THEME : CALCULS ALGEBRIQUES
Leçon 1 : NOMBRES COMPLEXES
A- RESUME DE COURS
I. ETUDE ALGEBRIQUE
1. Notion de nombre complexe
a- Définition
on appelle nombre complexe tout nombre de la forme + ù ∈ ℝ, ∈ℝ = −1
L’ensemble des nombres complexes est noté ℂ .
Propriété et définition
Tout nombre complexe z s’écrit de façon unique sous la forme = + ;
La forme + est appelée forme algébrique du nombre complexe.
Le nombre réel est appelé la partie réelle du complexe, on note : = ℛ ( ).
Le nombre réel est appelé la partie imaginaire du complexe, on note : = ℐ ( ).
L’ensemble des nombres complexes imaginaires purs est l’ensemble noté ℝ.
Un nombre complexe dont la partie réelle est nulle est un nombre complexe imaginaire pur.
Un nombre complexe dont la partie imaginaire est nulle est un nombre réel.
On a: ℝ ⊂ ℂ ℝ ⊂ ℂ.
Le seul nombre complexe à la fois réel et imaginaire pur est le nombre nul 0.
Les calculs se font dans ℂ ℝ en tenant compte du fait que !" = −#.
Exemples :
= 3 − 2 est un nombre complexe de partie réelle 3 et de partie imaginaire −2.
= 5 est un nombre complexe de partie réelle 0 et de partie imaginaire 5 , = 5 est
•
•
un complexe imaginaire pur.
b- Opérations dans ℂ
Soient = + (
= (
+ ′ deux nombres complexes donnés.
+ (
= ( + () + ( + (
);
× = ( ( − () + ( + ).
•
( ( (
•
Pour tout nombre complexe non nul, ( ; ) ≠ (0; 0) et = /0 120 −
- / 2
. /0 120
• .
′ deux nombres complexes tels que ≠0; = ′ × ..
.( -
.
• Soient
1
Exercice de fixation
Donne la forme algébrique de chaque nombre complexe :
= (2 + 4 ) + (−5 + ) ; 2) = (2 − )(3 + 2 ) ; 3) =
-456
1) .
c) Propriété
Soit et ′ deux nombres complexes.
= ′ ⟺ ℛ ( ) = ℛ ( ( ) et ℐ ( ) = ℐ ( ( ).
= 0 ⟺ ℛ ( ) = 0 et ℐ ( ) = 0.
Soit = + 2 + ( + 5) et ( = −1 + 3 deux nombres complexes.
Exercice de fixation
Détermine les réels et pour que et ’ soient égaux.
Remarque :
Pour tout nombre entier naturel 9, on a : :;
= 1; :;1-
= ; :;1
= −1 ; :;15
=−
Exercice
<-= -<<<<<<<<<
Calcule et
2. Conjugué d’un nombre complexe
Définition
Soit un nombre complexe tel que = + ù ∈ ℝ, ∈ ℝ . Le nombre complexe
conjugué de z est le nombre complexe noté tel que = − .
Exemples :
1) = 1; = 1 ; 2) = ; = − ; 3) =1+3 ; =1−3 ;
4) = 2 − 3 ; = −3 − 2 .
Propriété 1
Soit ( ; ( ) ∈ ℂ × ℂ, 9 ∈ ℕ
(i). = .
(ii). + ( = + (; + = 2ℛ ( ) ; − = 2 ℐ ( ).
(iii). × = × ; =
( ( ; ;
≠ 0, ( ) = ;( )=
- - .( .?
. . . .
(iv). pour .
2
(v). Pour = + , × = +
Conséquences :
Pour tout (@; @( ) ∈ ℂ∗ × ℂ; = = ; = =
# @ @ @( @(×@ @(×@
@ @×@ " 1B" @ @×@ " 1B"
Propriété 2
Soit ∈ ℂ∗ ;
(i)- ∈ℝ⇔ℐ ( )=0⇔ =
(ii)- ∈ . ℝ ⇔ ℛ ( )=0⇔ =−
Exercice de fixation
= ; F ∈ ℝ. Détermine le nombre réel F tel que soit :
456
E16
Soit le nombre complexe
1) Un nombre réel ;
2) Un nombre imaginaire pur.
