Information et Systèmes de Décision
Information et Systèmes de Décision
La notion d’information
A. INFORMATION ET DÉCISION 2h
Le coeur de la gestion réside dans la prise de décision. Chaque instant, à tous les niveaux de
l’entreprise, de nombreuses décisions sont prises. L’information est le préalable à toute prise de décision :
décider, c’est convertir des informations en action ! Ainsi, à partir d’une analyse du marché et des besoins
des consommateurs, un manager va-t-il décider de lancer un produit ?
Si de bonnes informations ne garantissent pas de prendre de bonnes décisions, on peut légitimement
craindre qu’avec de mauvaises informations, la prise de décision soit défectueuse.
Igor Ansoff distingue trois grandes familles de décisions :
∙ les décisions stratégiques qui sont prises par les dirigeants situés au sommet de la hiérarchie, qui
conditionnent souvent le long terme et qui se révèlent pour partie irréversibles. Elles concernent
l’entreprise et son environnement ;
les décisions tactiques qui concernent la gestion des ressources: obtenir un financement, embaucher ;
∙ les décisions opérationnelles qui concernent la vie courante de l’entreprise : lancer un
réapprovisionnement, résoudre un conflit client. Herbert Simon a modélisé la façon dont les individus
traitent l’information et finissent par prendre des décisions : on parle de modèle IMC.
Ce modèle distingue trois étapes :
∙ intelligence : il s’agit ici de comprendre en recueillant toutes les informations possibles sur l’entreprise
et son environnement ;
∙ modélisation : ici, les informations recueillies vont être traitées – les décideurs vont ensuite rechercher
les solutions envisageables ;
∙ choix de la meilleure solution compte tenu des contraintes.
L’information s’inscrit dans un processus cumulatif aboutissant à distinguer données, informations,
connaissances, voire sagesse
.
––
Une donnée (on parlera de data en anglais) est le résultat direct d’une mesure. Elle peut être collectée par
un outil de supervision, par une personne ou être déjà présente dans une base de données. Une donnée
seule ne permet pas de prendre une décision sur une action à lancer.
Une information est une donnée à laquelle un sens et une interprétation ont été attribués.
Une information permet à un responsable opérationnel de prendre une décision sur une action à mener.
La connaissance est le résultat d’une réflexion sur les informations analysées, en s’appuyant sur ses
expériences, ses idées, ses valeurs, les avis d’autres personnes consultées, sa propre expertise et celle de
ses pairs.
La connaissance permet aux responsables de confronter les informations au contexte de l’organisation et à
d’autres contextes externes à l’organisation afin d’avoir une meilleure connaissance et une interprétation
élargie des phénomènes mis en lumière par ces informations.
La sagesse est l’étape ultime de la démarche et permet d’aboutir à un état d’esprit général de discernement
final sur la nature des décisions à prendre.
Cette faculté est rencontrée chez les responsables seniors de l’organisation et est souvent issue d’une
grande expérience.
Un directeur du système d’information découvre les statistiques de défaillances du mois écoulé :
Attention
En aucun cas, il ne faut confondre donnée avec information et information avec connaissance. Une donnée
(un mot, un son, un chiffre) constitue la matière première de l’information. Ce n’est pas une information,
elle le devient par le sens que lui donne celui qui l’utilise.
DONNEE + TRAITEMENT + CONTEXTE D’UTILISATION = INFORMATION
Les données peuvent alors prendre du sens, et l’information est susceptible d’apporter un renseignement,
une connaissance. Information + raisonnement = connaissance La connaissance suppose donc, en plus de
l’information, un raisonnement qui permet aux individus de faire des associations, des regroupements, des
généralisations. La connaissance est un ensemble de notions et de principes qu’une personne acquiert par
l’étude, l’observation ou l’expérience et qu’elle peut intégrer à ses acquis antérieurs. C’est une
accumulation d’informations analysées et interprétées qui constitue un véritable capital.
Une information est une connaissance élémentaire qui a un sens pour celui qui la mémorise, la
stocke et l’utilise.
II. La notion de système
A. DÉFINITION DU SI
Le SI est un ensemble organisé de méthodes, de moyens humains et de matériels destinés à :
∙ collecter : saisir manuellement ou automatiquement ;
∙ traiter : transformer l’information pour répondre aux attentes ;
∙ mémoriser : enregistrer et stocker de l’information ;
∙ transmettre ou diffuser les différents types de données nécessaires au fonctionnement d’une
organisation.
