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Calcul intégral : définitions et propriétés

résolution de problème de math pour les première année ingénieurs

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TRAORE KANIGUE LACINA
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Calcul intégral : définitions et propriétés

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THEME : CALCUL DIFFERENTIEL ET INTEGRAL

LEÇON 1 : CALCUL INTEGRAL

A. SITUATION D’APPRENTISSAGE

Dans ses recherches sur internet, un élève de Terminale scientifique découvre le document suivant :
Densité de flux magnétique

La densité du flux magnétique dépend du flux magnétique traversant la zone A :


Φ = ∫ B × dA.
Si le champ magnétique est homogène et la surface A uniforme, le flux magnétique Φ est calculé avec
le produit suivant : Φ = B × A.
Il montre le document à ses camarades de classe qui sont intrigués par la formule
Φ = ∫ B × dA.
Ils décident de s’informer pour comprendre cette formule.

B. CONTENU DU COURS

I. Intégrale d’une fonction continue

1. Notion d’intégrale

a) Propriété et définition
Soit une fonction continue sur un intervalle K, a et b deux éléments de K et F une primitive de
sur K.
Le nombre réel F b − F a ne dépend pas de F.
Il est appelé intégrale de à de

Notation :
On note :
• et on lit « intégrale (ou somme) de a à b de »
ou
• F et on lit : " F pris entre a et b".

Donc, on a : d = F = F b −F a

Page 1 sur 25
b) REMARQUES
• a et b sont appelés bornes de l’intégrale d
• La lettre n’intervient pas dans le résultat de d .
On peut donc la remplacer par toute autre lettre différente de a et b. On l’appelle variable muette.
On a : d = t dt = z dz = ⋯ = F b − F a .

c) Conséquences de la définition
• d =0
• d =− d

Exercice de fixation :
Calcule les intégrales suivantes:
, , ,
1 7,+
I=* +
d ; P = * z dz
+
; J = * 1 − dt et H = * √3 − dx
- - 2 t 7,+

Solution :
• Considérons la fonction continue sur 0; 1 et définie par : = +
.
,
Une primitive de f sur 0; 1 est la fonction F définie par : F =2 2
.
, , , , ,
Donc I = -
+
d = 82 2
9 = 2×13 – 0 = 2.
-
,
• P = I= 2 car la variable z est muette
,
• Considérons la fonction continue sur 1; 3 et définie par t = :1 − ; <
Une primitive de f est la fonction F définie par F t = t − lnt .
, ,
Donc : J = 2 :1 − ; < dt
= t − lnt ,2
= 1 − ln1 − 3 − ln3
= 1 − 3 + ln3
J = −2 + ln3
7,+
• H = 7,+ √3 − d = 0 car les bornes de l’intégrale H sont identiques.

d) Interprétation graphique de l’intégrale d’une fonction continue et positive


Propriété
Soit une fonction continue et positive sur un intervalle a; b et @CB C sa courbe représentative dans
le plan muni d’un repère orthogonal O, I, J .
d est l’aire F (en unités d’aire) de la partie du plan limitée par la courbe @CB C, l’axe OI ,
les droites d’équations = a et = b.

Page 2 sur 25
L’unité d’aire est l’aire du rectangle OIAJ
1u. a = OI×OJ
On a : F = d u. a
Remarques
• La partie du plan limitée par la courbe @CB C, l’axe OI , les droites d’équations = a et = b est
a≤ ≤b
aussi l’ensemble des points M x; y du plan tels que : I
0≤K≤
Exercice de fixation :
Le plan est muni d’un repère orthogonal (O ; I ; J). Unités : 2 cm sur l’axe des abscisses et 3 cm sur
l’axe des ordonnées.
On considère la fonction f définie par : f(x) = 2x + 1.
1) Justifie que f est continue et positive sur [0 ; +∞[
M
2)Interprète graphiquement - L .

Solution
1)
• étant une fonction polynôme, est continue sur ℝ donc sur [0 ;+∞ .
, ,
• 2x + 1 ≥ 0 ⇔ x ≥ − + . Donc f est positive sur [− + ; +∞[, en particulier sur [0 ; +∞[.

M
2) - L représente l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe de f, la droite QR , les
droites d’équations = 0 ST = 5. L’unité d’aire u.a est 6cm²

2) Propriétés de l’intégrale

a) Propriétés algébriques

Propriété 1 : Égalité de Chasles


Soit f une fonction continue sur un intervalle K ; a, b et c trois éléments de K.
W
On a : d = d + W d

Exercice de fixation :
= 2 − 1, si ≤1
continue sur ℝ et définie par : X ,
=Y , si >1
Soit la fonction
\
Calcule A = -
d

Solution
\ , \
A= - d = -
d + ,
d

Page 3 sur 25
, \ ,
= - 2 − 1 d + , : <d
Y
= + − ,- + ln ,\
= 1 – 1 – 0 + (1 – 0)
=1
Propriété 2 : Linéarité
Soit f et g deux fonctions continues sur un intervalle K ; a et b deux éléments de K et ∝ un nombre réel.
On a :
• +g d = d + g d
• ∝ d =∝ d .

Exercice de fixation :
+`
Calcule - −3cos + 2sin d .

Solution
+` +` +`
-
−3cos + 2sin d = -
−3cos d + -
2sin d
+` +`
=−3 -
cos d +2 - sin d
= −3 sin +- + 2 −cos +-
= -3(0 – 0) + 2(-1+ 1)
=0

b) Propriétés de comparaison

Propriété 1
Soit une fonction continue sur un intervalle a; b .
c
Si ≥ 0 sur a; b , alors d L ≥ 0.

Exercice de fixation :
On considère la fonction f de ℝ vers ℝ définie par : f( ) = ².
e
Justifie sans calcul que : 7+ L ≥0.

Solution
e
Pour tout élément de [-2 ; 7], ² ≥ 0, donc 7+
L ≥0.

Propriété 2
Soient et f deux fonctions continues sur un intervalle a; b .
c c
Si ≤ f sur a; b , alors d L ≤ df L .