3. Module d’un nombre complexe
Définition
= + est le nombre réel positif noté | | tel que
| |=√ + .
Le module du nombre complexe
| | = √ × ̅.
Exemple
|3 − 4 | = J3 + (−4) = √9 + 16 = √25 = 5.
| | = 1.
Propriétés
Soit ( ; ( ) ∈ ℂ × ℂ, 9 ∈ ℕ :
(i). Si = , ∈ MN O PQ | | = | |.
(ii). Si = , ∈ MN O PQ | | = | |.
(iii). | | = |− | = | |; | × ′| = | |. | ′|; | ;|
= | |; .
≠ 0, R.R = |.| ; R . R =
- - .( |.(|
|.|
(iv). Pour .
(v). | + ′| ≤ | | + | ′| (inégalité triangulaire).
3
(vi). | | = × = (ℛ ( )) + (ℐ ( ))
Exercice de fixation
Détermine le module du nombre complexe chacun des cas suivants :
= (3 – )(3 − 2) ; 2) = (2 + ) + (8 − ) ; 3) = = (3 + )5 .
546
:46√
1) ; 4)
II- Représentation géométrique d’un nombre complexe
Dans la suite de ce chapitre, le plan est muni d’un repère orthonormé direct (V; W
XXX⃗, XXX⃗)
Z ; on
l’appelle aussi plan complexe.
A tout nombre complexe = F + [ on associe le point \(F; [) du plan.
Réciproquement à tout point ]( ; ) du plan on associe le nombre complexe < =
+ .
On établit ainsi une bijection entre ℂ ^ (plan).
Le nombre complexe = F + [ est appelé affixe du point \. On note _.
Le point \(F; [) est le point image du nombre complexe = F + [ . On note M(z) .
On associe également à chaque vecteur ` XXXX⃗( ; ) du plan le nombre complexe =
+ appelé affixe du vecteur ` XXXX⃗. On note a XXXX⃗ = + .
Le vecteur ` XXXX⃗( ; ) est le vecteur image du nombre complexe + .
• (V, W
XXX⃗) est appelé l’axe réel ;
• (V, XXX⃗)
Z est l’axe imaginaire.
XXXX⃗ , XXXXX⃗
Soit ` `′ deux vecteurs du plan, \ \′ deux points du plan et b ∈ ℝ.
XXXXX⃗
XXXX⃗1a(
a = XXXX⃗
a + XXXXX⃗
a( ; XXXXXXXXX⃗
__( = _( − _ et XXXX⃗
c.a =b× XXXX⃗ .
a
Exemple
Soit ](2 + ) et d(−4 + 7 ) deux points du plan complexe.
On a : fg XXXXX⃗ = g − f = −4 + 7 − 2 − = −6 + 6 et
XXXXX⃗ = 3 ×
[Link] fg = 3(−6 + 6 ) = −18 + 18 .
XXXXX⃗
Interprétation géométrique du module d’un nombre complexe.
XXXXXXXX⃗ ont le même affixe
est un nombre complexe de point image \. Le point \ et le vecteur V\
XXXXXX⃗h = V\ = | | , on en déduit que le module d’un nombre complexe d’image \ est la
hV\
distance entre les points V \.
i __( i
XXXXXXXXX⃗ =| _( − _| = \\′.
III. FORME TRIGONOMETRIQUE D’UN NOMBRE COMPLEXE NON NUL.
4
Le plan complexe est muni du repère orthonormé direct (V; W
XXX⃗, XXX⃗).
Z
1. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul
a. Argument d’un nombre complexe non nul
Définition
Dans le plan complexe muni d’un repère orthonormé direct (V; W
XXX⃗, XXX⃗),
Z soit ∈ ℂ∗
d’image M.
j XXXXXXXX⃗) .
(W
XXX⃗; V\
Un argument du nombre complexe z est une mesure en radian de l’angle orienté
j
XXX⃗; XXXXXXXX⃗
Si k est une mesure de l’angle orienté (W V\ ) alors arg( ) = k + 2bo, b ∈ ℤ
xyz(s) =
Si @ = + !B, ( ; B) ≠ (q; q) r s = tuv(@) alors on a : w
" 1B"
z{|(s) =
B .
" 1B"
≠ q } ~ •t|(s) = .
B
Si
Remarque
€−o; o€ appelé argument principal et noté ]P•( ).