Le SI est constitué de l’ensemble des éléments permettant la gestion, le stockage, le traitement, le
transport et la diffusion de l’information au sein d’une organisation ; dans le cadre de cette unité
d’enseignement il s’agit d’une entreprise.
L’architecture d’un SI comprend :
∙ un ensemble de « composants » de type informatique : matériels, logiciels, réseaux, bases de données,
procédures techniques (articulation entre les traitements manuels et automatisés) ;
∙ un ensemble de « composants » humains : les utilisateurs (qui utilisent le système pour l’exécution de
leurs tâches) ou les spécialistes des systèmes d’information qui les conçoivent, les implantent ou les
administrent ;
∙ des données : signes, symboles qui résultent directement de l’observation des faits.
Il est possible de préciser davantage en donnant quelques éléments plus techniques. Le SI est constitué des
données utilisées par l’entreprise et d’un ensemble cohérent et structuré de moyens (procédures, matériel,
logiciel, personnel informaticiens, personnels « métier » ou personnel utilisateur) qui permettent
d’effectuer des opérations sur des données d’acquisition ou de collecte, de traitement, de stockage et de
diffusion en supportant les formats que peuvent prendre les informations, c’est-à-dire du texte, de l’image
ou tout support multimédia (sons, vidéo, etc.).
Un SI est donc bien différent du seul système informatique puisqu’il intègre, en plus, les moyens humains
et les données.
Le SI existe quel que soit le contexte organisationnel : qu’il concerne un utilisateur isolé, un groupe de
personnes, une organisation ou plusieurs organisations distinctes, que le cadre soit individuel, collectif,
organisationnel ou inter organisationnel.
Son coût oscille souvent entre 1 et 5 % du chiffre d’affaires. Le SI doit être efficient, améliorer la qualité
de l’information. Celle-ci se doit d’être rapide, efficace, c’est-à-dire utilisée, et doit satisfaire les
utilisateurs. Le SI doit avoir un impact réel sur la décision, il doit accroître la performance de la décision,
et ainsi apporter une meilleure rentabilité globale du système.
Les composantes d’un système sont :
∙ son système opérant ;
∙ son système de pilotage ;
∙ son SI.
Le système opérant (ou système d’exécution) exécute les tâches qui permettent de faire fonctionner le
système. Il transforme un flux physique d’entrée (matières premières, flux financier) en un flux physique
de sortie (produits finis, flux financier).
Exemple
Dans une chaîne de montage d’automobiles, le système opérant est constitué d’employés et/ou de
machines telles que des robots.
Le système de pilotage (système de commande, système de gestion) coordonne le fonctionnement du
système. Il décide de ses réactions et de ses orientations à la connaissance d’événements provenant des
autres systèmes, de l’environnement du système ou de lui-même.
Exemple
Les dirigeants d’une entreprise (direction générale, direction commerciale, direction de production…)
constituent le système de pilotage de celle-ci.
Le système d’information permet, d’une part, au système opérant et au système de pilotage de
communiquer entre eux et de communiquer avec l’environnement du système et, d’autre part, de traiter et
gérer les données communiquées et résidentes.
Nous pouvons représenter la structure générale d’un système par le schéma ci-après :
Le modèle MCD
Le modèle conceptuel de données (MCD) est un modèle graphique qui a pour but de décrire les données
qui seront utilisées dans la future BDD. Le MCD décrit la sémantique c’est-à-dire le sens attaché à ces
données et à leurs rapports et non à l’utilisation qui peut en être faite. Cette section présente les différentes
notions liées à un MCD.
Entité
Définition
Une entité est une classe d’objets homogènes ayant une existence propre par rapport au réel modélisé.
Exemple Exemples d’entité manipulées par le réel de la scolarité de l’école : l’entité "Étudiant", l’entité
"Groupe", l’entité "Enseignent", etc.
Représentation graphique Dans un MCD, une entité est représentée par un rectangle ayant deux cases. La
case supérieure contient le nom de l’entité.
Association
Définition Une association est une liaison qui va lier un certain nombre d’entités dans le réel modélisé.