Exercice de fixation:
h h
Démontre que : j g + h i j
g i

Solution
Pour tout , élément de [0 ; 1], − 1 ² ≥ 0, on a : +
+1≥2
, ,
Donc - +
+1 L -
2 L

Propriété 3 : Inégalité de la moyenne


est une fonction continue sur un intervalle a; b , k et l sont deux nombres réels.

Page 4 sur 25
c
 Si k ≤ ≤ l sur a; b , alors k b − a ≤ d
L ≤l b−a .
c
 Si | | ≤ l, l ≥ 0 sur a; b , alors n d
L n≤l b−a .

Exercice de fixation :
v
q q , q w , q√+
En supposant que : ∀ ∈ 8 ; 9 , 1 ≤ ≤ √2 , justifie que : ≤ v L ≤ .
r + stuY r stuY r
x

Solution
q q ,
On sait que : ∀ ∈ 8 ; 9 , 1 ≤ ≤ √2 . D’après l’inégalité de la moyenne, on a :
r + stuY
v
q q w , q q
1×( − ≤ v L ≤ √2 × −
+ r stuY + r
x
v
q w , q√+
Donc ≤ v L ≤
r stuY r
x

3) Valeur moyenne d’une intégrale

Définition
est une fonction continue sur un intervalle a; b .
, c
On appelle valeur moyenne de sur a; b , le nombre réel L
c7d d

Interprétation graphique :
, c
Posons : y = L
c7d d

Dans le cas d’une fonction positive,


La valeur moyenne y de sur a; b est la hauteur du rectangle de base (b-a) ayant la même aire (en
unités d’aire) que la partie du plan limitée par la courbe @zB C, l’axe QR , les droites d’équations = a
et = b.

Exercice de fixation :
Soit la fonction définie sur ℝ par : = − {|} .
Calcule la valeur moyenne de sur 0; ~ .

Page 5 sur 25
Solution
, c
y= L
c7d d
, q
y = − {|} L
q7- -
, , + q
= 8 + •€{ 9
q + -
, ,
= ~+ − 2
q +
q w 7r
=
+q

II. Techniques de calcul d’une intégrale


1) Utilisation de primitives
Exemple 1:
, •‚
Calculons l’intégrale I telle que R = - ,ƒ• ‚
L
•‚
Considérons la fonction f continue sur 0; 1 et définie par : = ,ƒ• ‚.
†‡
Posons „ = 1 + S Y , „′ = S Y ;f est de la forme

, •‚
Une primitive de f sur 0; 1 est la fonction F définie par : ˆ = ‰} 1 + S Y . Donc R = - ,ƒ• ‚
L
= ‰} 1 + S Y ,-
= ‰} 1 + S , − ‰} 1 + 1
= ‰} 1 + S − ‰} 2 .
,ĥ
= ‰} : +
<

Exemple 2
,
Calculons l’intégrale J telle que Š = - S Y L
w

Indication
,
Posons : „ = + ; S Y = + „′ S † Y
w

Exercice 3
v
Calcule l’intégrale K telle que ‹ = Œ
-
•€{ 2 TLT
Indication
•€{ 2 T = •€{T 1 − {|}+ T
= •€{T − •€{T{|}+ T

2) Intégration par parties

Propriété
Soit „ et • deux fonctions dérivables sur un intervalle a; b .
Si les dérivées „′ et •′ sont continues sur a; b , alors :
c c
* „ •‡ L = „ • c
d − * „‡ • L
d d

Exercice de fixation :

Calcule R = , + ‰} L

Solution
,
Posons „( = ‰} L€}• „‡ =
Y
,
•‡ = +
et prenons • =2 2

Page 6 sur 25
• • ‡
Ainsi ,
„ •‡ L = „ • •
, − ,
„ • L
• , • •, , 2
,
+
‰} L = 8 2
‰} 9 − , Y 2
L
2 ,
, • •, +
=8 2
‰} 9 − , L
2 , 2
, • , 2 •
= 82 2
‰} 9 − 8
Ž
9
, ,
+• Œ ƒ ,
=
Ž

3) Changement de variable affine


c
Pour calculer d ∝ + • L , ∝ ST • sont des nombres réels tel que ∝≠ 0, on peut procéder
comme suit :
 Faire le changement de variable : T =∝ + •
,
On a : LT =∝ L . D’où L = LT

= a ⟺ T =∝ a + •
= b ⟺ T =∝ b + •.
c ∝cƒ“ B ’
 Utiliser l’égalité: d
∝ +• L = ∝dƒ“ ∝
LT .

Exercice de fixation :
- ,
Calcule ” = 7, L
√+Yƒ2

Solution :
, ,
Posons = donc 2 +3 =
√Y √+Yƒ2
Posons T = 2 + 3 on déduit :
,
• LT = 2L donc L = + LT
• = −1 ⟺ T = 1 et
=0 ⟺ T=3
Par conséquent,
- - 2
1 1 1
”= * 2 +3 L = * L = * • – × LT
√2 + 3 √T 2
7, 7, ,
2
1
=* LT
2 √T
,
2
= —√T˜,
” = √3 − 1
4) Intégration des fonctions paires, impaires, périodiques
Propriété1
Soit une fonction continue sur un intervalle ‹ symétrique par rapport à 0.
Pour tout élément a de ‹, on a :
d d
• Si est paire, alors : 7d L =2 - L
d
• Si est impaire, alors : 7d
L =0

Exercice de fixation :
v v

v •€{2 L {|}2 L
x x
Calcule et v
7 7
x x

Page 7 sur 25
Solution :
q q
 La fonction ↦ •€{2 est paire et continue sur 8− ; 9 donc
r r
q q q
r r r
q
* •€{2 L = 2 * •€{2 L = * 2•€{2 L = {|}2 r
- =1
q - -
7
r
q q
 La fonction ↦ {|}2 est impaire et continue sur 8− ; 9 donc
r r
q
r

* {|}2 L = 0
q
7
r

Propriété 2
Soit une fonction continue sur ℝ et périodique, de période š.
Pour tous nombres réels a et b, on a :
cƒ› c
• dƒ› L = d L
dƒ› ›
• d
L = -
L

Exercice de fixation :
Œv
Calcule v
w
•€{2 L
w

Solution :
La fonction ↦ •€{2 est continue sur ℝ et périodique, de période ~, donc
2q q
ƒq q
+ +

* •€{2 L = * •€{2 L = * •€{2 L = 0


q q -
+ +
III. Calcul d’aires

Propriétés
Le plan est muni d’un repère orthogonal Q, R, Š .
1) Soit une fonction continue sur a; b , @zB C sa courbe représentative.
F est l’aire de la partie du plan limitée par @zB C, l’axe des abscisses QR , les droites d’équations
= a ST = b.
c
a) Si est positive sur a; b , alors : F = d L . „a
c
b) Si est négative sur a; b , alors : F = − d
L . „a

Par exemple, sur la figure ci-dessous, est une fonction continue et négative sur l’intervalle a; b , on
c
a :F=− d L „a

Page 8 sur 25
c) Si ne garde pas un signe constant sur a; b , alors on subdivise a; b en des intervalles sur
lesquels garde un signe constant.