Tout nombre complexe non nul admet un unique argument appartenant à l’intervalle
Exemples
(i). Pour = , ∈ ℝ∗ ; arg( ) = bo, b ∈ ℤ
5
= , ∈ ℝ∗ ; arg( ) = + bo, b ∈ ℤ.
‚
(ii). Pour
Exercice de fixation :
Détermine un argument du nombre complexe dans chacun des cas suivants:
1) = √3 + ; 2) = 1 − √3 ; 3) =1+ .
1) | | = ƒ(√3 ) + 1 = 2. Soit k un argument de .
cos(k) =
√5
„
‚
sin(k) =
-
, on en déduit qu’un argument de z est Š et tout argument de est de la forme :
arg( ) = Š + 2bo , b ∈ ℤ.
‚
2) | | = ƒ1 + (−√3 ) = 2. Soit k un argument de .
cos(k) =
-
„ , on en déduit qu’un argument de z est − 5 et tout argument de est de la
‚
sin(k) =
4√5
forme : arg( ) = − 5 + 2bo , b ∈ ℤ.
‚
3) | | = √1 + 1 = √2 . Soit k un argument de .
cos(k) =
√
„
‚
sin(k) =
√ :
, on en déduit qu’un argument de z est et tout argument de est de la forme :
arg( ) = : + 2bo , b ∈ ℤ.
‚
Propriétés
Soient ( ; ( ) ∈ ℂ∗ × ℂ∗ , 9 ∈ ℕ :
o arg ‹.Œ = arg( ) = − arg( ) + 2bo, b ∈ ℤ
-
o arg( × ( ) = arg( ) + arg( ( ) + 2bo, b ∈ ℤ
o arg( ; ) = 9. P•( ) + 2bo, b ∈ ℤ
o arg ‹ . Œ = arg( ( ) − arg( ) + 2bo, b ∈ ℤ.
.(
Exercice de fixation
Détermine un argument de chacun des nombres complexes suivants :
6
= •−√3 + Ž(1 − ) ; 2) = = (1 − )5 (−√3 + ) .
-4•
4√51•
; 3)
Remarque
Si est l’affixe du vecteur ` XXX⃗j
XXXX⃗ alors arg( ) est une mesure de l’angle orienté (W , `
XXXX⃗)
f sont les affixes des points ] et d alors arg(
g g − f)
XXX⃗,j
orienté (W XXXXXX⃗
]d )
Si et est une mesure de l’angle
b. Forme trigonométrique d’un nombre complexe non nul
Définition
Soit = + un nombre complexe non nul ; P = | | • un argument de z.
z s’écrit de façon unique sous la forme :
= P(cos(•) + sin(•)).
Cette écriture est appelée la forme trigonométrique du nombre complexe z.
Exemples
2 + 2 = 2√2(cos( : ) + Q 9( : )) ; 4 = 4(cos( ) + Q 9( )) ; 5 = 5(cos(0) + Q 9(0)).
‚ ‚ ‚ ‚
Exercice de fixation :
Détermine la forme trigonométrique du nombre complexe @ = −√‘ + !.
Solution
cos(k) =
4√5
|@| = ƒ(−√‘ )" + #" = √’ = " ; Soit k un argument de , „
sin(k) =
-
“‚
Š
on en déduit qu’un argument de z est et la forme trigonométrique de est :
= 2(cos( Š ) + sin( Š )).
“‚ “‚
Passage d’une forme à l’autre :
⎧P = J +
⎪
˜ Q™ =
P
⎨
⎪ Q 9™ =
⎩ P
= P(˜ Q™ + Q 9™)
Forme trigonométrique
= +
Forme algébrique
= P˜ Q™
š
= PQ 9™
7
c. Forme exponentielle d’un nombre complexe non nul.
On pose !›
= xyz(›) + ! z{|(›).
Définition
Soit un nombre complexe non nul de module P et d’argument › .
On appelle forme exponentielle de l’écriture =P 6›
.
Exemples
2 + 2 = 2√2 ; 4 =4 ; 5=5
œ œ
6 6 6<
• 0 .
Exercice de fixation
Détermine la forme exponentielle de chacun des nombres complexes suivants.
1) = 1+ ; 2) = 1 + √3 .
