on sent l’odeur du bois. La bibliothèque remplit
totalement l’un des murs. Les livres, c’étaient la passion de son mari. À cette
pensée, un sourire triste apparaît sur son visage.
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I. Trouvez dans le texte des associations liées à 5 sens et remplissez le
tableau.
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« Une nuit
d’Halloween »
(niveaux A2 - B1)
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L’action se passe à la fin des années 90.
La première journée dans cette nouvelle école ne s’annonçait déjà pas bien. Il
pleuvait des cordes, le vent soufflait terriblement en empêchant de dormir la nuit,
la voiture de maman ne voulait pas démarrer ce qui les a mises en retard, et le
pire : Rosie avait oublié sa peluche porte-bonheur ! Être nouvelle à l’école ce n’est
pas facile, et encore moins quand on est timide. Pourtant les parents ne
demandent jamais aux enfants si cela leur convient. Tel était le cas de Rosie.
Après le divorce, sa mère avait décidé de revenir dans sa ville natale.
Quand elle s’ennuyait pendant la leçon, Rosie dessinait dans son cahier.
C’était toujours comme ça. Ce jour-là, elle a esquissé une princesse entourée de
feuilles automnales. Du haut de ses 8 ans, elle trouvait que son dessin était plûtot
réussi, elle en était contente. Elle imaginait déjà une histoire avec ce personnage.
Il faut dire que Rosie était dotée d’une grande créativité et adorait écrire des récits.
C’étaient ses cousins qui constituaient son public fidèle. Qui va maintenant
écouter mes histoires ? s’est-elle demandé pensivement.
D’un coup, une douleur inattendue l’a sortie de ses rêves. La maîtresse avait
remarqué son désintérêt et lui avait tiré l’oreille.
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— Tu dois déchirer cette page et la jeter à la poubelle. Le cahier de
mathématiques, c’est pour les chiffres, déclarait fermement l’institutrice.
— Mais…
À la cantine, une fois son plateau rempli, Rosie cherchait une table libre.
Évidemment, toutes étaient occupées. Voilà ! Une journée a suffi pour réaliser tous
les cauchemars scolaires : changer d’école au milieu du trimestre, être grondée
par la maîtresse, ne pas avoir d’amis et devoir s’assoir avec des inconnus à la
cantine. Non ! De retour à la maison, elle allait parler avec maman ; c’était décidé :
elle reviendrait chez papa et sa terrible copine ! Au moins, dans le Sud il faisait
encore beau. Et cet automne pourri en Alsace (les paroles de maman) n’aidait pas
non plus !
— Hé, Rosie ! T’es trop géniale ! Tu as osé dessiner pendant la leçon de cette
affreuse madame Lamoureux !
Derrière elle, il y avait deux filles de sa classe. L’une était blonde et l’autre
rousse.
— Je suis Brigitte, a souri la plus grande des filles en lui tendant la main.
— Tout le monde l’appelle Bibi ! Et mon prénom tu le connais déjà, a dit Natie
en la serrant dans ses bras. Bienvenue dans notre école ! Tu sais, moi aussi, je
dessine. Tu peux me montrer ton dessin, s’il te plaît ?
La pause déjeuner est passée rapidement. Rosie avait trouvé un bon contact
avec Natie et Bibi. Il apparaissait que toutes les trois avaient beaucoup en
commun.
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— Tu dois venir chez moi ce weekend, a ordonné Natie, c’est Halloween !
Bibi et Natie ont commencé à rire comme des folles. Quand elles se sont
calmées, Bibi a expliqué :
— Halloween c’est une fête qui vient des États-Unis. C’est une occasion pour
se déguiser et manger plein de bonbons.
***
Rosie était impatiente de revoir ses copines. Une fois la voiture devant la
maison de Natie, elle en est sortie sans même dire “au revoir” à sa maman et a
couru vers la porte. Sa mère souriant en la voyant tellement ravie. Elle craignait
que le déménagement soit plus difficile, mais Rosie était forte et toujours
optimiste. Bon, peut-être qu’elle-même devrait apprendre de sa fille et avancer
dans la vie. « Apparemment, tout cœur brisé peut être guéri. » Elle a jeté un
dernier coup d’œil vers la maison – Rosie rigolait déjà avec ses copines en fermant
la porte. Il fallait se presser pour éviter la tempête annoncée à la radio et ne pas
conduire sous la pluie. D’autant que le ciel devenait de plus en plus gris.
Déguisées, elles sont descendues dans le salon pour regarder des dessins
animés. Les parents de Natie possédaient un vidéo-club et ils leur avaient apporté
une dizaine de cassettes VHS. Installées confortablement sur le canapé avec des
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paquets de chips et de bonbons, elles regardaient des aventures de Scoubidou.
Quelques minutes après, la séance a été interrompue par la grande sœur de Natie.
— Écoute, je vais chez Marc. C’est à dix minutes d’ici. Je prends mon portable.
Tout en souriant, elle montrait un Alcatel reçu pour ses seize ans et a ajouté :
— Wow ! On est seules pour la soirée d’Halloween. Trop génial ! s’est exclamée
Bibi.