Par exemple, sur la figure ci-dessous, on subdivise a; b en a; • , •; L et L; b .


est positive sur •; L et est négative sur a; • et sur L; b

Š
@zB C

a • L b
Q
R

œ • c
On a : F = :− d
L + œ
L − •
L < „a

Page 9 sur 25
2) Soit et f deux fonctions continues sur a; b , @zB C et @zž C leurs courbes représentatives
respectives.
F est l’aire de la partie du plan limitée par @zB C, @zž C, les droites d’équations :
= a ST = b.
c
a) Si ≤ f sur a; b , alors : F = : d f − L < „a.

b) Si − f ne garde pas un signe constant sur a; b , alors on procède comme au


1)c.

Par exemple, sur la figure ci-contre :

Š a @zž C
Q • b
R
@zB C

œ c
On a : F = : d
−f L + œ
f − L < „a

Exercice 1
Le plan est muni d’un repère orthogonal (O, I , J). Unités : 2 cm sur l’axe des abscisses et 4 cm sur
l’axe des ordonnées.
On considère la fonction f définie par : f ( ) =− ².
Calcule en cm², l’aire de la partie du plan limitée par la courbe de f, l’axe des abscisses et les droites
d’équations : = 1 et = 3.

Solution
2
f est continue et négative sur ℝ , F = − ,
− ² L S} „. a
2
L’unité d’aire en cm² est 2×4 cm², donc F = ( ,
− − ² L )×8 cm²
2
F=( ,
²L )×8 cm²
,
=8× 2
2 2
, cm²
,
= 8 (9− 2) cm²
+-¡
F= cm²
2

Exercice 2
Soit la fonction f définie par f = 2 . On désigne par @zB C, la courbe représentative de dans le
plan muni d’un repère orthonormé Q, R, Š d’unité graphique 2•k.
Calcule en unités d’aires, l’aire F de la partie du plan limitée par@zB C, l’axe des abscisses QR , les
droites d’équations = −1 ST = 1.

Solution :
f étant continue, négative sur −1; 0 et positive sur 0; 1
- ,
F = − 7, 2 L + - 2 L ) „a

Page 10 sur 25
, - , ,
=•− 8 r
9 +8 r
9 – × 2 × 2•k²
r 7, r -
, ,
= (- ( 0 - ) + ( – 0 )) × 4 •k²
r r
F = 2 •k²

IV. Fonction du type ¢: ↦ ¤


£ i£

Propriété :
Soit une fonction continue sur un intervalle K et a un élément de K.
La fonction de K vers ℝ, ↦ ¤ £ i£, est la primitive de qui s’annule en a.

Conséquence :
Y
Si F est une fonction définie sur un intervalle K par : ˆ = d
T LT, alors∶ ∀ ¦K, F ’ =

Exercice :
Y,
Justifie que la fonction logarithme népérien est la fonction ˆ définie sur ]0, + ∞ [ par F = , ’
LT

Solution :
,
La fonction ln, est l’unique primitive sur ]0, + ∞ [ de la fonction , ↦ Y et qui s’annule en 1. On en
Y,
déduit que ‰} = , LT .

C- SITUATION COMPLEXE

Un de vos camarades de classe rend visite à l’ancien


professeur de mathématiques de son père à la retraite. Il
remarque les formes géométriques particulières de la
terrasse de celui-ci (voir figure) : la partie en vert est
délimitée par un rectangle de largeur 2 m et de longueur
4m et la partie en rose est délimitée par une portion de
parabole et par un segment [AB]. Amusé par le regard de
votre camarade, l’ancien professeur de mathématique le
met au défi de lui calculer l’aire totale de la terrasse en
vue de lui donner une idée du coût des travaux de
revêtement de cette terrasse.

Il lui présente le plan de la terrasse en précisant que


pendant la construction, il a veillé à ce que la parabole qui
apparait dans le plan ait pour équation y = −x²+4 dans le
repère orthonormé d’origine O et d’unité 1m, avec
A (-2,0) et B(2,0).

Aide ce camarade à relever ce défi.

Solution

Page 11 sur 25
Pour résoudre le problème, nous allons utiliser le calcul intégral.
Nous allons utiliser particulièrement le calcule d’aire
puis faire la somme des deux aires après les avoir calculées .
Aire §h de la partie en rose délimitée par la portion de la parabole
+ ,
¨, = –+
– +
+ 4 L = G(2) – G(–2) où G(x) = − 2
+4
2
¡ ¡
= – +8 + +8 =16
2 2
Aire §g de la partie rectangulaire

¨+ = 2× 4 = 8

AIRE TOTALE DE LA TERRASSE

¨, +¨+ =16 m² +8m² = 24 m²

D. EXERCICES

1. Exercices d’application
Exercice 1
Calcule les intégrales suivantes:
¯
\ √°® ±ƒ+ , +;Œ 7;
•€{ + 2 e ¬-® YƒY d ; dz dt.
w
x et
- , ± 7+ ;x 7;w ƒ2 x
Exercice 2
²
Calcule P = 7r | + 3|d
Exercice 3
1) Justifie que, pour tout nombre réel t, cos 2 t = 1 − sin+ t cost.
¯
2) Calcule Œ
-
−4cos 2 tdt