Solution
1) | | = √1 + 1 = √2 . Soit k un argument de .
cos(k) =
√
„
‚
sin(k) =
, on en déduit qu’un argument de z est: : . L’écriture exponentielle de
√
est:
= √2
œ
6
• .
2) 3) | | = ƒ1 + (√3 ) = 2 . Soit k un argument de .
cos(k) =
-
„
‚
sin(k) =
√5
, on en déduit qu’un argument de z est: 5 . L’écriture exponentielle de est:
=2
œ
6
ž .
Remarques :
Pour déterminer la forme trigonométrique d’un nombre complexe on calcule d’abord
le module de puis un argument de .
La forme trigonométrique d’un complexe est bien indiquée pour déterminer les
produits, les quotients ou les puissances d’un nombre complexe.
Propriété
Soient =P !› (
= P′ !s
deux nombres complexes non nuls.
8
P( = P
(
= ⇔Ÿ
k = • + 2bo, b ∈ ℤ
(i)
=P ; = 4!› .
4! # #
@ ~
× = PP .
(ii)
( ( 6( 1¡)
Pour tout 9 ∈ ℕ, , ;
= P; ! ›
.
(iii)
=
.( ¢( !(s4›)
(iv)
. ¢
(v)
Exercice de fixation
= -16√5 .
-16
Détermine la forme exponentielle de
Solution
= .£ avec =1+ = 1 + √3 .
.
-
0
= √2 × = 2×
œ œ
6 6
• ž
- .
œ
=. = = × = ×
¥
.£ √ פ • √ œ œ
6( 4 ) √ 46
œ
œ • ž £0
¥
0 פ ž
.
Remarque
arg ‹
.¦ 4.§
Œ= Q(]d j
XXXXX⃗ XXXXX⃗ ) + 2bo.
, ]©
.¨ 4.§
2. Formule de MOIVRE et applications
a- Formule de Moivre
Propriété
Soit • ∈ ℝ r pour tout 9 ∈ ℤ .
On a :(cos(•) + sin(•)); = cos(9•) + sin(9•).
On appelle cette propriété la formule de Moivre.
Exercice de fixation
Soit @ = ( + )
- √5 5<<
.
En utilisant la formule de Moivre justifie que : = 1.
b. Formules d’EULER
Propriété
Soit › ∈ ℝ r ∈ℤ;
9
cos(›) = sin(›) =
¤ ¥- 1¤ ®¥- ¤ ¥- 4¤ ®¥-
6
.
En général : cos(9›) = sin(9›) =
¤ ¥¯- 1¤ ®¥¯- ¤ ¥¯- 4¤ ®¥¯-
6
.
Remarque
Les formules d’Euler permettent de linéariser des expressions du type ˜ Q ; (F) W Q 9; (F).
Exercice de fixation
Soit ™ un nombre réel et n un nombre entier relatif.
III- EQUATIONS DANS ℂ
1.Résolutions d’équations dans ℂ
1°) Racines carrées d’un nombre complexe.
a- Définition
<, <
= <.
Soit un nombre complexe on appelle racine carrée du complexe, tout nombre
complexe z tel que :
Méthode
F + [ = | < | (1)
=F+ [; = < ⇔ „F − [ = ℛ ( < ) (2)
2F[ = ℐ ( < ) (3)
Soit
b- Remarques :
Tout nombre complexe non nul admet deux racines carrées opposées.
< ∈ℝ ° < > 0 alors les racines carrées de <
−J J
Si sont :
< < .
< ∈ℝ ° < < 0 alors les racines carrées de ³< sont
− J− J−
Si
< < .
Exercice de fixation.
Détermine les racines carrées de chacun des nombres complexes suivants :
1)³< = 8 − 6 .
2) < = −5
Solution
10
1)
|³< | = J8 + (−6) = √100 = 10.
F + [ = 10 (1)
= F + [ une racine carrée de z . On a : „ F − [ = 8 (2)
2F[ = −6 (3)
Soit
0
. (1) + (2) entraine 2F = 18 ⇔ F = 9 ⇔ F = −3 W F = 3
En remplaçant F par 3 dans (3) on a [ = −1.
Donc les racines carrées de ³< = 8 − 6 sont 3 − −3+ .
2) ( √5 ) = −5 , donc les racines carrés de < = −5 sont − √5 √5 .