— Boum !
D’un coup, un bruit fort survenu quelque part dans la maison a fait sursauter
les filles.
— Vous avez entendu ça ? la voix de Natie tremblait, son visage était pâle.
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— C’est peut-être ton petit frère qui veut nous faire peur ? a suggéré Bibi.
Les filles se sont dirigées vers la chambre de Natie. Alors qu’elles montaient
l’escalier, la lumière s’est éteinte soudainement. Toutes les trois ont poussé un cri
de peur. Leurs jambes étaient de coton, mais elles sont parvenues à courir
rapidement. L’unique source d’éclairage venait à présent de la lanterne de la
citrouille.
Derrière la fenêtre, les bourrasques de vent faisaient bouger les branches qui
tapaient sur les vitres. La faible lumière de la bougie électrique dessinait des
formes effrayantes sur les murs. Les fillettes se sont cachées sous le lit.
L’affolement les envahissait de plus en plus. Le bruit de la tempête devenait de
plus en plus horrifique.
Ce n’est pas sans raison qu’on répète dans ce genre de situations que « Tout
est bien qui finit bien ». Rosie n’a pas seulement gagné deux meilleures amies,
mais aussi un chat tout doux qui va l’accompagner pendant de longues années.
Telle est la vie : souvent les bonnes choses arrivent de façon inattendue. Il faut
juste garder les yeux ouverts pour ne pas les rater.
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I. Lisez le fragment et remplissez les trous avec des mots ci-dessous :
cahier, concentrés, contente, cordes, divorce, dormir, écrire, fidèle, journée,
monologue, peluche, pluvieux, répondre, retard, voisin
II. Trouvez dans le récit tout le vocabulaire lié à la peur (adjectifs, verbes,
expressions, les choses qui font peur, etc).
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III. Répondez aux questions.
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« Avant l’hiver »
(niveaux B2 - C2)
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C’est un carnet rouge, pas bien grand, il tient dans la poche d’un pantalon. Un
carnet avec des spirales, le modèle courant qu’on peut trouver dans n’importe quel
magasin.
Ce carnet, Hugo enrage de l’avoir perdu. Il l’avait pourtant bien dans sa poche en
sortant de la maison familiale et ne l’avait plus en arrivant chez Louise, sa copine.
Un simple trajet à pied, à peine deux kilomètres en traversant deux rues
principales, un parc, quelques rues secondaires puis pour finir un chemin à
travers un petit bois en guise de raccourci avant d’arriver à la maisonnette où vit
Louise.
Hugo voulait simplement lui présenter ce carnet qu’il tenait de son père, Gérard.
Car son père écrivait, il écrivait beaucoup, même, au point qu’on puisse
spontanément dire de lui qu’il était écrivain. Et des romans à succès, il en avait eu
et pas qu’un seul. Ne restait que ce dernier roman Avant l’hiver, resté inachevé.
La maladie fut rapide, foudroyante. Ce livre devait être un sérieux prétendant aux
concours littéraires de la rentrée de septembre, mais il n’en fut rien : maladie
diagnostiquée en janvier ; en mars, tout s’arrêta. Toujours ce même mal qui
détraque l’horloge de la vie et qui a balayé tant et tant d’êtres, laissant le voile noir
du deuil se poser, froidement, sur l’âme des proches.
— Ce carnet, ce sont les pages manquantes d’Avant l’hiver, j’en suis sûr ! C’est fou
ça, je fais un peu de rangement, je fais une découverte super importante pour
l’œuvre de papa et même pas un jour après, je l’ai déjà perdue ! s’exclama
nerveusement Hugo devant Louise.
— Je ne sais pas trop quoi te dire... Déjà que l’écriture de ton père était à la base
pire que celle d’un médecin ; alors avec les médicaments, la maladie et tout, on
n’aurait peut-être jamais pu décrypter ce qu’il y avait sur ce carnet, penses-y... Il
était quand même le seul à pouvoir se relire et à se comprendre ! Si ça se trouve,
c’était peut-être des idées pour un autre livre ?
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Louise s’efforçait d’atténuer le problème et de faire preuve de tact, ce qui n’est
pourtant pas son point fort habituellement. Cependant, Hugo rageait dans son
coin.
— Non, non, j’en suis sûr, j’avais reconnu le nom du personnage principal, Alain
et aussi de Tanguy, un autre personnage ! Avec un peu de temps, ça aurait été
possible à déchiffrer, voilà tout ! Et puis vu son état, mon père voulait juste finir ce
livre, pas le temps d’en écrire un autre ! Pff, que je suis con, j’aurais dû tout
scanner sans plus attendre ! Ou tout photographier ! Maintenant, le carnet est
perdu, tout est foutu ! Par ma faute, merde !
— Tu sais très bien que ça ne sert à rien de t’énerver comme ça, ça ne fera pas
revenir le carnet ! s’emporta Louise, d’un ton beaucoup plus sec et cassant.
