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Information et Systèmes de Décision

Management des systèmes d'information

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I.

La notion d’information
A. INFORMATION ET DÉCISION 2h
Le coeur de la gestion réside dans la prise de décision. Chaque instant, à tous les niveaux de
l’entreprise, de nombreuses décisions sont prises. L’information est le préalable à toute prise de décision :
décider, c’est convertir des informations en action ! Ainsi, à partir d’une analyse du marché et des besoins
des consommateurs, un manager va-t-il décider de lancer un produit ?
Si de bonnes informations ne garantissent pas de prendre de bonnes décisions, on peut légitimement
craindre qu’avec de mauvaises informations, la prise de décision soit défectueuse.
Igor Ansoff distingue trois grandes familles de décisions :
∙ les décisions stratégiques qui sont prises par les dirigeants situés au sommet de la hiérarchie, qui
conditionnent souvent le long terme et qui se révèlent pour partie irréversibles. Elles concernent
l’entreprise et son environnement ;
les décisions tactiques qui concernent la gestion des ressources: obtenir un financement, embaucher ;
∙ les décisions opérationnelles qui concernent la vie courante de l’entreprise : lancer un
réapprovisionnement, résoudre un conflit client. Herbert Simon a modélisé la façon dont les individus
traitent l’information et finissent par prendre des décisions : on parle de modèle IMC.
Ce modèle distingue trois étapes :
∙ intelligence : il s’agit ici de comprendre en recueillant toutes les informations possibles sur l’entreprise
et son environnement ;
∙ modélisation : ici, les informations recueillies vont être traitées – les décideurs vont ensuite rechercher
les solutions envisageables ;
∙ choix de la meilleure solution compte tenu des contraintes.
L’information s’inscrit dans un processus cumulatif aboutissant à distinguer données, informations,
connaissances, voire sagesse

.
––
Une donnée (on parlera de data en anglais) est le résultat direct d’une mesure. Elle peut être collectée par
un outil de supervision, par une personne ou être déjà présente dans une base de données. Une donnée
seule ne permet pas de prendre une décision sur une action à lancer.
Une information est une donnée à laquelle un sens et une interprétation ont été attribués.
Une information permet à un responsable opérationnel de prendre une décision sur une action à mener.
La connaissance est le résultat d’une réflexion sur les informations analysées, en s’appuyant sur ses
expériences, ses idées, ses valeurs, les avis d’autres personnes consultées, sa propre expertise et celle de
ses pairs.
La connaissance permet aux responsables de confronter les informations au contexte de l’organisation et à
d’autres contextes externes à l’organisation afin d’avoir une meilleure connaissance et une interprétation
élargie des phénomènes mis en lumière par ces informations.
La sagesse est l’étape ultime de la démarche et permet d’aboutir à un état d’esprit général de discernement
final sur la nature des décisions à prendre.
Cette faculté est rencontrée chez les responsables seniors de l’organisation et est souvent issue d’une
grande expérience.
Un directeur du système d’information découvre les statistiques de défaillances du mois écoulé :

Attention
En aucun cas, il ne faut confondre donnée avec information et information avec connaissance. Une donnée
(un mot, un son, un chiffre) constitue la matière première de l’information. Ce n’est pas une information,
elle le devient par le sens que lui donne celui qui l’utilise.
DONNEE + TRAITEMENT + CONTEXTE D’UTILISATION = INFORMATION
Les données peuvent alors prendre du sens, et l’information est susceptible d’apporter un renseignement,
une connaissance. Information + raisonnement = connaissance La connaissance suppose donc, en plus de
l’information, un raisonnement qui permet aux individus de faire des associations, des regroupements, des
généralisations. La connaissance est un ensemble de notions et de principes qu’une personne acquiert par
l’étude, l’observation ou l’expérience et qu’elle peut intégrer à ses acquis antérieurs. C’est une
accumulation d’informations analysées et interprétées qui constitue un véritable capital.
Une information est une connaissance élémentaire qui a un sens pour celui qui la mémorise, la
stocke et l’utilise.
II. La notion de système
A. DÉFINITION DU SI
Le SI est un ensemble organisé de méthodes, de moyens humains et de matériels destinés à :
∙ collecter : saisir manuellement ou automatiquement ;
∙ traiter : transformer l’information pour répondre aux attentes ;
∙ mémoriser : enregistrer et stocker de l’information ;
∙ transmettre ou diffuser les différents types de données nécessaires au fonctionnement d’une
organisation.
Le SI est constitué de l’ensemble des éléments permettant la gestion, le stockage, le traitement, le
transport et la diffusion de l’information au sein d’une organisation ; dans le cadre de cette unité
d’enseignement il s’agit d’une entreprise.
L’architecture d’un SI comprend :
∙ un ensemble de « composants » de type informatique : matériels, logiciels, réseaux, bases de données,
procédures techniques (articulation entre les traitements manuels et automatisés) ;
∙ un ensemble de « composants » humains : les utilisateurs (qui utilisent le système pour l’exécution de
leurs tâches) ou les spécialistes des systèmes d’information qui les conçoivent, les implantent ou les
administrent ;
∙ des données : signes, symboles qui résultent directement de l’observation des faits.

Il est possible de préciser davantage en donnant quelques éléments plus techniques. Le SI est constitué des
données utilisées par l’entreprise et d’un ensemble cohérent et structuré de moyens (procédures, matériel,
logiciel, personnel informaticiens, personnels « métier » ou personnel utilisateur) qui permettent
d’effectuer des opérations sur des données d’acquisition ou de collecte, de traitement, de stockage et de
diffusion en supportant les formats que peuvent prendre les informations, c’est-à-dire du texte, de l’image
ou tout support multimédia (sons, vidéo, etc.).
Un SI est donc bien différent du seul système informatique puisqu’il intègre, en plus, les moyens humains
et les données.
Le SI existe quel que soit le contexte organisationnel : qu’il concerne un utilisateur isolé, un groupe de
personnes, une organisation ou plusieurs organisations distinctes, que le cadre soit individuel, collectif,
organisationnel ou inter organisationnel.
Son coût oscille souvent entre 1 et 5 % du chiffre d’affaires. Le SI doit être efficient, améliorer la qualité
de l’information. Celle-ci se doit d’être rapide, efficace, c’est-à-dire utilisée, et doit satisfaire les
utilisateurs. Le SI doit avoir un impact réel sur la décision, il doit accroître la performance de la décision,
et ainsi apporter une meilleure rentabilité globale du système.
Les composantes d’un système sont :
∙ son système opérant ;
∙ son système de pilotage ;
∙ son SI.
Le système opérant (ou système d’exécution) exécute les tâches qui permettent de faire fonctionner le
système. Il transforme un flux physique d’entrée (matières premières, flux financier) en un flux physique
de sortie (produits finis, flux financier).
Exemple
Dans une chaîne de montage d’automobiles, le système opérant est constitué d’employés et/ou de
machines telles que des robots.
Le système de pilotage (système de commande, système de gestion) coordonne le fonctionnement du
système. Il décide de ses réactions et de ses orientations à la connaissance d’événements provenant des
autres systèmes, de l’environnement du système ou de lui-même.
Exemple
Les dirigeants d’une entreprise (direction générale, direction commerciale, direction de production…)
constituent le système de pilotage de celle-ci.
Le système d’information permet, d’une part, au système opérant et au système de pilotage de
communiquer entre eux et de communiquer avec l’environnement du système et, d’autre part, de traiter et
gérer les données communiquées et résidentes.
Nous pouvons représenter la structure générale d’un système par le schéma ci-après :