2. Equations du second degré.
Propriété
Soit , ˜ sont des nombres complexes avec ≠ 0. Soit ∆= − 4 ˜.
Si µ est une racine carrée de Δ, alors les solutions de l’équation + + ˜ = 0 sont :
= =
424· 421·
- / /
.
Exercice de fixation
Résoudre dans ℂ chacune des équations suivantes :
1) (¸- ): + 5 − 14 = 0.
2) (¸ ): −2 − 1 = 0.
3) (¸5 ): +2 + 3 = 0.
4) (¸: ): − (1 + ) + 2 − = 0.
Solution
1)
(¸- ): + 5 − 14 = 0.
∆= 81 . On obtient º = »−7: − 2¼.
2)
(¸ ): −2 − 1 = 0.
∆= 0 . On obtient º = » ¼.
11
3)
(¸5 ): +2 + 3 = 0.
∆= −16 = 16 = (4 ) . Une racines carrée de −16 est 4 .
On obtient º = »−3 ; ¼.
4)
(¸: ): − (1 + ) + 2 − = 0.
∆= −8 + 6 . Soit µ = F + [ une racine carrée de ∆.
F − [ = −8 (1)
„F + [ = 10 (2)
2F[ = 6 (3)
(1) + (2) ⟹ F = 1 ou F = −1.
En remplaçant F par 1 dans (3) on a µ = 1 + 3 .
= = = =−.
4(4-46)4(-156) -164-456 4 6
- ×-
= = = = 1+2 .
4(4-46)1(-156) -161-156 1:6
×-
On obtient º = »− ; 1 + 2 ¼.
Remarques :
o Si , ˜ ¾ Q Pé OQ Z ˜ ≠ 0 ∆= − 4 ˜ < 0 alors l’équation
+ + ˜ = 0 a deux solutions complexes conjuguées.
o Pour résoudre une équation du second degré dans ℂ, on a pas besoin de
déterminer les deux racines carrées de Δ.
3°) Racine n-ième d’un nombre complexe.
a. Racine n-ième d’un nombre complexe.
Définition
Soit un nombre complexe ³< ≠ 0 9∈ℕ ° ≥ " . On appelle racine n-ième de Z
;
= ³< .
0
tout nombre complexe tel que
Propriété 1
12
Soit ³< = N 6 ; les racines n-ième de ³< sont = √N × Z ˜b∈
-Á0œ
¯ 6
¯
c
»0; 1; … ; 9 − 1¼.
Propriété 2
régulier de n côtés inscrit dans un cercle de rayon √N .
Les racines n-ième d’un nombre complexe sont les affixes des sommets d’un polygone
¯
Exercice de fixation
Soit : ³ = 8•1 + √3Ž.
Détermine les racines 4-ième de ³.
Solution
On a: ³ = 16 ‹˜ Q 5 + Q 9 5 Œ.
‚ ‚
Soit = Ä(˜ QF + Q 9F) , Ä > 0 et F ∈ ℝ. Alors :
= Ä: (˜ Q4F + Q 94F).
Ä: = 16 Ä=2
:
=³ ⟺ Å
4F = + 2bo , b ∈ ℤ F=- + , b ∈ »0; 1; 2; 3¼
‚ D’où:Å ‚ c‚
5
• Pour b = 0 , F = - , = 2 ‹˜ Q - + Q 9 - Œ
‚ ‚ ‚
<
• Pour b = 1 , F = - , = 2 ‹˜ Q + Q9 Œ
Æ‚ Æ‚ Æ‚
- - -
• Pour b = 2 , F = , = 2 ‹˜ Q + Q9 Œ
-5‚ -5‚ -5‚
- - -
• Pour b = 3 , F = , = 2 ‹˜ Q + Q9 Œ.
-=‚ -=‚ -=‚
- 5 - -
Les racines 4-ième de ³ sont < ; -; et 5.
b. Racine n-ième de l’unité.
Définition :
Une racine n-ième de l’unité est une solution dans ℂ de l’équation : ;
= 1.
Les racines n-ième de l’unité sont :
= = cos( ) + sin( ) Z ˜ b ∈ »0; 1; … ; 9 − 1¼.
6
0œ
c‚ c‚
¯
c ; ;
Exercice de fixation :
Détermine les racines n-ième de l’unité dans chacun des cas suivants.