Exemple Dans le réel de la scolarité, il y a par exemple une association entre l’entité "Étudiant" et l’entité
"Groupe", car il est important de savoir l’appartenance d’un étudiant à son groupe. Il pourrait y avoir une
association entre l’entité "Étudiant" et l’entité "Enseignant", sauf qu’il serait plus intéressant qu’il y ait
association entre l’entité "Groupe" et l’entité "Enseignant". La liaison entre un "Enseignant" et un
"Étudiant" serait alors représentée mais de manière indirecte (Enseignant ↔ Groupe ↔ Étudiant).
Représentation graphique Dans un MCD, une association est représentée par une forme ovale ayant deux
cases (ou une seule, voir la section "Propriété"). La case supérieure contient le nom de l’association. Le
nom de l’association est souvent un verbe ou bien la concaténation des noms des entités liées par
l’association. Chaque lien qui relie une association à une entité est appelée branche.
Remarques
— Le nombre de branches d’une association est dit dimension de cette association. Ainsi :
— Une association à dimension 2 est dite binaire.
— Une association à dimension 3 est dite ternaire.
—...
— Une association à dimension n est dite n-aire.
— Une association peut lier une entité à elle même. Dans le cas où cette association possède uniquement
des branches vers cette entité, elle est dite réflexive.
Exemples Les deux associations "appartenir" et "enseigner" de l’exemple précédent sont des associations
binaires, étant donné que chacune d’elles lie exactement deux entités. Si on considère que chaque étudiant
pourrait faire partie d’un même binôme avec un autre étudiant tout au long de l’année, alors cette
information pourrait être représentée par une association réflexive "binôme" qui va lier l’entité "Étudiant"
à elle-même. Si on voulait maintenant préciser, dans notre MCD, le module enseigné par un certain
enseignant à un certain groupe, alors l’association binaire "Enseigner" se transformerait en association
ternaire qui lierait les 3 entités "Enseignant", "Groupe" et "Module".
Cardinalité
Définition Une cardinalité traduit la participation des occurrences d’une entité aux occurrences d’une
association [1]. C’est un couple de valeurs (min, max) que l’on va attacher à une entité par rapport à une
association. Pour identifier ces valeurs, on se pose les deux questions suivantes :
— Cardinalité minimale (min) : une occurrence quelconque de cette entité va participer à un minimum de
combien d’occurrences de cette association ? — Cardinalité maximale (max) : une occurrence quelconque
de cette entité va participer à un maximum de combien d’occurrences de cette association ? Remarque Par
convention la valeur min sera mise à 0 ou bien à 1, et la valeur max sera mise à 1 ou bien à n, de la
manière suivante : — Lorsque la réponse à la question pour identifier la cardinalité minimale : ( = 0 alors
min ← 0 > 0 alors min ← 1 — Lorsque la réponse à la question pour identifier la cardinalité maximale : (
= 1 alors max ← 1 > 1 alors max ← n Représentation graphique Les cardinalités sont placées au niveau
des branches des associations du coté des entités concernées
Le modèle MLD
Une fois le MCD construit et normalisé, nous pouvons passer la construction du modèle logique de
données (MLD) d’une BDD, avant d’arriver à l’étape d’implémentation. Pour cecours, le MLD sera basé
sur le modèle relationnel et sera composé d’un ensemble de tables (appelées aussi relations, d’où le nom
du modèle relationnel), qui sont des tableaux à deux dimensions.
Terminologie
Table Tableau à deux dimensions. Appelé aussi relation.
Tuple Chaque ligne dans une table est appelée un n-uplet ou tuple. Il ne peut pas y avoir deux tuples
identiques dans une même table ;
Attribut Le titre de chaque colonne dans une table est appelé attribut ;
Composant Une donnée à l’intersection d’une ligne et d’une colonne est appelée composant du tuple ;
Domaine Un domaine d’un attribut est la plage de valeurs qui peuvent être prisespar les composants
appropriés ;
Schéma de table Une table T avec une liste d’attributs A1, A2, . . . , Am sera décrite parson schéma :
T(A1, A2, . . . , Am);
Schéma d’une BDD Le schéma d’une base de données est l’ensemble des schémas des tables de cette
base de données ;
Clé primaire Une clé primaire est un attribut ou un ensemble d’attributs d’une table qui permet
d’identifier les tuples de cette table de manière unique. Elle est soulignée par un trait continu ;
Clé étrangère Une clé étrangère est un attribut ou un ensemble d’attributs d’une table qui est à l’origine clé
primaire d’une autre table. Elle permet donc de relier les tables. Pour toute valeur de clé étrangère dans
une table, il doit y avoir une valeur de clé primaire correspondante dans la table d’origine. Une clé
étrangère peut être marquée par le symbole *, ou elle peut être soulignée par un trait pointillé.