— Je sais, je sais... grommela Hugo. Quatre fois déjà que j’ai refait mon parcours à
pied en scrutant partout et aucune trace du carnet, ça me dépasse ! Mon père
voulait tellement le sortir, ce bouquin !
Louise se sentait impuissante face au désarroi de Hugo. Elle aurait voulu l’aider,
elle avait déjà refait le chemin avec lui, sans résultat.
Hugo s’était affalé dans un fauteuil, le regard pris dans les filets d’une série
quelconque. Louise lui signala qu’elle allait faire deux ou trois courses. il
acquiesça mollement puis se retourna.
Elle referma la porte et sortit avec l’idée d’aller faire quelques courses, oui, mais à
pied et pas au petit Carrefour d’à côté, mais au Leclerc du quartier des Bouillons,
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pas loin de la maison familiale d’Hugo. « Une nouvelle tentative ne fera pas de mal,
après tout... » se disait-elle.
Elle traversa le bois lentement, scrutant le sol, les racines noueuses des arbres,
les fougères et les ronces entremêlées dans un chaos bien précis dont la nature a
le secret. Le chemin était boueux par endroits, il fallait s’en écarter pour ne pas se
salir. Et si c’était en s’écartant du chemin que le carnet était tombé ? Il serait au
pied d’un fourré ? À l’ombre d’une feuille ? Prisonnier de ces orties touffues ? Il
fallait ouvrir l’œil.
L’automne avait déjà bien avancé son travail : du jaunissement des feuilles des
arbres à leur rougissement, leur chute, leur dessèchement ; tout ce que le
printemps et l’été avaient patiemment mis en place, l’automne le démontait
jusqu’au dénuement complet de l’hiver. La pluie récente avait chargé l’air de
l’odeur de l’humus et des feuilles mortes. « Avec cette pluie, le carnet risque de ne
pas être dans un bel état », se disait-elle. L’encre tiendrait-elle ? Le contenu sera
sans doute vite illisible, surtout si d’autres pluies arrivent dans les jours à venir.
Bizarre tout de même qu’ils n’aient rien trouvé. Quelqu’un l’aurait ramassé ? Elle-
même se disait qu’elle ne voudrait pas toucher un objet traînant par terre, que ce
soit un carnet ou autre chose. Elle a beau être dans un bois, la proximité de la
ville se fait sentir et notamment la pollution et l’incivilité des gens qui jettent tout
et n’importe quoi. « Un carnet trempé au rebord d’un chemin ou d’une rue, -Beurk
!, je ne mettrais jamais ma main sur un truc pareil ! », se répétait-elle. La portion
de bois n’était pas très longue, elle arrivait déjà à proximité des faubourgs de la
ville.
Rien dans la rue des Meuniers. Rien dans l’allée des Grives. Rien dans les rues
suivantes non plus. Des détritus de-ci de-là sur le trottoir, mais pas de carnet.
Rien. Passage par le petit parc. Peut-être qu’en y flânant, Hugo se serait assis sur
l’un des bancs, facilitant ainsi la chute du carnet de sa poche. Le vent se leva à
l’orée du parc et poussait d’un crissement sourd de lourdes feuilles de platane
amassées sur le sol. Son attention s’était abaissée, elle était pensive et décida de
s’asseoir un peu sur un banc.
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Soleil, nuages lourds de pluie et ciel bleu s’entremêlaient rapidement dans le ciel.
Un temps à averses. Rien de bon pour le carnet.
Le bleu de ses yeux laissait transparaître une profonde lassitude. Ce n’était pas le
fait d’un seul événement, de cette histoire de carnet perdu : c’était plutôt un
ensemble, une accumulation d’occasions ratées, d’échecs patents, de demi-
réussites, de petits riens et de grandes choses. Ce découragement, Louise le
sentait en elle. Sa vie sentimentale chaotique (« un joyeux bordel », comme elle
aimait la présenter en plaisantant à ses amies) semblait cependant trouver un peu
d’éclat avec sa rencontre avec Hugo. Ses études inachevées s’articulaient souvent
autour d’un « Pas faite pour ça » en guise de conclusion. Quant à ses parents, ce
n’était guère mieux : en pleine crise de couple, l’un et l’autre trouvaient en Louise
une oreille à qui conter ses malheurs et tous les reproches qu’ils puissent faire à
leur ex-conjoint.
Dans ce fatras, elle aurait aimé y voir un peu plus de brillant, d’espoir et de cette
énergie positive qui donne de l’allant. Elle se trouvait trop jeune pour rester
engluée dans cette atmosphère d’échecs et de doutes. Elle se verrait bien partir six
mois ou un an en Australie pour y travailler. Ou bien au Canada. Ou alors aux
États-Unis ? Elle se débrouillait bien en anglais, voire même très bien : ça ouvre
des horizons de parler une autre langue !