1) 9 = 2 ; 2) 9 = 3 ; 3) 9 = 4 ; 4) 9 = 5.
13
Solution
Pour n=2 ; = 1.
= , b ∈ »0; 1¼ ; soit =1 = −1.
0œ
6
0
Les solutions : c < -
Pour n=3 ; 5
= 1.
= , b ∈ »0; 1; 3¼
0œ
6
ž
Les solutions : c
= 1; =− + =− −
- √5 - √5
< - .
On pose Ç = − + , on a : Ç = Ç Ç + Ç + 1 = 0.
- √5
Pour n=4 ; :
= 1.
= 6 • , b ∈ »0; 1; 2; 3¼ ; soit
0œ
c
< = 1; - = ; = −1 ; 5 = − .
Les solutions :
Pour n=5 ; “
= 1.
= , b ∈ »0; 1; 2; 3; 4¼.
0œ
6
È
Les solutions : c
Remarques :
o Les images des racines n-ième de l’unité sont les sommets d’un n-polygone
régulier inscrit dans le cercle trigonométrique.
o Si c ≠ 1 est une racine n-ième de l’unité alors c = ;4c .
o Si < ≠ 1 est une racine n-ième de l’unité alors les racines n-ième de l’unité
sont : c = < c Z ˜ b ∈ »0; 1; … ; 9 − 1¼.
o Si c , b ∈ »0; 1; … ; 9 − 1¼ sont les racines n-ième de l’unité
alors.∑;cÊ< c = 0.
Si < est une racine n-ième de ³< alors les racines n-ième de ³< sont
= <× Z ˜ b ∈ »0; 1; … ; 9 − 1¼.
0œ
6
¯
c
C- SITUATION COMPLEXE
Des élèves d’une classe de terminale scientifique découvrent en préparant un exposé sur les
ensembles de nombres dans la bibliothèque de leur Lycée, la propriété suivante :
14
naturels Ë r Ì r } ÍÎ Ï = Ë" + Ì" . Si A est la somme de deux carrés, alors Ï est
« On dit qu’un entier naturel A est la somme de deux carrés, s’il existe deux entiers
aussi la somme de deux carrés pour pour tout entier ≥ # » .
Un élève ne faisant pas partie du groupe chargé de l’exposé ne comprend pas cette
information. Il sollicite ses camarades pour l’aider.
Ils informent leur professeur de mathématique, qui leur dit d’utiliser leur connaissance sur les
nombres pour vérifier cette information.
Demontre cette proprieté pour ton ami.
Solution
Pour confirmer cette information, je vais utiliser les nombres complexes.
J’utilise un nombre complexe bien choisi.
Le carré du module de ce nombre complexe est le nombre que je choisis.
Soit ] = F + [ . Posons = F + [ Z ˜ F ∈ ℤ [ ∈ ℤ.
Développement :
On a:] = | | .
Soit 9 ∈ ℕ , 9 ≠ 0.
• En utilisant un raisonnement par récurrence, je justifie que pour tout 9 ≥
1, ; = F; + [; Z ˜ F; ∈ ℤ [; ∈ ℤ.
-
= = F + [ Z ˜ F ∈ ℤ [ ∈ ℤ. La propriété est vraie au rang 1.
Soit 9 ∈ ℕ, 9 ≥ 1;
Supposons que ; = F; + [; Z ˜ F; ∈ ℤ [; ∈ ℤ (R);
;1-
= F;1- + [;1- Z ˜ F;1- ∈ ℤ [;1- ∈ ℤ
;1-
= × ; = (F + [)(F; + [; ) d’après (R).
Démontrons que
;1-
= (FF; − [[; ) + ([F; + F[; )
;1-
= F;1- + [;1- Z ˜ F;1- = (FF; − [[; ) ∈ ℤ [;1- = ([F; + F[; ) ∈ ℤ.
Conclusion : pour tout 9 ≥ 1, ; = F; + [; Z ˜ F; ∈ ℤ [; ∈ ℤ.
La propriété est vraie au rang n+1.
Si = F + [ Z ˜ F ∈ ℤ [ ∈ ℤ alors
• Soit ] = F + [ .
On a:] = | | .
Soit 9 ∈ ℕ, 9 ≥ 1.