Chapitre La notion de base de données


Le système d’information utilise en permanence les bases de données. Ces dernières constituent
le socle indispensable à tout traitement de l’information, préalable à la prise de décision. Ces bases de
données nécessitent des règles d’élaboration très rigoureuses, pour pouvoir ensuite les utiliser d’une façon
optimale. Dans un premier temps, avant même toute utilisation concrète à partir d’ordinateurs, il est
nécessaire de schématiser les relations existantes entre les données, de façon à pouvoir réaliser une
modélisation. Un modèle est une représentation simplifiée de la réalité, qui a pour but de faciliter la
communication entre individus et qui est le préalable à toute démarche informatique. Parce qu’il
représente la réalité, le modèle nécessite une observation de celle-ci pour en percevoir les données. On
parle ainsi d’approche ascendante pour traduire cette conversion de la réalité en modèle.
Ceci repose sur trois phases fondamentales :
∙ le repérage des données ;
∙ la détermination des liens entre les données ;
∙ le recours à un formalisme de présentation.
Avant de montrer la démarche permettant la construction des bases données, il est nécessaire de percevoir
les différentes formes de représentation possibles, et qui correspondent au formalisme.
I. Les différentes façons de représenter une base
Une base de données est un ensemble organisé d’informations sur des supports. De fait, ces supports sont
aujourd’hui numériques, mais une base de données peut très bien reposer sur des fiches papiers. La valeur
d’une base repose dans sa structure, son architecture, permettant ensuite de stocker des quantités parfois
très importantes de données. Pour concevoir une base de données, il faut parvenir à décrire les données
qui apparaîtront dans la base, leurs propriétés, les liens pouvant exister entre certaines données et d’autres.
Une base est en fait constituée de blocs, reliés les uns aux autres. Plusieurs formalismes coexistent pour
représenter visuellement une base. On distingue en particulier :
∙ le formalisme conceptuel : son objectif est de proposer une représentation de la base de données
indépendamment de tout enjeu de mise en œuvre concrète. Cela permet d’aboutir à un schéma de la base
qu’il est possible ensuite de discuter, de corriger en fonction des avis et besoins de chacun ;
∙ le formalisme relationnel : son objectif est de disposer d’une représentation de la base prêtre à être
implémentée sur un logiciel. Sous cette forme, la base est compréhensible par une machine, tandis que
dans sa forme conceptuelle, elle était compréhensible par des êtres humains.
A. L’APPROCHE CONCEPTUELLE ∙1. Merise
Cette approche se révèle très utile pour valider la structure d’une base puisqu’elle permet d’en voir la
structure d’ensemble. Voici pour illustration ci-après un schéma d’une base de données selon l’approche
conceptuelle Merise.
Cette approche est aussi intitulée modèle ENTITÉ-ASSOCIATION et repose sur trois concepts clés :
∙ les entités qui correspondent aux blocs les plus représentatifs constituant une base de données ;
∙ les associations qui expriment les liens entre ces blocs ;
∙ les cardinalités qui expriment plus précisément la nature des associations et qui permettent en particulier
de distinguer les associations hiérarchiques et les associations non hiérarchiques.
Dans le schéma proposé on découvre des mouvements, c’est-à-dire des Vols, qui nécessitent d’utiliser des
avions. Ces mouvements peuvent partir d’un aéroport et arriver dans un autre aéroport. Ils peuvent subir
des retards, qui seront classés dans une catégorie spécifique, permettant de mémoriser le type de retard.
L’ensemble des associations de cet exemple sont hiérarchiques, c’est-à-dire qu’il est possible
d’exprimer un lien direct et unique entre les différentes entités concernées par l’association. Ainsi, on
constate qu’un Mouvement ne peut partir que d’un seul aéroport (formellement un aéroport au minimum
et un au maximum, c’est-à-dire un seul).
Une association non hiérarchique traduit des liens multiples entre les entités. Par exemple, le schéma
aurait pu prévoir la prise en compte des pilotes, en indiquant qu’un pilote pourra réaliser plusieurs
mouvements, tandis qu’un mouvement est réalisé par plusieurs pilotes.
L’APPROCHE LOGICO-RELATIONNELLE
L’approche logique a pour but de représenter une base sous une forme compréhensible par un ordinateur.
On parlera alors de modèle logique des données (MLD). Le MLD permet de disposer d’une structure qui
correspond à celle qui permettra ensuite le stockage de la base.
À ce stade, la base ainsi représentée peut-être accueillie (implémentée) sur l’un ou l’autre des systèmes de
gestion de bases de données existants. Ces systèmes de gestion de base de données (SGBD) étant de faits
liés à un modèle de base, le modèle relationnel, on parle indifféremment de modèle logique des données
ou de modèles relationnel des données. Dans la suite du cours, on parlera exclusivement de modèle
relationnel des données ou MRD.
Ce modèle relationnel, qui constitue avec la réforme le point d’entrée de l’enseignement des bases de
données en DCG, peut lui-même présenter plusieurs variantes de présentations. Dans un modèle
relationnel, les associations sont transcrites par l’ajout de données spéciales, les clés étrangères qui
correspondent à des clés primaires utilisées dans un second temps pour créer une relation entre les blocs
de données (qu’on appellera table).

II. Le repérage des données


Le véritable travail préalable à toute élaboration de bases de données consiste dans l’étude des données.
L’étude peut concerner l’ensemble du système d’information, ou le plus souvent une partie,
qu’on qualifiera de domaine d’étude. Après avoir délimité le domaine d’étude, il faut :
∙ recenser l’ensemble des documents et des flux d’informations qui circulent ;
∙ établir à partir de ces flux une liste brute de données ;
∙ épurer cette liste brute, afin d’obtenir le document central de la modélisation : le dictionnaire des
données.
Les va-et-vient entre ces trois étapes sont constants. La démarche est plus itérative (retours périodiques en
arrière, remises en cause, enrichissement) que séquentielle (une étape après l’autre). Le repérage des
données doit aboutir à une liste. Cette liste doit être établie de la façon la plus spontanée possible, de façon
à garantir son exhaustivité. Elle découle directement des flux qui circulent et qui sont le plus souvent
matérialisés par des documents Chaque donnée identifiée dans l’un des documents quelconques du
domaine d’étude se voit attribuer :
∙ un nom mnémonique, c’est-à-dire une appellation suffisamment abrégée pour gagner en concision mais
pas trop pour garder un sens lisible. Ce nom doit être unique dans le modèle. Il ne peut apparaître
plusieurs fois qu’en cas de clé recopiée ;
∙ un type qui représente la nature de la donnée et qui aura une incidence sur son stockage informatique et
sur les traitements qu’elle permettra (calculs pour les types numériques, opérateurs logiques pour les
données booléennes qui prennent uniquement les valeurs « Vrai » ou « Faux »…). La liste brute sert
surtout à repérer l’intégralité des données qui vont composer la base.
III. Les liens entre les données
A. LES DÉPENDANCES FONCTIONNELLES
La notion de dépendance fonctionnelle permet de déterminer des liens qui existent entre les rubriques du
dictionnaire, afin de structurer les données. L’expression dépendance fonctionnelle est une analogie avec
la notion de fonction en mathématique. Une fonction consiste à associer une valeur d’une variable avec la
valeur d’une autre : y = f(x). Il y a dépendance fonctionnelle entre une donnée S et une donnée B si,
connaissant une valeur de S, on en déduit, une et une seule valeur de B. S est la source de la dépendance et
B est son but. Ce qui se note : S→B. La dépendance fonctionnelle concerne l’ensemble des valeurs prises
par les données S et B.