Mais Hugo dans tout ça ? Elle éprouve clairement des sentiments pour lui, son
cœur ne lui mentait pas sur ce point. Cependant, cette relation si jeune risquerait
de pâtir d’un si long séjour à l’étranger. Elle lui a demandé auparavant s’il voulait
la suivre dans une telle aventure, mais il paraissait réticent. Il faut dire qu’il a tout
l’héritage de son père à faire vivre : les rééditions de livres, les interviews, la
gestion des droits d’auteur, etc.
Comment faire lorsque l’amour décide d’assembler de force ces deux chemins ?
Louise a du tempérament, elle sait qu’elle ne pourra pas patienter éternellement.
Le vent s’amplifiait, balançant ses cheveux devant ses yeux. Elle replaça ces
quelques mèches folles derrière son oreille. Ce vent regroupait de plus grandes
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quantités de feuilles mortes à présent : celles qui tombaient des arbres s’ajoutaient
à celles déjà au sol.
Un détail la fit sortir de ses pensées : une forme rouge émergeait d’un tas de
feuilles en mouvement un peu plus loin. Et si c’était le carnet, ce qu’elle aperçoit ?
Le mieux est d’aller vérifier, on ne sait jamais. Elle chassa du pied quelques
feuilles qui recouvraient partiellement cette forme rouge : ce n’était qu’un
prospectus pour un service de maintenance automobile.
Prise d’un instinct joueur, elle décida de marcher dans les feuilles en les charriant
avec les pieds. Outre le bruit agréable et les odeurs de feuilles mortes, ça égayait
un peu sa journée. Et il y en avait sur plusieurs mètres, des amas de feuilles
comme ça. De nouveau des « découvertes » apparaissaient progressivement : de
nouveau un prospectus, puis un emballage de barre chocolatée. « Ce que les gens
sont sales, il y a des poubelles partout dans le parc ! » pensa-t-elle. Un peu plus
loin, encore un emballage en plastique puis une petite feuille en papier visiblement
arrachée à un petit cahier à spirales avec des lignes d’écriture difformes dessus...
Et si c’était ?...
Oui, c’était bien ce à quoi elle pensait : la taille correspond à celle du carnet, elle
reconnaissait également l’écriture bizarre du père de Hugo, il lui avait à plusieurs
reprises montré des manuscrits. « J’y crois pas, mais c’est trop ça ! », s’exclama-t-
elle. Son précieux butin dans la main, elle donna de grands coups de pied dans
tous les tas de feuilles dans l’espoir de trouver le reste, c’est-à-dire le carnet !
Après cinq minutes d’efforts acharnés, elle ne trouva rien de plus. « Le mieux à
faire, c’est de montrer ça à Hugo ! » se dit-elle. Elle pensa d’abord à lui passer un
coup de téléphone puis se ravisa : ce sera encore mieux d’arriver en lui faisant la
surprise, car ça, c’est une sacrée surprise !
Sur le chemin du retour, tout s’accéléra dans son esprit : « J’aurais peut-être dû
chercher plus longtemps ? J’aurais dû appeler directement Hugo pour qu’il me
rejoigne et qu’on cherche encore ? Et au fait, pourquoi cette feuille est arrachée ??
Bah, de toutes manières, trop tard pour changer d’avis, je suis presque arrivée... ».
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Cette découverte, loin d’avoir rassuré Hugo, l’avait poussé vers encore plus
d’agitation.
— Essaye de te calmer un peu. Tiens, bois un peu d’eau. Louise lui tendit un
verre, mais Hugo reprit de plus belle.
— Même si le carnet avait pris l’eau, sous la pluie, le vent n’aurait pas pu arracher
une page comme ça ! Quelqu’un l’a arrachée, c’est sûr !
Louise ne savait plus trop quoi lui dire, elle ne voulait pas empirer la situation.
— C’est peut-être tout simplement un animal qui a fait ça, un chien peut-être ?
— Mais il va faire nuit très bientôt, c’est déjà le crépuscule ! lui rappela Louise.
Écoute-moi, on ira jeter un coup d’œil demain matin avant le boulot, ça te va ?
Hugo se résigna, il irait inspecter le parc à l’aube un peu avant d’aller travailler. Et
s’il ne trouvait rien le matin, il y retournerait après sa journée de travail.
Une recherche qui n’a rien donné. La suivante non plus. Il n’était pas résigné, il
continuera à chercher, mais il s’enfermait dans ses pensées, l’éloignant de l’action.
Ce carnet avait pris une importance toute particulière dans sa vie, car ses
relations avec son père étaient compliquées : beaucoup d’incompréhensions et de
disputes parfois violentes. Son père en souffrait probablement et Hugo en avait
cultivé une forme de remord de son côté. La mort avait laissé de l’inachevé
partout, jusque dans leurs relations.