Passage d’un MCD vers un MLD
Pour le passage d’un MCD vers un MLD, il y a lieu d’exécuter les étapes suivantes :
1. En ce qui concerne les entités du MCD :
— Toute entité se transforme en table dans le MLD.
— Ses propriétés deviennent attributs de la table dans le MLD.
— Son identifiant est la clé primaire de la table dans le MLD.
2. En ce qui concerne les associations :
(a) Pour une association de type père-fils :
— L’identifiant de la table père est ajouté comme attribut à la table fils et sera clé étrangère.
— Les propriétés de l’association sont aussi ajoutées comme attributs à la table fils.
(b) Pour une association de type père-père :
— L’association se transforme en table dans le MLD.
— Les identifiants des entités liées sont attributs de la nouvelle table et joueront chacun le rôle de clé
étrangère. Les deux ensemble forment la clé primaire de la table.
— Les propriétés de l’association sont des attributs dans la nouvelle table.
(c) Pour une association de type fils-fils : une telle association est traitée au cas par cas selon l’importance
des entités liées et le pourcentage de participation des entités à l’association.
Remarque Les associations ternaires ou d’une dimension plus importante sont traitées avec le même
principe que ci-dessus.
Exemple Reprenons l’exemple du MCD de la scolarité vu précédemment :
Ce MCD contient 4 entités. Le MLD correspondant contiendra donc au moins les 4 tables
suivantes :
— Étudiant
— Groupe
— Enseignant
— Module
En ce qui concerne les associations :
— L’association père-fils "appartenir" : la table de l’entité fils prendra l’identifiant de son
père comme clé étrangère ;
— L’association père-père "évaluer" : se transformera en une table ;
— L’association ternaire "enseigner" : peut être traitée comme une association père-père étant donné que
toutes les cardinalités max sont à n. Elle se transforme donc en une nouvelle table ;
— L’association réflexive fils-fils "binome" : la table "Étudiant" prendra "numInscriptionBinome" comme
clé étrangère, étant que les cardinalités min sont à 1 sur les deux branches de l’association (chaque
étudiant formera un binôme avec un autre étudiant).
Le MLD produit est alors :
— Étudiant(numInscription, nomEtu, prénomEtu, dateNaissance, codeGroupe*, numInscriptionBinome*)
— Groupe(codeGroupe)
— Enseignant(numEns, nomEns, prénomEns, grade)
— Module(codeModule, intituléModule, volume)
— évalué(numInscription*, codeModule*, note)
— enseigner(numEns*, codeModule*, codeGroupe*)
Chapitre Introduction aux processus
I. Définition
Un processus est défini comme un ensemble d’activités qui utilise des ressources pour transformer des
éléments entrants en éléments de sortie. Un processus utilise les différentes ressources disponibles :
∙ les ressources matérielles ;
∙ les ressources humaines ;
∙ les ressources informationnelles.
Le résultat attendu d’un processus est un produit ou un service dont va bénéficier un client ou un
utilisateur. Le processus est reproductible et constitue donc la base sur laquelle une organisation,
l’entreprise, une administration ou tout autre acteur s’appuie pour exister et créer de la valeur.
Dans la pratique, au sein d’une organisation, de nombreux processus peuvent s’enchaîner les uns aux
autres : les entrées d’un processus peuvent alors provenir soit de l’extérieur, soit d’un autre processus
(processus amont), tandis que les sorties d’un processus peuvent concerner l’extérieur ou un processus
aval.
Une approche par les processus consiste donc à réaliser des activités complémentaires dans le but de
satisfaire des utilisateurs. Cela peut sembler évident, mais il n’en est rien ! En effet, cette façon de
procéder ne correspond pas à l’organisation traditionnelle de la plupart des entreprises : en général, ces
entreprises sont organisées autour de fonctions qui chacune se consacrent à des tâches précises. On parle à
ce titre de structure hiérarchico-fonctionnelle.
MANAGEMENT SI
Chapitre L’Organisation et les Systèmes d’Information
L’ORGANISATION
Les Organisations (administrations, collectivités, associations, entreprises, sociétés…) ont toutes :
Exemple : Pour assurer la distribution d’un produit à un client (processus de vente), un distributeur doit tout d’abord s’approvisionner et passer
des commandes auprès de fournisseurs (des ressources humaines formées vont appliquer une série de procédures). A cette occasion, les
utilisateurs du S.I vont collecter certaines informations via un logiciel, par exemple un Progiciel de Gestion Intégré. Ce logiciel nécessite des
ressources matérielles pour fonctionner (un réseau, des serveurs, une base de données, des ordinateurs…).