Le modèle MCD
Le modèle conceptuel de données (MCD) est un modèle graphique qui a pour but de décrire les données
qui seront utilisées dans la future BDD. Le MCD décrit la sémantique c’est-à-dire le sens attaché à ces
données et à leurs rapports et non à l’utilisation qui peut en être faite. Cette section présente les différentes
notions liées à un MCD.
Entité
Définition
Une entité est une classe d’objets homogènes ayant une existence propre par rapport au réel modélisé.
Exemple Exemples d’entité manipulées par le réel de la scolarité de l’école : l’entité "Étudiant", l’entité
"Groupe", l’entité "Enseignent", etc.
Représentation graphique Dans un MCD, une entité est représentée par un rectangle ayant deux cases. La
case supérieure contient le nom de l’entité.

Association
Définition Une association est une liaison qui va lier un certain nombre d’entités dans le réel modélisé.
Exemple Dans le réel de la scolarité, il y a par exemple une association entre l’entité "Étudiant" et l’entité
"Groupe", car il est important de savoir l’appartenance d’un étudiant à son groupe. Il pourrait y avoir une
association entre l’entité "Étudiant" et l’entité "Enseignant", sauf qu’il serait plus intéressant qu’il y ait
association entre l’entité "Groupe" et l’entité "Enseignant". La liaison entre un "Enseignant" et un
"Étudiant" serait alors représentée mais de manière indirecte (Enseignant ↔ Groupe ↔ Étudiant).
Représentation graphique Dans un MCD, une association est représentée par une forme ovale ayant deux
cases (ou une seule, voir la section "Propriété"). La case supérieure contient le nom de l’association. Le
nom de l’association est souvent un verbe ou bien la concaténation des noms des entités liées par
l’association. Chaque lien qui relie une association à une entité est appelée branche.

Remarques
— Le nombre de branches d’une association est dit dimension de cette association. Ainsi :
— Une association à dimension 2 est dite binaire.
— Une association à dimension 3 est dite ternaire.
—...
— Une association à dimension n est dite n-aire.
— Une association peut lier une entité à elle même. Dans le cas où cette association possède uniquement
des branches vers cette entité, elle est dite réflexive.
Exemples Les deux associations "appartenir" et "enseigner" de l’exemple précédent sont des associations
binaires, étant donné que chacune d’elles lie exactement deux entités. Si on considère que chaque étudiant
pourrait faire partie d’un même binôme avec un autre étudiant tout au long de l’année, alors cette
information pourrait être représentée par une association réflexive "binôme" qui va lier l’entité "Étudiant"
à elle-même. Si on voulait maintenant préciser, dans notre MCD, le module enseigné par un certain
enseignant à un certain groupe, alors l’association binaire "Enseigner" se transformerait en association
ternaire qui lierait les 3 entités "Enseignant", "Groupe" et "Module".

Cardinalité
Définition Une cardinalité traduit la participation des occurrences d’une entité aux occurrences d’une
association [1]. C’est un couple de valeurs (min, max) que l’on va attacher à une entité par rapport à une
association. Pour identifier ces valeurs, on se pose les deux questions suivantes :
— Cardinalité minimale (min) : une occurrence quelconque de cette entité va participer à un minimum de
combien d’occurrences de cette association ? — Cardinalité maximale (max) : une occurrence quelconque
de cette entité va participer à un maximum de combien d’occurrences de cette association ? Remarque Par
convention la valeur min sera mise à 0 ou bien à 1, et la valeur max sera mise à 1 ou bien à n, de la
manière suivante : — Lorsque la réponse à la question pour identifier la cardinalité minimale : ( = 0 alors
min ← 0 > 0 alors min ← 1 — Lorsque la réponse à la question pour identifier la cardinalité maximale : (
= 1 alors max ← 1 > 1 alors max ← n Représentation graphique Les cardinalités sont placées au niveau
des branches des associations du coté des entités concernées
Le modèle MLD
Une fois le MCD construit et normalisé, nous pouvons passer la construction du modèle logique de
données (MLD) d’une BDD, avant d’arriver à l’étape d’implémentation. Pour cecours, le MLD sera basé
sur le modèle relationnel et sera composé d’un ensemble de tables (appelées aussi relations, d’où le nom
du modèle relationnel), qui sont des tableaux à deux dimensions.
Terminologie
Table Tableau à deux dimensions. Appelé aussi relation.
Tuple Chaque ligne dans une table est appelée un n-uplet ou tuple. Il ne peut pas y avoir deux tuples
identiques dans une même table ;
Attribut Le titre de chaque colonne dans une table est appelé attribut ;
Composant Une donnée à l’intersection d’une ligne et d’une colonne est appelée composant du tuple ;
Domaine Un domaine d’un attribut est la plage de valeurs qui peuvent être prisespar les composants
appropriés ;
Schéma de table Une table T avec une liste d’attributs A1, A2, . . . , Am sera décrite parson schéma :
T(A1, A2, . . . , Am);
Schéma d’une BDD Le schéma d’une base de données est l’ensemble des schémas des tables de cette
base de données ;
Clé primaire Une clé primaire est un attribut ou un ensemble d’attributs d’une table qui permet
d’identifier les tuples de cette table de manière unique. Elle est soulignée par un trait continu ;
Clé étrangère Une clé étrangère est un attribut ou un ensemble d’attributs d’une table qui est à l’origine clé
primaire d’une autre table. Elle permet donc de relier les tables. Pour toute valeur de clé étrangère dans
une table, il doit y avoir une valeur de clé primaire correspondante dans la table d’origine. Une clé
étrangère peut être marquée par le symbole *, ou elle peut être soulignée par un trait pointillé.
Passage d’un MCD vers un MLD
Pour le passage d’un MCD vers un MLD, il y a lieu d’exécuter les étapes suivantes :
1. En ce qui concerne les entités du MCD :
— Toute entité se transforme en table dans le MLD.
— Ses propriétés deviennent attributs de la table dans le MLD.
— Son identifiant est la clé primaire de la table dans le MLD.
2. En ce qui concerne les associations :
(a) Pour une association de type père-fils :
— L’identifiant de la table père est ajouté comme attribut à la table fils et sera clé étrangère.
— Les propriétés de l’association sont aussi ajoutées comme attributs à la table fils.
(b) Pour une association de type père-père :
— L’association se transforme en table dans le MLD.
— Les identifiants des entités liées sont attributs de la nouvelle table et joueront chacun le rôle de clé
étrangère. Les deux ensemble forment la clé primaire de la table.
— Les propriétés de l’association sont des attributs dans la nouvelle table.
(c) Pour une association de type fils-fils : une telle association est traitée au cas par cas selon l’importance
des entités liées et le pourcentage de participation des entités à l’association.