Exercice 4
q q
Démontre que : - + •€{ L ≤ - + L .
Exercice 5
q
Soit a et b deux nombres réels de 80; + 8 tels que a < b.
, , ,
a) Démontre que : ∀ ∈ a; b , œ´sw d ≤ œ´sw Y ≤ œ´sw c
c7d c7d
b) Déduis-en que œ´sw d ≤ Ta}b − Ta}a ≤ œ´sw c
Exercice 6
µ€|T ‰a €}•T|€} Lé |}|S {„¶ ℝ ·a¶: = 3 + •€{
q q
Calcule ‰a •a‰S„¶ k€KS}}S LS {„¶ 8− + ; + 9
Exercice 7
Calcule les intégrales suivantes :
v v v
7
Œ œ´sY
v
w
•€{ L ; v L et v
¸
•€{ M T{|}M TLT
stuY
x x Œ
Exercice 8
Calcule les intégrales suivantes :
v
+ , 2 +
,
√3 − L ; -
+ 1 SYL ; v
w
•€{ L ; +
‰} L ST -
S L
+ Y
(par deux intégrations par
x
parties)

Page 12 sur 25
Exercice 9
Calcule les intégrales suivantes en utilisant un changement de variable affine
7+ - Y ,
¹ 2 +5 L , L et - √ + 1L
e
7 7, √+Yƒ2
w
Exercice 10
v v ¹v
Calcule∶ ¸
v
²
{|} L ; ¸
v
²
•€{ L ST v
w
•€{ L
7 7
¸ ¸ w
Exercice 11
Soit les fonctions f et g définies par : f = + g º£ » = g
On désigne par@zB C, @zž Cles courbes représentatives de ST f dans le plan muni d’un repère
orthonormé Q, R, Š . Unité graphique∶ 2•k
Calcule en•k², l’aire F de la partie du plandélimitée par @zB C, @zž C ST les droites d’équations : =
−1 ST = 2
Exercice 12
Un corps est lâché, avec une vitesse initiale à l’instant t0 = 0, d’une hauteur de 2000m et il est soumis
à l’accélération de la pesanteur f = 9,8m.s-2
Y
1) Justifie que la fonction D définie par : D = - fxTLT est la distance parcourue après secondes
de chute.
2) Calcule l’instant T (en seconde) mis pour qu’il soit au sol.

2 . Exercices de renforcement

Calcule les intégrales suivantes :


¹
, •w , + Yw ,+ M Yƒ
-
√1 − +L ; • Y ¼uY w
L ; ¹
¹L
; 7M
2|2 + 3|L ; w
+ Y ƒMY7²
w
L
Œ 2Y7r
q q
7
² 7+ 2
T + + 3T − 2
* •€{ M T{|}M TLT ; * LT ST * {|}² L
T+1
q 7r -
2

2. Exercices d’approfondissement

Exercice 1 :
On pose : ∀ ∈ ℝ, = + 1 − S Y et on admet que la fonction f est dérivable sur ℝ.
On désigne par z la courbe représentative de dans le plan muni d’un repère orthonormé Q, R, Š
d’unité graphique2•k.
B Y
1) Calcule les limites en +∞ de et de Y .
Interprète graphiquement les résultats obtenus.
2) a) Calculer la limite en −∞ de .
b) Montrer que la droite D d’équation y = x y=x+1 est asymptote à C en −∞.
c) Etudier les positions relatives de C et D .
3) Dresse le tableau de variation de f.
4) Trace D et C .
5) Calcule en cm², l’aire F ∆ de la partie ∆ du plan limitée par C , la droite D ,les droites
d’équations x = −2 et x = 0.

SOLUTION

Page 13 sur 25
, •‚
1) lim + 1– S Y = lim 1+ – ) =– ∞
Y→ƒÁ Y→ƒÁ Y Y

B Y , •‚
lim = lim 1 + – =–∞
Y→ƒÁ Y Y→ƒÁ Y Y

Interprétation graphique : La courbe z admet en +∞ une branche parabolique de direction


l’axe des ordonnées.
2.a) lim = lim + 1– S Y = −∞ car lim S Y = 0
Y→–Á Y→–Á Y→7Á
b) Il s’agit de justifier que lim – + 1 = 0.
Y→–Á
Ce qui est évident car f(x)–(x+1) =− S Y et lim S Y =0
Y→7Á
c) Il s’agit ici d’étudier le signe de f(x)–(x+1) suivant les valeurs de x .
Or f(x)– (x+1) = – S Y et – S Y < 0 ∀ ∈ ℝ. Donc La courbe z est en dessous de la droite (D).

3.) ∀ ∈ ℝ, ‡
= 1 – S Y . Or 1 – S Y ≤ 0 ⇔ 1 ≤ S Y
⇔ ≥0

X –∞ 0
+∞

f’(x) + –

f(x)

4) La courbe de la fonction

5. Calcul d’aire

Page 14 sur 25
-
F ∆ = –+
+ 1– = 4× S Y -
7+ = 4(1–S –+ ).

Exercice 2 :
Å \Ä
Soit F la fonction de ℝ∗ƒ vers ℝ définie par F = , ; dt.
On désigne par CÆ la représentation graphique de F dans le plan muni d’un repère orthogonal O, I, J
tel que : OI = 2cm et OJ = 1cm.
1) Détermine l’ensemble de définition de F.
2) Etudie le sens de variation de F
3) Soit la fonction définie par : =F − ln .
Y \Ä 7,
a) Justifie que : ∀ ∈ 0; +∞ , f = , ;
dt
\Ä 7, ∀ ∈ 0; 1 , <0
b) Justifie que : ∀t ∈ 0; +∞ , > 0. Déduis-en que : I
∀ ∈ 1; +∞ , >0
.
;
c) En utilisant les propriétés de comparaison, détermine les limites de F en 0 et en+∞.
4) Dresse le tableau de variation de F.
5) Justifie que CÆ admet une asymptote verticale.
6) Soit ∈ 1; +∞ .
\Ä \Ä , Y ;
a) Démontre que : ∀t ∈ 1; , ≥ et que F ≥Y ,
e dt
; Y
Æ Y \‚ 7\
b) Déduis-en que : Y ≥ Y w
C )Démontre que CÆ admet en +∞ une branche parabolique de direction celle de OJ .