***
Les jours passaient, il n’abordait plus le sujet, mais était plus mutique qu’à
l’accoutumée. Louise sentait sa blessure, il encaissait mal l’échec. Voilà une
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histoire de famille qui resterait comme une plaie ouverte au lieu de cicatriser. «
Tout ça pour quelques feuilles de papier... » se disait-elle en tenant la fameuse
feuille retrouvée dans sa main. « Et même si on le retrouvait, ce carnet, il faudrait
déchiffrer son contenu, c’est à peine si on reconnait des lettres là-dedans ! Là,
c’est quoi, c’est un "s", un "o", un "a", un "n" ?? Et ça c’est quoi, juste un trait tout
plat, c’est supposé être un "m" ? Ça pourrait être n’importe quoi, en fait... Et le
reste, tout est tordu, tremblant, même pas d’espaces entre les mots, pfff ! »
Hugo avait réussi la veille à décrypter des mots et des bribes de phrases : ici on
reconnait le nom de tel ou tel personnage. Il semble aussi que le personnage
principal, Alain, fasse un voyage en avion.
Plus tôt dans l’histoire (qui avait été soigneusement tapée sur l’ordinateur), Alain
était supposé se rendre un jour en Sicile pour y vivre un peu la vie sicilienne et
chasser de son esprit la morosité de l’automne humide et chargé de décrépitude de
sa région.
Alain y avait là-bas un vieil ami, Luca. Ils s’étaient connus à Paris dans leur vie
étudiante et avaient noué une forte amitié, contrariée par un triangle amoureux
autour de la même femme, conduisant à la séparation de leurs routes. Ils ne
s’étaient plus parlé depuis, mais Alain avait retrouvé la trace de Luca sur
Facebook et planifiait d’aller lui rendre visite, sans le prévenir, dans le cadre d’un
séjour d’au moins un ou deux mois pour bien visiter l’île et s’imprégner de la vie
locale. Peut-être même y resterait-il plus longtemps s’il venait à s’y plaire.
L’important de toutes manières étant d’être loin du froid et de la grisaille. Tant
qu’il avait avec lui son ordinateur portable et un accès internet, il pouvait
travailler de n’importe où.
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D’après Hugo, ce carnet était supposé apporter la conclusion du livre de son père,
il devait sûrement y avoir une fin forte en Sicile, un événement marquant, quelque
chose qui ne tiendrait pas en trop de pages, deux ou trois dizaines tout au plus,
mais qui capterait l’attention du lecteur jusqu’au bout...
Et si le but premier d’Alain en allant en Sicile était de retrouver une trace de cette
Gisèle ? De la revoir ? Quand Alain et Luca s’étaient éloignés l’un de l’autre, Gisèle
avait suivi Luca. Elle s’appelait Gisèle Martin, un nom très courant, impossible à
retrouver sur Facebook. Par contre, Luca Di Luzio, c’est plus simple à retrouver, il
n’y en a pas 36 ! Pour peu que le profil de ce Luca soit masqué ou qu’il n’y ait pas
d’informations personnelles affichées sur son profil, notamment au sujet de sa vie
de couple, Alain pouvait tout à fait s’imaginer que Luca serait encore avec elle. Ou
bien il pourrait au moins lui fournir des informations la concernant, sur ce qu’elle
est devenue et comment la contacter.
Peut-être que Luca lui annoncerait une triste nouvelle : la mort de Gisèle il y a
bien longtemps. Ou bien sa rupture d’avec elle et la douloureuse absence de
nouvelles de sa part. Luca lui montrerait des photos d’elle et peut-être même
sortirait une vieille boîte avec plein de photos et de lettres. Et dedans, une lettre
destinée à Alain, dans une enveloppe qui n’a jamais été ouverte. Ni envoyée...
Alain demanderait à Luca s’il peut récupérer cette lettre, Luca acquiescerait,
avouant n’avoir jamais osé l’ouvrir. Une fois cette lettre en main, qu’en ferait-il ? Il
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ne l’ouvrirait pas devant son hôte par pudeur, sans doute. Oserait-il seulement
l’ouvrir ?
« Non, non, non, ce serait une imposture pure et simple ! Je ne peux pas faire ça !
Par contre, que faire si c’était ce carnet qui l’empêchait de faire le deuil de son père
? Il va falloir qu’il accepte qu’il est parti, c’est sans retour, irrémédiable ! Ce
carnet, depuis qu’il l’a découvert, tout son travail de deuil est tombé en miettes ! Il
faut qu’Hugo accepte la situation telle qu’elle est, c’est tout. Son père ne reviendra
pas, le carnet non plus ! »
Cet éclair de lucidité lui fit réaliser qu’elle devrait parler ouvertement à Hugo de
tout cela : ce carnet l’empêche de faire son deuil ou du moins, le fait replonger
dans un état toxique pour son bien-être émotionnel. Ce qui impacte ses proches
aussi, Louise en tête. À moins que le temps ne finisse par apaiser cette blessure.
Louise se sentait perdue.
***
Les jours passèrent, l’automne voyait ses derniers atours partir en lambeaux et
s’affaissait sous le poids des premières offensives de l’hiver : le froid se faisait plus
intense, le soleil s’effaçait devant des cortèges de nuages toujours plus nombreux
jusqu’à recouvrir le ciel d’une palette uniforme de gris retombant sur terre sous
forme d’un lent brouillard. L’adieu aux couleurs flamboyantes de l’automne avait
été prononcé, place à l’hiver, triomphant.