Remarque Les associations ternaires ou d’une dimension plus importante sont traitées avec le même
principe que ci-dessus.
Exemple Reprenons l’exemple du MCD de la scolarité vu précédemment :
Ce MCD contient 4 entités. Le MLD correspondant contiendra donc au moins les 4 tables
suivantes :
— Étudiant
— Groupe
— Enseignant
— Module
En ce qui concerne les associations :
— L’association père-fils "appartenir" : la table de l’entité fils prendra l’identifiant de son
père comme clé étrangère ;
— L’association père-père "évaluer" : se transformera en une table ;
— L’association ternaire "enseigner" : peut être traitée comme une association père-père étant donné que
toutes les cardinalités max sont à n. Elle se transforme donc en une nouvelle table ;
— L’association réflexive fils-fils "binome" : la table "Étudiant" prendra "numInscriptionBinome" comme
clé étrangère, étant que les cardinalités min sont à 1 sur les deux branches de l’association (chaque
étudiant formera un binôme avec un autre étudiant).
Le MLD produit est alors :
— Étudiant(numInscription, nomEtu, prénomEtu, dateNaissance, codeGroupe*, numInscriptionBinome*)
— Groupe(codeGroupe)
— Enseignant(numEns, nomEns, prénomEns, grade)
— Module(codeModule, intituléModule, volume)
— évalué(numInscription*, codeModule*, note)
— enseigner(numEns*, codeModule*, codeGroupe*)
Chapitre Introduction aux processus

I. Définition
Un processus est défini comme un ensemble d’activités qui utilise des ressources pour transformer des
éléments entrants en éléments de sortie. Un processus utilise les différentes ressources disponibles :
∙ les ressources matérielles ;
∙ les ressources humaines ;
∙ les ressources informationnelles.
Le résultat attendu d’un processus est un produit ou un service dont va bénéficier un client ou un
utilisateur. Le processus est reproductible et constitue donc la base sur laquelle une organisation,
l’entreprise, une administration ou tout autre acteur s’appuie pour exister et créer de la valeur.
Dans la pratique, au sein d’une organisation, de nombreux processus peuvent s’enchaîner les uns aux
autres : les entrées d’un processus peuvent alors provenir soit de l’extérieur, soit d’un autre processus
(processus amont), tandis que les sorties d’un processus peuvent concerner l’extérieur ou un processus
aval.
Une approche par les processus consiste donc à réaliser des activités complémentaires dans le but de
satisfaire des utilisateurs. Cela peut sembler évident, mais il n’en est rien ! En effet, cette façon de
procéder ne correspond pas à l’organisation traditionnelle de la plupart des entreprises : en général, ces
entreprises sont organisées autour de fonctions qui chacune se consacrent à des tâches précises. On parle à
ce titre de structure hiérarchico-fonctionnelle.

la structure de l’entreprise repose sur quatre fonctions clés :


∙ la fonction approvisionnement est chargée des achats de matières et autres consommables ;
∙ la fonction production est chargée de fabriquer les biens ou de créer les services destinés à être vendus ;
∙ la fonction vente est chargée des relations clients et de la commercialisation ;
∙ la fonction administration est responsable de la gestion et de la coordination de l’ensemble.
L’approche par les processus consiste à raisonner non plus verticalement, par fonctions, mais
horizontalement, par rapport à la satisfaction d’un besoin. Ainsi, lors de toute vente vis-à-vis d’un client
final, il faut faire intervenir ces différentes fonctions, transversalement, et ce d’une façon plus ou moins
complexe. Or, comme la tendance est, par ailleurs, de produire en juste-à-temps, c’est-à-dire à la suite
d’une demande précise d’un client, et non plus par avance, l’entreprise doit en permanence répondre à des
sollicitations clients, et ce dans les délais les plus brefs possible, tout en obtenant une qualité parfaite. Elle
doit donc parfaitement maîtriser les processus qui sont à la base d’activités commerciales et qui sont donc
transversaux.
II. La classification des processus
Il existe de nombreux processus, mais il est possible de les regrouper en catégories homogènes.
On distingue trois catégories fondamentales.
Les processus métier
Ils correspondent à l’activité de l’entreprise et concourent directement à cette activité. Ils sont liés à des
besoins issus de clients et ont pour but d’y apporter satisfaction. La dimension métier correspond au
contexte dans lequel il va falloir réfléchir et comprendre le processus. Cette dimension est prioritaire
puisque c’est elle qui est susceptible de permettre à l’entreprise de créer de la valeur par rapport à ses
concurrents.
Exemple
Ainsi, une entreprise de vente par Internet pourrait reposer sur ces trois processus métier :
∙ permettre la commande client ;
∙ stocker les produits en magasins ;
∙ livrer la commande.
Les processus métier se révèlent finalement peu nombreux et relativement proches d’une entreprise à
l’autre, fondés sur la prise de commande, la réalisation de l’offre et la facturation.
Les processus support
Ces processus sont également appelés processus de soutien. Il s’agit de l’ensemble des processus donnant
les ressources aux autres processus et, en particulier, aux processus métier. Ils représentent donc une
activité interne, généralement transversale, permettant d’assurer le bon fonctionnement de l’entreprise.
Les processus support ne créent pas de valeur directement perceptible par le client. Ils contribuent au
succès des processus métier, en leur fournissant les moyens d’un bon déroulement. Ils concernent les
ressources humaines, les infrastructures, l’environnement de travail et la mise à disposition des
informations.
Les processus de direction ou de pilotage
Ces processus concernent les dirigeants de l’entreprise et permettent de conduire l’organisme vers sa cible
stratégique, de vérifier la cohérence des décisions prises vis-à-vis des objectifs poursuivis, d’anticiper. Le
résultat obtenu à la suite de ce processus est une décision. La principale ressource qui est mobilisée est
tout simplement de l’information.
Ces trois catégories de processus sont en interaction, tel que le montre le schéma ci-après :
L’approche par les processus est indissociable du système d’information : c’est le système
d’information qui permet de réussir les processus !
III. Le lien entre processus et système d’information
La place représentée par les processus dans l’entreprise est devenue majeure. Dans ce contexte, le rôle du
système d’information est crucial : c’est grâce au système d’information qu’une organisation parvient à
réaliser des processus. En effet, un processus est un enchaînement d’activités réalisées par des personnes
distinctes. Un processus nécessite donc une parfaite coordination, afin d’éviter les retards et les erreurs.
Cette coordination est rendue possible par le transfert des informations !
Ainsi, c’est le système d’information qui permet de réaliser la coordination préalable à tout processus. En
outre, dans un souci de traçabilité et de preuve, c’est également grâce au système d’information qu’il est
possible de suivre le déroulement d’un processus physique. L’information joue donc un rôle capital :
∙ elle déclenche le processus ou ses composantes ;
∙ elle permet de contrôler la bonne réalisation du processus ;
∙ elle est souvent le résultat fourni par le processus.
IV Modélisation des processus
A. Le modèle des flux
Préalablement à toute modélisation, il est nécessaire de repérer parfaitement les flux qui circulent entre le
domaine étudié, qui est souvent un sous-ensemble de l’entreprise, et son environnement.
Plusieurs niveaux de précisions sont envisageables, selon les besoins :
∙ dans une optique la plus vaste, on parlera de modèle de contexte qui ne rentre pas dans le détail des flux
internes au domaine étudié ;
∙ dans une optique plus précise, on pourra élaborer le modèle des flux de niveau 1, voire de niveau 2, qui
permet de détailler les flux internes.
A.1 FORMALISME
A.2 LE MODÈLE DE FLUX DE NIVEAU 0 OU MODÈLE DE CONTEXTE
Le modèle de contexte met en évidence à un niveau très général, les flux d’information
échangés entre des acteurs externes, un domaine d’étude et des domaines connexes.
Les flux ne sont pas forcément représentés dans l’ordre chronologique. En revanche,
il faut représenter tous les flux pouvant exister, même ceux soumis à des conditions
(ex. : l’acceptation d’un client).