]; = (| | ); = (| ; |) = F; + [; .
Conclusion : si ] est la somme de deux carrés, alors ]; est aussi la somme de deux
carrés.
D- EXERCICES
1. EXERCICES DE FIXATION
Exercice 1
15
Ecris sous forme algébrique les nombres complexes suivants : = (1 + )(√3 + ) et (
=
-16
√516
Solution
= (1 + )•√3 + Ž = √3 + + √3 + = √3 − 1 + (1 + √3)
1+ (1 + )(√3 − ) •√3 + 1Ž + (√3 − 1) •√3 + 1Ž (√3 − 1)
(
= = = = +
√3 + (√3 + )(√3 − ) 4 4 4
Exercice 2
Ecris chacun des nombres complexes 1 + et √3 + sous forme trigonométrique et sous
forme exponentielle :
Solution
|1 + | = √2
Soit ∝= arg(1 + )
•
˜ Q™ =
√
⟹™=
‚
Q 9™ =
√ :
On a :„
Donc 1 + = √2 ‹˜ Q : + Q 9 : Œ = √2
‚ ‚ 6
œ
•
i√3 + i = 2
Soit • = arg(1 + )
•
˜ Q• =
√5
On a : „ ⟹•=
‚
Q 9• =
- Š
Donc √3 + = 2 ‹˜ Q Š + Q 9 Š Œ = 2
‚ ‚ 6
œ
Ñ
2. EXERCICES DE RENFORCEMENT
Exercice3
On donne : ³ = (1 + )(√3 + )
1. Ecris le nombre complexe ³ sous forme trigonométrique et sous forme algébrique.
2. Déduis-en les valeurs exactes de ˜ Q - et Q 9
“‚ “‚
-
.
16
Exercice4
Résous dans ℂl’équation suivante
(−2 + ) + (4 − 5 ) + 3 − = 0
3. EXERCICES D’APPROFONDISSEMENT
Exercice 5
Le plan complexe est muni d’un repère orthonormé direct (V, ⃗- , ⃗ ). Unité graphique : 2˜
1) Déterminer les racines carrées du nombre complexe 8 − 6
2) On considère le polynôme Ò défini par Ò( ) = 5
+ (−1 + ) + (2 + 2 ) + 8
a) Démontrer que Ò( ) admet une unique racine imaginaire pure ™ qu’on déterminera
b) Déterminer les complexes ; et ˜ tels que Ò( ) = ( − ™ )( + + ˜)
c) Résoudre dans ℂ l’équation Ò( ) = 0
3) On considère les points ]; d et © d’affixes respectives −1 − ; 2 − 2 et 2
a) Placer les points ]; d et ©
b) Quelle est la nature du triangle ]d© ? Justifier votre réponse
c) Déterminer l’affixe du point Ô tel que le quadrilatère ]d©Ô soit un parallélogramme
4) On considère le point ¸ d’affixe 2 + 2
a) Placer le point ¸
b) Démontrer que les points ]; d; © et ¸ sont situés sur un même cercle dont on précisera
le centre et le rayon
Solution
1) Déterminons les racines carrées de8 − 6
Posons : ³ = 8 − 6 . |³| = 10
Soit : = F + [ (F ∈ ℝ , [ ∈ ℝ)
F + [ = 10
=³ ⟺„F −[ =8
2F[ = −6
2F = 18
F = 9 , d’où F = 3 ou F = −3.
17
Pour F = 3, 2 × 3[ = −6. D’où [ = −1
Pour F = −3, 2 × (−3)[ = −6. D’où [ = 1
Donc, les racines carrées de 8 − 6 sont : 3 − et −3 + .