Les données saisies sont ensuite traitées de façon manuelle ou idéalement de façon automatique, lorsque cela est possible. A chaque
modification, les données sont automatiquement mémorisées. Les informations sont affichées à la demande en fonction des besoins préétablis
par la hiérarchie : la diffusion est définie en fonction des responsabilités de chacun. Cela signifie que chaque utilisateur doit posséder un rôle.
Par exemple, le comptable stagiaire aura accès aux informations comptables pour évaluer la comptabilité de l’organisation, mais il n’aura pas
accès aux informations de secret de fabrication confidentiel du service R&D. Il aura accès à son propre relevé d’heures, mais ne pourra
malheureusement pas disposer du planning de la secrétaire du service voisin, aussi jolie soit-elle…
Les informations synthétisées permettent de piloter l’organisation et de coordonner les activités opérationnelles telles que la gestion des
achats, la facturation, la gestion de la chaine logistique…
Le processus de vente est un processus Métier : il est composé de différentes étapes, d’activités. Le nouveau commercial va devoir se former aux
exigences de l’organisation, et appliquer à la lettre les procédures indiquées par son responsable.
D’un point de vue Fonctionnel, pour exercer son métier, notre commercial s’appuiera sur les ressources humaines : il a besoin de ses collaborateurs
pour répondre aux besoins de ses clients. Par ailleurs, au travers des missions et des objectifs qui lui sont attribués par voie hiérarchique, il possède
des responsabilités. Enfin, il va appuyer ses propositions à partir d’informations possédées par l’organisation (le fichier client de l’entreprise, le
planning, le catalogue, les tarifs…)
Le commercial va également utiliser des Applications : il utilisera directement un progiciel de Gestion de la Relation Client, différents outils
bureautiques et sans doute un navigateur pour aller sur internet… et prospecter !
Il n’en aura pas forcément conscience, mais en dehors de son téléphone, et de son ordinateur, il existe tout un arsenal invisible lui permettant de
réaliser ses exploits : d’un point de vue Technique, le service informatique va connecter de nombreux éléments pour le rendre plus opérationnel
(réseau, serveurs, bases de données…). Les Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication (NTIC) vont également améliorer et
compléter l’infrastructure informatique et finalement influencer les usages (ex. le nomadisme permis par l’accès internet sur son smartphone ou sa
tablette en 4G lui facilitera l’accès aux outils de son entreprise, bien qu’il soit à distance chez le client ou sur son trajet).
Peu importe que vous soyez à la tête d’une entreprise individuelle ou d’une grosse multinationale.
Supprimez un seul de ces cinq facteurs et vous n’avez plus affaire à une entreprise. Une entreprise qui ne
crée pas de valeur pour les autres est un passe-temps. Une entreprise qui n’attire pas l’attention est un échec.
Une entreprise qui ne vend pas la valeur qu’elle crée est une organisation à but non lucratif. Une entreprise
qui ne tient pas ses promesses est une entreprise frauduleuse. Une entreprise qui ne gagne pas suffisamment
d’argent pour continuer à fonctionner est condamnée à fermer.
1. La création de valeur. Découvrir ce que les gens veulent ou ce dont ils ont besoin, puis le créer.
2. Le marketing. Attirer l’attention et développer une demande pour ce que vous avez créé.
3. La vente. Transformer des prospects en clients qui paient.
4. Délivrer la valeur. Donner à vos clients ce que vous leur avez promis et vous assurer qu’ils sont
satisfaits.
5. La finance. Gagner suffisamment d’argent pour poursuivre votre activité et récompenser vos efforts.
Les petites organisations maîtrisent l’information, mais ne la voient pas comme un ensemble de systèmes.
L’information est souvent informelle et passe très souvent par le canal humain.
Exemples : Une commande faite à un fournisseur par téléphone, un accord oral à un client pour une
remise…
Les petites organisations ont souvent besoin de formaliser et d’automatiser les traitements de
l’information pour accompagner leur croissance et obtenir des gains de productivité.