MANAGEMENT SI
Chapitre L’Organisation et les Systèmes d’Information

L’ORGANISATION
Les Organisations (administrations, collectivités, associations, entreprises, sociétés…) ont toutes :

+ Une politique (= ensemble des choix),

+ Une stratégie (= exercice de ces choix),

+ Une identité (= des valeurs),

+ Une structure (= un organigramme).


Exemple : Créée en 1995, Amazon réalise vingt ans plus tard un chiffre d’affaires de 10 000 dollars par seconde auprès de 150 millions de
clients avec près de 200 millions de références, soit des ventes annuelles supérieures à 60 milliards de dollars (Auchan, fondé en 1961, est à 60
milliards d’euros).
A ses débuts, la société a mis en œuvre une stratégie technologique (vente sur internet). Elle a ensuite innové dans ses modes de distributions
(création de places de marchés) ainsi que dans l’optimisation de sa logistique (service de livraison rapide). Pour être un distributeur universel
où l’on trouve de tout, de « A » jusqu’à « Z », elle s’est dotée d’un organigramme simple. Ses valeurs sont controversées (certains parlent
d’exploitation des salariés), alors que son image de réactivité permet de fidéliser des clients toujours plus satisfaits par la marque. Sa politique
est souvent critiquée (mort lente des petits libraires, due à une politique tarifaire féroce).

LE SYSTEME D’INFORMATION (S.I.)


Le système d'information d’une organisation est un ensemble de RESSOURCES (d'individus, d'éléments
matériels et immatériels, de procédures, de données…) qui, en interaction, transforment des informations
élémentaires, préalablement saisies et stockées, en informations élaborées.
Ces différentes FONCTIONS de l’information permettent aux dirigeants de prendre des décisions adaptées. Elles
permettent également aux autres utilisateurs de contribuer au fonctionnement de l’organisation au travers de
différents ROLES.

RESSOURCES (5) FONCTIONS (4) ROLES (4)


Ressources humaines Piloter
Procédures / Processus Traitement Aider à la décision
Ressources logicielles Collecte Diffusion Evaluer / Corriger
Données / Connaissance Mémorisation Coordonner
Ressources matérielles

Exemple : Pour assurer la distribution d’un produit à un client (processus de vente), un distributeur doit tout d’abord s’approvisionner et passer
des commandes auprès de fournisseurs (des ressources humaines formées vont appliquer une série de procédures). A cette occasion, les
utilisateurs du S.I vont collecter certaines informations via un logiciel, par exemple un Progiciel de Gestion Intégré. Ce logiciel nécessite des
ressources matérielles pour fonctionner (un réseau, des serveurs, une base de données, des ordinateurs…).

Les données saisies sont ensuite traitées de façon manuelle ou idéalement de façon automatique, lorsque cela est possible. A chaque
modification, les données sont automatiquement mémorisées. Les informations sont affichées à la demande en fonction des besoins préétablis
par la hiérarchie : la diffusion est définie en fonction des responsabilités de chacun. Cela signifie que chaque utilisateur doit posséder un rôle.
Par exemple, le comptable stagiaire aura accès aux informations comptables pour évaluer la comptabilité de l’organisation, mais il n’aura pas
accès aux informations de secret de fabrication confidentiel du service R&D. Il aura accès à son propre relevé d’heures, mais ne pourra
malheureusement pas disposer du planning de la secrétaire du service voisin, aussi jolie soit-elle…

Les informations synthétisées permettent de piloter l’organisation et de coordonner les activités opérationnelles telles que la gestion des
achats, la facturation, la gestion de la chaine logistique…

LES DIFFERENTES VUES DU SI


Exemple : Une entreprise a pour ambition de « faire du chiffre » !!! Cette stratégie oriente le choix d’une embauche d’un commercial…

Le processus de vente est un processus Métier : il est composé de différentes étapes, d’activités. Le nouveau commercial va devoir se former aux
exigences de l’organisation, et appliquer à la lettre les procédures indiquées par son responsable.

D’un point de vue Fonctionnel, pour exercer son métier, notre commercial s’appuiera sur les ressources humaines : il a besoin de ses collaborateurs
pour répondre aux besoins de ses clients. Par ailleurs, au travers des missions et des objectifs qui lui sont attribués par voie hiérarchique, il possède
des responsabilités. Enfin, il va appuyer ses propositions à partir d’informations possédées par l’organisation (le fichier client de l’entreprise, le
planning, le catalogue, les tarifs…)

Le commercial va également utiliser des Applications : il utilisera directement un progiciel de Gestion de la Relation Client, différents outils
bureautiques et sans doute un navigateur pour aller sur internet… et prospecter !

Il n’en aura pas forcément conscience, mais en dehors de son téléphone, et de son ordinateur, il existe tout un arsenal invisible lui permettant de
réaliser ses exploits : d’un point de vue Technique, le service informatique va connecter de nombreux éléments pour le rendre plus opérationnel
(réseau, serveurs, bases de données…). Les Nouvelles Technologies de l’Information et de Communication (NTIC) vont également améliorer et
compléter l’infrastructure informatique et finalement influencer les usages (ex. le nomadisme permis par l’accès internet sur son smartphone ou sa
tablette en 4G lui facilitera l’accès aux outils de son entreprise, bien qu’il soit à distance chez le client ou sur son trajet).

LES CINQ ELEMENTS DE TOUTE ENTREPRISE


Globalement, une entreprise est un processus capable d’être répété qui:
1. crée et distribue quelque chose de valeur...
2. ... répondant à un désir ou à un besoin d’autres individus...
3. ... à un prix qu'ils sont prêts à payer...
4. ... et d’une manière qui satisfait leurs besoins et leurs attentes...
5. ... en vue de dégager des bénéfices suffisants pour ses propriétaires afin de poursuivre son activité.

Peu importe que vous soyez à la tête d’une entreprise individuelle ou d’une grosse multinationale.
Supprimez un seul de ces cinq facteurs et vous n’avez plus affaire à une entreprise. Une entreprise qui ne
crée pas de valeur pour les autres est un passe-temps. Une entreprise qui n’attire pas l’attention est un échec.
Une entreprise qui ne vend pas la valeur qu’elle crée est une organisation à but non lucratif. Une entreprise
qui ne tient pas ses promesses est une entreprise frauduleuse. Une entreprise qui ne gagne pas suffisamment
d’argent pour continuer à fonctionner est condamnée à fermer.

1. La création de valeur. Découvrir ce que les gens veulent ou ce dont ils ont besoin, puis le créer.
2. Le marketing. Attirer l’attention et développer une demande pour ce que vous avez créé.
3. La vente. Transformer des prospects en clients qui paient.
4. Délivrer la valeur. Donner à vos clients ce que vous leur avez promis et vous assurer qu’ils sont
satisfaits.
5. La finance. Gagner suffisamment d’argent pour poursuivre votre activité et récompenser vos efforts.

LES PROBLEMATIQUES FREQUENTES DES ORGANISATIONS

Les petites organisations maîtrisent l’information, mais ne la voient pas comme un ensemble de systèmes.
L’information est souvent informelle et passe très souvent par le canal humain.
Exemples : Une commande faite à un fournisseur par téléphone, un accord oral à un client pour une
remise…
Les petites organisations ont souvent besoin de formaliser et d’automatiser les traitements de
l’information pour accompagner leur croissance et obtenir des gains de productivité.