2) Ò( ) = 5
+ (−1 + ) + (2 + 2 ) + 8
a) Démontrons que Ò( ) admet une unique racine imaginaire pure ™
™ est une racine imaginaire pure de Ò( )signifie que :
(™ )5 + (−1 + ) × (™ ) + (2 + 2 ) × ™ + 8 = 0
− ∝5 + ™ − ™ + 2 ™ − 2™ + 8 = 0
™ − 2™ + (−∝5 − ™ + 2™ + 8) = 0
On obtient le système : Ÿ ™ − 2™ = 0
−∝ − ™ + 2™ + 8 = 0
5
™ − 2™ = 0 ⟺ ™ = 0 ou ™ = 2
On a : −05 − 0 + 2 × 0 + 8 = 8 , 8≠0
−25 − 2 + 2 × 2 + 8 = −8 − 4 + 4 + 8 = −12 + 12 = 0
Donc, la racine imaginaire pure de Ò( ) est 2 .
b) Déterminer les complexes ; et ˜ tels que Ò( ) = ( − ™ )( + + ˜)
On a : Ò( ) = ( − 2 )( + + ˜) = 5
+ +˜ −2 −2 −2 ˜
= 5
+( −2 ) + (˜ − 2 ) − 2 ˜
=1
− 2 = −1 +
Par identification : Õ
˜−2 = 2+2
−2 ˜ = 8
On en déduit que : =1 , = −1 + 3 , ˜ = −4
D’où : Ò( ) = ( − 2 )Ö + (−1 + 3 ) − 4€
c) Résolvons dans ℂ, l’équation Ò( ) = 0
Ò( ) = 0 ⟺ − 2 = 0 ou + (−1 + 3 ) − 4 = 0
= 2 ∆= (−1 + 3 ) − 4 × 1 × (−4) = 8 − 6
D’après la question 1, les racines carrées de ∆ sont : 3 − et −3 + .
18
= = 2 − 2 et = = −1 −
-4561546 -4564516
-
Donc ºℂ = »2 ; 2 − 2 ; −1 − ¼.
3) a) Plaçons les points ] , d et © (Voir graphique)
b) Nature du triangle ]d©
− 2−2 +1+ 3− − (1 + 3 )
= = = =−
g f
× − f 2 +1+ 1+3 1+3
Donc, le triangle ]d© est rectangle et isocèle en ].
c) Déterminons l’affixe du point Ô tel que ]d©Ô soit un parallélogramme
Pour que ]d©Ô soit un parallélogramme il faut : XXXXX⃗
ר = XXXXX⃗
gf
Ø − × = f − g
Ø − 2 = −1 − − 2 + 2 . D’où : Ø = −3 + 3
4) a) Plaçons le point ¸ d’affixe 2 + 2 (Voir graphique)
b) Démontrer que les points ]; d; © et ¸ sont situés sur un même cercle.
• Le triangle ]d© étant rectangle en ], donc il est inscrit dans le cercle de diamètre Öd©€.
= = 4:6 = −
.¦ 4.Ù 64 4 6 4 -
.¨ 4.Ù 4 64 4 6
• .
− ∈ ℝ∗ , alors le triangle d©¸ est rectangle en ¸.
-
Donc, il est inscrit dans le cercle de diamètre Öd©€.
Ainsi, les points ]; d; © et ¸ sont situés sur le cercle de diamètre Öd©€.
Son centre est le milieu de Öd©€. Son affixe est = 1 , donc c’est le point M.
.¨ 1.¦
Son rayon est = M© = | × − Ú| = |−1 + 2 | = √5 .
y
3
D
C
2
E
-3 -2 -1 0 1 2 3 4 x
A -1
19
-2
B
Exercice 6
quatrièmes de –
1) Détermine le module, un argument, la partie imaginaire et la partie réelle des racines
2) Place dans le plan complexe les points images de ces racines
3) Calcule la somme et le produit de ces racines
Le plan est muni d’un repère orthonormé direct (O ; Xu⃗ ; v
X⃗) d’unité 1 cm.
Exercice 7
On considère dans C l’équation ( E ) : 5
+ (−8 + ) + (17 − 8 ) + 17 = 0.
1) Démontrer que (E ) admet une solution imaginaire pure z< que l’on précisera.
2) Déterminer les nombres complexes et tels que :
5
+ (−8 + ) + (17 − 8 ) + 17 = ( − < )( + + )
3) Résoudre l’équation (E).
4) Soit A , B et C les points d’affixes respectives 4 + , 4 − et – .
a) Placer ces points dans le repère (O ; Xu⃗ ; v
X⃗)
b) Ω est le point d’affixe 2. Calculer l’affixe du point S tel que ΩAS soit un triangle isocèle et
rectangle en Ω de sens direct.
c) Démontrer que les points B, A, S et C appartiennent à un même cercle ( Г ) dont on
précisera le centre et le rayon.
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