HGGSP
Un conflit de patrimoine : les frises du Parthénon depuis le XIXème siècle
Comment les frises Du parthénon sont-elles devenues un conflit de
patrimoine entre la Grèce et le Royaume-Uni ?
Sommaire
INTRO
A) Les marbres d'Athènes à Londres
1) Les frises du parthénon
2) Lord Elgin s'empare des marbres
3) le combat grec pour la restitution
B) Un conflit qui symbolise la question de restitution plus ces
conséquences
1. le point de vue britannique
2. le point de vue grec
3. point de vue du monde (Unesco) + pourquoi pas possible
CONCLU
INTRO
Le patrimoine aujourd’hui représente une importance majeure. Par
définition celui-ci désigne les biens matériels qu'un individu tient par
héritage de ses ascendants et qu'il transmet à ses descendants. L'UNESCO
le décrit comme "l’héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et
que nous transmettons aux générations à venir". Il peut également être
commun aux membres d'un groupe social par exemple une nation où d'un
pays ou de la planète tout entière. Le patrimoine peut être au cœur de
conflit comme c’est le cas entre la Grèce et la Grande Bretagne.
2) Lord Elgin s’empare des frises
En 1799, Lord Elgin est nommé ambassadeur britannique auprès de
l’Empire ottoman, alors que la Grèce est encore sous domination turque.
Admirateur de la culture antique, il craint pour la préservation du
Parthénon, occupé par des soldats ottomans. N’ayant pas réussi à
convaincre le sultan de protéger le monument, il obtient un firman
(autorisation contestée) lui permettant de prélever des sculptures. Entre
1801 et 1812, ses équipes démontent et transportent vers Londres une
grande partie des frises, des métopes, des frontons et même une
caryatide de l’Erechthéion. Le démontage cause de nombreux dégâts et
plusieurs œuvres sont perdues pendant le transport. En 1816, criblé de
dettes, Lord Elgin revend les marbres au gouvernement britannique, qui
les installe au British Museum. Dès cette époque, son geste est critiqué en
revanche Elgin se défend en affirmant qu’il a « sauvé » ces œuvres
menacées et qu’elles serviront d’inspiration aux artistes anglais.
B) 1) Le point de vue britannique
Ces marbres sculptés que le Royaume-Uni assure avoir acquis légalement
par le biais du diplomate britannique Lord Elgin est une source de conflit
avec la Grèce qui elle affirme en avoir été dépouillée lors d’un pillage par
les anglais. Malheureusement pour les Grecs, les frises ont été vendu par
Lord Elgin sous la forme d’un contrat de droit privé qui mentionne une
perpétuité qui ne peux donc pas être rompu et boque toute demande de
rendu. Des arguments ont été mis en place par les anglais afin de garder
les frises du parthénon dans le British Museum. En effet ils affirment qu’ils
sont les découvreurs de ces marbres, qu’ils offrent des conditions de
préservation meilleurs que les grecs qui selon eux ne sont pas capable de
les entretenir. Le British Museum revendique une mission d'ouverture
culturelle et affirme que l'exposition des frises à Londres offre une plus
grande visibilité internationale et les rend accessibles à un public plus
large. Ils mentionnent également que les frises sont une grande source
d’inspiration pour eux et qu’ils possèdent une visibilité internationale qui
permet à un public mondial de les découvrir. Les Britanniques ont
d’ailleurs proposé de prêter ponctuellement les marbres à la Grèce, mais
sans politique de restitution. Cette offre a été refusée par la Grèce, car elle
impliquerait une reconnaissance de la propriété britannique, ce que la
Grèce refuse.
2) point de vue du monde
Ce conflit entre la Grèce et les Anglais persiste depuis 200 ans et perdure
encore aujourd’hui. Mais ce conflit prend de plus en plus d’ampleur et
commence a avoir un impact a l’échelle international. L'Acropole a été
classée au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1987. En 2013, l'UNESCO a
pris le parti de la Grèce et a demandé le retour des frises au Royaume-Uni,
engageant une médiation. Cependant, le Royaume-Uni a rejeté cette
médiation en 2015. La Grèce bénéficie d'un soutien international
important, y compris de célébrités comme George Clooney ou Liam
Neeson, ainsi que d'une majorité de Britanniques favorables à la
restitution. Certains députés britanniques ont même envisagé le retour
des frises. Ces interventions popularisent l’idée que les marbres doivent
retourner en Grèce. Cela a permis la restitution de plusieurs morceaux de
la frise par certains pays comme en 2006 avec l’Allemagne ou encore en
2008 avec le musée à Palerme. Avec l’ampleur que ce conflit a pris
aujourd’hui, l’ancienne ministre de la culture Michelle Donelan britannique
dit craindre qu'une restitution des marbres du Parthénon n'ouvre une
"boîte de Pandore", déclenchant de nombreuses autres demandes de
restitution d'œuvres issues de collections coloniales ou de pillages.