Exemple 1 : Remplacer un homme par un robot, c’est automatiser une production. Amorti en un an,
l’acquisition de cet outil est l’occasion de multiplier par 10 la productivité de certaines chaines de
fabrication… et de multiplier son CA d’autant !

Exemple 2 : « Passer à l’ISO 9001 », c’est mettre en place des procédures Qualité, formaliser les
processus et se doter de moyen de les évaluer.

C’est en fait surtout garantir aux clients une qualité de service fiable et régulière, et assurer sa pérennité
sur le long terme.

L’EFFET D’EMPILEMENT : COMPLEXITE ET GASPILLAGE


Les systèmes d’information des organisations de taille intermédiaire se sont souvent construits de manière
empirique. Les organisations qui ne remettent pas en cause leur SI sont dites non matures : elles sont
victimes de l’effet d’empilement… Au gré des besoins, les organisations ont ajouté puis rajouté des
éléments aux systèmes d’information existants pour satisfaire une urgence, une priorité, sans repenser
l’ensemble, sans intégrer les différentes parties du système d’information. Le SI devient complexe, il
ressemble à un vrai plat de spaghetti.
Exemple : Au départ, l’application comptable n°2 devait simplement remplacer la première application
comptable. Mais on découvre que le nouveau logiciel ne couvre pas toutes les fonctionnalités précédentes
: il manque la génération automatique de ratios. On décide donc de maintenir l’application 1 en parallèle.
Et puis arrive une nouvelle application permettant d’assurer le traitement d’une nouvelle réglementation :
« l’application n°3 est une révolution ! »... On maintien l’application 1 pour le cas où, même si les
ratios ne servent plus vraiment… Etc.

L’URBANISATION POUR RATIONALISER LES INFRASTRUCTURES

Les plus grandes entreprises se dotent de moyens spécifiques pour éviter cet effet d’empilement nuisible à
leur productivité : elles mettent en place le concept d’urbanisation. Ce concept vise à établir une
cohérence entre les processus de l’organisation et ses ressources informatiques. On va éliminer toutes les
applications et les systèmes inutilisés. Cela permet de réaliser des économies. Et surtout de rationaliser les
usages.
Exemple : Les applications obsolètes doivent être supprimées (avec prudence). Elles coûtent en
maintenance, en espace, en électricité, etc. Encore faut-il savoir quelles sont les applications encore
utilisées ?! Une application comptable peut très bien être utilisée par une seule personne pour une seule
fonctionnalité un jour par an, et dans ce cas il faut bien la maintenir !... Urbaniser consiste à établir la
cartographie, les liens entre les processus et l’infrastructure, c'est-à-dire vérifier la cohérence entre la
vision Métier et la vision Technique.

L’AUDIT DU SI POUR MIEUX SE CONNAITRE

Auditer le SI permet d’identifier les caractéristiques de chacune des visions. Cette analyse permet de
comprendre les interactions entre la stratégie définie et l’utilisation réelle du SI. Si elle reste complexe
pour tous, une vision dynamique du SI permet d’anticiper les évolutions d’une organisation d’un point de
vue fonctionnel, applicatif et technique.
Exemple : Une analyse systémique des processus ou une méthodologie de type UML permet de mieux
comprendre et mieux maîtriser l’information qui en découle.

LA MATURITE : TENIR COMPTE DE SES EXPERIENCES

L’étape suivante consiste à réorganiser l’activité autour des nouveaux outils, en cohérence avec l’outil de
production et la stratégie, afin d’optimiser les processus. Une entreprise est dite mature lorsqu’elle remet
en question son SI régulièrement, à l’aide de nouveaux projets.
Exemple : Le modèle CMMI permet de décrire la maturité de toute organisation. Une organisation dont le
niveau de maturité est maximal (dit
« Optimisé ») est une organisation qui tient compte de son expérience acquise lors de projets
précédents. Lors de la mise en œuvre de ses nouveaux projets, elle bénéficie d’une certaine souplesse et
d’une très grande maîtrise de tous les aspects (financiers, humains, organisationnels…).

LES NTIC : UNE VEILLE ACTIVE VITALE

Le bon tempo pour faire évoluer son SI ? Il n’y en a pas. L’organisation doit anticiper habilement les
nouveautés technologiques, et pour cela comprendre le rythme effréné de l’évolution des NTIC : la veille
technologique est fondamentale pour rester compétitif.
Exemple : Il existe de nombreuses façons de travailler à distance. Le nomadisme passe souvent par des
technologies internet. Pour l’utilisateur, il s’agit d’une simple connexion, « comme à la maison »… Pour
une entreprise, la réalité est toute autre : les questions techniques relatives à la sécurité sont
particulièrement contraignantes.

UN BUDGET CONSEQUENT A MAITRISER


Par ailleurs, les investissements d’infrastructure sont souvent conséquents. Il faut donc maîtriser ce
budget…
Exemples : Les services financiers, en particulier banques et assurances, représentent la moyenne la plus
grande du ratio budget DSI/CA de tous les secteurs (9%) du fait de la place au cœur de ces entreprises
qu’occupe la DSI. Le budget IT dans ce secteur est destiné notamment à assurer la qualité de service des
outils informatiques et au développement de l’activité et la présentation de nouveaux services. Avec un
budget DSI de 5% du chiffre d’affaires, les entreprises de télécommunications se positionnent 2ème. Ce
budget est principalement alloué au développement de l’activité et la qualité de service. Les entreprises de
conseil et d’informatique se placent 3ème avec 4%. Ces entreprises se servent en général de la technologie
dans une optique de contribution à la productivité.

EXERCICE DE STRATEGIE APPLIQUEE : FAIRE DES CHOIX


Même si investir dans le SI n’est pas plus rentable qu’un autre investissement, il est incontournable de
tenir compte des besoins métiers qui correspondent directement aux évolutions stratégiques de
l’organisation.
Exemple : Le budget est toujours limité : il faut prioriser les projets et trancher. Le projet « refonte du site
internet » ayant pour objectif stratégique de « mieux communiquer et assurer une meilleure image » est-il
préférable ou plus urgent que le projet « remplacement de l’application de Gestion de la Chaine
Logistique » ayant pour objectif de « diminuer les frais de non-qualité lors des livraisons » ?

LE PRINCIPE DE GOUVERNANCE : AU-DELA DU MANAGEMENT

Aussi les organisations ont-elles besoin, aujourd’hui, d’une gouvernance du système d’information afin de
vérifier la contribution du système d’information à la valeur ajoutée de l’organisation, la conformité des
objectifs du système d’information avec ceux de l’organisation, la cohérence intrinsèque des différentes
parties du système d’information. Cette gouvernance est assurée par le « manager » des systèmes
d’information. Il doit coordonner et contrôler les objectifs, les moyens du système d’information dans le
temps et dans l’espace afin que le système d’information contribue à la réalisation de la stratégie de
l’organisation.

La gouvernance permet de vérifier la contribution du SI à la valeur ajouté de l’organisation.

Les investissements informatiques doivent se faire en fonction de l’intérêt général de l’organisation : ils
visent à améliorer la performance opérationnelle, en s’assurant que les systèmes conçus permettent de tirer
le meilleur parti des savoirs et des expériences des collaborateurs.

La gouvernance des systèmes d’information correspond donc aux relations entre la DSI et le reste de
l’entreprise.