Exemple 1 : Remplacer un homme par un robot, c’est automatiser une production. Amorti en un an,
l’acquisition de cet outil est l’occasion de multiplier par 10 la productivité de certaines chaines de
fabrication… et de multiplier son CA d’autant !
Exemple 2 : « Passer à l’ISO 9001 », c’est mettre en place des procédures Qualité, formaliser les
processus et se doter de moyen de les évaluer.
C’est en fait surtout garantir aux clients une qualité de service fiable et régulière, et assurer sa pérennité
sur le long terme.
Les plus grandes entreprises se dotent de moyens spécifiques pour éviter cet effet d’empilement nuisible à
leur productivité : elles mettent en place le concept d’urbanisation. Ce concept vise à établir une
cohérence entre les processus de l’organisation et ses ressources informatiques. On va éliminer toutes les
applications et les systèmes inutilisés. Cela permet de réaliser des économies. Et surtout de rationaliser les
usages.
Exemple : Les applications obsolètes doivent être supprimées (avec prudence). Elles coûtent en
maintenance, en espace, en électricité, etc. Encore faut-il savoir quelles sont les applications encore
utilisées ?! Une application comptable peut très bien être utilisée par une seule personne pour une seule
fonctionnalité un jour par an, et dans ce cas il faut bien la maintenir !... Urbaniser consiste à établir la
cartographie, les liens entre les processus et l’infrastructure, c'est-à-dire vérifier la cohérence entre la
vision Métier et la vision Technique.
Auditer le SI permet d’identifier les caractéristiques de chacune des visions. Cette analyse permet de
comprendre les interactions entre la stratégie définie et l’utilisation réelle du SI. Si elle reste complexe
pour tous, une vision dynamique du SI permet d’anticiper les évolutions d’une organisation d’un point de
vue fonctionnel, applicatif et technique.
Exemple : Une analyse systémique des processus ou une méthodologie de type UML permet de mieux
comprendre et mieux maîtriser l’information qui en découle.
L’étape suivante consiste à réorganiser l’activité autour des nouveaux outils, en cohérence avec l’outil de
production et la stratégie, afin d’optimiser les processus. Une entreprise est dite mature lorsqu’elle remet
en question son SI régulièrement, à l’aide de nouveaux projets.
Exemple : Le modèle CMMI permet de décrire la maturité de toute organisation. Une organisation dont le
niveau de maturité est maximal (dit
« Optimisé ») est une organisation qui tient compte de son expérience acquise lors de projets
précédents. Lors de la mise en œuvre de ses nouveaux projets, elle bénéficie d’une certaine souplesse et
d’une très grande maîtrise de tous les aspects (financiers, humains, organisationnels…).
Le bon tempo pour faire évoluer son SI ? Il n’y en a pas. L’organisation doit anticiper habilement les
nouveautés technologiques, et pour cela comprendre le rythme effréné de l’évolution des NTIC : la veille
technologique est fondamentale pour rester compétitif.
Exemple : Il existe de nombreuses façons de travailler à distance. Le nomadisme passe souvent par des
technologies internet. Pour l’utilisateur, il s’agit d’une simple connexion, « comme à la maison »… Pour
une entreprise, la réalité est toute autre : les questions techniques relatives à la sécurité sont
particulièrement contraignantes.
Aussi les organisations ont-elles besoin, aujourd’hui, d’une gouvernance du système d’information afin de
vérifier la contribution du système d’information à la valeur ajoutée de l’organisation, la conformité des
objectifs du système d’information avec ceux de l’organisation, la cohérence intrinsèque des différentes
parties du système d’information. Cette gouvernance est assurée par le « manager » des systèmes
d’information. Il doit coordonner et contrôler les objectifs, les moyens du système d’information dans le
temps et dans l’espace afin que le système d’information contribue à la réalisation de la stratégie de
l’organisation.
Les investissements informatiques doivent se faire en fonction de l’intérêt général de l’organisation : ils
visent à améliorer la performance opérationnelle, en s’assurant que les systèmes conçus permettent de tirer
le meilleur parti des savoirs et des expériences des collaborateurs.
La gouvernance des systèmes d’information correspond donc aux relations entre la DSI et le reste de
l’entreprise.
La Direction des Systèmes d'Information (DSI) est un ensemble de personnes chargées de la gouvernance
des systèmes d'information et du système informatique de l'organisation étudiée. Elle dépend en général
de la Direction Générale mais elle travaille aussi en étroite collaboration avec les directions métiers de
l'organisation. Un métier désigne une activité de l'organisation (BU, Business Unit en anglais).