SOLUTION
1) F est définie sur ℝ∗ƒ .
•‚ •‚
2) F est dérivable sur ℝ∗ƒ ST ∀ ∈ ℝ∗ƒ , F’(x) = Y ; Y étant positive pour toute valeur strictement
positive de x, F’(x) est strictement positive sur ℝ∗ƒ . Par suite, F est strictement croissante sur ℝ∗ƒ .
3) a) Soit f, la fonction définie par : f x = F x − lnx.
Å \Ä Y, Y •Ç , Y • Ç –,
On a : f(x) = , ;
dt – , ’
dt = , ’
– ’ )dt = , ’
dt.

\Ä 7,
3.b) ∀t ∈ 0; +∞ , > 0 car ∀t ∈ 0; +∞ , S ’ > 1
;

Déduction
Y \Ä 7, \Ä 7,
∀ ∈ 0; 1 , f(x) = , ;
dt. Or ;
> 0 ST au niveau des bornes de l’intégrale, < 1. Par
conséquent, f(x) < 0.
Y \Ä 7, \Ä 7,
∀ ∈ 1; +∞ , f(x) = , ;
dt. Or > 0 ST au niveau des bornes de l’intégrale, 1 < . Par
;
conséquent, f(x) > 0.
\Ä 7, \Ä 7,
3.c) On a montré que ∀t ∈ 0; +∞ , > 0. En particulier, ∀t ∈ 0; 1 , >0
; ;
•Ç , , •’ ,,
Ce qui peut s’écrire aussi : ∀t ∈ 0; 1 , > ’ . Par suite ∀ ∈ 0; 1 , Y ’
LT > Y ’
LT ou encore

Y •’ Y,
∀ ∈ 0; 1 , LT <
, ’ , ’
dt c’est-à-dire ∀ ∈ 0; 1 , ˆ < ‰}
qd x→ 0, ‰} → – ∞; L€}• ˆ → –∞
\Ä 7,
De la même manière, ∀t ∈ 1; +∞ , >0
;
•Ç , Y •’ Y,
Ce qui peut s’écrire aussi : ∀t ∈ 1; +∞ , ’ > ’ . Par suite ∀ ∈ 1; +∞ , , ’
LT > , ’
LT
ou encore ∀ ∈ 1; +∞ , , ˆ > ‰} .
Or qd x→ +∞, ‰} → +∞; L€}• ˆ → +∞

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4.) Tableau de variation de la fonction F

X 0 1
+∞

F’(x) + E–1 +

F(x) 0

5. lim ˆ =0 ; par conséquent, (CF) admet la droite d’équation x=0 comme asymptote verticale
Y→-
6) Soit ∈ 1; +∞ .
ÉÈ ÉÈ h
a) Démontrons que : ∀È ∈ h; , ≥ et que Ê ≥ h
ÉÈ È
È

, ,
t ∈ 1; ⇔ 1 ≤ t≤ ⇔ Y
≤ ’
≤1
•Ç •Ç
⇒ Y
≤ ’
Y •Ç Y •Ç
⇒ , Y
dt ≤ , ’
dt
, Y ’
C’est-à-dire : , S LT ≤ F(x)
Y

Ê É 7É
b) Déduction de : ≥ g
, Y ’
En passant aux calculs dans cette inégalité (Y ,
S LT ≤ F(x)) on obtient :
, , ,
(S Y –e)≤F(x) ce qui revient à F(x)≥ Y (S Y –e). Et en multipliant les deux membres par Y qui est
Y
, ,
strictement positif , on obtient : Y F(x) ≥ Y² (S Y –e) .
, Ì Y
c) On sait que lim S Y – e = +∞. On en déduit que lim = +∞ . Par suite, on peut affirmer
Y→ƒÁ Y² Y→ƒÁ Y
la courbe (CF) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées (OJ).
Ì Y ,
Remarque : =
Y Y

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LEÇON 1 : EQUATIONS DIFFERENTIELLES

I. GÉNÉRALITÉS
1) Définition
Considérons des fonctions numériques ou complexes définies sur un intervalle I ,
admettant des dérivées successives jusqu’à l’ordre n .On appelle équation différentielle d’ordre n , toute
relation entre
la variable, la fonction et ses dérivées successives jusqu’à l’ordre n. on note
[ ]
F x; y( x); y' ( x); y' ' ( x);...; y (n ) ( x) = c

Remarque
• Résoudre ou intégrer une équation différentielle revient à déterminer toutes les fonctions
vérifiant cette équation différentielle.
• Chaque fonction qui convient est appelée solution de cette équation
• La variable utilisée est noté x ou t .

2) Vocabulaire et notation
( E1 ) : y + 2 y + y = x² + 1 est une équation différentielle linéaire d’ordre 2 à coefficients constants avec
'' '

second membre.
( E2 ) : y (4 ) + x 3 y ' + (ln x ) y = 0 est une équation différentielle linéaire d’ordre 4 à coefficients variables
sans second membre.
( E3 ) : ( y') + y = 2 est une équation différentielle non linéaire d’ordre 1 avec second membre
2

( E 4 ) : y '' + ln y = 0 est une équation différentielle non linéaire d’ordre 2 sans second membre.

Exemple
5 11
Vérifions que la fonction définie par f ( x ) = 3e − 2 x + x − est une solution de l’équation différentielle
2 4
( E ) : y '+2 y = 5 x − 3

II- ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES DU PREMIER ORDRE


1- Définition
On appelle équation différentielle linéaire du 1er ordre (EDL1), toute équation différentielle du type
a( x) y ' + b( x) y = c( x) où a(x) , b(x ) et c(x ) sont des fonctions continues sur un intervalle I, et y est une
fonction inconnue.