LA DIRECTION DES SI (LA DSI) : UNE DIRECTION A PART ENTIERE

La Direction des Systèmes d'Information (DSI) est un ensemble de personnes chargées de la gouvernance
des systèmes d'information et du système informatique de l'organisation étudiée. Elle dépend en général
de la Direction Générale mais elle travaille aussi en étroite collaboration avec les directions métiers de
l'organisation. Un métier désigne une activité de l'organisation (BU, Business Unit en anglais).
La DSI utilise des indicateurs regroupés dans un tableaux de bord pour orienter ses choix.
La direction des systèmes d'information veille au bon fonctionnement des systèmes d'information. Pour
cela, elle vérifie que les systèmes d'information sont bien adaptés à l'activité de l'organisation et à ses
évolutions futures. Elle doit être capable de proposer de nouveaux outils (logiciels, matériels,
réorganisation du système d'information…) aux processus de l'organisation pour les rendre plus
performants.
Remarque : La DSI peut être sous la DAF. Dans ce cas l’information est associée à un moyen. Attention
aux projets rapidement impactés par la réduction des coûts !
LE DIRECTEUR DES SI (LE DSI) : DES QUALITES HUMAINES ET TECHNIQUES
• Possède une double compétence de manager et de technicien,
• Coordonne les équipes techniques, assure le fonctionnement quotidien des systèmes (Maintenance
= Présent)
• Propose des développements informatiques pour le développement de l’entreprise (Projets =
Futur).

CHAPITRE 2 : LA FONCTION INFORMATIQUE


LA DIRECTION DES SI
Idéalement, un bon organigramme fonctionnel devrait séparer l’activité en 2 branches :
• L’aspect définition des processus, gestion des projets, évolution du système (= adaptation,
PROJETS, orienté vers le fonctionnement FUTUR) ;
• L’aspect maintenance informatique du système (= continuité de service, MAINTENANCE,
orienté vers le fonctionnement PRESENT).

Dans la pratique, la DSI se décompose plutôt en fonction des besoins (organigramme structurel).
L’organisation est souvent imposée par les Directions Métiers : aujourd’hui, la complexité des besoins est
telle qu’il faut des spécialistes à la fois « métier » et « informatique » pour épauler chaque activité de
l’entreprise.
Exemple : Un logiciel comptable requiert certaines compétences techniques pour maintenir les serveurs
opérationnels, assurer les sauvegardes, etc. Lors d’une mise à jour importante ou du remplacement de
l’application par une autre, il faut préparer le projet de migration, le mettre en œuvre en « déversant la
comptabilité », et s’assurer du bon déroulement du projet (faire des tests pour valider le bon
fonctionnement).
Il existe également de nombreux spécialistes pour le support et l’amélioration de l’infrastructure
commune. Elle ne dépend d’aucune Direction Métier. L’infrastructure est de la responsabilité de la DSI.
Exemple : Le réseau est indispensable. Des interventions de maintenance en matière de sécurité ont lieu
régulièrement, les matériels doivent être remplacés pour améliorer la qualité de fonctionnement : le réseau
nécessite également la mise en œuvre de projets.
LA DSI EN MODE « MAINTENANCE »

La DSI doit offrir des moyens technologiques (matériels, logiciels, réseaux…) pour répondre aux besoins
métiers de l’organisation. Elle porte la responsabilité de leur parfait état de marche. Elle doit donc
mobiliser tous les personnels et moyens pour maintenir le système en état de marche. De la maintenance
logicielle (patchs et correctifs logiciels, mises à jour des versions) en passant par la maintenance
matérielle (remplacement des matériels défectueux), tous les éléments du SI sont soumis à un contrôle
permanent minutieux pour assurer le fonctionnement parfait des outils de production.

Exemples : Gestion, maintenance et exploitation des matériels, réseaux, bases de données, OS, logiciels,
veille technologique, hot line, infogérance, sauvegardes, archivages etc. sont des « opérations de
maintenance ».
LA DSI EN MODE « PROJET »
La DSI doit mettre en œuvre des projets en fonction des priorités stratégiques définies en amont par la
DG. Ces projets caractérisent des besoins métiers nouveaux. Tout comme l’organisation, le SI doit
s’adapter aux évolutions du marché et des contraintes internes et externes.
Exemples de Projets : Mise en œuvre d’un nouveau logiciel comptable, installation d’un PGI,… il existe
de nombreux projets, visibles (projets métiers). D’autres sont invisibles, comme le remplacement d’une
Base de Données ou la migration d’un serveur, mais peuvent très vite s’avérer indispensables au
fonctionnement de l’organisation.
Parmi les acteurs de la gestion des projets du SI, on distingue 2 familles de fonctions :

LA MAITRISE D’OUVRAGE (MOA)


Rôle : définir la stratégie métier de l’organisation, apporte son expertise sur les métiers de l’organisation.
Composition : Responsables métiers ou représentants, ESN (Entreprise de Services Numérique, orienté
vers le conseil), Expert en processus Métier.
LA MAITRISE D’ŒUVRE (MOE)
Rôle : Traduction des besoins exprimés (par la MOA) en solutions techniques, définir tous les moyens et
infrastructures des postes de travail de tous les membres de l’organisation, apporte des conseils
technologiques à la MOA.
Composition : experts en informatique et télécommunication (= informaticiens techniques).

LES ENTREPRISES DE SERVICES DU NUMERIQUE (ESN, EX-SSII)


Les ESN sont des prestataires de services spécialisés dans les différents métiers de l’informatique, au sens
large du terme. En particulier, elles interviennent dans les métiers relatifs :
–Au conseil en technologie de l’information,
–À la prise en charge de projet et d’activité d’intégration de SI,
–À l’assistance technique,
–À l’infogérance : prise en charge du parc informatique.
Exemples : Capgemini, Atos, Sopra Group, Steria, Altran…

LES ASSOCIATIONS DE PROFESSIONNELS


Il existe 4 grandes associations de professionnels de l’informatique et des SI :
– Le Cigref : CLUB INFORMATIQUE DES GRANDES ENTREPRISES FRANÇAISES. OBJECTIF :
promouvoir le bon usage des si comme facteur de création de valeur pour l’entreprise.
– Le Syntec : CHAMBRE SYNDICALE DES SSII ET DES EDITEURS DE LOGICIELS. MISSIONS :
• définir une politique sociale adaptée,
• orienter le marché,
• promouvoir les NTIC (nouvelles technologies),
• s’investir dans l’enseignement supérieur,
• fournir un service d’expertise a ses adhérents.

– L’AFAI : L’ASSOCIATION FRANÇAISE DE L’AUDIT ET DU CONSEIL INFORMATIQUES.


OBJECTIF : promouvoir l’emploi des méthodes visant la maitrise des si (cf. ISACA au niveau
international).
– Le MUNCI : Mouvement pour une Union Nationale et Collégiale des Informaticiens.
OBJECTIFS :
• promouvoir l’information sur les sujets socio-économiques et juridiques relatifs à la profession.
• offrir à ses membres un réseau socioprofessionnel.
LES PETITES ORGANISATIONS
Il n’existe pas de DSI dans les petites organisations. On fait facilement appel aux ESN pour les projets et
pour la maintenance.
On nommera parfois un Responsable Informatique sous la responsabilité d’un DAF, si la taille le permet.

La mise en place d’une DSI devient indispensable lorsque l’entreprise se prépare à une augmentation de
taille.

CHAPITRE : ARCHITECTURE DES S.I.