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C’était un lundi, un peu avant 19 heures. Il avait beaucoup plu ce jour-là, la pluie
n’ayant cessé de s’abattre qu’en début de soirée. Quelqu’un frappa lourdement à la
porte d’entrée. Surprise, Louise se dirigea vers la porte, un peu hésitante. Hugo ne
devait rentrer que vers 20 heures, elle n’attendait pas de visiteurs.
— Excusez-moi de vous déranger. Est-ce que Hugo est là, s’il vous plaît ? Je suis
passé chez sa maman, c’est ma voisine. Elle m’a dit que je pourrais le trouver ici.
— Euh oui. Il passe plus de temps ici maintenant, mais euh... Là il n’est pas là, il
est chez des amis. C’est quelque chose d’important ? Vous voulez que je l’appelle ?
— Oh, juste une petite affaire un peu spéciale ; à vrai dire, je me sens un peu bête,
mais bon. Je repasserai un autre jour, dans ce cas, lui répondit-il.
— Quelle petite affaire ? Louise se demandait bien ce que tout cela signifiait. Il
paraissait peu sûr de lui et un peu confus.
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— C’est ma petite fille Anita qui a dû trouver ça dans le parc. Et comme ses
parents sont passés me rendre visite ensuite, elle était occupée à gribouiller
dessus et l’a laissé chez moi. J’ai de bonnes raisons de penser que...
— Oui, tout à fait, je suis content de vous l’entendre dire, j’avais peur de passer
pour un vieux fou !
— Oooh, vous savez donc la fin du roman ? l’interrompit-elle. Ce carnet, son papa
le remplissait, même lorsqu’il était à l’hôpital. Son écriture avait d’ailleurs empiré
avec la maladie.
— Oui, en déchiffrant l’écriture, j’ai compris qu’il s’agissait d’une histoire même si
je n’en avais pas le commencement. Et après plusieurs relectures, j’ai reconnu le
style d’écriture de Gérard. Et comme j’ai un exemplaire dédicacé de son précédent
roman dans ma bibliothèque, j’ai comparé les deux écritures et ai vite identifié les
similitudes, même si sur le carnet les traits sont plus irréguliers et difformes. Mais
dans tous les cas, on reconnait sa façon d’écrire les voyelles, par exemple regardez
ici, un "a" ici et là un « e », et là un « o » avec toujours la même façon de les
boucler.
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pour finir son roman « Avant l’hiver ? ». Monsieur Duranteau commençait à se
noyer dans des détails sans importance sur la façon dont les boucles des « l » sont
formées. Elle ne le laissa pas finir sa phrase : « Monsieur Duranteau, merci mais...
Et l’histoire ? Que raconte-t-elle ? Comment ça se finit ? ». Louise voulait savoir
tout, tout de suite. Est-ce que la vraie fin est proche de ce qu’elle avait imaginé ?
— Et... Pas grand chose, en fait. Arrivé à la rencontre avec Luca, Gérard semble
avoir totalement perdu le fil de son histoire et y raconte ses craintes face à la mort,
face à son incapacité à conclure ce dernier chapitre de l’histoire, à y poser une fin,
tout comme à conclure ce chapitre de sa propre vie, j’imagine. Le style y devient
plus confus, il y tient des propos amers sur la vie... La maladie, les médicaments,
tout ça n’aide pas à y voir clair... Il n’y a pas de fin proprement dite à l’histoire, en
tous cas...
Le visage de Louise laissait apparaître une réelle déception. Le carnet n’avait pas
de fin...
Le vieil homme prit congé et retourna dans les ténèbres, l’éclairage public n’étant
pas encore installé dans cette rue excentrée et isolée, cerclée en partie par les bois.
Louise resta muette quelques instants, hébétée, le précieux carnet à la main.
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Louise n’avait pas pu s’empêcher d’aller jusqu’au bout de l’histoire qu’elle avait
imaginée pour conclure ce roman. Elle avait tout posé par écrit. Elle avait
développé l’idée du voyage en Sicile dans l’idée d’en apprendre plus sur Gisèle. La
fameuse lettre restée en attente également.
Elle sentait le curieux de la situation, ayant dans une main son faux carnet à elle,
avec une écriture imitée et une fausse histoire, la sienne ; et l’autre carnet, le vrai,
l’original qui restera à jamais inachevé.
Elle fut prise d’un léger vertige quand elle réalisa que Hugo n’allait probablement
pas tarder à rentrer. Sa fin à elle avait une touche d’espoir : dans cette lettre,
Gisèle y confiait à Gérard qu’elle avait des sentiments pour lui, qu’elle savait qu’il
l’aimait, mais que la vie la destinait à être ailleurs. Elle voulait partir de Paris et
voir le monde. Luca était sa porte de sortie, son ouverture au voyage et à la liberté.
Louise appréciait cette idée, car c’est ce qu’elle ressentait par rapport à Hugo.