Exemple
Lorsque (E) : y' ( x) + x y( x) = 1 , on a a ( x ) = c ( x ) = 1 et b( x) = x
3 3

Lorsque (E) : 2 y ' (t ) + (t − 1) y (t ) = t + 1 , on a a (t ) = 2 ; b (t ) = t − 1 et c (t ) = t + 1

Remarque
L’équation différentielle a( x) y + b( x) y = 0 est appelée équation différentielle homogène (EDH)
'

associée à l’équation différentielle complète a( x) y + b( x) y = c( x) (EDL1)


'

Page 17 sur 25
2- Résolution de l’Équation différentielle du premier ordre
Dans les conditions indiquées; ∀x ∈ I , a ( x ) ≠ 0 , l’ équation différentielle homogène peut s’écrire
b( x)
y' + y=0
a( x )

1- Résolution de l’équation homogène


Propriété
La solution générale de l’équation différentielle homogène : y ' + b( x) y = 0 est y H (x ) = λe− F (x )
a ( x)
b( x)
Où F est une primitive de la fonction x ֏ et λ une constante
a( x)
Théorème
La solution générale de l’équation différentielle complète est obtenue en ajoutant à la solution générale
l’équation homogène une solution particulière y p de l’équation complète. ∀x ∈ I , y ( x) = yH (x ) + y p (x )

4- Recherche d’une solution particulière


La plupart du temps, on se laissera guider par l’énoncé pour trouver une telle solution particulière.
Cependant, lorsque a et b sont des fonctions constantes, on pourra connaître la forme d’une solution
particulière dans les cas suivants :

c(x ) y p : solution particulière

Polynôme de degré n • Polynôme de degré n si b ≠ 0


• Polynôme de degré n + 1 si b = 0
c( x) = k1 cos ωx + k 2 sin ωx yp(x) = C1 cosωx + C2 sin ωx

c( x) = e rx P( x) où P est un y p ( x) = erxQ(x ) où Q est un :


polynôme de degré n et r est
un nombre réel b
• Polynôme de degré n , si r ≠ −
a
b
• Polynôme de degré n + 1, si r = −
a

Exercice d’application
Intégrer les équations différentielles suivantes
1) y '+ 3 y = x + 1 2) 2 y '− y = 5 xe 2 x 3) y '+ y = cos 2t

Dans tous les cas, on peut utiliser la méthode de LAGRANGE dite « variation de la constante ».
Si y H ( x ) = λ e − F ( x ) est la solution générale de l’équation homogène, on recherche une solution
particulière
y p avec y p (x ) = λ (x )e − F ( x ) où λ devient une fonction de l’inconnue x dérivable sur I .
c( x) F ( x )
En faisant les remplacements correspondant dans l’équation complète, on obtient λ' ( x ) = e
a( x)

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c( x) F ( x )
On détermine alors λ ( x ) en trouvant une primitive de la fonction x ֏ e
a( x)
Exemple
On considère un mobile M dont la trajectoire est rectiligne et dont la loi horaire vérifie l’équation
différentielle ( E ) : tx (t ) − x(t ) = t pour t > 0
' 3

a) Résoudre l’équation différentielle sans second membre.


b) Déterminer la solution particulière de l’équation complète en utilisant la méthode de
LAGRANGE.
c) Résoudre l’équation différentielle (E ) .
d) Déterminer la loi horaire du mobile M sachant qu’à l’instant t = 1 le mobile a une vitesse nulle.

Solution
1
L’équation tx (t ) − x(t ) = 0 s’écrit x (t ) − x(t ) = 0 car t > 0 . La solution générale est
' '
a)
t
x (t ) = ke ln t = kt , k ∈ IR
b) On écrit x p (t ) = k (t )t  x' p (t ) = k ' (t )t + k (t ) En reportant dans (E ) , on a :
1 1 3
k ' (t )t ² + k (t )t − k (t )t = t 3  k ' (t )t ² = t 3  k ' (t ) = t  k (t ) = t² Donc x p (t ) = t
2 2
1 3
c) La solution générale de (E ) est x(t ) = xH (t ) + x p (t )  x(t ) = kt +
2
t , k ∈ IR .

3
d) La vitesse du mobile M est donnée par x ' (t ) = k + t ²
2
3 3 1
On doit avoir x ' (1) = 0 soit k + = 0 d’où k = − Et donc x (t ) = t (t ² − 3)
2 2 2

III. ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES DE BERNOULLI ET DE


RICATTI
3.1 . Équations de Bernoulli
a- Définition
on appelle équation de Bernoulli toute équation différentielle de la forme y '+ a ( x ) y = b (t ) y n (1)
où a (x) et b (x ) sont des fonctions continues de la variable x , avec la condition n ≠ 0 et n ≠ 1

Remarque
• si n = 0 l’équation (1) devient une équation linéaire avec second membre y '+ a ( x ) y = b (t )
• si n = 1 l’équation (1) devient une équation linéaire sans second membre y '+[a ( x ) − b ( x ) ]y = 0

b- Transformation d’une équation de Bernoulli en équation linéaire.


• Divisons tous les termes de l’équation par y , on obtient : y ' y − n + a ( x ) y 1− n = b( x ) ( 2 )
n

• Faisons le changement de variables suivant : z = y


1− n
(3) ce qui donne : z ' = (1 − n) y' y − n
• Substituons ces transformations dans l’équation ( 2 ) , on obtient : z '+(1 − n )a ( x) z = (1 − n)b( x ) ( 4 )
• L’équation ( 4 ) est linéaire, simple à résoudre par la méthode de « la variation de la constante »

Exemple
−2 −3
résolvons l’équation suivante ( E ) : y '+2 y = 4 y On pose z = y ⇔ z ' = −2 y ' y
3
( E ) ⇔ ( E ' ) : z '− 4 z = − 8
La solution générale de l’équation (E ' ) est z (t ) = z H (t ) + z p (t ) ⇔ z (t ) = 2 + λ e 4t

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1
La solution générale de l’équation (E ) est y (t ) = y (t ) = 0
2 + λe 4t ;