A - Architecture fonctionnelle

Elle recense les grandes fonctions du SI (ex. Référentiel, Opérationnelle, Support, Pilotage…).
Elle correspond à la perception détaillée des composants de la vue fonctionnelle (cf. Chap. 5 -
Urbanisation), plus orientée vers le fonctionnement réel.

B - Architecture applicative

Elle décrit le fonctionnement des applications, programmes et logiciels (ex. logiciel de


comptabilité, PGI…) ; Elle se décompose traditionnellement en 3 composantes :

1. La composante Présentation : elle correspond à la Collecte et la Diffusion des données, à


l’affichage, au point de vue métier. Cette Interface Homme Machine (IHM) dont dispose
l’utilisateur permet de communiquer avec l’application (ex. écran, clavier, souris…)

2. La composante Traitements : il s’agit des opérations générées par le système à la demande de


l’utilisateur (ex. calcul d’un montant TTC à partir d’un montant HT, lettrage automatique…)

3. La composante Gestion des Données : il existe plusieurs façons d’organiser la gestion des données
(ex. fichiers plats comme les .csv, .xml, Bases de
Données,…). Cette gestion concerne la structuration et l’organisation des données
traitées par les applications.

[Link]ésentation

[Link]
[Link] des
Données

C - Architecture technique

Basé sur une infrastructure matérielle, elle décrit le mode de fonctionnement (ex. Monoposte,
Mainframe, Client-Serveur, 3-tiers, n-tiers, …)

C1 - L’architecture mainframe

Elle est basée sur l’utilisation d’un ordinateur central (Mainframe) auquel sont reliés des
terminaux passifs par un système de télécommunication.

Terminal

Terminal Mainframe
Télé -
traitement IBM AS/400

Terminal

Remarques :

De nombreux mainframes des années 1980-1990, sans interface graphique, sont toujours en
activité…
De nouveaux Serveurs, appelés à tort « mainframes » fonctionnent en réalité sur le mode Client-
Serveur (System z10 et zEntreprise) !

C2 - Les systèmes transactionnels

Ils sont conçus pour enregistrer des transactions journalières importantes (commandes,
réservations, flux boursiers, transactions bancaires…) dans des bases de données. Ils permettent
d’actualiser rapidement les informations à l’aide du principe de partage de ressources entre
plusieurs serveurs. Pour un grand nombre d’acteurs économiques, ces systèmes évoluent
aujourd’hui vers des outils décisionnels en raison des données importantes, récentes et fiables
qu’ils contiennent : Au travers d’analyses croisées sur les données économiques, on tire très
rapidement des informations utiles au pilotage de l’organisation.

Les systèmes transactionnels fonctionnent principalement selon une architecture Client-Serveur.


C3 - L’architecture Client-Serveur

Avec l’apparition des micro-ordinateurs autonomes, le concept de mainframe a évolué vers le


mode Client-Serveur. La répartition des couches applicatives (Présentation, Traitement et Gestion
des données) se répartissent entre un logiciel client et un logiciel serveur.

a) Principe de fonctionnement

Les clients contactent un serveur qui leur fournit des services. Ces services sont des programmes
fournissant des données telles que l'heure, des fichiers, une connexion, etc.

Client

Client
Réseau Serveur

Client

Remarque :

Dans la pratique, on confond très souvent :

le client logique (respectivement le serveur), c’est-à-dire le logiciel, le programme,


avec le client physique (respectivement serveur), c’est-à-dire le matériel, l’ordinateur.

b) Avantages

Des ressources centralisées : étant donné que le serveur est au centre du réseau, il peut gérer des
ressources communes à tous les utilisateurs, comme par exemple une base de données centralisée, afin
d'éviter les problèmes de redondance et de contradiction ;

Une meilleure sécurité : car le nombre de points d'entrée permettant l'accès aux données est moins
important ;

Une administration au niveau serveur : les clients ayant peu d'importance dans ce modèle, ils ont
moins besoin d'être administrés ;
Un réseau évolutif : grâce à cette architecture il est possible de supprimer ou d’ajouter des
clients sans perturber le fonctionnement du réseau et sans modification majeure.

c) Inconvénients

Un certain coût, dû à la technicité du serveur et à son administration ;

Le serveur est le seul maillon faible du réseau client/serveur, étant donné que tout le réseau est
architecturé autour de lui ! Heureusement, le serveur a une grande tolérance aux pannes (ex.
système RAID pour les données) en raison des moyens déployés pour le sécuriser (ex. local
sécurisé, onduleur,…).

d) Les clients-serveurs de données

Un client lourd va effectuer des traitements informatiques de l’application, il lui faudra donc des
ressources suffisantes (processeur, mémoire vive).

Client

Client
Réseau
Serveur

Client

Présentation + Traitements

Gestion des Données


e) Les clients-serveurs de présentation

A l’inverse, un client léger est un logiciel peu consommateur en ressources (Présentation, et très
peu de Traitements).

Client

Client Réseau
Serveur

Client

Présentation
Traitements + Gestion des Données
C4 - L’architecture 3-tiers

Pour répondre à un nombre important d’utilisateurs, on va répartir les trois composantes de


l’application en 3 modules distincts :

Client

Client
Réseau Serveur Serveur de
applicatif données

Client

Présentation
Traitements Gestion des Données
C5 - L’architecture n-tiers

A partir de l’architecture précédente, on décompose le serveur applicatif en services ou

composants applicatifs :

Serveur Serveur
applicatif applicatif
Client

Client
Réseau Serveur de
données
Serveur Serveur
applicatif applicatif
Client

Présentation Gestion des Données


Traitements

Le découpage applicatif en « morceaux » capables de réaliser des traitements d’information


séparément facilite la répartition des services applicatifs sur plusieurs machines physiques.
Cette architecture, plus sophistiquée, permet d’améliorer le temps de réponse, d’augmenter
la charge, la disponibilité des applications et la robustesse du SI.

C6 – L’architecture Web

Il s’agit d’une application client-serveur :

Client
(navigateur)

Client Réseau
(navigateur) Serveur

HTTP
Client
(navigateur)

Le navigateur (logiciel client léger) communique des requêtes au serveur HTTP (HyperText
Transfer Protocol, ou serveur Web) qui lui répond par l’envoi d’un message HTML (HyperText
Markup Language) que le navigateur affiche à l’écran sous forme d’une page web.

C7 – L’architecture 3-tiers d’une application Web


Client
(navigateur)

Client
Internet (navigateur) Serveur Serveur de
Serveur web
applicatif données
Client HTTP
scripts SGBD
(navigateur)

Présentation
Gestion de la Présentation Traitements Gestion des Données

1 - Requête de page 2 - Requête de fabrication


de la page
3 - Requête de données
C
Scripts

Page (php) SQL


Navigateur web
(html)
(Client de type
Explorer, Données
+ Mise Données
Chrome, ou en
6 – Affichage de
Safari…) forme
la page
5 – Fabrication de la page 4 - Réception de données
35
C8 – L’architecture VPN (Virtual Private Network) ou RPV (Réseau Privé Virtuel)

Les réseaux privés virtuels ou VPN offrent une connexion sécurisée entre deux ordinateurs distants
à travers un réseau public non sécurisé. La sécurité des échanges est assurée grâce à
l’authentification des utilisateurs et au cryptage des données.

Réseau Site 1 Réseau Site 2

Réseau Public
VPN
(Internet)
Client Client

Passerelle Passerelle

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