La DSI utilise des indicateurs regroupés dans un tableaux de bord pour orienter ses choix.
La direction des systèmes d'information veille au bon fonctionnement des systèmes d'information. Pour
cela, elle vérifie que les systèmes d'information sont bien adaptés à l'activité de l'organisation et à ses
évolutions futures. Elle doit être capable de proposer de nouveaux outils (logiciels, matériels,
réorganisation du système d'information…) aux processus de l'organisation pour les rendre plus
performants.
Remarque : La DSI peut être sous la DAF. Dans ce cas l’information est associée à un moyen. Attention
aux projets rapidement impactés par la réduction des coûts !
LE DIRECTEUR DES SI (LE DSI) : DES QUALITES HUMAINES ET TECHNIQUES
• Possède une double compétence de manager et de technicien,
• Coordonne les équipes techniques, assure le fonctionnement quotidien des systèmes (Maintenance
= Présent)
• Propose des développements informatiques pour le développement de l’entreprise (Projets =
Futur).
Dans la pratique, la DSI se décompose plutôt en fonction des besoins (organigramme structurel).
L’organisation est souvent imposée par les Directions Métiers : aujourd’hui, la complexité des besoins est
telle qu’il faut des spécialistes à la fois « métier » et « informatique » pour épauler chaque activité de
l’entreprise.
Exemple : Un logiciel comptable requiert certaines compétences techniques pour maintenir les serveurs
opérationnels, assurer les sauvegardes, etc. Lors d’une mise à jour importante ou du remplacement de
l’application par une autre, il faut préparer le projet de migration, le mettre en œuvre en « déversant la
comptabilité », et s’assurer du bon déroulement du projet (faire des tests pour valider le bon
fonctionnement).
Il existe également de nombreux spécialistes pour le support et l’amélioration de l’infrastructure
commune. Elle ne dépend d’aucune Direction Métier. L’infrastructure est de la responsabilité de la DSI.
Exemple : Le réseau est indispensable. Des interventions de maintenance en matière de sécurité ont lieu
régulièrement, les matériels doivent être remplacés pour améliorer la qualité de fonctionnement : le réseau
nécessite également la mise en œuvre de projets.
LA DSI EN MODE « MAINTENANCE »
La DSI doit offrir des moyens technologiques (matériels, logiciels, réseaux…) pour répondre aux besoins
métiers de l’organisation. Elle porte la responsabilité de leur parfait état de marche. Elle doit donc
mobiliser tous les personnels et moyens pour maintenir le système en état de marche. De la maintenance
logicielle (patchs et correctifs logiciels, mises à jour des versions) en passant par la maintenance
matérielle (remplacement des matériels défectueux), tous les éléments du SI sont soumis à un contrôle
permanent minutieux pour assurer le fonctionnement parfait des outils de production.
Exemples : Gestion, maintenance et exploitation des matériels, réseaux, bases de données, OS, logiciels,
veille technologique, hot line, infogérance, sauvegardes, archivages etc. sont des « opérations de
maintenance ».
LA DSI EN MODE « PROJET »
La DSI doit mettre en œuvre des projets en fonction des priorités stratégiques définies en amont par la
DG. Ces projets caractérisent des besoins métiers nouveaux. Tout comme l’organisation, le SI doit
s’adapter aux évolutions du marché et des contraintes internes et externes.
Exemples de Projets : Mise en œuvre d’un nouveau logiciel comptable, installation d’un PGI,… il existe
de nombreux projets, visibles (projets métiers). D’autres sont invisibles, comme le remplacement d’une
Base de Données ou la migration d’un serveur, mais peuvent très vite s’avérer indispensables au
fonctionnement de l’organisation.
Parmi les acteurs de la gestion des projets du SI, on distingue 2 familles de fonctions :
La mise en place d’une DSI devient indispensable lorsque l’entreprise se prépare à une augmentation de
taille.
Elle recense les grandes fonctions du SI (ex. Référentiel, Opérationnelle, Support, Pilotage…).
Elle correspond à la perception détaillée des composants de la vue fonctionnelle (cf. Chap. 5 -
Urbanisation), plus orientée vers le fonctionnement réel.
B - Architecture applicative
3. La composante Gestion des Données : il existe plusieurs façons d’organiser la gestion des données
(ex. fichiers plats comme les .csv, .xml, Bases de
Données,…). Cette gestion concerne la structuration et l’organisation des données
traitées par les applications.