3.2. Équations de Ricatti


Définition
On appelle équation de Ricatti toute équation différentielle de la forme y '+ a ( x ) y + b ( x ) y ² = c ( x ) où
a(x) , b(x ) et c(x ) sont des fonctions continues de la variable x , avec la condition b( x) ≠ 0 et
c( x) ≠ 0

a. Transformation d’une équation de Ricatti en une équation de Bernoulli


• Connaissant une solution particulière y1 ( x) de l’équation de Ricatti,

• Substituons le changement de variable y = y1 ( x) + z , pour aboutir à une équation de la forme


z '+ A ( x ) z = b ( x ) z ²
où A( x ) est une fonction continue donnée par A( x ) = a ( x ) − 2b ( x ) y1 ( x )

b. Transformation d’une équation de Ricatti en une équation linéaire


• Connaissant une solution particulière y1 ( x) de l’équation de Ricatti,
1
• Substituons le changement de variable y = y1 ( x) + z , pour aboutir à une équation de la forme
z '+ A ( x ) z = b ( x )
où A( x ) est une fonction continue donnée par A( x ) = 2b ( x ) y1 ( x ) − a ( x )

Exemple
résoudre l’équation différentielle ( E ) : y '− y + y ² = 4t ² + 2t + 2 : avec une solution particulière
y1 (t ) = 2t + 1
1
• En posant y = y1 (t ) + = 2t + 1 + z , on obtient z '+ ( 4t + 1) z = 1
z

IV- ÉQUATIONS DIFFÉRENTIELLES LINÉAIRES DU SECOND


ORDRE A COEFFICIENTS CONSTANTS
4.1. Définition
Une équation différentielle linéaire du second ordre à coefficients constants, est une équation pouvant s’écrire
sous la forme ay ' '+by '+cy = d ( x) où a , b et c sont des constantes (a ≠ 0 ) et d (x ) une fonction continue.

4.2- Résolution
a. Résolution de l’équation homogène
L’équation sans second membre est ay ' '+ by '+ cy = 0 a pour équation caractéristique ar ² + br + c = 0

Solution de l’équation caractéristique Solution générale de l’équation homogène


ay ' '+ by '+ cy = 0
ar ² + br + c = 0

Deux solutions distinctes r1 et r2 y H = C1e r1x + C2 e r2 x

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Une solution double r0 y H = (C1 x + C2 )e r0 x

Deux solutions complexes conjuguées


y H = (C1 cos βx + C2 sin βx)eαx
r1 = α + iβ et r2 = α − iβ

b. Recherche d’une solution particulière


La plupart du temps, on se laissera guider par l’énoncé pour trouver une telle solution particulière.
Cependant, on pourra connaître la forme d’une solution particulière dans les cas suivants :

d (x ) y p : solution particulière

• Polynôme de degré n si c ≠ 0
Polynôme de degré n
• Polynôme de degré n + 1 si c = 0 et b ≠ 0
• Polynôme de degré n + 2 si c = 0 et b = 0
• y0 ( x) = C1 cosωx + C2 sin ωx si ω n’est pas
d ( x) = k1 cos ωx + k 2 sin ωx solution de l’équation caractéristique
• y0 ( x) = x(C1 cosωx + C2 sin ωx) si ω est
solution de l’équation caractéristique
y p ( x ) = e rx Q (x ) où Q est un :

d ( x) = e rx P( x) où P est un polynôme de degré • Polynôme de degré n , si r n’est pas solution de


l’équation caractéristique
n et r est un nombre réel • Polynôme de degré n + 1, si r est une solution
simple de l’équation caractéristique
• Polynôme de degré n + 2 , si r est une solution
double de l’équation caractéristique
Exercice d’application : Intégrer les équations différentielles suivantes

(1) : 2 y "+ y ' = x + 1 ( 2) : y "+ 2 y '+ y = x 2 e x ( 3) : y "− 2 y '+ 2 y = 2 sin x

Page 21 sur 25
EXERCICES
EXERCICE 1

Intégrer les équations différentielles suivantes :

2
1) y '− (1 − ) y = 0 2) xy '− y = − x 2 e− x 3) y'+2y = sin 2 x
x2
4) x( x + 1) y '− ( x + 2) y = 2 x

EXERCICE 2

1) y ''− 3 y '+ 2 y = x 2 + x + 1 2) y ''− 2 y ' = 2e 2 x 3) y ''− 2 y '+ 2 y = 2e x sin x

EXERCICE 3

Le but de l’exercice est de résoudre l’équation différentielle : ( E ') : y ''+ 3 y '+ 2 y = x − 5 cos 2 x

1) Résoudre l’équation homogène ( E ) : y ''+ 3 y '+ 2 y = 0


2) Déterminer une solution particulière de chacune des équations
( E1 ) : y ''+ 3 y '+ 2 y = x et ( E2 ) : y ''+ 3 y '+ 2 y = −5 cos 2 x
En déduire la solution de (E’)

EXERCICE 4

Soit ( E ) : xy’ – 2y = lnx

1- Déterminer sur ]0 ; +∞[, la solution de générale de l’équation ; xy’ – 2y=0


1 1
2- Vérifier que la fonction g définie sur ]0 ; +∞[,par g(x) = − ln(x) − est une solution de
2 4
l’équation ( E ).
3- Déterminer la solution générale de ( E ) et la fonction f solution de ( E ) telle que f( 1 ) = 0.

EXERCICE 5

2 -2x
On considère l’équation différentielle ( E ) :y’’ +4y’ +4y = e . Où y est une fonction de la variable x, définie
3
et deux fois dérivables sur IR, y’sa fonction dérivée et y’’sa fonction dérivée seconde.

1. Résoudre sur IR l’équation différentielle ( E0) : y’’ +4y’ +4y =0


1
2. Soit h la fonction définie sur IR par : h(x)= x2e-2x.
3
Démontrer que h est une solution particulière de l’équation différentielle ( E ) .
3. Déduire l’ensemble des solutions de l’équation différentielle ( E ) .
4. Déterminer la solution f de l’équation différentielle ( E ) qui vérifie les conditions
1 1
initiales :f(0)= et f’(0)=- .
3 3

EXERCICE 6

Page 22 sur 25
1
On considère l’équation différentielle ( E ) : (1 + x ) y′ + y = où y est une fonction de la
1+ x
variable réelle x , définie et dérivable sur ]−1; + ∞ [ et y′ sa fonction dérivée.
1) Résoudre l’équation différentielle ( E0 ) : (1 + x ) y′ + y = 0 .
ln (1 + x )
2) Soit g la fonction définie sur ]−1; + ∞ [ par g ( x ) = .
1+ x
Démontrer que g est une solution de l’équation différentielle ( E ) .
3) En déduire l’ensemble des solutions de l’équation différentielle ( E ) .
4) Déterminer la solution f de l’équation différentielle ( E ) qui vérifie la condition f ( 0 ) = 2 .