Pour Alain, la lecture de cette lettre lui fit ressentir un sentiment amer dans le
déroulement des choses, d’un amour qui ne s’est jamais réalisé ; mais aussi le
sentiment plus doux de savoir qu’elle l’aimait. Que ce n’était pas à sens unique,
qu’il y avait cette réciprocité des sentiments. Une note d’espoir et de réconfort pour
ce personnage à l’aube d’un long hiver ; un bourgeon de printemps avant l’heure
qui s’ouvre sur un arbre qu’on croyait déjà mort.
De cette simple page déchirée, Louise avait pris le temps d’analyser l’écriture du
romancier et de l’imiter sur tout un carnet en y narrant sa vision de l’histoire. Elle
aimait sa vision des choses, même si ce n’était qu’une imposture. Et elle avait mis
tout ça par écrit. Mais que faire maintenant que le père d’Hugo n’avait pas apporté
de fin à son roman ? Et qu’en plus de ça, le carnet n’y renferme qu’à la fin que des
propos amers sur la vie ?
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Il s’avança et le saisit. « Mais... Mais ! Comment as-tu ?... C’est bien le carnet ! »,
dit-il, ému.
Ayant repris ses esprits, elle cacha vite fait l’autre carnet dans le tiroir du petit
meuble, elle se rappela désormais distinctement de ce qu’elle tenait et dans quelle
main. Elle sentait qu’il était trop tard pour reculer, trop tard pour expliquer à
Hugo qu’en fait c’est plus compliqué que ça en a l’air, qu’il y a un autre carnet, un
faux carnet qu’elle a écrit, que l’histoire de son père n’avait pas de fin, que donc le
livre ne sortira donc jamais, que toute cette situation est très confuse, mais s’il lui
laisse le temps de lui expliquer pourquoi et comment, il comprendra peut-être et
lui pardonnera cette folle idée qu’elle a eu...
Mais Hugo avait déjà pris le carnet qu’elle tenait dans sa main gauche. Il était
enthousiaste, il n’avait plus à s’en vouloir d’avoir perdu le carnet. Son sourire
montrait son soulagement.
27
I. Trouvez dans le texte les synonymes des mots suivants.
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définitif (p.22) - _______________
le discernement (p.22) - _______________
vif (p.22) - _______________
tremblant (p.23) - _______________
renfermé (p.23) - _______________
soigneusement (p.23) - _______________
griffonner (p.24) - _______________
le litige (p.25) - _______________
l’ obscurité (p.25) - _______________
hagard, vide (p.25) - _______________
un étourdissement (p.26) - _______________
l’ avancement (p.26) - _______________
le commencement (p.26) - _______________
l’ apaisement (p.27) - _______________
en guise de - ________________________________________________________________
faire preuve de - _____________________________________________________________
d’un coup - _________________________________________________________________
par endroits - _______________________________________________________________
mettre en place - ____________________________________________________________
de plus belle - _______________________________________________________________
passer au peigne fin - _______________________________________________________
en tête - ____________________________________________________________________
à moins que - _______________________________________________________________
partit en lambeaux - _________________________________________________________
à l’aise - ____________________________________________________________________
n’écouter que d’une oreille - _________________________________________________
la présence d’esprit - ________________________________________________________
s’en vouloir - _______________________________________________________________
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III. Quels choix auriez-vous effectué à la place des personnages ? Voici un
petit questionnaire pour voir quels sont vos traits de personnalité !
1. Vous êtes Louise. Vous êtes sur le point de partir faire quelques courses (et
d’inspecter une fois de plus le chemin). Que dites-vous à Hugo ?
2. Vous êtes Louise et découvrez cette feuille déchirée dans le parc, que décidez-
vous de faire ?
3. Vous êtes Hugo. Louise vient de rapporter une feuille du carnet qu’elle a trouvé
dans le parc. Vous êtes impatient de repartir à la recherche du carnet. Que dites-
vous à Louise ?
a) « Oh, super ! J’irai faire un tour au parc demain matin à l’aube avant le
travail ! » !
b) « Quelle découverte, c’est formidable ! Et merci d’avoir continué les recherches
de ton côté ! »
c) « Incroyable ! Je sais qu’il va faire bientôt nuit et que tu es fatiguée, mais prends
des lampes torches, on part tout de suite pour le parc ! »
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4. Que feriez-vous à la place de Luca face à l’arrivée d’Alain ?
6. Vous êtes Louise. Hugo vient d’arriver et voit votre carnet dans votre main. Que
lui dites-vous ?
a) La vérité. Ce carnet n’est pas celui de son père, c’est elle qui l’a écrit. Vous lui
tendez de l’autre main le vrai carnet et lui expliquez son contenu en sachant que
Hugo va être déçu.
b) Vous souhaitez préserver Hugo de toute tristesse inutile, vous ne dites rien et le
laissez s’imaginer qu’il tient dans la main le carnet de son père. Vous détestez
mentir, mais c’est un mal pour un bien.
c) Vous ne voulez pas avoir écrit la fin de l’histoire pour rien et vous lui expliquez
fièrement que vous avez retrouvé le carnet de son père dans le parc. Face à un tel
enthousiasme, Hugo va être heureux !