[Link]ésentation
[Link]
[Link] des
Données
C - Architecture technique
Basé sur une infrastructure matérielle, elle décrit le mode de fonctionnement (ex. Monoposte,
Mainframe, Client-Serveur, 3-tiers, n-tiers, …)
C1 - L’architecture mainframe
Elle est basée sur l’utilisation d’un ordinateur central (Mainframe) auquel sont reliés des
terminaux passifs par un système de télécommunication.
Terminal
Terminal Mainframe
Télé -
traitement IBM AS/400
Terminal
Remarques :
De nombreux mainframes des années 1980-1990, sans interface graphique, sont toujours en
activité…
De nouveaux Serveurs, appelés à tort « mainframes » fonctionnent en réalité sur le mode Client-
Serveur (System z10 et zEntreprise) !
Ils sont conçus pour enregistrer des transactions journalières importantes (commandes,
réservations, flux boursiers, transactions bancaires…) dans des bases de données. Ils permettent
d’actualiser rapidement les informations à l’aide du principe de partage de ressources entre
plusieurs serveurs. Pour un grand nombre d’acteurs économiques, ces systèmes évoluent
aujourd’hui vers des outils décisionnels en raison des données importantes, récentes et fiables
qu’ils contiennent : Au travers d’analyses croisées sur les données économiques, on tire très
rapidement des informations utiles au pilotage de l’organisation.
a) Principe de fonctionnement
Les clients contactent un serveur qui leur fournit des services. Ces services sont des programmes
fournissant des données telles que l'heure, des fichiers, une connexion, etc.
Client
Client
Réseau Serveur
Client
Remarque :
b) Avantages
Des ressources centralisées : étant donné que le serveur est au centre du réseau, il peut gérer des
ressources communes à tous les utilisateurs, comme par exemple une base de données centralisée, afin
d'éviter les problèmes de redondance et de contradiction ;
Une meilleure sécurité : car le nombre de points d'entrée permettant l'accès aux données est moins
important ;
Une administration au niveau serveur : les clients ayant peu d'importance dans ce modèle, ils ont
moins besoin d'être administrés ;
Un réseau évolutif : grâce à cette architecture il est possible de supprimer ou d’ajouter des
clients sans perturber le fonctionnement du réseau et sans modification majeure.
c) Inconvénients
Le serveur est le seul maillon faible du réseau client/serveur, étant donné que tout le réseau est
architecturé autour de lui ! Heureusement, le serveur a une grande tolérance aux pannes (ex.
système RAID pour les données) en raison des moyens déployés pour le sécuriser (ex. local
sécurisé, onduleur,…).
Un client lourd va effectuer des traitements informatiques de l’application, il lui faudra donc des
ressources suffisantes (processeur, mémoire vive).
Client
Client
Réseau
Serveur
Client
Présentation + Traitements
A l’inverse, un client léger est un logiciel peu consommateur en ressources (Présentation, et très
peu de Traitements).
Client
Client Réseau
Serveur
Client
Présentation
Traitements + Gestion des Données
C4 - L’architecture 3-tiers
Client
Client
Réseau Serveur Serveur de
applicatif données
Client
Présentation
Traitements Gestion des Données
C5 - L’architecture n-tiers
composants applicatifs :
Serveur Serveur
applicatif applicatif
Client
Client
Réseau Serveur de
données
Serveur Serveur
applicatif applicatif
Client
C6 – L’architecture Web
Client
(navigateur)
Client Réseau
(navigateur) Serveur
HTTP
Client
(navigateur)
Le navigateur (logiciel client léger) communique des requêtes au serveur HTTP (HyperText
Transfer Protocol, ou serveur Web) qui lui répond par l’envoi d’un message HTML (HyperText
Markup Language) que le navigateur affiche à l’écran sous forme d’une page web.
Client
Internet (navigateur) Serveur Serveur de
Serveur web
applicatif données
Client HTTP
scripts SGBD
(navigateur)
Présentation
Gestion de la Présentation Traitements Gestion des Données
Les réseaux privés virtuels ou VPN offrent une connexion sécurisée entre deux ordinateurs distants
à travers un réseau public non sécurisé. La sécurité des échanges est assurée grâce à
l’authentification des utilisateurs et au cryptage des données.
Réseau Public
VPN
(Internet)
Client Client
Passerelle Passerelle