EXERCICE 7

On considère l’équation différentielle ( Em ) : my ''+ ( m + 1) y '+ 2 y = xe + cos x


x
Où m est un réel .

1 1 1
1. a. justifier que la fonction f : x ֏  x −  e x + ( 2 cos x + sin x ) est une
3 3 5

solution particulière de l’équation différentielle ( E0 )


b . Intégrer l’équation différentielle ( E0 )
2. On suppose maintenant que m ≠ 0

a. Intégrer l’équation homogène associée à l’équation différentielle ( Em )


b. Dans chaque cas, déterminer une solution particulière des équations différentielles

( Em1 ) : my ''+ ( m + 1) y '+ 2 y = xe x et ( Em2 ) : my ''+ ( m + 1) y '+ 2 y = cos x


3. Donner la solution particulière de l’équation différentielle ( Em )
4. En déduire la solution générale de l’équation différentielle ( Em )
EXERCICE 8
7+
1°) On considère l’équation différentielle Í :K ′ − 2K = ,ƒ• Îw‚

B Y
Soit une fonction dérivable sur IR, telle que € = ‰} 2 et f la fonction définie sur IR par f = .
• w‚

a) Calculer ′(x) en fonction de f ST LS f′


b) Montrer que la fonction f est une solution de l’équation différentielle Í si, et seulement si
7+• Îw‚
f′ = ,ƒ• Îw‚
c Soit f une solution de l’équation différentielle Í .
Calculerf 0 , f , puis l’expression de .
d Intégrer l’équation différentielle Í .

2°) soit f la fonction numérique de la variable réelle définie par

Page 23 sur 25
: RÏ ⟶ RÏ

Ñ→ = S +Y ‰} 1 + S 7+Y
,
On pose ℎ = ln 1 + S 7+Y −
• w‚ ƒ,

a) Etudier les limites de h aux bornes de son ensemble de définition.


b) Dresser le tableau de variation de la fonction ℎ.
c) En déduire, pour tout réel x, le signe de ℎ

3°) a) Calculer f’(x) et montrer que f’(x) est du signe de ℎ .

b) Dresser le tableau de variation de .


c) Représenter graphiquement la fonction dans un repère orthonormé en prenant 5 cm pour unité.

EXERCICE 9
•‚
Pour tout entier } ≥ 1, on note u la fonction définie dur IR par u = ,ƒY Ó
et on note Ôu la courbe de
u dans un repère orthonormé (unité d’axes : 2cm)

1- a/ déterminer l’ensemble de définition Õ u de u


b/ déterminer que pour tout } ≥ 1, u vérifie l’équation Íu : y ′ − y = −n uƒ, x
c/ en déduire ′ u x en fonction de u x et de uƒ, x .
d/ déterminer alors les solutions de l’équation différentielle.
3eÅ
Í : y′ − y = −
x+1 r

2- a/ Montrer que toutes les courbes Ôu passent par un même point fixe A dont on précisera les
coordonnées.
b/ Montrer que lim u = 0 ; lim u = +∞ ; lim u
u→7,
= +∞ et que lim u
u→7,
dépendant de
u→7∞ u→ƒ∞
Ö ×
la parité de n, est soit +∞ ou soit −∞
c/ Dresser le tableau de variation de + et de 2.
,
3- On pose I® = - u
L .
\
a/ Démontrer, par une intégration par parties, que } − 1 Ru = 1 − +ØÎÙ + I®7,
b/ on suppose que R, = a ∈ ℝ +
déduire de ce qui précède, l’aire de la partie du plan délimitée par la courbe Ô2 et les droite
d’équations K = 3 ; = 0 et = 1 .

BTS 2021 : GENIE CIVIL


EXERCICE 1
I- On considère l’équation différentielle
1
( E ) : y "+ 2 y '+ y = ( x + 2) ln( − x) + + 2 ; ∀x ≺ 0
x
1. Résoudre l’équation différentielle homogène associée à (E ).
2. Démontrer que la fonction : x ֏ x ln( − x) est une solution particulière de ( E ).
3. Donner la fonction h solution de ( E ) telle que h ( −1) = 0 et h '( −1) = 1
II- f est la fonction numérique définie sur IR

Page 24 sur 25
 f ( x) = x ln(− x) si x ≺ 0
 −1

par  f ( x) = x(2 − e x ) si x ≻ 0
 f (0) = 0


( )
( C ) est la courbe représentative de f dans le repère orthonormé direct O; i; j d’unité graphique
−1
 1
2 cm. On note g la fonction numérique définie sur ]0;+∞[ par g ( x) =  1 +  e x
 x
1. Etudier les variations de la fonction g
2. En déduire que ∀x ≻ 0, 0 ≺ g(x ) ≺ 1
3. Démontrer que : ∀x ≺ 0, f '( x ) = 1 + ln( − x ) et ∀x ≻ 0, f '( x ) = 2 − g ( x )
4. Dresser le tableau de variation f sur IR
5. a. En utilisant le développement limité au voisinage de 0 à l’ordre 3 de la fonction : x ֏ e x ,
montrer qu’au voisinage de +∞ à l’ordre 3, la fonction f peut s’écrire :

1 1 1 1
f ( x) = x + 1 − + 2 + 2ε 
2x 6x x x
b. Trouver l’asymptote oblique ( ∆ ) à la courbe ( C ) au voisinage de + ∞
6. Tracer dans le même repère la courbe ( C ), ( ∆ ) et ( C’ ) symétrique de ( C ) sur [ 0;1] par rapport à l’axe des
abscisses.
III- Soit α un élément de ]−1, 0[ et A (α ) l’aire en centimètre carré de la partie du plan limitée par les
courbes ( C ), ( C’ ) et les droites d’équations x = α et x = −1
α 1 1 1
1. A l’aide d’une intégration par parties, justifier que  f ( x ) dx = α 2 ln( −α ) − α 2 +
−1 2 4 4
2. En déduire, en centimètre carré, l’aire A (α ) quand α tend vers 0.

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