Question 1 : Question 2 :
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Question 3 : Question 4 :
Question 5 : Question 6 :
Vous avez les pieds sur terre et des principes. C’est important pour vous de dire
franchement ce que vous pensez et les gens apprécient votre sincérité et votre
honnêteté !
Vous êtes une personne généreuse et altruiste : votre bonheur passe souvent par
celui des autres. Parfois, vous n’osez pas toujours dire ce que vous pensez, par
pudeur ou par peur de heurter la sensibilité de votre interlocuteur. Les gens
apprécient votre bonne humeur et votre optimisme !
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SOLUTIONS :
A1
I.
la vue : les couleurs de l’automne (le jaune, le rouge et le marron), des paysages
magnifiques, les rayons de soleil, le jeu des flammes, la forêt, la jardin
le goût : la soupe de citrouille, une omelette (des œufs, des champignons, du
beurre, du lait, du sel et du poivre), une tarte aux pommes
l’odorat : des odeurs appétissantes, l’odeur du bois.
l’ouïe : le vent qui souffle, le crépitement du feu (ce bruit), le chat qui ronronne, la
sonnette de la porte
le toucher : caresser le chat, bien veloutée, le froid automnal, le canapé
confortable, le fauteuil accueillant
II.
1. L’action se passe en automne (fin septembre) dans une maison.
2. De l’autre côté de la fenêtre, il y a un jardin et plus loin une forêt.
3. Un chat habite avec maya, il s’appelle Gaspard.
4. Maya prépare une soupe de citrouille, une omelette aux champignons et une
tarte aux pommes.
5. Dans le salon, il y a un fauteil, une cheminée, un canapé, une bibliothèque avec
des livres, deux fenêtres
6. Ce sont le fils de Maya et sa femme.
7. Maya est une femme mature, elle a un fils. Elle habite avec son chat Gaspard.
Peut-être que son mari est mort ou ils ne sont plus ensemble. Elle sait profiter des
petits plaisirs comme le crépitement du feu et elle aime le confort de sa maison.
Elle sait cuisiner. Elle semble patiente et tranquille.
A2/B1
I.
journée, cordes, dormir, retard, peluche, divorce, pluvieux, concentrés,
monologue, répondre, voisin, cahier, écrire, contente, fidèle
II.
Halloween, les araignées, les chauve-souris, terrifiant, une sorcière, un vampire,
un bruit inattendu, sursauter, trembler, devenir pâle, pousser un cri, "leurs
jambes étaient de coton", effrayant, se cacher, l’affolement, le bruit de la tempête,
horrifique, une sensation de froid, la panique, glacer le sang, un monstre, un cri
aigu, hurler, la terreur, effrayé, faire peur
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III.
1. Ses parents ont divorcé et la mère a décidé de revenir dans sa ville natale.
2. Rosie aime dessiner et créer des histoires.
3. La sonnerie annonçant la pause déjeuner.
4. Rosie est invitée chez Natie pour fêter ensemble Halloween.
5. C’est sa mère.
6. Des araignées en plastique, une guirlande de chauve-souris en papier, une
citrouille sculptée, des accessoires pour se déguiser, des bonbons.
7. Agnès va chez son petit-ami Marc.
8. C’est un bruit fort et inattendu.
9. Elles se cachent sous le lit.
10. Rosie se lie d’amitié avec Natie et Bibi; elle récupère un chat.
11. trois amies: Rosie, Natie et Bibi; le chat, la mère de Rosie, Agnès - la soeur de
Natie, Madame Lamoureux
B2/C2
I.
un cahier - un carnet rendre agréable - égayer
se montrer furieux - enrager un trophée - un butin
non fini - inachevé changer d’avis - se raviser
rapide, violent - foudroyant se détacher - se décrocher
un livre - un bouquin silencieux - mutique
dérégler - détraquer supporter - encaisser
diminuer - atténuer l’abattement - la morosité
observer attentivement - scruter le déclin - la décrépitude
la détresse, la confusion - le désarroi le temps gris - la grisaille
se laisser tomber - s’affaler déçu, désenchanté - dépité
des cigarettes - des clopes l’ engourdissement - la torpeur
la misère - le dénuement la recherche - la quête
un blâme, une réprobation - un reproche sans énergie - avachi
un amas confus - un fatras une tromperie - une imposture
réservé, hésitant - réticent définitif - irrémédiable
augmenter - s’amplifier le discernement - la lucidité
une brochure - un prospectus vif - flamboyant
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tremblant - chevrotant hagard, vide - hébété
renfermé - taciturne un étourdissement - un vertige
soigneusement - méticuleusement l’ avancement - le déroulement
griffonner - gribouiller le commencement - l’aube
le litige - le contentieux l’ apaisement - le soulagement
l’ obscurité - les ténèbres
1
1
LE CHAMPS LEXICAL DE L’AUTOMNE :
frais - fresh
froid - cold
l’imperméable - a raincoat
2
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